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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 08:55
Colloque annuel de doctrine de l’armée de Terre - 4 décembre 2013

 

13/11/2013 Armée de Terre

 

L’armée de Terre présentera son colloque annuel de doctrine le mercredi 4 décembre 2013, à partir de 14 h, à l’Assemblée nationale, salle Victor Hugo.

 

Il sera placé sous le haut patronage de Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, et s’intitule Opération SERVAL : le retour de la manœuvre aéroterrestre dans la profondeur. Les débats viseront à exprimer les enjeux de l’adaptation des forces terrestres selon les orientations désormais retenues.

 

Participation sur invitation envoyée par courrier.

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 08:55
France : L'armée de terre tire la sonnette d'alarme

 

13/11 LesEchos.fr (Reuters)

 

L'effet Mali et le relatif soulagement d'avoir échappé au pire en période de restrictions budgétaires ont vite cédé la place à de nouvelles inquiétudes pour l'armée de terre française, qui craint une addition plus salée que prévu.

 

Si le Livre blanc et la Loi de programmation financière (LPM) qui en a découlé ont écarté les scénarios les plus dramatiques, les milieux militaro-industriels redoutent les effets des arbitrages décidés par le gouvernement.

 

L'armée de terre, particulièrement touchée une fois plus, sait déjà qu'elle devra fermer plusieurs régiments et s'accommoder de blindés vieillissants pendant encore plusieurs années. Ses cadres s'interrogent à voix haute sur la capacité de leurs troupes à pouvoir mener efficacement des opérations extérieures dans un avenir proche.

 

En passe d'être votée par le Parlement, la LPM 2014-2019 avait été saluée lors de sa présentation début août comme un compromis entre la nécessité de réduire les déficits publics et celle de préserver la cohérence de l'outil militaire français.

 

Sur ses quelque 280.000 emplois, la deuxième armée d'Europe après celle du Royaume-Uni va en perdre 34.000 d'ici à 2019.

 

Cela était connu, de même que le fait que le budget de la défense sera gelé à hauteur de 31,4 milliards d'euros pour les trois prochaines années, soit son niveau 2013, représentant 11,3% du budget total de l'Etat.

 

Mais les milieux militaro-industriels craignent un régime plus sec encore, notamment parce sur les 190 milliards promis pour l'effort de défense sur la période 2014-2019, 6,1 milliards reposent sur des ressources exceptionnelles incertaines.

 

Ces dernières doivent provenir notamment de la cession de biens immobiliers et de participations de l'Etat dans des entreprises publiques ainsi que de la vente de nouvelles fréquences très recherchées par les opérateurs de téléphonie mobile dont le produit, estimé à plusieurs milliards d'euros, reviendra intégralement au ministère de la Défense.

 

"Il est de mon devoir de rappeler que cette loi de programmation militaire est bâtie sur des fragilités, qu'elle prend des risques et que donc (...) nous devons être vigilants car les dérives budgétaires pourraient avoir de désastreuses conséquences", dit Christian Mons, président du Groupement des industries de défense terrestre (Gicat).

 

MOINS 30% POUR L'ARMEMENT

 

Pour ce dernier, la LPM repose sur des paris, notamment les recettes exceptionnelles et la vente à l'export de Rafale, dont rien n'assure qu'ils seront tenus. Les dotations budgétaires pour les surcoûts des opérations extérieures sont par ailleurs en réduction sensible et en deçà des besoins constatés, dit-il.

 

"Nous faisons l'hypothèse du respect des budgets jusque dans leur exécution mais nous sommes lucides et nous savons aussi que, sauf gigantesque surprise, ce ne sera pas le cas", ajoute-t-il en rappelant qu'aucune LPM n'a été respectée dans le passé.

 

Les industriels signalent que les ressources prévues pour les grandes opérations d'armement classique et la dissuasion s'élèvent à environ 10 milliards d'euros par an, soit un retrait de l'ordre de 30% au total par rapport à la précédente LPM.

 

Si certains grands programmes sont maintenus, d'autres seront retardés, notamment Scorpion, indispensable plan de modernisation d'un parc de blindés vieillissants, avec l'horizon 2019 pour les premières livraisons, déplore un officier supérieur du contrôle général des armées.

 

photo Guillaume Belan (FOB)

photo Guillaume Belan (FOB)

"Pas grand-chose n'est fait pour combler nos lacunes connues, notamment en matière de drones et d'avions de ravitaillement, sans parler des chars et des hélicoptères, et on attend avec une certaine appréhension la clause de revoyure de 2015", dit-il en référence au réexamen de la LPM à mi-parcours, qui se traduit généralement par un nouveau tour de vis.

 

Quant au plan social rendu nécessaire par la suppression programmée de 34.000 postes, il n'a été qu'ébauché avec l'annonce le mois dernier par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, de la fermeture d'un seul régiment, le 4e Régiment de dragons installé à Carpiagne, près de Marseille.

 

D'autres unités sont menacées, notamment la très symbolique brigade franco-allemande, dont l'état-major est stationné à Müllheim, en Allemagne, où l'affaire suscite beaucoup d'émoi.

 

"Il faudra certainement attendre après les municipales pour savoir exactement à quelle sauce on sera mangé", dit un général.

 

PLUS AUCUNE MARGE

 

L'armée de terre, traditionnelle variable d'ajustement selon les termes d'un cadre de son état-major, sait donc déjà qu'elle perdra plusieurs régiments, des hélicoptères et des chars.

 

"Rien dans l'environnement international ne justifie un tel désengagement, bien au contraire", fait valoir Etienne de Durand, directeur du centre des études de sécurité de l'Institut français des relations internationales (Ifri).

 

Ce spécialiste des questions stratégiques et militaires rappelle que les Etats-Unis abandonnent leur rôle de protecteur de l'Europe pour se tourner vers l'Asie, que les tensions avec la Russie grandissent et que plusieurs régions sont très instables, notamment le Proche-Orient et la zone sahélienne.

 

Le ministère de la Défense "s'en tire un peu moins mal" que ce qui était redouté, succès de l'opération Serval aidant, mais ne dispose plus d'aucune marge, estime le chercheur.

 

L'Europe de la défense, présentée par Jean-Yves Le Drian comme un recours, reste à l'état embryonnaire et toutes les armées du continent doivent se serrer la ceinture, y compris au Royaume-Uni, l'autre géant militaire du Vieux Continent.

 

L'ambitieuse coopération militaire entre Paris et Londres définie par les accords de Lancaster House en 2010 progresse à tout petits pas. L'Allemagne est quant à elle quasiment absente des opérations extérieures, explique Etienne de Durand.

 

Le général Bertrand Ract-Madoux, chef d'état-major de l'armée de terre, respecte les choix faits par le gouvernement et qualifie la réduction des déficits d'objectif de souveraineté au même titre que la sécurité nationale.

 

L'armée de terre respectera son contrat et la déflation d'effectifs sera conduite à son terme mais elle doit disposer des crédits nécessaires, sous peine de s'exposer à des échecs sur le terrain, a-t-il dit mardi lors d'un débat devant un parterre de décideurs du secteur de la défense.

 

La crise n'est pas simplement sécuritaire mais d'abord financière et il appartient à l'ensemble du monde économique de contribuer à l'effort de guerre, a-t-il estimé.

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 18:45
Serval : inauguration du camp « CBA Damien Boiteux »

 

12/11/2013 Sources : EMA

 

Le 11 novembre 2013, le général Marc Foucaud, commandant la Force Serval (COMFOR Serval) a inauguré le nouveau camp des troupes françaises à Bamako baptisée « CBA Damien Boiteux » en souvenir du premier soldat français tué au Mali le 11 janvier 2013.

 

La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Défense et des anciens combattants malien, Monsieur Soumeylou Boubéye Maïga, de l’ambassadeur de France au Mali, Monsieur Gilles Huberson, ainsi que des représentants de la MINUSMA et d’EUTM Mali.

 

Réalisé par le service d’infrastructure de la Défense (SID), ce nouveau camp a pris le nom du chef de bataillon Damien Boiteux, premier soldat tombé dans la cadre de l’opération Serval. Les militaires positionnés à Bamako sont dorénavant regroupés sur une même zone. Elle inclut les moyens de communication de la force (PCIAT), ainsi que l’unité médicale de transit (UMT) et la zone vie. Près de 1000 hommes, opérationnels armant le poste de commandement, transmetteurs, logisticiens, responsables du soutien et du transit sont présents sur ce camp.

 

Moins de 3000 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent une mission de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes, tout en appuyant le transfert de la zone aux contingents relevant de la MINUSMA.

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 08:55
photo Thales UK

photo Thales UK

Le chef d'Etat-major de l'armée de terre, le général Ract-Madoux, souhaite s'offrir un ou deux drones Watchkeeper en leasing avant leur livraison prévue en 2017

 

12/11/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les essais mitigés du drone tactique anglo-israélien cet été en France sont aujourd’hui complètement oubliés. L’armée de terre veut le Watchkeeper, le seul drone de ce type sur le marché, assure-t-elle. Son patron, le général Ract-Madoux souhaite d'ailleurs s'offrir un ou deux drones Watchkeeper en leasing avant leur livraison prévue en 2017.

 

Depuis la fin de l'été, Thales a mis les bouchées doubles pour terminer la mise au point du drone tactique anglo-israélien Watchkeeper. Chez l'électronicien, on estime que le drone sera mis en service opérationnel en février dans l'armée britannique et il devrait faire ses premières armes en opération extérieure à l'été en Afghanistan, selon nos informations. Bref, ça plane enfin pour le Watchkeeper.

 

D'autant que "la coopération entre les deux armées de terre (britannique et française, nldr) autour du Watchkeeper fonctionne parfaitement", a affirmé le 16 octobre dernier aux députés le chef d'Etat-major de l'armée de terre, le général Bertrand Ract-Madoux. Et de rajouter qu'il "existe une vraie volonté des autorités politiques et militaires d'avancer sur ce dossier". Ce qui semble mettre définitivement hors-jeu le système proposé par Safran, le Patroller, qui n'a jamais été mis en compétition face au Watchkeeper.

 

Le Patroller exposé à Saumur dans les locaux du CEERAT, dans sa configuration multi-capteur, optronique avec boule Euroflir 410 et sa nacelle Comint. (crédit : Sagem)

Le Patroller exposé à Saumur dans les locaux du CEERAT, dans sa configuration multi-capteur, optronique avec boule Euroflir 410 et sa nacelle Comint. (crédit : Sagem)

Le seul drone européen certifié

 

Début octobre, Thales UK, maître d'œuvre du programme, a en outre annoncé l'obtention d'un certificat STDA (Statement of Type Design Assurance) délivré par l'autorité de l'aviation militaire du Royaume-Uni pour le Watchkeeper en vue d'intégrer ce drone dans le trafic aérien civil. "Cela sous-tend la possibilité de vols militaires dans un espace aérien approprié partout dans le monde", a expliqué Thales dans un communiqué publié le 7 octobre.

 

Surtout, selon Thales, ce certificat ouvre "la voie pour le MoD britannique vers la délivrance de l'autorisation de mise en service initiale" du Watchkeeper, "le seul drone européen certifié pour l'insertion dans un trafic aérien civil dense", selon des propos tenus par le PDG de Thales, Jean-Bernard Lévy, en septembre à l'Assemblée nationale.

La DGA rassurée ?

 

Des bonnes nouvelles qui devraient rassurer le délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon, qui avait mis au début du mois d'octobre la pression sur Thales, comme il sait bien le faire pour motiver les industriels sur le mauvais chemin. "Nous avons expérimenté le drone Watchkeeper pendant plusieurs mois dans les établissements de la DGA, a-t-il expliqué le 1er octobre aux sénateurs. La maturité du produit pourrait être meilleure. Pour que nous acceptions de le considérer, il faudra nous démontrer que sa maturité est supérieure à celle que nous avons constatée". Un beau "tampon" sur Thales, comme on dit au rugby.

 

Car la déception a été semble-t-il à la hauteur des espérances. "Pour le Watchkeeper, il y avait quelque chose-là qui était très séduisant qui allait au-delà de la simple acquisition et s'intégrait dans une coopération opérationnelle", a rappelé Laurent Collet-Billon quand un sénateur lui a posé la question sur la nature de la procédure d'acquisition. Il est vrai comme l'avait révélé "La Tribune" que les essais du Watchkeeper l'été dernier à Istres par la direction générale de l'armement (DGA) s'étaient moyennement bien passés. Des essais d'ailleurs coûteux, selon le député Jean-Yves Le Déaut (PS, Meurthe-et-Moselle) : la facture s'élèverait à 8 millions d'euros pour l'armée de terre. Des essais qui ont curieusement portés sur la première génération de drones et pas directement sur la deuxième.

 

Des problèmes de liaison entre le drone et les équipes au sol

 

Que s'est-il passé à Istres cet été ? On en sait un peu plus sur ce qui n'allait pas. "Le drone vole et se pose parfaitement. En revanche, les liaisons entre le drone et le sol ont posé problème", a révélé le général Bertrand Ract-Madoux lors de son audition à l'Assemblée nationale. Et de préciser que "les capacités de vol et d'emport (du Watchkeeper, ndlr) ne sont pas en cause : il est prêt de ce point de vue". C'est pour cela que le DGA avait déclaré que le Watchkeeper n'avait pas atteint son point de maturité.

 

Du coup, Thales a dû se retrousser les manches et accélérer la mise au point du drone pour calmer la DGA. Ce qui a été gagnant visiblement comme l'a assuré le général Ract-Madoux. "Je retiens de mes contacts avec la partie britannique que l'industriel a beaucoup travaillé sur les problèmes de liaisons au cours des deux derniers mois et qu'ils seraient en voie de règlement". Le certificat anglais obtenu par Thales UK semble avoir clos le dossier. "Ce certificat de type du MAA confirme que le Watchkeeper (drone et logiciels systèmes) a atteint un niveau de sécurité et d'intégrité acceptable correspondant à l'état actuel du développement du système", a pour sa part expliqué Thales.

 

L'armée de terre veut des Watchkeeper en leasing

 

En dépit de ces problèmes, l'armée de terre n'est pas du tout inquiète sur les performances de ce drone tactique. "La réalisation du programme Watchkeeper est à notre portée", veut croire le général Ract-Madoux. C'est pourquoi il veut disposer de systèmes bien avant les livraisons prévues en 2017 par la loi de programmation militaire (LPM). "Je souhaite obtenir un ou deux drones Watchkeeper en leasing avant leur livraison prévue en 2017, tant nous en avons besoin", a expliqué le général Bertrand Ract-Madoux.

 

D'autant que Le 61e régiment d'artillerie, qui est actuellement en train de se former avec son équivalent britannique à l'emploi du Watchkeeper, a rapidement pris en main ce matériel. "Les Britanniques ont été impressionnés par l'aisance et la rapidité avec laquelle ils ont pris en main le Watchkeeper", a affirmé le chef d'Etat-major de l'armée de terre.

 

Des perspectives de mutualisation

 

Le patron de l'armée de terre ne fait donc pas mystère de son envie du Watchkeeper. "Je considère que cet appareil offre des capacités très intéressantes d'emport combiné de moyens optiques et électromagnétiques, ainsi qu'une bonne autonomie de vol. Enfin, j'observe une forte volonté, de part et d'autre de la Manche, de lever les dernières difficultés pour faire aboutir ce projet. Sa dimension européenne constitue d'ailleurs un atout supplémentaire : elle ouvre des perspectives de mutualisation non seulement en opérations, mais aussi en matière de formation et d'entraînement", a-t-il expliqué. Ce qui rend ce drone incontournable tant la mutualisation est un concept à la mode actuellement en raison des potentielles économies pour les armées. D'où la pression mise à la fin de l'été sur Thales par le DGA pour mettre au point ce système d'armes.

 

Et le général d'estimer que "l'évaluation du système se poursuit avec des résultats techniques prometteurs mais encore perfectibles, qui permettent d'entrevoir sa maturité prochaine". Pour sa part, le PDG de Thales, Jean-Bernard Levy avait estimé mi-septembre à l'Assemblée nationale que ce drone "paraît parfaitement adapté aux besoins de l'armée de terre pour un coût correspondant aux hypothèses budgétaires de la LPM. Watchkeeper n'a pas la prétention de tout faire en matière de drone mais a le mérite d'être disponible, facteur d'économies, issu d'une chaîne d'approvisionnement européenne, et sous le contrôle exclusif de nos forces, ce qui représente quatre atouts importants".

 

Le seul drone de ce type sur le marché

 

Pour le général Bertrand Ract-Madoux, "le Watchkeeper est un programme majeur pour l'armée de terre". Pourquoi ? Parce que "c'est actuellement le seul drone tactique de cette catégorie disponible sur le marché européen et le seul à avoir reçu une certification lui permettant de voler", a-t-il souligné. Selon lui, il représentera "un atout indispensable pour nos forces en opérations". Car s'agissant des drones tactiques, les engagements récents ont confirmé "l'apport essentiel qu'ils représentent en opérations". "En offrant au chef tactique et aux forces terrestres un appui renseignement immédiat, adapté au rythme des opérations menées au sol, ils contribuent à l'efficacité et à la protection des unités engagées", a expliqué le général Ract-Madoux.

 

Le chef d'Etat-major de l'armée de terre a estimé que l'on ne devait « pas perdre trop de temps. Il ne faut pas reporter la livraison du Watchkeeper à 2018 ou 2019 alors que le SDTI (l'actuel drone tactique en service dans l'armée française, ndlr) sera très difficile à maintenir à niveau au-delà de 2017 ». Il compte d'ailleurs, probablement à l'été, envoyer « des officiers et des sous-officiers de ce régiment en Afghanistan, aux côtés des équipes britanniques, pour tester le comportement de l'appareil sur un théâtre d'opérations ».

 

Selon Jean-Bernard Lévy, "Français et Britanniques pourraient bénéficier de la mise en commun de la doctrine, de la formation et du soutien, partager les coûts d'évolution, tout en conservant la possibilité d'un emploi opérationnel autonome. Ce serait un vrai coup d'accélérateur à la force expéditionnaire franco-britannique conjointe prévue par les accords de Lancaster House".

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 17:55
Déplacement du général de Saint-Quentin - photo Marine nationale

Déplacement du général de Saint-Quentin - photo Marine nationale

 

08/11/2013 17:14 Actu Marine

 

Le général Grégoire de Saint-Quentin, commandant le Commandement des opérations spéciales (COS) a rendu visite les 7 et 8 novembre 2013 aux commandos marine à Lorient. Après avoir visité la Brigade des Forces Spéciales de l’armée de Terre (BFST), en début de semaine, le général, commandant des opérations spéciales (GCOS) a terminé par une visite des unités des forces spéciales  par un déplacement en Bretagne.

 

Quelques semaines après sa prise de fonction, l’ancien commandant de l’opération Serval au Mali a souhaité prendre le temps de mieux connaître les unités qui composent son commandement. Durant deux jours, le général a rencontré les commandants de commandos. Il s’est fait présenter le commando Kieffer et le nouveau concept d’Escouade Spéciale de Neutralisation et d’Observation (ESNO) par le commandant du commando de Penfentenyo.

 

Le général de Saint-Quentin a embarqué sur un ETRACO

Le général de Saint-Quentin a embarqué sur un ETRACO

 

Le COS a été créé en juin 1992 à la suite des opérations conduites pendant la guerre du Golfe. Placé sous les ordres du chef d'état-major des armées (CEMA), il a trois objectifs majeurs :

- planifier, préparer et conduire les opérations spéciales,

- fédérer les unités spéciales des trois armées afin d'obtenir une synergie et une meilleure cohérence,

- adapter et améliorer les capacités des unités spéciales en coordination avec les autorités organiques.

 

Les unités de forces spéciales sont composées de 11 unités des trois armées, dédiées au COS :

- Unités des forces spéciales de l'armée de Terre (BFST) : le 1er RPIMa de Bayonne, le 13èmeRDP de Souges et du RHFS.

 

- Unités des forces spéciales de la Marine (ALFUSCO) : les commandos Trépel, Jaubert, de Penfentenyo, Kieffer et de Montfort, basés à Lorient, et le commando Hubert à Saint-Mandrier.

 

- Unités des forces spéciales de l'armée de l'Air (BFS) : le commando parachutiste de l'Air n°10 (CPA10) et l'escadron de transport POITOU (ET POITOU), basés à Orléans, l'escadrille spéciale Hélicoptères (ESH) basée à Cazaux.

 

Le général de Saint-Quentin visite les commandos marine à Lorient

Le général de Saint-Quentin visite les commandos marine à Lorient

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 17:45
Préparation opérationnelle - Le 503e RT passe la seconde !

 

08/11/2013 À la une

 

La deuxième étape de la préparation opérationnelle pour le 503e régiment du train (503e RT) s’est déroulée en camp intermédiaire à Mourmelon, début novembre 2013. Corps pilote pour la relève du BatLog, mandat Serval 4, le 503e RT s’entraîne à faire face aux incidents qu’il rencontrera au Mali, lors de sa projection en février 2014. Les unités rassemblées, qui mettent en commun leurs méthodes de travail, se mobilisent déjà autour de leur devise : « Tout seul, on va vite, ensemble, on va loin ! »

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 12:55
photo Musée de l'Armée

photo Musée de l'Armée

 

Source musée de l'Armée

 

Le musée de l'Armée propose des évènements qui lui sont propres et de longue tradition. La fête de la Sainte-Barbe est l'une des manifestations de l'attachement du musée aux traditions militaires qui permettent de rassembler un large public dans la Cour d'Honneur des Invalides.

 

Fêté le 4 décembre, sainte Barbe est la patronne des artilleurs. Chaque année le musée de l'Armée organise, en collaboration avec l'Ecole d'Artillerie de Draguignan et sa fanfare, un week-end festif mèlant performances, reconstitution et présentation de matériels militaires.

 

Les origines de cette animation historique, qui est sainte Barbe?

 

La tradition se situe à Nicomédie, une ville de Turquie appelée aujourd'hui Izmit, en l'an 235. Belle et noble jeune fille, Barbe aurait été enfermée dans une tour par son père Dioscore. Il voulait en effet la soustraire aux sollicitations du monde. De retour d'un voyage, Dioscore apprend que sa fille s'est convertie au catholicisme. Il la livre alors au Gouverneur qui la fait supplicier et décapiter par Dioscore lui-même. A peine a-t-il terminé qu'il est frappé par la foudre, et immédiatement transformé en cendres. La tour, au cours des âges, finit par se confondre avec une poudrière. Sainte Barbe est ainsi devenue la Sainte Patronne des artificiers, des armuriers, des artilleurs et des mineurs, autant que des sapeurs-pompiers.

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 11:45
Serval : point de situation du 8 novembre 2013

 

08/11/2013 19:41 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Serval depuis le jeudi 31 octobre 18h00, jusqu’au jeudi 7 novembre, 18h00

 

Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec près de 90 sorties, dont une quarantaine effectuées par les avions de chasse. Une trentaine de sorties ont été dédiées aux missions de transport et une vingtaine aux missions de ravitaillement et de renseignement.

 

Au sol, la force Serval poursuit les opérations autour de la boucle du Niger, et dans le Nord du pays, en coordination avec les unités de la MINUSMA et des FAMa.

 

Le 2 novembre, après avoir été informés de l’enlèvement de deux journalistes français, les éléments (DLA) de la force Serval présents à Kidal ont immédiatement déployé un dispositif de surveillance et de reconnaissance pour tenter de retrouver nos ressortissants :

 

Un dispositif de surveillance a été mis en place aux sorties nord-est et nord-ouest de la ville de Kidal. Une patrouille en véhicules, composée d’une trentaine de soldats français, a également été engagée en reconnaissance sur une piste située au nord-est de la ville, direction probable de fuite du véhicule indiquée par les témoins de l’enlèvement.

 

Par ailleurs, une patrouille de deux hélicoptères, un Tigre et un Puma, a décollé de Tessalit, près de 200 km au nord de Kidal, pour tenter de retrouver le véhicule.

 

Arrivée à une dizaine de kilomètres à l’est de Kidal, la patrouille routière a découvert un pick-up à l’arrêt qui semblait répondre aux descriptions des témoins. A proximité de ce véhicule, les soldats français ont découvert deux corps sans vie.

 

Un peu moins d’une heure après cette découverte, les hélicoptères, qui étaient engagés dans une mission de reconnaissance ont rejoint la position des éléments à terre. Informés de la découverte des corps, ils ont, après ravitaillement, regagné leur position à Tessalit.

 

Les éléments de la patrouille à terre, après avoir mis en place un dispositif de sécurité, ont procédé aux vérifications habituelles de non piégeage de la zone, à sa sécurisation, ainsi qu’à celle de ses abords immédiats. Ils ont pu alors accueillir les éléments de la gendarmerie prévôtale, puis contribuer au rapatriement des dépouilles et à l’évacuation du "pick-up".

 

Des opérations combinées prolongent les actions de renseignement. Par ailleurs, près de 150 militaires en provenance de Gao sont arrivés à Kidal pour renforcer localement le dispositif de la force Serval qui agit en appui des FAMa responsables de la sécurité de la ville. Ce type de renforcements ponctuels illustre la capacité d’action de la force Serval à partir de ses éléments basés à Gao qui peut ainsi engager des éléments sur différents points en fonction des besoins.

 

Les 3 et 4 novembre, une cérémonie de levée de corps des deux journalistes assassinés à Kidal, s’est déroulée sur le tarmac de l’aéroport de Bamako.

 

Engageant près de 1500 militaires des FAMa, de la MINUSMA et de Serval, l’opération Hydre, lancée le 20 octobre de part et d’autre de la boucle du Niger, s’est achevée le 2 novembre. Cette opération, de grande envergure, conduite en coopération avec les FAMa et la MINUSMA, avait pour objectif d’éviter la résurgence d’éventuels mouvements terroristes.

 

Pour une meilleure coordination de l’ensemble des moyens déployés dans cette opération, une base opérationnelle avancée temporaire (BOAT) a été implantée à 300 Km au Nord-Ouest de GAO, intégrant toutes les composantes terrestres Serval de l’opération : le GTIA Korrigan et le GAM.

 

Plusieurs dizaines de puits et près d’une cinquantaine de points ont été fouillés par les éléments de la force Serval, concentrés sur des actions de contrôle de zone. De l’autre côté de la rive, le GTIA Elou et son détachement d’assistance opérationnelle ont progressé sur l’axe GAO-GOSSI, puis en direction du nord vers le fleuve. Les FAMa avaient pour missions de reconnaitre ces axes, contrôler la zone notamment grâce aux fouilles, d’aller à la rencontre de la population pour évaluer la situation dans la zone et avoir des renseignements sur d’éventuels mouvements terroristes. Les trois bataillons de la MINUSMA se sont quant à eux orientés sur des actions de sécurisation d’axes.

 

L’opération Hydre ne s’est traduite par aucun affrontement direct, les terroristes évitant systématiquement le contact et fuyant à l’approche des forces.

 

Un important site logistique des groupes terroristes a néanmoins été mis à jour au Nord-Est de Tombouctou, avec une organisation minutieuse ne laissant aucun doute sur sa fonction.

 

Cette opération a enfin démontré la capacité des forces armées maliennes et des forces de la MINUSMA à durer sur le terrain, dans des actions complémentaires, en agissant avec le soutien de la population.

 

Moins de 3000 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent une mission de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes, tout en appuyant le transfert de la zone aux contingents relevant de la MINUSMA.

Serval : point de situation du 8 novembre 2013Serval : point de situation du 8 novembre 2013
Serval : point de situation du 8 novembre 2013
Serval : point de situation du 8 novembre 2013Serval : point de situation du 8 novembre 2013
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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 08:50
Kosovo : L’EEI se déploie à DOG 31

 

06/11/2013 Sources : EMA

 

Le 1er novembre 2013, l’escadron d’éclairage et d’investigation (EEI) français a relevé la compagnie marocaine au poste de DOG 31, au Nord du Kosovo.

 

Au terme d’une série d’entraînement au contrôle de foule et à l’évacuation médicale d’urgence sur le camp de Novo Selo, deux pelotons de l’EEI de la KFOR ont rejoint le poste frontière Dog 31, au Nord du Kosovo. l'EEI KFOR a pour mission de garantir la liberté de mouvement des populations dans un environnement sécurisé dans toute sa zone de responsabilité, en soutien de la police du Kosovo et d’EULEX.

 

Ce déploiement à DOG 31, en relève d’une compagnie marocaine, a coïncidé avec la tenue des élections municipales, sur tout le territoire du Kosovo, le dimanche 3 novembre.

 

Placé sous le commandement tactique du Multinational Battle Group East(MNBG-E) de la KFOR, l’EEI français continuera à opèrera également sur d’autres postes au Kosovo, tels que Nothing Hill ou Camp Cabra.

 

La KFOR participe au maintien d’un environnement sûr et sécurisé au profit de l’ensemble de la population du Kosovo, en coopération avec la Mission des Nations unies au Kosovo (MINUK) et la mission de l’Union européenne (EULEX). Environ 320 militaires français sont engagés dans l’opération TRIDENT, nom de la participation française à la KFOR, avec une unité de manœuvre (l’EEI) et un élément de soutien national (ESN).

Kosovo : L’EEI se déploie à DOG 31
Kosovo : L’EEI se déploie à DOG 31
Kosovo : L’EEI se déploie à DOG 31
Kosovo : L’EEI se déploie à DOG 31
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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 18:56
Salon de l'armement - L'armée de Terre s'expose à Washington

25/10/2013 Actu Terre

 

Washington. Du 21 au 23 octobre 2013, s'est tenu le Salon AUSA 2013, convention annuelle de l'US Army.

L'armée de Terre y était représentée par une délégation de personnels de plusieurs unités ayant participé à l'opération SERVAL au Mali. Ces militaires sont venus témoigner de leur expérience et partager leurs savoir-être et savoir-faire.

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 18:55
Forces Spéciales - En exercice de choc !

Fin des opérations au sol. Extraction en grappe séche du groupe accroché à un hélicoptère Puma du 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales (4e RHFS). Cohésion assurée - Crédits : SCH P. Hilaire/SIRPA Terre

 

25/10/2013 Armée de Terre

 

Nom de code : GARUDA

Mission : entraînement intensif

Moyens : high-tech

Hommes : Forces spéciales

Objectif : Opérabilité en synergie

 

Pau. Du 14 au 21 octobre 2013 : l’exercice GARUDA a rassemblé plusieurs commandos des Forces spéciales pour un entraînement soutenu. Le nom, emprunté à la mythologie, d’une divinité sous les traits d’un aigle géant et puissant, donne le ton à cet exercice ! Objectif ? Perfectionner les savoir-faire spécifiques et développer, en situation réaliste, le sens de la cohésion pour des actions en simultané. Extraction en grappe, mise au sol appui-feu, observation, renseignement, tirs : autant d’activités que ces unités d’élite ont accomplies avec des moyens ultra performants. Détermination, concentration, cohésion, sont des qualités essentielles pour ces militaires projetés, en premier, sur des zones de conflit. Souvent pour des opérations classées Secret Défense.

 

A découvrir, dans cet album d’instantanés, les silhouettes de ces hommes de l’ombre.

13e RDP –  photo  SCH P. Hilaire SIRPA Terre

13e RDP – photo SCH P. Hilaire SIRPA Terre

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 18:55
VHM - photo Sirpa Terre

VHM - photo Sirpa Terre

 

04/11/2013 Opérations

 

Le 21 et 22 octobre 2013, le 7e bataillon de chasseurs alpins (7eBCA) a participé à l’expérimentation tactique (EXTA) des véhicules haute mobilité (VHM), au centre d’entraînement aux actions en zone urbaine (CENZUB), dans l’Aisne. Le 7e BCA fera également partie de l’exercice CERCES en décembre prochain, qui évaluera le VHM en milieu montagneux.

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 18:55
Stage Jedburgh - Les commandos se forment au génie

 

04/11/2013 Opérations

 

Du 21 au 25 octobre 2013, 22 futurs membres des groupes commandos parachutistes ont participé à la première édition du module génie, désormais intégré au stage de formation initial Jedburgh. Durant une semaine, les stagiaires en provenance de toute la brigade parachutiste, ont été sensibilisés par les commandos du 17e régiment du génie parachutiste (17e RGP) aux dangers des explosifs. Le théâtre malien, avec la découverte de nombreux pièges (engins explosifs improvisés, munitions non explosées…) a démontré l’importance de cette formation.

 

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 17:55
BFA photo-110e-ri

BFA photo-110e-ri

 

05.11.2013 par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord – Défense Globale

 

La dissolution en 2014, annoncée le 31 octobre du 110e RI, basé à Donaueschingen en Allemagne, pose quelques questions, bien au-delà de l'aspect comptable des choses. Deux régiments d'infanterie doivent passer à la trappe dans la période 2014-2019 (lire ici une déclaration explicite du chef d'état-major de l'armée de terre), le premier a été choisi. A la veille des élections municipales, il est évidemment plus aisé de supprimer un régiment installé dans le Bade-Wurtemberg.

 

Pour autant, doit-on faire une croix de fer sur la brigade franco-allemande ? Au-delà du symbole fort de l'amitié entre deux peuples, elle pourrait servir de terrain d'expérimentation pour mettre en œuvre un embryon de défense commune voire européenne...

 

On peut sourire à l'évocation, c'est votre droit. Mais à l'époque des mutualisations et des efforts budgétaires, il ne serait peut-être pas idiot de repenser à la coopération militaire entre la France et l'Allemagne, surtout l'année du cinquantenaire du traité de l'Elysée. Dissoudre un régiment, après avoir fait défiler la brigade franco-allemande (BFA) sur les Champs-Elysées le 14 juillet, relève déjà du manque de tact.

 

Il faut compenser. Ce sera sûrement un des sujets de discussion entre le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et son homologue allemand, Thomas de Maizière, qui dîneront ensemble à l'hôtel de Brienne ce jeudi 7 novembre. Ce dernier a " regretté la décision française " de dissoudre le 110e RI mais il a ajouté que la BFA est " une expression visible de la sécurité et de la responsabilité militaire pour la sécurité et la défense européennes ". Des mots qui ont un sens même si la brigade ne brille pas par son engagement en dehors du Kosovo et de l'Afghanistan en 2004...

 

Certes, la France est un pays de tradition de " l'action militaire ", tandis que l'Allemagne garde une réserve très forte, née de l'après Seconde Guerre mondiale. L'accord préalable de toute action extérieure par le Bundestag est l'exemple le plus frappant de nos différences fondamentales. Les accords de Lancaster House de 2010 entre la France et le Royaume-Uni rapprochent des nations aux philosophies militaires voisines.

 

Initiative franco-allemande au Conseil européen

 

Seulement, on annonce une initiative franco-allemande au Conseil européen de décembre consacré à la Défense. Les discussions avancent sur la constitution d'une force de réaction rapide, de battlegroups avec des perspectives nouvelles sur l'engagement, sur la mise en place de normes communes et sur la mutualisation de capacités et d'équipements. Un travail qui s'annonce lent et délicat mais pertinent si on veut bien regarder un peu plus loin que le bout de sa Minimi.

 

La France s'est d'ailleurs bien gardée de ne pas sacrifier totalement la BFA avec la suppression du 110e RI. Elle conserve son contingent basé à Mullheim au sein de l'état-major et du bataillon de commandement et de soutien (environ 600 personnes). Elle remplacera au sein de la BFA un régiment d'infanterie qui pourrait être le 1er RI de Sarrebourg ou le 152e RI de Colmar (l'heureux élu restera en France).

 

Pour l'heure, on peut difficilement affirmer comme Jean-Yves Le Drian que la décision " n'entame en rien le plein engagement de la France au sein de la BFA ". Le remplaçant du 110e RI aura des " capacités d'actions supérieures ".

 

Mais si la volonté politique existe, la brigade franco-allemande peut servir de terrain d'expérimentation, devenir le bras armé d'une politique étrangère commune (la prudence allemande tempérant l'activisme français et vice-versa). Oui, là aussi, vous pouvez sourire. On est loin du compte si on se souvient des grimaces d'Angela Merkel au moment de l'opération en Libye.

 

Mais rien n'empêche d'y travailler sérieusement, de suivre cette piste encore un peu nébuleuse. D'ailleurs au sein des accords qui régissent la BFA, d'autres nations peuvent intégrer son état-major. De là à parler de défense européenne, il reste des années de tractations et surtout des mentalités à changer...

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 01:23
Face à la déflation, la cavalerie se réorganise

Une équipe du fameux Escadron de Gironde en Afghanistan (2003) patrouille en VBL. On peut espérer que les ERIAC reprennent l’esprit des escadrons d’éclairage

 

5 novembre, 2013 FOB

 

Une cavalerie à 40 escadrons

 

C’est une petite révolution que va subir la cavalerie française. Déflations massives obligent, la cavalerie qui assiste déjà à la suppression de son 4ème Régiment de Dragons sur chars Leclerc doit perdre au total une dizaine d’escadrons pour arriver dès 2014, à 40 de ces unités. Seront donc supprimés dès l’année prochaine, les escadrons d’éclairage et d’investigation (EEI) ainsi que les escadrons d’aide à l’engagement (EAE).

 

Les EEI et EAE disparaissent

 

Les six escadrons d’EEI sont des unités de cavalerie très particulières, équipant presque la totalité des brigades françaises (seules la Brigade d’Infanterie de Montagne et la 11ème Brigade Parachutiste n’en possèdent pas). Ces unités de reconnaissance originales créées durant la seconde guerre mondiale sont rattachées directement au commandant de brigade. Bénéficiant ainsi d’une grande indépendance, ces unités ont finalement un statut assez particulier dans l’armée de terre et se sont fait une belle réputation durant leurs engagements. De toutes les opérations (Liban, Côte d’Ivoire ou Mali), l’EEI constituait l’ossature de la QRF en Afghanistan et est à maintes reprises venue appuyer des unités françaises en difficultés. Sans doute due à son fort esprit d’indépendance, l’EEI est également connu pour avoir forgé de forts caractères et donné à l’armée de terre de grands chefs, à l’instar du général Ract Madoux (EED de la 7ème division blindée), actuellement chef d’Etat Major de l’armée de Terre. De création beaucoup plus récente, les escadrons d’aide à l’engagement (EAE) ont néanmoins  connu une vie opérationnelle chargée : de l’Afghanistan au Liban. Plus récemment, au Mali, durant l’opération Serval, les EAE engagés ont assuré très efficacement pendant plus de deux mois la sécurisation de la ville de Tombouctou.

 

« Moins avec plus »

 

La cavalerie française ne sera donc demain plus formée que de 40 escadrons qui du coup vont être « densifiés ». Les régiments Leclerc vont ainsi passer de 13 à 17 chars XL et ainsi, dès l’année prochaine, un peloton sera constitué de 4 chars au lieu de 3 actuellement. « On fait moins avec plus »  commente une source proche du dossier. Conséquence, les unités envoyées demain en opex seront aussi plus lourdes.

 

Les EEI sont morts, vive les ERIAC

 

Unités de reconnaissance, les montures des EEI sont les VBL (un escadron = 3  pelotons à 6 VBL), tandis que les EAE sont des unités d’engagement anti-char. Fortement armées (VAB Hot ; VBL et VAB T20-13), une des critiques des EAE était leur faible protection sous blindage. Toutes ces unités vont donc disparaître et être reversées dans des unités recrées, les ERIAC (Escadron de Reconnaissance et d’Investigation Anti-Char), qui récupèrent les missions à la fois des EEI et des EAE. Ainsi demain, un régiment de cavalerie sera composé de 3 escadrons de chars lourds (Leclerc) ou légers (AMX10RC ou Sagaie) et d’un ERIAC.

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 17:55
forces spéciales françaises dans Kidal, début 2013

forces spéciales françaises dans Kidal, début 2013

 

 4 novembre, 2013 FOB

 

kidalLe 20 septembre dernier, à Bamako, François Hollande déclarait « nous avons gagné cette guerre, nous avons chassé les terroristes ». Patatras… La mort tragique à Kidal de deux journalistes de RFI qui coïncide (est ce un hasard ?) avec la libération des otages du Niger, a malheureusement mis à mal cette déclaration optimiste. Mais ce double assassinat, qui a pris un relief particulier dans les médias français dominés par les réactions émotives, n’est que la partie émergée de l’iceberg. Car sur le fond, le problème du « terrorisme » et du Mali tout entier ne semble pas avoir été réglé. Deux semaines avant la mort des deux journalistes, le lancement de l’opération Hydre montrait déjà que rien n’était réglé dans le nord : 1500 hommes de Serval, de la Minusma et des forces armées maliennes opéraient au sud et au nord de la boucle du Niger avec comme objectif, « le maintien de la pression sur les groupes terroristes » nous expliquait-on officiellement. Belle phrase en vérité, qui vient non seulement contredire la déclaration du président de la République (doit on maintenir la pression sur quelque chose qui n’existe plus ?) et qui pose surtout un redoutable problème de physique. Sigourney Weaver se battant au lance-flamme contre Alien nous avait rappelé que « dans le vide, personne ne vous entend crier ». Plus près de nous, c’est Sandra Bullock qui se livre dans Gravity à des expériences de physique amusante sur la pressurisation en orbite terrestre. Maintenir une pression dans le vide politique et géographique du Sahel n’est pas plus facile ni moins dangeureux.

 

Certes le massif des Iforas a été « nettoyé » au cours de l’opération Serval et le bilan militaire de l’opération est flatteur. Mais cette réussite n’a aucunement réglé la question de l’irrédentisme du nord du pays sur lequel prospère l’islamisme. Comment aurait-il pu en aller autrement ? On a donc bien compris que les « terroristes », si toutefois ils avaient été véritablement chassés, sont maintenant de retour. « L’action française relève maintenant du contre-terrorisme » déclarait mercredi à l’assemblé nationale Jean Yves le Drian. Pour cette nouvelle phase qui débute, la France réarticule son dispositif : les maigres effectifs présents sur l’aéroport de Kidal (on parle de seulement 200 hommes) seront renforcés et l’objectif de réduire rapidement l’empreinte française dans le pays sera difficile à tenir. Pas plus qu’une opération militaire, la tenue des élections législatives le 24 novembre prochain ne garantira la stabilité à venir. Plus à l’est, l’opération Epervier débutée au Tchad en 1986 pour une banale histoire là aussi de dépressurisation du nord  du pays dure toujours… Et juste au sud du Tchad, c’est à présent une opération qui se prépare en République Centre Africaine, ventre mou de l’Afrique Noire francophone. Le tout sur fond de dissolution des régiments et de paupérisation des armées. On souhaite bon courage aux planificateurs de l’EMA…

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 06:50
Dissolution du 110e régiment d’infanterie de Donaueschingen

 

31/10/2013 Ministère de la Défense

 

Depuis 1989, la Brigade franco-allemande (BFA) est un symbole fort du haut niveau de coopération franco-allemand en matière de défense. Elle constitue également un outil politique et militaire  au service des intérêts de sécurité de nos deux pays et de l'Europe. Elle s'est déployée dans les Balkans et en Afghanistan. Elle évolue constamment et se modernise pour s'adapter à l'évolution de notre environnement et de nos outils de défense.

 

Les contraintes budgétaires auxquelles la France est soumise, comme l'ensemble des pays européens, impliquent aujourd'hui des choix difficiles quant aux formats de nos forces, conformément aux orientations du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. Le gouvernement français a donc décidé et annoncé le 30 septembre dernier la dissolution de différentes unités. Un seul cas avait été réservé jusqu’à ce jour pour s’assurer d’échanges préalables approfondis avec nos partenaires allemands : le 110e régiment d’infanterie, actuellement stationné à Donaueschingen, qui sera dissout dans le courant de l’année 2014. Cette décision a fait l’objet d’une information préalable de nos partenaires allemands.

 

Elle n'entame en rien le plein engagement de la France dans la BFA et notre volonté de promouvoir l’utilisation de cette grande unité, comme le rappelle la loi de programmation militaire en cours de discussion au Parlement.

 

A ce titre, un nouveau régiment, aux capacités d’action supérieures, sera rattaché à la BFA afin de renforcer son efficacité opérationnelle. Nous maintenons également notre attachement au principe d’un stationnement croisé des troupes françaises et allemandes : la France conservera un niveau d'effectif stationné en Allemagne équivalent à celui des forces allemandes stationnées en France (environ 500 personnels).

 

Enfin, l’optimisation de la brigade fait actuellement l'objet d'une concertation entre Berlin et Paris dans le but de renforcer son efficacité et ses perspectives d’emploi au profit de la défense européenne. Ce projet s’inscrit dans le cadre plus global de la relance de l'Europe de la défense et de ses outils militaires voulue par le gouvernement.

 

ACCOMPAGNEMENT SOCIAL

 

Le général commandant les forces françaises et éléments civils stationnés en Allemagne et le délégué ministériel à la mise en œuvre territoriale de la réforme sont chargés du dispositif d’accompagnement de cette mesure.

 

Notamment, un dispositif d’accompagnement social personnalisé intégrant pleinement les spécificités locales sera mis en place sans attendre. Le délégué ministériel à la mise en œuvre territoriale de la réforme veillera tout particulièrement, en liaison avec la Mission d’accompagnement des réorganisations (MAR) et la Direction des ressources humaines de l’armée de terre (DRHAT), à la mise en œuvre des mesures de reclassement du personnel, afin que chaque situation individuelle soit prise en compte et que le personnel ait la priorité dans le choix de sa future affectation et bénéficie des mesures d’accompagnement ou de celles d’aide au départ prévues.

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 06:50
Des soldats français et alliés de la Force de réaction rapide de l’OTAN, dont le QG est à Lille, en France, lors d’un entraînement au camp de Harskamp, aux Pays-Bas, le 29 octobre 2013 (Sylvain Petrmand/Armée de terre française)

Des soldats français et alliés de la Force de réaction rapide de l’OTAN, dont le QG est à Lille, en France, lors d’un entraînement au camp de Harskamp, aux Pays-Bas, le 29 octobre 2013 (Sylvain Petrmand/Armée de terre française)

 

03/11/2013 45eNord.ca (AFP)

 

Un grand exercice militaire air-terre-mer de l’Otan, le plus important depuis 2006, a été lancé samedi en Pologne et dans les pays baltes, a annoncé dans un communiqué le ministère polonais de la Défense.

 

 

Dénommé «Steadfast Jazz», l’exercice réunit jusqu’au 9 novembre quelque 6.000 soldats de plus 20 pays membres ou partenaires de l’Otan, dont l’Ukraine et la Finlande.

L’exercice de cette année vise principalement à entraîner la Force de réaction rapide de l’Otan (NRF), forte de 13.000 hommes, une force qui doit lui permettre de réagir à une crise émergente, n’importe où dans le monde.

«Le but de cet exercice est de s’assurer que notre Force de réaction rapide, la Force de réaction de l’Otan, est prête à défendre tous les alliés, à se déployer partout et à affronter tous les danger», a déclaré samedi le secrétaire général de l’Alliance, Anders Fogh Rasmussen, selon un communiqué de l’Otan.

«Cet exercice sera un défi pour le personnel de l’Otan avec des situations complexes, tels que des cyber-menaces, des crimes de guerre, des perturbations logistiques, les menaces pour les populations civiles, et d’autres difficultés que nous pourrions rencontrer lors d’opérations futures», a déclaré le général Hans-Lothar Domröse, commandant de l’état-major interallié de Brunssum, cité par le communiqué.

3.000 soldats polonais participent à cet exercice qui vise à renforcer la coopération des armées des pays membres conformément à l’article 5 du Traité de Washington sur la solidarité de l’Alliance en cas d’agression extérieure.

La Pologne, ancien pays communiste et membre du Pacte de Varsovie, a rejoint l’Otan en 1999.

La Pologne tient énormément à cet exercice non seulement parce qu’il se déroule sur son territoire, mais parce que la Pologne espère que ces exercices de l’Otan se tiendront le plus souvent possible, avait déclaré jeudi le ministre polonais de la Défense Tomasz Siemoniak.

Steadfast se déroule pour la 18e fois. Selon le ministre polonais de la Défense, l’édition de cette année ouvre une série d’importants exercices qui se dérouleront dans différents pays de l’Otan tous les deux ans.

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 16:51
Le 110e régiment d’infanterie dissous en 2014

 

31/10/2013 International

 

Le 110e régiment d’infanterie, stationné à Donaueschingen (Allemagne) et appartenant à la brigade franco-allemande, sera dissous dans le courant de l’année 2014.

 

Le gouvernement français a annoncé le 30 septembre dernier la dissolution de différentes unités. Un seul cas avait été réservé jusqu’à ce jour pour s’assurer d’échanges préalables approfondis avec nos partenaires allemands. Le 110e régiment d’infanterie, appartenant à la brigade franco-allemande et stationné à Donaueschingen, sera dissous dans le courant de l’année 2014.

 

Cette décision n'entame en rien le plein engagement de la France dans la brigade franco-allemande (BFA) et la volonté de promouvoir l’utilisation de cette grande unité, comme le rappelle la loi de programmation militaire en cours de discussion au Parlement.

 

A ce titre, un nouveau régiment, aux capacités d’actions supérieures, sera rattaché à la BFA afin de renforcer son efficacité opérationnelle. L'attachement au principe d’un stationnement croisé des troupes françaises et allemandes est maintenu. La France conservera un niveau d'effectif stationné en Allemagne équivalent à celui des forces allemandes stationnées en France (environ 500 personnels).

 

Enfin, l’optimisation de la brigade fait actuellement l'objet d'une concertation entre Berlin et Paris dans le but de renforcer son efficacité et ses perspectives d’emploi au profit de la défense européenne. Ce projet s’inscrit dans le cadre plus global de la relance de l'Europe de la défense et de ses outils militaires voulue par le gouvernement. En effet, depuis 1989, la BFA est un symbole fort du haut niveau de coopération franco-allemand en matière de défense. Elle constitue également un outil politique et militaire  au service des intérêts de sécurité de nos deux pays et de l'Europe. Elle s'est déployée dans les Balkans et en Afghanistan

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 12:45
photo ECPAD

photo ECPAD

30 oct. 2013 FORCESFRANCAISES

 

Du 05 au 10 octobre 2013, le bataillon logistique « Croix du Sud » de la force Serval a procédé aux ravitaillements des plateformes déserts relais (PfDR) de Kidal et Tessalit, dans le cadre de flux d'entretien. Profitant de son déplacement, le convoi a également ravitaillé le détachement de liaison avancé (DLA) d'Aghelhok, qui accompagne et soutient le bataillon tchadien de la MINUSMA.

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 08:55
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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 19:50
Le capitaine Salado reçoit le fanion de l'EEI

Le capitaine Salado reçoit le fanion de l'EEI

 

29/10/2013 Sources : EMA

 

Le 27 octobre 2013, le colonel Eudeline, Senior National Representative (SNR) français de l’état-major de la KFOR, a présidé la cérémonie de relève de l’escadron d’éclairage et d’investigation (EEI), au camp de Novo Selo.

 

Le troisième escadron du 12e régiment de cuirassiers d’Olivet (12e Cuir) succède à l’EEI de la 7e brigade blindée. La cérémonie de transfert d’autorité a été présidée par le colonel Eudeline, qui a rendu hommage à l’efficacité opérationnelle de l’escadron, particulièrement appréciée par le commandement du Multinational Battle Group East (MNBG-E) ainsi que par le général commandant la KFOR. Les cadres du MNBG-E ont également assisté à cette cérémonie.

 

En quatre mois, du 3 juillet au 27 octobre, l’escadron a effectué plus de 250 patrouilles patrouilles, parcourant près de 125 000 km. Il a notamment été le premier escadron français à être déployé sur l’ensemble des postes de la KFOR au nord du Kosovo : DOG 31, Gate 1, Nothing Hill et enfin Cabra. Il a par ailleurs suivi tout au long du mandat un entraînement très poussé en matière de protection de foule et de tir. Le colonel Calas, commandant du contingent français, a félicité l’escadron « pour avoir su parfaitement prendre en compte la complexité du théâtre dans les zones d’action les plus sensibles du Kosovo. »

 

La KFOR participe au maintien d’un environnement sûr et sécurisé au profit de l’ensemble de la population du Kosovo, en coopération avec la Mission des Nations unies au Kosovo (MINUK) et la mission de l’Union européenne (EULEX). Environ 320 militaires français sont engagés dans l’opération TRIDENT, nom de la participation française à la KFOR.

Le capitaine NOPRE passe ses troupes en revue pour la dernière fois à Novo Selo

Le capitaine NOPRE passe ses troupes en revue pour la dernière fois à Novo Selo

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 18:55
Vidéo - Le 503e RT se prépare pour le Mali

23/10/2013 Armée de Terre - Opérations

 

Dans le cadre de la préparation opérationnelle du mandat 4 de la force Serval, le 503e régiment du train était au camp de la Courtine pendant 4 semaines, en septembre et octobre 2013. Sous le commandement du PC opérationnel du régiment, toutes les unités, depuis le niveau peloton, ont revu les fondamentaux du combattant : instruction sur le tir, tir FAMAS et lance-roquettes, combat, sport, secourisme au combat... Des cours théoriques sur la logistique en milieu hostile ont été également dispensés. Dans les prochaines semaines, le régiment se trouvera à Mourmelon pour commencer sa préparation opérationnelle BAT-LOG (bataillon logistique).

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 18:45
Serval : le défi du bataillon logistique « Croix du Sud »

22/10/2013 Sources : EMA

 

Du 05 au 10 octobre 2013, le bataillon logistique « Croix du Sud » de la force Serval a procédé aux ravitaillements des plateformes déserts relais (PfDR) de Kidal et Tessalit, dans le cadre de flux d’entretien. Profitant de son déplacement, le convoi a également ravitaillé le détachement de liaison avancé (DLA) d’Aghelhok, qui accompagne et soutient le bataillon tchadien de la MINUSMA.

 

Projeté au Mali depuis le mois de juin 2013, le bataillon logistique « Croix du Sud », commandé par le colonel BARBE, chef de corps du 515e régiment du Train, a pour mission majeure de soutenir les opérations de la force SERVAL dans l’ensemble du pays. De façon permanente, il contribue à la sécurisation et au renseignement de situation sur l’ensemble des axes logistiques majeurs (main supply road, « MSR »).

 

Agissant dans des conditions particulièrement  rustiques et difficiles et dans un contexte sécuritaire dégradé, les pistes maliennes se révèlent être un défi permanent. Sable à perte de vue et oueds constituent le décor principal de l’action du bataillon, complexifiant les déplacements tactiques. Chaque convoi peut rapidement devenir un convoi de l’extrême, au déroulement imprévisible et à l’issue aléatoire. Ayant un rythme dense et soutenu, le bataillon s’adapte en toutes circonstances dictées par les contraintes opérationnelles.

 

Le défi logistique que représente ce théâtre d’opérations avec d’une part les élongations et d’autre part la dispersion, et ce dans des conditions éprouvantes tant pour les hommes que pour les matériels, est un défi unique et nouveau.

 

3000 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent une mission de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes, tout en appuyant le transfert de la zone aux contingents relevant de la MINUSMA.

Serval : le défi du bataillon logistique « Croix du Sud »Serval : le défi du bataillon logistique « Croix du Sud »
Serval : le défi du bataillon logistique « Croix du Sud »
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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 18:45
Côte d’Ivoire : fin du mandat 31 de la Force Licorne

25/10/2013 Sources : EMA

 

Le 18 octobre 2013, le mandat 31 de la force interarmées Licorne, placé sous le commandement du colonel Rémi Bouzereau, chef de corps du 1er Régiment étranger de cavalerie (1er REC), s’est achevé après quatre mois de présence en République de Côte d’Ivoire. Au cours d’une cérémonie sur la place d’armes du camp de Port-Bouët, le COMANFOR Licorne a passé le témoin au lieutenant-colonel Stéphane Caille, chef de corps du 1er Régiment d’infanterie de marine (1er RIMa).

 

Durant ses quatre mois de mission, le mandat 31 de la Force Licorne a participé à la reconstruction de l’armée ivoirienne. Près de 25 détachements d’instruction opérationnelle et technique (DIO et DIT) ont été mis en œuvre au profit de 600 militaires dans des domaines aussi variés que complémentaires : combat, instruction sur le tir de combat (ISTC), techniques d’intervention opérationnelle rapprochée (TIOR), systèmes d’information et de communication, maintenance ou encore secourisme au combat.

 

A partir du 12 août, et pendant six semaines, la Force a également assuré sur le camp de Port-Bouët la formation d’une compagnie de protection ivoirienne destinée à être projetée au Mali au sein de la MINUSMA. Les savoir-faire acquis par les près de 170 stagiaires ont été restitués au cours de différents exercices de synthèse, notamment lors d’une démonstration dynamique qui a été conduite le 25 septembre devant les autorités civiles et militaires du pays.

 

D’autres missions ont marqué le mandat comme les opérations de présence de moyenne durée, notamment dans la région de Man, Douekoue, Daloa et Gagnoa. Tout en contribuant au rayonnement de la Force, ces actions lui permettent de s’assurer de la situation sécuritaire, et participent au processus de stabilisation en Côte d’Ivoire. Plusieurs actions civilo-militaires ont également été conduites au profit de la population, en particulier la réfection du comité local de la Croix-Rouge de Port-Bouët, la réfection d’une piste, des distributions de matériel médical, de médicaments et de kits scolaires.

 

Le mandat 31 de la Force Licorne a également contribué au soutien logistique de l’opération Serval. Véritable plate-forme logistique, les installations militaires françaises ont permis l’accueil et le traitement d’une dizaine de convois routiers conduits entre Bamako et Abidjan. Les militaires de la Force Licorne ont ainsi procédé, avec le soutien de renforts venus de métropole, à la préparation des matériels et à leur embarquement sur trois navires affrétés. Ce soutien s’est également traduit par la prise en charge et l’hébergement du personnel désengagé du théâtre malien.

 

Le lieutenant-colonel Stéphane Caille est accompagné d'un état-major tactique, d’un escadron de combat et d’un escadron de commandement et de logistique issus du 1er RIMa, d’une compagnie de combat d’infanterie armée par le 126e Régiment d’infanterie (126e RI) ainsi que de militaires issus de différentes entités, principalement dans le domaine du soutien.

 

La Force Licorne comprend 450 hommes qui accompagnent la reconstruction de l’armée ivoirienne. Forte de 468 militaires, la force Licorne apporte ponctuellement des aides à la dépollution ou à la destruction de munitions, et mène des actions civilo-militaires. Elle est également en mesure d’assurer la protection des ressortissants français en cas de crise.

 

Côte d’Ivoire : fin du mandat 31 de la Force LicorneCôte d’Ivoire : fin du mandat 31 de la Force Licorne
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