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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 07:54
Hommage - Décès de l’adjudant Blandine Perroud

10/10/2013 Actu Terre

 

L’adjudant Blandine Perroud, monitrice-chef à l’école des troupes aéroportées (ETAP) de Pau et membre de l’équipe de France militaire de parachutisme, est décédée jeudi 3 octobre 2013 des suites de ses blessures.

 

Elle s’entraînait à Gap pour les championnats du monde militaires, lorsqu’un accident de saut est survenu, mercredi 2 octobre.

 

Âgée de 36 ans, l’adjudant Perroud était championne du monde de skysurf, vice-championne d’Europe en précision d’atterrissage et en voltige. Elle avait été choisie pour sauter au-dessus de la place de la Concorde à Paris pour les cérémonies du 14 juillet 2013.

 

L’armée de Terre partage pleinement la douleur des proches de l’adjudant Blandine Perroud.

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 19:55
Le CFIA monte en puissance

Transmission de l’étendard de l’école à la 21ème promotion des officiers élèves pilotes de l’Alat. photo Philippe HILAIRE SIRPA Terre

 

04.10.2013 par Frédéric Lert (FOB)

 

Comme chaque année, l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (Alat) s’est retrouvée hier sur la base école du Cannet des Maures pour marquer la transmission de l’étendard de l’école entre les deux promotions du groupe d’application des officiers élèves pilotes. Par cette cérémonie solennelle, l’Alat accueille et reconnait ainsi officiellement chaque nouvelle promotion de pilotes d’hélicoptère. Cette cérémonie a gagné cette année une dimension particulière avec l’inauguration concomitante du Centre de Formation Interarmées (CFIA) NH90 qui avait été créé à l’été 2010.

 

Le CFIA, qui doit former les équipages et le personnel technique des flottes NH90 de l’armée de Terre et de la Marine, a accueilli ses premiers stagiaires issus des forces (1er RHC de Phalsbourg) en mars dernier. Parmi les 12 pilotes reçus à cette occasion, 6 chefs de bord termineront leur formation en décembre de cette année. Les six autres pilotes, qui ne recevront pas la qualification chef de bord, ont suivi le tronc commun de la formation avant de repartir pour quelques semaines dans leur régiment. Ils sont depuis revenus au CFIA pour terminer leur cursus et seront qualifiés sur le NH90 début 2014. Les Marins, qui ont reçu leurs premiers NH90 deux ans avant l’armée de Terre, avaient quant à eux formé leurs premiers équipages en interne, sans attendre le CFIA. Maintenant que ce dernier est pleinement opérationnel, la marine va pouvoir rejoindre le tronc commun de la formation, ses premiers équipages étant attendus incessamment au Cannet des Maures. Les plans actuels prévoient la formation annuelle au CFIA d’environ 200 personnes, armée de Terre et Marine confondus. Le Centre dispose à ce jour de 6 NH90 (dont une maquette statique pour la formation des mécaniciens) et devrait recevoir son « full flight simulator » en 2015. « Le CFIA est aujourd’hui opérationnel et va très rapidement s’ouvrir à l’international » explique-t-on au Cannet des Maures.

 

Présentation du NH90 aux autorités de la Marine et de l’armée de Terre photo Philippe HILAIRE SIRPA Terre

Présentation du NH90 aux autorités de la Marine et de l’armée de Terre photo Philippe HILAIRE SIRPA Terre

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 07:55
Exercice amphibie- Expérimentation tactique du véhicule haute mobilité

09/10/2013 LTN E Rossi  - Economie et technologie

 

Du 1er au 3 octobre 2013, le 21e régiment d’infanterie de marine (21eRIMa) a organisé un exercice tactique amphibie, au large de Fréjus, mettant en scène des véhicules haute mobilité (VHM).

 

Pour cette manœuvre amphibie, la marine nationale avait mis à disposition le BPC Mistral pour le transport des troupes et du matériel. Une quinzaine de rotations ont été nécessaires pour embarquer un sous-groupement tactique interarmes (SGTIA) complet, 15 véhicules haute mobilité (VHM) ainsi qu’une cinquantaine de véhicules tactiques. C’est à l’aube que le débarquement a débuté avec la prise et la sécurisation de la plage. Un engin de débarquement amphibie-rapide (EDA-R) a largué à 100 mètres de la rive deux VHM. Équipés de boudins amovibles permettant leur flottaison, les deux engins chenillés, immergés dans l’eau, ont rejoint la plage de Sainte-Maxime. L’exercice s’est poursuivi avec une extraction de ressortissants, avant un réembarquement sur les navires.

 

Le 21e RIMa est le régiment chargé de l’expérimentation tactique du SGTIA VHM dans le domaine de l’amphibie. La partie en milieu montagneux a été confiée au 7e BCA qui participera, pour l’occasion, à l’exercice CERCES au mois de décembre prochain.

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 07:50
photo 110e RI

photo 110e RI

09/10/2013 Par Alain Barluet – leFigaro.fr

 

Le dernier régiment français stationné outre-Rhin pourrait être dissous en 2014.

 

Les vaches maigres de l'armée française risquent d'avoir des répercussions sur la coopération militaire entre Paris et Berlin. Dernier régiment exclusivement français stationné en Allemagne, à Donaueshingen (Bade-Wurtemberg), le 110e régiment d'infanterie pourrait être dissous en 2014 dans le cadre des mesures d'économies prévues par le ministère de la Défense. Cette unité, qui cohabite avec un régiment de chasseurs de la Bundeswehr (le Jägerbataillon 292), appartient aussi à la brigade franco-allemande (BFA), dont elle est considérée comme l'un des fers de lance. Sa disparition, jugent plusieurs officiers généraux, jetterait une ombre sérieuse sur l'avenir de la BFA, initiative emblématique de la relation entre la France et l'Allemagne mise sur pied par François Mitterrand et Helmut Kohl entre 1987 et 1989. «La dissolution du 110e RI reviendrait à dissoudre la BFA», affirme un officier général du cadre de réserve très impliqué dans le lancement de l'unité binationale, en qualifiant cette décision d'«aberration tactique et politique». La disparition du 110e RI tournerait en tout cas la page d'une présence militaire héritée des forces françaises en Allemagne, qui ont compté jusqu'à 80 000 hommes. Parmi les ultimes régiments français outre-Rhin, le 3e régiment de hussards d'Immendingen, également intégré à la BFA, a été rapatrié à Metz en 2011. Le 16e bataillon de chasseurs à pied de Saarburg est lui aussi revenu en France, l'année précédente, et a pris ses quartiers à Bitche (Moselle). Un groupe de soutien français reste à Müllheim, auprès de l'état-major de la BFA.

 

Selon plusieurs sources bien informées, le 110e RI pourrait «sauter» à l'horizon de l'été prochain. Après l'annonce de premières suppressions de régiments par Jean-Yves Le Drian, le 3 octobre, d'autres mesures de «restructuration» sont attendues après les municipales de mars 2014. Selon la loi de programmation militaire pour 2014-2019, la défense nationale doit supprimer 23.500 emplois, auxquels s'ajoutent 10.000 postes restant à trouver en 2014-2015 au titre de la précédente réforme. La BFA ne figure pas parmi les grandes unités mentionnées dans le dernier livre blanc.

 

Jean-Yves Le Drian s'est refusé jusqu'à présent à se prononcer publiquement sur le sort du «110». Interrogé mercredi par Les Dernières Nouvelles d'Alsace, à la veille d'un déplacement à Colmar, le ministre de la Défense affirme ne «pas avoir de position définitive». Dans son entourage, on indique qu'«une réflexion est en cours mais que l'on n'en est pas au stade de l'alarme».

 

    Les responsables militaires allemands s'offusquent de ne pas avoir été «mis dans la boucle» par Paris

 

Tel n'est pas le sentiment outre-Rhin. Berlin n'a pas encore été officiellement mis au courant d'une décision française, du fait notamment des législatives allemandes du 22 septembre. Les responsables militaires allemands s'offusquent de ne pas avoir été «mis dans la boucle» d'un choix aux enjeux symboliques, mais aussi territoriaux et économiques, aussi conséquents. Récurrentes, les rumeurs concernant la suppression, ou le déplacement, du 110e RI, ont déjà donné lieu à plusieurs séances d'explication entre les états-majors des deux armées. Des officiers français ont été dépêchés outre-Rhin pour apaiser les craintes de leurs homologues. Mais «être informé est une chose et voir son avis pris en compte en est une autre», s'agace un officier supérieur de la Bundeswehr.

 

S'ils redoutent d'être mis devant le fait accompli, les responsables militaires allemands déplorent aussi une éventuelle rupture d'équilibre dans la participation des deux  partenaires à la BFA. Berlin assure depuis 2010 le financement, à Illkirch-Graffenstaden, au sud de Strasbourg, du Jägerbataillon 291, unité d'infanterie et de reconnaissance de la BFA, première unité militaire allemande à tenir garnison en France depuis 1945. «Les Allemands s'inquiètent à la fois de ne pas avoir été mis dans le coup et de perdre un instrument de la coopération au quotidien», résume un officier général. Côté allemand, on veut croire que l'affaire n'est encore bouclée. Le dossier, prévient-on, remontera jusqu'à la chancelière elle-même.

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 12:45
5e RHC : 150 hommes repartent au Mali

08.10.2013 larepubliquedespyrenees.fr

 

Le 5e régiment d'hélicoptères de combat (RHC), basé à Pau-Uzein, va à nouveau être directement engagé au Mali, dans le cadre de l'opération Serval toujours en cours.

 

Un détachement d'environ 150 hommes, placé sous les ordres du nouveau chef de corps, le colonel Stéphane Richou, quittera son quartier de Rose, demain mercredi, en fin d'après-midi. Il se rendra à Gao, dans le cadre d'une "auto-relève" du groupement aéromobile déployé là-bas par l'armée française.

 

Cette nouvelle opération extérieure devrait durer trois mois, auprès notamment des hélicoptères (Tigre et autres) que le 5e RHC a engagé dans ce pays africain depuis le début de l'année.

 

C'est afin de préparer ce nouvel engagement qu'un vaste exercice de manoeuvres, baptisé "Béarn", vient tout juste d'avoir lieu dans la région de Navarrenx. Pour mémoire, 700 militaires issus de cinq régiments, plus de 30 hélicoptères et une centaine de véhicules avaient été mobilisés pendant une semaine.

 

Il s'agissait du plus gros exercice réalisé dans la région depuis 7 ans en terme de moyens aéromobiles déployés.

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 11:55
Le Drian détaille les coupes dans les armées

04 octobre 2013 Philippe CHAPLEAU - Ouest-France

 

Le ministre de la Défense a présenté [le 3 octobre]  le plan de restructuration pour 2014.L'an prochain, 7 881 postes vont être supprimés. Et des unités dissoutes.

 

Il ne s'agit « pas de construire une armée d'héritage », mais celle « de nos besoins ». Paraphrasant le général de Gaulle, Jean-Yves Le Drian a détaillé les dissolutions et les mouvements d'unités prévues dans le cadre de la dernière année de la loi de programmation militaire (LPM 2009-2014). Il a ainsi également répliqué à un groupe de généraux qui, sous le nom de Sentinelles de l'Agora (voir le blog Lignes de défense), a violemment critiqué la réforme du ministère de la Défense dans un texte diffusé lundi.

 

Une réorganisation pragmatique

 

Si la marine est épargnée pour 2014, l'armée de terre et l'armée de l'air sont touchées par le « plan de stationnement des armées » présenté hier. Le ministre assume ses choix et considère que les « embarras financiers » raillés par les Sentinelles de l'Agora sont dramatiques et obligent à « une réorganisation pragmatique du ministère de la Défense ».

 

L'armée de terre perd un régiment de chars Leclerc, le 4e régiment de dragons de Carpiagne (Bouches-du-Rhône) fort d'un millier d'hommes. Ses locaux phocéens seront ensuite occupés par le 1er régiment étranger de cavalerie (Légion étrangère, 900 hommes) qui va quitter Orange, ville dirigée par Jacques Bompard (Ligue du Sud).

 

L'armée de l'air fermera son détachement de Varennes-sur-Allier (Allier) et une partie de la plateforme de la base aérienne de Dijon. Elle réduira ses effectifs sur la base de Châteaudun (Eure-et-Loir) et dissoudra un escadron de défense sol-air à Luxeuil (Haute-Saône).

 

La somme des postes concernés par ces mesures n'atteint pas le total de 7 881 postes supprimés en 2014. D'autres le seront dans les états-majors de soutien défense (il en existe 5 en France) ; ainsi l'EMSD de Rennes et ses 90 militaires disparaîtront.

 

Et le reste ? Pas plus le ministre que ses conseillers n'ont apporté de précisions. Ce sera l'objet d'une « cueillette quasi individualisée, mais raisonnée » selon un militaire parisien, d'un saupoudrage de suppressions de postes qui affectera principalement l'administration et le soutien.

 

La même procédure, « sans coupes aveugles et systématiques » selon le ministre breton, sera adoptée pour les quatre premières années de la LPM 2015-2019 au cours de laquelle les armées vont devoir trouver 25 800 autres postes à supprimer.

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 11:55
Renault Trucks Défense hybride le VAB

07.10.2013 par Frédéric Lert (FOB)

 

La DGA et Renault Trucks Défense communiquent aujourd’hui (seulement !) sur un Plan d’Etude Amont lancé en 2012 pour le développement d’un VAB hybride dont le moteur thermique classique est augmenté d’un moteur électrique. Comme pour les autres PEA, il s’agit de procéder à des développements exploratoires et de valider des options techniques. En ligne de mire de ce programme, le développement d’une solution de motorisation innovante qui pourrait trouver une application sur les futurs EBRC et VMBR de l’armée française.

 

RTD met en avant trois atouts majeurs pour un véhicule tactique à propulsion hybride. Le premier est la fourniture d’électricité, moteur thermique arrêté, pour les systèmes embarqués. Un point essentiel sur fond de numérisation des armées, avec des besoins croissants en énergie pour les systèmes de communication, d’observation et autres brouilleurs, ainsi que pour  les fantassins débarqués. Deuxième application, la marche silencieuse : avec sa motorisation électrique, un véhicule hybride sera capable de rouler en silence sur quelques kilomètres. Un atout essentiel pour les missions de reconnaissance et dont RTD verrait une application idéale sur le futur EBRC. Troisième caractéristique mise en avant pour la propulsion hybride, la possibilité de « boost » : l’utilisation de la puissance électrique, en même temps que la puissance thermique, apportera instantanément une centaine de chevaux supplémentaire au véhicule qui pourrait en avoir besoin pour sortir d’un mauvais pas (embuscade, terrain difficile…)

 

Pour ce développement, RTD s’est servi d’une technologie civile déjà mise en œuvre sur des bus et des camions du groupe Volvo auquel appartient la marque. L’intégration de la propulsion hybride est pour l’instant testée sur VAB statique, avec un moteur électrique positionné au plus près du moteur thermique, au centre du véhicule. Mais RTD annonce qu’un VAB Mk3 6×6 baptisé « Electer » roulera avec cet équipement avant la fin de l’année et sera sans doute présenté à Eurosatory 2014.

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 11:45
 Mali : les hommes et les matériels ont souffert mais ont tenu selon le RETEX de l'opération Serval

04.10.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Défense globale
 

serval,maliLe colonel Pierre Esnault, du Centre de doctrine d'emploi des forces de l'armée de Terre, a présenté un RETEX (retour d'expérience) sur l'opération Serval au Mali, lors d'une rencontre avec l'Association des journalistes de Défense (AJD).

Voici un complément plus technique au récit épique du général Bernard Barrera à lire ici... Absolument, on vous le conseille.

Une constante même si on se félicite de la cohérence de la brigade Serval, du combat interarmes et interarmées, de la boucle décisionnelle courte, de la rusticité et l'endurance de la troupe : " On n'a jamais vu une troupe aussi usée " ; " n'importe quel parc aurait souffert ".

 

La cohérence

L'armée de Terre se félicite de la cohérence du dispositif des forces prépositionnées, de la réactivité de l'alerte Guépard et de l'efficacité des appuis (renseignement, artillerie, génie, hélicoptères). Sur le terrain, on a apprécié la complémentarité des moyens : infanterie légère dans les montagnes, blindés dans les grands espaces, infanterie blindée face aux katibas motorisés du MUJAO.

 

Les hommes

serval,maliDu côté des hommes, pas de mystère lors du désormais rituel passage par le sas de Paphos à Chypre : " On n'a jamais vu une troupe aussi usée. En Afghanistan, malgré des conditions difficiles, les hommes rentraient en meilleure condition. "

Sur le plan psychologique, malgré l'âpreté des combats, parfois très rapprochés, " on n'a pas détecté d'augmentation des stress post-traumatiques même si ça peut évoluer dans le temps et se déclarer plus tard. Les gens ont surtout le sentiment de la mission accomplie et de la victoire. Ce qui n'apparaissait pas en Afghanistan... " Voilà un bel euphémisme à apprécier.

 

Les matériels

Pour le matériel, le colonel Esnault est catégorique : " Compte tenu des exigences du territoire, n'importe quel parc aurait souffert. "

Premier constat, " les matériels nouveaux ont tenu ".

serval,mali

Le Tigre a mangé beaucoup de poussière et cela a entraîné un colossal effort de maintenance, bloquant régulièrement au sol l'essentiel du parc (en raison de la cannibalisation de l'un pour dépanner l'autre). " Mais la présence d'un seul Tigre a parfois fait basculer le rapport de forces. "

Le VBCI (véhicule blindé de combat d'infanterie) est désormais surnommé " le saint-bernard du désert ". La climatisation a permis aux soldats de mieux économiser leurs forces que les autres ; la tourelle puissante a fait la différence.

Le camion-canon Caesar a parfois réalisé des raids de plusieurs centaines de kilomètres. " Et une heure après, il envoyait des feux très précis. "

Voilà pour l'aspect positif car les matériels plus anciens ont tiré la langue : " Certains sont de la génération de la 504. Il est grand temps de les remplacer mais bon... " Les rustiques VAB se sont fréquemment ensablés, les mobiles AMX 10-RC et VBL (véhicules blindés légers) vieillissent.

La logistique, déterminante dans un pays immense et rude, est allé " à l'os ". " D'abord, nous n'avons qu'une seule brigade logistique. Les matériels anciens comme le VTLR (véhicules de transport logistique à remorque), c'est fini. Ils n'ont pas tenu dans le désert. Ils sont au bout du rouleau. Le TRM 10 000 (6x6 mis en circulation en 1994) s'en est mieux sorti. "

Au-delà de la vétusté du parc, la souffrance du bataillon logistique a une explication plus stratégique :  le choix de projeter la logistique en dernier, après les hommes, puis les appuis. " On a ainsi aggravé l'élongation incroyable sur ce terrain exigeant et abrasif. Le rythme de la campagne a imposé de faire le plein de gas-oil et de repartir aussitôt. Lors du mandat suivant (à partir de mai), la disponibilité technique a encore chuté. "

Des efforts de cohérence sont à réaliser. Un exemple sur le premier GTIA (groupement tactique interarmes) de fortune constitué par des troupes venant du Tchad et de la Côte d'Ivoire : " Leurs radios ne se parlent pas. Il a fallu en acheter sur le marché de Bamako... " Bon, avec Scorpion, ça devrait évoluer.

 

Des chiffres

En trois temps (la course en avant, la mise en place des points d'appui et la réduction des sanctuaires terroristes) du 11 janvier à la fin avril, la brigade Serval a mené 53 opérations : 6 de brigade, 10 de niveau GTIA (groupement tactique interarmes), 30 de niveau sous-GTIA (200-250 soldats), 7 de réaction rapide.

Le bilan humain français est de sept morts et environ 200 blessés (ce chiffre manque dans le RETEX).

Le bilan humain adverse n'est pas évalué précisément, de " 600 à 1 000 jihadistes tués ", a indiqué le général Barrera qui a commandé la composante terrestre du premier mandat de Serval. Pour le reste, 50 véhicules neutralisés, environ 150 tonnes de munitions découvertes, 60 engins explosifs improvisés neutralisés et 20 vestes d'attentat suicide, plus de 200 armes individuelles et collectives prises.

La consommation des munitions françaises : 34 000 d'ALI (armes légères d'infanterie), 58 missiles AC (antichar), 753 obus d'artillerie, 80 obus de 105 mm et 3 502 obus de 30 mm.

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 12:55
Une cavalerie à 40 escadrons ?

06 octobre à 12h40 par Jean-Dominique Merchet

 

La cavalerie pourrait perdre 20% de ses unités élémentaires.

 

La dissolution du 4 ème régiment de dragons est peut-être l'arbre qui cache la forêt des restructurations à venir au sein de la cavalerie. Comme nous l'expliquait sur ce blog le général Sainte Claire-Deville, le père de l'arme, le pion de base de la cavalerie est l'escadron, pas le régiment. "La cavalerie, c'est cinquante escadrons très sollicités", nous confiait-il en mai dernier. Ce pourrait bientôt n'être plus que quarante escadrons, qui seraient au passage renforcés. 

 

Selon nos informations, les réflexions en cours pourraient aboutir à ce nouveau format, avec la suppression de dix escadrons, soit une réduction de 20%. Outre les quatre escadrons de Leclerc du 4ème RD, dissous, six autres escadrons seraient supprimés.

 

Plusieurs pistes sont à l'étude, en particulier la fusion des actuels 7 Escadrons d'aide à l'engagement (sur VAB et VBL) à vocation antichar avec les 6 Escadrons d'éclairage et d'investigationsn directement rattachés au niveau brigade. Ils deviendraient tous des ERIAC (escadron de reconnaissance et d'intervention antichar), à raison d'un par régiment lourd ou léger.  Soit 10 ERIAC au lieu de 13 EAE + EEI.  Soit -3.

 

Pour atteindre le chiffre de 10 escadrons à supprimer, les régiments de chars Leclerc (2ème cuirassiers d'Olivet, le 501ème régiment de chars de combat de Mourmelon et le 1er chasseurs de Verdun) seraient réorganisés sur la base de 3 escadrons et non plus 4 comme aujourd'hui. Ces escadrons lourds seraient toutefois "densifier", les pelotons passant de trois à quatre chars. Les pelotons de la "légère", sur AMX-10 RC, seraient également renforcés en effectifs.

Une cavalerie à 40 escadrons ?
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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 21:45
Le 5e RHC se prépare pour l’opération Serval - video

04/10/2013 International

 

Du 23 au 27 septembre 2013, 30 aéronefs et 700 hommes se sont entrainés dans un cadre interarmes avant leur projection vers le Mali.

 

« Pour les pilotes, les mécaniciens, les contrôleurs aériens, les transmetteurs, cet entrainement est particulièrement important parce qu’au Mali nous travaillons d’une façon très intégrée avec toutes les capacités opérationnelles de l’armée de Terre » précise le colonel Richou, chef de corps du 5e régiment d’hélicoptères de combat de Pau. C’est ici la dernière occasion de mettre en pratique et de valider tous les acquis avant le grand départ.

 oct. 2013 Armée de Terre

 

Du 23 au 27 septembre plus de 30 aéronefs et 700 hommes sont déployés dans la région du Béarn. Nom de code de l'exercice, Béarn 2013. Son but la validation avant projection au Mali du 5e régiment d'hélicoptère de combat.


Le 8e régiment parachutiste d'infanterie de marine ainsi que le 17e RGP et le 35e RAP participent aussi à cette manœuvre.


Dans quelques semaines le 5e RHC sera de retour sur le théâtre Malien, dans le cadre de la mission de régionalisation.

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 21:35
Afghanistan - Voie Sacrée, dernier bataillon logistique - Crédits CPL Cazalon 121e RT

Afghanistan - Voie Sacrée, dernier bataillon logistique - Crédits CPL Cazalon 121e RT

03/10/2013 Armée de Terre

 

Projeté de mars à juin 2013, le bataillon logistique (BATLOG) Voie Sacrée est le dernier à avoir été déployé en Afghanistan. Avec à sa tête le colonel Eric Vincendet, chef de corps du 121e régiment du train de Montlhéry, et fort de près de 400 soldats, le bataillon avait reçu pour mission principale d’assurer la dernière étape du désengagement de l’armée française de l’opération Pamir et de rétrocéder le camp de Warehouse à l’armée afghane.

 

Pour atteindre cet objectif, le bataillon a suivi avec rigueur une mise en condition dense avant projection. Débutée le 10 septembre 2012 par le « Key Leader Training », la préparation a ensuite emmené les femmes et les hommes du BATLOG à travers différents camps. Valdahon en octobre 2012 où s’est tenu le camp intermédiaire, le centre d’entraînement des brigades (CEB) de Mourmelon en novembre 2012, et enfin le détachement d’assistance opérationnelle (DAO) de Canjuers en janvier 2013, étape finale avant de quitter le territoire métropolitain entre le 13 et le 25 mars 2013. Désengagé ensuite au fur et à mesure des missions achevées, le dernier détachement a quitté le camp de Warehouse le 23 juin 2013, après en avoir confié la garde à l’armée afghane.

 

Enfin, vendredi 27 septembre 2013, dans le magnifique domaine du château de Chamarande (91), sonnait de manière symbolique la fin du BATLOG Voie Sacrée au cours d’une cérémonie de dissolution présidée par le général d’armée Ract Madoux, chef d’État-major de l’armée de Terre, en présence d’élus locaux et d’autorités militaires, notamment le général de division Rivault, commandant en second les forces terrestres, et représentant le général commandant les forces terrestres, du général de division Hocquard, directeur du service de la maintenance industrielle terrestre, du général Etienne, commandant l’école du train, et du général Bacquet, commandant la brigade logistique.

 

Cette cérémonie a été également l’occasion pour le lieutenant-colonel Depreville, commandant en second du BATLOG Voie Sacrée, de se voir remettre les insignes de chevalier de la Légion d’honneur.

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 10:55
Renault Trucks Defense VAB 4x4 armoured vehicle personnel carrier - photo Armée de Terre

Renault Trucks Defense VAB 4x4 armoured vehicle personnel carrier - photo Armée de Terre

October 3, 2013 armyrecognition.com

 

The French defence procurement agency DGA awarded Renault Trucks Defense a design study contract (PEA) to develop a hybrid propulsion demonstrator in 2012. On completion of this study, in the last quarter of 2014, Renault Trucks Defense will present a VAB armoured personnel carrier equipped with this thermal and electric propulsion system – an electric machine linked to a combustion engine.

 

The applications for hybrid propulsion are very promising and involve several vehicle operating modes. In the field of mobility, hybrid propulsion can serve as a booster, providing around 100 hp of extra power.

 

Hybrid propulsion also offers an energy reserve that will be very useful for command or observation vehicles which are often required to conduct long endurance missions and to supply power to various on- and off-board systems (observation equipment, information and command system, etc.).

 

Hybrid propulsion ensures that these functions can be performed without the need to maintain the combustion engine in operation.

 

Renault Trucks Defense: With one hundred years of experience, Renault Trucks Defense is derived from Berliet and Renault. Renault Trucks Defense is specialized in the armoured vehicle. Renault Trucks Defense is a division of Renault Trucks, a brand within the Volvo Group. Renault Trucks Defense is [one of] the major supplier to the French army with an internationally recognized knowhow (more than 30 000 military vehicles in operation worldwide).

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 19:55
Note d'information Décisions de restructurations pour l'année 2014

03/10/2013 Ministère de la Défense

 

Pourquoi ces restructurations ?

 

Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2013, approuvé par le Président de la République le 29 avril dernier, fixe les orientations stratégiques de la politique de défense et de sécurité ainsi qu’un nouveau modèle d’armée. La mise en oeuvre de ce nouveau modèle d’armée se traduira par une réduction de 23 500 postes supplémentaires sur la période 2014-2019.Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2008 et la révision générale des politiques publiques prévoyaient la suppression de près de 55 000 postes. Au titre de l’achèvement de ces mesures inscrites dans la Loi de programmation militaire (LPM) 2009-2014, 10 000 postes restent encore à supprimer.Cette réduction des effectifs imposera la fermeture d’implantations militaires et/ou le transfert d’unités, en adéquation avec le nouveau format des armées, la mise en oeuvre de mesures de rationalisation et d’optimisation des structures et des fonctions d’administration et de soutien et, par voie de conséquence,une modification de l’actuel plan de stationnement des forces.

 

Pour 2014, le ministère de la Défense doit réaliser un ensemble de mesures de restructurations(dissolution, transfert d’unités ou rationalisation de fonctions) permettant d’atteindre sa cible en déflations, soit la suppression de 7 881 postes.

 

Les restructurations 2014

 

Á ce titre, il est prévu pour l’armée de terre la dissolution du 4e régiment de dragons stationnéà Carpiagne et le transfert dans cette ville du 1er régiment étranger de cavalerie, stationné actuellement à Orange. Le maintien de la base aérienne 115 à Orange permet de garantir la présence militaire dans cette ville.

 

Pour l’armée de l’air, on retiendra principalement :

 

- La fermeture du détachement air de Varennes-sur-Allier entre l’été 2014 et l’été 2015 :cette mesure, annoncée dès 2008, s’inscrit dans la logique de rationalisation de la logistique et de la fonction stockage du matériel de l’armée de l’air.

 

- La fermeture de la plateforme aéronautique de la base aérienne 102 de Dijon-Longvic à l’été2014, du fait de son sous-emploi et du regroupement programmé des Alphajet sur Cazaux ; la base aérienne de Dijon est maintenue.

 

- La dissolution de l’escadron de défense sol-air de la base aérienne 116 de Luxeuil à l’été 2014, résultant du resserrement du dispositif de défense sol-air. La base aérienne de Luxeuilest maintenue.

 

- La transformation de la structure de commandement de la base aérienne de Châteaudunet une réduction des effectifs des formations stationnées sur ce site : la base aériennede Châteaudun se transforme ainsi en élément air rattaché de la base aérienne d’Orléans-Bricy.

 

En interarmées, la Direction du renseignement militaire (DRM), localisée à Creil, sera transférée à Balard dans la perspective du projet de regroupement des états-majors, directions et services sur un site unique. Dans le cadre du projet de rationalisation et de mise en cohérence de l’organisation territoriale des soutiens, les États-majors de soutien défense (EMSD) sont dissous à l’été 2014 : cette mesure tiendra compte toutefois des besoins de coordination régionale pour certaines fonctions ou spécifiques à l’armée de terre.

 

L’accompagnement des restructurations

 

Le Gouvernement prend toute la mesure de l’impact de ces restructurations sur la démographie et l’activité économique locale.

 

Précisé dans une circulaire que le Premier ministre a adressée le 1er octobre aux préfets de département et de région concernés, le dispositif d’accompagnement territorial est renforcé et s’articule notamment autour des mesures suivantes prévues dans le projet de LPM 2014-2019 :

 

- Une enveloppe de 150 millions d’euros en faveur des territoires les plus touchés sera mise en place pour financer la reconversion des sites et des projets de développement.

 

- Le dispositif de cession à l’euro symbolique de certaines emprises libérées par la Défense sera reconduit pour les collectivités les plus fortement affectées. Il sera étendu aux établissements publics fonciers.

 

- L’instrument privilégié sera le contrat de redynamisation de site Défense. Une meilleure articulation sera recherchée avec les Contrats de projet État/Région (CPER).

 

- Un dispositif de prêts participatifs de revitalisation au bénéfice des PME sera mis en place dans le cadre de la Banque publique d’investissement (BPI).

 

- Un ensemble de mesures financières ou fiscales est prévu pour favoriser les projets d’implantation ou d’extension d’entreprises ou de nature à aider le développement économique et sociale des communes (aides à finalité régionale, prime d’aménagement du territoire….).

 

- La Mission pour la réalisation des actifs immobiliers (MRAI) conduira, avec les collectivités impactées par les restructurations, les négociations en vue de la cession des emprises reconnues inutiles au ministère. Elle mènera les études d’aménagement urbain ou de développement économique nécessaires à la reconversion des sites.

 

Enfin, un préfet, monsieur Henri Masse, a été nommé délégué ministériel à la mise en oeuvre territoriale de la réforme pour coordonner l’ensemble des actions conduites par le ministère de la Défense au titre de l’accompagnement territorial des restructurations.

 

Les futures réorganisations

 

Concernant la période 2015-2019, il est prématuré de se prononcer sur les mesures de réorganisation qui seront nécessaires. Le nombre de sites restructurés dépendra des résultats de l’analyse fonctionnelle et capacitaire conduite par les états-majors, directions et services. Aussi, le choix des régiments, bases aériennes ou structures administratives devant être conservés, transférés ou dissous résultera d’une analyse multicritères prenant en compte des considérations d’ordre opérationnel (respect des contrats opérationnels…) ou budgétaire (réduction des coûts de fonctionnement par mutualisation des soutiens ou densification des emprises par exemple). Ce choix sera aussi fait avec le souci constant de l’aménagement du territoire, comme l’a rappelé le Président de la République.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 11:55
Défense : un budget 2014 de crise et d'avenir

03.10.2013 par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense globale

 

Le ministre de la Défense a présenté ce jeudi après-midi le budget Défense du projet de loi de finances 2014. Il est maintenu comme promis à 31,4 milliards d'euros, avec une part (inquiétante ? l'avenir le dira) de 1,77 milliard de recettes exceptionnelles.

 

" Nous maintenons la France aux premiers rangs sur le plan stratégique ", assure le ministre.

 

On trouve dans ce budget de la mission Défense des atouts, des freins et des inquiétudes. Ce 1,77 milliard d'euros de recettes exceptionnelles pour assurer le budget mais aussi la réduction du budget OPEX à 450 M€ alors qu'il s'est monté en moyenne ces dix dernières années à 650 millions d'euros (financement interministériel en cas de dépassement). Le désengagement d'Afghanistan, la réduction des effectifs au Mali et de nouvelles priorités stratégiques " vont faire décroître les besoins financiers en 2014 ". Soit.

 

Les personnels

 

La déflation d'effectifs se montera à 7 881 emplois en 2014 avec en face, un recrutement de 17 000 militaires et civils. Eh oui, le soldat doit rester jeune.

 

La déflation totale de 2014 à 2019 sera de 33 675 emplois (23 500 de la loi de programmation militaire et 10 175 restant de la LPM précédente). Le détail : 7 881 en 2014, 7 500 en 2015, 7 397 en 2016, 7 397 en 2017, 3 500 en 2018, 0 pour l'instant en 2019.

 

En 2014, 195,2 M€ seront consacrés aux mesures d'accompagnement.

 

Il y a aussi des créations de postes, denrée plutôt rare : 123 en 2014 dans la cyberdéfense et 65 dans les services de renseignement, notamment pour l'analyse de flux d'informations accrus. Le budget du " rens " augmente de 39 M€ en 2014...

 

Les commandes et livraisons d'équipements

 

Les crédits d'équipement passent à 16,5 milliards d'euros (+3,1 %). L'entretien programmé des matériels augmente aussi à 3,1 milliards (+ 5,5 %). L'innovation et la recherche (R&D) s'élèveront à 3,6 milliards en 2014, dont 750 millions d'euros pour les études amont.

 

Au rayon des livraisons et commandes, 2014 apportera notamment aux forces aéroterrestres 4 hélicoptères Tigre HAD (appui destruction), 4 NH 90 TTH (transport tactique), 77 VBCI (combat d'infanterie) et 4 036 équipements Félin, 13 lance-roquettes unitaires (LRU)... L'année célébrera également le lancement du programme Scorpion de modernisation de l'armée de Terre.

 

On note au passage que tous les hélicoptères Caracal seront regroupés au 4e RHFS à Pau, sous l'autorité du commandement des opérations spéciales (?).

 

Les forces navales bénéficieront d'une deuxième frégate multi-missions FREMM, de trois hélicoptères NH90 version navale. Un quatrième sous-marin Barracuda sera commandé et on lance le programme MdCN de missile de croisière naval.

 

Pour les forces aériennes, on attend la livraison de 4 A400M Atlas, 11 Rafale, 220 AASM (bombes air-sol), le lancement du programme de l'avion de ravitaillement en vol MRTT et la préparation de la rénovation des Mirage 2000 D.

 

Les fermetures de sites

 

De ce côté-ci, pas de surprise. Les restructurations que nous vous annoncions dès mardi soir, après leur signature au ministère de la Défense, sont confirmées. Avec la fermeture du 4e Dragons, remplacé à Carpiagne par le 1er REC qui quitte Orange, la réduction à leur plus simple expression des bases aériennes de Luxeuil-les-Bains et de Dijon-Longvic et la fermeture du détachement air de Varennes-sur-Allier. Lire le détail ici.

 

Une enveloppe de 150 millions d'euros aidera les collectivités à financer la reconversion des sites touchées.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 10:55
Hausse du budget équipement des armées

Des militaires français sur le terrain aux côtés de canons Caesars fabriqués par Nexter. Crédit Photo Nexter

 

03/10/2013 Par Véronique Guillermard – LeFigaro.fr

 

Les crédits d'équipement des armées atteindront 16,5 milliards d'euros en 2014, soit 500 millions de plus qu'en 2013. Un effort est aussi prévu pour entraîner les hommes.


 

Inscrit à hauteur de 190 milliards d'euros dans la Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019, le budget de la mission défense se décline sur une base annuelle dans le Projet de Loi de finances (PLF) 2014. Troisième budget de l'État, après l'Éducation et la charge de la dette, la défense verra ses crédits se stabiliser l'année prochaine à 31,4 milliards d'euros, soit au même niveau qu'en 2013. Cette enveloppe se décompose en 29,6 milliards d'euros de crédits budgétaires, 1,5 milliard d'euros au titre des Projets d'avenir industriel (PIA), 200 millions de produits de cession de biens immobiliers et plus de 70 millions de recettes exceptionnelles (redevances perçues au titre de fréquences télécoms cédées à des opérateurs).

 

Parallèlement, le budget de fonctionnement du ministère de la Défense va baisser de 100 millions d'euros. Un effort qui représente 11 % de la réduction totale des frais de fonctionnement de l'État (900 millions) programmée pour 2014.

 

Augmentation du taux de disponibilité du matériel

 

A l'intérieur du budget 2014 des armées, deux postes ont été privilégiés. Le premier concerne les crédits d'entretien programmé de matériels ainsi que l'entraînement des militaires (heures de vol sur avions de combat par exemple). Ce budget augmente de 200 millions d'euros par rapport à celui de 2013 à 3,1 milliards l'année prochaine. «Alors que la LPM précédente avait mis un accent fort sur la modernisation des armées en contrepartie des suppressions d'emplois, la prochaine LPM veut agir sur la préparation opérationnelle et augmenter le taux de disponibilité des équipements», souligne-t-on au ministère de la Défense.

 

Le second poste en hausse est celui des équipements. Les crédits prévus atteindront 16,5 milliards d'euros l'année prochaine, soit 500 millions d'euros de plus qu'en 2013. Jean-Yves Le Drian a rendu publique la liste des commandes et livraisons décidées pour 2014. La France prendra livraison du satellite franco-italien de télécoms militaires spatial Sicral, d'une frégate multimission (FREMM), de 11 chasseurs Rafale, de 4 Airbus de transport A400M, de 4 hélicoptères de combat Tigre, de 7 hélicos de transport NH90, de 60 missiles navales de croisière (Mdcb) qui équipent les sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) ainsi que de 77 blindés VBCI.

 

Le programme Scorpion de modernisation de l'armée de Terre lancé

 

Parallèlement, plusieurs commandes seront notifiées à l'industrie. Le 4ème sous-marin de classe Barracuda (sur 6 prévus en 2007) sera commandé, le programme Scorpion de modernisation de l'armée de Terre sera engagé avec les premiers contrats passés ainsi que les Airbus ravitailleurs MRTT et les drones de surveillance à l'américain General Atomics (2 systèmes de drones Reaper doivent être livrés aux armées françaises d'ici à la fin 2013 sur un besoin identifié pour 12 systèmes). Si, comme l'avait promis Jean-Yves Le Drian «aucun secteur, ni programme majeur n'est sacrifié», tous les programmes subiront un étalement et des décalages de livraisons. Ce qui inquiète les industriels.

 

Du côté Recherche et développement, le budget 2014 prévoit 3,6 milliards d'euros notamment pour préparer l'avenir dans l'aéronautique de combat. Sur ce total, une enveloppe de 750 millions sera réservée aux études amont.

 

En contrepartie du maintien du budget de la défense, les armées devront réduire leurs effectifs. En six ans, 34 675 postes seront supprimés dont 10 000 avaient déjà été programmés par la précédente LPM (2008-2014) mais non réalisés. En 2014, les rangs de la défense s'éclairciront de 7 881 postes au total.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 07:55
Défense : le ministre lance les restructurations dans les armées

03/10/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Pour 2014, le ministère doit réaliser un ensemble de mesures de restructurations (dissolution, transfert d'unités ou rationalisation de fonctions) permettant d'atteindre sa cible de suppression de 7 881 postes.

 

Les restructurations dans les armées "concerneront principalement l'armée de terre et l'armée de l'air", a annoncé jeudi le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Un régiment déplacé d'Orange (Vaucluse) à Carpiagne (Bouches-du-Rhône), où un autre est dissous, quatre sites de l'armée de l'air touchés en 2014 : les premières restructurations de la Loi de programmation militaire (LPM), qui prévoit la suppression de 23.500 postes entre 2014 et 2019, ont été dévoilées jeudi matin. La dissolution ou le transfert d'un régiment, soit près d'un millier de soldats et leurs familles - et au total plusieurs milliers de personnes quittant la ville - fragilise les entreprises locales.

 

Le 4e Régiment de dragons (RD) installé depuis 2009 sur le camp militaire de Carpiagne, près de Marseille, sera dissous en 2014. Le 4e RD, l'un des quatre régiments de chars Leclerc, compte 1.000 militaires et civils d'active et de réserve. Par ailleurs, le 1er Régiment étranger de cavalerie (REC), prestigieux régiment de 900 légionnaires installé à Orange depuis 1967, quittera en 2014 la ville pour s'installer à Carpiagne. "Une catastrophe", pour le député-maire d'Orange Jacques Bompard, et une "mauvaise nouvelle" pour la section PS de la ville. Le maire et le PS ont appelé à une manifestation de protestation samedi après-midi. "Je comprends la fatigue d'un certain nombre d'unités qui ont été restructurées, et encore restructurées. Comment ne pas les comprendre ?", souligne le ministre

 

Armée de l'air touchée

 

Quatre sites de l'armée de l'air sont par ailleurs touchés par ces restructurations. La base aérienne (BA) 116 de Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône) va perdre "Servance", son escadron de défense sol-air (EDSA, quelque 200 hommes). Par ailleurs la base 116 connaîtra, selon le ministère de la Défense, une "baisse de l'activité" de ses Mirage 2000-5 de défense aérienne.

 

D'autre part, "l'activité aérienne permanente" de la BA 102 de Dijon, l'une des doyennes des bases de l'armée de l'air, sera "arrêtée". Elle abrite notamment un escadron d'entraînement sur Alpha Jet qui sera transféré à Cazaux (Gironde), selon le député UDI François Sauvadet, président du Conseil général de la Côte-d'Or. "Un coup sévère porté à la base et au département avec le départ de 350 militaires et 15 civils", a-t-il dit. L'emprise du détachement air 277 de Varennes-sur-Allier (Allier) sera fermée entre l'été 2014 et l'été 2015. Un site où travaillent 236 personnes, dont 98 civils.

 

Pas d'annonce après 2014

 

Enfin, l'unité de commandement de la BA 279 de Châteaudun (Eure-et-Loir) sera transformée en un "élément air rattaché" (AER) à la BA 123 d'Orléans-Bricy, l'une des plus importantes bases du transport aérien. La BA 123 a accueilli lundi le tout premier Airbus A400M, nouvel avion de transport militaire européen, livré à l'armée de l'air française.

 

Concernant la période 2015-2019, le ministère estime "prématuré de se prononcer sur les mesures de réorganisation qui seront nécessaires". Le nombre de sites restructurés dépendra "des résultats de l'analyse fonctionnelle et capacitaire conduite par les états-majors, directions et services", explique-t-il.

 

Les ressources exceptionnelles au rendez-vous

 

Présentée début août, la LPM sera examinée le 21 octobre au Sénat, avant de passer devant l'Assemblée nationale. Sur les 23.500 postes supprimés, 9.000 doivent l'être au sein des forces opérationnelles et 14.500 dans le soutien et l'environnement des armées. Une baisse des effectifs qui s'ajoute aux 54.000 postes supprimés dans le cadre de la précédente LPM (2008-2013). "Conformément au projet de LPM, la défense réduira donc ses effectifs de 7881 emplois en 2014", a rappelé le ministre.

 

Au total, le budget de la mission « défense » s'élèvera à 31,4 milliards d'euros, dont 1,8 milliards proviendra de ressources exceptionnelles (REX). "Ce 1,8 milliard a une triple origine, a expliqué ce jeudi le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, et vous retrouvez au passage l'exigence de transparence que j'ai souhaité avoir : premièrement, des crédits du nouveau programme d'investissements d'avenir (PIA), pour 1,5 milliard ; deuxièmement, le produit de cessions d'emprises immobilières, pour 0,2 milliard ; troisièmement, d'autres ressources exceptionnelles pour 70 millions, dont des redevances versées au titre des cessions de fréquences hertziennes déjà réalisées lors de la précédente loi de programmation".  Le PIA financera des dépenses de la recherche spatiale et de dissuasion.

 

Un budget équipement stable

 

Le projet de budget 2014 prévoit également une augmentation des crédits d'équipement, qui passent de 16 milliards d'euros en Loi de finances initiale (LFI) 2013 à 16,5 milliards pour 2014. Cette enveloppe "vise à assurer la modernisation des armées et le renouvellement de nos matériels", a précisé le ministre. D'une façon générale, il estime que le budget 2014 permet "de maintenir un niveau d'ambition élevé pour la Défense. Il permet en particulier la préservation du tissu industriel et de l'emploi".

 

Pour autant, avec le maintien de tous les grands programmes, le ministère doit adapter les cadences et parfois les cibles des grands programmes, en cohérence avec les nouveaux contrats opérationnels retenus par le dernier Livre blanc. C'est la direction général de l'armement (DGA) qui s'y colle. "Mon objectif est que, d'ici la fin de l'année, l'essentiel des dossiers aient été traités. Nous avons déjà trouvé un accord sur la révision des cadences NH90 et Barracuda. Pour le reste, nous avançons", précise-t-il.

 

2014, livraison de grands programmes

 

L'année 2014 verra ainsi "des avancées majeures" en matière d'équipements. Seront commandés, parmi beaucoup d'autres, les avions ravitailleurs MRTT,  - "il était temps", estime le ministre  -, des drones MALE, - "il était temps aussi" - , les pods de désignation laser du Rafale, les véhicules du programme Scorpion, le quatrième sous-marin Barracuda…

 

Les forces armées recevront notamment le satellite franco-italien de télécommunications spatial Sicral, une frégate Fremm, quatre hélicoptères Tigre, sept hélicoptères NH90, 11 avions Rafale, quatre A 400M désormais appelés ATLAS, 60 missiles de croisière navals MDCN, 77 véhicules VBCI... "C'est la traduction de ma volonté, dans la LPM, de maintenir les grands programmes et d'en lancer près de vingt nouveaux", explique Jean-Yves Le Drian.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 07:45
Tchad : le groupement Terre forme les instructeurs de l’armée tchadienne

03/10/2013 Sources : EMA

 

Du 26 aout au 20 septembre 2013, le groupement terre de la force Epervier a conduit quatre détachements d’instruction opérationnelle (DIO) au profit d’une vingtaine d’instructeurs de l’armée nationale tchadienne (ANT), du grade de sergent à celui de capitaine.

 

Le détachement français, armé par 1er régiment de Spahis (1er RS) et le 1er régiment de Tirailleurs (1er RTir), a dispensé une formation tactique portant sur la pédagogie militaire, la topographie, le combat d’infanterie et sur le combat des blindés. Ces formations se sont déroulées sur le camp bâti du Groupement des écoles militaires interarmées (GEMIA) et sur un terrain de manœuvre des écoles. Le programme s’est étalé sur 4 semaines, marquées chacune par une dominante d’instruction.

 

La première semaine, les élèves du DIO ont reçu une formation sur les techniques et attitudes militaires pédagogiques. L’objectif était de leur donner des bases suffisantes afin qu’ils soient en mesure de conduire eux-mêmes une séance d’instruction.

 

La deuxième semaine a été consacrée à des cours de topographie. Après un enchaînement de cours théoriques sur la lecture de cartes, l’utilisation de matériels topographiques (boussole, jumelle, équerres de report de points, GPS…), les stagiaires ont restitué leurs apprentissages au cours d’une course d’orientation.

 

Le programme de la troisième semaine est centré sur les actes réflexes et les actes élémentaires du combattant: présentation de la section d'infanterie (son organisation et son articulation), présentation des missions offensives et défensives de la section d'infanterie et une étude détaillée de la mission reconnaître un axe (progression à pied et en véhicule) / mettre en place un check-point (mise en place appui, couverture, groupe assaut). L’étude de cette mission a donné l’occasion de faire travailler les stagiaires à l’aide d’une caisse à sable, outil dont l’efficacité n’est plus à démontrer à l’instruction comme en opérations.

 

Le cycle de formation s’est achevé par une semaine entièrement consacrée au combat en engins blindés que les stagiaires ont achevé la formation. Cette séquence a permis de revenir sur les actes élémentaires, les missions offensives et défensives, le stationnement et la sauvegarde du peloton blindé ont été revus. Un exercice individuel de synthèse en caisse à sable a clôturé le stage.

 

Chaque année, la force Epervier organise des détachements d’instruction opérationnelle au profit des militaires de l’armée nationale tchadienne, afin de transmettre leurs savoirs-faire. Ces formations, qui se déroulent dans le cadre des accords de coopération militaire entre la France et le Tchad, sont l’occasion de partages d’expérience et d’échanges particulièrement instructifs pour les deux armées.

Tchad : le groupement Terre forme les instructeurs de l’armée tchadienneTchad : le groupement Terre forme les instructeurs de l’armée tchadienneTchad : le groupement Terre forme les instructeurs de l’armée tchadienne
Tchad : le groupement Terre forme les instructeurs de l’armée tchadienneTchad : le groupement Terre forme les instructeurs de l’armée tchadienne
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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 12:45
Casa CN 235 du "Ouessan"

Casa CN 235 du "Ouessan"

02/10/2013 armée de l'air

 

Du 9 au 11 septembre 2013, un équipage de Casa CN235 a participé à l’exercice M’Wiri du 6e bataillon d’infanterie de Marine (BIMa), au Gabon.

 

Cet exercice s’articulait en plusieurs phases. Dans la phase initiale, une base opérationnelle aéroportée (BOAP) a été mise en place sur l’aéroport de Lambaréné, au sud de Libreville. Ces installations ont pu accueillir le centre d’opérations du 6e BIMa, responsable de la conduite de l’exercice.

 

La phase relative à l’exercice a permis de mettre en œuvre la plupart des modes d’action du Casa utilisables dans le cadre d’une opération aéroportée : largage de personnel, poser d’assaut, avitaillement d’hélicoptères, permettant ainsi le maintien en condition opérationnelle et la préparation au combat de l’équipage.

 

À l’instar des équipages d’hélicoptères AS555 Fennec, les équipages de CN 235 en mission au Gabon sont insérés, pour la durée de leur mandat, dans le dispositif des forces françaises au Gabon (FFG) au sein de l’escadron de transport 55 « Ouessant », stationné sur le détachement « air » 470 de Libreville.

 

La participation de l’escadron de transport « Ouessant » à ce type d’exercice permet de favoriser le travail en milieu interarmées, tout en contribuant à l’entraînement des équipages de l’armée de l’air détachés à Libreville.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:55
Les Spahis devraient échapper à la rigueur de la Loi de programmation militaire

l01/10/2013 ledauphine.com

 

On devrait savoir cette semaine quel est le régiment de cavalerie qui sera dissous par le ministre de la Défense, au nom de la rigueur imposée à la Loi de programmation militaire (LPM). A priori, ce ne sera pas le 1er Régiment de Spahis, basé à Valence. Et l’unité ne sera pas appelée non plus à rejoindre un autre quartier, dans une autre ville, comme un autre régiment de cavalerie va devoir le faire d’après les informations données à la commission de la Défense du Sénat la semaine dernière par le général Ract-Madoux, chef d’État-major de l’armée de Terre.

 

En clair, la LPM ne devrait pas affecter la base de défense de Valence. Il est vrai que la décision aurait été un crève-cœur pour le général Ract-Madoux, qui fut le 1995 à 1997 le chef de corps du 1er Régiment de Spahis, l’unité la plus décorée de l’Arme blindée Cavalerie… La LPM devrait d’ailleurs engager plus avant encore la réflexion sur le matériel qui succédera à l’AMX 10 RCR, dont les Spahis sont dotés.

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 11:30
Liban : Transfert d’autorité de la « Force Commander Reserve »

02/10/2013 Sources : EMA

 

Le 28 septembre 2013, au camp de Dayr Kifa au Liban, a eu lieu la cérémonie de transfert d’autorité de la Force Commander Reserve (FCR) entre le colonel Christophe Baudouin et le colonel Loïc Mizon.

 

Le général de brigade irlandais Patrick Phelan, adjoint du commandant de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) a présidé la cérémonie de transfert d’autorité de la FCR entre le colonel Baudoin, commandant le 4e régiment de Dragon, et le colonel Loïc Mizon, chef de corps du régiment d’infanterie Chars de Marine. En 6 mois, les 600 militaires de la FCR mandat 19 ont effectué plus de 500 patrouilles avec les forces armées libanaises (FAL). Conformément à la résolution 1701 du CSNU, la FCR a conduit une vingtaine d’instructions opérationnelles au profit de plus de 300 militaires libanais. Enfin, le mandat de la FCR a été marqué par l’exercice « Steel Storm » pendant lequel, sous commandement français, les détachements de la FINUL se sont retrouvés pour un exercice de tir à Naqoura. 40 000 munitions de petit calibre ont été tirées à cette occasion.

 

La FCR mandat 20 est désormais armée par 600 marsouins des régiments de la 9e brigade d’infanterie de Marine (régiment d’infanterie Chars de Marine, 6e régiment du génie, 11e régiment d’artillerie de Marine) et d’une compagnie d’infanterie du 92e régiment d’infanterie de Clermont Ferrand, aux ordres du colonel Loïc Mizon.

 

La relève nombre pour nombre des militaires de l’opération DAMAN initiée le 25 septembre est donc achevée. Les derniers éléments des unités « montantes » ont été débarqués du BPC Tonnerre dans la matinée du 29 septembre et ont rejoint Dayr Kifa à environ 100 kilomètres au sud de Beyrouth.

 

L’organisation millimétrée des mouvements d’embarquement et de débarquement, orchestrée par l’équipage et la batellerie du BPC Tonnerre, ont permis à cette opération d’ampleur de s’achever dans d’excellentes conditions. Une section de protection des forces armées libanaises (FAL) a assuré la sécurité de l’opération aux côtés d’une section de la « Force Commander Reserve » (FCR) sur véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI). Comme le 25 septembre, du personnel du Service de l’immigration était présent sur place pour assurer la gestion et la fluidité des formalités administratives d’entrée et de sortie du territoire libanais. Madame Cécile Longé, consule générale de France au Liban a rendu visite aux militaires des deux mandats présents sur la zone de débarquement.

 

La France est l’un des principaux pays contributeurs de la FINUL. Les militaires français de l’opération DAMAN agissent particulièrement au sein de la FCR qui confère au force commander une capacité de dissuasion, de réaction et de coercition. Robuste, souple et réactive, la FCR constitue une véritable force décisive au service de la paix au Sud Liban, dans le cadre de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Liban : Transfert d’autorité de la « Force Commander Reserve »Liban : Transfert d’autorité de la « Force Commander Reserve »
Liban : Transfert d’autorité de la « Force Commander Reserve »Liban : Transfert d’autorité de la « Force Commander Reserve »
Liban : Transfert d’autorité de la « Force Commander Reserve »Liban : Transfert d’autorité de la « Force Commander Reserve »
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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 20:55
photo 1e REC

photo 1e REC

1 octobre 2013 par Henri Weill - Ainsi va le monde !

 

Journée compliquée pour le général Bertrand Clément-Bollée, commandant des forces terrestres.Qui devrait d'abord annoncer à Carpiagne, au 4ème régiment de dragons (RD) sa dissolution. Puis aux légionnaires du 1er régiment étranger de cavalerie (REC) qu'ils quittent Orange pour...Carpiagne.

 

photo 4e RD - Armée de Terre

photo 4e RD - Armée de Terre

Recrée en 2009, le 4ème RD, régiment de chars lourds disparaît à nouveau : "cette fonction avait déjà beaucoup souffert en 2008, en voici une nouvelle démonstration" commente un haut-fonctionnaire de défense.

photo 1e REC

photo 1e REC

La Légion est également touchée par ces restructurations mais sous une forme géographique. Le REC (dont le chef de corps s'apprête à rentrer de Côte d'Ivoire) quittera le Vaucluse pour les Bouches-du-Rhône. L'adresse aux légionnaires aura certainement un ton particulier pour le général Bertrand Clément-Bollée, qui a commandé le régiment entre 1999 et 2001.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 19:55
Un salon pour toutes les simulations ! (vidéo)

01/10/2013 C. Bobbera - Economie et technologie

 

Le 8emondial de la simulation s’est déroulé du 27 au 29 septembre 2013 au musée de l’Air et de l’Espace du Bourget. A cette occasion, l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) a présenté au public  son simulateur EDITH (entraineur didactique interactif tactique hélicoptère), sur lequel s’entrainent et se forment les chefs de bord, les chefs de patrouille et les commandants d’unité.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 17:45
Le génie militaire au Mali : être sapeur, un socle commun 3/4

Le génie militaire au Mali : être sapeur, un socle commun - Crédits : J. Peschel/ EMA / Marine Nationale

 

01/10/2013 Sources : EMA Com

 

Pour la première fois, l’armée française expérimente sur un théâtre d’opérations une nouvelle façon de coordonner les moyens du génie militaire. Ce nouveau concept est basé sur un format OTAN et conçu sans considération de composante ou d’armée. L’idée est de rassembler l’ensemble des activités « génie », depuis l’appui direct au combat terrestre jusqu’à l’aide au stationnement d’une force interarmées. Troisième volet.

 

Sapeurs, une base commune

 

Lors de leur réunion hebdomadaire, les acteurs des trois composantes (SID, Terre, génie de l’air) planifient l’emploi de leurs moyens. Quelques exemples…

 

« Parmi les chantiers significatifs réalisés sur la PfOD, je citerais les travaux de terrassement qui ont permis de mettre hors d’eau des installations sensibles en vue de la saison des pluies. » explique le chef de bataillon Thomas.

 

À Kidal, cette coopération s’est concrétisée pour la réhabilitation des check-points de la MINUSMA. Grâce à sa capacité de projection aérotransportable, le détachement du 25e RGA était le seul à disposer là-bas de moyens lourds. Au total, 7 check-points ont été réhabilités.

 

La destruction d’un bâtiment en ruines sur la zone aéroportuaire de Gao, afin de sécuriser la future plateforme dédiée aux aéronefs de la Force, est un autre exemple de la coordination des moyens.

 

« On s’adapte, on travaille au profit du site en particulier et du génie en général. On reste des sapeurs ! » confie le capitaine Florian. Et au chef de bataillon Jean-François de poursuivre : « On s’aperçoit que sans les uns et les autres, aucun de nous ne pourrait remplir sa mission à 100%. »

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 11:54
Hautes-Alpes: Le 4e RCh épargné par la réorganisation de la défense

30/09/2013 par Valentin Doyen -  dici.fm

 

Hautes-Alpes: Le directeur de cabinet du ministre de la Défense, Jean Yves Le Drian, a confirmé ce lundi aux députés Joël Giraud et Karine Berger que le 4ème RC de Gap ne serait pas touché par les mesures de réorganisation de la Défense Nationale qui vont être annoncées mercredi.

 

A plusieurs reprises le député des Hautes-Alpes, rappelant son attachement à la division haut-alpine avait alerté le ministre sur l’avenir du 4ème RCh et sur les inquiétudes des personnels civils et militaires suite à la parution du Livre Blanc de la Défense et l’annonce possible de la fermeture des « petites bases ».

 

A plusieurs reprises, Karine Berger s’est entretenue directement avec le Ministre en rappelant à l’appui d’une note blanche le lourd tribu déjà payé par les Hautes Alpes dans la réorganisation de l’armée et l’incontestable intégration du régiment dans la ville :"On ne compte plus le nombre de militaire ou leur famille participant ou organisant des manifestations sportives ou culturelles. Cette intégration a pu aussi être mesurée en juin par la ferveur entourant l’anniversaire de l’installation du régiment il y a 30 ans".

 

"La présence d'un régiment à Gap ouvre la possibilité de s’entrainer directement en milieu montagnard et la proximité avec le champ de tir de Canjuers permettent un entrainement spécialisé de grande qualité qui est un atout de valeur au vu des différents théâtres d’opération de l’armée française ces dernières années" selon la Députée Karine Berger.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 17:45
Le génie militaire au Mali : être sapeur, un socle commun 2/4

30/09/2013 Armée de Terre

 

Pour la première, l’armée française expérimente fois sur un théâtre d’opérations une nouvelle façon de coordonner les moyens du génie militaire. Ce nouveau concept est basé sur un format OTAN et conçu sans considération de composante ou d’armée. L’idée est de rassembler l’ensemble des activités « génie », depuis l’appui direct au combat terrestre jusqu’à l’aide au stationnement d’une force interarmées. Deuxième volet.

 

Coordonner les moyens : de l’aide au déploiement d’urgence à l’appui au stationnement

 

Sur la plateforme opérationnelle désert (PfOD) de Gao, où se trouve déployée la brigade interarmes Serval, la mission de coordination des moyens du génie militaire est confiée au chef de bataillon Thomas.

 

"Pour l’appui au déploiement, le génie de niveau brigade assure l’aide au déploiement d’urgence. Il s’agit de permettre aux troupes combattantes de s’installer et de tenir sur le terrain en toute sécurité. Quand la force s’installe au-delà d’un seul mandat, on bascule sur l’appui au stationnement, et là, c’est le SID qui prend le relais " explique le chef de bataillon Thomas. " Habituellement, les différentes chaînesdu génie agissent chacune dans leur domaine de compétence et de manière indépendante. Or, les plateformes Désert relais (PfDR) de Kidal et Tessalit sont toujours dans la phase d’aide au déploiement, or à Gao, on est entre la phase d’aide au déploiement d’urgence et celle de l’appui au stationnement. C’est pour cela qu’il a fallu se coordonner entre le SID, le génie de l’air et la composante terrestre " poursuit-il.

 

À Gao, le peu de main d’œuvre locale qualifiée et les moyens contraints de la force en engins du génie ont favorisé une telle coopération.

 

Pour le capitaine Florian, commandant le détachement du 25e RGA, cela allait de soi : "Notre mission première est le maintien en condition opérationnelle des pistes aéronautiques. Mais on a le temps et les moyens de travailler au profit du génie de manière générale. Sur Gao, on va faire 15% de travaux sur la plateforme aéronautique et 85% d’aide au déploiement. On a cherché le compromis. Pour nous, c’est un retour aux fondamentaux de notre métier ".

 

Lexique

PfOD : plateforme opérationnelle désert

SID : service d’infrastructure de la défense

DGAD : détachement du génie d’aide au déploiement

PfDR : plateformes désert relais

 

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