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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 07:55
FOB Interview: Patrica Adam sur la LPM (1ère partie)

18.09.2013 par Guillaume Belan (FOB)

 

Alors que les auditions viennent de débuter à l’Assemblée Nationale sur la future Loi de Programmation Militaire (LPM), mise en œuvre budgétisée du Livre Blanc sur la Défense pour les années 2009 à 2014, FOB ouvre ses colonnes à la député PS du Finistère, Patricia Adam, Présidente de la Commission de la Défense Nationale et des forces armées.

 

La situation en Syrie a fait apparaître une problématique importante : le rôle de la représentation nationale dans l’engagement des forces armées. Quelle est votre position sur ce sujet ?

 

Depuis 1958, l’article 35 de la Constitution prévoit que la déclaration de guerre est autorisée par le Parlement. Dans la pratique, des troupes françaises étaient engagées en opérations de façon permanente, sans que le Parlement n’ait à en connaître. La modification constitutionnelle de 2008 a modifié les choses. Désormais, le Gouvernement a le devoir d’informer dans les trois jours le Parlement du déclenchement d’une opération armée à l’étranger. Les objectifs doivent être publiquement affichés. Un débat sans vote peut être organisé. Au bout de quatre mois, la prolongation éventuelle de l’opération doit être votée. Voilà l’état du droit.

 

Il s’agit d’une évolution notable par rapport à l’état antérieur. Précédemment, les parlementaires étaient informés par l’agence France-Presse ! Le Gouvernement n’avait aucune obligation d’afficher publiquement ses objectifs stratégiques. Il pouvait en changer à sa guise. Une opération pouvait être déclenchée pour une raison et se poursuivre indéfiniment pour d’autres motifs. Bref, le Parlement était hors-jeu.  

 

 Au-delà de la lettre de la Constitution, des pratiques nouvelles sont apparues depuis 2008. A l’époque, Jean-Marc Ayrault, président du principal groupe parlementaire d’opposition de l’Assemblée nationale, avait sollicité une information plus complète des parlementaires en matière d’opérations extérieures. François Fillon, Premier ministre, avait accepté dans un parfait esprit républicain. Ces pratiques nouvelles ont été maintenues et développées depuis l’élection de François Hollande. La meilleure preuve en est le débat parlementaire organisé il y a peu sur la situation en Syrie. Il avait été précédé d’une séance d’information des présidents des assemblées, des présidents de groupes et des présidents des commissions parlementaires compétentes par le Premier ministre, le ministre de la défense, son collègue des affaires étrangères et le chef d’état-major des armées.

 

Je rappelle que ce débat va plus loin que ce que prévoit la Constitution, puisqu’il n’y avait pas eu déclenchement d’une opération militaire. J’ai d’ailleurs félicité le Premier ministre en séance, pour son initiative.

 

Puisque vous me posez la question de mon avis personnel, je soutiens une position constante depuis 2008. Je trouve qu’un vote pour solde de tout compte au bout de quatre mois est insuffisant. Je souhaite qu’à terme, on aille vers des votes réguliers de confirmation du soutien parlementaire aux opérations qui durent. Par ailleurs, l’idée d’un vote avant une intervention, lorsque c’est possible, me paraît intéressante. Je constate qu’en matière de défense, les clivages politiques habituels sont souvent atténués. Le matérialiser par un vote peut être une bonne chose. Cela conforterait nos militaires dans l’idée qu’ils détiennent un mandat.

 

De façon générale, je trouve que l’évolution de ces dernières années est importante et va dans le bon sens.

 

FOB Interview: Patrica Adam sur la LPM (1ère partie)

Plus particulièrement, pensez-vous que le Ministre de la Défense ait suffisamment informé les parlementaires sur la réalité des attaques chimiques attribuées au régime de Bachar Al Assad ?

 

Que ce soit lors de Serval ou sur la Syrie, notre niveau d’information est sans précédent. J’ai été personnellement associée aux réunions chez le Premier ministre. Lors de Serval, le ministre de la défense est venu présenter hebdomadairement à la commission l’évolution des opérations. Il est aussi venu nous présenter les éléments de renseignement sur la Syrie. C’est d’ailleurs sans doute dans les moments de crise que la communication entre nous est la plus fluide. C’est remarquable.

 

L’effort va même plus loin que l’information des parlementaires. La synthèse de renseignement rendue publique est une grande première. J’ai entendu certains gloser sur son contenu. Libre à eux. Moi, je constate que le Gouvernement a fait le choix d’assumer la publication du contenu de cette synthèse. Pour la première fois, les medias et nos concitoyens ont été destinataires d’informations sensibles. On mesurera dans l’avenir l’importance de cette innovation.

 

FOB Interview: Patrica Adam sur la LPM (1ère partie)

La rentrée s’ouvre également sur le débat de la future Loi de programmation militaire. Un cadre important qui va dimensionner la Défense française pour les années à venir. Malgré un effort budgétaire, la Défense doit également participer au redressement des comptes publics. Des fermetures d’unités sont programmées. Les traductions budgétaires de la LPM permettront-elles de remplir les objectifs du Livre Blanc ?

 

Globalement, je dirais oui, mais il est trop tôt pour vous répondre précisément. Vous savez bien que le problème, c’est moins le texte de la LPM que son exécution. Je vous propose de me reposer la question dans « un certain temps » !

 

Dans tous les cas, cette LPM ne sera pas une lettre au Père Noël comme j’ai pu en voir précédemment. Le ministre ne cache rien. Il dit tout. La LPM est fondée sur des hypothèses. Nous savons lesquelles. De la même façon, nous savons qu’il y a un prix à payer face à la crise. Je ne vous dis pas que cette programmation est tapissée de pétales de rose. Mais lorsqu’on sait d’où on vient, il faut être réaliste. J’ai participé aux travaux du livre blanc. Je sais combien certains souhaitaient ponctionner le budget de la défense. Au moins, nous serons en capacité de préserver l’essentiel, mais le boulet n’est pas passé loin. Je me félicite d’ailleurs du front commun de l’ensemble des acteurs de la communauté de défense pour éviter l’irrémédiable.

 

Certaines voix s’élèvent contre le risque d’une LPM déséquilibrée au profit de la marine et au détriment de l’armée de terre, qui serait particulièrement touchée (effectifs…). Quel est votre avis ?

 

Le ministre est garant de l’équilibre des choix effectués. Les parlementaires auront tout loisir de l’interroger sur ses choix. L’armée de terre va être touchée, c’est vrai. Je ne m’en réjouis pas. Mais je remarque que ses équipements seront au rendez-vous, à condition que les recettes extra-budgétaires soient réalisées. C’est un des points particuliers sur lesquels s’exercera la vigilance des parlementaires. Pour ma part, je pars du principe qu’elles seront au rendez-vous.

 

 

FOB Interview: Patrica Adam sur la LPM (1ère partie)

A y regarder de plus près, le volet équipement est assez vague, malgré la volonté affichée de Jean-Yves Le Drian de soutenir l’industrie de défense, notamment celle terrestre. Or, Scorpion est un programme absolument nécessaire pour la modernisation des capacités de l’armée de terre, comme l’a montré l’opération Serval au Mali, mais reste conditionné à des ressources exceptionnelles qui pourraient s’avérer hypothétiques. Est-ce, pour vous, un sujet de préoccupation ?

 

Je ne partage ni votre appréciation, ni votre pessimisme. La LPM est aussi claire que possible, compte-tenu des incertitudes dues notamment à la renégociation des contrats. La LPM comportera des garanties en cas de ressources exceptionnelles non conformes aux prévisions. Quant à Scorpion, le ministre a rappelé lors de l’UED à Pau qu’il avait lui-même décidé de lancer la phase contractuelle d’un programme dont nul ne conteste aujourd’hui le besoin.

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 12:50
Kosovo : Le nouveau COMKFOR rencontre l’EEI

17/09/2013 Sources : EMA

 

Le 12 septembre 2013, le général italien Salvatore Farina, commandant la KFOR (COMKFOR), a rendu visite à l’escadron d’éclairage et d’investigation (EEI) français, au camp de Nothing Hill.

 

Organisée dans le cadre de sa prise de fonction, cette visite avait pour but de permettre au nouveau COMKFOR de rencontrer sur le terrain les unités de manœuvre de la KFOR. Stationné au camp de Nothing Hill, au nord du Kosovo, l’escadron au grand complet a pu lui présenter ses missions et ses moyens, ainsi que s’entretenir de la situation tactique et sécuritaire dans la région. Le COMKFOR a, pour sa part, témoigné sa confiance et sa satisfaction à l’égard de l’EEI. Actuellement armé par l’EEI de la 7e brigade blindée (EEI 7), l’escadron français est placé sous le commandement du Multinational Battle Group East (MNBG-E). Il effectue des patrouilles quotidiennes, des missions de contrôle de check-point et de surveillance.

 

La KFOR participe au maintien d’un environnement sûr et sécurisé au profit de l’ensemble de la population du Kosovo, en coopération avec la Mission des Nations unies au Kosovo (MINUK) et la mission de l’Union européenne (EULEX). Environ 320 militaires français sont engagés dans l’opération TRIDENT, nom de la participation française à la KFOR, avec une unité de manœuvre (l’EEI) et un élément de soutien national (ESN).

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 12:45
Mali : visite du CEMAT

17/09/2013 Sources : EMA

 

Les 12 et 13 septembre 2013, le général d’armée Bertrand Ract-Madoux, chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), a rendu visite aux militaires de l’armée de Terre déployés au Mali à Gao, Kidal et Bamako.

 

A son arrivée à Gao, le général d’armée Ract Madoux a rejoint le poste de commandement (PC) de l’opération Dragon au Nord de Gao, à bord d’un hélicoptère Puma. Sur place, le chef de corps du GTIA Désert lui a présenté l’opération en cours qui visait à sécuriser la zone entre Tessalit et Gao et à affaiblir dans la durée les groupes terroristes par le biais d’un contrôle de zone (conduite de patrouille et de fouille). Le CEMAT s’est ensuite rendu à Kidal. Lors de son intervention devant les troupes, il a fait part de son admiration et de sa fierté face au travail accompli par la force Serval au cours de cette mission.

 

Le lendemain matin, à Bamako, le CEMAT s’est adressé aux militaires de l’armée de Terre lors d’une cérémonie des couleurs à l’aéroport. Il s’est ensuite rendu au centre de formation de l’armée Malienne de Koulikoro, où il a rencontre les militaires français qui encadrent ou participent à la formation dans le cadre de la mission européenne EUTM. Avant d’achever sa visite, le CEMAT a rencontré le chef d’état-major général de l’armée Malienne, le général Dembelé, et le commandant de la MINUSMA, le général Kazura.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes, tout en appuyant le transfert de la zone aux contingents relevant de la MINUSMA.

Mali : visite du CEMATMali : visite du CEMAT
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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 11:55
Armée de terre : questions pour un Scorpion

17.09.2013 Vincent Lamigeon, grand reporter à Challenges - Supersonique



Scorpion. Le seul nom concentre toutes les attentes de l’armée de terre. Toutes les craintes, aussi, si cet énorme programme de plusieurs milliards d’euros venait à être raboté, reporté ou vidé de sa substance. De quoi s’agit-il ? Le programme Scorpion vise à la fois à renouveler et moderniser les véhicules blindés de combat français, donc beaucoup datent des années 70-80, et à optimiser la mise en réseau des systèmes d’information et de combat. Reporté à plusieurs reprises, enterré par certaines versions du Livre Blanc, le programme a finalement été préservé par la loi de programmation militaire (LPM), qui commence à être examinée par le Parlement.

Dans le détail, les véhicules blindés multirôles (VBMR) remplaceront l'actuel véhicule de transport de troupes protégé VAB (véhicule de l'avant blindé). Les engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC) succéderont, eux, aux actuels blindés légers AMX 10 RC et Sagaie. Le char Leclerc aura droit à une rénovation, et le développement du système  d'information et de combat de Scorpion (SICS) doit être lancé. La LPM prévoit 92 livraisons de VBMR sur la période 2044-2019. Quant à l’EBRC, il fera l’objet « des premières commandes » sur la période.

De fait, il y a urgence pour des matériels mis à rude épreuve par les OPEX type Afghanistan et Mali, et plus largement par des décennies d'interventions françaises. « Les moyens de combat « médians » (VAB, blindés légers de types AMX 10RC et ERC90 Sagaie) sont devenus un sujet de préoccupation croissante en raison de leur âge et de leur obsolescence opérationnelle, écrivaient les députés Yves Fromion et Gwendal Rouillard en juillet dans leur rapport sur la revue capacitaire des armées. Un nouveau report du programme Scorpion entraînerait une rupture temporaire de capacités.» Et de dégainer deux graphiques, reproduits ci-dessous, mettant en évidence les trous capacitaires ces prochaines années suite aux obsolescences des VAB, ERC90 et AMX10RC.

 

Rupture capacitaire 1.JPG

 

Rupture capacitaire 2.JPG



Le problème, c’est que si la LPM devrait bien confirmer le programme, l’armée de terre devra encore attendre un moment ses nouveaux matériels. Les premières livraisons de l’EBRC sont prévues à partir de 2020. Et si la période 2014-2019 devrait bien voir les premières livraisons de VBMR, certains industriels ne croient guère au calendrier prévu. « L’appel d’offres du VBMR n’est pas encore lancé, or un programme d’armement, c’est huit à dix ans minimum, assurait ainsi Christian Mons, président du Cidef (Conseil des industries de défense françaises). La date de 2018 n’est pas réaliste, on sera au moins à 2022 ou 2023. »

Ce n’est pas la seule question sur Scorpion. Quelle seront les cibles de commandes finales ? On évoque 1700 VBMR et 250 EBRC, avec des cibles intermédiaires respectives de 1000 VBMR et 125 EBRC en 2025. L’appel d’offres, prévu en 2014, intègrera-t-il les champions étrangers de l’armement terrestre, comme BAE, General Dynamics, Krauss Maffei ou Patria ? Quel partenariat potentiel entre les industriels français ? Nexter et Renault Trucks Défense ont signé un accord fin 2011 pour faire une offre commune pour le VBMR, mais cet accord expire fin 2013. Une chose est certaine : l’avenir de l’industrie d’armement terrestre française dépend largement des réponses à ces questions.

 

(Photo XP2, démonstrateur de Nexter pour le VBMR, copyright Nexter)

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 07:55
Opérations préparations - L'infanterie

06/07/2012 Armée de Terre

 

L'armée de Terre, c'est avant tout l'infanterie. Tous les régiments qui la composent partagent les mêmes valeurs : enthousiasme, rigueur professionnelle, rusticité, modernité et camaraderie. Retrouvez dans cet album les parachutistes, les alpins, les mécanisés, les marsouins, les légionnaires et tous les autres.

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 16:55
le Cenzub, au cœur de la future programmation militaire

16 sept. 2013 ministeredeladefense

Pour sa première visite dans les forces terrestres depuis la rentrée de septembre, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s'est rendu, jeudi 12 septembre 2013, au Centre d'entraînement aux actions en zone urbaine (CENZUB) à Sissonne (Aisne). Ayant pour mission d'entraîner des sous-groupements tactiques interarmes (SGTIA) à dominante infanterie ou blindé en zone urbaine, le Cenzub a pour raison d'être la préparation opérationnelle, qui est une des grandes priorités de la future programmation militaire.

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 11:50
Chasseurs et Spahis font bon ménage

12/09/13 par Concetto Bandinelli - mil.be

 

Un exercice conjoint mené par le Bataillon belge des Chasseurs à Cheval et le 1er Régiment français de Spahis vient de se terminer dans le sud-est de la Belgique. Après plusieurs jours, ces troupes de reconnaissance ont renforcé les liens qui les unissent depuis des décennies.

 

Photos >>

 

« Nous installons notre radar en 20 minutes et sommes opérationnels en 40 minutes », explique le sergent Jasper Moreels, de l'Escadron B. Son bataillon, représenté par un peloton belge de Pandur Recce et deux sections de radar, était aux prises avec un escadron et trois pelotons français.

 

À tour de rôle, du 9 au 12 septembre 2013, Français et Belges se sont épiés, cherchés en scrutant l'horizon et au-delà. Ces hommes, formés à l'observation minutieuse des mouvements suspects sur le terrain, circulent sur des Véhicules Blindés Légers (VBL), Pandur Recce, Véhicules Avant Blindés (VAB), Unimog SCB ou Light Multipurpose Vehicle (LMV), équipés de systèmes de surveillance et de transmission modernes.

 

Ils sont l'œil de lynx de l'échelon supérieur à qui ils doivent signaler tout mouvement de troupes. « Mon collègue se trouve à ma gauche, à 50 km. Et l'autre section, à ma droite, se trouve à la même distance. Le chef de peloton circule parmi nous », ajoute le sergent Moreels, le visage zébré par son camouflage. « Nous sommes en position et surveillons les PPO (points de passage obligés) qu'empruntera l'ennemi. » Après quelques minutes, le sergent Moreels et ses hommes rentrent l'antenne radar et replient les filets de camouflage pour gagner la lisière d'un autre bois. Il faut occuper une position le moins de temps possible.

 

 

Chasseurs et Spahis font bon ménage

L'objectif de ces deux unités est d'affiner les techniques et procédures tactiques qui leur sont propres, pour ensuite les confronter et en retirer les principaux avantages. Le 1er Régiment de Spahis, unité de reconnaissance de combat, met à profit la contribution essentielle des radaristes et autres spécialistes du Bataillon de Chasseurs à Cheval, caserné à Heverlee. Ensemble, Belges et Français deviennent complémentaires. Les premiers fournissent l'information de base aux seconds qui l'exploitent pour en faire un renseignement digne d'intérêt. En contrepartie, les Spahis offrent une protection et une puissance de feu suffisante (canon de 105 mm) grâce à leurs AMX 10-RC de 17 tonnes.

 

Cette unité belge communément appelée ISTAR (intelligence, surveillance, target aquisition and reconnaissance) est jumelée aux Spahis français depuis plus de 30 ans lorsque le 4e Régiment de Chasseurs à Cheval se trouvait encore à Arnsberg, en Allemagne. Le Bataillon ISTAR a repris les traditions de son aîné et entretient ainsi les relations historiques qui le lient à cette unité de la cavalerie française.

 

Photos : Daniel Orban - Vidéo : Mathieu Duhembre

Chasseurs et Spahis font bon ménage
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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 16:45
Korrigan reprend du service dans les sables maliens

12.09.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense
 

 

korrigan.jpgkorrigan2.jpgKorrigan? Vous vous souvenez? Pas le petit lutin déluré qui hante la lande bretonne mais le GTIA formé par le 3e RIMa de Vannes en 2009 en Kapisa...

Eh bien Korrigan reprend du service, dans les sables maliens cette fois.

Les marsouins du 3e RIMa reprenant la route du Mali (une de ses compagnies avait été chargée au printemps de la sécurité de l'aéroport de Bamako) et son chef prenant la tête du GTIA Désert, il a été décidé de "personnaliser" l'identité de cette unité.

 

Revoilà donc le GTIA Korrigan. Un GTIA hybride en fait puisqu'il ne comporte pas uniquement des contingents bretons. Certes, le 3e RIMa va former le noyau dur (avec sa 2e compagnie de combat, une compagnie de commandement et de logistique et un EM) qui sera appuyé par les sapeurs du 6e Génie (Angers ) et 120 bigors du 11e RAMa (la Lande d'Ouée); mais il intégrera une compagnie du 92e RI sur VBCI et un escadron d'aide à l'engagement du 1er RHP.

 

La formation et l'entraînement de Korrigan ayant été validés, il va pouvoir se déployer à partir du début octobre. Durée de la mission? "ça dépendra de décisions politiques", explique le colonel Hervé Pierre, patron de Korrigan. Effectivement, si le président de la République s'en tient à ses promesses, il ne restera plus qu'un millier de français (EUTM compris) au Mali en fin d'année. Korrigan sera alors toujours enn place, mais peut-être plus dans le format actuel.

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 16:45
FFDj : exercice de dispositif particulier de sûreté aérienne

13/09/2013 Sources : EMA

 

Le 29 août 2013, les forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) ont réalisé un exercice de de sûreté aérienne sur le terrain d’aviation de Chabelley.

 

La mise en place d’un dispositif particulier de sûreté aérienne (DPSA) consiste à interdire à tout aéronef, temporairement ou définitivement, l’accès à un espace aérien donné afin qu’il ne devienne pas une menace.

 

Cette disposition est prise temporairement pour la sécurisation de grands événements comme les visites d’Etat, les grands événements (G20, défilé du 14 juillet, Jeux Olympiques). C’est un scénario de ce type qui a été utilisé pour l’exercice. A la demande des autorités djiboutiennes qui recevaient la visite d’une très haute autorité, les FFDj ont mis en place un DPSA sur un périmètre de 40 nautiques autour de l’aéroport.

 

Lors de l’exercice, le contrôle aérien militaire a détecté, classifié et identifié tous les appareils pénétrant la zone d’intérêt air. Une cellule était chargée de la coordination avec l’aviation civile. Cette mission était confiée aux contrôleurs aériens militaires de circulation et de défense aérienne. Ce dispositif avait à sa tête la haute autorité de défense aérienne (HADA). Dès que le contrôle aérien détectait une anomalie sur un appareil, un comportement anormal, ou l’absence de réponse radio, l’HADA décidait l’envoi d’une patrouille de Mirage 2000 placés en alerte.

 

Lors du premier scénario, un hélicoptère djiboutien a pénétré le dispositif sans autorisation. Un Mirage 2000 français l’a intercepté avant de passer le relai à un hélicoptère Puma français qui l’a arraisonné. Lors du deuxième scénario, un avion Transall C160 a simulé l’arrivée d’un vol commercial. Le comportement étrange de l’appareil a conduit l’HADA à envoyer un Mirage l’intercepter. Enfin un troisième exercice a permis de tester la vigilance des guetteurs aériens déployés à terre et chargés de surveiller l’horizon pour déceler une éventuelle intrusion. Un hélicoptère Gazelle et un Puma ont tenu le rôle des agresseurs. L’HADA a alors décidé de faire décoller deux autres Mirage afin de maximiser la couverture radar.

 

La batterie sol-air courte portée du 5e RIAOM était déployée stratégiquement autour du lieu de la réunion en mesure de détruire sur ordre tout avion hostile qui aurait pu échapper à la vigilance des chasseurs ou des tireurs d’élite embarqués à bord de l’hélicoptère Puma.

 

L’exercice a ainsi permis l’entraînement de toute la chaîne de défense aérienne, de la permanence opérationnelle au Ground Controller Interceptor (contrôleur intercepteur au sol).

 

L’exercice DPSA permet aux FFDj d’assurer, à la demande et en coopération avec les autorités djiboutiennes, la protection d’un point sensible. Cette mission s’inscrit dans le cadre de l’accord de défense entre nos deux pays. Les FFDj constituent un réservoir de forces et de capacités permettant à la France d’intervenir rapidement pour défendre les intérêts stratégiques nationaux et préserver la stabilité régionale.

 

FFDj : exercice de dispositif particulier de sûreté aérienneFFDj : exercice de dispositif particulier de sûreté aérienne
FFDj : exercice de dispositif particulier de sûreté aérienneFFDj : exercice de dispositif particulier de sûreté aérienneFFDj : exercice de dispositif particulier de sûreté aérienne
FFDj : exercice de dispositif particulier de sûreté aérienneFFDj : exercice de dispositif particulier de sûreté aérienne
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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 16:45
14 août 2013, 20h22 dans le désert malien entre Djebok et Almoustarat

13/09/2013 11:34 Sources : EMA

 

14 août 2013, 20h22 dans le désert malien entre Djebok et Almoustarat, les militaires du sous-groupement tactique Vert de la force Serval sont au bivouac. Depuis la veille, ils sont engagés dans une opération de contrôle de zone baptisée Anaconda.

 

Alors qu’ils se préparent à passer la nuit à la belle étoile, le ciel prend subitement des couleurs inattendues. Un orage mêlé d’une tempête de sable s’annonce à l’horizon. Le silence est assourdissant, les couleurs acidulées. Les militaires savent ce que cela signifie, les éléments vont se déchaîner. Inutile d’organiser un « bivouac », quelques lits picots alignés sous une bâche entre les deux véhicules suffisant.

 

Photographe : brigadier-chef Sabrina.

Pour vous faire partager cet instant, avec mon boîtier Nikon D3S, j’ai retenu une sensibilité à 400 ISO tout en ouvrant la focale au maximum (F/2,8). Avec une telle ouverture et une faible vitesse d’obturation (1/80e de secondes), j’ai pu capter cette ambiance si particulière. 

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 20:55
Nécrologie: le commandement interarmées des hélicoptères nous a quittés

12.09.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Laconique, cet arrêté paru au JO du 12 septembre: "L’arrêté du 11 août 2009 portant création du commandement interarmées des hélicoptères est abrogé" (cliquer ici pour accéder au texte).

 

On relira ici l'instruction d'août 2009 sur les prérogatives de cet organisme interarmées, chargé des "arbitrages" entre l'armée de l'Air, l'Alat et la Marine. Mais dont les jours étaient comptés.

 

On mettra sa dissolution sur le compte de la rationalisation, des mesures de réductions de postes (une quinzaine), de la diminution du parc à gérer et donc à arbitrer, ou tout simplement de son (in)utilité... Ou sur la volonté de réduire la voilure à l'état-major des armées. On lira d'ailleurs le commentaire du député François Cornut-Gentille:
 

"La suppression du CIH est un échec et un recul pour l’interarmisation. Il est regrettable que l’arrêté portant la suppression du CIH ne soit pas motivé par un bilan. A moins qu’il faille y voir une première conséquence de la volonté du ministre de réduire les attributions du chef d’état-major des armées au profit des chefs d’état-major d’armée. Or chacun sait que les réformes d’organigramme n’ont jamais réglé les problèmes liés aux compétences des hommes."

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 20:22
Serval : point de situation du jeudi 12 septembre 2013

12/09/2013 20:57 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Serval depuis le jeudi 5 septembre 18h00 jusqu’au jeudi 12 septembre, 18h00.

 

Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec près de 90 sorties, dont 50 effectuées par les avions de chasse. Une vingtaine de sorties ont été dédiées aux missions de transport, une vingtaine aux missions de ravitaillement et de renseignement.

 

Au sol, la force Serval poursuit les opérations autour de la boucle du Niger, et dans le Nord du pays, en coordination avec les unités de la MINUSMA.


Succédant à l’opération Centaure qui a vu le Groupement Désert engagé dans les « Ifoghas » du 22 juillet au 21 août, l’opération Dragon a débuté le 31 août 2013 et va s’achever dans les jours à venir. Conduite entre Gao et Aguelhok, cette opération a engagé 400 militaires de la force Serval, principalement répartis entre un sous groupement tactique inter-armes (SGTIA) Infanterie, un SGTIA blindé et leurs soutiens ; environ 150 militaires nigériens et sénégalais de la MINUSMA ainsi que des gendarmes maliens. L’opération visait à sécuriser l’axe Tessalit-Gao, en vue du passage d’un important convoi logistique vers Gao, ainsi qu’à poursuivre le travail de contrôle de zones et d'exploitation de renseignements. Le SGTIA Infanterie a fouillé plusieurs objectifs et découvert dès le 1er septembre, de l’armement, des munitions et divers matériels.

 

Le SGTIA blindé, engagé dans une zone située à l’ouest de Tabenkort, vers Mediadilet, a quant à lui découvert une nouvelle zone dans laquelle se trouvait des postes de combat valorisés.

 

Son travail d'investigation lui a permis de retrouver des munitions, des réserves d'eau et d'essence ainsi que des équipements.

 

Enfin, le 7 septembre, les légionnaires du SGTIA blindé ont découvert un véhicule piégé contenant de l'explosif en grande quantité et des systèmes de mise à feu et de piégeage. Face à l'importance de la menace, une équipe de démineurs a été héliportée depuis Gao pour réaliser sa destruction.

 

Du 4 au 11 septembre, le déploiement d’une compagnie du BATNIGER de la MINUSMA, appuyé par son DLA, a permis la sécurisation du tronçon Sud de la « trans-saharienne » a l’approche d’un mouvement logistique d’allègement de la force à Tessalit.

 

La force Serval a par ailleurs conduit plusieurs actions civilo-militaires. Le 6 septembre, la force a remis 5 tonnes de farine de blé au profit de 5 associations de femmes en situation de grande précarité. Le 7 septembre, ce sont des moulins à mil qui ont été donnés à l’association des anciens combattants, veuves et victimes de guerre de Gao. Le 10 septembre, c’est une passerelle reliant les deux rives d’un quartier pauvre de Gao que les sapeurs de la force ont livré à la population.

 

Environ 3200 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent leurs missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes terroristes, tout en appuyant le transfert de la zone aux contingents relevant de la MINUSMA.

Serval : point de situation du jeudi 12 septembre 2013
Serval : point de situation du jeudi 12 septembre 2013
Serval : point de situation du jeudi 12 septembre 2013
Serval : point de situation du jeudi 12 septembre 2013
Serval : point de situation du jeudi 12 septembre 2013
Serval : point de situation du jeudi 12 septembre 2013
Serval : point de situation du jeudi 12 septembre 2013
Serval : point de situation du jeudi 12 septembre 2013
Serval : point de situation du jeudi 12 septembre 2013
Serval : point de situation du jeudi 12 septembre 2013
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Serval : point de situation du jeudi 12 septembre 2013
Serval : point de situation du jeudi 12 septembre 2013
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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 16:55
Exercice d'aérocordage avec les TACP de la force Epervier (Tchad)

12.09.2013 photo EMA

le reportage photo

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 16:40
Chasseurs et Spahis font bon ménage

Publiée le 12 sept. 2013 belgiandefence

 

Un exercice conjoint mené par le Bataillon belge des Chasseurs à Cheval et le 1er Régiment français de Spahis vient de se terminer dans le sud-est de la Belgique. Après plusieurs jours, ces troupes de reconnaissance ont renforcé les liens qui les unissent depuis des décennies.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 12:55
La Défense de demain - 11e Université d’été de la défense

09/2013 Ministère de la Défense

 

Organisés par l’armée de Terre, ces deux jours ont pour objectif de sensibiliser les participants à la réalité des armées et à la complexité de leurs missions. La formation et la simulation constituent deux pivots fondamentaux qui permettent aux armées d’avoir une réactivité plus forte en opérations extérieures. Le mot clef de ces universités demeure le dialogue entre les 1000 soldats déployés au cours de ces deux jours et les responsables de la société civile.

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 11:55
Le ministre clôture l’université de la Défense

 11/09/2013 Paul Hessenbrush

 

L’université d’été de la Défense s’est conclue aujourd’hui à Pau, après une dernière journée consacrée à des tables rondes. Présent ce mardi 10 septembre, Jean-Yves Le Drian s’est exprimé sur les sujets de la Syrie et de la loi de programmation militaire.

 

La deuxième journée de la 11euniversité d’été de la Défense s’est conclue mardi 10 septembre en présence du ministre de la Défense. Il s’est exprimé devant les universitaires, notamment sur la Syrie. « Le 21 août dernier, une attaque avec agents chimiques a certainement fait plus d’un millier de morts dans la banlieue de Damas. Avec cette action, Bachar El-Assad a franchi un nouveau seuil dans la pratique de la terreur et de la négation du droit. Cette utilisation d’armes nous projette au-delà même de la guerre […] Le régime de Damas défie la communauté internationale et fait peser une menace sur la sécurité du Moyen-Orient », a expliqué Jean-Yves Le Drian. Pour lui, le principal sujet de cette crise, c’est la prolifération. « Nous ne pouvons accepter, sans réagir, quelques brèches que ce soit dans la lutte contre la prolifération des armes de destruction massive. C’est une menace pour notre propre sécurité nationale. L’attaque du 21 août interpelle la France dans ses responsabilités qui sont les siennes et nous nous tenons prêt à agir. »

Le ministre a aussi abordé la proposition faite dernièrement par la Russie de placer sous contrôle international le stock d'armes chimiques syrien. « Elle suscite un grand intérêt et semble pouvoir avancer dès lors que certaines conditions seraient remplies. » A ces conditions de contrôle, Jean-Yves Le Drian a ajouté qu’il fallait détruire cet armement, voter une résolution contraignante au conseil de sécurité de l’ONU et traduire les responsables de l’attaque du 21 août devant la cour pénale internationale.

 

Au-delà de la situation en Syrie, Jean-Yves Le Drian  a tenu à évoquer la loi de programmation militaire qui doit encore faire l’objet de débats au parlement.  Il a notamment voulu préciser les concepts de différenciation et de mutualisation introduits dans cette loi de programmation. « Nous allons entrainer et équiper les forces en fonction de leurs mission et c’est l’analyse des risques et des menaces qui nous permettront d’adapter les moyens. »

Enfin, le ministre de la Défense a tenu à rendre hommage aux hommes et aux femmes des armées, dont certains sont présents à Pau, qui ont mené des missions importantes au Mali, lors de l’opération Serval.

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 17:50
L'entretien de 113 Puma français confié à Sabena Technics et OGMA Industria Aeronautica de Portugal

09.09.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

La SIMMAD a attribué trois contrats d'entretien des "113 hélicoptères Puma de l'Etat". L'avis est consultable au BOAMP en cliquant ici.

 

Selon le lot attribué, le titulaire interviendra (lot 1) en métropole pour des visites périodiques et/ou des grandes visites ; et/ou (lot 2) en Guyane française pour des visites périodiques ; et/ou (lot 3) à Djibouti pour des visites périodiques. Le marché ne prend en compte ni les prestations de maintenance Nti3 sur les OAE, ni les prestations de maintenance Nti3 des moteurs.

 

Péripéties. Le lot 1 d'une valeur de 21,6 millions d'euros a été attribué le 1er août à Sabena Technics (installé à Dinard), au terme d'un parcours chaotique (demande d'annulation de la procédure par Aéromecanic, avis du Conseil d'Etat en mars... puis avis de juillet).

Les deux autres, d'une valeur respective de 3,8 et 5,6 millions d'euros, à OGMA Industria Aeronautica de Portugal (cliquer ici pour accéder au site web de cette société). OGMA effectue depuis 2005 l'entretien des Puma de l'armée de Terre (voir ici la page consacrée à cette activité) et des C130 français.

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 16:55
photo Guillaume Belan (FOB)

photo Guillaume Belan (FOB)

10.09.2013 par Guillaume belan - FOB
 

Les 11ème universités d’été de la défense ont ouvert leurs portes hier à Pau pour deux jours de travaux. C’est donc l’armée de terre qui cette année reçoit tout le gratin Défense pour cette rentrée qui s’annonce chargée (Syrie, LPM…). Plus de 400 participants (responsables industriels, politiques ou militaires) sont actuellement dans la région Pyrénées-Atlantiques (15 000 emplois dans la défense et aéro autours de 120 entreprises dont Safran…) autour des présidents des commissions Défense de l’Assemblée Nationale et du Sénat.

 

Cette 11ème session accueillie au 5ème Régiment d’Hélicoptères de Combat s’est ouverte sur une présentation des capacités de l’armée de terre tandis que des aéronefs de l’armée de l’air (dont l’A400M) survolaient les tableaux. Et l’armée de terre avait mis le paquet ; l’ensemble de ses matériels ont été déployées : génie, infanterie, para, raid blindés, artillerie… Il aura bien évidemment été question du programme phare Scorpion, pensé autour d’une vision d’ensemble cohérente pour remplacer des équipements qui arrivent à bout de souffle : ERC-90 Sagaie ; AMX10RC et VAB, dont le manque de protection et les obsolescences se sont fait sentir au cours de l’opération Serval.

 

L’enjeu de Scorpion pour l’armée de terre est absolument primordial et la période de débats LPM particulièrement cruciale. L’armée de terre en a donc profité pour faire passer les bons messages, rappelant que Scorpion, tout en augmentant les capacités des unités (mobilité, protection, puissance de feu, communication…) était également générateur d’économie, grâce à une maintenance contenue, et une formation par la simulation optimisée. « Dimensionné au plus juste des besoins » Scorpion offrira « une cohérence capacitaire à un coût maitrisé » expliquait le commandant des forces terrestres, le général Bertrand Clément-Bollée.

 

Le général Ract Madoux, Chef d’Etat major de l’armée de terre, qui se rend au Mali mercredi, a quant à lui insisté sur la réussite de l’opération Serval, soulignant la grande complexité du combat terrestre (présence de population, gestion de la 3ème dimension…). En ce sens, « la formation et l’entrainement des soldats doivent être des priorités absolues ». Visiblement préoccupé par la LPM, le CEMAT a appelé à « une répartition équilibrée et adaptée des ressources ».

 

Pour bien comprendre Scorpion, relire notre interview de l’officier de programme ici

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 12:56
2 A400M dans le ciel Palois. (Crédits JJ Chatard  Dicod)

2 A400M dans le ciel Palois. (Crédits JJ Chatard Dicod)

10/09/2013 Paul Hessenbrush – Ministère de la Défense

 

La première journée de la 11e université de la Défense (Pau les 9 et 10 septembre) a réuni les parlementaires et les représentants de la communauté Défense qui ont commencé leurs visites et travaux. L’occasion pour eux de découvrir ou d’approfondir leurs connaissances des forces armées.

 

Les participants à la 11e université d’été de la Défense ont vécu une première journée forte de moments symboliques. Au 5e régiment d’hélicoptères de combat (5e RHC), le général Bertrand Clément-Bollée, commandant les forces terrestres, a ouvert la journée par un discours où il a rappelé l’importance de ces rencontres qui permettent d’améliorer les connaissances de chacun sur les forces armées. « Cette université est organisée dans un contexte riche d’actualité, entre les auditions qui vont commencer pour la loi de programmation militaire et l’opération Serval au Mali, qui nous permet de mieux situer le niveau et les besoins de nos armées », explique Patricia Adam, présidente de la commission Défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale.

 

A400M et programme Scorpion en démonstration

 

Si les conditions météorologiques n’ont pas permis d’assister à l’ensemble de la présentation dynamique prévue pour la 3e dimension, elles ont été suffisantes pour que deux A400 M survolent le podium des universitaires qui ont particulièrement apprécié cette démonstration. Avion de transport militaire  de nouvelle génération, développé en étroite collaboration par plusieurs pays européens, l’A400 M sera dévolu à de multiples missions tactiques et stratégiques. L’armée de l’Air française est la première armée à avoir reçu un exemplaire du programme européen au mois d’août 2013. Autre moment fort de la journée, la présentation de  Scorpion. Ce programme phare de l’armée de Terre permettra de mettre en cohérence les dernières capacités et matériels interarmes. Système de combat global, il va fédérer les combattants et les systèmes d’information par la transmission et le partage instantané d’informations.  Egalement pour la première fois,  l’ hélicoptère Tigre HAD (appui destruction) a fait étalage de ses capacités lors d’un vol et d’une présentation statique.

 
UED : A400M et Scorpion invités à Pau

A l’issue de cette première séquence, les universitaires ont été à la rencontre du personnel militaire des trois armées  et de leurs équipements technologiques. Les parlementaires et industriels se sont  notamment arrêtés sur le stand des forces spéciales pour découvrir leurs nouveaux prototypes de véhicules, dont le Sherpa, un véhicule actuellement en test, très apprécié pour sa robustesse en milieu extrême, sa grande autonomie et son armement très complet.

 
UED : A400M et Scorpion invités à Pau

Dans l’après-midi, les ateliers et forums organisés au Palais Beaumont de Pau ont été l’occasion d’évoquer les sujets principaux du ministère. La loi de programmation militaire, l’opération Serval et la cyberdéfense étaient donc à l’ordre du jour. Ces travaux ont mis en lumière les rapports d’information produits par les parlementaires dans le cadre de leurs missions de contrôle.

 

Mardi 10 septembre, Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, se rendra à Pau pour conclure cette édition des universités d’été.

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 12:45
Les soldats du 126e RI lors de l’exercice Cocody-Chari - Crédits 126e RI

Les soldats du 126e RI lors de l’exercice Cocody-Chari - Crédits 126e RI

10/09/2013 Armée de Terre

 

400 soldats du 126e régiment d’infanterie (126e RI) de Brive se sont entraînés du 3 au 5 septembre 2013 dans l’optique de leur départ au Tchad ou en Côte d’Ivoire. Dans des situations aussi proches que possible de leur futur engagement en Afrique, les militaires ont pu parfaire leurs procédures opérationnelles par compagnie.

 

Pendant les 3 jours de cet exercice de validation avant projection (VAP) nommé Cocody Chari, les « bisons » des 1re et 2e compagnies du 126e RI ont dû faire face, dans des situations parfois extrêmes, à différents cas de figure : extraction d’autorités, manifestation, attentat suicide, infiltration, renseignement… Les scénarii « joués » par nos soldats ont été élaborés pour coller à la réalité de ces théâtres.

 

Synthèse physiquement éprouvante, l’exercice aura forgé et renforcé la cohésion de chaque unité. La 1re compagnie est donc prête à être projetée au Tchad fin septembre, tout comme la 2e compagnie, qui s’envolera début octobre vers la république de Côte d’Ivoire.

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 11:56
Crédits S. Lafargue ECPAD

Crédits S. Lafargue ECPAD

09/09/2013 Par Bertrand Lerossignol - aquitaine.france3.fr

 

La 11ème université d'été de la Défense Nationale se déroule ce lundi, et mardi, à Pau, au Palais Beaumont. A l'initiative des Commissions de la Défense et des Forces Armées des Parlements, tous les députés et sénateurs seront présents ainsi que de nombreux intervenants spécialistes de la question.

 

Suite de l’article

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 06:55
Helie de Saint Marc - Crédits ADJ F.Raisin SIRPA Terre

Helie de Saint Marc - Crédits ADJ F.Raisin SIRPA Terre

Eloge funèbre prononcé le vendredi 30 août aux obsèques d’Hélie de Saint Marc en la cathédrale Saint-Jean de Lyon par le général Bruno Dary, ancien commandant de la Légion étrangère, ancien gouverneur militaire de Paris, président de l’association des Légionnaires parachutistes.

 

Mon commandant, mon ancien,

 

Ils sont là, ils sont tous présents, qu’ils soient vivants ou disparus, oubliés de l’histoire ou célèbres, croyants, agnostiques ou incroyants, souffrant ou en pleine santé, jeunes soldats ou anciens combattants, civils ou militaires, ils sont tous présents, si ce n’est pas avec leur corps, c’est par leur coeur ou par leur âme ! Tous ceux qui, un jour, ont croisé votre chemin, ou ont fait avec vous une partie de votre route ou plutôt de votre incroyable destinée, sont regroupés autour de vous : les lycéens de Bordeaux, les résistants du réseau Jade-Amicol, les déportés du camp de Langenstein, vos frères d’armes, vos légionnaires que vous avez menés au combat, ceux qui sont morts dans l’anonymat de la jungle ou l’indifférence du pays, les enfants de Talung que vous avez dû laisser derrière vous, les harkis abandonnés puis livrés aux mains du FLN ! Je n’oublie pas vos parents et votre famille, qui ont partagé vos joies et vos épreuves ; il faut ajouter à cette longue liste, les jeunes générations, qui n’ont connu, ni la Guerre de 40, ni l’Indochine, pas plus que l’Algérie, mais qui ont dévoré vos livres, qui vous ont écouté et que vous avez marqués profondément ! Cette liste ne serait pas complète, si n’était pas évoquée la longue cohorte des prisonniers, des déchus, des petits et des sans-grades, les inconnus de l’histoire et des médias, ceux que vous avez croisés, écoutés, respectés, défendus, compris et aimés et dont vous avez été l’avocat. Eux tous s’adressent à vous aujourd’hui, à travers ces quelques mots et, comme nous en étions convenus la dernière fois que nous nous sommes vus et embrassés chez vous, je ne servirai que d’interprète, à la fois fidèle, concis et surtout sobre.

 

Aujourd’hui, Hélie, notre compagnon fidèle, c’est vous qui nous quittez, emportant avec vous vos souvenirs et surtout vos interrogations et vos mystères ; vous laissez chacun de nous, à la fois heureux et fier de vous avoir rencontré, mais triste et orphelin de devoir vous quitter. Vous laissez surtout chacun de nous, seul face à sa conscience et face aux interrogations lancinantes et fondamentales qui ont hanté votre vie, comme elles hantent la vie de tout honnête homme, qui se veut à la fois homme d’action et de réflexion, et qui cherche inlassablement à donner un sens à son geste !

 

Parmi tous ces mystères, l’un d’eux ne vous a jamais quitté. Il a même scandé votre vie ! C’est celui de la vie et de la mort. Car qui d’autres mieux que vous, aurait pu dire, écrire, prédire ou reprendre à son compte ce poème d’Alan Seeger, cet Américain, à la fois légionnaire et poète, disparu à 20 ans dans la tourmente de 1916 : « j’ai rendez-vous avec la mort » ?

 

C’est à 10 ans que vous avez votre premier rendez-vous avec la mort, quand gravement malade, votre maman veille sur vous, nuit et jour ; de cette épreuve, vous vous souviendrez d’elle, tricotant au pied de votre lit et vous disant : « Tu vois Hélie, la vie est ainsi faite comme un tricot : il faut toujours avoir le courage de mettre un pied devant l’autre, de toujours recommencer, de ne jamais s’arrêter, de ne jamais rien lâcher ! » Cette leçon d’humanité vous servira et vous sauvera quelques années plus tard en camp de concentration. Votre père, cet homme juste, droit et indépendant, qui mettait un point d’honneur durant la guerre, à saluer poliment les passants, marqués de l’étoile jaune, participera aussi à votre éducation ; il vous dira notamment de ne jamais accrocher votre idéal, votre ‘‘étoile personnelle’’ à un homme, aussi grand fût-il ! De l’époque de votre jeunesse, vous garderez des principes stricts et respectables, que les aléas de la vie ne vont pourtant pas ménager ; c’est bien là votre premier mystère d’une éducation rigoureuse, fondée sur des règles claires, simples et intangibles, que la vie va vous apprendre à relativiser, dès lors qu’elles sont confrontées à la réalité !

Puis, à 20 ans, vous aurez votre deuxième rendez-vous avec la mort ! Mais cette fois-ci, vêtu d’un méchant pyjama rayé, dans le camp de Langenstein. Deux ans de déportation mineront votre santé et votre survie se jouera à quelques jours près, grâce à la libération du camp par les Américains. Mais votre survie se jouera aussi par l’aide fraternelle d’un infirmier français qui volait des médicaments pour vous sauver d’une pneumonie, puis celle d’un mineur letton, qui vous avait pris en affection et qui chapardait de la nourriture pour survivre et vous aider à supporter des conditions de vie et de travail inhumaines. En revanche, vous refuserez toujours de participer à toute forme d’emploi administratif dans la vie ou l’encadrement du camp d’internement, ce qui vous aurait mis à l’abri du dénuement dans lequel vous avez vécu. Vous y connaitrez aussi la fraternité avec ses différentes facettes : d’un côté, celle du compagnon qui partage un quignon de pain en dépit de l’extrême pénurie, du camarade qui se charge d’une partie de votre travail malgré la fatigue, mais de l’autre, les rivalités entre les petites fraternités qui se créaient, les cercles, les réseaux d’influence, les mouvements politiques ou les nationalités…. Mystère, ou plutôt misère, de l’homme confronté à un palier de souffrances tel qu’il ne s’appartient plus ou qu’il perd ses références intellectuelles, humaines et morales !

 

Vous avez encore eu rendez-vous avec la mort à 30 ans, cette fois, à l’autre bout du monde, en Indochine. Vous étiez de ces lieutenants et de ces capitaines, pour lesquels de Lattre s’était engagé jusqu’à l’extrême limite de ses forces, comme sentinelles avancées du monde libre face à l’avancée de la menace communiste. D’abord à Talung, petit village à la frontière de Chine, dont vous avez gardé pieusement une photo aérienne dans votre bureau de Lyon. Si les combats que vous y avez mené n’eurent pas de dimension stratégique, ils vous marquèrent profondément et définitivement par leur fin tragique : contraint d’abandonner la Haute région, vous avez dû le faire à Talung, sans préavis, ni ménagement ; ainsi, vous et vos légionnaires, quittèrent les villageois, en fermant les yeux de douleur et de honte ! Cette interrogation, de l’ordre que l’on exécute en désaccord avec sa conscience, vous hantera longtemps, pour ne pas dire toujours ! Plus tard, à la tête de votre Compagnie du 2° Bataillon étranger de parachutistes, vous avez conduit de durs et longs combats sous les ordres d’un chef d’exception, le chef d’escadron RAFFALLI : Nhia Lo, la Rivière Noire, Hoa Binh, Nassan, la Plaine des Jarres. Au cours de ces combats, à l’instar de vos compagnons d’armes ou de vos aînés, vous vous sentiez invulnérables ; peut-être même, vous sentiez-vous tout permis, parce que la mort était votre plus proche compagne : une balle qui vous effleure à quelques centimètres du coeur, votre chef qui refuse de se baisser devant l’ennemi et qui finit pas être mortellement touché ; Amilakvari et Brunet de Sairigné vous avaient montré le chemin, Segrétain, Hamacek, Raffalli et plus tard Jeanpierre, Violès, Bourgin, autant de camarades qui vous ont quitté en chemin. Parmi cette litanie, on ne peut oublier, votre fidèle adjudant d’unité, l’adjudant Bonnin, qui vous a marqué à tel point, que, plus tard, vous veillerez à évoquer sa personnalité et sa mémoire durant toutes vos conférences ! Et avec lui, se joignent tous vos légionnaires, qui ont servi honnêtes et fidèles, qui sont morts, dans l’anonymat mais face à l’ennemi, et pour lesquels vous n’avez eu le temps de dire qu’une humble prière. Tel est le mystère de la mort au combat, qui au même moment frappe un compagnon à vos côtés et vous épargne, pour quelques centimètres ou une fraction de seconde !

 

10 ans plus tard, vous aurez encore rendez-vous avec la mort ! Mais cette fois-ci, ce ne sera pas d’une balle perdue sur un champ de bataille, mais de 12 balles dans la peau, dans un mauvais fossé du Fort d’Ivry. En effet, vous veniez d’accomplir un acte grave, en vous rebellant contre l’ordre établi et en y entraînant derrière vous une unité d’élite de légionnaires, ces hommes venus servir la France avec honneur et fidélité. Or retourner son arme contre les autorités de son propre pays reste un acte très grave pour un soldat ; en revanche, le jugement qui sera rendu - 10 ans de réclusion pour vous et le sursis pour vos capitaines - montre qu’en dépit de toutes les pressions politiques de l’époque, en dépit des tribunaux d’exception et en dépit de la rapidité du jugement, les circonstances atténuantes vous ont été reconnues. Elles vous seront aussi été reconnues 5 ans après, quand vous serez libéré de prison, comme elles vous seront encore reconnues quelques années plus tard quand vous serez réhabilité dans vos droits ; elles vous seront surtout reconnues par la nation et par les médias à travers le succès éblouissant de vos livres, celui de vos nombreuses conférences et par votre témoignage d’homme d’honneur. Ces circonstances atténuantes se transformeront finalement en circonstances exceptionnelles, lorsque, 50 ans plus tard, en novembre 2011, le Président de la République en personne vous élèvera à la plus haute distinction de l’Ordre de la Légion d’Honneur ; au cours de cette cérémonie émouvante, qui eut lieu dans le Panthéon des soldats, nul ne saura si l’accolade du chef des armées représentait le pardon du pays à l’un de ses grands soldats ou bien la demande de pardon de la République pour avoir tant exigé de ses soldats à l’époque de l’Algérie. Le pardon, par sa puissance, par son exemple et surtout par son mystère, fera le reste de la cérémonie !….Aujourd’hui, vous nous laissez l’exemple d’un soldat qui eut le courage, à la fois fou et réfléchi, de tout sacrifier dans un acte de désespoir pour sauver son honneur ! Mais vous nous quittez en sachant que beaucoup d’officiers ont aussi préservé leur honneur en faisant le choix de la discipline. Le mot de la fin, si une fin il y a, car la tragédie algérienne a fait couler autant d’encre que de sang, revient à l’un de vos contemporains, le général de Pouilly, qui, au cours de l’un des nombreux procès qui suivirent, déclara, de façon magistrale et courageuse, devant le tribunal : « Choisissant la discipline, j’ai également choisi de partager avec la Nation française la honte d’un abandon… Et pour ceux qui, n’ayant pas pu supporter cette honte, se sont révoltés contre elle, l’Histoire dira sans doute que leur crime est moins grand que le nôtre » !

 

Et puis, quelque 20 ans plus tard, alors que, depuis votre sortie de prison, vous aviez choisi de garder le silence, comme seul linceul qui convienne après tant de drames vécus, alors que vous aviez reconstruit votre vie, ici même à Lyon, vous êtes agressé un soir dans la rue par deux individus masqués, dont l’un vous crie, une fois que vous êtes à terre : « Tais-toi ! On ne veut plus que tu parles ! » Cette agression survenait après l’une de vos rares interventions de l’époque ; elle agira comme un électrochoc et vous décidera alors à témoigner de ce que vous avez vu et vécu à la pointe de tous les drames qui ont agité la France au cours du XXème siècle. Ainsi, au moment où vous comptiez prendre votre retraite, vous allez alors commencer, une 3° carrière d’écrivain et de conférencier. Alors que le silence que vous aviez choisi de respecter, vous laissait en fait pour mort dans la société française, ce nouvel engagement va vous redonner une raison de vivre et de combattre ! Toujours ce mystère de la vie et de la mort ! Au-delà des faits et des drames que vous évoquerez avec autant d’humilité que de pudeur, vous expliquerez les grandeurs et les servitudes du métier des armes et plus largement de celles de tout homme. A l’égard de ceux qui ont vécu les mêmes guerres, vous apporterez un témoignage simple, vrai, poignant et dépassionné pour expliquer les drames vécus par les soldats, qui, dans leur prérogative exorbitante de gardien des armes de la cité et de la force du pays, sont en permanence confrontés aux impératifs des ordres reçus, aux contraintes de la réalité des conflits et aux exigences de leur propre conscience, notamment quand les circonstances deviennent exceptionnellement dramatiques. A l’égard des jeunes générations, qui n’ont pas connu ces guerres, ni vécu de telles circonstances, mais qui vous ont écouté avec ferveur, vous avez toujours évité de donner des leçons de morale, ayant vous-même trop souffert quand vous étiez jeune, des tribuns qui s’indignaient sans agir, de ceux qui envoyaient les jeunes gens au front en restant confortablement assis ou de notables dont la prudence excessive servait d’alibi à l’absence d’engagement. Vous êtes ainsi devenu une référence morale pour de nombreux jeunes, qu’ils fussent officiers ou sous-officiers ou plus simplement cadres ou homme de réflexion.

 

Puis dans les dernières années de votre vie, vous avez aussi eu plusieurs rendez-vous avec la mort, car votre « carcasse » comme vous nous le disiez souvent, finissait pas vous jouer des tours et le corps médical, avec toute sa compétence, sa patience et son écoute, ne pouvait plus lutter contre les ravages physiques des années de déportation, les maladies contractées dans la jungle indochinoise et les djebels algériens, les conséquences des années de campagnes, d’humiliation ou de stress. Pourtant, vous avez déjoué les pronostics et vous avez tenu bon, alors que vous accompagniez régulièrement bon nombre de vos frères d’armes à leur dernière demeure ! Là encore, le mystère de la vie et de la mort vous collait à la peau.

 

Et puis, aujourd’hui, Hélie, notre ami, vous êtes là au milieu de nous ; vous, l’homme de tous les conflits du XXème siècle, vous vous êtes endormi dans la paix du Seigneur en ce début du XXIème siècle, dans votre maison des Borias que vous aimiez tant, auprès de Manette et de celles et ceux qui ont partagé l’intimité de votre vie.

 

Mais, Hélie, êtes-vous réellement mort ? Bien sûr, nous savons que nous ne croiserons plus vos yeux d’un bleu indéfinissable ! Nous savons que nous n’écouterons plus votre voix calme, posée et déterminée ! Nous savons aussi que, lors de nos prochaines étapes à Lyon, seule Manette nous ouvrira la porte et nous accueillera ! Nous savons aussi que vos écrits sont désormais achevés !

 

Mais, Hélie, à l’instar de tous ceux qui sont ici présents, nous avons envie nous écrier, comme cet écrivain français : « Mort, où est ta victoire ? »

 

Mort, où est ta victoire, quand on a eu une vie aussi pleine et aussi intense, sans jamais baisser les bras et sans jamais renoncer ?

Mort, où est ta victoire, quand on n’a cessé de frôler la mort, sans jamais chercher à se protéger ?

Mort, où est ta victoire, quand on a toujours été aux avant-gardes de l’histoire, sans jamais manqué à son devoir ?

Mort, où est ta victoire, quand on a su magnifier les valeurs militaires jusqu’à l’extrême limite de leur cohérence, sans jamais défaillir à son honneur ?

Mort, où est ta victoire, quand on s’est toujours battu pour son pays, que celui-ci vous a rejeté et que l’on est toujours resté fidèle à soi-même ?

Mort, où est ta victoire, quand après avoir vécu de telles épreuves, on sait rester humble, mesuré et discret ?

Mort, où est ta victoire, quand son expérience personnelle, militaire et humaine s’affranchit des époques, des circonstances et des passions et sert de guide à ceux qui reprendront le flambeau ?

Mort, où est ta victoire, quand après avoir si souvent évoqué l’absurde et le mystère devant la réalité de la mort, on fait résolument le choix de l’Espérance ?

 

Hélie, notre frère, toi qui a tant prôné l’Espérance, il me revient maintenant ce vieux chant scout que tu as dû chanter dans ta jeunesse et sans doute plus tard, et que tous ceux qui sont présents pourraient entonner : « Ce n’est qu’un au revoir, mon frère ! Ce n’est qu’un au revoir ! Oui, nous nous reverrons Hélie ! Oui, nous nous reverrons » !

 

Oui, Hélie, oui, nous nous reverrons à l’ombre de Saint Michel et de Saint Antoine, avec tous tes compagnons d’armes, en commençant par les plus humbles, dans un monde sans injure, ni parjure, dans un monde sans trahison, ni abandon, dans un monde sans tromperie, ni mesquinerie, dans un monde de pardon, d’amour et de vérité !

 

 

A Dieu, Hélie….A Dieu, Hélie et surtout merci ! Merci d’avoir su nous guider au milieu des « champs de braise ! »

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 17:55
Vidéo - 11e Université d’été de la Défense à Pau

 

Les 9 et 10 septembre 2013, l’armée de Terre accueille la 11eédition des universités d’été de la Défense à Pau. Un millier de militaires et plus de 200 véhicules ont été mobilisés pour présenter aux 400 universitaires, sénateurs, députés, industriels ou journalistes, les capacités de l’armée de Terre. Le volet dynamique des démonstrations reproduit les différentes phases des opérations récentes conduites par les armées sur les théâtres d’opérations extérieures. Quant au volet statique, il a pour objectif de permettre aux invités d’échanger avec les militaires qui mettent en œuvre des matériels essentiels comme le véhicule blindé du combat de l’infanterie (VBCI), le Tigre ou le camion équipé d’un système d’artillerie (CAESAR)…

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 17:55
Vidéo - 11e Université d’été de la Défense à Pau

 

Les 9 et 10 septembre 2013, l’armée de Terre accueille la 11eédition des universités d’été de la Défense à Pau. Un millier de militaires et plus de 200 véhicules ont été mobilisés pour présenter aux 400 universitaires, sénateurs, députés, industriels ou journalistes, les capacités de l’armée de Terre. Le volet dynamique des démonstrations reproduit les différentes phases des opérations récentes conduites par les armées sur les théâtres d’opérations extérieures. Quant au volet statique, il a pour objectif de permettre aux invités d’échanger avec les militaires qui mettent en œuvre des matériels essentiels comme le véhicule blindé du combat de l’infanterie (VBCI), le Tigre ou le camion équipé d’un système d’artillerie (CAESAR)…

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 17:45
Tchad : exercice de largage par le 1er RTP

09/09/2013 Sources : EMA / armée de l'Air

 

Le 4 septembre 2013, la force Epervier a effectué un exercice de livraison par air sur la zone du rocher des éléphants.

 

La livraison par air (LPA) permet de faciliter le ravitaillement des unités isolées ou éloignées. Cette capacité opérationnelle est très technique, ce qui nécessite qu’elle soit régulièrement entretenue.

 

Au Tchad, le détachement de transit aérien de la force Epervier est armé par des militaires de l’armée de l’air et du 1er régiment du train parachutiste (1er RTP/armée de Terre). Ces derniers sont les spécialistes de la livraison par air (LPA). En cas de crash d’avion ou d’éjection d’équipage, il s’agirait de faire décoller un avion Transall ou un Hercules afin de larguer le matériel nécessaire à la survie de l’équipage (alerte sauvetage terrestre ou « SATER »). Les exercices de LPA font partie intégrante du maintien en condition opérationnelle des militaires sur le théâtre.

 

Le 4 septembre, en début d’après-midi, une section de la compagnie motorisée (COMOTO) de la Force Épervier armée par le 1er régiment de Tirailleurs (1er RTir) s’est positionnée à proximité du « Rocher des éléphants » pour marquer la zone de mise à terre (ZMT). Cette dernière a été matérialisée par des panneaux de couleur disposés sur le sol. Une fois la ZMT installée, un message météo a été envoyé à la base aérienne indiquant les coordonnées de la position, la direction, la force du vent ainsi que la visibilité.

 

Simultanément, les militaires du 1er RTP ont conditionné et embarqué quatre colis de 180 kg chacun, dans un C130 Hercules du groupement de transport opérationnel (GTO). La livraison par air s’est déroulée en deux temps : dans un premier temps, en liaison radio avec la section au sol, l’aéronef a survolé la zone pour effectuer une reconnaissance à vue. En effet, le Rocher des éléphants se situe dans une zone inondable pendant la saison des pluies. De plus, elle est régulièrement balayée par des vents forts, ce qui rend la précision du largage très délicate. C’est donc lors du deuxième passage effectué à 100 mètres d’altitude, que les colis ont été largués. Tous les colis se sont posés dans la ZMT et ont pu être récupérés par la section.

 

Les militaires de la force Épervier assurent deux missions permanentes : ils garantissent la sécurité des ressortissants français résidant au Tchad et apportent un soutien aux forces armées et de sécurité (FADS) tchadiennes, conformément à l’accord de coopération technique signé entre la France et le Tchad.

Tchad : exercice de largage par le 1er RTP
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