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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 16:45
12ème UED: Le Mali à l’honneur à travers Karim Kéïta

 

22 Septembre malijet.com

 

Le Mali était à l’honneur à Bordeaux pendant les journées de l’Université d’été de la Défense de Bordeaux. En effet, le président de la Commission Défense de l’Assemblée Nationale française a invité son homologue de l’Assemblée Nationale du Mali, l’Honorable Karim Keita, à participer du 8 au 9 septembre à cette douzième édition dédiée à l’Armée de l’Air.

 

Le Maire de Bordeaux Alain Juppé et le Président du Conseil Régional d’Aquitaine, Alain Rousset, ont chaleureusement accueilli les invités. A noter aussi la présence de Jean Yves le Drian, Ministre de la Défense français, qui n’a pas manqué de souligner, dans son discours, la pertinence du thème de cette Université à savoir «Agir et réagir» au regard du contexte de crises multiformes dans lesquelles la France intervient en tant que locomotive au sein de l’Union Européenne.

 

Cette Université d’été, à l’instar des autres, avait pour objectif de réunir le monde de la défense, à savoir industriels privés tels que Dassault Aviation, les PME, les armées, le Ministère de la Défense, les parlementaires (Patricia Adam Députée du Finistère et Présidente de la Commission Défense) Sénateurs, décideurs européens et partenaires étrangers pour préparer l’avenir en étant proactifs. L’Université d’été représente le moment privilégié pour approfondir la réflexion, la collaboration et le partenariat.

 

Cette année, une place particulière a été donnée aux Africains et c’est dans ce cadre que l’Honorable Karim Keita, Président de la Commission Défense du Mali, était présent de même que ses pairs du Niger, du Burkina Faso ainsi que le Sénégalais Cheikh Tidiane Gadio, ancien Ministre des Affaires Etrangères  et Président de l’Institut Panafricain de Stratégie (IPS).

 

L’Université d’été c’est aussi le lieu de montrer par des démonstrations sur une base militaire aérienne que malgré la crise, l’industrie militaire française reste compétitive, innovante et experte. Le Président de la Commission Défense a participé à ces expositions dynamiques qui démontrent l’aptitude des armées à conduire, en temps réel, leurs missions sur les théâtres d’opérations extérieures.

 

En plus des expositions, des forums, des ateliers et plénières ont ponctué le rythme de cette douzième Université d’été auxquels l’Honorable Keita a pris part. Il a participé notamment àl’atelier : Afghanistan, Côte d’Ivoire, Libye, Mali, Centrafrique perspectives de dix ans d’engagement. Cet atelier était co-présidé par Jean Louis Carrere, Sénateur, Président de la Commission Affaires Etrangères et de la Défense Nationale, et Philippe Nauche Député, Vice-président de la Commission Défense. L’objectif de cet atelier fut de tirer les leçons et faire un effort de prospective pour anticiper les évènements. La plupart de ces interventions françaises ont été déclenchées dans l’urgence sans concertation véritable et une préparation opérationnelle suffisante.

 

L’honorable Karim Keita a pris la parole plusieurs fois durant cet atelier pour mettre l’accent sur la nécessité de nouer un véritable partenariat entre le Mali et la France, il a notamment évoqué l’idée de forces spéciales maliennes : «il nous faut des forces spéciales dans l’esprit du commando Kieffer comme ce fut le cas chez  vous pendant la deuxième guerre mondiale». Il a expliqué les difficultés au sein des forces armées maliennes, notamment sur le plan du renseignement et de l’anticipation. Il a, en outre, saisi cette occasion pour remercier et saluer la France pour son intervention au Mali : «Je profite de cette opportunité d’être dans la même salle que différents chefs d’état-major, de directeurs centraux ainsi que de collègues parlementaires pour remercier la France pour  son action salutaire au Mali».De leur côté, les Français se disent prêts à poursuivre leur mission au Mali à travers Barkhane et sont satisfaits de la décision prise en janvier 2013 d’intervenir pour stopper l’avancée des groupes terroristes.

 

L’honorable Karim Keita a aussi participé au Forum sur la problématique du Golf de Guinée et la prévention des conflits. Cette région dispose de ressources pétrolières, minérales et halieutiques importantes ; cependant des multiples menaces entrainent une forte insécurité. Lors des échanges, l’Honorable Karim Keita a mis en exergue la nécessité de renforcer les armées africaines pour qu’elles puissent assurer la sécurité sur le continent ainsi que les architectures sécuritaires notamment en les dotant de moyens tels que des documents d’identités sécurisés ainsi que des solutions biométriques pour le contrôle des frontières. Pour le Président de la Commission Défense une «AFIS» police peut se révéler plus efficace que des armes dans la lutte et la prévention du terrorisme.

 

Avant de se rendre au siège d’Interpol à Lyon, le Président de la Commission Défense s’est rendu à l’Ecole de Guerre de Paris pour y rencontrer deux Maliens qui y poursuivent une formation. Il s’agit des Colonels Abass Dembélé et Elisée Dao.

 

Source : Commission de défense de l’Assemblée Nationale

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 16:50
Loi antiterroriste : comment les autres pays européens renforcent leur arsenal

 

17/09/2014 Par Anne-Laure Frémont – LeFigaro.fr

 

Comme la France, les autres pays concernés par la radicalisation de certains de leurs citoyens mettent en place ou débattent en ce moment de lois visant à endiguer la vague de départs vers la Syrie ou l'Irak.

 

La France fourbit ses armes législatives anti-djihad... Et elle n'est pas la seule en Europe. Les députés français ont entamé lundi l'examen d'un projet de loi renforçant l'arsenal antiterroriste afin d'empêcher les départs de combattants en Syrie ou en Irak. Ce texte, qui prévoit notamment de confisquer temporairement - sur ordre du ministre de l'Intérieur - le passeport d'une personne projetant «des déplacements à l'étranger ayant pour objet la participation à des activités terroristes», pourrait être voté mercredi. La France - dont environ 930 citoyens sont impliqués dans des filières djihadistes - n'est toutefois ni la seule concernée, ni la seule à vouloir juguler l'hémorragie. Sur la douzaine de milliers d'étrangers qui auraient rejoint les rangs de l'Etat Islamique (EI) ou d'Al-Nosra figureraient aussi plus de 400 Britanniques*, 270 Allemands*, 250 Belges* et 130 Néerlandais (selon l'AFP). Dans ces pays aussi, la riposte législative est engagée, à l'heure où les États-Unis espèrent, lors d'une réunion au Conseil de sécurité de l'ONU le 24 septembre prochain, faire adopter une résolution contraignant les Etats à prendre des mesures pour empêcher leurs citoyens de gonfler les rangs des groupes extrémistes.

 

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 10:55
La France renforce son arsenal contre le djihadisme

Photo tirée du compte Facebook de Mourad Fares. Le cyberdjihadiste français se servait de ce réseau pour recruter. Il a été interpellé mercredi à Roissy.

 

14/09/2014 Par Christophe Cornevin – LeFigaro.fr

 

Un projet de loi antiterroriste, débattu à partir de ce lundi, prévoit de frapper les candidats au départ d'interdiction de sortie du territoire et d'accentuer la traque sur Internet.

 

Alors que la menace d'un attentat affole tous les compteurs et que l'État islamique vient d'orchestrer une troisième décapitation d'otage européen, il ne se passe plus une semaine sans que le spectre du djihadisme ne secoue l'Hexagone. Mercredi dernier encore, Mourad Fares, un sergent recruteur dépeint comme «particulièrement dangereux» et «proche des mouvements terroristes djihadistes Daech et Jabhat al-Nosra», a été cueilli à Roissy par les policiers spécialisés de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Originaire de Thonon-les-Bains, ce ressortissant français de 29 ans est soupçonné d'avoir enrôlé de jeunes Français dans les régions de Toulouse et de Strasbourg pour les précipiter dans le chaos syrien. Quelques jours auparavant, une famille entière abandonnait sans prévenir son domicile de l'Isère pour filer, avec deux fillettes de trois et cinq ans, vers les zones de combat via la Turquie.

 

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 16:56
Le général de Villiers à l’Université d’été de la Défense

 

10/09/2014 Sources : EMA

 

Les 8 et 9 septembre 2014, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, a participé à la 12e édition de l’Université d’été de la Défense (UED), organisée sur la base aérienne 106 de Bordeaux-Mérignac.

 

Ce forum annuel rassemble la communauté de défense - les parlementaires et élus locaux, militaires et personnels civils du ministère de la défense – autour d’un thème central particulier ; « Agir et réagir », tel était celui de cette 12e édition de l’UED.

 

Après plusieurs démonstrations dynamiques de matériels, les universitaires se sont répartis en 5 ateliers spécialisés : la cohérence géostratégique, les centres de commandement et de contrôle, le maintien en condition opérationnelle, les engagements extérieurs, la maîtrise de la 3ème dimension. Lors de ces ateliers, les sous-chefs opérations et performance de l’EMA ont alors pu faire part de leur analyse des enjeux concernant deux domaines essentiels : les opérations et le maintien en condition opérationnelle.

 

Le second jour a débuté par un débat sur les exportations d’armements, initié par une intervention du ministre de la Défense. Puis, lors de la séance plénière, le CEMA a présenté les conclusions militaires du sommet de l’OTAN auquel il a assisté. Il a ainsi pu aborder les thèmes de la « réassurance à l’Est » et de la défense du flanc sud de l’Union Européenne. Il a par ailleurs insisté sur le choix français de se doter d’un modèle d’armée complet, précisant que celui décrit par la Loi de programmation Militaire (LPM) permet de faire face aux risques et menaces, y compris dans leur évolution récente au Levant.

Le général de Villiers à l’Université d’été de la DéfenseLe général de Villiers à l’Université d’été de la Défense
Le général de Villiers à l’Université d’été de la DéfenseLe général de Villiers à l’Université d’été de la Défense

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 11:57
Des chiffres très positifs pour notre économie

 

10/09/2014 P. Hessenbruch  - DICOD

 

Le ministre de la Défense a clôturé mardi 9 septembre l’université d’été de la Défense en dévoilant les résultats très positifs des exportations d’armement, mais en soulignant aussi un contexte d’insécurité majeur dans le monde.

 

Lors de la dernière journée de l’université d’été de la Défense, Jean-Yves Le Drian est venu présenter le bilan 2013 des exportations d’armement ainsi qu’une étude inédite évaluant l’impact social, économique et technologique de ces dernières. Le ministre a ainsi insisté sur ce triple bénéfice des exportations françaises d'armement qui ont bondi de 43% en 2013 par rapport à 2012, atteignant le montant  de  6,87 milliards d'euros. Environ 40 000 emplois sont concernés par ces ventes d'armes, auxquels s'ajoutent 10 000 emplois indirects chez les fournisseurs.

« Derrière ces résultats, il y d’abord la qualité de notre base industrielle et technologique de défense, hissée au plus haut niveau de valeur ajoutée pour maintenir sa compétitivité. Je pense à la valeur de nos savoir-faire technologiques, de nos compétences humaines. Je pense aussi à la régularité de l’investissement, qui alimente l’innovation. Tout cela contribue au succès de nos exportations », a souligné le ministre de la Défense.

Enfin, en clôture de cette 12e édition des universités d’été de la Défense, Jean-Yves Le Drian est également revenu sur les récentes crises dans le monde. « La France et l’Europe sont interpellés simultanément sur trois fronts d’insécurité majeurs et inévitables. » Le terrorisme jihadiste, la Lybie et la situation en Ukraine ont fait l’objet d’un point de situation générale du ministre. « L’heure est à la mobilisation et à l’alerte, et l’action à venir doit être collective et concernée », a notamment expliqué le ministre en faisant état de la situation en Lybie.

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 11:54
Démonstrations et réflexions à l’université d’été


09/09/2014 Ministère de la Défense

 

La première journée de la 12e édition de l'université d'été de la Défense a été bien remplie. Démonstrations dynamiques, rencontres avec les hommes et les femmes des forces armées, et travaux de réflexion.

 

Avec l’ouverture lundi 8 septembre de l’ université d’été de la Défense qui se tient cette année à Bordeaux, la communauté défense a désormais effectué sa rentrée. Depuis 12 ans, ces universités réunissent près de 400 personnes, parlementaires français, militaires des forces armées, industriels et journalistes, afin qu’ils échangent leurs points de vue et leurs réflexions sur les problématiques de défense et de sécurité.  

 

Le général Jean-Jacques Borel, chef d’état-major du commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes, a d’abord montré aux universitaires l’étendue des moyens de réactivité des forces, en particulier grâce aux capacités de commandement et de contrôle. Depuis le hangar de la base de Bordeaux-Mérignac, il s’est entretenu en visioconférence avec une équipe du Centre national des opérations aériennes, basé à Lyon, puis avec le général Lavigne qui dirige l’hôpital militaire de KAIA en Afghanistan. Enfin, c’est en liaison avec le général Palasset, commandant l'opération Barkhane au Sahel qu’il a montré les moyens mis en œuvre par la France pour conduire des opérations en temps réel et à distance, aussi bien sur le territoire national que sur les théâtres d’opérations extérieures. Cette séquence dynamique s’est achevée avec la démonstration des commandos parachutistes (CPA 30) sur le tarmac de la base et la démonstration des capacités du Rafale.

 

L’après-midi, les ateliers et les forums de discussions ont laissé part à la réflexion des universitaires. Au programme notamment, un atelier consacré au maintien en condition opérationnelle (MCO) qui proposait de sortir des schémas anciens.  Dans une autre salle, les universitaires ont pu débattre des perspectives de dix ans d’engagements extérieurs de la France. Cet atelier a notamment permis d’entendre les points de vue de personnalités comme le préfet Alain Zabulon, coordinateur national du renseignement (CNR), le général Christophe Gomart, directeur du renseignement militaire (DRM), ainsi que le président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, Jean-Louis Carrère

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 14:55
 20es Rencontres parlementaires de la Défense - 8 Octobre 2014

 

Les 20es Rencontres parlementaires de la Défense, dont le thème sera : "L'outil militaire et industriel de la défense : un enjeu d'avenir pour nos territoires." auront lieu le 8 Octobre 2014.

 

Présidés par Nicolas Bays, député du Pas-de-Calais, vice-président de la commission de la Défense nationale et des forces armées, Christophe Guilloteau, député du Rhône, président du groupe d’études "Industrie de défense" et Gwendal Rouillard, député du Morbihan, secrétaire de la commission de la Défense nationale et des Forces armées, les débats de cette demi-journée s’articuleront autour de deux sessions :

- "Préparer le futur de l'outil militaire et industriel de la défense"

- "Converger pour influer : le partenariat armées-industrie à l’export "

 

Interviendront notamment: Jean-Paul Bacquet, député du Puy-de-Dôme, président du conseil d'administration d’Ubifrance, Jean-Marie Bockel, sénateur du Haut-Rhin, Philippe Errera, directeur de la délégation aux affaires stratégiques, ministère de la Défense, Hervé Mariton, député de la Drôme, le Général Denis Mercier, chef d'état-major de l'Armée de l'air, Jean-Michel Oudot, économiste à la direction des affaires financières du ministère de la Défense, Philippe Vitel, député du Var...

 

Jean-Baptiste Mattei, représentant permanent de la France auprès de l'OTAN sera l’invité d’honneur du déjeuner débat de ces Rencontres.

 

Ces rencontres auront lieu le mercredi 8 octobre prochain, de 8h30 à 12h30, à la Maison de la Chimie (28 bis rue Saint-Dominique – 75007 Paris)

 

Pour vous inscrire lCI

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 10:55
Nouvelle bataille autour des moyens de la Défense

 

8/9/14 Antoine Fouchet – LaCroix.com

 

Des parlementaires et des hauts gradés s’alarment des conséquences de la baisse des effectifs dans les armées et craignent toujours une érosion des crédits militaires. Leurs inquiétudes sont au centre des débats de l’université de la défense, qui se tient les lundi et mardi 8 et 9 septembre à Bordeaux.

 

Les craintes demeurent, dans les milieux de la défense, sur les conséquences des baisses d’effectifs et la pérennité des crédits militaires. Plusieurs participants à l’université de la défense, qui se tient les 8 et 9 septembre à Bordeaux, ont décidé de profiter des débats de ces assises pour le dire. Parmi eux, des parlementaires de tous bords, des hauts gradés et des industriels.

Ils vont trouver un renfort de poids dans le rapport de deux députés, Yves Fromion (UMP, Cher) et Gwendal Rouillard (PS, Morbihan). Ce rapport, qui porte sur les opérations militaires Serval au Mali et Sangaris en République centrafricaine, doit être présenté dans le cadre des travaux de l’université. Lancée en janvier 2013, Serval s’est achevée en juillet dernier, tandis que Sangaris, commencée en décembre 2013, a toujours cours.

Missionnés par la commission de la défense de l’Assemblée nationale pour faire le bilan de ces deux opérations et évaluer le dispositif militaire français prépositionné en Afrique, les deux parlementaires sont revenus de leur périple avec des conclusions pessimistes.

 

Réduction globale des effectifs militaires

Les forces prépositionnées sur le continent africain sont actuellement réparties entre le Gabon (900 militaires), le Sénégal (350), Djibouti (1 950) et la Côte d’Ivoire (450). Sur la base de la réduction globale des effectifs militaires inscrite par l’Élysée en avril 2013 dans le livre blanc sur la défense, les deux sites les plus importants, le Gabon et Djibouti, vont, d’ici à 2017, perdre la moitié de leurs postes.

Les deux rapporteurs s’inquiètent surtout pour Djibouti, position stratégique au sud de la mer Rouge, dans la Corne de l’Afrique. Ils qualifient de « massif » et « trop rapide dans le calendrier » le projet de passer de 1 950 à 950 hommes, qui repose « sur un objectif strictement quantitatif et non sur une analyse fonctionnelle préalable ». Et concluent que cela « remet sérieusement en cause la crédibilité de notre dispositif ».

 

Crises africaines

Concernant les deux dernières opérations militaires françaises, les deux députés affirment avoir constaté une série d’« insuffisances » qui « montre les limites des capacités françaises d’intervention dans les crises africaines ».

À propos de Serval – dont ils reconnaissent par ailleurs le « succès indéniable » –, ils soulignent des flux logistiques « extrêmement tendus » sur le vaste territoire malien à cause du « manque de vecteurs aériens stratégiques » (avions gros-porteurs) ainsi que des camions « à bout de souffle ». De manière plus générale, Yves Fromion et Gwendal Rouillard dénoncent une « vétusté » des matériels des forces prépositionnées plus importante que celle relevée dans l’Hexagone.

Pour Sangaris, le rapport juge « trop faibles » les effectifs déployés (1 600 soldats). Auditionné par les deux parlementaires, le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées françaises, invoque une « pression budgétaire continue ».

 

Menaces de démission

Le sujet n’est pas nouveau. En mai dernier, se fondant sur une note d’un conseiller de François Hollande, l’ancien ministre UMP Xavier Bertrand avait affirmé que la loi de programmation militaire 2014-2019 (183,9 milliards d’euros au total), déjà en retrait par rapport à la précédente, serait amputée de 1,5 à 2 milliards d’euros par an. Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, et tous les chefs d’état-major avaient alors fait connaître leurs inquiétudes auprès de l’Élysée et auraient menacé de démissionner. Le 2 juin, l’Élysée publiait un communiqué pour confirmer les engagements financiers de cette loi.

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 10:55
Patricia Adam : «La France ne peut baisser la garde»

 

07/09/2014 Par Alain Barluet - LeFigaro.fr

 

INTERVIEW - En Ukraine, au Sahel et au Proche-Orient, « les efforts diplomatiques ne peuvent être efficaces sans puissance militaire », souligne la présidente de la commission de la défense de l'Assemblée nationale.

La députée PS du Finistère, Patricia Adam, présidente de la commission de la défense du Palais Bourbon et coorganisatrice de l'université de la Défense, qui s'ouvre ce lundi à Bordeaux, parle des différentes menaces auxquelles la France et l'Europe doivent faire face.

 

Lire l’interview

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 16:55
Audition de M. Michel PINAULT par la commission de la défense et des forces armées de l'Assemblée Nationale - Juin 2014

 

22/07/2014 Ministère de la Défense

 

Le 18 juin 2014, M. Michel Pinault a été auditionné par la commission de la défense et des forces armées de l’Assemblée nationale sur le dernier rapport du Haut Comité portant sur l'administration des militaires.

 

Retrouvez cette audition ici

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 17:55
ESM : quel avenir ?

 

17 Juillet 2014 Général de corps d'armée (2s) Dominique DELORT , Président de la Saint-Cyrienne

 

Équation impossible ou/et faux problème ?

 

Bien que membre du conseil de perfectionnement de l’ESM de Saint-Cyr j’ai été très surpris par des propos concernant l’évolution de l’Ecole et ceci d’autant plus que le commandement n’a cessé, toutes ces dernières années, de se féliciter de son système de formation d’officiers. Le débat qui semble s’ouvrir concerne tous les membres de notre association. Que personne ne soit surpris de notre intérêt pour ce sujet.

 

Lire l’article

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 11:55
photo EMA

photo EMA


16.07.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Voici quelques chiffres transmis par le ministère de la Défense dans le cadre des questions écrites posées par des députés. Ces chiffres portent les équipements de l'armée de terre et ont été transmis en réponse à une question de François Cornut-Gentille.

 

PVP: 1183 en service au 31 décembre 2013, pour un taux de disponibilité de 46,30% au 31 décembre 2013
VBL: 1470, pour un TD de 65%,
Chars Leclerc: 254, pour un TD de 51%
AMX 10RC: 254, pour un TD de 43,1%
VAB: 3052, pour un TD de 43,9%
VAB sanitaires: 245, pour un TD de 53,45%
VBCI: 528, pour un TD de 77,5%
TRM 10000: 1203, pour un TD de 40,43%
TRM 700/100 (porte-chars): 119, pour un TD de 43,09%
GBC 180: 5386, pour un TD de 72%
Caesar: 77 pour un TD de 65,2

 

On lira tous les détails (nombre, taux de disponibilité en 2012 et 2013, âge moyen, coût du MCO)  ici et ici. On lira aussi sous les tableaux les explications fournies.

 

Extrait: "Globalement, il est possible de distinguer plusieurs causes particulières à la baisse de la disponibilité de certains équipements : le retrait d'Afghanistan explique le caractère non prioritaire conféré à l'entretien de certains matériels achetés spécifiquement lors de l'opération PAMIR, pour satisfaire à un besoin urgent de protection. Ces matériels, soutenus pendant l'opération, mais pas nécessairement déployés actuellement sur un autre théâtre, ne font l'objet que d'un entretien a minima (Aravis). Selon la même logique de priorité, certains matériels ne sont remis en état que lorsque la nécessité de leur déploiement sur un théâtre est avérée."

 

En ce qui concerne les équipements de surveillance et de défense anti-aérienne, les éléments de réponse sont à découvrir ici.

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 10:55
Budget Défense : Hollande active la clause qui permet de débloquer 500 millions d'euros

 

15 juil 2014 cbanque.com (AFP)

 

Le président François Hollande a activé la clause de la Loi de programmation militaire (LPM) qui permet d'augmenter de 500 millions d'euros les crédits de la Défense pour sécuriser les programmes d'équipements, a indiqué mardi le secrétaire d'Etat à la Défense, Kader Arif, à l'Assemblée nationale.

 

Le chef de l'Etat a « confirmé les engagements financiers de la Loi de programmation militaire pour les années 2014 à 2019 », a déclaré M. Arif, lors de la séance des questions au gouvernement.

 

« Cela signifie que le budget 2014 sera mis en œuvre complètement », a-t-il affirmé : « C'est pourquoi le président de la République a décidé l'activation de la clause prévue par l'article 3 de la loi permettant d'augmenter de 500 millions d'euros les crédits du ministère pour sécuriser les programmes d'équipement de nos armées. »

 

« Une première tranche de 250 millions d'euros a déjà été inscrite dans le projet de loi de finances rectificative pour 2014, sous la forme de crédits additionnels sur le programme d'investissement d'avenir » (PIA), a poursuivi le secrétaire d'Etat. La deuxième tranche de 250 millions d'euros « sera concrétisée dans le courant de l'année 2014, une nouvelle fois sous forme de crédits sur le PIA », a-t-il dit.

 

De la même façon, a-t-il ajouté, « le budget triennal 2015-2017 permettra d'exécuter intégralement la Loi de programmation militaire ». « La mission Défense bénéficiera ainsi en 2015 de 31,4 milliards de ressources totales, comme le prévoyait la trajectoire financière votée en décembre », a conclu M. Arif.

 

Ce dernier répondait à une question du député UMP Philippe Meunier, en l'absence du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en déplacement en Grande-Bretagne.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 07:55
Les nouveaux gardiens de la LPM

 

7 juillet, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

Le fait est nouveau et inédit sous la cinquième République :  les véritables garde-fous de la bonne exécution de la Loi de Programmation Militaire (LPM), sont devenus… les parlementaires !  La très discrète « descente » à Bercy il y a deux semaine des parlementaires pour demander sur pièces les justifications au Ministère de l’économie de la réalisation des ressources exceptionnelles (REX), le prouve encore. Car sous l’impulsion des deux présidents des commissions Défense, Jean-Louis Carrère pour le Sénat et Patricia Adam pour l’Assemblée Nationale (mais aussi bien d’autres…), les parlementaires ont été présents, voire très présents durant toute l’élaboration à la fois du Livre Blanc qui fixe les ambitions de la Défense française et de la LPM, qui la met budgétairement en œuvre. De très nombreux rapports, parfois alarmistes ont mis le doigt là où le bât blesse. Puis ce fut l’ajout, grâce à leur détermination, de véritables verrous de sécurité insérés dans la LPM pour que la représentation nationale puisse s’assurer de sa bonne exécution et de son respect. Inédit ! Plus récemment, leur rôle a également été important dans la mobilisation générale de cette union sacrée «  Défense » (politiques, industriels, militaires…) contre Bercy qui souhaitait raboter d’un milliard d’euros par an le budget, pourtant initialement sanctuarisé par le Président de la République. Bref, c’est très activement que les parlementaires ont pris leur rôle de défenseur de la LPM très au sérieux et jouent dorénavant le rôle de gardiens des crédits de la défense contre Bercy.

 

Les nouveaux cerbères de la Défense

 

Un rôle nouveau, tout à fait en accord avec leurs pouvoirs et en respect de leurs attributions. Sauf que ce rôle est totalement inédit sous la cinquième République. On ne peut que se féliciter de cette prise de conscience très pro-active de la part de la représentation nationale sur l’un des plus gros budgets de l’Etat et surtout sur l’outil militaire de la France. La raison de cette mobilisation est double.

 

Premièrement, le ministre de la Défense a été un excellent facteur déclenchant de cette nouvelle volonté parlementaire. Lui-même très concerné par la sauvegarde de l’outil militaire de la France, Jean-Yves Le Drian a joué le rôle de catalyseur, donnant l’impulsion. Comme un chef de file derrière qui se mobilisent responsables militaires, industriels et politiques.

 

La seconde raison, c’est l’état de gravité de la situation de la Défense française. A force de grappiller le budget, la cohérence de l’outil militaire ne tient plus qu’à un fil, le modèle est devenu fragile, dans un contexte géostratégique où la menace impensable est redevenu possible et la surprise, la seule certitude. Avec une multiplicité d’opérations extérieures remplies par des soldats courageux dans des conditions lamentables. De tout cela les parlementaires sont bien conscients et cela motive leur combat.

 

Bras de fer contre Bercy

 

Car un véritable bras de fer s’est engagé entre la Défense, qui souhaite préserver son outil et le ministère de l’économie qui cherche dans sa logique purement comptable et constante à ponctionner le maximum d’argent sur un des plus gros budget de l’État. Ce qu’il fait d’ailleurs très bien ! Dernièrement encore en ponctionnant 350 millions d’euros par la loi de finance rectificative passée en juin ainsi qu’en promettant des ressources exceptionnelles (REX) qui, et les parlementaires ont pu le constater, ne seront pas au rendez-vous. Tandis que la Défense (DGA en tête) est en cessation de paiement ! Résultat, les parlementaires sont en ce moment très remontés, et bien plus qu’avant ! Car le constat est là : non seulement les REX ne seront pas au rendez-vous, mais chaque mesure palliative proposée par la représentation nationale se voit opposer un refus en bloc de la part du ministère de l’économie. Aucune solution, le dialogue avec Bercy est bloqué, au point mort… Sauf que, très remontés, les parlementaires ne vont pas s’arrêter là.  Et c’est pourquoi, la clause de revoyure, votée dans la LPM, sera activée en 2015. Les parlementaires vont alors se retrouver au centre du jeu. Des débats qui s’annoncent houleux ! Les élus nationaux se rendent bien compte, à travers leurs très nombreux déplacements, de l’urgence de la situation, à la fois sur l’état des forces mais aussi sur l’environnement géostratégique instable et imprévisible. A cause de Bercy, certains programmes sont en danger (y compris dans le volet dissuasion), mais le ministère de l’économie n’a sans doute pas pris la mesure de la détermination parlementaire. Le combat sera incessant pendant toute la durée de la LPM, car, prévisible, Bercy, le suscitera !

 

Alors que la plupart des pays européens désarment, excepté ceux de l’Est, Pologne en tête, conscients de l’imminence et de l’importance du danger, la France, elle tente de maintenir son outil, en devant aussi batailler en interne. Si elle ne sera plus capable, le fossoyeur sera bien identifié : Bercy. Si elle arrive à maintenir sa Défense, ses sauveurs le seront tout autant : le Ministre et les parlementaires !

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 21:45
photo ECPAD

photo ECPAD

 

10.07.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

Deux députés (Émilienne Poumirol et Olivier Audibert-Troin) rédigent actuellement un rapport parlementaire sur le suivi des militaires blessés en opérations (dont ceux qui souffrent de PTSD ou blessures invisibles). Leur rapport est attendu pour novembre.

Ils se sont rendus à Chypre, la semaine dernière, pour visiter le sas de Paphos. Ils sont arrivés mercredi soir juste à temps pour assister à l’arrivée de 140 soldats de retour de Bangui (via N’Djamena par manque de kérosène en RCA) et qui allaient passer deux jours dans l’île.

Les deux députés (dont l’une est médecin généraliste) ont décrit, devant leurs collègues de la commission de la défense, des "hommes épuisés moralement et physiquement", qui "travaillent sept jours sur sept", disposent de véhicules de patrouille dont "la moitié ne sont pas blindés". Certes 80 % des logements et bureaux de M’Poko sont désormais climatisés mais les conditions climatiques exigeantes se conjuguent à la précarité du quotidien et aux incidents endémiques (escarmouches, prises à parti par des miliciens des deux camps, colis pero de vivres qui n’arrivent pas, pertes d’effets personnels dans des tentes qui brûlent par négligences etc.).

Yves Fromion (député du Cher) qui présentait ce mercredi son rapport (conjointement avec le Lorientais Gwendal Rouillard) sur "l’évaluation du dispositif militaire en Afrique et le suivi des opérations en cours" s’est aussi rendu à Bangui. Il a décrit des soldats qui, pour échapper à l’eau et à la boue, "font des planchers avec des planches et des clous qu’ils récupèrent". Vantant "la débrouillardise française" et les soldats français qui sont des "gens extraordinaires", Yves Fromion a rappelé que "ça ne veut pas dire qu’il faut tirer sur la ficelle".

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 20:45
Evaluation du dispositif militaire en Afrique et au suivi des opérations en cours - video Assemblée Nationale

10 juil. 2014 Assemblée Nationale

 

Présentation par Gwendal Rouillard et Yves Fromion de leur rapport de la mission relative à "l'évaluation du dispositif militaire en Afrique et au suivi des opérations en cours" le 9 juillet 2014 devant la commission de la Défense nationale et des Forces armées de l'Assemblée nationale

La commission de la défense a examiné le rapport de la mission d'information et en a autorisé, à l'unanimité, la publication.

 

 

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 17:45
Mali / RCA: "Serval et Sangaris loin d'être finies"

 

09/07/2014 Par Lefigaro.fr (AFP)

 

Les conditions d'un retrait des troupes françaises du Mali et de Centrafrique "sont loin d'être réunies", selon des députés de la commission de la Défense de l'Assemblée, qui soulignent les difficultés rencontrées pour passer le relais à d'autres forces militaires. "Serval et Sangaris sont loin d'être finies", estiment Gwendal Rouillard (PS) et Yves Fromion (UMP), auteurs d'un rapport sur la présence militaire française en Afrique présenté mercredi en commission à l'Assemblée nationale.

 

Au Mali, où la France compte encore environ 1.800 soldats, le scénario de sortie de crise reste incertain pour deux raisons principales. D'une part, le "passage de relais" à d'autres forces "paraît pour le moins compliqué", en raison notamment de la lenteur de la mise en place de la Minusma, la force de l'ONU pour la stabilisation du pays, qu'ils ont constaté sur le terrain. La deuxième raison, c'est que "le processus de réconciliation entre Maliens piétine". Les rapporteurs mettent en particulier en garde contre "un arrangement politique mal ficelé", qui déboucherait "sur une paix fragile".

 

En Centrafrique, où la France comptent 2.000 hommes, la force de l'Union africaine (Misca), d'environ 5.800 soldats, doit intégrer mi-septembre la force de paix de l'ONU, la Minusca. "Mais là encore, quel que soit le dévouement de ces soldats et l'implication politique de l'Union africaine, il faut être lucide: ces forces manquent cruellement de moyens de commandement et de projection", notent-ils. Là encore, "comme au Mali, le scénario de sortie d'Opex (opération extérieure) est moins que clair".

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 12:45
photo EMA - FFDj

photo EMA - FFDj

 

09 Juillet Ouest-france.fr

 

Gwendal Rouillard, député de Lorient, présentait ce mercredi à Paris, son rapport d'évaluation du dispositif militaire en Afrique et de suivi des opérations en cours.

 

Cinq mois de travaux, dix pays visités pour évaluer le dispositif militaire en Afrique et prendre la mesure des opérations en cours : c'est le résultat de la mission réalisée par Gwendal Rouillard, député socialiste de la 5e circonscription du Morbihan, et Yves Fromion, député UMP du Cher.

 

Suite de l'article

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 11:55
Nouvelles menaces sur le budget de la défense

 

09/07/2014 Par Jean Guisnel - Défense ouverte / Le Point.fr

 

Six milliards d'euros provenant de la vente de bijoux de famille des armées devraient abonder le budget militaire. Mais rien n'est fait...

 

Quand c'est fini, ça recommence ! Malgré les assurances présidentielles réitérées, y compris le mois dernier après une nouvelle passe d'armes intragouvernementale entre le ministère de la Défense d'un côté et Bercy et Matignon de l'autre, le budget de la défense se trouve de nouveau sur la sellette. Cette fois, pourtant, la Défense était prévenue et la menace bien réelle était identifiée de longue date. Et pour cause ! Pour faire passer au forceps la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019, le ministère de la Défense avait vendu la peau d'un ours avant de l'avoir tué.

 

Il s'est agi d'intégrer par avance au budget le produit de ventes non encore réalisées : celles de biens immobiliers des armées, mais surtout de la cession aux enchères aux opérateurs téléphoniques d'une bande de fréquences radio jusqu'alors réservée aux militaires, celle des 700 MHz. Cette "fréquence en or", qui permettra des usages innovants de la téléphonie mobile, doit être mise en vente par l'État. Ce dossier est surveillé (de très près) par l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes), dont Jean-Claude Mallet, conseiller d'État et principal conseiller du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, fut naguère le président. C'est dire si cette affaire a été gérée en connaissance de cause par l'hôtel de Brienne.

 

Parlementaires alarmés

 

Or il semble bien que cette attribution par avance au budget de la défense de sommes dont le gouvernement ne dispose pas encore pose de très sérieux problèmes. On parle ici de sommes considérables : 6,1 milliards d'euros sur la période 2014-2019, dont 1,77 milliard d'euros en 2014, autant en 2015, et 1,25 milliard d'euros en 2016. Pour 2014, les ressources proviendraient de cessions immobilières, les années suivantes étant concernées par cette vente de fréquences.

 

Des membres des deux commissions spécialisées dans les affaires militaires de l'Assemblée nationale et du Sénat se sont réunis pour lancer un cri d'alarme. Cinq parlementaires sont intervenus : Patricia Adam, présidente socialiste de la commission de la Défense de l'Assemblée, et son collègue Jean-Jacques Bridey ; la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat était représentée par son président Jean-Louis Carrère et son collègue socialiste Daniel Reiner, ainsi que par Jacques Gautier (UMP).

 

700 MHz, la fréquence en or

 

La démarche n'est pas si fréquente et elle doit être notée : la crainte d'une compression budgétaire considérable du budget militaire est d'autant plus sérieuse que ces ressources sont certes mentionnées dans la loi, qui ne prévoit aucune solution pour le cas où celles-ci ne seraient finalement pas disponibles.

 

Dans leur communiqué, les parlementaires notent que "les documents administratifs et financiers recueillis par les députés et les sénateurs à l'occasion de leurs contrôles font apparaître que les recettes de cession des fréquences de la bande des 700 MHz ne seront pas disponibles avant, au mieux, la fin 2015. Ce décalage de calendrier crée un manque de 1,5 milliard d'euros pour financer l'exécution de la loi de programmation militaire en 2015, en particulier le programme d'équipement des forces armées." Le 15 juillet, une mission conduite par l'Inspection générale des finances doit rendre son rapport sur le respect de la LPM votée en décembre 2013. Il sera alors temps de voir à quelle sauce le budget de la défense sera cuisiné. Il existe des risques sérieux qu'il ait réduit à la cuisson...

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 15:55
LPM 2014-2019 : les commissions Défense de l’Assemblée nationale et du Sénat alertent sur le manque de 1,5 milliard d’euros de REX en 2015

 

 

8 juillet 2014 senat.fr

 

La commission de la Défense nationale et des Forces armées de l’Assemblée nationale et la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat> ont aujourd’hui débattu des conclusions de leurs investigations sur les prévisions de ressources exceptionnelles (REX) de la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019, à la suite des contrôles sur pièces et sur place auxquels elles ont <procédé, à Bercy, le 17 juin 2014, auprès du secrétariat d’État chargé du Budget, et à Bagneux, le 3 juillet 2014, dans les locaux de la direction générale de l’armement du ministère de la Défense>.

 

Ces travaux ont été menés en faisant usage, pour la première fois, des prérogatives qui sont conférées aux deux commissions par l’article 7 de la LPM 2014-2019. Ils ont été conduits, respectivement :

- pour la commission de la Défense de l’Assemblée nationale, par Mme Patricia Adam (SRC., Finistère), présidente, et M. Jean-Jacques Bridey (SRC, Val-de-Marne), rapporteur pour avis des crédits du programme 146 « Équipement des forces » ;

- pour la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat, par M. Jean-Louis Carrère (Soc., Landes), président, et MM. Daniel Reiner (Soc., Meurthe-et-Moselle) et Jacques Gautier (UMP, Hauts-de-Seine), rapporteurs pour avis des crédits du programme 146 « Équipement des forces ».

 

Les REX représentent une part non négligeable des ressources prévues pour la mission « Défense » : 6,1 milliards d’euros sur la période 2014-2019, dont 1,77 milliard d’euros en 2014 et, à nouveau, en 2015, et 1,25 milliard d’euros en 2016. En 2015 et 2016, la majeure part de ces ressources doit provenir de la mise aux enchères de la bande de fréquences hertziennes des 700 MHz, qui sera affectée à la téléphonie mobile.

 

Or les documents administratifs et financiers recueillis par les députés et les sénateurs à l’occasion de leurs contrôles font apparaître que les recettes de cession des fréquences de la bande des 700 MHz ne seront pas disponibles avant, au mieux, la fin 2015. Ce décalage de calendrier crée un manque de 1,5 milliard d’euros pour financer l’exécution de la LPM en 2015, en particulier le programme d’équipement des Forces armées.

 

Dans la perspective des débats à venir sur le projet de loi de finances pour 2015 et sur le projet de budget triennal pour 2015-2017, la commission de la Défense nationale et des Forces armées de l’Assemblée nationale et la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat entendent exercer toute leur vigilance sur les solutions que devra trouver le Gouvernement en vue de respecter la trajectoire financière de la LPM et les objectifs capacitaires et industriels, essentiels pour notre pays, qui lui sont attachés.

 

Le compte-rendu détaillé des travaux de chaque commission sera disponible sur le site de son assemblée.

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 07:55
Cérémonies de remise des prix au CIN Brest

 

08/07/2014 Sources : Marine nationale

 

Vendredi 4 juillet 2014, le capitaine de vaisseau Vincent Le Coguiec, a présidé deux cérémonies au cours desquelles les élèves les plus méritants de la deuxième session de la promotion 2014 « Second-maître Raymond Dumenoir » de l’Ecole de maistrance, et de la promotion « Second-maître Kerleroux » de l’Ecole des mousses, ont été récompensés. Ils ont reçu leurs prix en présence des cadres et enseignants des écoles militaires, ainsi que des autorités civiles et militaires de la région. Les élèves de l’Ecole des mousses ont également échangé avec Mme Patricia Adam, la présidente de la commission de la Défense nationale et revoir l’Amiral Forissier, parrain de la promotion.

 

Cérémonies de remise des prix au CIN Brest

A l’Ecole de maistrance, parmi les 131 élèves, 8 élèves se sont partagés les 10 prix distinguant les meilleurs de la promotion. Le quartier-maître maistrancier Adrien Tranchand, recruté au titre de la spécialité « navigateur timonier», premier de la promotion a reçu le prix du chef d’état-major de la marine, remis en son nom par le capitaine de vaisseau Bernard Jacquet, commandant la base navale de Brest. Cet élève a également reçu le prix de la Force d’action navale.

 

A l’Ecole des mousses, le prix du chef d’état-major de la marine a été remis au mousse Heitini Cheval du métier machine, premier de la promotion. De son côté, le mousse Audrey Lhotaire, du métier Pontvol, a obtenu le prix du parrain de promotion : décerné par l’Amiral Forissier, il récompense l’élève qui a incarné tout au long de l’année un esprit d’équipage exemplaire. Par ailleurs, les 155 jeunes « apprentis marins » ont obtenu des résultats satisfaisants au cours de leur année de formation et ont tous reçu leur brevet de mousse, qui leur a été remis devant leurs familles invitées pour l’occasion.

 

Au cours de ces cérémonies, le CV Le Coguiec a rappelé, aux jeunes militaires et marins, les valeurs que l’établissement leur a inculquées : l’esprit de discipline, le sens du devoir, la disponibilité, la loyauté et l’esprit de cohésion. Pour conclure, avant de laisser partir les uns en école de spécialités, les autres en formation élémentaire métier, il a souhaité, selon la formule consacrée, bon vent et bonne mer à nos jeunes marins.

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 19:55
Dissuasion nucléaire. Le débat est lancé

Pour le chef d'état-major de la marine, la dissuasion nucléaire doit être crédible et pour l'être, la permanence à la mer est indispensable. (photo Marine Nationale - Armée de l'Air)

 

7 juillet 2014 Catherine Magueur - LeTelegramme

 

Quel avenir pour la bombe ? Il n'y a jamais eu de débat contradictoire sur la dissuasion nucléaire, alors que l'arme nucléaire existe en France depuis plus de 50 ans ! La Commission de la défense a auditionné des « pro » et des « anti ». De l'inédit. Le Télégramme a pu se procurer la copie.

 

Les écologistes avaient déposé un amendement exigeant la suppression de la dissuasion nucléaire lors de débats sur la loi de programmation militaire. Il a - sans surprise - été rejeté mais a révélé une demande de débat contradictoire. La présidente de la commission de la Défense, Patricia Adam, a décidé de lancer une série d'auditions qui touchent à tous les aspects de la dissuasion nucléaire. Le résultat ? Un recueil que chacun pourra consulter dès aujourd'hui. Passionnant. Ce que l'on peut entendre : la guerre froide est loin, les citoyens ne voient pas de menaces qui nécessiteraient l'utilisation de la bombe. De plus, la dissuasion - un gros budget - fait des envieux, dans le contexte de rigueur.

 

« Un outil cohérent »

 

Qu'en est-il ? « Nous disposons d'un outil adapté cohérent et optimisé », a déclaré Pierre de Villiers, le chef d'état-major des armées. « La dissuasion nucléaire est aussi pertinente au XXIe siècle, qu'elle l'a été au XXe », assure-t-il. Les deux composantes (aérienne et océanique) sont, selon lui, complémentaires. Abandon de la dissuasion, suppression d'une composante pour faire des économies : le général de Villiers est persuadé que cela ne profiterait pas à l'armement conventionnel.

 

Cinq euros par mois et par Français

 

L'amiral Rogel, chef d'état-major de la marine est clair : la dissuasion est une stratégie politique avant d'être un outil militaire. Une chose est sûre selon lui : la dissuasion doit être crédible. « Si elle ne l'est pas, elle ne dissuade pas », dit l'amiral. Pour bien dissuader, il faut la permanence à la mer, ce qui signifie au moins quatre SNLE. L'amiral Rogel donne un calcul « simpliste mais nécessaire » : « Si l'on ramène le coût annuel de l'agrégat nucléaire, qui est de 3,5 milliards d'euros, au nombre de notre population, le coût de la dissuasion est de cinq euros par mois et par Français. Est ce trop cher pour notre sécurité ? ». De l'inédit encore : la commission a auditionné les aumôniers en chef des armées, un rabbin, un imam, un pasteur, un évêque. Selon eux, cette arme « qui tue sans distinction » doit rester « hors normes ». Un ancien militaire, ancien pilote de chasse et pro-nucléaire pendant la guerre froide, a changé de fusil d'épaule : le général Bernard Norlain se fait le chantre d'un désarmement nucléaire « général - multilatéral, progressif et contrôlé ».

 

Un « obstacle à la paix »

 

Jean-Marie Collin, auteur de « Arrêtez la bombe » s'interroge : « Pourquoi le débat est-il bloqué ? Quelles sont les économies possibles et l'utilité des armes nucléaires ? Qu'en est-il de l'obligation du désarmement et de l'élimination de ces armes ? ». La France qui a signé le TNP, le Traité de non-prolifération, « ne respecte pas, dit-il, ses engagements ». En fait, selon lui, « l'arme nucléaire est un obstacle à la construction d'un véritable monde de paix ». Le recueil des auditions ne présente ni synthèse, ni conclusions. Un seul constat : celui de la présidente, qui dans l'avant-propos souligne que « le monde d'aujourd'hui n'est pas moins dangereux ni moins incertain que celui d'hier » et que « la vocation de notre outil de dissuasion demeure ». Le débat est lancé.

Dissuasion nucléaire. Le débat est lancé

Note RP Defense : débat lancé quand les écologistes étaient encore au gouvernement. L'audition des représentants religieux à l'Assemblée Nationale doit [beaucoup] s'expliquer par l'influence du mouvement anti-nucléaire [protestant- anglo-saxon ?]. Curieusement, la menace est restée la même, loin de l'Est, mais plus proche de l'Europe. Quant au renégat macaronné ....il a sans doute le syndrome qui permet d'oublier les Pershing et les SS-20. Nul doute qu'il en restera quelques un(e)s (dont RP Defense) pour pour démontrer que l'indépendance du M-51 et de l'ASMP vaut mieux que l'asservissement du Trident.

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 12:55
12ème édition de l'Université d'été de la Défense à Bordeaux les 8 et 9 septembre 2014

 

source Université d'été de la Défense

 

La 12ème édition de l'Université d'été de la Défense se tiendra à Bordeaux les 8 et 9 septembre 2014.

 

En plus de 10 ans, l’Université d’été de la Défense a traversé trois législatures. C’est un temps fort en ouverture de la rentrée parlementaire. Les grands sujets y sont débattus avant qu’ils ne viennent en débat dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale et du Sénat. Fidèle à son esprit originel, l’Université est autant un lieu de rencontres que d’échanges permettant de s’affranchir d’une partie du formalisme des auditions des Commissions de la Défense. L’ouverture croissante de l’Université à des personnalités internationales offre à ces discussions un regard différent et enrichissant.

 

Autour de son partenaire de Défense –chaque année différent-, cet évènement constitue également un moment à la découverte de nos armées, à travers leurs missions et leurs capacités.

 

Dès à présent, vous pouvez suivre l'élaboration de cette 12ème Université, à travers :

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 12:50
FREMM Normandie - photo DCNS

FREMM Normandie - photo DCNS

 

01.07.2014 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. – Défense Globale

 

Meyer Habib, député de la 8e circonscription (1) des Français établis hors de France, s'intéresse dans une question à l'adresse du ministre de la Défense sur l'état d'avancement d'un contrat de location de frégates multi-missions (FREMM) conclu en 2013 entre la France et la Grèce...

 

La Grèce, touchée de plein fouet par la crise, a renoncé à l'achat direct de six frégates FREMM de DCNS. Un coup dur que l'armateur français tente toujours de contourner en louant deux premiers navires à la marine grecque. Selon le député, cette idée aurait été évoquée lors de la visite en Grèce du Président de la République François Hollande le 19 février 2013.

 

Pour le député, " ce projet, s'il se concrétise, constituerait une très belle opération pour l'État et DCNS ". Ces locations seraient assorties d'une option d'achat à terme. " La construction de nouvelles frégates sera relancée dès que les finances du pays le permettront. " Voilà qui permettrait au ministère français de la défense " d'économiser une partie des investissements prévus pour le programme FREMM sur la prochaine loi de programmation militaire, tout en n'impactant pas le plan de charge et donc l'emploi à Lorient ", se félicite Meyer Habib.

 

Le député s'enquiert des chiffres de location et de l'état d'avancement de cet accord avec la Grèce. Selon le site grec Defence Net, la location pourrait atteindre 40 millions d'euros par an et par bateau, soit 1,6 milliard d'euros sur vingt ans

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 16:55
Du bon usage de la Défense comme accélérateur de croissance

--- et non pas comme simple variable d’ajustement

 

26/06/2014 Philippe Folliot, Député du Tarn,Secrétaire de la commission de la défense et des forces armées, Contre gouvernement UDI - .lenouveleconomiste.fr

 

L’enjeu d’une politique industrielle ‘agressive’ de défense va en effet bien au-delà d’une simple défense de protection du territoire et de quelques opérations externes

Alors que la majorité des Français revendiquent leur attachement aux forces armées, comme est venu le rappeler un récent sondage réalisé par IFOP pour Atlantico, la communauté de la défense se retrouve, une fois de plus, en position d’accusée.

 

Malgré la tenue d’un Conseil de défense, appelé de ses vœux par le président de la République, qui avait pourtant dit et redit sa volonté de sanctuariser la Loi de Programmation Militaire (LPM) votée il y a six mois à peine, tous les indices de réduction du budget de la défense mis en évidence dans le débat public ces derniers jours ne sont pas totalement levés.

 

Pourtant, la LPM, qui décline pour les cinq prochaines années les orientations budgétaires, les ambitions stratégiques et les choix capacitaires de la France, méritent une plus large concertation avec la Nation.

 

Alors même que l’exécution de la LPM est déjà sujette à caution, notamment compte tenu des perspectives quelque peu divinatoires en matière des ressources exceptionnelles qu’elle induit (notamment quant aux ventes de Rafales ou sessions de fréquences) – à hauteur elle aussi exceptionnelles de 6 milliards d’euros – il conviendrait de saisir la nouvelle opportunité que nous offre la mobilisation de la communauté de la défense, préoccupée par les coupes budgétaires prédites, pour en mettre en exergue le formidable moteur de croissance qu’elle constitue pour l’économie française.

 

Etrange paradoxe !

 

Inacceptable situation même, alors que les militaires et personnels civils de la défense continuent à lutter activement et avec abnégation contre les déficits publics.

 

Les Français sont d’ailleurs reconnaissants des efforts fournis par nos forces armées pour la modernisation et la rationalisation de l’Etat : 68% de nos concitoyens considèrent que les efforts demandés aux armées pour réduire les déficits publics (suppression d’effectifs, diminution des budgets, fermetures de bases…) au cours de ces dernières années ont été significatifs.

 

En 2017, ce seront, en effet, 84 000 emplois directs que le Ministère de la Défense aura perdu en dix ans, sachant que cet effort représente déjà à lui seul 58 % des baisses d’effectifs de la fonction publique d’État.

 

Dans une France métropolitaine vivant heureusement en paix depuis plusieurs décennies, on n’a eu de cesse de réduire les sujets liés à la défense à la question – hypothétique – de la protection du territoire contre une éventuelle menace extérieure ou, par défaut, à quelques opérations militaires éloignées du territoire européen, avec la difficulté, parfois, d’en justifier la légitimité ou la faisabilité devant les Français. C’est le cas aujourd’hui avec la RCA, c’était le cas hier au Mali et en Afghanistan.

 

C’est une dimension importante de la défense nationale, certes ; mais toutefois elle ne saurait réduire le débat à ses seules dimensions protectrice et coercitive, sous le double faisceau de la légalité onusienne du « devoir de protéger » et la légitimité de l’engagement de nos forces pré-positionnées sur le continent africain.

 

En effet, la défense recouvre en France des enjeux industriels impactant de nombreuses dimensions de notre société, notamment dans le cadre du développement de l’attractivité économique de notre pays.

 

Parallèlement, on constate, d’une part, une demande tendant à davantage de mutualisation en matière de défense et de projets industriels d’armement au niveau européen (88%), d’autre part, la nécessité de maintenir le niveau actuel des commandes de matériel militaire car l’avenir de nombreuses entreprises et de leurs salariés en dépend (78%).

 

Faut-il rappeler au moment de l’incontournable Salon international de l’armement terrestre Eurosatory qui se tiendra du 16 au 20 juin à Villepinte, que le secteur de l’armement est, en France, l’un des principaux fleurons industriels, notamment en termes de performance et d’excellence technologique. Depuis plusieurs années, la France est ainsi le cinquième exportateur mondial après les Etats-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne et désormais la Chine.

 

C’est en partie du fait que le chiffre d’affaires annuel de l’industrie française de l’armement présente près de 15 milliards d’euros dont 5 milliards à l’export, que sept présidents parmi les plus importantes sociétés industrielles de défense et d’armement (EADS-Airbus Group, MBDA, DCNS, Dassault Aviation, Nexter, Thales et Safran) ont tenu à rappeler au Président de la République ses engagements.

 

Balance commerciale, R&D et synergies civiles

 

L’enjeu est de taille afin que la France ne se retrouve pas dans une situation d’inexorable décrochage technologique et de déclassement qui menacerait in fine non seulement sa souveraineté mais également sa compétitivité.

 

Faut-il aussi rappeler que le secteur industriel de défense a une incidence non négligeable sur l’équilibre de la balance commerciale. Le secteur industriel de défense demeure, par son caractère dual, notamment au niveau de l’industrie aéronautique, spatiale, optronique et de l’électronique de défense, le premier secteur exportateur français, avec un excédent commercial depuis 2010 de, peu ou prou, 18 milliards d’euros apportés chaque année à la balance commerciale française.

 

C’est aussi un secteur qui irrigue l’ensemble du tissu industriel français, qu’il s’agisse des grandes entreprises, des ETI et des PME, porteuses de fructueuses synergies dans les domaines civils – dans le domaine des matériaux, composants électroniques, avioniques, aéronautiques, spatiaux et dans le domaine de la robotique.

 

Les industriels de défense ont eu raison de rappeler au Président de la République qu’en investissant constamment dans le tissu industriel français, ce sont près de 15% du chiffre d’affaires des industries de défense qui sont ainsi investis en matière de Recherche et Développement (R&D).

 

Le secteur industriel de l’armement, en plus d’être performant et économiquement profitable, est sans doute également l’un des derniers où l’état français a encore les moyens de mener une véritable politique industrielle sur le long terme. C’est ainsi une R&D de défense qui irrigue l’ensemble du tissu industriel français et européen depuis des décennies.

 

Qui plus est, en France, l’Etat est l’un des principaux actionnaires des grands groupes industriels de l’armement qui figurent également parmi les plus importantes sociétés européennes de ce secteur : 15% d’EADS qui détient notamment 46% de Dassault aviation ; 27% de Thales ; 30% de Safran ; 74% de DCNS ; 100% de Nexter…

 

Nous avons tout intérêt à mener une politique industrielle de défense ambitieuse, voire d’impulser une dynamique de politique industrielle de défense européenne, comme nous y incitent 88% des Français, ainsi que l’indique le sondage IFOP.

 

Le besoin est d’autant plus criant qu’avec la crise financière, les quelques 4 000 PME françaises qui interviennent régulièrement dans le secteur de la défense se trouvent aujourd’hui dans une situation critique, alors que la base industrielle et technologique de défense (BITD) française représente 165 000 emplois directs – dont un tiers impliqué dans le secteur des exportations (50 000 emplois directs) et presque autant d’emplois indirects.

 

En estimant donc que l’ensemble des ressources humaines du ministère de la défense représentera 260 000 hommes à l’horizon 2019, l’on peut considérer qu’environ 600 000 personnes travaillent pour la défense ou dans le secteur de l’armement. A titre de comparaison, le secteur de l’automobile représente environ 700 000 emplois en France.

 

Le poids social lié à la défense est donc loin d’être négligeable. Il conviendrait de le prendre en compte, avec lucidité, comme un formidable outil de croissance et non en le dépeignant comme un constant facteur d’ajustement, d’autant plus facilement ajustable que les militaires, en garants scrupuleux de leur mission de service public, ne manifestent pas leur mécontentement en battant le pavé, du moins pas encore…

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