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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 10:50
EADS regroupe ses activités défense et va se rebaptiser Airbus

26 juillet 2013 Romandie.com (AFP)

 

PARIS (France) - Le groupe européen EADS se prépare à regrouper ses activités défense et à prendre le nom de sa principale filiale Airbus, ont indiqué jeudi des sources proches du dossier.

 

Selon un schéma qui doit être soumis la semaine prochaine au conseil d'administration, le groupe, actuellement formé de quatre divisions, n'en aurait plus que trois.

 

L'actuelle division défense Cassidian fusionnera avec la division espace Astrium et avec Airbus Military, filiale de l'avionneur qui produit les appareils de transport militaire, au sein d'une seule et même entité, Airbus Defence.

 

Le groupe profitera lui-même de cette opération de regroupement pour abandonner son nom historique d'EADS au profit de celui d'Airbus. L'avionneur deviendra Airbus Civil Aircraft et le fabricant d'hélicoptères Eurocopter sera rebaptisé Airbus Helicopters.

 

Selon la lettre d'information spécialisée AeroDefenseNews, la direction d'Airbus Defence serait confiée au patron de Cassidian Bernhard Gerwert. Il serait secondé par Christian Scherer, qui possède les nationalités française et allemande.

 

Ce qui est sûr c'est que cette entité ne peut pas être confiée à un Français, a souligné une des sources proches du dossier, deux Français, Fabrice Brégier et Guillaume Faury, dirigeant déjà les deux autres divisions.

 

Un porte-parole du groupe européen s'est refusé à tout commentaire sur les décisions que pourrait prendre le conseil d'administration. Celui-ci doit approuver les résultats semestriels avant leur publication mercredi.

 

EADS est né en 2000 d'une fusion d'actifs industriels français, allemands et espagnols. Son chiffre d'affaires est dominé par les résultats de l'avionneur.

 

Le groupe avait tenté l'année dernière de fusionner avec le fabricant d'armes britannique BAE Systems pour rééquilibrer activités civiles et militaires mais le projet a échoué en octobre devant l'opposition de l'Allemagne.

 

Depuis, le directeur exécutif Tom Enders a lancé une revue de la stratégie du groupe, dont il discute avec le nouveau conseil d'administration qui a pris ses fonctions le 2 avril.

 

Le groupe réalise plus du quart de son chiffre d'affaires dans la défense (12 milliards d'euros sur 56,5 milliards en 2012), avec les satellites et les missiles d'Astrium, les hélicoptères militaires, les avions de transport militaires, les radars de Cassidian et le chasseur Eurofighter, qu'il co-produit avec BAE et l'italien Finmeccanica.

 

Tom Enders caresse depuis longtemps le projet de rebaptiser le groupe du nom d'Airbus, marque mondialement connue, et la décision doit être approuvée par le conseil d'administration la semaine prochaine.

 

Eurocopter, basé à Marignane (bien Marignane), conservera la production des hélicoptères militaires, un même modèle étant souvent décliné en version commerciale et de défense.

 

D'après le Financial Times, cette restructuration s'accompagnera de pertes d'emplois dans le groupe et les syndicats devraient être consultés à l'automne.

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 12:50
Alphasat satellite, after tests in the Intespace’s anechoic test chamber, Toulouse, France, 15 March 2013. Credits ESA – S. Corvaja, 2013

Alphasat satellite, after tests in the Intespace’s anechoic test chamber, Toulouse, France, 15 March 2013. Credits ESA – S. Corvaja, 2013

25/07/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le satellite de télécoms le plus sophistiqué au monde, Alphasat, est prêt pour son lancement prévu ce jeudi sur Ariane 5. Astrium et Thales Alenia Space (TAS) vont pouvoir s'attaquer aux besoins haut de gamme du marché des satellites de télécoms, un segment dont ils étaient absents jusqu'ici.

 

Toute la filière spatiale européenne aura les yeux tournés vers Kourou jeudi soir aux alentours de 21h53. Car le lancement du satellite de télécoms "le plus sophistiqué au monde" Alphasat, selon les termes d'Astrium (groupe EADS), est une première pour l'Europe spatiale. Ce très gros satellite (6,65 tonnes), qui emporte une nouvelle génération de systèmes de communications mobiles en bande L, est le tout premier construit à partir de la nouvelle plateforme Alphabus développée conjointement depuis 2005 par Astrium et Thales Alenia Space (TAS). Il sera livré à l'opérateur britannique Inmarsat, le premier fournisseur de services de télécoms mobiles par satellite dans le monde. Les nouveaux systèmes de communications mobiles permettront d'améliorer le réseau haut débit d'Inmarsat en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient, grâce à des capacités nouvelles en termes de performances et de disponibilité des ressources.

 

Alphabus a été financée par l'ESA et le Centre national d'études spatiales (CNES) à hauteur de 400 millions d'euros. Soit une enveloppe dédiée à la plateforme et à sa première mission. Alphabus est la plateforme "la plus puissante du marché" et peut mener à bien des missions dont la masse au lancement peut atteindre 8,8 tonnes et la puissance de charge utile 22 kW, explique Astrium dans un communiqué. "Alphabus est le projet de coopération le plus important en terme d'envergure entre TAS et Astrium", précise de son côté le responsable de la ligne produit satellites, Marc Benhamou. TAS a notamment mis en place une nouvelle avionique (contrôle altitude et calculateurs de bord).

 

Astrium et Thales attaquent un nouveau segment de marché

 

La compétitivité future des deux constructeurs tricolores de satellites, Astrium et TAS, aujourd'hui en difficulté sur le marché commercial, dépend de la réussite du lancement d'Alphasat effectué par une Ariane 5. En partie. Car avec cette nouvelle plateforme, les deux groupes vont pouvoir s'attaquer aux besoins haut de gamme du marché des satellites de télécoms, un segment occupé jusqu'ici par Loral seulement. Soit des satellites chers dont les prix oscillent entre 200 et 250 millions de dollars. Ce marché représente un à deux satellites par an principalement aux Etats-Unis et est animé par les opérateurs solides sur le plan financier, précise Marc Benhamou.

 

"Les opérateurs attendent de voir comment Alphasat va se comporter une fois en orbite", souligne-t-il. Y compris Eutelsat et SES, les deux seuls opérateurs européens capables de se payer de tels monstres. "Il faut voir s'ils veulent remplacer deux satellites par un seul", ajoute-t-il. Alphabus va permettre aux deux constructeurs de proposer une nouvelle offre plus performante en terme de propulsion électrique. TAS travaille déjà sur une nouveau concept de propulsion électrique plus efficace pour mieux contrer Boeing qui a lancé des satellites tout électrique. Ces modernisations permettront notamment d'optimiser les capacités d'emport dans le cadre d'un lancement.

 

Quatre démonstrateurs pour le compte de l'ESA

 

Le satellite emporte également quatre démonstrateurs technologiques pour le compte de l'ESA, dont un terminal de communications laser développé dans le cadre d'un contrat de l'agence spatiale allemande (DLR), précurseur du système opérationnel d'EDRS. EDRS (European Data Relay System) est un système européen qui permettra des liaisons de données à grande vitesse entre les satellites en orbite basse et ceux placés en orbite géostationnaire, améliorant considérablement les applications et les services en matière d'observation de la Terre.

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 11:30
Satellites militaires d'observation de très haute résolution de type Helios Crédits photo Astrium EADS

Satellites militaires d'observation de très haute résolution de type Helios Crédits photo Astrium EADS

23/07/2013 Michel Cabirol, à Abu Dhabi – LaTribune.fr

 

La France a conclu lundi un contrat de plus de 700 millions d'euros pour fournir aux Emirats arabes unis deux satellites militaires d'observation, signe selon Paris du rétablissement de la confiance entre deux partenaires stratégiques. Retour sur une négociation qui a connu des hauts et des bas pour les Français.

 

La France est enfin de retour dans les contrats d'armement aux Emirats Arabes Unis. Après une longue période d'abstinence d'environ six ans, elle a remporté lundi un contrat de plus de 700 millions d'euros portant sur la vente de deux satellites d'observation de la classe des Pléiades, qui seront en service dans cinq ans. Les deux constructeurs, Astrium, maître d'œuvre du projet, et Thales Alenia Space (TAS), qui se partagent ce contrat à parité, ont réussi à arracher ce contrat pourtant promis en début de l'année à l'américain Lockheed Martin.

 

Mais c'était sans compter sur la ténacité du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui a su construire en peu de temps une très bonne relation de confiance avec l'homme fort des Emirats, le prince héritier cheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan. Surtout « Jean-Yves Le Drian y a cru jusqu'au bout », confie-t-on dans l'entourage du ministre de la Défense même quand la France était au creux de la vague. Retour sur une négociation, qui est passée par des hauts et des bas lors des sept derniers mois.

 

Sérénité dans le camp français

 

Fin 2012, les industriels français - Astrium et TAS - sont confiants dans la compétition qu'ils livrent depuis 2008 aux Emirats désireux de s'équiper de deux satellites d'observation ayant une résolution de 50 cm - à l'époque les Emiratis ne veulent pas plus. C'est le projet Falcon Eye. Les Français ont fait une meilleure proposition que l'américain Raytheon, qui est 20 % plus cher. Ils sont favoris et attendent fin 2012 un geste du prince héritier pour terminer à Abu Dhabi la négociation du contrat. Car c'est lui, et lui seul, qui décide des investissements en matière de défense et des coopérations militaires aux EAU. Début décembre, une délégation émiratie de haut niveau assiste à Kourou au lancement du satellite d'observation français Pléiades 1B par le lanceur russe Soyuz. Il règne encore dans le camp français un optimisme raisonnable. Même si les discussions trainent comme souvent dans le Golfe, cela ne provoque pas plus d'inquiétude que cela en France.

 

Un nouveau compétiteur redoutable, Lockheed Martin

 

Pourtant ce que ne savent pas encore les deux groupes français, c'est que les Américains, et plus précisément, Lockheed Martin, ont contre-attaqué et obligé les Emirats à considérer une proposition non sollicitée très intéressante, notamment sur le plan technique. Le groupe américain propose un satellite dont la commande a été annulée par la National Geospatial-Intelligence Agency (NGA), une agence du département de la défense des Etats-Unis qui a pour fonction de collecter, analyser et diffuser du renseignement géospatial en utilisant l'imagerie satellite. Avec un satellite sur les bras, Lockheed Martin saute sur l'opportunité de le proposer aux EAU. Ce satellite - Digital Globe - a une résolution de 34 cm, bien supérieure à celle proposée dans le cadre de l'appel d'offre. Washington s'est également mis au service de son industrie en signant avec Abu Dhabi un accord intergouvernemental régissant les conditions d'utilisation du satellite. Bref, la machine américaine déroule toute sa puissance face à des petits "Frenchies", qui n'ont pas encore senti la menace.

 

En février, au salon de l'armement d'IDEX à Abu Dhabi, douche glacée pour les Français. Les Emiratis les informent de la proposition de Lockheed Martin qu'ils ne semblent pas pouvoir refuser. Abu Dhabi est alors très près d'accepter l'offre américaine. Pourtant, de façon très opportune, cheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan, qui a noué des relations de confiance avec Jean-Yves Le Drian, accepte d'attendre une nouvelle offre des deux constructeurs tricolores. Sonné par cette mauvaise surprise, le camp français « cornaqué » par le ministre repart au combat et décide de réagir face à cette nouvelle proposition venue d'ailleurs, qui rebat toutes les cartes de cette compétition.

 

Une nouvelle offre française

 

Demandé par les deux constructeurs depuis plusieurs mois, un accord intergouvernemental, exigé par les Emiratis, est finalement signé par la France. Lors de son passage au salon de défense IDEX, le ministre de la Défense paraphe à la satisfaction des Emiratis cet accord avec le prince héritier. Et il assure qu'il reviendra aux Emirats avec une nouvelle offre française définitive et engageante six semaines après. Ce qui a été fait même si Jean-Yves Le Drian n'est pas revenu aux Emirats. « Nous devions rétablir un cadre de confiance et un dialogue respectueux entre la France et les Emirats Arabes Unis, explique Jean-Yves Le Drian. Je ne viens pas aux Emirats avec un catalogue d'armements mais pour avoir une relation de confiance dans la compréhension de l'un et de l'autre ».

 

A son retour en France, Jean-Yves Le Drian est très clair. Pas question pour les industriels de partir en ordre dispersé. Astrium et TAS, qui se chamaillent pour tirer les prix au plus bas, doivent coopérer - l'Etat a été très clair, il veut une offre commune. Les deux constructeurs travaillent sur une nouvelle offre technique améliorée pour la mettre au niveau de celle de Lockheed Martin. Ce qui n'est irréalisable pour les deux partenaires. Deux solutions sont étudiées. Soit dégrader une version d'un satellite de type Helios, soit augmenter la performance d'un satellite de type Pléiades. C'est la deuxième solution qui est retenue, ce qui exige quelques petits développements à réaliser par rapport aux satellites français en service. Cette solution permet en revanche de proposer par la suite un nouvel équipement de très haute résolution à l'export. « Astrium et Thales ont bien travaillé », souligne le ministre.

 

Signature du contrat en juillet ?

 

La France n'a pas encore perdu la compétition... mais elle ne l'a pas non plus gagné. Loin de là. L'offre française est au moins au même niveau que celle de Lockheed Martin. Elle peut faire la différence sur les conditions d'utilisation des satellites, qui sont plus souples que celles régissant les satellites américains beaucoup plus strictes. Mais surtout grâce à la nouvelle relation de confiance tissée entre Jean-Yves Le Drian et cheikh Mohamed. Début juillet, le camp français, qui a travaillé et maintenu la pression sur le client, sent à nouveau les choses tournées en sa faveur. Entre mars et juin, Jean-Yves Le Drian n'a pas lâché l'affaire et a passé plusieurs coups de téléphone à cheikh Mohamed. La Direction générale de l'armement fournit également un travail colossal et contribue à la réussite du camp français. Tout comme l'ambassade de France à Abu Dhabi.

 

Le cabinet de Jean-Yves Le Drian songe dès le mois de juin à préparer une visite aux Emirats. Une visite est finalement programmée début juillet, Jean-Yves Le Drian y va notamment pour convaincre le prince héritier. Mais les Emiratis, qui sont de bons négociateurs, soufflent le chaud et le froid. Durant toute la semaine qui précède cette visite, l'hôtel de Brienne a été soumis à rude épreuve par les Emiratis, experts en la matière, et est passé par des hauts et des bas : du succès des négociations au report du voyage. Le ministre de la Défense prend toutefois la décision de s'envoler le dimanche 7 juillet pour les Emirats. Sans certitude aucune, le ministre, qui s'est beaucoup démené pour ce projet, a finalement décidé d'y aller et d'emmener avec lui le PDG de Thales, Jean-Bernard Lévy, ainsi que celui d'Astrium, François Auque, pour tenter d'arracher une décision d'Abu Dhabi. Objectif du camp français, terminer les négociations. Il reste notamment à négocier le prix des deux satellites.

 

Une négociation marathon

 

Une fois sur place, les Français ont dû continuer à batailler dans le bon sens terme avec des Emiratis toujours très exigeants. Et le ministre a pris plus que sa part dans les discussions. D'ailleurs Jean-Yves Le Drian et cheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan se sont croisés plusieurs fois par jour lors du séjour de la délégation française à Abu Dhabi. Lundi, le round des négociations s'est même terminé au petit matin sans pouvoir toper. Mais les négociateurs, qui avaient réussi à lever un à un les derniers obstacles, semblaient alors convaincus d'une signature le mardi. En dépit d'une intense négociation, qui a duré trois jours à Abu Dhabi, Jean-Yves Le Drian, n'a pu obtenir du prince héritier la signature du contrat. Partie remise ? Certainement car cheikh Mohamed promet plusieurs fois pendant la négociation à la France ce contrat.

 

Frustration et déception

 

De retour à Paris, c'est pourtant la frustration et la déception qui dominent. Mais également l'incompréhension. Certains estiment qu'ils ont laissé passer leur chance. D'autres pensent que les Américains ont fait pression sur Abu Dhabi pour ne pas signer. Car une nouvelle exigence émiratie de dernière minute a fait capoter le mardi les négociations, selon des sources concordantes. Abu Dhabi souhaitait raccourcir le délai de livraison des deux satellites. Résultat, pas de contrat signé comme attendu. Et pourtant les Français ont fait le forcing. A la demande des industriels, le ministre est même resté mardi sur place - il devait rentrer lundi à Paris - pour convaincre l'homme fort de signer lors d'une négociation marathon et plutôt bien maîtrisée jusqu'à la rupture des discussions. Las, cette dernière exigence a eu raison de la volonté des industriels de signer. Ce ne sera finalement pas le cas. La France ne conclura pas cette fois-ci.

 

Pourquoi un tel échec ? "La France a encore oublié que l'on n'impose pas un calendrier de signature aux Emiratis, qui n'aiment pas être mis sous la pression d'un Etat étranger dans une négociation", explique un bon connaisseur de ces dossiers à La Tribune. Aussi simple que cela... Et très certainement vrai au vu de la nouvelle tournure des événements. Très vite le prince héritier donne de nouveaux gages à la France. Il promet d'envoyer son équipe de négociateurs de trois, quatre personnes à Paris. Il tient parole. Très vite d'ailleurs. La délégation émiratie arrive discrètement à Paris le lundi 15. Entre les Emirats et la France, c'est à nouveau très, très chaud... L'échec du premier round est à ranger au rayon des péripéties d'une négociation. Finalement les deux camps topent le mardi, Astrium (maître d'oeuvre) et TAS ayant fait une partie du chemin en réduisant un peu les délais de livraison des deux satellites comme exigé par les Emiratis. Un accord est paraphé dans la foulée à Paris.

 

Organiser la cérémonie de la signature

 

Une fois l'accord en poche, la France et les Emirats doivent organiser la cérémonie de la signature. Un événement arrangé entre Jean-Yves Le Drian et cheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan. Ce sera lundi 22 juillet à Abu Dhabi. C'est le premier gros contrat militaire conclu par la France depuis l'arrivée du gouvernement Ayrault en mai dernier. Arrivé lundi en fin d'après-midi, Jean-Yves Le Drian, qui a beaucoup, beaucoup mouillé la chemise sur ce projet, descend de l'avion et assiste à la signature en présence du PDG d'Astrium François Auque et du PDG de TAS, Jean-Loïc Galle ainsi que du directeur général délégué en charge de la stratégie et de l'international d'EADS, Marwan Lahoud, et du patron des ventes d'EADS, Jean-Pierre Talamoni.

 

Concrètement, le contrat Falcon Eye prévoit la fourniture et le lancement de deux satellites d'observation, une station de contrôle et la formation d'une vingtaine d'ingénieurs émiratis. La commande est accompagnée d'un accord d'Etat à Etat qui prévoit une aide des militaires français à leurs homologues afin d'interpréter les images et partager les renseignements recueillis, indique-t-on dans l'entourage du ministre de la Défense. Les deux satellites devraient être lancés en 2019, indique-t-on de source industrielle. "Ce soir on franchit un cap, c'est l'établissement de la confiance", a estimé Jean-Yves Le Drian dans l'avion qui l'emmenait vers Abu Dhabi. Il a expliqué qu'il avait trouvé à sa prise de fonction en mai 2012 une relation "cassée : il y avait une rupture de confiance, il ne se passait plus rien".

 

Dernières commandes en 2007

 

Les dernières commandes militaires significatives de ce client traditionnel de la France remontaient à 2007, avec le contrat Yahsat portant sur la livraison de deux satellites de communication, et l'achat de trois avions ravitailleurs MRTT à Airbus Military. La France a cependant établi en 2009 aux Emirats sa seule base militaire en dehors d'Afrique où 700 hommes sont stationnés en permanence et est liée avec ce pays par un partenariat unique, souligne-t-on au cabinet du ministre. Les responsables français attribuent cette mauvaise passe à l'insistance du gouvernement précédent à vendre des Rafale à Abu Dhabi, déjà équipé de Mirage 2000-9 très modernes, sans assez d'égards envers ses interlocuteurs.

 

Outre les satellites d'observation, la France compte également vendre 60 avions de combat Rafale (Dassault Aviation), 700 Véhicules blindés de combat d'infanterie (VBCI) de Nexter ainsi que des radars de défense aérienne 3D tactique multimissions à moyenne portée, le Ground Master 200 (GM200) fabriqués par Thales. La France et les Emirats entretiennent de longue date une coopération de défense, notamment dans le domaine de l'armement. Entre 2007 et 2011, les prises de commandes se sont élevées à 2,1 milliards tandis que les livraisons de matériels ont atteint 1,9 milliard d'euros, selon le rapport au Parlement de 2012 sur les exportations d'armement de la France.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 08:16
Deux satellites militaires d'observation de très haute résolution de type Helios seront livrés à ­l'armée émirienne. - Crédits photo Astrium EADS

Deux satellites militaires d'observation de très haute résolution de type Helios seront livrés à ­l'armée émirienne. - Crédits photo Astrium EADS

21/07/2013 Par Véronique Guillermard - LeFigaro.fr

 

Astrium et Thales fourniront deux satellites de renseignement. Un contrat de plus de 700 millions d'euros.

 

C'est le premier grand contrat export du quin­quennat dans la défense. Il marque le retour de la France dans les pays du Golfe. Ce lundi soir, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, accompagné de François Auque, PDG d'Astrium, filiale spatiale d'EADS, et de Jean-Loïc Galle, son homologue de Thales Alenia Space (TAS, cofiliale de Thales et de ­Finmeccanica), doivent par­ticiper à une cérémonie à Abu Dhabi pour fêter la signature d'une commande de plus de 700 millions d'euros. Le contrat porte sur la livraison à l'armée émirienne de deux ­satellites militaires d'observation de très haute résolution de type Helios et d'une station terrestre. Avec les contrats de main­tenance, le contrat approche des 800 millions d'euros.

 

«C'est une très grande satisfaction pour la France et pour notre industrie de défense. Lorsqu'ils s'entendent, les industriels français sont compétitifs. Ils sont capables de gagner face à l'américain Lockheed Martin aux Émirats arabes unis, qui sont de redoutables clients», se félicite-t-on dans l'entourage de Jean-Yves Le Drian.

 

Une base interarmée depuis 2009

 

Engagées en 2008, les discussions ont connu des hauts et des bas. «Jean-Yves Le Drian a repris ce dossier et l'a placé en haut de ses priorités. Le climat de confiance qu'il a su créer, son implication ainsi que celle du président de la République ont permis la signature du contrat», insiste François Auque, PDG ­d'Astrium, mandataire juridique de ce contrat dont la maîtrise d'œuvre et la responsabilité sont partagées avec TAS.

 

Les négociations ont été particulièrement délicates. «Jamais auparavant, la France n'avait accepté d'accorder une aussi haute résolution en vendant des satellites militaires. Ce contrat marque le prolongement de l'engagement de la France dans la région depuis l'implantation de la base française interarmée à Abu Dhabi en 2009», explique François Auque. La commande est assortie d'un accord stratégique entre les deux gouvernements impliquant notamment une coopération des services et le partage des données.

 

Elle prévoit également un ­transfert de savoir-faire dans la conduite de programmes avec des formations d'ingénieurs émiriens au sein des usines d'Astrium à ­Toulouse et de TAS à Cannes. La ­fabrication des deux satellites sera 100 % réalisée en France et représente l'équivalent de 1000 emplois (avec la sous-traitance) pendant quatre ans et demi à cinq ans, jusqu'à la livraison. Les deux satellites seront tirés par la fusée italienne Vega depuis Kourou, en Guyane.

 

Ce contrat «valide la méthode Le Drian», insiste-t-on à l'Hôtel de Brienne. Le ministre s'est rendu quatre fois aux Émirats, «prenant le temps de construire une relation avec le cheikh Mohammed ainsi qu'un partenariat stratégique. Cela en travaillant en bonne intelligence avec les industriels mais sans mélanger les genres. Le ministre n'est pas un VRP». Au ministère de la Défense, on estime que ce partenariat a vocation à se «traduire dans d'autres domaines en fonction du besoin du client». La France espère en effet signer des contrats pour des radars, des blindés ainsi que des avions de combat.

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 11:30
Le satellite Helios 2b - credit CNES

Le satellite Helios 2b - credit CNES

10/07/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

En dépit d'une intense négociation, qui a duré trois jours à Abu Dhabi, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, n'a pu obtenir du prince héritier cheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan la signature d'un contrat pour deux satellites d'observation. Partie remise ?

 

C'est raté et c'est rageant... Une nouvelle exigence émiratie de dernière minute aurait fait capoter mardi, selon des sources concordantes, un contrat pourtant promis à Astrium (groupe EADS), et Thales Alenia Space portant sur la vente de deux satellites d'observation, une commande estimée à plus de 500 millions d'euros. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui s'était envolé dimanche à Abu Dhabi avec le PDG de Thales, Jean-Bernard Lévy, ainsi que celui d'Astrium, François Auque, y a cru jusqu'au bout. A la demande des industriels, le ministre, qui entretient une très bonne relation avec le prince héritier, était même resté mardi sur place - il devait rentrer lundi à Paris - pour tenter de convaincre lors d'une négociation marathon et plutôt bien maîtrisée jusqu'à la rupture des discussions, l'homme fort des Emirats de s'offrir deux satellites d'observation, de type Helios. Las, cette dernière exigence a eu raison de la volonté des industriels de signer.

 

Signera, signera pas ? Raté pour cette fois

Jean-Yves Le Drian, qui s'est beaucoup, beaucoup investi dans ce dossier, s'était envolé dimanche vers les Emirats Arabes Unis sans aucune garantie de signer un contrat. Plusieurs points importants restaient encore à négocier entre les deux pays, puis entre les Emirats et les industriels, notamment le prix des satellites. Mais le ministre avait tenu à relever le challenge car il avait bon espoir de convaincre les Emiratis de s'offrir l'un des "must" de l'industrie spatiale française. Durant toute la semaine précédent cette visite, l'hôtel de Brienne avait déjà été soumis à rude épreuve par les négociateurs émiratis, des experts en la matière, et était passé par des hauts et des bas : du succès des discussions au report du voyage.

Une fois sur place, les Français ont dû continuer à batailler dans le bon sens terme avec des Emiratis toujours très exigeants. Et le ministre a pris plus que sa part dans les discussions. D'ailleurs Jean-Yves Le Drian et cheikh Mohamed Bin Zayed Al Nahyan se sont croisés plusieurs fois par jour lors du séjour de la délégation française à Abu Dhabi. Lundi, le round des négociations s'est même terminé au petit matin sans pouvoir toper. Mais les négociateurs, qui avaient réussi à lever un à un les derniers obstacles, semblaient alors convaincus d'une signature mardi. Ce ne sera finalement pas le cas. La France ne conclura pas cette fois-ci.

 

Une nouvelle proposition française

Lors de son passage aux Emirats au moment du salon de défense IDEX à Abu Dhabi en février dernier, Jean-Yves Le Drian, qui a tissé des liens amicaux avec Cheikh Mohamed, avait paraphé un accord intergouvernemental avec le prince héritier, à la satisfaction des Emiratis. Et il avait convenu de revenir aux Emirats avec une nouvelle offre française définitive et engageante six semaines après. Ce qui a été fait même si ce n'est lui qui l'a porté aux Emiratis. Une proposition qui avait dû être revue de fond en comble par les deux industriels. Car l'irruption de Lockheed Martin a complètement changé la donne. Le groupe américain a vu un de ses contrats annulés par la National Geospatial-Intelligence Agency (NGA), une agence du département de la défense des Etats-Unis. Avec un satellite fabriqué sur les bras, le groupe américain a sauté sur l'opportunité de le proposer aux Emirats. D'autant que ce satellite - Digital Globe - a une résolution de 34 cm, bien supérieure à celle proposée dans le cadre du premier appel d'offre. Les deux constructeurs français ont donc été forcés de s'aligner sur cette proposition américaine non sollicitée.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 11:50
EADS ne compte pas céder d'activités de défense pour le moment

19/06 LesEchos.fr (Reuters)

 

EADS ne compte pas abandonner ses activités liées à la défense mais n'exclut pas de chercher des alternatives pour certaines d'entre elles, a déclaré mercredi Tom Enders, président exécutif du groupe, au quotidien allemand Die Welt.

 

"Nous allons examiner très attentivement quelles activités valent la peine d'être maintenues, en matière de rentabilité et de perspectives sur les marchés - et quelles activités pourraient bénéficier d'un meilleur avenir dans une coentreprise ou avec un nouveau propriétaire", a dit Tom Enders.

 

"Ce qui est certain, c'est qu'en ces temps de réduction des budgets, une consolidation est nécessaire dans l'industrie de la défense", a-t-il ajouté.

 

Tom Enders a précisé que les activités de défense d'EADS représentaient un chiffre d'affaires de douze milliards d'euros, ce qui en fait le premier acteur européen du secteur.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 22:19
BEM Le Monge, sous le soleil du Havre - photo YLM

BEM Le Monge, sous le soleil du Havre - photo YLM

ROUEN, 12 juin 2013 marine-oceans.com (AFP)

 

Fleuron méconnu de la Marine nationale, le Monge, un navire-radar géant intégré au programme français de dissuasion nucléaire, et qui à ce titre avait jusqu'à présent cultivé la discrétion, ouvre pour la première fois ses portes au grand public à l'occasion de l'Armada de Rouen.

 

Amarré tout au bout des quais de Seine qui accueillent jusqu'à dimanche une quarantaine de bateaux de prestige, ce gigantesque "bâtiment d'essais et de mesures" tout blanc ne passe pas inaperçu avec ses trois grands radars et ses 230 mètres de long, qui en font le deuxième plus long bâtiment de la flotte militaire française après le porte-avions Charles-de-Gaulle.

 

"Le Monge est un bateau un peu mystérieux. C'était le moment de le faire découvrir, d'autant plus que c'est une vitrine technologique", confie le commandant du bâtiment, Jacques Rivière, qui reçoit les visiteurs dans son luxueux carré à la poupe du navire.

 

Mis en service en 1992 et construit spécialement par les chantiers navals de Saint-Nazaire, le Monge répond à une mission très spécifique : enregistrer des données sur la trajectoire des missiles nucléaires stratégiques et tactiques français lors des essais, en collaboration avec des industriels comme Thalès ou Astrium.

 

"Notre rôle est d'être à l'arrivée du missile pour analyser la trajectoire finale", à plusieurs milliers de kilomètres du point de lancement, précise l'officier. Le Monge n'a ainsi pas recueilli de données lors de l'essai raté d'un missile balistique M51 début mai, celui-ci ayant explosé peu après son lancement, au large du Finistère.

 

Doté de "trois des quatre radars les plus puissants d'Europe" ainsi que d'une tourelle optronique, "le Monge est capable de détecter une pièce de 2 euros à 800 kilomètres", assure Jacques Rivière. "A ma connaissance, c'est le seul bateau au monde doté de telles capacités, seuls les Américains et les Chinois disposant de bâtiments approchants".

 

L'extrême précision des mesures requises explique la taille impressionnante du bateau, gage de stabilité, et sa couleur. "Le blanc permet de limiter les risques de dilatation du bâtiment à la chaleur, qui pourrait fausser les mesures", indique l'officier.

 

Clé à molette en orbite

 

Les essais de missiles stratégiques n'intervenant que tous les deux ans en moyenne, le Monge, qui compte un équipage de 200 personnes dont 80 dédiées aux mesures, a parallèlement diversifié ses missions. "Il serait dommage de se priver de ses capacités", souligne Jacques Rivière.

 

Le bâtiment sert ainsi, pour le compte du Centre national d'études spatiales ou de l'Agence spatiale européenne, à la surveillance des débris orbitaux susceptibles de tomber sur terre ou d'endommager des satellites, voire la station spatiale internationale ISS.

 

"A une époque, on nous a régulièrement demandé de repérer une clé à molette perdue en orbite par un astronaute américain", explique le maître-principal Daniel O., l'un des spécialistes chargés des mesures. "C'était très sérieux : elle pouvait mettre en danger certains satellites".

 

Basé à Brest, le Monge passe en moyenne quatre mois par an en mer et dispose d'une autonomie de 60 jours et de 15.000 milles nautiques. Il est ponctuellement mobilisé pour des tirs de fusée Ariane. En septembre 2011, il avait activement participé à la traque du satellite UARS, qui s'était écrasé dans le Pacifique.

 

En début d'année, plusieurs voix, dont celles des anciens ministres de la Défense Paul Quilès (PS) et Hervé Morin (UDI) ainsi que du général Henri Bentégeat, ancien chef d'état-major des armées, avaient préconisé une réflexion sur la force de dissuasion nucléaire française à l'heure des réductions budgétaires. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a toutefois jugé fin mai celle-ci "plus que jamais indispensable".

 

Le Monge, dont les installations les plus sensibles restent fermées au public - et à la presse - est visible à Rouen jusqu'à dimanche, lorsqu'il fermera la "grande parade" des voiliers géants descendant la Seine jusqu'à la mer.

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 17:50
EADS: 'massivement' présent au salon du Bourget.

10/06/2013 (CercleFinance.com)

 

EADS annonce qu'il sera 'massivement présent' au 50ème salon aéronautique du Bourget, qui débutera la semaine prochaine.

 

EADS et ses filiales Airbus, Astrium, Cassidian et Eurocopter comptent présenter leurs produits vedettes et leurs dernières innovations à l'occasion de l'événement.

photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

Au programme des démonstrations en vol, l'avion de transport militaire A400M et le premier A380 en passe d'être livré à British Airways seront dévoilés dès les premiers jours du salon.

 

EADS présentera également une section complète grandeur nature de la cabine et du poste de pilotage de l'Airbus A350 XWB, ainsi qu'une maquette de l'avion de transport et de ravitaillement A330 MRTT d'Airbus Military.

Ravitaillement d’un A400M par un A330MRTT photo Airbus Military

Ravitaillement d’un A400M par un A330MRTT photo Airbus Military

Le géant européen de l'aéronautique - qui compte recruter 5000 personnes cette année - animera une vingtaine d'ateliers à cet effet.

 

EADS Innovation Works, la division de recherche et technologie du groupe, présentera de son côté l'avion-école tout-électrique E-Fan dédié à l'aviation générale.

 

Le groupe tiendra plusieurs conférences pendant la semaine.

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 18:50
Skynet-5 - illustration Astrium.

Skynet-5 - illustration Astrium.

16 April 2013 eads.com

 

        Anik G1 launch and Skynet 5D service entry give Astrium Services world’s only commercially owned X-band milsatcom constellation with near-global coverage

        Thanks to leased Anik G1 hosted payload, Astrium Services will extend its X-band coverage over the Americas and Pacific Ocean

        Fourth Astrium built and operated Skynet 5 satellite, 5D, entered service on 2 April

 

Astrium, Europe’s leading space technology company, will soon be able to offer near-global coverage in X-band with the successful entry into service of Skynet 5D and the launch of its hosted payload on Telesat’s Anik G1 satellite.

 

Evert Dudok, CEO of Astrium Services said: “We are the only operator in the world providing near-global coverage reserved exclusively for government and military usage. Reaching from 180 degrees West to 135 degrees East with 75 X-band transponders our constellation has a total of 2.2 GHz - and we now offer more available capacity for our customers.”

 

Astrium Services has a 15 year contract with Telesat for the exclusive use of the X-Band hosted payload. The Anik G1 satellite launched on 16 April from Baikonur is due to be positioned at 107.3 degrees West. It will provide the first commercial X-band coverage across North and Latin America, with substantial coverage of the Pacific Ocean reaching out to Hawaii and Easter Island.

 

On 2 April, Astrium successfully brought its Skynet 5D satellite into service following its launch on an Ariane 5 in December 2012. It has been positioned over the Middle East at 53 degrees East – taking the place of Skynet 5B – becoming Astrium Services’ most active milsatcom satellite. Its larger fuel tanks will enable it to be repositioned more frequently to meet operational needs. The Skynet fleet now comprises eight satellites: Skynet 5A, 5B, 5C and 5D, combined with three Skynet 4 satellites (C, E and F) and one NATO IV satellite (see below for orbital positions). The 10 UHF channels on Skynet 5D have already been fully sold to customers including Harris CapRock and the Netherland’s Ministry of Defence.

 

Skynet 5 is a highly successful PFI (Private Finance Initiative) programme worth £4Bn, signed in October 2003 with the UK Ministry of Defence. Through the Skynet concession, Astrium Services operates the Skynet military satellite constellation and the ground network to provide all Beyond Line of Sight (BLOS) communications to the UK Ministry of Defence. The PFI has enabled Astrium Services to also provide Skynet-based communication services to other government institutions including the UK Cabinet Office and armed forces from other nations such as US, Canada, Australia and also to NATO.

 

Colonel Justin Hodges, Deputy Head for the Beyond Line of Sight team at the MOD’S Defence , Equipment and Support Organisation said: “Entry into service of the Skynet 5D is yet another significant milestone in this successful programme. It marks the culmination of a decade of hard work by the MOD’s ISS Networks Team and Astrium to provide additional communications capacity for the Armed Forces.”

 

 

Satellite orbital positions:

 

•Skynet 4C – 1 degree West

•Skynet 4E – 33 degrees East

•Skynet 4F – 34 degrees West

•NATO IVB – 35 degrees East

•Skynet 5A – 6 degrees East

•Skynet 5B – 25 degrees East

•Skynet 5C – 17.8 degrees West

•Skynet 5D – 53 degrees East

•Anik G1 – 107.3 degrees West

 

 

About Astrium

 

Astrium is the number one company in Europe for space technologies and the third in the world. It is the only global company that covers the full range of civil and defence space systems, equipment and services.

 

In 2012, Astrium had a turnover over €5.8 billion and 18,000 employees worldwide.

 

Its three business units are: Astrium Space Transportation, the European prime contractor for launchers, orbital systems and space exploration; Astrium Satellites, a leading provider of satellite system solutions, including spacecraft, ground segments, payloads and equipments; Astrium Services, the Space services partner for critical missions, providing comprehensive fixed and mobile solutions covering secure and commercial satcoms and networks, and bespoke geo-information services, worldwide.

 

Astrium is a wholly owned subsidiary of EADS, a global leader in aerospace, defence and related services. In 2012, the Group – comprising Airbus, Astrium, Cassidian and Eurocopter – g

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 22:10
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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 16:44
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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 16:51
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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 14:39
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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 08:55
Gérard Longuet chez Astrium et Thales Alenia Space pour renforcer les liens entre défense et spatial

G. Longuet, ministre de la Défense et F. Auque, PDG d'Astrium

 

06/03/2012 Wilfried Pinson — ObjectifNews.com

 

Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, était aujourd’hui à Toulouse. Il a visité les sites d’Astrium et de Thales Alenia Space et réaffirmé l’importance des liens entre la défense et le spatial. Lors de son discours à la Chambre de commerce et d'industrie, Gérard Longuet a notamment annoncé le renouvellement du marché d'Hélios-2 de 204 millions d'euros.

 

« Le sens de ce déplacement chez Astrium se trouve dans les liens entre la défense et l’espace », a souligné Gérard Longuet, ce mardi à Toulouse. Le ministre a pu en avoir l’illustration en débutant par une visite chez Astrium. En début d’après-midi, il a assisté à la démonstration de « Spirale » (dont Thales Alenia Space est maître d'oeuvre) , un système d’alerte par satellites qui permet de détecter les tirs de missiles. Puis rapidement, Astrium lui a présenté Gaia,  un satellite doté d’immenses miroirs qui doit permettre de cartographier la galaxie en 3D pour le compte de l’Agence spatiale européenne (Esa).

 

Gérard Longuet s’est ensuite attardé dans la salle des satellites de télécommunication où se déroulent l’assemblage et les tests finaux. Le ministre a écouté les explications de François Auque, PDG d’Astrium. La visite s’est terminée dans la salle « Alecoïde »,  sorte de "simulateur d’infini" qui permet de tester les signaux des satellites. Le ministre a souligné alors « la très  forte implication »  du secteur de la défense dans le spatial. Avant de réagir à la vue d'une photo de Paris prise par un satellite, la commentant d'un « C’est très joli, il y a une vue sur les jardins de l’Élysée… »

 

La visite s’est ensuite poursuivie chez Thales Alenia Space où des systèmes de télécommunication par satellites lui ont été présentés.

 

Un marché de 204 millions d'euros renouvelé

 

Gérard Longuet s’est également exprimé sur la lettre de Peter Hintze, coordinateur de l'aéronautique et de l'espace pour le gouvernement allemand, qui a récemment écrit au futur président exécutif d'EADS Tom Enders au sujet du déplacement du siège du groupe à Toulouse. « Je serais un élu local allemand, sans doute aurai-je cette réaction. Quand on a un  grand projet européen à l'image d'EADS, certes de culture française, mais de dimension mondiale avec une assise européenne, il faut dépasser cela. Le choix de Tom Enders est l'expression de la simplicité, de l’efficacité et je dirai en termes opérationnels de bon sens. Les Allemands n'en manquent pas, je pense qu'ils seront de nouveau en accord avec nous », a affirmé le ministre.

 

Gérard Longuet a ensuite prononcé un discours à la CCI Toulouse 31. Il a annoncé le renouvellement du marché de maintien en condition opérationnelle d'Hélios 2, système spatial d'observation optique pour le domaine militaire. Ce marché, attribué à Astrium, se chiffre à 204 millions d'euros pour une durée de six ans. Le programme  européen MUSIS, un système d'observation qui nécessite trois satellites recevra également un "appui substantiel" du ministère de la Défense. Deux des satellites nécessaires devraient pouvoir être terminés grâce à cette aide. Gérard Longuet a finalement évoqué un environnement international de plus en plus concurrentiel qui demande une coopération renforcée au plan européen.

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