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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 08:45
Patrouille Mixte à Tombouctou - Novembre 2014

 

11 nov. 2014 MINUSMA

 

Les 5 et 6 Novembre 2014, une patrouille mixte de grande envergure MINUSMA - Barkhane et FAMa a sillonné la région de Tombouctou. Découvrez la coordination des 3 Forces dans cette vidéo!

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 23:56
Carte des opérations - oct. 2014 source EMA

Carte des opérations - oct. 2014 source EMA

 

16.11.2014 Par Nathalie Guibert – leMonde.fr

 

Paris va déployer des moyens supplémentaires pour frapper l’Etat islamique en Irak et soutenir l’armée libre en Syrie. Six Mirage, des avions d’attaque au sol, seront basés en Jordanie d’ici quelques semaines, en sus des Rafale stationnés aux Emirats arabes unis. Dans cette opération, l’état-major « s’inscrit dans la durée ».

 

Au Sahel, la force antiterroriste Barkhane comptera de nouveaux points d’appui à la fin de l’année, au nord du Tchad et du Niger, d’où frappent déjà les Rafale et autres hélicoptères Tigre ultramodernes. Ses effectifs, autour de 3 500 soldats, pourraient croître début 2015. Dans la crise ukrainienne, aussi, on annonce des moyens. Des drones français entreront bientôt en jeu, tandis que la marine nationale continue de faire tourner ses bateaux espions en Mer Noire.

 

Sur la photo, les armées françaises ont de l’allure. Leur chef, François Hollande, les déploie partout. Pour le président, rapportent plusieurs interlocuteurs, il est une vérité : la France reste un pays qui compte à l’étranger en matière militaire. « Nous avons plus de 20 000 militaires déployés hors de la métropole, dont plus de 8 000 au profit de 27 opérations sur quatre continents, dans les airs et sur tous les océans », dit le chef d’état-major, le général Pierre de Villiers.

 

« Dérive » des comptes publics

 

L’effort dépasse le « contrat opérationnel » fixé en 2013. Lire la suite de l’article

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 20:45
photo EMA (Serval 2013)

photo EMA (Serval 2013)

 

16/11/2014 - JDD

 

L'état-major français recevra prochainement des journalistes indiens à N'Djamena, QG de l'opération Barkhane en vue de promouvoir les performances du Rafale. Les autorités indiennes pourraient acheter prochainement 126 exemplaires de l'avion de chasse français.

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 12:55
"la poudrière islamiste au Sahel" - Conférence de B. Lugan (8 déc.)
 

14.11.2014 libertepolitique.com

 

L’Afrique est déstabilisée dans l'arc sahélien par les bandes terroristes islamistes, présentes à la fois en Mauritanie, au Mali, au Niger, au Tchad et au Burkina-Faso. Comment les djihadistes ont réussi à monter en puissance dans cette zone ? Quelles menaces font-ils peser sur la région, et au-delà vers la Méditerranée ? Alors que l'armée française s'est réorganisée pour faire face à ce nouvel ennemi dans cette bande dite sahélo-saharienne (BSS), avec l'opération Barkhane, comment cette zone de conflit s'articule avec l'offensive de l'organisation "Etat islamique" au Moyen-Orient ? 

 

UNE CONFERENCE de l'africaniste Bernard Lugan, docteur d'Etat en histoire, directeur de la revue L'Afrique réelle.


A publié notamment Histoire de l'Afrique : Des origines à nos jours, Éditions Ellipses,‎ 2009 ; Printemps arabe : Histoire d'une tragique illusion, Bernard Lugan Editeur,‎ 2013 ; Les guerres d’Afrique, des origines à nos jours, Éditions du Rocher,‎ 2013, prix Raymond-Poincaré de l'Union nationale des officiers de réserve en 2014.

 

Lieu : Espace Georges-Bernanos
Date : 08/12/2014
Adresse :
4 rue du Havre Paris IXe
Participation de 5 € suggérée.
Horaires : De 19:30 h à 21:30 h
Type d'entrée : Entrée libre
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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 08:55
Quand Bercy insulte nos soldats

 

14 Novembre 2014 par Valeurs Actuelles

 

COULISSES. Pour une bourde, c’en est une belle, faite par Bercy. Elle est très mal prise par nos militaires, surtout ceux engagés en opérations, où sept de leurs camarades sont morts au combat cette année.

 

Ce 11 novembre, alors que le chef de l’Etat et les hautes autorités militaires rendaient hommage à tous les soldats tombés pour la France, le ministère des Finances diffusait un communiqué pernicieux sur les annulations de crédits dans le prochain budget (572 millions d’euros pour la Défense). Il laissait entendre qu’une bonne partie des 2,2 milliards d’euros à trouver étaient dus, en grande partie, à la dérive des dépenses des opérations extérieures (Opex), un surcoût estimé à 605 millions d’euros. Bercy omettait de rappeler que les opérations en Centrafrique et en Irak avaient été engagées après l’adoption de la loi de finances initiale 2014, votée à l’automne 2013. A cette époque, le surcoût estimé des opex avait été établi à 450 millions pour 2014. C’était sans doute trop peu mais la manœuvre permettait à la Défense de rester dans les clous budgétaires et de faire financer le reste, plus tard, par le budget général de l’Etat, dans le cadre de l’habituelle loi de finances rectificative de fin d’année.

 

Avec cette nouvelle polémique, Bercy confirme la guérilla budgétaire menée contre la Défense. Elle a conduit Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, à diffuser un communiqué, de façon exceptionnelle : « Les opérations extérieures de nos armées sont un investissement de la Nation pour sa sécurité, la défense de ses valeurs et de ses responsabilités dans le monde », rappelait Le Drian. Il se devait aussi de répondre à l’inquiétude des états-majors, choqués par la manœuvre sournoise de Bercy, mais aussi de moins en moins confiants sur la sanctuarisation par François Hollande des 31,4 milliards d’euros affectés à la Défense. Les armées s’inquiètent des nouvelles fortes baisses d’effectifs – elles supporteront l’an prochain 66 % des réductions de la fonction publique - et de l’accroissement de leurs reports de charge (4 milliards d’euros à la fin de l’année). Il manque surtout à l’appel ces 2,1 milliards de « ressources exceptionnelles » absolument indispensables pour boucler le budget 2015 sur la ligne promise (les fameux 31,4 milliards !). Des projets innovants sont à l’étude pour les trouver. On parle de « sociétés de projet » qui achèteraient des matériels militaires pour les louer ensuite aux forces… Cela fait sourire jusqu’au général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées. Dans un entretien récent aux Echos, il incitait les militaires à faire preuve d’« esprit novateur », à être des « défricheurs ». Il rappelait aussi son parachute de secours, promis par François Hollande : « De toute façon, j'ai l'assurance de la sanctuarisation des crédits militaires par le président de la République, qui l'a répété à de multiples reprises. »

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 13:45
Le Caïman face à son destin…

Pour son premier déploiement opérationnel, le Caïman fait face à des conditions d’emploi particulièrement difficiles. - photo EMA

 

13 novembre, 2014 Frédéric Lert (FOB)

 

Dix-neuf ans moins quelques jours après son premier vol, le NH90 arrive donc sur un théâtre d’opération sous les couleurs françaises. Après quatre journées de convoyage, deux Caïman du 1er RHC ont rallié de façon autonome Gao (Mali) en partant de leur base de Phalsbourg. Au Mali, les deux appareils et leurs équipages s’intègrent dans un sous groupement aéromobile (SGAM) fort d’une dizaine d’appareils.

 

Ce déploiement constitue une épreuve de vérité pour le NH90, qui va devoir faire la preuve de ses capacités à durer dans un environnement très hostile. L’Alat a beaucoup sacrifié pour cet appareil, pour en porter le développement et en commander pour l’instant 68 exemplaires. Le Caïman part avec de solides atouts sur le théâtre malien, avec en premier lieu une puissance qui lui permettra d’affronter plus sereinement les fortes chaleurs. Dans le monde de l’hélicoptère plus qu’ailleurs, puissance égale sécurité. Autre facteur de sécurité, son avionique perfectionnée sur laquelle les équipages pourront s’appuyer pour évoluer en conditions marginales (nuit noire, mauvaise visibilité due au sable etc). Le Caïman est aussi un hélicoptère doté d’une solide autonomie. A la masse maximale de onze tonnes, avec trois réservoirs supplémentaires en soute, l’appareil affiche une autonomie de cinq heures. Bluffant ! Bien évidemment, libérer de la charge utile impose d’enlever des réservoirs en soute, mais le Caïman garde tout de même les pattes très longues au contraire de l’animal dont il tire le nom. L’hélicoptère est aussi rapide, avec une vitesse de croisière d’environ 250 km/h. Vitesse et autonomie en font un partenaire idéal du Tigre qui affiche les mêmes caractéristiques. Entre Tessalit et Gao, une Gazelle ou un Puma un peu chargé doit stopper à Kidal pour faire le plein.  Le Tigre et le NH90 peuvent quant à eux filer droit d’un seul coup d’aile. Pour le SGAM, la mise en œuvre conjointe de Tigre et de Caïman sera l’occasion de repenser en profondeur le déroulement de ses missions et l’emploi de ses appareils.

 

Tout ne va pas être facile pour autant. Les Caïman devront en premier lieu faire face à un ennemi omniprésent, le sable. Sa granulosité très fine et son très fort pouvoir abrasif causent des ravages dans les mécaniques et les éléments tournants. Aucun filtre parfait n’existe face à cette poussière qui parvient à s’infiltrer partout. Seule solution : un entretien régulier des appareils, au besoin en passant l’aspirateur dans ses équipements les plus sensibles. Cette question du sable se conjugue avec celle des fortes chaleurs. Tous les équipements électroniques (calculateurs, écrans etc.) du Caïman  fonctionnent avec des batteries de micro ventilateurs. Les semaines à venir diront leur sensibilité réelle aux conditions extrêmes rencontrées au Mali. Les expérimentations « temps chaud » conduites à Djibouti sont une chose, l’emploi d’un appareil sur le terrain plusieurs mois d’affilée en sont une autre…

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 12:45
Barkhane : point de situation du 13 novembre 2014

 

13/11/2014 Sources : État-major des armées

 

Point de situation sur les opérations de la force Barkhane, engagée dans la bande sahélo-saharienne (BSS), du 6 au 13 novembre 2014.

 

Dans la BSS la situation a été calme cette semaine malgré des actions de harcèlement des groupes armés terroristes dans le Nord du Mali.

 

Les opérations se poursuivent quotidiennement dans les deux fuseaux.

 

Le 6 novembre, le général de division Palasset, commandant l’opération Barkhane, a reçu le général d’armée américain David Rodriguez, commandant en chef d’AFRICOM. Cette rencontre souligne les excellentes relations entretenues avec nos alliés américains qui apportent une aide aux opérations françaises dans le Sahel, notamment en terme de transport aérien.

 

Dans le Nord du Mali, la force Barkhane a mené du 28 octobre au 6 novembre l’opération Tudelle de lutte contre les terroristes. Cette opération a mobilisé plus de 400 militaires dans des actions de contrôle de zone et de fouilles de caches terroristes. Au bilan, elle a permis la neutralisation de 26 terroristes, dont deux se sont rendus et ont été transférés aux autorités maliennes. Lors de cette opération, six véhicules, des dizaines de roquettes RPG7 et leurs lance-roquette, des dizaines de grenades à main et fusils, ainsi qu’un dépôt logistique ont été découverts.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

Barkhane : point de situation du 13 novembre 2014
Barkhane : point de situation du 13 novembre 2014
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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 20:55
Commémoration du 11 novembre en OPEX et Outre-Mer

 

12/11/2014  Opérations

 

Dans son ordre du jour du 6 septembre lu dans cent villes française à l’occasion de la commémoration « 100 villes, 100 héros, 100 drapeaux », le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées avait rappelé que  « Nos soldats sont au cœur des commémorations. Héritiers des poilus de 1914, ils font vivre au présent les valeurs que leurs aînés ont portées sur tous les fronts de la Grande Guerre : le courage et la volonté, la fraternité d’armes, le sens du devoir et du bien commun. ».

 

Dans cet esprit particulier du centenaire, le 11 novembre 2014, les soldats engagés en opérations extérieures et ceux déployés outre-mer ont rendu hommage à ceux qui, hier, sont morts au champ d’honneur et sont tombés sur les sur les théâtres d’opérations extérieures. Cette brève détaille les différentes cérémonies qui se sont déroulées loin de la métropole.

 

Les militaires de l’opération Barkhane stationnés au Tchad, au Mali, au Niger, au Burkina Faso et en Mauritanie ont célébré l’armistice de 1918 et le souvenir de tous les soldats morts pour la France. A cette occasion, deux nouveaux monuments aux morts ont été inaugurés au Mali et au Tchad. Suite à la fermeture du camp à Bamako, un nouveau monument a été érigé sur la PfOD de Gao afin de commémorer le souvenir des 9 soldats français tués durant l’opération Serval. A N’Djamena au camp Kosseï, un nouveau monument a lui aussi été inauguré pour rendre hommage à la mémoire des 159 soldats morts en opération au Tchad depuis 1969. Au Niger, le colonel Gilles Villenave, commandant le détachement air de Niamey, a participé à la cérémonie devant le monument du Souvenir français rendant hommage aux morts nigériens pour la France, en présence de M. Mahamadou Karidio, ministre de la défense du Niger, et de M. Antoine Anfré, ambassadeur de France au Niger.

 

En République centrafricaine, une cérémonie commune réunissant les soldats français engagés sur le théâtre, qu’ils servent au sein de Sangaris, de l’EUFOR ou de la MINUSCA, s’est déroulée au camp de M’Poko sous le commandement du général Eric Bellot des Minières, commandant la force Sangaris, en présence de l’ambassadeur de France à Bangui, M. Charles Malinas ainsi que des autorités centrafricaines, notamment, M. Jean-Jacques Demafouth, ministre conseiller en matière de sécurité et de relations avec les forces internationales et M. Aristide Sokambi, ministre de la Défense. Une importante délégation d’anciens combattants centrafricains était présente sur les rangs.

 

En Côte d’Ivoire sur le camp de Port Bouët, le colonel Nicolas Chabut, commandant la force Licorne, recevait monsieur Paul Koffi Koffi, ministre ivoirien chargé de la Défense, Mme Aichatou Mindaoudou, représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies, son excellence Mr Georges Serre, ambassadeur de France en Côte d’Ivoire et le colonel Benoist Clément, attaché de Défense. La fanfare de la garde républicaine ivoirienne et deux sections de soldats ivoiriens étaient sur les rangs, ainsi qu’une centaine d’élèves du Lycée Français Blaise Pascal et d’un Lycée de Port Bouët.

 

Les militaires français engagés dans l’opération Chammal ont organisé une cérémonie sur la base aérienne 104, en présence du secrétaire général du ministère des affaires étrangères et du développement international, monsieur Christian Masset, de monsieur Michel Miraillet, ambassadeur de France aux Emirats arabes unis et du contre-amiral Antoine Beaussant, commandant la zone maritime océan Indien et (ALINDIEN) et les forces françaises aux EAU. La prise d’armes a été suivie d’un colloque, organisé en partenariat avec l’université Paris-Sorbonne Abu Dhabi, sur le thème « Visages et héritages de la Grande Guerre ».

 

A Kaboul en Afghanistan, le contingent français s’est tout d’abord rassemblé sur l’emprise française de l’aéroport pour une prise d’armes au cours de laquelle monsieur Jean-Michel Marlaud, ambassadeur de France en Afghanistan et le général de brigade aérienne Philippe Lavigne, commandant la force Pamir, ont procédé à l’appel des 89 soldats français morts sur le théâtre afghan depuis 2001. Une cérémonie internationale a ensuite réuni les militaires des différents contingents et les personnels civils stationnés sur le camp. Les autorités de la coalition ont rendu hommage aux soldats morts au cours de tous les conflits passés. Une délégation s’est enfin rendue à l’ambassade pour fleurir la stèle édifiée en mémoire des militaires français morts sur le sol afghan.

 

Au Liban, les soldats français de la force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) et de la "Force commander reserve (FCR)" se sont rassemblés pour une prise d’armes à Deyr Kifa, sur le camp de 9.1, sous les ordres du colonel Benoît Aumonnier, commandant la FCR. Un détachement s’est également rendu à la résidence des pins, à Beyrouth, pour une cérémonie commémorative présidée par monsieur Patrice Paoli, ambassadeur de France.

 

A Djibouti, la cérémonie de commémoration s’est déroulée sur la place d’armes du 5e régiment interarmées d’Outre-Mer (5e RIAOM) présidée par le général de brigade aérienne Philippe Montocchio, commandant les forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) et en présence de Monsieur Serge Mucetti, ambassadeur de France.

 

A Libreville, les éléments français au Gabon (EFG) ont participé à une prise d’armes sur la place de France du camp de Gaulle, présidée par le COMELEF, le général Francisco Soriano. Cette cérémonie s’est déroulée en présence de monsieur Renaux, ambassadeur de France, ainsi que des plus hautes autorités civiles et militaires gabonaises et du corps diplomatique.

 

A Dakar, les éléments français au Sénégal (EFS), aux ordres du général Louis Duhau, commandant les éléments français au Sénégal étaient accompagnés de soldats et de plusieurs anciens combattants sénégalais ayant combattu à titre français. Organisée sur le quartier Geille, la cérémonie s’est déroulée en présence de monsieur Jean Felix-Paganon, ambassadeur de France, et de nombreux ambassadeurs de pays d’Europe et de l’Ouest Africain.

 

En Polynésie française la commémoration s’est déroulée devant le monument aux morts de Papeete, en présence du Colonel Thierry Dapsens Adjoint interarmées et représentant du contre-amiral Bernard-Antoine Morio de l’Isle, commandant supérieur des forces armées en Polynésie française (FAPF). La prise d’armes a rassemblé près de 200 militaires de tous les détachements présents en Polynésie française.

 

A Nouméa, en Nouvelle Calédonie, où est stationné le général Luc de Revel, commandant supérieur des Forces armées de la Nouvelle-Calédonie (FANC), comme à Mont d’Or, Dumbéa ou Nandaï, les militaires des FANC ont célébré l’anniversaire de l’armistice de 1918. Soldats du RIMaP-NC, marins de la base navale Chaleix et du patrouilleur la Glorieuse et aviateurs de la base aérienne 186, tous ont participé aux différentes cérémonies en présence des autorités locales.

 

Sur l’Ile de La Réunion, le commandant supérieur des forces armées en zone Sud de l’Océan Indien (FASZOI), le général Franck Reignier, a présidé une prise d’armes place de la Victoire, devant le monument aux morts, en présence du préfet, monsieur Dominique Sorain. C’est le drapeau du RSMA-R qui était à l’honneur, entouré par des détachements de la base navale de Port des galets, du détachement Air 181 et de la gendarmerie nationale.

 

A Cayenne, en Guyane, la cérémonie était conjointement présidée par le Préfet de Guyane monsieur Eric Spitz et le général de division aérienne Philippe Adam, commandant supérieur des forces armées en Guyane.

 

A Fort-de-France en Martinique, le COMSUP des forces armées aux Antilles, le contre-amiral Georges Bosselut, a présidé une cérémonie à laquelle participait le préfet de la Martinique M. Fabrice Rigoulet-Roze et une quarantaine d’élèves de deux établissements de la ville. Au même moment avaient lieux en Guadeloupe, à Pointe-à-Pitre, un piquet d'honneur effectué par les troupes de la 4e compagnie du Détachement Terre Antilles - 33e RIMa déployé en mission de souveraineté en Guadeloupe depuis le 21 octobre dernier ; et au champ d’Arbaud à Basse-Terre, une cérémonie sous les ordres du colonel Thibault Dubern, représentant du COMSUP et coordonnateur militaire de Guadeloupe, en présence de madame Marcelle Pierrot, préfète de région, d'élus locaux et des représentants d’associations patriotiques.

 

Reportage photos

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 18:55
Message de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, sur les opérations extérieures

 

 

 

Les opérations extérieures de nos armées sont un investissement de la Nation pour sa sécurité, la défense de ses valeurs et de ses responsabilités dans le monde

 

Hier, 11 novembre 2014, le nom des sept militaires morts en opérations extérieures pendant l’année écoulée a retenti au pied de l’Arc de Triomphe. A l’occasion de cette cérémonie émouvante, la Nation s’est remémorée les combats meurtriers de la première guerre mondiale et a rendu hommage à ceux de nos soldats qui ont fait le sacrifice de leur vie ces derniers mois pour garantir notre sécurité et défendre nos valeurs.

 

Je mesure chaque jour l’engagement de nos armées. Les Français en connaissent la valeur. Nos militaires interviennent sur plusieurs théâtres de crise dans le monde. Ces opérations extérieures des armées françaises font l’objet d’une dotation budgétaire annuelle fixée à 450 millions d’euros dans la loi de programmation militaire 2014-2019. Ministre de la Défense, je suis le garant de l’exécution de cette loi. Cette enveloppe, imputée à la mission Défense du budget de l’État, correspond aux déploiements de nos armées hors du territoire national, sur le continent africain, dans le golfe Persique, au Liban ou encore au large de la Corne de l’Afrique.

 

D’autres engagements extérieurs, par nature imprévisibles, marquent ces douze derniers mois.

 

Dès le 5 décembre 2013, la France s’est engagée en Centrafrique pour empêcher les massacres de masse et les confrontations intercommunautaires. Grâce à notre intervention rapide, une force internationale composée de près de 8 500 soldats et policiers ainsi qu’une force européenne

de 700 soldats ont pu se déployer pour stabiliser et sécuriser le pays. C’est l’honneur de la France.

 

En 2014, le Président de la République a souhaité que nos armées se maintiennent au Mali en plus grand nombre que prévu pour accompagner le processus politique malien. Elles ont ainsi permis le déroulement sans encombre de l’élection présidentielle et, cette année, des élections législatives sur l’ensemble du territoire malien. La France a fait évoluer son déploiement au Sahel-Sahara pour organiser la lutte contre les groupes armés terroristes. L’opération appelée Barkhane a pris le relais de l’opération Serval, destinée à libérer le Mali de cette menace majeure pour la survie de l’État malien. Ce qui se joue au cœur de l’Afrique, c’est la sécurité de la France.

 

En 2014, le Président de la République a engagé nos forces en Irak pour lutter contre le fanatisme destructeur et meurtrier du groupe terroriste appelé « état islamique ». Aux côtés de nos alliés arabes et occidentaux, nos militaires renseignent les troupes irakiennes et kurdes et frappent des cibles ennemies. C’est la responsabilité de la France.

 

Ces engagements représentent une dépense nette supérieure de 605 millions d’euros à la dotation inscrite à l’automne 2013 dans le budget 2014 de la Défense. D’une part, 450 millions d’euros ont été inscrits dans le budget dont j’ai la charge, en stricte conformité avec la loi de programmation militaire. D’une autre, la dépense supplémentaire de la France pour sa sécurité et la défense de ses valeurs se voit intégralement compensée par le budget général de l’État, là aussi, comme le prévoit la loi de programmation militaire en son article 4.

 

Ce montant de 605 millions d’euros sera intégralement ouvert par décret d’avance sur le programme « Préparation et emploi des forces » qui a supporté cette dépense, dans le cadre du schéma de fin de gestion 2014 prochainement examiné par le Parlement.

 

Chacun connaît les périls qui menacent la paix et notre sécurité. Les Français consentent chaque année un investissement important, 31,4 milliards d’euros,  au profit de la Défense nationale. Mon ministère délivre régulièrement les informations opérationnelles et politiques nécessaires à l’appréciation de l’effort engagé par nos forces.

 

Notre implication militaire sur plusieurs théâtres ne nous exonère évidemment pas d’un examen rigoureux de leur financement. Que celui-ci se fasse dans un esprit constructif, serein, conscient de l’urgence qui détermine souvent l’engagement de nos soldats à plusieurs milliers de kilomètres de nos terres.

Carte des OPEX Oct. 2014 - source EMA

Carte des OPEX Oct. 2014 - source EMA

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 17:45
Ébola : conseils pour les militaires et leur famille (Sept. 2014)

 

10/09/2014 BCISSA  - DCSSA

 

Compte tenu de l’engagement de nos forces en Afrique, le risque d’exposition des militaires français et de leur famille au virus Ébola est très faible. Toutefois, l’extension de l’épidémie due à des mouvements transfrontaliers de patients infectés ne peut être exclue. L’épidémie sévit actuellement en Guinée Conakry, au Liberia, en Sierra-Leone, au Nigeria et en RDC. Un cas confirmé d’Ébola importé de Guinée a également été déclaré au Sénégal.

 

Le virus Ébola se transmet uniquement par contact étroit avec les fluides biologiques de personnes ou d’animaux infectés vivants ou décédées. Il n’existe ni transmission respiratoire du virus ni transmission par piqûre ou morsure d’insectes. La protection des militaires déployés en Afrique et éventuellement de leur famille repose donc sur l’application de mesures simples d’hygiène et de précaution exposées dans une fiche rédigée par le service de santé des armées.

 

Télécharger la fiche «  conseils pour les militaires et leur famille »

Ébola : conseils pour les militaires et leur famille (Sept. 2014)
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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 16:55
Pierre de Villiers : « L’Armée supporte les deux tiers des suppressions de postes de l’Etat »

Nommé en février 2014, Pierre de Villiers doit mener à la fois trois opérations extérieures et une profonde restructuration de l’armée - photo EMA

 

09/11 Par Alain RUELLO – LesEchos.fr

 

« Da materiam splendescam » - « Donne-moi les moyens et je resplendirai » - c’est la devise du 2e dragons, le premier régiment dans lequel a servi Pierre de Villiers. Au moment où elle est engagée sur trois fronts, où les crédits de la Défense sont sous pression et alors qu’elle doit encore supprimer 25.800 postes, l’armée française a-t-elle encore de quoi resplendir ? « Oui » répond son chef d’état-major en cette veille du centenaire de l’armistice de la grande guerre, même s’il ne nie pas l’ampleur du défi.

 

En cette veille du 11 novembre, l’armée française a-t-elle le moral ?

 

La commémoration du 11 novembre est tout à fait singulière cette année, et j’y attache une attention particulière. Début septembre, nous avons organisé une journée « Cent Villes, Cent Drapeau et Cent Héros » pour commémorer le centenaire, et plus particulièrement la transmission des valeurs militaires entre le poilu d’hier et le soldat d’aujourd’hui : le courage, la fraternité d’armes, la cohésion, le sens du sacrifice. Ces valeurs qui, finalement, ont traversé ces années, constituent le socle du moral. Le moral des armées est excellent en opération, il est à surveiller dans le temps de paix car nous menons une profonde transformation. La vie quotidienne aujourd’hui dans les armées n’est pas toujours facile.

 

Il reste encore 25.794 postes à supprimer de 2015 à 2019. Est-ce possible sachant que vous doutez que l’on puisse faire partir 1.000 départs officiers cette année ?

 

Bien sûr qu’on peut y arriver. On le doit. Nous allons tirer les enseignements de cette année durant laquelle nous aurons supprimé 7.500 postes. Un millier d’officier, c’est trois fois plus que ce que l’on a fait en 2013. C’est un énorme effort. Je ne peux pas forcer les gens qui ne le souhaitent pas à partir. Il faut adapter nos incitations au départ pour offrir des conditions de reconversion acceptables. La réforme des ressources humaines est une partie très importante de ma responsabilité puisqu’on touche aux hommes et aux femmes des armées qui sont exceptionnellement dévoués et qui obtiennent des résultats incroyables en opération. La facture est très importante. Ce qui est clair, c’est que nous ne ferons pas ces déflations d’effectifs sans restructurations, sans transfert d’unités, sans dissolutions.

 

Malgré cela, l’armée attire toujours ?

 

Oui, les armées attirent toujours. Nos personnels y trouvent ces valeurs, cette cohésion, cette camaraderie, cette communauté humaine, au service de la France.

 

Mais comment susciter les vocations d’officiers quand on supprime des régiments ?

 

Notre modèle de ressources humaines va évoluer face à cette nouvelle donne. A l’évidence, il faudra changer la pyramide pour mieux adapter le grade à la responsabilité et à la rémunération de façon à ce que chacun à sa place ait un sentiment d’essentialité dans l’édifice. Et que les carrières, dont la première partie est généralement vouée aux opérations tandis que la seconde l’est plus à des emplois d’Etat-major ou d’administration, demeurent attractives. Nous ne devons conserver que les effectifs nécessaires à l’institution, mais avec un dispositif juste et équitable, en conservant ce qui fait notre trésor : l’ascenseur social. Aujourd’hui, vous pouvez commencer deuxième classe et terminer colonel ou général.

 

Au sein de l’Etat, la Défense paye un tribu plus lourd que les autres ministères ?

 

Je ne me permettrai pas d’établir une comparaison. Ce que je note, c’est que nous représenterons cette années 60% des déflations d’effectifs de l’Etat, et 66% l’année prochaine. Nous prenons notre part dans la réorganisation de l’Etat. A ce titre, la loi de programmation militaire me semble un bon compromis entre la souveraineté financière et la souveraineté de la défense. On a donné.

 

L’opération Barkhane n’aligne « que » 3.000 hommes pour contrôler 5 pays du Sahel. C’est jouable ?

 

Cette opération répond à un concept transfrontalier car nous avons affaire à des groupes armés terroristes extrêmement mobiles, qui connaissent le terrain, et qui se jouent des frontières. L’objectif n’est pas que l’armée française contrôle l’ensemble de la zone. L’objectif c’est de neutraliser ces groupes en lien étroit avec nos amis Africains. Barkhane c’est d’abord le partenariat élargi. Nous coopérons avec cinq pays - Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad – j’y adjoins le Sénégal et l’Algérie. Je vous assure que cette coopération est efficace. Trois mille hommes aujourd’hui, peut-être un peu plus demain, c’est suffisant. On a mis en place une boucle vertueuse. Elle passe d’abord par le renseignement pour lever les cibles. Il s’agit ensuite de suivre ces cibles 24 heures sur 24, avec des drones notamment. Si on les lâche ne serait-ce qu’une heure, elles disparaissent dans le désert. Enfin, nous déployons les capacités pour les neutraliser au bon endroit et au bon moment. Le tout avec un facteur clé, la surprise. Un exemple, il y a trois semaines nous suivions depuis une semaine un convoi de 6 pick-ups au nord du Niger. Résultat : trois tonnes de munitions et d’équipements détruits, ving-et-un terroristes neutralisés ou prisonniers.

 

Malgré ces succès, l’opinion publique peut avoir le sentiment que ces groupes seront toujours là.

 

Cette opération sera longue. Mais la question est la suivante : veut-on que ces groupes arrivent chez nous ou pas ? Ma principale mission c’est de protéger les Français. Si on ne va pas les chercher sur place, ils viendront nuire chez nous. Les pertes chez l’adversaire, en particulier au niveau des têtes de réseaux, me font dire que Barkhane est un succès, même si ce n’est pas facile. Les récents combats au Nord Mali qui ont coûté la vie à l’adjudant Thomas Dupuy, le démontrent. Ils se déroulent au corps à corps.

 

De la même manière on peut vaincre Daech en Irak et en Syrie ?

 

Le terrorisme est global. C’est l’honneur de la France d’être intervenue en Irak au cœur de l’été. Si tel n’avait pas été le cas, Daech aurait pu entrer dans Erbil ou Bagdad. Nous avons été les premiers à fournir de l’aide humanitaire, à armer les Peshmergas, et à Bombarder avec les Américains. Mais la solution, c’est l’action terrestre menée par les forces locales. Les bombardements contiennent, mais ne suffisent pas. La deuxième phase ce sera la contre-attaque.

 

Dans combien de temps ?

 

Quand les forces locales seront en mesure de le faire. Il faudra des mois pour les rééquiper, les ré-entrainer, en Irak ou en Syrie. Nous gagnerons la guerre c’est certain, avec une coalition de 22 pays telle qu’elle s’est constituée. Mais il faudra derrière gagner la paix. Le chantier est politique, diplomatique ou psychologique avec les populations. Le plan de campagne doit intégrer tous ces facteurs.

 

La France s’accroche à son modèle d’armée complet et vous-même le défendez comme la meilleure réponse à la diversité des crises actuelles. Sauf que, LPM après LPM, ce modèle rétrécit et les budgets avec. Est-ce que l’on ne se ment pas ?

 

C’est une question que l’on s’est posée lors de la rédaction du livre blanc. Nous sommes capables de demeurer une puissance globale, avec parfois des moyens très comptés, à partir du moment où la loi de programmation, qui est un projet cohérent, est respectée. Elle a le grand mérite d’avoir été cousue main. Chaque agrégat a été étudié à la loupe. Tout est une question de rythme. Si les équipements n’arrivent pas comme prévu, nous aurons des trous capacitaires. Pour l’instant, la loi de programmation s’exécute normalement, et j’entends bien qu’il en soit ainsi l’année prochaine…

 

… il manque 2,1 milliards dans le budget de la défense 2015. Le projet de société de projet qui louerait du matériel à l’armée s’apparente à une usine à gaz…

 

Oui (sourire)

 

… vous y croyez ?

 

Ensemble, autrement, au mieux : ce sont mes trois mots clés pour la loi de programmation. Je voudrai insister sur le deuxième : si à chaque fois on ferme une piste nouvelle avant même de l’avoir ouverte, cela ne marchera pas. La LPM est calculée au plus juste. Elle tiendra à un certain nombre de conditions, dont une est que l’on accepte de faire autrement. Il faut avoir un esprit novateur, de défricheur. C’est comme cela que toutes les réformes sont conduites.

 

Sauf que ces sociétés de projet, ce n’est pas nouveau. Cela a été étudié maintes fois, sans succès…

 

Je ne suis pas expert en la matière. Je demande qu’on creuse la piste. Il y a une vraie volonté politique pour le faire, je m’en réjouis.

 

Quelles seront vos exigences par rapport au matériel qui pourrait être loué ?

 

Ce qui m’importe, c’est d’abord que cela ne coûte pas d’argent. Avec le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, nous voulons 31,4 milliards d’euros en 2015. Ensuite, je veux être associé au choix des équipements, car la location ne doit pas impacter les rythmes de livraisons. Enfin, il ne faut pas ajouter des conditions à leur utilisation en opération. Pour le reste, je suis extrêmement ouvert. Si cette piste s’avère impossible, nous en trouverons une autre. De toutes façons, j’ai l’assurance de la sanctuarisation des crédits militaires par le Président de la République qui l’a répété à de multiples reprises ces derniers mois. Nous avons 8.500 soldats engagés dans le monde. Les menaces ont augmenté depuis le vote de la LPM. Est-il raisonnable de penser que le budget de la défense ne soit pas respecté ? Les citoyens n’ont-ils pas besoin d’être protégés ?

 

Qu’est ce qui fait un bon chef d’Etat-major des armées ?

 

Je ne sais pas si je suis un bon chef d’Etat-major des armées, mais je pense avoir été bien préparé, avec une expérience interministérielle et quatre années comme major général, c’est-à-dire numéro deux avant d’être numéro un. Dans un grand groupe, c’est souvent un parcours similaire. Dans cette période qui n’est pas facile, ma principale préoccupation c’est la conduite des opérations militaires et de transformation. Je conduis la transformation comme une opération militaire. La finalité des armées c’est la conduite des opérations, et la finalité de la transformation doit demeurer la conduite des opérations.

 

L’Europe de la défense, quand vous y pensez - si vous y pensez - ça vous fait sourire, ça vous laisse indifférent, ou ça vous désole ?

 

L’Europe de la défense, ça me rend pragmatique. Elle se construit pas à pas, par des projets à géométrie variable. Nous avançons.

 

Quand on additionne tous les effectifs militaires en Europe, on aboutit à 2 millions d’hommes sous les drapeaux. On en fait quoi de ces deux millions de soldats ?

 

Moi je construis l’armée des ambitions de la France et des besoins d’aujourd’hui, pas l’armée de mes rêves. La loi de programmation impose des économies par des coopérations bilatérales ou multilatérales à dominante européennes. Les choses avancent.

 

Elles avancent à quel rythme dans le cadre du traité franco-britannique de Lancaster House ?

 

Il se trouve que comme major général, avec mon homologue britannique de l’époque, Nicholas Houghton qui est devenu chef d’Etat-major comme moi, j’ai été désigné pour conduire ce projet. On en parle assez peu, et ça se déroule correctement. Le poumon de Lancaster House, c’est la force expéditionnaire commune. Nous avons réussi à rendre nos systèmes d’information compatibles. Nous serons au rendez-vous en 2016, j’en suis persuadé. Sur le reste du traité, certains projets ont bien avancé, comme les drones de combat ou la guerre des mines. Je crois beaucoup à la coopération avec les Britanniques qui n’est pas exclusive de la coopération avec l’Allemagne.

 

Vous voyagez beaucoup. Quelle image vos interlocuteurs vous renvoient-ils de la France ?

 

La France est un pays admiré, respecté et je le mesure partout où je vais. Une anecdote : à Washington, lors du sommet des chefs d’Etat-majors de la coalition anti-Daech, 22 pays étaient représentés. Barack Obama passe une heure et demie avec nous. Le général Dempsey, chef d’Etat-major américain, a choisi trois d’entre nous pour s’exprimer devant le Président américain. J’étais un des trois.

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 08:45
Barkhane: les drones Reaper de l’armée de l’Air passent les 2000 heures de vol

 

07/11/2014 Sources :  Etat-major des armées

 

Le 30 octobre 2014, moins de 10 mois après son premier vol et sa mise en service, le détachement Reaper a franchi le cap des 2 000 heures de vol.

 

Après une montée en puissance progressive de cette nouvelle capacité ISR (Intelligence, surveillance and reconnaissance) de l'armée de l'Air, initiée le 16 janvier 2014, les missions d'appui renseignement aux opérations au Mali comme au Niger, en appui de l'opération Serval d'abord et de Barkhane ensuite, se sont succédées à un rythme extrêmement soutenu.

 

Les équipages, constitués de personnels navigants mais aussi d’officiers renseignement et d’interprétateurs d’images, sont très largement mis à contribution.  Engagés en amont du déclenchement des opérations menées dans la zone dans le cadre de la préparation Renseignement de l’espace opérationnel (PREO), les drones Reaper assurent dès le début des opérations, la permanence de la surveillance au cours d’une orbite continue, avec relèves de drones pouvant aller jusqu’à une centaine d’heure. Ils appuient les phases offensives des opérations notamment au cours des phases d’engagement des moyens aériens et des troupes au sol. Les équipages assurent en temps réel l’analyse des frappes afin de permettre aux autorités décisionnaires d’être informées et de pouvoir ainsi réorienter l’action.

 

Les deux MQ-9 Reaper et les équipages du 1/33 Belfort auront fait au cours de ces derniers mois la parfaite démonstration de la plus-value opérationnelle d'un système de drone MALE (moyenne altitude longue endurance) performant et moderne comme élément clé de l'appui ISR aux opérations de contre insurrection et de lutte contre le terrorisme. Engagé en complément du Harfang et d’autres moyens ISR, ils concourent ainsi pleinement à la manœuvre globale des capteurs en appui des actions de la force Barkhane.

 

Environ 3 000 militaires français sont actuellement présents sur le sol malien et poursuivent une mission de lutte contre les groupes armés terroristes, tout en appuyant la montée en puissance des forces de la MINUSMA et des FAMA.

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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 13:55
Passage du cortège funèbre sur le pont Alexandre III

Passage du cortège funèbre sur le pont Alexandre III

 

07/11/2014 Adjudant Jean-Laurent Nijean - Armée de l'air

 

Les drapeaux étaient en berne sur les bases aériennes ce mercredi 5 novembre 2014 pour un dernier hommage à l’adjudant Thomas Dupuy, tombé au combat lors d’une opération au Mali. L’armée de l’air, en deuil, s’est recueillie devant le sacrifice de cet aviateur du commando parachutiste de l’air n°10 (CPA n°10).

 

Dès le matin, une foule nombreuse a assisté au passage du cortège funèbre sur le pont Alexandre III, aux Invalides. Un moment empreint d’émotion, de solidarité et de fraternité pour cet aviateur mort pour la France. À 10 heures, une cérémonie militaire à huit-clos s’est déroulée dans la cour d’honneur de l’Hôtel national des Invalides. Elle a rassemblé ses frères d’armes du CPA n°10 et sa famille proche. La cérémonie a été présidée par le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA), accompagné du général Grégoire de Saint-Quentin, général commandant les opérations spéciales (GCOS). À cette occasion, l’adjudant a été décoré à titre posthume de la Croix de la Valeur militaire et de la médaille militaire. Pour clôturer cette cérémonie intime, le cercueil transporté par huit commandos des forces spéciales «air» a quitté l’Hôtel des Invalides.

 

Cérémonie dans la cour d'honneur des Invalides

Cérémonie dans la cour d'honneur des Invalides

 

L’après-midi, la cérémonie d’hommage national en l’honneur de l’adjudant Dupuy s’est tenue sur la base aérienne 123 d’Orléans, lieu de stationnement du CPA n°10. Elle a été présidée par Monsieur Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, en présence de Monsieur Kader Arif, ministre délégué aux Anciens combattants, du général Denis Mercier, CEMAA, et du général Grégoire de Saint Quentin, GCOS. Après un éloge funèbre à l’adjudant Dupuy, le ministre a remis la médaille de la Légion d’honneur à titre posthume. Après la sonnerie aux morts, le temps semblait comme suspendu. Les regards se sont tournés vers le cercueil emporté par ses compagnons d’armes, sous le roulement solennel du tambour militaire. L’émotion, la fierté et la fraternité ont atteint leur apogée alors que le cercueil disparaissait à l’intérieur de la soute d’un avion de transport Casa pour l’acheminer vers sa dernière demeure à Toulouse.

 

Monsieur Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, remet la légion d'honneur à titre posthume à l'adjudant Thomas Dupuy

Monsieur Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, remet la légion d'honneur à titre posthume à l'adjudant Thomas Dupuy

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 15:45
Barkhane : point de situation du 6 novembre 2014

 

 

06/11/2014 Sources : État-major des armées

 

Point de situation sur les opérations de la force Barkhane, engagée dans la bande sahélo-saharienne (BSS), du 30 octobre au 6 novembre 2014

 

Dans le Nord du Mali, la force Barkhane vient d’achever l’opération de lutte contre les terroristes lancée le 28 octobre. Dénommée Tudelle, cette opération majeure a engagé environ 400 militaires et une centaine de véhicules. Elle a mobilisé des moyens aériens et d’ISR(1).

 

Elle a principalement consisté en des actions de contrôle de zone dans la durée et des fouilles de caches potentielles.

 

Elle a permis la neutralisation de 24 terroristes et la capture de deux autres. A cette occasion, plusieurs véhicules adverses ont été détruits et d’importantes quantités d’armement ont été saisies, ainsi que du matériel destiné à fabriquer des bombes pour mener des attentats (IED et vestes suicide bomber).

 

Cette opération a permis d’affaiblir les réseaux terroristes opérant dans le Nord Mali et desserrer l’étreinte qu’ils exercent sur la population de cette région.

 

Barkhane : point de situation du 6 novembre 2014

C’est lors de cette opération que, le 29 octobre, l’adjudant Thomas DUPUY est mort au combat.

 

Le 3 novembre 2014, deux hélicoptères NH90 Caïman sont arrivés à Gao, au Mali. Partis le 28 octobre du 1er régiment d’hélicoptères de combat (1erRHC) de Phalsbourg, ces hélicoptères relèvent deux PUMA du sous-groupement aéromobile (SGAM) du fuseau ouest de la force, lui permettant ainsi de bénéficier du matériel de dernière génération en opérations.

 

Ces deux hélicoptères Caïman seront pleinement opérationnels après qu’ils auront bénéficié de quelques adaptations nécessaires à leur fonctionnement sur le théâtre sahélien. Les PUMA quant à eux rentreront en France à la fin du mois.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

 

(1) Intelligence, surveillance and reconnaissance

Barkhane : point de situation du 6 novembre 2014
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 12:45
Barkhane : Arrivée de deux NH90 « Caïman »

 

05/11/2014 Sources : État-major des armées

 

Le 3 novembre 2014, deux hélicoptères NH90 Caïman du 1er régiment d’hélicoptères de combat (1erRHC) sont arrivés à Gao, au Mali.

 

Ce déploiement vise à faire bénéficier à la force Barkhane du matériel de dernière génération en opérations. Déployé dans sa version TTH (transport tactique), il peut transporter jusqu’à 20 combattants ou 2,5 tonnes de fret. Le Caïman offre une autonomie deux fois plus importante que le Puma et assure une meilleure protection en cas de crash ou de tir, à l’équipage comme aux passagers.

 

Premier appareil doté en série de commandes de vol électriques, il possède une manœuvrabilité et une agilité lui permettant d’assurer des missions de jour et de nuit dans des conditions aussi éprouvantes que le désert.

 

Les deux appareils remplaceront deux Puma qui rentreront en France à la fin du mois de novembre. Ils viennent ainsi renforcer les capacités du sous-groupement aéromobile (SGAM) du groupement tactique désert Ouest (GTD-O) de la force Barkhane.

 

Les deux appareils ont décollé de Phalsbourg le 28 octobre et ont fait étape à Malaga, Gran Canaria et Dakar avant de rejoindre Gao. Dans le même temps, le fret technique et les 15 personnes en charge de la maintenance ont été acheminés sur le théâtre par avion. Une fois posés à Gao, les hélicoptères effectueront des opérations de maintenance, puis les équipages réaliseront leurs premiers vols, de jour comme de nuit, pour être déclarés pleinement opérationnels et être engagés dans les missions de lutte contre les groupes armés terroristes.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes qui agissent dans la bande sahélo-saharienne (BSS).

Barkhane : Arrivée de deux NH90 « Caïman »
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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 08:45
Mise en condition avant projection au Mali

 

04/11/2014 Victor POULAIN - Armée de Terre

 

Dans le cadre de la mise en condition avant projection (MCP) au Mali du groupement tactique désert Ouest (GTD-O) et des détachements de liaison et d’assistance opérationnelle, en janvier 2015, le 1er régiment de chasseurs parachutistes, le 35e régiment d’artillerie parachutiste, le 17e régiment du génie parachutiste, le 1er régiment du train parachutiste, le 1er régiment de chasseurs et le 3e régiment de hussards se sont rendus au camp de Caylus, du 13 au 19 octobre.

 

S’inscrivant en début de MCP, ce camp avait pour objectif de constituer le GTD-O et les DLAO, de poser les bases de leur cohésion, de contrôler la préparation administrative de leur personnel et de dispenser les instructions obligatoires préalables à une projection au Sahel. Ainsi, durant une semaine, l’État-Major et la 4e compagnie de combat du 1er RCP se sont préparés à leur mission de 4 mois, dans le cadre de l’opération BARKHANE.

 

Outre les séances de tir, les marches de nuit et le secourisme au combat, les militaires ont pu découvrir le théâtre sur lequel ils vont être déployés dans quelques mois, grâce à des présentations didactiques. La MCP est une étape déterminante dans la préparation des militaires projetés sur un théâtre aussi sensible que le Mali.

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 12:59
Honneurs militaires rendus à l’adjudant Thomas Dupuy le 5 Nov. 2014

 

03/11/2014 Ministère de la Défense

 

Les honneurs militaires seront rendus à l’adjudant Thomas Dupuy, tué au Mali dans la nuit du 28 octobre alors qu’il participait à une mission conduite par la force Barkhane, le mercredi 5 novembre 2014 à 10h en l’Hôtel national des Invalides à Paris. Auparavant les parisiens sont invités à manifester leur solidarité à 9h30 sur le pont Alexandre III.

 

Engagé au Mali depuis le 2 août dernier, l’adjudant Thomas Dupuy a été mortellement atteint dans la nuit du 28 au 29 octobre 2014 alors qu’il participait à une mission conduite par la force Barkhane qui visait à neutraliser les groupes armés terroristes. Il appartenait au commando parachutiste de l’air (CPA) n° 10 de la base aérienne 123 d’Orléans (Loiret).

 

Une cérémonie intime d’honneurs militaires réservée à la famille et aux proches se déroulera à l’Hôtel national des Invalides à 10h le mercredi 5 novembre. Elle sera présidée par le général d’armée aérienne Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’Air, en présence du général de division Grégoire de Saint-Quentin, commandant les opérations spéciales.

 

Auparavant, le cortège funèbre passera sur le pont Alexandre III entre 9h30 et 9h45. En cette circonstance, le général de corps d’armée Hervé Charpentier invite le plus grand nombre de citoyens à manifester leur hommage et leur solidarité à l’adjudant Thomas Dupuy, mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission, par une présence digne, silencieuse et fraternelle.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 13:45
Observation sur un des postes de surveillance de la PfOD de Gao

 

6 octobre 2014 Crédits : Etat-major des armées / Armée de Terre

 

Sur la plate-forme opérationnelle désert (PfOD) de Gao, au Mali, un chef de groupe et un soldat du groupement tactique Désert (GTD) As de Trèfle sont en observation sur un des postes de surveillance de la PfOD.

Les hommes du GTD ont un rythme de 72 heures : d’abord 24 heures de garde, puis ils effectuent des patrouilles, et enfin, enchaînent le lendemain sur une QRF (Quick Response Force).

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

Observation sur un des postes de surveillance de la PfOD de Gao
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 08:56
Mali : décès du sergent-chef Thomas Dupuy (28 oct.)

 

30/10/2014 Armée de l'air

 

Dans le cadre d'une mission de neutralisation d'éléments terroristes lancée dans la nuit du 28 au 29 octobre 2014 dans le massif du Tigharghar dans le Nord du Mali, le sergent-chef Thomas Dupuy a trouvé la mort lors des combats.

 

Né le 18 mai 1982 à Toulouse, le sergent-chef Thomas Dupuy aura servi la France durant 9 ans et 5 mois.

 

À 23 ans, il intègre l’armée de l’air en qualité de sous-officier. À compter du 30 mai 2005, il suit pendant un an sa formation initiale à l’École des sous-officiers de l’armée de l’air de Rochefort. Il est successivement nommé caporal, le 1er novembre 2005, puis caporal-chef, le 1er janvier 2006 et sergent le 1er mars 2006.

 

Le 28 mai 2006, il rejoint l’escadron des fusiliers commando de l’air, stationné à Dijon, pour y suivre sa formation spécialisée de fusilier commando de l’air. À l’issue, le 9 octobre 2006, il est affecté au sein du commando parachutiste de l’air n° 30 de Bordeaux-Mérignac. Il est intégré au groupe Rapace puis à la cellule MASA (mesures actives de sûreté aérienne) en qualité de tireur d’élite. Enfin il intègre un module «Récupération de personnel» (Personnel recovery).

 

De février à mai 2007, il effectue une mission au Togo où sa motivation, son très bon esprit d’équipe et son courage, lui ont permis d’assumer ses responsabilités de chef de poste de commandement de la protection et la défense et d’assurer le maintien en condition opérationnel de son personnel.

 

Le 24 août 2009, il rejoint le groupe action 14 du commando parachutiste de l’air n°10 d’Orléans, puis en septembre 2010, il est affecté au groupe 12C, en qualité de chuteur opérationnel. Du 16 octobre 2010 au 19 novembre 2010, il est déployé à Djibouti.

 

Du 2 décembre 2010 au 27 janvier 2011, il est engagé sur alerte dans la bande sahélo-saharienne au sein du groupement de forces spéciales « CARLIT » en qualité d’équipier groupe action. Il s’est particulièrement distingué en apportant un soutien sans faille à son chef, dans la préparation à l’engagement du groupe, lors d’un saut opérationnel à grande hauteur sur une zone d’opération tenue par des preneurs d’otages, tout cela dans des conditions difficiles et dans des délais extrêmement réduits. Son comportement exemplaire et ses qualités remarquables de combattant lui ont permis d’être cité en exemple et de lui voir attribuer la Croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze.

 

Calme et réfléchi, le sergent-chef Dupuy était doté de capacités physiques et intellectuelles rares. Cherchant constamment à progresser, il était un spécialiste reconnu dans des domaines aussi variés que l’appui aérien, les transmissions opérationnelles et le saut à ouverture très grande hauteur. Élément incontournable de son groupe, il était un camarade apprécié de tous.

 

Engagé du 8 juin au 28 octobre 2011 comme chef d’équipe au sein d’un groupe action du groupement de forces spéciales «Jehol» dans le cadre de l’opération Pamir en Afghanistan, il a fait preuve de belles qualités militaires. Il a été pris à partie par des insurgés au cours d’une infiltration derrière les lignes adverses où il a efficacement appuyé le désengagement des éléments amis. Quelques jours plus tard, il est violemment accroché par des rebelles et pris sous le feu, il a parfaitement riposté avant d’être blessé par des éclats de roquette. Ceci lui a valu l’attribution de la Croix de la Valeur militaire avec étoile d’argent et l’attribution de la médaille des blessés.

 

Le 1er juillet 2013, il est promu sergent-chef.

 

Le sergent–chef Thomas Dupuy était engagé au Mali depuis le 2 août 2014. Ce sous-officier était titulaire de la Croix de la Valeur militaire avec étoile d’argent et étoile de bronze, de la médaille d’outre-mer agrafe Sahel et République de Côte d’Ivoire, de la médaille d’argent de la défense nationale et la médaille des blessés.

 

L’aviateur avait une compagne et n'avait pas d'enfant.

 

Âgé de 32 ans, il est mort dans l’accomplissement de sa mission au service de la France.

 

L’armée de l’air partage la douleur de sa famille et de ses frères d’armes.

Mali : décès du sergent-chef Thomas Dupuy (28 oct.)
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 07:45
Barkhane : poursuite des opérations dans le massif du Tigharghar

 

31/10/2014 Sources EMA

 

Dans le Nord du Mali, la force Barkhane poursuit l’opération d’ampleur de lutte contre les terroristes qu’elle a lancée le 28 octobre.

 

Dans le cadre de cette opération, l’action des soldats français qui a déjà permis de mettre hors de combat une vingtaine de terroristes dans le massif du Tigharghar se poursuit.

 

Dans un environnement exigeant, sur un terrain montagneux et rocailleux comprenant de nombreuses anfractuosités, les soldats français poursuivent les opérations de neutralisation. Elles ont pour objectifs de débusquer les terroristes retranchés dans des grottes et de détruire le matériel regroupé dans des caches souvent difficiles d’accès.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 17:45
Barkhane : point de situation du 30 octobre

 

30/10/2014 Sources : Etat-major des armées

 

Afin d’empêcher les groupes armés terroristes de mener des actions de harcèlement dans le Nord du Mali, la force Barkhane conduit une opération dans cette région depuis le 28 octobre.

 

Dans ce cadre, dans la nuit du 28 au 29 octobre, une mission de neutralisation d’éléments terroristes a été lancée dans le massif du Tigharghar. Appuyée par des avions de chasse et des hélicoptères de combat, une opération héliportée a été conduite à proximité d’un repaire de terroristes. Des combats très violents ont rapidement opposé les soldats français à une trentaine de terroristes lourdement armés. Au cours de ces combats, un militaire français a été mortellement touché. Il s’agit d’un sous-officier de l’armée de l’air, le sergent-chef Thomas DUPUY, appartenant au commando parachutiste de l’air numéro 10 (CPA 10) stationné sur la base aérienne 123 d’Orléans. Un autre militaire a été blessé. Immédiatement pris en charge par l’antenne chirurgicale avancée de Tessalit, ses jours ne sont pas danger. Il va être très prochainement rapatrié en France.

 

L’opération lancée le 28 octobre se poursuit et, à ce jour, les combats dans le Tigharghar sont toujours en cours.

 

Un des deux détachements de liaison et d’appui opérationnel (DLAO) déployés à Tessalit au Mali, a rejoint le Niger le 26 octobre pour opérer auprès des forces armées nigériennes.

 

A Bamako, le camp Damien Boiteux où se trouvait jusqu’à juillet dernier le poste de commandement de l’opération Serval, a été officiellement rétrocédé aux autorités maliennes le lundi 27 octobre, au terme d’une opération de désengagement qui a mobilisé quelque 150 soldats. Manœuvre logistique d’ampleur, les opérations de désengagement ont consisté à démonter les installations mises en place pour Serval et à les acheminer, pour 20% d’entre elles vers la France et pour le reste dans différents points de la BSS où opère la force Barkhane. 5 300 tonnes de matériels représentant un volume de 21 000 m3ont ainsi été démontées, mises en condition et acheminées par les militaires du centre opérationnel de désengagement mis en place à Bamako fin juillet 2014.

 

Malgré cette rétrocession, Barkhane sera toujours présente à Bamako grâce à la représentation militaire Barkhane au Mali (RMBM), crée le 17 juillet dernier et dirigée par le général Francois de Lapresle dont la mission consiste à être un relais et un coordinateur au profit du COMANFOR en maintenant au quotidien des relations étroites avec l’ambassade de France à Bamako et avec les autorités militaires maliennes et de la MINUSMA.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 17:45
C-130 Hercules et Casa sur la PfOD de Gao

 

Crédit : Etat-major des armées / Armée de Terre

 

29 septembre 2014 à 11h10, sur la plate-forme opérationnelle désert (PfOD) de Gao, au Mali, un C130 Hercules est sur le point de reprendre son envol après un déchargement de 30 minutes, alors qu'en arrière-plan un CASA s'apprête à se poser sur la piste principale de la PfOD.
En cette période de relève les avions tactiques de transport (ATT) sont en activité permanente sur les pistes de la force Barkhane : les mouvements s'enchainent entre transport de matériel et transport de troupes.


 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 13:45
Barkhane : Cérémonie de rétrocession du camp Damien Boiteux

 

28/10/2014 Sources : État-major des armées

 

Lundi 27 octobre 2014, s’est déroulée à Bamako une cérémonie marquant symboliquement la rétrocession du camp Damien Boiteux aux autorités maliennes. Cette cérémonie présidée par le général de division Jean-Pierre Palasset, commandant l’opération Barkhane (COMANFOR), a réuni plusieurs personnalités parmi lesquelles M. Gilles Huberson, ambassadeur de France au Mali, le général de division Mahamane Touré, chef d’état-major général des armées du Mali et le chef d’état-major de l’armée de l’air du Mali, le colonel-major Souleymane Bamba.

 

Avant que le drapeau malien remplace les couleurs françaises sur le mât de pavillon du camp, le général Palasset a réaffirmé dans son ordre du jour la continuité de l’engagement de la France au Mali, désormais incarné par l’opération Barkhane, et rendu hommage à la mémoire du chef de bataillon Damien Boiteux, mort pour la France le 11 janvier 2013, au Mali :nous voici réunis, pour marquer une évolution de la présence militaire française et du camp Damien Boiteux, tournant ainsi une page de l’histoire des hommes de l’opération Serval et de l’opération Barkhane. Cette page que nous tournons ne constitue pas un adieu. Certes, elle marque la fin d’un dispositif visible et important, ici à Bamako. Mais elle manifeste surtout le retour de ce site stratégique sous le contrôle des autorités maliennes. (…) Cependant, soyez assurés que malgré le désengagement de ce camp à Bamako, les liens tissés entre les soldats français et leurs frères d’armes maliens ne s’effaceront pas dans le sable ou dans l’oubli. Un nom symbolise ces liens profonds tissés dans la victoire et la peine partagées, c’est celui de Damien Boiteux. (…) La force Barkhane, quant à elle, poursuit la lutte contre le terrorisme dans le cadre régional des pays de la bande sahélo-saharienne. Elle est déterminée à affaiblir durablement les groupes armés terroristes et à appuyer le renforcement des capacités opérationnelles de ses partenaires, dans le même état d’esprit que Damien Boiteux, aux premiers jours de la reconquête. »

 

Les clés du camp ont été symboliquement remises au colonel Daouda Dembelé, président directeur général des aéroports du Mali, puis la cérémonie s’est conclue par la descente des couleurs françaises et par la levée des couleurs maliennes.

 

 Les opérations de désengagement du camp Damien Boiteux ont débuté à la fin du mois de juillet 2014, lors du transfert du poste de commandement interarmées de théâtre (PCIAT) de l’opération Barkhane à N’Djamena, au Tchad. Ces opérations ont été conduites par le centre opérationnel de désengagement de Bamako, aux ordres du colonel Antoine Olphe-Galliard, qui a compté jusqu’à 150 militaires principalement issus du 2èmeRD-NBC, du 515èmeRT et du 53èmeRT.

 

Malgré cette rétrocession, Barkhane sera toujours présente à Bamako grâce à la représentation militaire Barkhane au Mali (RMBM), crée le 17 juillet dernier et dirigée par le général Francois de Lapresle. Appuyé par une petite équipe, sa mission consiste à être un relais et un coordinateur au profit du COMANFOR en maintenant au quotidien des relations étroites avec l’ambassade de France à Bamako et avec les autorités militaires maliennes et de la MINUSMA.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

Barkhane : Cérémonie de rétrocession du camp Damien BoiteuxBarkhane : Cérémonie de rétrocession du camp Damien Boiteux
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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 13:45
La guerre française au Mali est "exemplaire", selon des experts américains

 

24/10/2014 Par Guerric Poncet - Le Point.fr

 

L'un des think tanks les plus influents au Pentagone salue la capacité d'adaptation de notre armée, efficace avec des moyens limités. Explications.

 

Au Pentagone, on évoque plus souvent l'armée française pour en rire que pour en chanter les louanges. La dernière blague à la mode ? "Pourquoi avons-nous besoin des Français dans la guerre contre les terroristes ? Pour leur apprendre à se rendre." Facile. Mais le dernier rapport de la Rand Corporation (PDF) pourrait bien renverser les esprits les plus moqueurs. Le vénérable think tank américain, l'un des plus influents à Washington, a salué l'opération française Serval au Mali, estimant qu'elle est "un modèle de guerre expéditionnaire" pour "les armées technologiquement sophistiquées".

L'armée française a, selon le rapport relayé par Lignes de défense, été exemplaire pour "mettre sur pied le type d'opération expéditionnaire que (le chef d'État-major américain) Odierno a envisagée pour se conformer aux budgets prévisionnels de l'armée américaine". En résumé, le Pentagone pourrait bien s'inspirer des stratégies déployées par les militaires français pour optimiser leurs budgets, afin de monter ses futures opérations.

 

Des forces "hautement efficaces"

"Les Français ont prouvé avec Serval qu'ils savent projeter rapidement des forces limitées mais hautement efficaces, taillées pour des besoins et des objectifs spécifiques", poursuivent les analystes américains. Comment nos généraux ont-ils réussi un pareil tour de force ? "Ils ont poussé la modularité sous le niveau du bataillon, leur permettant d'adapter chaque élément des brigades", explique le rapport.

Cette organisation en groupements tactiques interarmes (GTIA) et en subdivisions (SGTIA) avait déjà été utilisée, en Afghanistan notamment, avec le GTIA Kapisa. Au coeur de ce dispositif intelligent, les officiers de terrain "disposent d'une autonomie considérable" et "sont entraînés pour", relève la Rand Corporation.

 

Une prise de risque assumée

"Les Français ont aussi investi dans des technologies et des véhicules qui élargissent les capacités de chaque unité", comme par exemple le programme Scorpion, qui vise à moderniser massivement les matériels et équipements.

De façon générale, dans les opérations françaises, "les blindés légers sont préférés aux blindés lourds, plus difficiles à maintenir opérationnels". Cela implique "une prise de risque plus importante" et "acceptée" par les généraux. Mais dans le cas de Serval par exemple, cela a permis à Paris d'opérer "à l'extrême limite de ses capacités de projection", en envoyant ses soldats sur un terrain d'opération relativement lointain, en un temps record.

 

Sus aux cow-boys !

Autre point fort, toujours selon les experts américains, la capacité de l'armée française à "travailler efficacement au sein des populations locales". Ce dernier point constitue (jusqu'à présent ?) une différence majeure de culture militaire entre les États-Unis et la France. Les premiers, adeptes des réflexes de cow-boy, sont souvent trop agressifs ou distants pour espérer recueillir le moindre renseignement ou soutien auprès des populations.

Les militaires français, en revanche, travaillent plus souvent dans une démarche de dialogue, quitte à prendre plus de risques au contact des populations locales. L'idée n'est pas de paraître plus "gentil", mais bien d'obtenir le soutien, au moins partiel des populations, qui sont de précieuses sources d'informations difficiles à remplacer... même avec tous les drones du monde.

"L'armée française apparaît comme ayant une culture adaptée aux opérations extérieures, en particulier dans les environnements difficiles et avec des ressources limitées", conclut le rapport. Et ces ressources pourraient encore diminuer dans les années à venir : les budgets prévus par la nouvelle loi de programmation militaire semblent impossibles à tenir..

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 17:45
Barkhane : cérémonie de transfert d’autorité de l’EUTM au Mali

 

27/10/2014 Sources : État-major des armées

 

Le 24 octobre 2014, s’est déroulée la cérémonie marquant le transfert d’autorité de la mission de formation de l’Union Européenne au Mali (EUTM Mali– European Union Training Mission in Mali) entre le général français Marc Rudkiewicz et le général espagnol Alfonso Garcia-Vaquero Pradal, à l’Ecole de Maintien de la Paix « Alioune Blondin Béye », à Bamako.

 

Cette cérémonie était marquée par la présence des ministres de la Défense malien, espagnol et français, MM. Bah N’daw, Pedro Morenes Eulate et Jean-Yves Le Drian. Le général Rudkiewicz, commandant la brigade franco-allemande (BFA) dont l’état-major est basé à Mülheim en Allemagne, était à la tête de la mission depuis le 1eravril 2014.

 

Lancée en février 2013, EUTM Mali aide à former et à réorganiser les forces armées maliennes. Elle vise à contribuer à améliorer leurs capacités militaires, dans le but de leur permettre de rétablir l'intégrité territoriale du pays, sous le contrôle des autorités civiles. Son mandat court actuellement jusqu'au 18 mai 2016.

 

La mission compte un effectif de 560 militaires européens répartis entre l’état-major de la mission à Bamako et le camp d'entraînement de Koulikoro. Plus de vingt nations participent à cette mission. Environ 60 militaires français, issus de la 1rebrigade logistique et de la brigade du renseignement, y servent actuellement.

Barkhane : cérémonie de transfert d’autorité de l’EUTM au MaliBarkhane : cérémonie de transfert d’autorité de l’EUTM au Mali
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