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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 16:45
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

16/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Du 8 au 15 juillet 2015, 100 sorties aériennes ont été effectuées, dont 26 sorties chasse, 22 sorties ravitaillement et intelligence, reconnaissance et surveillance (ISR), ainsi que 52 sorties transport. Le 3 juillet 2015, deux Mirage 2000Cétaient venus rejoindre les avions de chasse de la force Barkhane, en se posant sur la base aérienne 101 de Niamey, juste avant de repartir le jour même pour effectuer leur première mission opérationnelle.

 

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 11:45
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

 

/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 3 juillet 2015, deux Mirage2000C de l’escadron de chasse (EC) 2/5 Île de France se sont posés sur la base aérienne 101 de Niamey. Seulement deux jours après leur arrivée, les premiers chasseurs bleus de la force Barkhane réalisaient une mission opérationnelle.

 

Partis de la base aérienne d’Orange le 2 juillet 2015 au matin, les deux Mirage2000C ont été convoyés par un C135 du groupe de ravitaillement en vol Bretagne d’Istres en deux étapes. Lors de l’escale du C135 à Dakar, après 5H15 de vol et deux ravitaillements, l’un des pilotes de Mirage2000C s’est confié : « C’est une chance de participer à ce convoyage. Ancien pilote de Mirage F1, je faisais partie de l’équipage ayant ramené les F1 du Mali après leur dernier engagement en opérations extérieures. Je suis d’autant plus fier de déployer les premiers 2000C au Niger pour leur participation à l’opération Barkhane ». Dès le lendemain matin, deux autres pilotes ont pris la relève pour assurer la dernière étape de ce déploiement.

 

Au Niger, les deux Mirage2000C sont venus remplacer un Mirage2000D. Ainsi, quatre chasseurs (deux 2000D et 2000C) composent dorénavant le détachement « chasse » de Niamey. Connus principalement pour leur mission de défense aérienne, les « bleus » seront employés dans des actions d’attaque au sol, à l’image de leurs frères d’armes sur 2000D. « Nos aéronefs peuvent être équipés de GBU12 et de MK82 », a expliqué un armurier sur 2000C.Complémentaires avec les 2000D de la 3e escadre, les 2000C sont aussi venus apporter une capacité canon supplémentaire sur le théâtre d’opérations extérieures. « Nous avons préparé notre arrivée à Niamey, confie le commandant d’escadron. Nous nous sommes entraînés, notamment avec les 2000D dont l’expérience indéniable du terrain nous profite ». En effet, déployés dans deux opérations extérieures, Barkhane et Chammal, la 3e escadre de Nancy demeure une référence en termes d’engagement.

 

La nouvelle configuration du nouveau détachement de chasse a été une réussite. Dès l’arrivée des 2000C au Niger, le détachement de chasse était opérationnel en un temps record. « Nous avons retiré les bombes du 2000D retournant à Nancy pour les installer sur l’un des 2000C, explique un mécanicien, de telle sorte que le chasseur bleu soit prêt pour une éventuelle prise d’alerte ». Le 3 juillet 2015, la première patrouille 2000D/2000C décollait en effet de la piste de Niamey pour une première mission conjointe. « Je suis extrêmement satisfaite de constater la réactivité et l’efficacité des aviateurs qui se sont parfaitement acclimatés à cette mixité », confie la chef du détachement de chasse au Niger.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

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photo EMA / Armée de l'Air

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 09:45
photo EMA / Armée de Terre

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15/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Du 29 juin au 10 juillet, le Groupement Tactique Désert Ouest (GTD-O) Mistral et le détachement de liaison et d’appui opérationnel (DLAO) de Tessalit étaient engagés dans une opération de contrôle de zone au nord-est du Mali.

 

L’objectif était d’effectuer des actions de fouilles sur des points d’intérêts signalés sur la base de renseignements. La mission s’est déroulée sur deux zones distinctes, nord et sud, afin de pouvoir étendre le périmètre de l’opération et ainsi accroître son efficacité. Les militaires du 21ème régiment d’infanterie de marine (21ème Rima) couvraient la première zone au nord, tandis que les commandos parachutistes de l’air (CPA 30), renforcés par les légionnaires du 1er régiment étranger de cavalerie (1er REC), avaient en charge la zone sud de l’opération.

 

Durant plus d’une semaine ils ont fouillé le désert à la recherche de traces, de caches d’arme et de plots logistique, qui serviraient aux groupes armés terroristes. Malgré la difficulté de se mouvoir dans le désert et les conditions climatiques parfois difficiles - fortes chaleurs et tempête de sable - la mission a permis la découverte et la destruction de plusieurs plots logistiques. Les militaires de Barkhane ont également mis à jour des caches d’armes et des zones de ravitaillement logistique.

 

Du matériel servant à la fabrication d’engins explosifs improvisés a pu également être mis hors de nuire. Les démineurs de la force Barkhane ont détruit au cours de l’opération Dordogne 20 kilogrammes d’explosifs artisanaux.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 16:45
photo EMA / Armée de Terre

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09/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Lancée le 1eraoût 2014, fondée sur une logique de partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane arrive au terme de sa première année d’existence. Elle constitue un modèle d’intégration dont l’action a permis de considérablement affaiblir les groupes armés terroristes qui menaçaient la stabilité des pays de la bande sahélo-saharienne.

 

Le 5 juillet 2015, les forces spéciales françaises ont conduit une opération dans la région Nord de Kidal au Mali. Au cours des combats, deux terroristes ont été capturés et un troisième, Ali Ag Wadossene, a été tué. Il s’agit d’un des responsables opérationnels d’AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique) dans la zone.

 

Du 5 au 25 juin 2015, le Groupement tactique désert Ouest (GTD-O) a conduit l’opération « Marne » dans la région de Ménaka. Cette opération tripartite et transfrontalière avait pour objectif de poursuivre des missions de reconnaissances et de contrôle de la zone en partenariat avec les forces armées maliennes et nigériennes.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 16:45
Opération Barkhane : l’armée de l’air à l’honneur dans le Sahel

 

08/07/2015 Armée de l'air

 

Mercredi 1er juillet 2015, les deux détachements air de la force Barkhane basés respectivement à Niamey et à N’Djamena ont célébré la journée de l’aviateur en mettant à l’honneur leurs matériels et personnels.

 

À N’Djamena une présentation statique de la flotte de la force Barkhane a permis à de nombreuses personnes de se faire présenter différentes aéronefs durant toute la matinée. Un avion de chasse Rafale, un hélicoptère de manœuvre de type Caracal et un avion Casa médicalisé dit Casa nurse ont suscité le plus grand intérêt des soldats de Barkhane venus les découvrir pour certains et les revoir pour d’autres.

 

 

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 16:45
Le chef de l’opération Barkhane plaide pour une intervention en Libye

 

06 juillet 2015 par Jean-Dominique Merchet

 

«La lutte contre le terrorisme ne doit pas se faire dans la demi-mesure. Soit on va partout où celui-ci se développe, soit la lutte n’est que partielle. C’est un critère d’efficacité ». Le général Jean-Pierre Palasset, à la tête de Barkhane, l’opération militaire française au Sahel, n’a pas mâché ses mots, ce jeudi 2 juillet lors d’une conférence de presse depuis son état-major à N’Djamena (Tchad).

S’il est satisfait de son bilan dans la « zone d’action » de l’opération Barkhane, c’est-à-dire essentiellement le nord du Mali et du Niger, cet officier touche chaque jour du doigt les limites des succès militaires français. En effet, les groupes terroristes opérant dans la région trouvent refuge dans le sud de la Libye – où le droit international interdit aux forces françaises d’intervenir, faute d’accord des autorités libyennes ou d’un mandat des Nations Unies.

«Dans le Sud libyen, tout reste à faire», constate le général Palasset, qui passe pour l’un des plus brillants officiers de sa génération. « Il faut combattre les terroristes partout et tout le temps. C’est une question pour nos politiques», assure-t-il, alors qu’il s’apprête à quitter son commandement pour rejoindre la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) dont il sera le numéro 2.

 

Trente mois d’opérations françaises dans le Sahel, depuis le déclenchement de la guerre du Mali en janvier 2013, ont abouti à ce constat : sur le terrain, les groupes armés terroristes - GAT, selon l’acronyme en usage dans les armées - ont pris des coups très sévères, mais deux foyers extérieurs à la zone d’intervention (Mali, Niger, Tchad, Mauritanie et Burkina Faso) continuent de déstabiliser la région : au nord, la Libye et au sud, le Nigeria, avec le groupe Boko Haram. Or, rien ne sert d’éteindre un incendie dans une forêt si l’on ne peut lutter contre les flammes dans les bois voisins. Le feu repart sans cesse et se propage.

Selon le général Palasset, le bilan de Barkhane est positif : « Les principaux groupes sont orphelins de leurs chefs » qui ont été quasiment tous tués par l’armée française. Les groupes armés (Aqmi, Mujao, Mourabitounes, etc) sont dans une phase de « recomposition » et de « concurrence » entre eux, qui les poussent, « par mimétisme » à plus « de terreur et de violence ».

Toutefois, leurs capacités d’action ont été «réduites» : «Ils ne sont plus capables de mener des actions coordonnées et de grande ampleur». Contrairement à ce qu’on observe avec Boko Haram ou l’Etat Islamique (Daesh), les groupes du Sahel ont désormais une « létalité très réduite». En clair : ils font peu de victimes. Autre fait notable : ils ne sont pas «attractifs» pour les «djihadistes occidentaux». «On ne trouve pas de Foreign Fighters (combattants étrangers) dans la région», ajoute le général. L’armée française constate enfin que ces GAT «sont de plus en plus marqués par les trafics. Leur premier métier, c’est de faire de l’argent, du business».

La victoire serait donc proche s’il n’y avait le sud de la Libye et le nord-est du Nigeria, devenus par la force des choses des «zones d’intérêts» pour Barkhane. Face à Boko Haram, la mobilisation des Etats de la région du lac Tchad (Tchad, Niger, Cameroun) portent ses fruits. Au Nigeria, le président nouvellement élu prend également les choses en main. «Boko Haram est beaucoup affaibli. 30% à 40% de ses forces ont été détruites», indique le général Palasset. Toutefois, la présence supposée de «cellules dormantes du groupe terroriste dans la ville de N’Djamena – où un attentat a été commis en juin – a conduit l’état-major à interdire aux militaires français de sortir de leur base. Tout n’est pas réglé, mais «la tendance est très favorable». Il n’en va pas de même avec la Libye, où aucune solution politique ne se dessine. En septembre, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian lançait un cri d’alarme, appelant à une action militaire internationale. Dix mois plus tard, il ne s’est rien passé.

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 12:45
photo EMA / Armée de Terre

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06/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Du 5 au 25 juin 2015, le groupement tactique désert Ouest (GTD-O) à mené une opération majeure dans la région de Ménaka, à la frontière entre le Mali et le Niger. Cette mission avait pour objectif de conduire des reconnaissances et des patrouilles dans une zone peu habituée à la présence de la force Barkhane.

 

300 militaires et une centaine de véhicules ont ainsi été déployés pendant plus de trois semaines en autonomie totale dans le désert malien. L’opération s’est déroulée sur deux axes, l’un à l’Est du pays (proche de la ville de Ménaka) où le Détachement de Liaison et d’Assistance Opérationnelle d’Assongo (DLAO 3) était déployé, et un autre à l’Ouest, à proximité de la ville d’Assongo, tenu par le GTD-O, armé essentiellement par l’escadron du 1er Régiment Étranger de Cavalerie.

 

Accompagnés par des soldats maliens qui facilitaient notamment la prise de contact avec la population, les militaires de la force Barkhane ont également coopéré avec les forces armées nigériennes dans la zone frontalière. Cette opération conjointe a permis de sécuriser la zone d’intervention. Des caches d’armes ont en effet été découvertes et deux personnes désarmées. L’opération Marne fut aussi et surtout une occasion de conduire des actions d’aide à la population, au cours desquelles les soldats de Barkhane ont notamment permis à un village de la région d’accéder à l’eau en installant  une motopompe, et offert des aides médicales à la population rencontrée.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

photo EMA / Armée de Terrephoto EMA / Armée de Terre

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 12:45
photo François Rihouay

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02.07.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Du 6 au 25 juin 2015, une opération de contrôle de zone a été effectuée à l’est du Mali, dans la région d’Ansongo (au sud-est de Gao). Selon l'EMA, suite à un renseignement d’opportunité, la mission de reconnaissance a été poussée au-delà des frontières nigériennes, jusqu’au sud-ouest d’Akabar. Baptisée "Marne", cette opération a rassemblé des légionnaires du 1er REC et des marsouins du 21e RIMa. 300 soldats au total, avec 70 véhicules blindés (VAB, VBL, PVP) et 23 poids lourds.

Une partie de ces hommes participe actuellement à l'opération "Dordogne".

 

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 12:45
photo François Rihouay

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5 juil. 2015 Crédits : Etat-major des armées / armée de Terre

 

Partez en opérations avec les militaires de la force Barkhane.

 

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 06:45
photo EMA / Armée de Terre

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04/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Les 16 et 17 juin 2015 le détachement d’hélicoptères de la base de N’Djamena, constitué de deux appareils de type EC 725 Caracal, a mis à profit deux vols au-dessus du Tchad pour conduire un exercice de maintien en condition opérationnelle des équipages de search and rescue (SAR) dans le cadre de ses missions de soutien et d’appui à la force Barkhane.

 

Doté d’une équipe de 6 commandos de l’Air issus du CPA (commando parachutiste de l’Air) 20, le détachement Caracal basé à N’Djamena assure les alertes de récupération de personnel isolé et d’évacuation sanitaire au profit de la force Barkhane au Tchad.

 

De leur côté, 36 militaires œuvrent à l’emploi et l’entretien des deux hélicoptères, de jour comme de nuit, prêtant une attention toute particulière au maintien en condition opérationnelle des machines et des capacités du détachement : les manœuvres sont répétées, les réactions coordonnées et les gestes maîtrisés.

 

Une dépose de commandos en zone hostile, un largage de colis ou encore la récupération d’un personnel isolé sur le théâtre d’opérations sont autant de missions auxquelles le détachement Caracal doit pouvoir faire face sur court préavis.

 

Les capacités d’appui feu, de ravitaillement, de transport de troupes et de fret, mais également de renseignement, font du Caracal un outil incontournable de la force Barkhane.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

photo EMA / Armée de Terre

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 16:45
photo EMA / Armée de Terre

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03/07/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 18 au 26 juin 2015, le bataillon logistique Charente et ses hommes ont mené un convoi de Gao à la base opérationnelle avancée de Tessalit afin de ravitailler le personnel du site.

 

Le 18 juin 2015, au petit matin, plusieurs dizaines de véhicules lourds blindés tels que des porteurs polyvalents logistiques (PPLOG), escortés par un peloton de circulation routière sur VAB (véhicule de l’avant blindé) ont quitté la plateforme opérationnelle désert (PfoD) de Gao. Près de 90 militaires ont ainsi pris la route avec pour objectif de réaliser les 600 kilomètres qui séparent Gao de l’extrême Nord du Mali. Ils ont transporté plus de 40 tonnes de fret et 140 m3 de carburant.

 

Les difficultés sont bien connues par les hommes et femmes du bataillon logistique Charente : de l’enlisement à la tempête de sable, en passant par les températures extrêmes frôlant les 60 degrés dans certains véhicules, sans compter l’évolution de l’itinéraire au grès des intempéries qui changent le décor désertique couvert par l’opération Barkhane. L’articulation et le déplacement d’un convoi demandent une organisation sans faille pour progresser sur cette zone. Entraînés spécifiquement pour ces missions, les militaires ont préparé leurs matériels et leurs véhicules pour ces conditions particulières et sont prêts à affronter toutes ces difficultés, techniques ou tactiques.

 

Composé de plus de 300 soldats, le bataillon logistique Charente  regroupe près de 70 formations de logistique et de soutien, de l’armée de Terre et des soutiens interarmées, constituant ainsi un bataillon complet et autonome pour chacune de ses missions. Le 515ème régiment du train, basé en Charente, en constitue le corps leader.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 15:45
photo DCSSA

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01/07/2015 DCSSA

 

Le 15 juin 2015, N’Djamena (Tchad) est frappée par un double attentat-suicide qui a fait  33 morts et plus d’une centaine de blessés. Le Groupement Médico-Chirurgical (GMC) du camp Kosseï, les urgences de l’opération Barkhane, participe à la prise en charge des victimes.

 

À 11h30, le plan MASCAL (Mass Casualties) est déclenché par le directeur médical de la force Barkhane. L’ensemble des équipes soignantes du poste médical (ROLE 1) et de l’Antenne Chirurgicale (ROLE 2) sont immédiatement mobilisées. Un point de rassemblement des victimes est organisé pour faciliter leur triage et les orienter vers la zone de déchoquage où quatre postes d’accueil des urgences vitales ont été préparés et équipés sans délai.

 

À 12h20, quatre blessés graves et un blessé léger arrivent simultanément, transportés par des ambulances civiles. Après catégorisation et mise en condition de survie, un scanner « corps entier » permet de réaliser un bilan lésionnel exhaustif. Moins de 30 minutes après leur arrivée, les quatre blessés graves bénéficient d’une prise en charge chirurgicale d’urgence au bloc opératoire. L’équipe médicale applique le damage control surgery pour arrêter les hémorragies et traiter les lésions les plus graves.

 

Vers 15 heures, deux nouveaux blessés, polycriblés, exsangues, arrivent au GMC, en état de choc hémorragique avancé. Après une réanimation initiale intensive (damage control resuscitation), ils sont pris en charge au bloc opératoire. Les équipes chirurgicales assurent alors des interventions de sauvetage pendant plus de 12 heures d’affilée. Les gestes opératoires sont nombreux : parages de plaies par éclat, amputation de sauvetage et autres techniques de damage control orthopédique et abdominal. Pour faire face aux hémorragies, une collecte de sang total est déclenchée sur dix militaires français volontaires pour prélever puis transfuser sept poches de sang total.

photo DCSSA

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 16:45
9e BIMa: le général Labuze prend le commandement et s'envole pour Bamako

 

01.07.2015 par Philippe Chapleau – Lignes de Défense

 

La 9e BIMa est depuis ce matin aux ordres du général de brigade François Labuze.

 

Saint-cyrien de la promotion "Cadets de la France libre" (1985-1988), le général Labuze est de l’arme des Troupes de Marine. Il a commandé le Régiment d’Infanterie Chars de Marine (RICM) basé à Poitiers entre 2008 et 2010. Au cours de sa carrière, il a notamment occupé la fonction d’aide de camp du Président de la République entre 2003 et 2007. Il a effectué plusieurs missions à l’étranger, à Djibouti, en Somalie, en Ex-Yougoslavie, en République Centrafricaine, en République de Côte d’Ivoire.

 

Il partira très prochainement comme représentant du commandant de la force Barkhane au Mali, à Bamako. Le colonel Jean-Michel Luccitti assurera le commandement de la brigade en son absence. C'est donc sur lui que reposera la montée en puissance des contingents qui gagneront la BSS en fin d'année.

 

Autre changement à l'état-major de la brigade: le colonel Bruno Heluin quitte Poitiers pour Paris (et l'Ecole de Guerre) et sera remplacé par le colonel Despouys qui arrive de Djibouti où il commandait le 5e RIAOM.

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 12:45
Legad à Niamey, un acteur majeur dans la gestion des personnes capturées

Briefing avec la gendarmerie prévôtale et un personnel du détachement de protection avant déplacement dans un établissement pénitentiaire - photo DCSCA

 

30/06/2015 DCSCA

 

Déployée en février 2015 au Niger en tant que LEGAD dans le cadre de l’opération BARKHANE, la CR1 Marie Barron évoque un dossier phare de son mandat, la gestion des personnes capturées par la Force.

 

« Connaître la théorie du droit et la doctrine en matière de gestion des personnes capturées, c’est indispensable. Mais la visite à des détenus au sein d’établissements pénitentiaires nigériens ou maliens nous fait basculer dans une autre dimension ! On touche du doigt la réalité des opérations militaires et surtout de leurs conséquences », confie la CR1 Barron.

Quels objectifs la capture vise-t-elle ? Ils sont nombreux. L’accomplissement de la mission fixée, l’altération du potentiel adverse, la limitation des problèmes de sécurité liés au conflit, la recherche du renseignement d’intérêt militaire... Le LEGAD est un acteur majeur et incontournable dans la gestion des personnes capturées, de la période de rétention au transfert aux autorités locales compétentes.

 

« Si la force BARKHANE a capturé des personnes associées aux groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne, la France en est responsable, et cela même après leur remise aux autorités locales », explique la CR1 Barron.

Le LEGAD est l’interface avec de multiples acteurs extérieurs aux forces françaises. Depuis son arrivée à Niamey, la CR1 Barron a été « fréquemment en contact avec la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Lorsqu’une personne est retenue par la force BARKHANE, c’est-à-dire privée de liberté, je préviens le CICR pour qu’il puisse venir s’entretenir avec elle. Je contacte également l’UNICEF si la personne est mineure. Ensuite, on s’informe mutuellement des conditions de détention dans les établissements pénitentiaires locaux ».

 

Afin de permettre ces opérations de capture, la France a signé des accords de transfert avec le Mali et le Niger, dans lesquels ces pays s’engagent à protéger ces personnes contre la torture ou tout autre traitement inhumain ou dégradant. C’est au LEGAD qu’il revient de s’assurer que les États 7 hôtes respectent ces accords et les obligations internationales qui les lient.

Les opérations de capture ne peuvent être réalisées par la force française qu’à titre exceptionnel, et pour une durée courte, lorsque les forces de sécurité locales ne sont pas en mesure de prendre en compte les membres des groupes armés capturés.

« Il ne faut pas perdre de vue que la capture implique ensuite une procédure lourde » , souligne la CR1 Barron qui poursuit : « Je m’assure que la prise en charge de ces personnes en prison est conforme à nos attentes. Je mène régulièrement des entretiens avec les détenus capturés par BARKHANE. Je me préoccupe de leurs conditions matérielles de vie en prison, de leur état de santé et de leur accès aux soins, de leur moral, de l’avancement de la procédure judiciaire... C’est aussi dans cette perspective que j’ai noué des relations avec les services du ministère de la Justice et avec le procureur de la République du tribunal de grande instance hors classe de Niamey. À cet égard, l’appui des personnels de l’ambassade de France, notamment l’attaché de Défense et l’attaché de Sécurité intérieure, est une aide précieuse.» « Le traitement respectueux de la personne capturée doit refléter nos engagements internationaux » conclut la CR1 Barron, « c’est-à-dire être conforme au droit des conflits armés, au droit international des droits de l’homme, tout en respectant notre droit national. »

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 16:45
Le ministre de la Défense à Gao (22 Juin)

 

24/06/2015  DICOD

 

Le 22 juin 2015, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, s’est rendu à Gao, au Mali, pour rencontrer les soldats de la force Barkhane. Visite toute symbolique deux jours après la signature des accords d’Alger et presque un an après le lancement de l’opération Barkhane.

 

Après s’être posé à Mopti dans la matinée du lundi 22 juin, Jean-Yves Le Drian s’est rendu sur la base française de Gao, au Nord Mali, pour s’adresser aux soldats français de la force Barkhane, qui œuvre aux côtés de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), la mission des Nations unies et de l’EUTM, la mission européenne.

Pour le ministre de la Défense, cette visite est intervenue « à un moment charnière de l’engagement résolu de la France aux côtés de ses partenaires africains […], quelques jours seulement après la signature définitive des accords d’Alger », accords de paix historiques avec les principaux groupes rebelles touaregs du nord Mali. Jean-Yves Le Drian, entouré du général Wade, commandant l’état-major de secteur de la  Minusma à Gao, du colonel Haidara, commandant le PC Maliba des forces armées maliennes à Gao et du général Palasset, commandant la force Barkhane, a félicité et salué les soldats français pour les opérations de sécurisation menées depuis janvier 2013. Il a ajouté que « ce retour à la souveraineté malienne, et à la sécurité du pays, est également le fruit des efforts de nombreux partenaires internationaux du Mali  à travers la Minusma et l’Europe ».

Avant de rencontrer le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, lors d’un dîner officiel, le ministre de la défense a tiré un premier bilan positif de l’opération Barkhane, lancée il y a un an, le 1er août 2014. Cependant, il a souligné que « ces succès ne doivent pas nous faire baisser la garde. […] Alors que notre pays est confronté à des menaces directes, sur son territoire même, vous êtes ici l’un des premiers remparts contre ces menaces ».

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 13:45
photo EMA / ECPAD

photo EMA / ECPAD

 

26/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Engagé du 12 au 20 juin 2015 dans l’opération Tchera, le groupement tactique désert Est (GTD-E) Chimère a ainsi mené ses premières actions de lutte contre les groupes armés terroristes (GAT) dans le Nord-Niger depuis son arrivée à la tête du fuseau Est de l’opération Barkhane, le 3 juin dernier.

 

L’opération Tchera avait pour objectif de perturber les flux logistiques et financiers des GAT transitant dans la région de la passe de Salvador.

 

Menée en partenariat avec les forces armées nigériennes (FAN), Tchera a mobilisé près de 170 hommes dont deux sections d’infanterie du 8eRPIMa (régiment de parachutiste d’infanterie de marine), un peloton blindé du 3eRH (régiment des hussards), des sapeurs du 17eRGP (régiment du génie parachutiste). L’ensemble étant appuyé par des hélicoptères de manœuvre et des éléments de soutien logistique et sanitaire.

 

Après une phase de reconnaissance motorisée depuis la base avancée temporaire (BAT) de Madama, les hommes du GTD-E Chimère ont poursuivi leur effort par une action de contrôle de zone dans la région de la passe de Salvador. Dans ce vaste espace de transit entre la Libye et le Nord du Sahel, la force Barkhane a découvert puis détruit 3 plots logistiques de GAT. Elle a également appuyé la saisie par les forces armées nigériennes d’un véhicule contenant armement et munitions. Ce sont ainsi près de 1 500 cartouches de petit calibre, une trentaine d’obus de mortier, des roquettes et une mitrailleuse qui ont été interceptées.

 

Cette opération, par son bilan, porte un nouveau coup à l’activité des GAT agissant dans ce vaste espace entre la Libye et le Nord du Sahel.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

photo EMA / ECPAD

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 07:45
photo EMA / Armée de Terre

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25/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Ces deux dernières semaines, deux opérations ont été menées par la force Barkhane, au Mali et au Niger.

 

Du 6 au 25 juin 2015, une opération de contrôle de zone a été effectuée à l’Est du Mali, dans la région d’Ansongo (Sud-Est de Gao). Suite à un renseignement d’opportunité, la mission de reconnaissance a été poussée au-delà des frontières nigériennes, jusqu’au Sud-Ouest d’Akabar. Deux positions ont été fouillées, résultant notamment sur la découverte d’un pick-up et de deux motos. Cette action transfrontalière a pu être menée grâce à la coordination très rapide avec les autorités nigériennes.

 

Dans le même temps, une opération a été conduite au Nord Niger avec les forces armées nigériennes, du 12 au 20 juin. 140 militaires français et une trentaine de militaires nigériens ont mené une mission de reconnaissance aboutissant sur la saisie d’un pick-up avec de nombreuses armes, munitions et moyens de transmission. Les militaires ont également découvert trois points de ravitaillement en eau et en carburant utilisés par les groupes armés terroristes en transit dans cette région.

 

L’opération Barkhane regroupe 3000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

photo EMA / Armée de Terre

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 11:45
Mali: la France accentue son soutien à la Minusma

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ici avec Christophe Sivillon, chef du bureau Minusma à Gao. photo Minusma

 

22-06-2015 Par RFI

 

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian est arrivé, ce lundi 22 juin, au Mali, 48 heures après la signature de l'accord de paix et de réconciliation par les rebelles de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA). Lors de son discours, à Gao, le ministre français de la Défense a annoncé le renforcement du soutien de la France à la Mission des Nations unies au Mali (Minusma).

 

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 17:45
Archives - photo ECPAD

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A Gao, le 22 juin 2015 - par Jean-Yves Le Drian, Ministre de la Défense

 

– Seul le prononcé fait foi –

Général Wade [1],

Colonel Haidara [2],

Mon général,

Officiers, sous-officier, soldats,

Je suis très heureux d’être avec vous aujourd’hui.

La visite du ministre de la Défense auprès des forces, sur un théâtre d’opérations, n’est jamais anodine. Aujourd’hui   en particulier, mon déplacement intervient à un moment charnière de l’engagement résolu de la France aux côtés de ses partenaires africains, et plus particulièrement du Mali, puisque nous sommes quelques jours seulement après la signature définitive des accords d’Alger.

L’existence même de ces accords doit beaucoup aux opérations de sécurisation que les forces françaises ont conduites depuis janvier 2013. Je veux vous en féliciter, et saluer à travers vous tous vos camarades qui vous ont précédés dans cet engagement difficile mais essentiel.

SERVAL puis BARKHANE ont permis d’éradiquer progressivement les groupes armés terroristes qui avaient tenté de menacer l’existence même du Mali et la sécurité de sa population. Le Nord du Mali était dominé en janvier 2013 par des terroristes. Aujourd’hui, la perspective d’une unité retrouvée, et retrouvée de manière pacifique, s’ouvre devant nous. C’est une grande fierté pour la France que d’avoir participé au retour à l’unité d’un pays ami. Elle y a payé le prix du sang, onze de vos camarades y ont laissé leur vie. Je pense à eux à cet instant.

Ce retour à la souveraineté malienne, et à la sécurité du pays, est également le fruit des efforts de nombreux partenaires internationaux du Mali. Je veux ici saluer chaleureusement la MISMA, puis la MINUSMA, présente sur l’ensemble du territoire malien, qui a su prendre le relai de notre présence, et nous permet aujourd’hui de concentrer la force BARKHANE sur sa raison d’être première : la lutte contre les groupes armés terroristes transnationaux, qui menacent notre pays et nos alliés.

Je veux également saluer les forces armées maliennes qui se sont préparées et entrainées, dans le cadre notamment de la mission européenne EUTM, pour recouvrer leurs capacités opérationnelles et ainsi assurer à terme la plénitude de leur souveraineté nationale. Cette démarche s’est faite dans le cadre de l’accord signé par toutes les parties maliennes.

Je veux souligner que l’Europe a été présente au Mali sur le plan militaire. Je m’en réjouis, car cela a été un combat que j’ai eu à cœur de mener en tant que ministre de la défense de la France.

L’Europe est en effet présente grâce à EUTM, et il faudra d’ailleurs envisager demain le rôle qu’elle pourrait jouer pour appuyer les Nations Unies dans la mise en œuvre de certains des volets de l’accord de paix.

Mais elle est également présente dans la force des Nations Unies elle-même. Deux contingents européens significatifs se détachent  en effet, celui de la Suède et celui des Pays-Bas, tandis que le commandant militaire de cette force est un général danois. L’Europe est donc bien présente, là où ses intérêts de sécurité sont en jeu.

Dans ce contexte, l’engagement français a désormais changé d’ampleur, et vous êtes au cœur de ces évolutions. Voilà presque un an que BARKHANE existe et opère sur l’ensemble bande sahélo-saharienne. Cette année d’engagements au Sahel aura été exceptionnelle à bien des égards, grâce à ce dispositif, ambitieux dans ses objectifs et inédit dans ses modalités.

Un bref regard en arrière permet de mesurer tout le chemin parcouru depuis les débuts de l’opération SERVAL, depuis l’urgence de cette première intervention au Mali, le 11 janvier 2013. Je n’oublie pas, bien sûr, l’opération EPERVIER qui a rejoint votre dispositif.

Je voudrais tirer un premier bilan de cette opération BARKHANE, qui est unique par l’ampleur de sa zone de responsabilité, et notamment le besoin de pouvoir compter sur une bonne  coordination entre les pays partenaires.

La régionalisation des opérations a permis de créer une dynamique nouvelle, qui répond parfaitement à la nature de la menace terroriste qui pèse sur ces pays. A la porosité des frontières dont les groupes armés terroristes se jouaient, nous avons répondu par la mise en place de mécanismes de coopération à tous les échelons. Je pense au G5 Sahel pour la conception générale, aux travaux de planification en commun des états-majors, aux Détachements de Liaison et d’Appui Opérationnel pour la coordination entre unités et, bien sûr, en bout de chaîne, à de très nombreuses opérations multipartites, dont certaines transfrontalières. Ces opérations ont permis aux pays hôtes de se réapproprier leurs frontières et de contrôler les flux illégaux. Pour gêner la mobilité des groupes armés terroristes, nous avons ainsi su nous adapter en mettant en place une véritable synergie entre nos unités déployées pour couvrir ce très vaste théâtre.

Au-delà de la pertinence de notre analyse, vérifiée par les faits, je considère que l’efficacité de nos actions s’explique par plusieurs raisons.

C’est tout d’abord un maillage du terrain, qui s’appuie sur des bases avancées temporaires soutenues – je veux le souligner – par une logistique remarquable. C’est ensuite une chaine de renseignement performante, qui conjugue avec efficacité capteurs techniques et humains. Ce sont bien sûr des capacités interarmées et interarmes, bénéficiant de matériels modernes, servies par des unités motivées, aguerries et bien entraînées. Et c’est enfin une chaine de commandement efficace, énonçant des ordres clairs, et recourant à des modes d’action robustes et innovants.

C’est cet ensemble de capacités et d’expériences qui nous permet, après analyse d’informations multiples, de déterminer les zones d’intérêts, de suivre et traquer nos adversaires pour agir avec surprise et précision au cœur du désert. Très peu d’armées au monde ont acquis la maîtrise que vous montrez au quotidien.

Tous ici, vous pouvez être fiers de ce bilan. Ce n’est pas sans admiration que le ministre que je suis mesure aujourd’hui le travail que vous avez accompli.

En neutralisant plusieurs chefs djihadistes, notamment Abdelkrim le Touareg il y a un mois, vous avez profondément désorganisé ces groupes criminels.

En découvrant leurs caches et circuits d’approvisionnement, vous avez asséché leur logistique, qui est cruciale dans ces espaces désertiques et hostiles. De la sorte, nos ennemis sont cloisonnés, désorganisés et obligés désormais de se défendre pour survivre.

Sur ce théâtre immense, les armées françaises ont donc prouvé leur détermination et leur efficacité. Elles ont montré toute leur valeur.

Qu’il me soit permis ici de souligner l’extraordinaire performance des logisticiens et des transmetteurs car nous n’en parlons pas assez, mais aussi de tous les spécialistes dont les savoir-faire particuliers sont bien souvent dimensionnants pour la réussite de nos actions. Chacun des soldats présents ici doit ainsi être conscient de son rôle, et fier de son action.

Au premier d’entre eux, le général Jean-Pierre Palasset, je veux dire ma très grande satisfaction pour le travail accompli. Mon général, au moment où vous allez quitter ce théâtre si particulier, après une année à œuvrer sans relâche à la tête de BARKHANE, je sais personnellement combien nous vous devons et je tiens donc à vous exprimer la reconnaissance du Président de la République, chef des armées, et la mienne, pour le travail accompli.

Ces succès ne doivent cependant pas nous faire baisser la garde. L’effort que nous portons auprès de nos partenaires doit se poursuivre.

Je me rends à nouveau au Mali à un moment particulier dans l’histoire de ce pays, à un moment où l’espoir d’une paix possible se concrétise par la signature de ces accords, obtenus après de longues négociations. Je veux d’ailleurs saluer ici la détermination de tous ceux qui ont œuvré pour y parvenir.

Mais c’est aussi un moment particulier pour tous ceux qui vont avoir la responsabilité de garantir la mise en œuvre effective de ces accords. En ce moment même, à New York, le Conseil de sécurité travaille à définir les conditions d’un renouvellement du mandat de la MINUSMA, qui doit jouer un rôle primordial et prendre de nouvelles responsabilités dans cette nouvelle phase.

Parmi tous nos partenaires au Mali, il est donc essentiel que la France accentue son soutien à la MINUSMA, pour lui permettre de réussir cette noble mission de maintien de la paix, pour laquelle les Nations Unies ont déjà payé un lourd tribut, un tribut que chacun doit garder à l’esprit. 36 casques bleus [vérification du chiffre en cours] sont morts au Mali. La MINUSMA mérite tout notre respect. Elle doit réussir, et nous devons nous montrer résolument à ses côtés, comme nous le faisons depuis le début. Je veux le dire avec force, son échec serait aussi notre échec. Mais notre succès est lié à son succès. Notre mobilisation doit donc être totale.

En conséquence, j’ai demandé à ce que nous renforcions son état-major dès aujourd’hui depuis BARKHANE, en ajoutant des moyens de liaison entre les différents secteurs de la MINUSMA et nos forces, et que nous étudiions de façon précise comment accompagner au mieux la mise en œuvre des accords de paix.

Nous nous tiendrons donc aux côtés de la MINUSMA.

J’ai également dit à son chef, M. Hamdi, que j’ai reçu jeudi à Paris, que je continuerai à mobiliser nos partenaires européens, pour qu’ils suivent l’exemple de ceux qui sont déjà présents sur le terrain.

Au Niger et au Tchad, BARKHANE maintiendra ses opérations avec les forces locales, aux confins nord de la bande sahélo-saharienne, sur les routes même des trafics et des passes qui permettent encore l’approvisionnement des terroristes. Elle le fera d’autant plus qu’au nord et au sud, les menaces restent fortes.

Au nord, la situation en Libye continue à se dégrader. Malgré le repli d’AQMI dans cette région, nous devons maintenant faire face à Daech, dont les récentes offensives deviennent particulièrement préoccupantes, à moins de 500 kilomètres des côtes européennes.

Au sud, Boko Haram, même s’il a été lui aussi affaibli et désorganisé, continue de semer la terreur et poursuit ses attentats dévastateurs, comme le démontre les lâches attaques à N’Djamena lundi dernier. Ces attentats s’ajoutent aux infiltrations et exactions de la secte, dont sont victimes les populations de la frontière nigéro-nigériane. Notre vigilance est d’autant plus nécessaire que nos partenaires attendent le soutien de la France. Je sais pouvoir compter sur vous pour répondre à leurs attentes et poursuivre votre mission à leurs côtés.

Depuis Paris, je suis quotidiennement votre engagement. Je connais l’exigence de votre métier, pour avoir visité de nombreuses fois ce théâtre et avoir rencontré ceux qui vous ont précédés. Je mesure aussi la valeur qui est la vôtre, sur laquelle je suis fier de pouvoir compter. Alors que notre pays est confronté à des menaces directes, sur son territoire même, vous êtes ici l’un des premiers remparts contre ces menaces. Soyez à la hauteur de ce défi.

Vous avez toute ma confiance pour le remporter.

Vive la République ! Vive la France !

 

[1] officier sénégalais commandant l’Etat-major de secteur de la MINUSMA à GAO

[2] officier malien commandant le PC Maliba à GAO (FAMa)

– Seul le prononcé fait foi –

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 16:45
Des Belges du CRR-FR à l'état-major de l'opération Barkhane


18.06.2015 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Défense Globale

Opérationnel depuis le 1er août 2014, l'état-major de l'opération Barkhane, qui fait la chasse aux jihadistes sur cinq pays dans la bande sahélo-saharienne, est actuellement armé en majorité par des militaires du Corps de réaction rapide France de Lille (CRR-FR). Curiosité, après accord de leur gouvernement, des officiers belges du QG multinational vont prendre part aux deux rotations de six mois d'ici mai 2016...

 

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 09:45
Barkhane : Point de situation au 18 juin 2015

 

18/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Un an et demi après leur mise en service sur le théâtre d’opération Barkhane, les drones Reaper viennent de franchir les 5000 heures de vol au-dessus de la bande sahélo-saharienne (BSS). L’arrivée le 7 mai 2015 d’un troisième drone Reaper à Niamey a permis de renforcer les capacités d’appui renseignement au profit des forces françaises.

 

Le 15 juin 2015, les médecins de la force Barkhane stationnée à N’Djamena ont appuyé les secours tchadiens en prenant en charge une dizaine de victimes civiles des attentats qui avaient touché la capitale dans la matinée. Parmi ces personnes, quatre, grièvement blessées, ont subi une intervention chirurgicale. Les soldats de Barkhane ont également participé à une collecte de sang mise en place par le personnel de santé au sein du centre médico-chirurgical, au profit des blessés soignés là-bas.

 

L’opération Barkhane regroupe 3000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 12:45
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

16/06/2015 Par Frédéric Pons- V.A.

 

Guerre moderne. Plus aucune opération n’est menée sans l’appui des drones de reconnaissance. Ils détectent, renseignent, appuient, rassurent, en temps réel. Pour avoir trop tardé, la France a été obligée d’acheter du matériel américain.

Les deux chefs islamistes se croyaient à l’abri dans l’adrar des Ifoghas, à l’extrême nord du Mali. Amada Ag Hama, affilié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), et Ibrahim Ag Inawalen, chef de la police religieuse du mouvement islamiste Ansar Dine, n’ont rien vu venir. Les forces spéciales françaises les ont éliminés le 18 mai, au terme d’une opération qui marque un nouveau succès des drones de reconnaissance Reaper.

Foudroyant, ce raid mené au “bout du monde” n’aurait pas été possible sans cette “arme fatale” utilisée depuis quinze mois par l’armée française. Ag Hama et Ag Inawalen ont été débusqués et pistés par un drone. L’action a été coordonnée également par un drone : l’approche des hélicoptères, un largage de parachutistes, la protection des chasseurs, l’assaut, le recueil et l’exfiltration des commandos.

Plus aucune opération n’est montée sans drone — c’est aussi un Reaper français qui a retrouvé, en juillet 2014, le site du crash du vol AH5017 d’Air Algérie, dans le nord du Mali. Chaque convoi a droit à son accompagnateur, car, dans l’immensité apparemment vide du Sahel, l’ennemi peut frapper à tout moment. Si la vigilance est totale, les soldats savent aussi qu’ils ne sont plus jamais seuls. Un drone veille sur eux, invisible, inaudible. De jour comme de nuit, il détecte la moindre présence ennemie, dans la plus grande discrétion. Captée à 6 000 ou 7 000 mètres, l’image d’un homme en armes sera aussitôt analysée. Si nécessaire, elle déclenchera une frappe aérienne, guidée par les capteurs du Reaper.

 

En orbite, le drone transmet ses images à la chaîne de commandement, en vidéo instantanée et en “vision partagée” : à Niamey (Niger), base arrière du détachement des drones ; à N’Djamena (Tchad), PC de l’opération Barkhane ; à Paris, dans les sous-sols du centre opérationnel des armées ; au Mont-Verdun (Lyon), chargé de coordonner la manoeuvre aérienne de Barkhane.

« Les drones, plus on en a, plus on en a besoin, dit le général Denis Mercier, le chef d’état-major de l’armée de l’air. C’est la clé des opérations en Afrique. » Le premier “aéronef piloté à distance” de type Reaper a été livré en janvier 2014. Le troisième est arrivé le 7 mai de cette année. Les hangars rougis par les vents de sable du détachement air de l’opération Barkhane à Niamey abritent un système Reaper complet, avec trois engins et deux cabines de conduite comparables aux cockpits de chasseurs. Le cap des 5 000 heures de vol a été franchi

 

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 08:45
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

16/06/2015 EMA/COM – Armée de l’Air

 

Un an et demi après leur engagement sur le théâtre de l’opération Barkhane, les drones Reaper viennent de franchir les 5 000 heures de vol au-dessus de la bande sahélo-saharienne au cours de plus de 350 missions.

 

L’acquisition le 7 mai 2015 d’un troisième drone MALE (Moyenne Altitude, Longue Endurance) de type Reaper sur le détachement air de Niamey est venue renforcer la mission d’appui renseignement à la disposition des forces françaises. Ces drones démontrent quotidiennement leur plus-value, tout en complétant parfaitement l’action des drones Harfang déjà en place depuis le début de l’opération en août 2014.

 

Au rythme de missions quotidiennes, les hommes et femmes de l’escadron de drones 1/33 «Belfort» se relaient jour et nuit pour assurer une surveillance permanente de la zone d’opération. Le drone a, comme tous les avions, besoin d’un équipage pour voler, mais aussi d’une équipe de mécaniciens pour entretenir le vecteur, son cockpit et ses systèmes de transmission.

 

Alternant leur participation aux opérations planifiées et d’opportunités, les drones tiennent aujourd’hui un rôle central sur un théâtre aussi vaste que l’Europe. Cet avion peut effectuer de très grandes durées de vol et transmettre rapidement des renseignements. Il a ainsi su démontrer sa parfaite complémentarité avec les autres moyens aériens et sa plus-value auprès des forces terrestres durant toutes les phases de l’opération.

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 04:45
Barkhane : prise en charge des victimes de l’attentat de N’Djamena (actualisé)

 

15/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 15 juin 2015, les médecins de la force Barkhane stationnée à N’Djamena ont appuyé les secours tchadiens en prenant en charge sept victimes civiles des attentats qui ont touché la capitale dans la matinée.

 

L’attentat qui a frappé le cœur de la capitale tchadienne le 15 juin a fait de nombreuses victimes. Sept d’entre-elles ont été évacuées vers le camp français situé sur l’aéroport Kosseï pour être prises en charge par les médecins militaires de l’antenne médico-chirurgicale. Parmi ces personnes, quatre, grièvement blessées, ont subi une intervention chirurgicale.

 

Le groupement médico-chirugical de la force Barkhane basé au camp Kosseï de N’Djamena est composé de médecins spécialistes, anesthésistes et chirurgiens. Dans le cadre de l’opérations Barkhane, trois structures de ce type sont déployées pour assurer le soutien médical des militaires français engagés dans cette opération : l’une à N’Djamena au Tchad, l’autre à Madama, au Niger, la dernière à Gao, au Mali.

 

Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

photo ECPAD (Archives)

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 20:45
photo mali-web.org

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09.06.2015 AFP

 

Sur la carte du Mali, le petit avion noir symbolise un aéroport. Mais aucun appareil n’a depuis des années atterri sur la piste en latérite de Goundam, dans le nord du pays, que vient reconnaître une patrouille de l’armée française.

 

Le manche à air que soulève à peine l’air brûlant du désert et les marques de peinture blanche écaillées sur des dalles de béton le long de la piste sont les seuls signes de vie aéronautique : ce qui a peut-être été un hangar est une ruine sans toit, toutes les portes et fenêtres de ce qui a pu être un terminal ont été volées. Sur le sable, le squelette renversé d’un chariot à bagages, sans roues. Dans cette immense région désertique où la maîtrise de la voie des airs est un enjeu stratégique pour des forces étirées sur des milliers de kilomètres, remettre en activité le site permettrait à l’opération française Barkhane, qui traque les jihadistes dans toute la zone sahélo-saharienne, d’étendre sa toile. « Pour nous, c’est une première reconnaissance », explique à l’AFP le lieutenant-colonel Zlatan qui, conformément aux consignes, ne révèle que son surnom, hommage au joueur emblématique de son club de foot favori, le PSG. « Si c’est OK, des membres du Génie de l’air viendront de Gao (la grande ville du nord du Mali, à 450 km à l’est) pour l’expertiser davantage ».

 

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