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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 20:45
Nord-Mali : une possible future base pour l’opération Barkhane

 

9 juin 2015 Frédéric Powelton - sahel-intelligence.com

 

L’armée française a entrepris la reconnaissance d’une piste d’aviation dans le nord du Mali laissé à l’abandon depuis des années. Réhabilitée, elle pourrait donner à l’opération française Barkhane un avantage stratégique non négligeable dans la traque des djihadistes dans la zone sahélo-saharienne.

 

L’armée française vient d’y dépêcher un détachement d’une trentaine de militaires accompagnés de soldats maliens. La piste de Goundam est située à 80 kilomètres à l’ouest de Tombouctou, la position de Barkhane la plus proche. Selon les mesures effectuées, elle fait 1 400 mètres de long pour 25 mètres de large, alors que les pilotes de Barkhane savent poser un avion sur 500 mètres. Elle est en bon état, bien lisse, malgré le fait que les rares traces de pneus d’avion subsistant ont depuis longtemps été recouvertes par le sable. L’environnement est également favorable. La piste est entourée de petites collines sur lesquelles des missiles sol-air mises en batterie permettraient d’en assurer la défense. Les pick-up de l’armée malienne et les blindés français ont déjà commencé à prendre position sur ces collines alentour pour se prémunir d’attaques des multiples bandes armées, djihadistes ayant échappé à l‘opération Serval, combattants touaregs, arabes ou autres, ou simples brigands, qui sévissent dans la région. La piste doit encore subir l’expertise des membres du Génie de l’air qui doivent venir de Gao, la grande ville du nord du Mali à 450 kilomètres à l’est.

 

Dans cette immense région désertique qu’est le nord du Mali, la maîtrise de la voie des airs est un enjeu stratégique. Que la force Barkhane puisse y faire poser des avions ou des hélicoptères, voire y monter une petite base, lui permettrait d’augmenter d’autant son rayon d’action, elle qui doit surveiller une étendue de plusieurs milliers de kilomètres. Mais cette décision de transformer les lieux en une autre base de Barkhane devra être prise en haut lieu.

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 17:45
photo EMA

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11/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Point de situation sur les opérations de la force Barkhane du 11 juin 2015.

 

Forte de 3 000 hommes, la force Barkhane agit de façon ciblée selon deux modes d’action complémentaires : des actions conjointes et combinées avec les forces partenaires et des appuis opérationnels.

 

Dans le cadre de sa mission d’appui, la force Barkhane dispose de 5 Détachements de Liaison et d’Appui Opérationnelle (DLAO) : 4 situés au Mali (Tombouctou, Tessalit, Kidal et Ansongo), et 1 au Niger, à Diffa. Les militaires français engagés dans ces DLAO ont pour vocation première de travailler aux côtés des forces armées partenaires. La nature des appuis correspond à leurs besoins : conseil à la préparation et exécution des missions, observation, communication, lutte contre-IED, guidage aérien, santé.

 

Du 1er au 6 juin 2015, le DLAO 4, basé à Tombouctou et armé par le 93e régiment d’artillerie de montagne (RAM), a accompagné sur le terrain les FAMa dans une opération de reconnaissance et de contrôle de zone dans plusieurs villages situés au sud-ouest de la ville, dans la région de Goundam.

 

D’autre part, les sorties aériennes se poursuivent. 30 sorties chasse, 24 sorties de ravitaillement et de surveillance et reconnaissance (ISR), ainsi que 39 sorties de transport ont été menées, soit 93 sorties aériennes entre le 4 et le 10 juin 2015.

photo EMAphoto EMA

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 11:45
photo Armée de Terre

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11/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Du 1er au 6 juin 2015, le Détachement de Liaison et d’Assistance Opérationnelle (DLAO) de la force Barkhane basé à Tombouctou a effectué une opération de contrôle de zone avec les Forces Armées Maliennes (FAMa) dans la région de Goundam.

 

Composés d’une trentaine de soldats chacun, les DLAO sont placés au plus près des forces maliennes et de la MINUSMA, à Tombouctou, Tessalit, Kidal et Ansongo, mais aussi des forces nigériennes à Diffa. Ils ont pour mission de coordonner et d’assurer des missions aux côtés des forces partenaires dans leur zone ; d’apporter aux forces partenaires des appuis spécialisés dans les domaines du guidage aérien, de la lutte contre-IED et du soutien santé ; d’accompagner et de conseiller les forces armées partenaires dans l’exécution de leurs missions.

 

Trois semaines après leur arrivée sur le théâtre, les militaires du DLAO 4 de Tombouctou, armé par le 93erégiment d’artillerie de montagne (93eRAM), ont ainsi accompagné les forces maliennes dans une mission baptisée « La Madine 3 », opération de contrôle de zone et de contact avec la population dans plusieurs villages situés au sud-ouest de Tombouctou.

 

Les reconnaissances conduites dans ces villages ont permis aux militaires maliens et français de rencontrer les maires et chefs coutumiers. Ils ont ainsi pu présenter et expliquer leur mission menée en bilatéral et en particulier la mission de Barkhane dans la bande sahélo-saharienne.

 

Deux précédentes opérations du même genre ont été conduites dans la région de Tombouctou en novembre 2014 et en janvier 2015. Comme elles, « La Madine 3 » a permis aux forces déployées de comprendre et évaluer les préoccupations et les craintes des habitants de la région quant à la situation sécuritaire. En parallèle, les équipes sanitaires maliennes et françaises ont mis en œuvre un dispensaire de campagne provisoire pour soigner la population, traitant aussi bien des maladies chroniques que des cas graves d’infections, de traumatismes ou de fractures. Cette aide médicale à la population a permis à une cinquantaine de villageois de Mbouna (à l’est de Goundam) de recevoir des soins appropriés.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 07:45
photo EMA / Armée de Terre

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10/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Dans le cadre de l’opération Barkhane, l’Unité de Distribution en Produit de Santé (UDPS) du Détachement Air (DETAIR) de Niamey au Niger a pour vocation d’assurer la « logistique santé » de l’ensemble du fuseau Ouest de la force. Une tâche vitale pour ces pharmaciens de l’urgence qui soutiennent et approvisionnent près de 2 000 personnes en opération.

 

Déployée au Niger en janvier 2015, l’UDPS ravitaille toutes les unités de santé allant du poste médical au « rôle 2» comportant un bloc chirurgical. Les produits de santé qu’il distribue sont aussi divers que vitaux : appareils bio-médicaux (défibrillateurs, appareils de radiologie), médicaments, oxygène, ou encore sang… Cette unité gère un stock de plus de 1 800 références. Composé de quatre personnels (un pharmacien, un secrétaire et deux magasiniers), il est également en charge de l’entretien des unités médicales opérationnelles qui peuvent être projetées, en urgence, sur les sites isolés de la bande sahélo-saharienne.

 

La difficulté de sa mission réside principalement dans l’étendue de la zone d’opération. La livraison des commandes ne devant jamais dépasser 48 heures, l’UDPS assure le ravitaillement des structures médicales, par convoi routier ou par voie aérienne, grâce aux hélicoptères médicalisés ou aux CASA « nurse ». Depuis le début de l’année, l’UDPS a fait transiter plus de 35 tonnes de matériels au profit de l’opération Barkhane.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 07:45
photo Armée de Terre

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10 juin 2015 Liberation.fr (AFP)

 

Comment identifier l’ennemi quand on est face à des jihadistes, des rebelles, des trafiquants et brigands du désert qui conduisent les mêmes pick-up, portent les mêmes tenues, brandissent les mêmes armes? C’est le plus épineux problème pour les militaires français dans le nord du Mali.

 

Tel est d’ailleurs l’enjeu central pour la communauté internationale de l’accord de paix signé le 15 mai à Bamako par l’Etat malien et ses alliés, et qui doit l’être le 20 juin par la rébellion à dominante touareg: isoler définitivement les jihadistes qui avaient transformé en 2012 le Nord en base d’opérations.

Dans toute la zone sahélienne où elle opère, la force française Barkhane combat ce qu’elle a, dans sa prédilection pour les acronymes, baptisé les GAT: «groupes armés terroristes». A distinguer des GAS: «groupes armés signataires» de l’accord, qui ne posent, en principe, plus de problème.

Mais, entre GAT et GAS, la nuance peut être ténue.

Vu du ciel, à la jumelle ou même de plus près, difficile de distinguer les combattants d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) des rebelles touareg ou des membres de clans de bandits et contrebandiers (cigarettes, drogues...) qui ont toujours écumé la région.

Ils ont tous le même modèle de pick-up Toyota chargé de sacs et de jerrycans, les mêmes tuniques et turbans, et des kalachnikovs.

 «Barkhane n’est pas là pour lutter contre le banditisme», explique le lieutenant-colonel Laurent (qui, conformément aux consignes, ne peut être cité que par son prénom), l’un des chefs de l’opération dans la région. «Donc toute la difficulté consiste à savoir à qui on a affaire».

«C’était un peu le même problème en Afghanistan», poursuit-il, lors d’une patrouille à l’ouest de Tombouctou (nord-ouest). «Les GAT ont adopté envers nous une stratégie d’évitement. Ils sont bien renseignés sur nos mouvements, nous fuient.»

Quand les appareils repèrent une mitrailleuse montée en batterie à l’arrière d’un pick-up, c’est un indice. Mais, depuis qu’ils ont été taillés en pièces par les hélicoptères de l’opération Serval, en janvier 2013, les jihadistes se sont adaptés.

 

- 'Enlever la chemise d’islamiste' -

«Maintenant ils vont par deux, trois, en moto ou même à pied», explique, réfugié dans le village de Goundam, Talpi Ag Hama, un chef de famille touareg qui a passé l’année 2013 en Mauritanie et craint d’être poussé par l’insécurité généralisée à y retourner bientôt.

«Ils ont compris que les Français n’ont rien contre les voleurs», dit-il. «Donc il suffit d’enlever la chemise d’islamiste et d’enfiler la chemise de bandit pour avoir la paix. C’est ce qui se passe. En fait, ce sont les mêmes hommes.»

Certains groupes ou clans familiaux, notamment dans les communautés touareg et arabes, se sont d’ailleurs fait une spécialité de changer d’affiliation et de drapeau au gré du vent et des rapports de forces.

De nombreux affrontements dans le nord du Mali «s’expliquent par la lutte pour le contrôle des routes stratégiques pour le commerce et les trafics», a rappelé il y a deux mois le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon dans un rapport au Conseil de sécurité.

Des photos aériennes de drones de l’ONU en décembre montraient ainsi deux convois de camions de cigarettes escortés par différents groupes armés, soulignait-il.

Sur le terrain, lors des briefings dans les bases françaises, les zones tenues par des éléments hostiles, dans les reliefs montagneux ou à l’écart des grands axes, sont connues, répertoriées.

«Elles ont la forme de grosses olives, mais elles bougent tout le temps», remarque le lieutenant-colonel Laurent. Il indique sur la carte un secteur au nord du lac Faguibine: «Là par exemple, c’est la katiba Al-Fourqane», l’une des «brigades» les plus connues d’Aqmi.

Autre complication: les affrontements entre forces pro-gouvernementales et Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion à dominante touareg).

«La confrontation entre des groupes pro-Bamako et des combattants» rebelles, «ce n’est pas notre action», précise l’officier, sauf en cas d’exactions ou d’attaque contre ses troupes. «Là, nous ripostons. Pour le reste, c’est délicat...»

Dans un rapport publié le 22 mai, le groupe de réflexion International Crisis Group (ICG) reproche à l’accord de paix de ne pas permettre, faute de cessez-le-feu crédible, «la distinction entre groupes politico-militaires et +groupes terroristes+ tant attendue par les forces internationales».

Selon ICG, «le recours aux armes resserre au contraire les liens entre groupes politico-militaires de tous bords et éléments plus radicaux ou criminels, les premiers ayant besoin des seconds pour affronter leurs adversaires».

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 16:20
photo EMA

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07/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Les 3 et 4 juin 2015, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, était aux États-Unis où il s’est rendu à Norfolk, Washington et New York. Lors de ce déplacement, il a rencontré différentes autorités civiles et militaires américaines, mais aussi les responsables de l’OTAN, avant de se rendre au siège des Nations Unies.

 

Le 3 juin, le général de Villiers était à Washington pour participer à différentes rencontres de niveau politico-militaire. Il s’est tout d’abord rendu au Pentagone où il a retrouvé son homologue, le général Dempsey. Lors de cette rencontre, les deux CEMA ont fait le point des différents volets de la coopération militaire bilatérale, avant de conduire un briefing opérationnel qui a plus particulièrement porté sur la lutte contre le terrorisme au Sahel et au Levant. A l’issue de cette rencontre, le général de Villiers a été reçu par le sénateur Jack Reed, doyen des sénateurs américains, ainsi que par le sénateur John McCain, membre de la commission des forces armées du Sénat américain. A chaque fois, les interlocuteurs du général de Villiers ont salué l’action des forces françaises, considérée comme essentielle, en particulier dans le cadre des engagements que conduit la France au Sahel aux côtés de ses partenaires africains.

 

Le lendemain, le général de Villiers s’est rendu à Norfolk au sein du commandement allié pour la transformation de l’OTAN (Allied Command Transformation - ACT). Évoquant le rôle de « plateforme de l’interopérabilité » que devait continuer à jouer ce commandement, le CEMA est revenu sur les enjeux liés à la rénovation stratégique de l’OTAN, ainsi que sur le rôle moteur que la France entend jouer dans la mise en œuvre de ses principaux axes (interopérabilité, réaction rapide, et rationalisation budgétaire), points qu’il avait évoqués fin mai à l’occasion de la réunion du comité des chefs d’état-major de l’OTAN à Bruxelles [lien vers brève]. Le CEMA a également rencontré le général Jean-Paul Paloméros, commandant suprême allié pour la transformation de l’OTAN (SACT), auquel succédera bientôt le général Denis Mercier, actuel chef d’état-major de l’armée de l’Air.

 

Enfin, le CEMA s’est rendu au siège de l’ONU à New York, où il a été reçu en audience par le secrétaire général des Nations Unies, monsieur Ban Ki Moon. Ce dernier a remercié la France pour son engagement aux côtés de l’ONU, notamment dans la bande sahélo-saharienne où est déployée la MINSUMA, mission des Nations Unies pour la stabilisation au Mali. Lors de cette rencontre, le général de Villiers est revenu sur les enjeux des conflits actuels, et sur la nécessaire coordination entre les forces françaises, alliées et de l’ONU. Le CEMA a souligné qu’en République centrafricaine, Sangaris passait progressivement et avec succès le témoin aux forces de la MINUSCA. Les autres opérations de l’ONU auxquelles la France contribue ont également été abordées, dont celle de la force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL).

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 15:45
photo EMA / Armée de Terre / ECPAD

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05/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 3 juin 2015, le Major Général Lollesgaard, Force Commander de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), est venu rencontrer le général de division Palasset, commandant la force Barkhane.

 

Il s’agissait de la première visite sur le camp Kosseï du Major Général Lollesgaard, à la tête de la MINUSMA depuis le 1er avril 2015. A cette occasion, ce dernier s’est vu présenté l’opération Barkhane avant de se rendre au centre opérations interarmées (COIA) ainsi qu’à la cellule de coordination et de liaison (CCL). Le Major Général Lollesgaard a enfin bénéficié d’une présentation des capacités du groupement tactique désert Est (GTD-E) et des moyens aériens de la force.

 

Cette visite souligne l’importance des liens unissant la force Barkhane et la MINUSMA, acteur majeur dans la résolution du conflit au Nord Mali.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 15:45
photo EMA / Armée de Terre / ECPAD

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05/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 3 juin 2015, le Colonel Tassel, chef de corps du 8ème régiment de parachutistes d’infanterie de marine (8ème RPIMa) a succédé au Colonel Meunier, chef de corps du 2ème régiment étranger de parachutistes (2ème REP), à la tête du groupement tactique désert Est (GTD-E). Le GTD Chimère succède ainsi au GTD Altor.

 

Le mandat du GTD Altora été marqué par une forte activité en continu. Les unités ont ainsi conduit plus de 240 opérations de niveau groupe à section, parmi lesquelles les opérations Kounama 2 et 3 effectuées dans la région de la passe de Salvador, importante zone de transit entre la Libye et le Nord du Sahel. Menées en partenariat avec les forces armées nigériennes (FAN), ces deux opérations aéroportées auront permis d’entraver les flux des groupes armés terroristes (GAT) à l’extrême Nord du Niger avec, entre autres, la saisie d’1,4 tonnes de cannabis ainsi que 1 200 litres de carburant.

 

Constitué de la 2ème compagnie, d’un état-major tactique, et d’une UCL (unité de commandement et de logistique) du 8ème RPIMa, d’un escadron du 3ème RH, de sapeurs du 17e RGP et d’artilleurs du 35e RAP, le GTD Chimère a pour mission de poursuivre la lutte contre les GAT en coordination avec les partenaires tchadiens et nigériens.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 11:45
Mali: trois civils tués dans le Nord, deux documents en discussion à Alger

 

05 juin 2015 Romandie.com (AFP)

 

Bamako - Trois civils ont été tués lors d'attaques armées distinctes dans le nord du Mali, ont indiqué jeudi des élus locaux et une source sécuritaire, pendant que le gouvernement et la rébellion discutaient à Alger de documents sur la paix et la sécurité dans le pays.

La Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, rébellion à dominante touareg), engagée depuis la semaine dernière dans des consultations à Alger, doit signer vendredi un accord sécuritaire afin de rétablir le cessez-le-feu battu en brèche depuis plus d'un mois dans le Nord, a indiqué une source proche de la médiation algérienne, sans autre précision.

Le gouvernement malien, représenté à ces discussions par son ministre des Affaires étrangères, a annoncé dans un communiqué jeudi soir que la médiation internationale élargie avait rencontré séparément les parties et leur avait présenté deux documents, soulignant que les consultations se déroulent dans une bonne atmosphère.

Le premier est intitulé 'Relevé de conclusions des consultations préparatoires à la mise en oeuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali', selon le texte, en référence à l'accord de paix signé le 15 mai à Bamako, mais pas par les principaux groupes de la CMA.

Le second document porte sur les arrangements sécuritaires pour une cessation des hostilités sur le terrain, en vue de créer les meilleures conditions de mise en oeuvre de l'Accord, précise le gouvernement.

Sur le terrain, aucune des sources ayant informé l'AFP des trois morts n'était en mesure de préciser si elles relevaient du banditisme ou de groupes armés, mais la CMA a revendiqué l'une des victimes comme un de ses sympathisants et incriminé les milices pro-gouvernementales.

Un civil a été assassiné mercredi non loin de la localité de Goundam, près de Tombouctou (nord-ouest), par des hommes armés qui circulaient en véhicule, a déclaré une source municipale contactée par téléphone de Bamako.

L'information a été confirmée par une source de sécurité étrangère qui a également annoncé la mort par balle, jeudi à une trentaine de kilomètres au nord de Tombouctou, d'un autre civil d'une quarantaine d'années.

 

- Combats pour Ménaka -

Par ailleurs, un transporteur routier de Ménaka (nord-est), Had Mahammed Ag Had Tijan, enlevé lundi par des hommes armés près de la ville, a été retrouvé assassiné mercredi, a affirmé à l'AFP un responsable municipal.

 « c'était un homme sans histoire, très populaire à Ménaka, qui ne faisait pas de politique. Tous les camps avaient de l'admiration pour lui », a ajouté ce responsable de la localité proche de la frontière nigérienne, assurant que la victime n'avait pas d'ennemis connus.

La CMA a pour sa part accusé dans un communiqué les milices pro-gouvernementales et leurs comparses du Mujao de l'avoir enlevé à son domicile de Ménaka, puis abattu froidement de 13 balles, après l'avoir précédemment frappé et dépossédé de ses deux véhicules le 29 mai.

Le communiqué fait ainsi référence aux forces pro-gouvernementales, dont la branche pro-Bamako du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA) compte un grand nombre d'anciens membres du Mujao (Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest), qui se battent depuis plus d'un mois contre les rebelles pour le contrôle de Ménaka.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, dont le Mujao, après la déroute de l'armée face à la rébellion, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.

Les jihadistes ont été dispersés et en grande partie chassés de cette région après le lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, de l'opération militaire Serval - relayée depuis août 2014 par l'opération Barkhane, dont le rayon d'action s'étend à l'ensemble sahélo-saharien.

Mais des zones entières de cette vaste région désertique échappent encore au contrôle des autorités maliennes comme des forces internationales déployées depuis près de deux ans.

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 07:55
photo ECPAD

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04.06.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

L'Afghanistan avait mis à mal les matériels de l'armée de terre française. La BSS les achève, selon le général Pierre de Villiers devant les députés de la commission de la Défense. Surtout quand ces équipements ne sont pas d'une première jeunesse: "Il faut avoir à l’esprit l’état réel de nos équipements : lors de mon déplacement à Tessalit, il y a une quinzaine de jours, j’ai embarqué dans un véhicule de l’avant blindé (VAB) livré en… 1983", a ainsi raconté le CEMA le 21 mai.

 

Extraits de son audition:
 

"La pression opérationnelle exercée par les OPEX sur les armées est accentuée par deux facteurs principaux. Le premier facteur concerne les élongations. Les opérations se déroulent sur des zones aux dimensions très importantes qui mettent sous tension nos moyens de transport aéroterrestres avec une surconsommation de leur potentiel. La zone d’opération au Sahel, on ne le dit pas assez, représente à elle seule près de huit fois la superficie de la France, ce qui implique des temps de vol importants pour que nos avions et nos hélicoptères arrivent sur leurs objectifs, et nécessite deux fois plus de moyens de communication qu’un autre théâtre. Autre illustration de ces élongations : l’évacuation de nos ressortissants par la marine, le mois dernier au Yémen, s’est déroulée à 5 000 kilomètres de nos frontières.
Le deuxième facteur est la dureté des théâtres et des opérations. Les conditions d’engagement sont extrêmes pour le personnel comme pour les équipements. Au nord du Mali, du fait de la chaleur – quelque 45 degrés –, chaque homme consomme chaque jour plus de douze litres d’eau. Le caractère abrasif des sables du Sahel et du Levant, de la rocaille des massifs du nord du Mali et de la latérite centrafricaine, conjugué aux vents violents, à la chaleur et aux amplitudes de température de ces théâtres, provoquent également une usure accélérée de nos matériels. Pour les vecteurs aériens, notamment les hélicoptères, ces conditions extrêmes provoquent une dégradation majeure des ensembles mécaniques."

Conséquence: quelque 20 % des matériels terrestres de retour de l’opération Barkhane sont irrécupérables.

 

Le texte de l'audition du général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, sur le projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2015 à 2019 est à lire ici.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 16:45
photo ECPAD / Armée de Terre

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04/06/2015 Source : Etat-major des armées

 

La présence continue des militaires français sur le terrain a permis ces dernières semaines de conduire une combinaison d’actions planifiées et d’opportunité, en appui des forces partenaires ou en autonomie. Parallèlement, les relèves des militaires de la force Barkhane se sont achevées le 3 juin.

 

Le chef d’État-major des armées, le général d’armée de Villiers, a participé le 27 mai 2015 à la réunion du G5 Sahel à N’Djamena, sur invitation de ses homologues tchadien, nigérien, malien, mauritanien et burkinabé, un peu plus d’un an après le premier G5 Sahel. Le CEMA s’est ensuite rendu au camp Kossei pour s’entretenir avec la force Barkhane sur son évaluation de la situation régionale.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

photo ECPAD / Armée de Terre

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 16:45
Opération Barkhane : un défi logistique


2 juin 2015 Ministère de la Défense

 

[VIDÉO] Opération Barkhane : Chaque relève de GTIA entraine un chassé-croisé logistique, habilement orchestré par les logisticiens

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 10:45
photo EMA / Armée de Terre

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02/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 22 mai 2015, le détachement de liaison et d’appui opérationnel 1 (DLAO 1) a quitté Dirkou, au Nord Niger, après 5 mois de présence.

 

Composé d’éléments du 3e régiment de hussards (RH), du 11e régiment d’artillerie de marine (RAMA), du 13e régiment du génie (RG), du 1er régiment d’artillerie (RA) et du centre médical des armées de Metz, le DLAO 1 assurait la liaison entre la force Barkhane et le commandant du 24e bataillon interarmes nigérien, le colonel Zataka.

 

À ce titre, le DLAO 1 a mené nombre de missions de sécurisation en appui des forces armées nigériennes (FAN), en patrouillant dans la région de Dirkou. Il a également apporté un soutien logistique aux longs convois qui gagnaient la base avancée temporaire de Madama au Nord Niger, et aux aéronefs militaires ravitaillant Dirkou. Enfin, les missions du DLAO 1 l’ont conduit à fournir une assistance opérationnelle auprès des forces armées nigériennes et tchadiennes lors des opérations Kounama 1, en février 2015, et Agrab, en avril 2015.

 

Installé depuis le 24 mai 2015 dans le camp de Diffa, au Sud Niger, le DLAO 1 poursuit sa mission d’appui aux forces partenaires.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 16:45
photo EMA / MinDefFr

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May 31, 2015: Strategy page

 

Disagreements over a proposed peace deal in the north have led to more violence from factions that disagree with the deal that most northern rebels are willing to  accept. The violence has forced over 60,000 civilians to flee their homes. Most of the violence is between the holdout rebels and Mali troops or local pro-government militias.

 

The UN sponsored peace talks hosted by Algeria produced a peace deal in March that most northerners agreed was workable and was signed on May 15th. But not all those who were supposed to sign actually did. The UN persuaded those willing to sign to go ahead and do so and negotiations would continue with those who were not satisfied. The holdouts are radical factions of the rebel alliance that insist on more autonomy than the government is willing to provide. If the additional talks fail everyone who did sign agreed to outlaw the holdout factions. Some of these dissident factions are believed responsible for the upsurge in violence in the north during May, although some of the attacks are Islamic terrorists still operating up there. Between these holdouts and the active Islamic terrorists it is obvious that for a significant minority of northerners the war for independence (or global Islamic conquest) is not yet over. Some of these separatists are seeking a religious dictatorship. This is definitely not wanted by the majority of northerners. Most of the holdouts want more autonomy and money, which is more popular up north but unthinkable to the 90 percent of Malians that live in the south.

 

At least 49 peacekeepers have been killed since they began operations (mostly in the north) during mid-2013. Currently there are 11,500 peacekeepers in Mali, most of them in the north. The Mali peacekeeping force, is composed of about a thousand French and (mainly) African troops and is suffering a death rate of 240 per 100,000 per year (a standard measure of such things.) That’s higher than the 2013 rate (200) in Afghanistan. That was down from 587 in 2010, which was about what it was during the peak years in Iraq (2004-7). The action in Mali is less intense than in Afghanistan or pre-2011 Iraq. Total casualties since mid-2013 are only about 200 dead and wounded. Most of the Islamic terrorists from Mali moved to bases in southern Libya and are now regularly moving south to carry out operations in northern Mali. All this is possible because Libya is undergoing a civil war, mainly up north along the coast and no one bothers with Islamic terrorists who only kill across the border in Mali. There is a similar problem in Afghanistan with Islamic terrorists operations from several sanctuary areas in neighboring Pakistan and Iran.

 

A Tuareg separatist group (CMA or Coordination des Mouvements de l'Azawad) is believed responsible for most of the recent violence in the north. Even as peace talks continued CMA kept carrying out attacks, often in revenge for past defeats or (real or imagined) “atrocities” by Mali troops from the south or local pro-government militia. Groups like CMA want more Tuareg autonomy and especially want control over the growing mining operations in the north and the cash they generate. The majority in the south and central government is definitely not willing to do that.

 

May 30, 2015: In the north (Gao) a rocket was fired into a peacekeeper camp but there were no injuries.

 

May 28, 2015: In the north (Timbuktu) a peacekeeper vehicle was attacked, leaving three peacekeepers wounded.

 

May 25, 2015: In the capital peacekeepers clashed with unidentified armed men and one peacekeeper was killed and another wounded.

 

May 23, 2015: In the north (Gao) CMA rebels temporarily captured a rural town (Tessit), looted the place and kidnapped some people before they withdrew the next day (to avoid the expected counterattack).

 

May 21, 2015: In the north (Gao) there were more clashes between CMA rebels and local pro-government militias. Some Mali troops were also involved and CMA claimed the soldiers executed six civilians. That claim is still being investigated. The violence in this area has been going on for three days. One of the civilians killed was a local employee of a foreign aid group, which then announced it was shutting down operations in the area until the violence died down.

 

May 20, 2015: In the capital someone fired on a compound used by peacekeepers. Two grenades were also thrown but failed to explode. A civilian guard was wounded and it is still unclear who was behind the attack.

 

May 18, 2015: In the north (Kidal) French commandos carried out a raid that left four Islamic terrorists dead. These included senior leaders of AQIM (Al Qaeda in the Islamic Maghreb) and Ansar Dine (a largely Malian Islamic terror group). AQIM operates throughout North African (which Arab speakers call the Maghreb) but is currently suffering heavy losses as many personnel defect to ISIL (Islamic State in Iraq and the Levant). This sort of thing is happening all over the Islamic world as the more fanatic Islamic terrorists seek to identify with what appears to be the most successful Islamic terrorist group at the moment. This particular raid was very important for France has the two Islamic terrorist leaders were believed responsible for the murder of two kidnapped French journalists in 2013. France made it clear that this raid was part of the ongoing operation to capture or kill those responsible for killing those two French citizens and that France had a long memory. This was meant to dissuade future attacks on French civilians.

 

Later in the day CMA rebels ambushed Mali troops near Timbuktu and killed three soldiers.

 

May 15, 2015: The government signed a peace deal with Tuareg rebels in the north. These Tuareg rebels and Islamic terrorists (from Mali and neighboring countries) took over most of northern Mali in 2012 and remained in control until a 2013 French-led invasion restored government control. Most of the Islamic terrorists were killed or fled to Libya and Niger but the local Tuareg rebels stayed. Algeria beefed up its security on its Mali border and hosted several rounds of peace negotiations between the Mali government and the rebels. Not all rebels signed the peace deal and some are still fighting. Meanwhile there were celebrations in the south and in the capital over 200,000 people demonstrated in favor of the peace deal. In the north there was fear of more violence. Hours after the peace deal was signed CMA gunmen clashed with pro-government militias in the north. The CMA decision to continue fighting is not popular in the north either and that is who CMA is fighting with other tribal groups up there that want peace more than the degree of autonomy CMA is demanding.

 

May 14, 2015: Islamic terrorist leader Mokhtar Belmokhtar, a founder of Islamic terror group Al Mourabitoun has apparently been replaced as leader of Al Mourabitoun. This group has long been responsible for terror attacks in northern Mali, especially against peacekeepers. The departure of Belmokhtar as leader of the group probably won’t change that especially since Al Mourabitoun recently announced it was joining ISIL and that Internet announcement was followed by one from Belmokhtar disagreeing with the decision to leave AQIM for ISIL. But the ISIL move was later confirmed and so was the fact that Belmokhtar was no longer in charge at Al Mourabitoun, which is currently based in southern Libya. Belmokhtar is the Algerian Islamic terrorist responsible for the January 2013 natural gas facility attack in southern Algeria that got 37 workers killed. Al Mourabitoun was formed in August 2013 when two Islamic terrorist factions merged and pledged allegiance to AQIM. For a while Al Mourabitoun operated in northern Mali and Niger. Belmokhtar was number two or three in AQIM but formed his own splinter group in late 2012. The French and American pressure in Mali and the Sahel left Belmokhtar short of cash and prospects, so returning to AQIM in early 2013 was a way to remedy those problems. Al Qaeda has always had access to more cash and other resources than most other terrorist organizations and that’s why it remains such a visible player. Belmokhtar denounced ISIL as being religiously unfit, but he might also be concerned about that fact that ISIL is in a much more precarious financial position than AQIM. The switch to AQIL will probably mean that Al Mourabitoun will be more active in trying to kidnap foreigners in northern Mali and hold them for ransom.

 

May 11, 2015: In the north (Timbuktu) CMA rebels ambushed an army supply convoy killing nine troops, wounding twelve and getting away with some of the vehicles. Elsewhere in the north (Gao) a Dutch armored vehicle was hit by a roadside bomb but none of the Dutch peacekeepers were injured. The 450 Dutch troops are in Mali mainly to operate and maintain four helicopter gunships and three transport helicopters.

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 14:45
photo EMA (Archives Serval)

photo EMA (Archives Serval)

 

02/06/2015 Par Michel MOUTOT (AFP) – LePoint.fr

 

Transport de troupes, évacuations médicales, voire appui-feu pour arracher la décision au sol: malgré le sable et la chaleur qui poussent hommes et machines à leurs limites, les hélicoptères de l'armée française dans le nord du Mali jouent un rôle primordial face à un ennemi insaisissable.

Les températures pouvant flirter avec les 50 degrés au mois de juin, le plus chaud dans le désert malien, et la poussière de sable plus fine que du talc, qui pénètre partout, imposent de terribles contraintes aux membres de l'Aviation légère de l'armée de terre (Alat) participant à l'opération "Barkhane" - du nom d'un type de dune.

"Nous sommes en limite d'emploi de nos appareils", explique le colonel David (conformément aux consignes, il ne révèle que son prénom), conseiller aéro-combat du commandant de la base de Gao, la principale de "Barkhane" dans le nord du Mali.

 

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 16:45
photo EMA / Armée de Terre

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29/05/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 11 Mai 2015, le Colonel Lainé, chef de corps du 21ème régiment d’infanterie de marine (21ème Rima) a succédé au Colonel Helluy, chef de corps du 1errégiment de chasseurs parachutistes (1er RCP), à la tête du groupement tactique désert Ouest (GTD-O). Le GTD Rapace porte désormais le nom de Mistral.

 

Le mandat du GTD Rapace a été marqué par 46 opérations de plus de deux jours, 357 patrouilles quotidiennes et 1 455 heures de vol. À mi-mandat, l’opération Tigharghar a permis à la force de se déployer de Tessalit - au sein du groupe aéromobile adapté - jusque dans l’Adrar des Ifoghas, pendant près d’un mois. Au total, quatre ennemis auront été neutralisés et 15 tonnes de matériels détruites durant cette opération.

 

Arrivant juste avant la saison des pluies et les accords de paix d’Alger, le GTD Mistral a pour mission de consolider les efforts entrepris par ses prédécesseurs en matière de sécurité, mais aussi de poursuivre la coopération avec les forces partenaires, dont les forces armées maliennes (FAMa).

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

photo EMA / Armée de Terre

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 09:45
photo 21e RIMa

photo 21e RIMa

 

30 mai 2015 maliactu.net

 

Les soldats français de la base de Gao, principale ville du nord du Mali, affrontent un ennemi invisible passé maître dans l’art de l’esquive et du harcèlement, explique à l’AFP leur chef, le colonel Luc Lainé.

 

Plus de deux ans après l’opération « Serval », qui a mis en déroute les colonnes jihadistes qui avançaient vers le Sud et la capitale, Bamako, « les groupes armés terroristes dans notre secteur ne sont plus en mesure de mener des actions coordonnées », assure le colonel Lainé.

 

« Ils ont subi, depuis Serval, une forte attrition. Ils n’ont plus la liberté d’action sur le terrain », mais « ils existent toujours », prévient-il.

 

« Ils sont disséminés, ils nous observent, sont invisibles. Les actions qu’ils mènent sont décousues, pas ciblées, il n’y a pas de fil directeur », précise l’officier, qui commande en France le 21e régiment d’infanterie de marine (Rima), basé à Fréjus, dans le sud du pays.

 

Peu après 04H00 vendredi, Journée internationale des Casques bleus, une roquette tirée d’un plateau surplombant Gao est tombée dans l’enceinte du camp (voisin de celui des Français) de la force de l’ONU, la Minusma, endommageant sans faire de victime un hangar du contingent néerlandais, selon les troupes françaises.

 

« C’est ce qui est dur: nous luttons contre un ennemi invisible », poursuit le colonel Lainé. « Leur mode d’action est l’évitement et le harcèlement. Ce qui est difficile, c’est qu’on ne les voit jamais, mais on sait qu’ils nous observent ».

 

« Le risque, c’est de se relâcher car, ne les voyant pas, on peut croire qu’ils ne sont pas là. Donc on peut être moins vigilant, et donc devenir vulnérable », souligne-t-il.

 

Il montre, scotchée au mur de son bureau, une photo de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, l’un des principaux chef jihadistes opérant au Sahel.

 

« C’est pour ça que je l’ai mis en photo: pour me rappeler qu’il existe, et qu’il me veut du mal. Ils sont toujours là, mais de manière diffuse, furtive. Ils ne peuvent plus mener d’action de combat d’envergure, mais peuvent exploiter le moindre moment d’absence de vigilance ».

 

– ‘Difficile de faire la distinction’ –

 

« Ils sont intelligents, se sont adaptés: ils cachent leur armement. S’ils se déplacent en 4×4, ce n’est plus jamais en convoi, mais un par un. Pour nous, faire la distinction entre le trafiquant, le terroriste, le gars du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad, rébellion touareg), c’est délicat », reconnaît l’officier français.

 

« Certains se vendent au plus offrant, c’est une façon de vivre pour certains ici. Tant qu’ils ne nous ont pas tiré dessus, nous avons du mal à savoir à qui nous avons à faire », dit-il.

 

Installé avec ses quelque 700 hommes dans un camp de tentes et de bâtiments en dur proche de l’aéroport de Gao, le colonel Lainé commande le Groupe tactique désert (GTD) Ouest, l’une des deux composantes de l’opération « Barkhane », qui a succédé à « Serval » et s’étend à tout le Sahel, et dont le quartier général est à N’Djamena (Tchad).

 

Si ses hommes partent régulièrement en patrouille dans toute la région, pour des missions de reconnaissance et pour montrer leur force, le colonel Lainé sait que l’ennemi invisible peut difficilement être surpris – à part lors d’opérations commando montées par les forces spéciales, comme celle qui a permis l’élimination, le 18 mai, de deux importants chefs jihadistes, Abdelkrim al-Targui et Ibrahim Ag Inawalen.

 

« Nous savons bien qu’ils observent tout ce qu’on fait », assure l’officier. « Dès qu’on bouge, dès qu’on sort d’ici, ils sont prévenus. Pour nous, il est très difficile de faire la distinction entre le gars qui téléphone à son patron ou à sa femme et celui qui téléphone à son chef de groupe terroriste ».

 

« Après voir libéré le pays en 2013, notre but est maintenant qu’il ne puisse redevenir un territoire hospitalier pour eux », conclut-il. « Nous devons les empêcher de refaire ce qu’ils ont fait en 2013. Notre but est que l’armée malienne et la Minusma prennent à terme cette mission en charge ».

 

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 16:45
photo EMA / Armée de l'Air

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29/05/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 24 mai 2015, trois Mirage 2000D de la base aérienne de Nancy-Ochey ont atterri à Niamey pour assurer la relève des Mirage de la force Barkhane. Une opération de précision et de rapidité pour toute une équipe de pilotes et mécaniciens afin de maintenir l’alerte opérationnelle.

 

Après quatre mois de missions au-dessus de la bande sahélo-saharienne (BSS), les trois Mirage 2000D vont rejoindre la 3ème escadre de chasse de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey d’où proviennent les aéronefs qui leur succèdent.

 

Durant l’opération délicate que nécessite cette relève, le détachement chasse du DETAIR de Niamey a maintenu son alerte opérationnelle lui permettant de décoller dans les plus brefs délais. Le détachement, d’alerte 24h/24 et 7/7, tout au long de l’année, assure en effet les escortes de convoi et l’appui aérien (Close Air Support) par tout temps, en appui des opérations des forces terrestres projetées sur la BSS. Le recueil de renseignements ou la démonstration de présence font également partie de leurs missions.

 

Depuis le début de leur détachement au début du mois de février 2015, les trois Mirage 2000Det leurs équipes ont réalisé plus de 500 heures de vol au profit de la force Barkhane. De toutes les missions depuis le début de l’opération en août 2014, les Mirage 2000D effectuent régulièrement des vols au-dessus de la BSS rejoignant le Mali ou le Nord Niger. Pouvant être appuyés par des ravitailleurs C135, ils effectuent des vols allant de 2 à 6 heures. Leur intervention permanente, tout comme celles des drones du DETAIR de Niamey, concourt à la sécurisation de la progression des forces sur le terrain.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air
photo EMA / Armée de l'Air
photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 12:45
photo EMA / ECPAD

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28/05/2015 Sources : Etat-major des armées

 

A l’invitation des chefs d’états-majors du G5 du Sahel, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), a participé à la troisième réunion de cette instance organisée à N’Djamena le mercredi 27 mai. Le général de division Jean-Pierre Palasset, commandant de la force Barkhane était également présent, aux côtés du CEMA.

 

Créé le 16 février 2014 à l’initiative des chefs d’Etat de la région sahélo-saharienne, le G5 Sahel est un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale, destiné à coordonner les politiques de développement et de sécurité de ses membres. Il peut se réunir selon différents formats, dont celui des chefs d’état-major des armées.

 

Le 27 mai, un peu plus d’un an après le premier le G5 du Sahel organisé à Niamey, les chefs d’état-major des pays membres se sont réunis pour évoquer l’évolution de la menace constituée par les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne. Ils ont, à cette occasion, confirmé leur volonté de poursuivre et de renforcer la coopération pour faire face à cette menace et réduire les risques que ces groupes font peser sur la stabilité régionale. Après avoir souligné la pertinence du partenariat engagé pour traiter les menaces transfrontalières liées au terrorisme et à ses activités parallèles, les CEMA africains ont réaffirmé leur détermination à agir ensemble et remercié le général de Villiers pour l’appui de Barkhane qui demeure essentiel.

 

Après avoir exposé leur évaluation de la situation sécuritaire dans la BSS, les chefs d’état-major africains et le CEMA ont noté les progrès encourageant des derniers mois, soulignant l’efficacité des actions conjointes menées avec la MINUSMA et la force Barkhane, qui permettent de maintenir une pression constante sur les groupes armés terroristes. Le CEMA a salué l’engagement africain et la vigueur de ses combattants dans la lutte contre le terrorisme. Puis ils sont plus spécifiquement revenus sur la menace liée au groupe Boko Haram et aux risques qu’elle représente sur la stabilité régionale.

 

Solidaires, les membres du G5 du Sahel ont rappelé que le risque terroriste ne connaissait pas de frontière et que la lutte devait être envisagée de façon globale, vision portée et soutenue par le général de Villiers. Déterminés, ils ont réaffirmé leur volonté d’agir collectivement, en lien avec les forces françaises, en poursuivant leurs partenariats stratégiques bilatéraux et multilatéraux. Cette volonté a été scellée par la signature d’un communiqué final consolidant la coopération engagée par les cinq Etats africains et la France. Le général de Villiers et ses homologues africains ont ensuite été reçus par le président Idriss Déby.

 

A l’occasion de ce déplacement, le CEMA s’est également rendu au camp « Kossei » pour inspecter la force Barkhane. Ce temps d’échange au contact des soldats en opération a également été l’occasion pour le général de Villiers de leur réitérer sa confiance et celle du Président de la République. Il a également souligné que la réactualisation de la loi de programmation militaire leur donnerait les moyens de poursuivre leur action au service de la défense et de la sécurité des Français. Le CEMA a aussi rappelé à cette occasion que la lutte contre le terrorisme nécessiterait un engagement sur le long terme et qu’il fallait rester collectivement déterminé.

 

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 11:45
photo EMA / ECPAD

photo EMA / ECPAD

 

28/05/2015 Sources : État-major des armées

 

Les relèves des militaires de la force Barkhane se poursuivent : après les unités du fuseau « Ouest », les unités du fuseau « Est » de la force sont à leur tour en cours de relève.

 

Au Niger, le détachement de liaison et d’appui opérationnel (DLAO) implanté à Dirkou a été désengagé au début du mois de mai. Depuis le 21 mai, un DLAO a été détaché à Diffa auprès des forces armées nigériennes. Ce sont donc toujours cinq DLAO qui sont constitués auprès des forces partenaires, dont quatre sont situés au Mali.

 

Le chef d’État-major des armées, le général d’armée de Villiers, a participé le 27 mai 2015 à la réunion du G5 Sahel à N’Djamena, sur invitation de ses homologues tchadien, nigérien, malien, mauritanien et burkinabé, un peu plus d’un an après le premier G5 Sahel. Le CEMA s’est ensuite rendu au camp Kossei pour s’entretenir avec la force Barkhane sur son évaluation de la situation régionale.

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

photo EMA / ECPADphoto EMA / ECPAD
photo EMA / ECPAD

photo EMA / ECPAD

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 16:45
Portrait d’un brigadier du 1er RTP

 

27/05/2015 Armée de Terre

 

Engagé depuis 3 ans, le brigadier David occupe le poste d’arrimeur – largueur au sein du 1er régiment du train parachutiste (1er RTP).

 

Son activité consiste à conditionner les palettes et les colis avant leur largage depuis les aéronefs militaires. Au sein de l’opération Barkhane, le brigadier David travaille au profit des troupes au sol, afin de les ravitailler le plus souvent en eau ou en nourriture, mais également en pièces mécaniques diverses, tels que des pneus ou des bidons d’huile.

 

Découvrez son travail quotidien.

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 16:45
Barkhane : Portrait d’un sergent-chef du 1er RHP

 

26/05/2015 Armée de Terre

 

Le sergent-chef Nicolas, du 1er régiment de hussards parachutistes (1er RHP) occupe le poste de mécanicien sur le site de Madama, au Niger.

 

Elément léger d’intervention de la force Barkhane, il intervient sur le camp, dans l’atelier à ciel ouvert, ainsi que sur le terrain durant les opérations, afin que les véhicules puissent repartir dans les plus brefs délais. Il raconte comment l’environnement climatique rend difficile son activité, et ce qui lui plaît dans cette mission.

 

Découvrez son travail quotidien.

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 06:45
[Diaporama] La base avancée de Madama

Les hélicoptères de manœuvre de l’armée de l’Air soutiennent les forces durant les opérations et assurent les évacuations sanitaires. - photo Armée de Terre

 

22/05/2015 C. Martin  - DICoD

 

Située au Nord Niger, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière libyenne, la base avancée de Madama constitue un point d’appui inestimable pour les forces de l’opération Barkhane, qui luttent contre les groupes armés terroristes aux côtés des armées des pays du G5 Sahel. Au cœur du désert sahélo-saharien, la base de Madama est actuellement en pleine montée en puissance.

 

Reportage photos

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 06:45
Base avancée de Madama au Niger - photo Armée de Terre

Base avancée de Madama au Niger - photo Armée de Terre

 

23/05/2015 SCH Beltran - Armée de Terre

 

Un détachement du génie de l’opération Barkhane est déployé au nord du Niger. Il a pour mission l’aménagement de la base avancée de Madama qui se situe à quelques kilomètres de la Lybie.

 

Les sapeurs œuvrent ardemment à la prolongation de la piste d’atterrissage qui permettra de relier N’Djamena, Tchad, en 3 heures au lieu des 10 jours par voie routière actuellement. Une fois les travaux terminés, cette piste mesurera 1 800 mètres.

 

Le professionnalisme et l’opiniâtreté des militaires de l’armée de Terre permettront de rendre les installations opérationnelles dès l’été 2015.

 

Aperçu en video

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 06:45
Indispensables mécaniciens au Niger

 

25/05/2015 SCG Beltran - Armée de Terre

 

La base avancée de Madama au Niger est devenue un atelier de mécanique à ciel ouvert.

 

Les missions quotidiennes entreprises par la force Barkhane mettent à l’épreuve les véhicules qui nécessitent un entretien continu. Les mécaniciens de l’armée de Terre s’appliquent à l’accomplissement de leur tâche, indispensable à la poursuite des opérations militaires dans la région. Ces professionnels de la maintenance ne disposent que de quelques jours pour contrôler, vérifier et réparer les engins qui repartiront vers de nouveaux objectifs dans les conditions climatiques éprouvantes. Leur détermination et leur persévérance permet d’assurer la continuité des opérations.

 

Retour en video sur leur mission.

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