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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 15:50
Photo Ritchie Sedeyn - MIL.be

Photo Ritchie Sedeyn - MIL.be

 

07/11/2014 Virginie Flawinne – MIL.be

 

Le Génie a mis en œuvre un nouveau pont d’urgence ce mercredi 5 novembre 2014 à Marche-en-Famenne. Le nouveau partenariat civilo-militaire promet la livraison d'un pont en 24 heures en cas de catastrophe dans le pays et permet à la Défense de garantir son rôle d'aide à la nation.

 

Le nouveau système de pontage qui sera dorénavant utilisé par la Défense en cas d’urgence a été mis en œuvre pour la première fois. Le système de location à la demande a ainsi été inauguré à l'occasion du grand exercice concluant la longue formation des officiers et sous-officiers du Génie.

 

La Défense avait été appauvrie dans ses capacités en pontage depuis les dernières restructurations. La location à la demande via la firme néerlandaise Janson Bridging permet de garder une capacité de pontage sans grever les budgets.

 

« En cas de catastrophe, d'inondation, les gens se tournent spontanément vers la Défense », rappelle le major Wim De Brabander. « Nous devons être capables d'assurer notre rôle d'aide à la nation et la location de ce type de pont nous permet de remplir ce devoir. La firme peut le livrer n'importe où en Belgique dans les 24 heures. Il sera dès lors mis en œuvre par des hommes du 4e ou du 11e Bataillon Génie. »

 

« Ce pont à panneaux est entièrement modulable », déclare Luc Waeghe, directeur de Janson Bridging Belgique-Luxembourg. « Prémonté par nos soins, il n'a fallu aux hommes du Génie qu'une petite heure pour le mettre en œuvre. Il peut également être livré en kit et nécessiter alors deux à trois jours de montage manuel. »

 

La passerelle déployée ce mercredi partage un grand nombre de caractéristiques avec le pont Bailey, utilisé depuis la Seconde Guerre mondiale. Ce pont, dont un exemplaire remplace le pont de Tilff depuis 2007, est bien connu du Génie. Le besoin en formations du personnel au système de pontage de la firme civile sera donc minimal, avec deux mises en œuvre complètes par an pour assurer le maintien des voies de communication en toutes circonstances.

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 19:50
New European Maritime Mine Counter Measures project launched

 

Brussels - 28 October, 2014 European Defence Agency

 

Five Member States as well as Norway signed a new project arrangement earlier this month to start work on future Maritime Mine Counter Measures (MMCM) capabilities. Called MMCM-NG (New Generation), the project will run until 2017 and prepare the next generation of mine countermeasures ships.

 

Belgium, Estonia, Germany, the Netherlands, Sweden as well as Norway agreed on 8 October 2014 to launch a new research project regarding future Maritime Mine Counter Measures (MMCM) capabilities. Dubbed MMCM-NG (New Generation), the project arrangement was signed at the European Defence Agency’s premises during a Steering Board of the Capabilities Directors. Germany is the project’s lead nation.

 

Easy to deploy and cheap to acquire, maritime mines and other underwater improvised explosive devices pose a real threat to naval forces and civilian ships by restricting freedom of movement in shallow waters, harbours and strategic choke points. Being able to detect, avoid, and defuse these weapons is therefore a key requirement for European navies.

 

Preparing the next generation

 

The MMCM-NG project has a planned duration of 36 months during which contributing Member States, based on an agreed operational concept, will work on a set of common requirements to prepare the future generation of mine countermeasures ships and systems that could become operational in the 2030 timeframe. At the end of this 3-year project, Member States will have gathered enough information to decide on the potential launch of a procurement phase for these new systems.

 

Compared to existing solutions, future MMCM capabilities are expected to bring increased flexibility through a modular “toolbox” comprising a range of systems adaptable to different platforms, environmental, or operational conditions. The use of unmanned vehicles will also be developed and new detection techniques could be introduced. Future MMCM operations are also expected to be conducted with state-of-the-art sensors and effectors carried and deployed from dedicated or hybrid platforms as well as from stationary or mobile shore installations.

 

Based on the different national requirements, several technical solutions will be assessed as part of the project. Standards, protocols and interfaces will be described and agreed upon commonly in order to ensure future interoperability and to enable synergies in the fields of training, logistics, and maintenance.

 

Background

 

The European Defence Agency conducts several activities in the maritime domain. One of the Agency’s largest programmes, called UMS (Unmanned Maritime Systems), brings together all EDA Member States under a single programme arrangement and 15 different coordinated projects that can be joined by any number of countries. EDA is also involved in the Marsur (Maritime Surveillance) project, which has been joined by 17 Member States as well as Norway to date. It has led to the development of a technical solution that connects European navies’ surveillance systems to improve global maritime awareness and enhance interoperability.

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 08:30
Les Belges luttent contre les mines dans le golfe Persique

Photos : US Navy

 

04/11/2014 Hubert Rubbens -  MIL.be

 

Une équipe belgo-néerlandaise de la Marine est embarquée sur le navire de commandement USS Ponce depuis le 19 octobre. Elle participe à l'exercice international de lutte contre les mines dans le golfe Persique et le détroit d'Ormuz.

 

L'International Mine Countermeasures Exercice (IMCMEX), qui en est à sa quatrième édition, compte 44 pays participants et est dirigé depuis la base navale américaine de Manama au Bahreïn. En marge des opérations de sécurisation des voies navigables, la lutte contre les mines est le véritable enjeu de l'exercice.

 

Le golfe Persique est divisé en plusieurs zones dans lesquelles tous les pays effectuent chaque semaine divers exercices de lutte contre les mines avec le concours de l'équipe belgo-néerlandaise de l'Amirauté Benelux (ABNL). Grâce à une excellente collaboration avec les officiers japonais au sein de l'état-major, deux mines ont déjà été localisées par un chasseur japonais dans la zone d'entraînement ABNL. Malheureusement, plusieurs exercices ont dû être annulés en raison du passage d'un cyclone tropical qui s'est formé dans le Nord du golfe Persique.

Les Belges luttent contre les mines dans le golfe PersiqueLes Belges luttent contre les mines dans le golfe Persique
Les Belges luttent contre les mines dans le golfe Persique
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 12:50
Photos : Ritchie Sedeyn – Patrick Brion

Photos : Ritchie Sedeyn – Patrick Brion

 

29.10.2014 Liesbeth Bardyn – MIL.be

 

La Première Guerre mondiale a vu la quasi-totalité de la Belgique tomber aux mains des Allemands, à l’exception de quelque 2 000 km² dans l’extrême ouest du pays. Une guerre des tranchées féroce y a régné pendant quatre années. Le centenaire du début de ces combats est commémoré ce 28 octobre à Nieuport et à Ypres.

 

« Malgré tout, nous restons à notre poste. Que voulez-vous ? L’Yser est notre dernier espoir. C’est vaincre ou mourir », raconte le sous-lieutenant gantois Raoul Snoeck dans son journal de guerre de 1914. Son histoire est semblable à celle de milliers d’autres provenant d’autres pays. Afin de rappeler leur malheur, la Belgique organise trois grandes cérémonies étalées sur quatre années. L’une d’elles se tient fin octobre 2014 et commémore la Bataille de l’Yser et la première Bataille d’Ypres.

 

Durant les deux cérémonies, le refus de la soumission, l’inondation de la plaine de l’Yser et l’hommage au Roi-Soldat ont été les moments forts. Au centre du grand monument situé à la Ganzepoort de Nieuport se trouve une statue équestre du souverain Albert Ier. C’est à cet endroit, il y a 100 ans, que les écluses du polder de l’Yser furent ouvertes. Ce fut l’action de la dernière chance qui permit de maintenir l’armée allemande à distance durant quatre ans.

 

“In Flanders fields the poppies blow, between the crosses, row on row”, les mots de John McCrae résonnent dans les haut-parleurs de la Porte de Menin. Au crépuscule du 28 octobre, une deuxième cérémonie commence. La Belgique, entourée de délégués venus de dizaines de pays, rappelle les souffrances de la guerre. Les 55 000 noms de soldats disparus du Commonwealth gravés sur les pierres de la Porte de Menin en sont les témoins.

 

Le 11 novembre 2018, la dernière grande cérémonie aura lieu sur le sol belge. Il s’agira du centième anniversaire de la fin de la Grande Guerre.

Photos : Ritchie Sedeyn – Patrick BrionPhotos : Ritchie Sedeyn – Patrick BrionPhotos : Ritchie Sedeyn – Patrick Brion
Photos : Ritchie Sedeyn – Patrick BrionPhotos : Ritchie Sedeyn – Patrick BrionPhotos : Ritchie Sedeyn – Patrick Brion
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Photos : Ritchie Sedeyn – Patrick Brion

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 12:50
Photo : Jürgen Braekevelt

Photo : Jürgen Braekevelt

 

03/11/2014 Virginie Flawinne – MIL.be

 

Un passager venant du Sierra Leone a déclenché la procédure Ebola à l’aéroport de Zaventem ce lundi 3 novembre 2014. Il présentait des symptômes de la fièvre hémorragique de type Ebola, et a été immédiatement isolé et transféré à l’hôpital Saint-Pierre grâce à une ambulance spéciale de la Défense. Récemment adapté pour le transfert de patient hautement infectieux, ce véhicule est unique en Belgique. 

 

Afin de faire face à une éventualité telle que l’alerte de ce lundi matin, le SPF Santé Publique a mandaté la Défense qui a entièrement adapté une de ses ambulances. « Nous sommes habitués au transport difficile de patients, avec le service des grands brûlés de l’hôpital militaire », explique le médecin capitaine urgentiste Pierre-Jean Mallieu. « Sans compter que, grâce aux opérations, nous travaillons déjà avec des dangers de contamination chimique et biologique. »

 

« Nous avons transformé un brancard en une chambre d’isolement portable, ce qui nous permet de transporter le patient sans risque de contamination de l’air », ajoute l’adjudant-chef Jan Vaes. Grâce à la modification de cette ambulance, tout patient présentant des symptômes de la fièvre hémorragique pourra être transféré dans un des hôpitaux de référence : Saint-Pierre à Bruxelles et les hôpitaux universitaires de Louvain et Anvers.

 

La Défense avait réalisé des exercices avec ces hôpitaux afin que tous les acteurs se préparent à la procédure. La réactivité de ce lundi matin a démontré l’utilité de cette proactivité. L’ambulance, unique en Belgique, accroît la sécurité et limite fortement toute contamination avant l’arrivée du patient en zone de quarantaine.

Vidéo : Wim Cochet, Clint Soete

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 12:50
Remise de commandement de la Composante Air

 

31.10.2014 MIL.be

 

Ce mercredi 05 novembre 2014 à 14h30 le lieutenant général Marc Compernol remettra le commandement de la Composante Air au général-major aviateur breveté d’état-major, Frederik Vansina.

 

Le lieutenant général aviateur Claude Van de Voorde, aide de camp du Roi exercera désormais la fonction de direction des opérations au sein du cabinet de la Défense à Bruxelles.

Traditionnellement, la remise de commandement s’accompagne d’une cérémonie militaire en présence de nombreuses autorités militaires et civiles.

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 12:50
L'Armée Belge ne pourra même plus assumer ses obligations internationales

 

29/10/14 – 7sur7.be (Belga)

 

"Si rien ne change, la Belgique ne pourra plus assumer ses responsabilités au sein de l'Union européenne, de l'Otan et de l'ONU, et participer de façon proportionnelle au partage des charges, des risques, des missions". Telle est l'une des conclusions assénées mardi soir à l'Ecole royale militaire par le spécialiste de l'économie de Défense, le Pr. Wally Struys, dont fait écho le journal Le Soir mercredi.

 

Pour la première fois, l'étude du professeur prenait en compte les nouvelles coupes budgétaires annoncées par le gouvernement Michel. Des coupes qui, en regard de l'évolution probable du produit intérieur brut de la Belgique d'ici à 2019, feraient passer à 0,48% le ratio entre PIB du pays et budget de Défense - la norme Otan étant fixée à 2%.

 

Le Pr. Struys souligne l'incohérence entre ces chiffres et la teneur de l'accord de gouvernement, alors que ce dernier reconnaissait que "le budget de la Défense a très largement contribué au processus d'assainissement de nos finances publiques ces dernières années".

 

Selon le Pr. Struys, "si rien ne change, la Belgique ne pourra plus assumer ses responsabilités" internationales.

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 12:50
Le Ministre Steven Vandeput visite la Composante Terre

 

30/10/2014 MIL.be

 

Le 3 novembre 2014 le ministre Steven Vandeput, en sa qualité de ministre de la Défense, visitera la composante Terre. Durant les prochaines semaines il rendra également visite aux autres composantes. Ces visites ont pour but de donner au Ministre une image claire des missions et des capacités de chaque composante.

 

Deux différents centres de formation sont au programme de la visite à la Composante Terre. La matinée est consacrée au personnel et au matériel de la Brigade Medium casernée au quartier Léopold I à Bourg-Léopold. L’après-midi le ministre prendra connaissance des capacités de la Brigade Légère au centre d’entrainement des para-commandos de Marche-les-Dames.

 

Durant les différentes démonstrations statiques et dynamiques, le ministre recevra des explications sur les capacités opérationnelles de la composante Terre. A Bourg-Léopold, le Ministre pourra voir un peloton opérationel de véhicules blindés du type Piranha. A Marche-les-Dames c’est une unité de para-commando qui affrontera des formations rocheuses. Pour finir, le ministre rencontrera des militaires d’une unité d’appui qui montreront leurs capacités à fournir les moyens adéquat lors d’opérations à l’étranger.

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 12:50
photos FN Herstal

photos FN Herstal

 

03/11/2014 Hubert Rubbens - MIL.be

 

Le mardi 14 octobre, les tests d'armement à bord du nouveau Coastal Patrol Vessel BNS Castor se sont parfaitement déroulés.

 

L'arme, SeadeFNder développée et construite par la FN Herstal, compte de nombreux atouts. Elle est commandée à distance depuis la passerelle du navire, possède un système de poursuite et de stabilisation automatique ainsi qu'un système de tir infrarouge ce qui rend cette arme utilisable la nuit.

 

Durant les premiers essais de tirs, diverses munitions (de calibre .50 soit 12,7 mm) ont été tirées à diverses distances. L'arme répond à toutes les attentes et a réussi l'épreuve de tir avec brio.

Tests réussis pour le SeadeFNder à bord du Castor
Tests réussis pour le SeadeFNder à bord du Castor
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 12:45
Un camion Unimog est chargé à bord du Karel Doorman - photo MIL.be

Un camion Unimog est chargé à bord du Karel Doorman - photo MIL.be

 

03.11.2014 7sur7.be (Belga)

 

Un total de 26 véhicules provenant des services de police, de la Croix-Rouge, de l'armée, de la protection civile et des casernes belges quitteront jeudi Den Helder (Pays-Bas) en direction de la Guinée Conakry après une escale en Angleterre, a-t-on appris lundi auprès de la direction générale de la sécurité civile du ministère de l'Intérieur. Ces véhicules serviront à équiper la future protection civile guinéenne dans le cadre de la lutte contre Ebola.

 

La direction générale sécurité civile du ministère de l'Intérieur a sollicité les services incendies et les zones de police afin de participer à un projet franco-européen consistant à la création d'une protection civile en Guinée-Conakry. La demande portait sur des véhicules roulant et de nombreux services se sont manifestés. Un total de 26 véhicules ont finalement été sélectionnés.

Selon les critères du ministère de l'Intérieur, le matériel devait être en bon état de marche et adapté aux conditions locales. Deux 4X4 de la zone de police Secova (province de Liège) ont ainsi été retenus. Ces deux véhicules, qui comptent 160.000 km au compteur, serviront à transporter du personnel médical.

Ils quitteront les Pays-Bas, comme les 24 autres véhicules, grâce à un bateau affrété par la marine néerlandaise. Il fera escale en Angleterre où d'autres véhicules seront à leur tour chargés avant de faire route vers l'Afrique.

La Belgique y envoie 15 Unimoc de la Défense, sept véhicules de la protection civile (trois de Libramont et quatre de Braaschaat), deux 4X4 de la zone Secova ainsi qu'une ambulance de Rode Kruis-Vlaanderen et un camion de pompiers de la caserne de Tirlemont.

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 12:45
Photo Sedeyn Ritchie (Mali 2014)

Photo Sedeyn Ritchie (Mali 2014)

 

3/11/14 – 7sur7.be (Belga)

 

L'armée belge vient, pour la seconde fois en quelques mois, de renoncer à participer, faute de crédits, à l'opération de l'Union européenne en Centrafrique (Eufor RCA), a-t-on appris lundi de sources concordantes.

 

A la mi-octobre, une compagnie (soit une bonne centaine d'hommes) du 12e/13e bataillon de Ligne, une unité d'infanterie légère casernée à Spa, a reçu un ordre d'avertissement: se tenir prête à se déployer vers la fin de l'année à Bangui dans le cadre de l'Eufor pour sécuriser durant trois mois l'aéroport de la capitale centrafricaine. Mais une semaine plus tard, le contre-ordre est venu, après que l'état-major de la Défense eut appris l'ampleur des économies (environ 220 millions d'euros) que lui imposent le gouvernement pour l'année prochaine.

 

L'information sur l'annulation, à un stade très précoce des préparatifs, de cette possible mission a été confirmée lundi par plusieurs sources militaires en marge de la visite du nouveau ministre de la Défense, Steven Vandeput (N-VA), aux unités de la composante Terre. Déjà l'an dernier sous le gouvernement Di Rupo, la Belgique avait dû renoncer, pour des raisons budgétaires, à participer à la force européenne en Centrafrique, en dépit des sollicitations répétées de la France. Paris souhaitait un renfort de ses partenaires pour l'épauler dans cette mission, lancée dans la foulée de l'opération Sangaris.

 

Cette mission, forte de quelque 750 soldats et gendarmes, assure le maintien de l'ordre à l'aéroport de Bangui et dans le camp de réfugiés de Mpoko, tout proche de l'aérodrome. Son mandat a été prolongé par l'UE fin septembre de trois mois, jusqu'en mars 2015, pour permettre une "transition en douceur" avec la force de l'Onu en Centrafrique (Minusca), qui a commencé à se déployer à la mi-septembre. L'Eufor RCA, qui a débuté le 1er avril dernier, restera donc la première opération de l'histoire de la défense européenne sans la moindre participation belge.

 

La France est la "nation cadre" de l'opération, à laquelle participent treize nations européennes. Et paradoxalement, c'est la Géorgie, un pays non membre de l'UE, qui fournit l'un des plus gros contingents, soit une compagnie de 150 soldats. La Centrafrique avait sombré dans le chaos avec le renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par les Séléka, plongeant le pays dans une spirale de violences intercommunautaires ayant entraîné l'envoi de forces française, européenne et onusienne dans le pays.

 

Les tueries de masse ont cessé depuis quelques mois, même si la capitale centrafricaine reste régulièrement secouée par des affrontements armés et une forte criminalité.  

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 12:35
Photos : Jürgen Braekevelt

Photos : Jürgen Braekevelt

 

31.10.2014 Virginie Flawinne – MIL.be

 

Les derniers Belges ont quitté Kandahar ce mercredi 29 octobre 2014. L’équipe de surveillance radar du champ de bataille est repartie avec son matériel après plus d’un an d’engagement sur la base aérienne de Kandahar. Elle apportait une grande aide dans l’identification des mouvements hors les murs, notamment la nuit. Nos F-16 étaient bien gardés.

 

Huit personnes constituaient l'escadron surveillance du champ de bataille (BSR pour Battlefield Surveillance Radar). Détachée du Bataillon de Chasseurs à Cheval d'Heverlee, cette équipe apportait un atout unique au dispositif de surveillance de l’extérieur de la base aérienne de Kandahar. Ce dernier est constitué de différents détecteurs de mouvements et caméras. Les radars belges permettaient une surveillance accrue. « Contrairement aux caméras, nos radars détectent à la fois le mouvement et le signal auditif », explique Bram, chef du détachement BSR. « Nous pouvons ainsi déterminer si ce qui s’approche de la barrière est une chèvre ou un homme, par exemple. »

 

Sous commandement américain, le Joint Defence Operations Center  (JDOC) est la salle où sont constamment affichées et analysées les images des environs de la base en temps réel. Celles-ci proviennent d’installations de caméras optiques ou thermiques mais également des deux radars belges. Le détachement BSR occupait ainsi une place importante dans le dispositif international qui apportait un appui important à la défense de la base et au travail des patrouilles extérieures. « Nous repartons avec nos radars et personne ne prend le relais car nous sommes la seule nation qui travaille avec ce matériel, que nous avons amélioré nous-mêmes pour parvenir à cette efficacité. »

Kandahar perd deux précieux radarsKandahar perd deux précieux radars
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 12:30
Vandeput évoque la possibilité d'envoi d'instructeurs en Irak

 

3/11/14 7sur7.be (Belga)

 

Le nouveau ministre de la Défense, Steven Vandeput (N-VA), a évoqué lundi à la fois la possibilité de prolonger au-delà du 31 décembre la mission des F-16 engagés dans la lutte cotre le groupe djihadiste de l'Etat islamique (EI) en Irak, mais aussi l'envoi de militaires belges au sol pour entraîner les forces irakiennes.

 

Il y a une demande en ce sens (des partenaires de la coalition dirigée par les Etats-Unis), a-t-il affirmé à la presse lors de sa première visite à des unités de la composante Terre de l'armée à Bourg-Léopold (Limbourg).

 

"Nous sommes (avec les avions de combat F-16) toujours à la phase un du plan élaboré par la coalition - et qui en compte quatre. Nous évaluons la situation au jour le jour. Je pense qu'il faut s'attendre à voir arriver une prolongation de la mission", a ajouté M. Vandeput, qui s'est rendu vendredi dernier en Jordanie d'où opèrent les avions belges.

 

La décision d'envoyer les chasseurs belges dans le cadre de la coalition internationale avait été prise le 24 septembre par le gouvernement Di Rupo en affaires courantes. L'équipe du gouvernement Michel a décidé le 23 octobre de prolonger la mission jusqu'au 31 décembre.

 

M. Vandeput a confirmé que la Belgique avait également reçu une demande pour envoyer "des gens au sol" afin d'entraîner les forces irakiennes - à l'image de ce qui se faisait en Afghanistan.

 

"C'est quelque chose à bien regarder", a-t-il commenté, en se disant "a priori pas contre" une telle mission pour autant que "nous (la Belgique) puissions contribuer effectivement".

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 17:35
Deux aviateurs du GAAO à Kandahar

 

28/10/2014 Armée de l'air

 

Pendant six semaines, de septembre à octobre 2014, deux aviateurs du groupement aérien d’appui aux opérations (GAAO) de la base aérienne 106 ont été déployés sur Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, pour appuyer le désengagement des aéronefs de l’armée belge.

 

Ils avaient pour mission d’apporter une assistance technique pour le démontage de neuf structures d’astro-arches, dédiées au stationnement des aéronefs. Ces infrastructures sont couramment projetées pour abriter les plots « chasses » lors des opérations extérieures, compte-tenu de leur compacité une fois démontées et de leur rapidité de montage par les équipes du GAAO. L’excellente collaboration entre les militaires français et belges témoigne de la capacité du GAAO à réaliser des missions interalliées.

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 11:50
photo Malek AZOUG - MIL.be

photo Malek AZOUG - MIL.be

 

22 octobre 2014 LeVif.be (Belga)

 

Les économies que le gouvernement Michel 1er imposera à la Défense - 1,5 milliard d'euros en cinq ans, dont plus de 200 millions dès l'an prochain - seront nettement plus sévères que ne le laissait entendre l'accord gouvernemental négocié au début du mois, a reconnu mercredi l'entourage du nouveau ministre, Steven Vandeput (N-VA), confirmant des informations de presse.

 

En cinq ans, la durée de la législature, et en tenant compte de l'inflation, le budget de la Défense devrait reculer de 2,527 milliards d'euros (le montant prévu en 2014) à 2,2 milliards en 2019, indique ainsi le journal 'Het Belang van Limburg', citant M. Vandeput.

 

Ce dernier a bel et bien mentionné le chiffre de 1,5 milliard d'économies sur cinq ans imposées à son département lors du débat, jeudi dernier, sur la déclaration gouvernementale à la Chambre, évoquant une contribution "importante" à l'assainissement budgétaire.

 

Selon le journal 'Le Soir', la notification budgétaire du 15 octobre suggérait une coupe totale de 397,6 millions d'euros, dont 219,8 millions en 2015, puis de 42 à 46 millions d'euros pour les années suivantes, avec un effet cumulatif.

 

La Belgique, qui ne consacrait en 2013 que 0,66% de son PIB à la Défense - hors pensions des militaires - devrait tomber à 0,5% en fin de législature - alors que l'Otan préconise toujours 2% comme objectif à atteindre d'ici dix ans, ce que seuls quelques alliés respectent actuellement.

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 07:50
Photos : Malek Azoug

Photos : Malek Azoug

 

20/10/2014 Liesbeth Bardyn –  MIL.be

 

À Evere, l'état-major de la Défense accueillait le nouveau ministre Steven Vandeput ce 20 octobre. Ce dernier s'est familiarisé avec la traditionnelle parade avant de recevoir un briefing retraçant la situation actuelle de la Défense.

 

À Evere, devant le bloc état-major du quartier Reine Elisabeth, se trouve un peloton comportant des éléments des composantes terre, air, marine et médicale. La Défense a un nouveau ministre depuis la semaine dernière. Il se nomme Steven Vandeput et compte déjà une certaine expérience en tant que membre remplaçant auprès de la commission de Défense.

 

 

Accueil du nouveau ministre de la Défense Steven Vandeput
Accueil du nouveau ministre de la Défense Steven Vandeput

Après avoir passé les troupes en revue pour la première fois de sa carrière, il a été briefé par le chef de la Défense et différentes directions et départements d'état-major sur la situation de la Défense. Quels sont les défis actuels et les vues pour l'avenir ? Telles sont les questions auxquelles ont tenté de répondre le ministre et les membres de l'état-major de la Défense.

Vidéo : Erwin Ceuppens & Clint Soete

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 07:45
Qualification des paras béninois : reportage vidéo

Photos : Daniël Orban

 

16/10/2014 Stijn Verboven – MIL.be

 

Dans la semaine du 7 au 12 octobre 2014, un détachement belge encadrait les parachutistes d'un bataillon béninois afin de leur rappeler les procédures de saut. Les derniers viennent d'avoir lieu et les brevets sont distribués. La plupart des Belges sont également revenus en Belgique.

 

Trois instructeurs restent encore jusqu'au début du mois de novembre au Bénin. Ils dispensent des cours ayant pour objet l'enseignement de la réparation de parachutes aux militaires béninois. Ils montrent comment réparer de petits trous.

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 16:50
Le centre nerveux des troupes de protection


14 oct. 2014 Belgian Defense

 

Début octobre, les troupes de protection belges éprouvaient leurs réactions aux incidents dans les aéroports et leurs environs lors de l’exercice Volcanex organisé sur la base britannique d’Honington. L’entraînement se déroulait à partir d’un centre de commandement et de contrôle où chacun exerçait une tâche spécifique allant de la collecte d’informations en passant par le tri et la prise de mesures adéquates.

 

Le lieutenant Michel Van Den Putte et le premier sergent Nicolas Remacle consultent une carte de l’aéroport. Un incendie s’est déclaré dans le secteur dont la responsabilité incombe à Nicolas. Michel examine les mesures à prendre afin d’endiguer le feu et Nicolas en tient compte dans les ordres qu’il donne aux hommes sur le terrain.

Voici l’une des nombreuses situations fictives rencontrées au cours de cet exercice. Pour le premier sergent Remacle, le défi est de taille. « Ma place était sur le terrain », précise-t-il. « J’exécutais les ordres provenant du centre de commandement avec ma section. Mais à présent, je suis celui qui doit commander les gens sur place. »

Le lieutenant Van Den Putte, quant à lui, n’en est pas à son coup d’essai. Il vient de revenir de Kandahar en Afghanistan. « J’ai séjourné quatre mois au Joint Defence Operations (JDOC) de la base aérienne de Kandahar », poursuit Michel. J’en connais un rayon et essaie de partager mes connaissances avec mes collègues belges et étrangers. »

L’interaction entre les gens d’expérience et ceux qui en ont moins est bien l’objectif du commandant Kristoffel Cheyns qui dirige l’exercice. « Nous avons choisi des jeunes cadres pour cet entraînement, déclare-t-il. « Ici, ils peuvent commettre des erreurs. De plus, ils apprennent beaucoup de leurs collègues expérimentés. Cet environnement est donc bénéfique. » 

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 11:50
Steven Vandeput, député limbourgeois N-VA a accèdée à la Défense et à la Fonction publique

 

10 octobre 2014 RTBF.be

 

    Le nouveau ministre de la Défense, Steven Vandeput (N-VA), qui aura aussi la Fonction publique fédérale dans ses attributions au sein du gouvernement Michel, siège depuis 2010 à la Chambre où il s'est jusqu'ici principalement profilé sur les questions budgétaires et le dossier de la SNCB.

 

    Agé de 47 ans, cet ancien indépendant, entrepreneur en construction, a étudié les sciences commerciales à la haute école économique du Limbourg (EHL) de Diepenbeek.

 

    Après son adhésion à la N-NA, il est devenu président de la section provinciale du parti nationaliste au Limbourg. Ce qui lui a valu de figurer sur la liste de la N-VA pour les élections législatives du 13 juin 2010 et d'être élu pour la première fois comme député fédéral. Il a siégé au sein des commissions des finances et du budget, de l'infrastructure, ainsi que des commissions spéciales comptabilité et sécurité du rail.

 

    A la Chambre, il avait coutume d'attaquer la politique budgétaire de l'équipe Di Rupo 1er, l'accusant de "faire payer la facture à la classe moyenne flamande". "Pour chaque euro de réduction du déficit structurel, le gouvernement a besoin de trois euros d'impôts nouveaux. C'est le bilan de la politique de Di Rupo I", avait-il lancé lors du débat sur le budget 2014.

 

    En 2013, il avait été à l'origine d'une procédure de la N-VA devant la Cour constitutionnelle afin de combattre la hausse de la taxation sur les bonis de liquidation décidée par le gouvernement.

 

    Tête de liste lors du scrutin du 25 mai dernier, M. Vandeput a été réélu.

 

    Selon sa biographie figurant sur son propre site internet, il a également été administrateur de Junior Chamber International (JCI), un mouvement international rassemblant de jeunes entrepreneurs. Il a aussi présidé JCI Flandre et JCI Belgique.

 

    Marié et père de deux enfants, il consacre ses loisirs à la plongée et à la voile.

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 11:50
Défense: une armée rajeunie, modernisée, au budget intact (Belgique)

 

10 octobre 2014, Alain Lallemand - LeSoir.be

 

Le gouvernement « tient à une armée déployable, efficace, rationalisée, moderne, bien entraînée et jeune ». Le texte reconnaît les efforts budgétaires déjà engrangés par l’armée et le gouvernement ne souhaite pas d’autre effort : il s’engage même à «   œuvrer à la conclusion d’un accord » Otan et européen par lequel les pays s’engagent à ne plus réduire leurs budgets de Défense. Objectif : une Europe de défense «   solide et bien intégrée » logée dans « une alliance avec l’Otan ». C’est la touche De Crem. La touche Ducarme ? Dans le même temps, «   le gouvernement cherchera à réaliser les recommandations du groupe de travail parlementaire sur l’équilibre linguistique dans l’armée ».

 

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 20:50
The Belgian Navy's Tripartite-class minehunter BNS Crocus M917. Photo Royal Navy.

The Belgian Navy's Tripartite-class minehunter BNS Crocus M917. Photo Royal Navy.

 

9 October 2014 naval-technology.com

 

The UK-led Joint Warrior 2014, Nato's biggest military exercise, has started off the coast of Scotland.

 

Maritime forces from a host of Nato nations, including 22 ships and submarines and 52 fixed wing aircraft, are taking part in the exercise, which aims to enhance combat skills.

 

It will involve air, surface and underwater threat training, starting with military and political tension, in addition to simulated war fighting.

 

As part of the two-week drill, personnel will act in response to a range of modern, realistic simulated scenarios, including anti-submarine warfare, anti-surface warfare, mine countermeasures, live firing and counter-smuggling and counter-insurgency, as well as electronic warfare and logistics support.

 

It also includes GPS denial operations, which will be executed in a confined area in north-west Scotland.

 

The UK's Typhoon and Tornado GR4 aircraft will operate from RAF Lossiemouth, together with host fighter planes from Sweden, Belgium, and Germany.

 

Participating nations include the UK, the US, the Netherlands, France, Denmark, Norway, Spain, Germany, Lithuania, Belgium, Poland, Estonia, and Latvia

 

The US Navy's Commander Destroyer Squadron 26 has overall command of the task group.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 11:50
Chapitre Défense de l’accord de gouvernement (Belgique)

 

9 octobre 2014, lesoir.be

 

« Les rapports de force dans le monde ont beaucoup changé au cours des dernières décennies et ne sont pas encore stabilisés. La prévisibilité de l'évolution et de l'impact des menaces n'en a pas été simplifiée, bien au contraire. Le terrorisme international, la prolifération des ADM, les cyberattaques, les États défaillants ou les conflits qui provoquent l'instabilité régionale avec des répercussions potentielles dans notre pays ou en Europe: le besoin de sécurité est élevé.

 

Une Défense moderne reste une des composantes essentielles de notre sécurité et une nécessité absolue pour mener une politique étrangère et de sécurité crédible. Dans un monde où les problèmes et défis sécuritaires sont légion, il importe que la Belgique continue de s’inscrire dans un modèle de coopération et de solidarité internationales au sein de l’OTAN, de l’UE et de l’ONU.

 

La sécurité belge n’est pas plus européenne qu’atlantique et vice-versa. Nous avons besoin d’une alliance forte de l’OTAN avec les Etats-Unis et ces derniers ont besoin d’une Union Européenne solide et bien intégrée. Le gouvernement s’attèlera dès lors au renforcement de la Politique Européenne de Sécurité et Défense ainsi qu’à la crédibilité de notre Défense au sein de l’OTAN.

 

L’OTAN en tant qu’organisation continue de jouer un rôle pivot dans notre politique de sécurité et de défense, tant au niveau de la dissuasion et de la défense du territoire de l’OTAN, qu’au niveau des efforts de maintien de la paix et de la sécurité ailleurs dans le monde. La Belgique restera par conséquent un partenaire solidaire et crédible au sein de l’OTAN et plaidera pour que l’OTAN continue de relever de nouveaux défis.

 

L’UE doit accentuer son rôle « d’acteur mondial » dans les domaines de la paix et de la sécurité par le truchement d’une politique de sécurité et de défense plus solide, et le gouvernement entend bien y contribuer. Dans le domaine de la sécurité et de la défense, l’UE est un acteur complémentaire par rapport à l’OTAN. Elle doit prendre davantage de responsabilités dans la résolution de certaines crises. Le gouvernement prendra et soutiendra des initiatives au niveau européen pour qu'un déploiement des EUBG soit facilité. La réforme des EUBG sera préconisée, dans le sens d’un partage plus équitable des charges et des risques entre les États membres.

 

Résolument engagée au sein de l’ONU, la Belgique entend poursuivre une contribution crédible aux efforts de maintien de la paix et de la sécurité internationale. Le gouvernement contribuera de préférence aux seules opérations des casques bleus de l’ONU si nous pouvons soutenir une mission avec des capacités spécifiques pour lesquelles l’ONU est confrontée à des carences.

 

Nos partenariats bilatéraux, notamment avec les pays d’Afrique centrale, sont considérés comme un instrument pour le renforcement des capacités pour la paix et la stabilité. Le gouvernement évaluera de façon critique si les efforts déployés au cours des dernières années ont porté leurs fruits, avant de prolonger les partenariats ou de prendre de nouvelles initiatives. Les synergies interdépartementales entre les Affaires étrangères, la Défense et la Coopération au développement (approche 3D) seront maintenues.

 

La tâche principale de l’armée continuera à être sa participation aux missions à l'étranger dans le but de promouvoir la paix et la sécurité dans le monde. La Défense s’efforcera de concentrer ces missions à l'étranger. En dehors de ses missions classiques de défense collective dans un cadre OTAN ou UE, de protection et d’évacuation de nos ressortissants, des opérations de garde-côtes et de sauvetage en mer et d’aide à la Nation en cas de catastrophe ou quand les moyens civils sont insuffisants, la Défense prend en charge un ensemble d’autres tâches permanentes. Le gouvernement les évaluera eu égard à leur réelle utilité pour tous les acteurs. Cette évaluation n’hypothèque en rien de nouvelles collaborations créatrices de réelle plus-value pour l’ensemble des intervenants militaire et civils. Si ces tâches entraînent des coûts supplémentaires pour la Défense, ils seront facturés.

 

Sur le plan budgétaire, force est de constater que le budget de la Défense a très largement contribué au processus d’assainissement de nos finances publiques ces dernières années.

 

Il faut éviter qu’à l’avenir, la participation belge aux opérations internationales avec nos partenaires soit menacée suite à un manque d’investissements, ne permettant plus d’assurer la sécurité de nos militaires.

 

Ailleurs dans le monde, les budgets de défense ont spectaculairement augmenté. L’Europe doit toutefois pouvoir continuer à compter à l’avenir sur une capacité militaire suffisante si elle veut être et rester crédible sur la scène internationale. Sans porter préjudice à d’autres initiatives internationales éventuelles dans la même sphère, qui seront également examinées dans une optique favorable, le gouvernement œuvrera à la conclusion d’un accord au niveau de l’OTAN et européen, sur la base d’un partage équitable des charges et des risques (burden and risk sharing) par lequel les pays participants s’engagent à ne plus réduire leurs budgets de défense dès maintenant.

 

A cette fin, d’autres initiatives devront être prises pour une planification commune des programmes d’achat et de standardisation des systèmes d’armement, la mise en place d'une capacité de planification militaire et l’exécution d’opérations communes tant militaires qu’humanitaires, sur la base d’un partage équitable des charges et des risques (burden and risk sharing). Le gouvernement encouragera la poursuite pragmatique d’une politique de défense européenne, en coopération avec l’OTAN, basée sur des forces armées nationales dynamiques multipliant les coopérations entre elles: éducation et formation ; Recherche et Développement (R&D).

 

L’Europe pourra ainsi s’assurer d’une ceinture de sécurité et éviter que la vision à long terme dans le domaine de la défense ne soit mise sous pression à un moment donné.

 

Le gouvernement tient à une armée déployable, efficace, rationalisée, moderne, bien entraînée et jeune. Dans ce cadre, les coûts de personnel doivent rester sous contrôle et la sécurité, la motivation et le bien-être du personnel doivent rester au centre des préoccupations. La réforme du statut du personnel en vue d’améliorer l’opérationnalité de l’armée sera mise en œuvre sans délai. Une optimalisation accrue des statuts sera poursuivie, si cela devait s’avérer nécessaire pour un rajeunissement et les besoins de l'armée. Afin d'assurer la capacité physique de notre armée, la préparation et l’évaluation des tests sportifs seront ajustées. Le gouvernement fixera la taille et la composition de l’effectif en personnel pour stabiliser la Défense. Une réduction supplémentaire du personnel n’entraînera pas automatiquement une réduction du budget de la Défense. La Réserve sera abordée dans ce contexte. L’implantation future des unités de la Défense sera fixée en conséquence, en tenant compte également du potentiel des quartiers, des coûts et des équilibres en matière de dispersion régionale, en intégrant l’impact éventuel du recrutement sous-régional, le bien-être des militaires, l’articulation territoriale de l’aide à la Nation et à la lumière également des actuelles ou futures coopérations multinationales.

 

La réciprocité de la coopération avec d'autres départements, les autorités locales et le secteur privé sera envisagée, aussi longtemps que cela représente une valeur ajoutée pour tous les acteurs concernés.

 

La compétence de la police militaire sera élargie afin qu’elle puisse intervenir en cas d’infractions routières. Il ne peut toutefois en découler que la police militaire doive intervenir pour remplacer les services de police réguliers.

 

Afin d’absorber l’impact de la vague de départs à la retraite qui atteindra son apogée entre 2019 et 2024, la Défense confiera, en phases successives et dans le respect de la concertation sociale, toutes les activités qui ne nécessitent aucune expertise et expérience militaires à des civils statutaires ou contractuels au sein de la Défense, ou les externalisera.

 

Le Ministre de la Défense examinera la nécessité d’une initiative législative visant à aligner les droits politiques des militaires sur ceux des autres fonctionnaires.

 

La Défense consentira des efforts supplémentaires pour améliorer la diversité, en particulier de genre, au sein de l'armée. Le recrutement doit être assuré par des campagnes de recrutement ciblées afin de s'assurer que la société se reflète dans le personnel de la Défense.

 

La communication entre la Défense et la population est essentielle pour le recrutement, le soutien social et l’image de la Défense. La Défense accordera plus d'attention à sa communication, par l’utilisation, entre autres, des médias sociaux.

 

Le gouvernement cherchera à réaliser les recommandations du groupe de travail parlementaire sur l’équilibre linguistique dans l’armée.

 

Le bien-être de nos militaires, la législation sur le bien-être au travail et la concertation sociale resteront des préoccupations majeures du gouvernement. La Défense continuera à adapter sa législation médico-militaire afin de respecter la législation sur le bien-être au travail, et poursuivra le développement d’un modèle intégré de santé et de bien-être qui tient compte de tous les risques rencontrés et de toutes leurs conséquences sur la santé du personnel, pendant et après sa carrière.

 

Afin de rester pertinents au niveau international et de rester un employeur attractif, un important volet investissements est nécessaire à l’avenir, en ce qui concerne le matériel des composantes tant terrestre qu’aérienne ou navale. Le gouvernement devra prévoir à cet effet d’importants budgets d’investissement. Une armée moderne est une assurance stratégique et doit disposer d’un matériel moderne. Les efforts pour débloquer les budgets nécessaires ne sont toutefois pas seulement une question de solidarité intergénérationnelle, mais peuvent aussi être source d’incitants économiques importants et d’innovations. A ce titre, le Gouvernement prendra en compte la dimension industrielle et économique, à l’instar de ce que font régulièrement certains de nos partenaires européens. Pour réaliser cela au maximum, le gouvernement examinera l'opportunité de l'invocation de l'article 346 TFUE.

 

Le principe de l’enveloppe budgétaire sera maintenu, mais au niveau des investissements, le gouvernement œuvrera à la mise en place d’une loi de programmation militaire sur 10 ans ayant à l’esprit une vision stratégique à long terme et explorant également la possibilité de méthodes alternatives de financement pour les programmes d’investissement majeurs. Ceci doit permettre aux entreprises de se préparer aux futurs programmes militaires majeurs.

 

Actuellement, on peut encore recueillir, pour notre politique étrangère et de sécurité, les fruits des investissements dans l’armée, qui, pour certains, remontent à plus de 30 ans. De cette manière, nos enfants auront à leur disposition des moyens adéquats dans le cadre de la politique étrangère et de sécurité. Le gouvernement prendra une décision qui permettra à la Belgique de conserver pour le long terme une capacité de chasse et de bombardement en vue de la fin de vie annoncée du F-16 actuel et définira une orientation stratégique pour la succession des frégates M, des chasseurs de mines et d’autres systèmes d’armement tels que les drones et le matériel majeur de la composante Terre.

 

La Défense doit disposer d’un service de renseignement militaire moderne, organisé et équipé pour la protection des intérêts nationaux tels que définis dans la Loi et pour le soutien des opérations militaires. Une étude sera effectuée sur le rôle, les compétences, le financement, l'organisation interne et les capacités des services de renseignement et sur la coopération entre ces services, ainsi que sur la gestion de ces organes et le contrôle de ceux-ci. Il sera procédé à une optimalisation du fonctionnement sur la base de cette étude. Il sera également tenu compte de ce besoin lors de l’évaluation de la législation relative aux méthodes de renseignement. Le gouvernement veillera à ce que notre pays soit mieux paré contre les cybermenaces. Notre armée étudiera cette question avec une attention particulière de manière à pouvoir faire face spécifiquement à une menace provenant d’un logiciel malveillant développé à des fins d’espionnage ou d’autres fins malveillantes et dont notre pays pourrait être la cible.

 

Le gouvernement poursuivra ses efforts en vue d’un renforcement de la coopération internationale, dans le cadre du Benelux, et aussi à l’échelon bilatéral et à l’échelle multilatérale plus large – pour renforcer le pooling & sharing avec nos alliés et pour multiplier avec eux les programmes communs d’acquisition de matériel.

 

À l’intérieur de ces contours, le ministre de la Défense proposera une vision stratégique à long terme au gouvernement dans les six mois afin que les décisions nécessaires puissent être prises pour le cadre budgétaire global, l’effectif en personnel, la carrière et les capacités. Seront traités, entre autres: l’infrastructure, le degré d’occupation, le recrutement, la répartition géographique, la rationalisation des états-majors, de la logistique et des autres services d’appui de la Défense.

 

Une restructuration approfondie de la Composante médicale visant au déploiement opérationnel sera entreprise (révision de l'autonomie, désengagement des tâches purement civiles). Dans ce cadre, l’avenir et la nécessité de maintenir un hôpital militaire seront examinés.

 

Les décisions en matière de participation aux opérations à l’étranger seront prises conformément à l’article 167, § 1er, de la Constitution. Le gouvernement informera sans délai le parlement. Le gouvernement recherchera avec le parlement, un mécanisme nouveau, transparent et moderne de transmission des informations relatives aux opérations en cours, aux éventuels changements apportés à ces opérations et aux partenariats militaires, et ce, dans le respect du degré de confidentialité adéquat. Une évaluation finale sera prévue.

 

La Belgique participera à l'opération Resolute Support post 2014 en Afghanistan et se retirera cette année de l'opération au Liban.

 

Le Gouvernement se penchera sur l’avenir, la place et le statut de l'IGN, du MRA, de l'OCASC et de l’IV-INIG. Un groupe de travail sous l'autorité du Ministre de la Défense réunira ces deux dernières administrations pour évaluer les avantages et inconvénients d’un rapprochement structurel entre ces deux parastataux. Un rapport sera remis au Gouvernement au cours de la première année de la législature.

 

Parallèlement à son rôle dans les commémorations, la Défense a une longue tradition en ce qui concerne la protection du Patrimoine, entre autres par le biais du Pool historique de la Défense, le Centre de Documentation historique ou le Musée royal de l’Armée. Le Gouvernement tient à poursuivre cette tradition. En outre, lors des commémorations de la Première Guerre mondiale, le Gouvernement sera attentif à tous ceux qui, par leur sacrifice personnel, ont contribué à l’effort de guerre, et il veillera à transmettre leur Mémoire aux prochaines générations. »

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 19:30
F-16 Composante Air - Photo Malek Azoug

F-16 Composante Air - Photo Malek Azoug

 

06/10/2014 Peter Celis – MIL.be

 

Le dimanche 5 octobre, le chef de la Défense et le commandant de la Composante Air, accompagnés par une délégation du cabinet du ministre de la Défense, ont rencontré nos compatriotes déployés en Jordanie depuis le 27 septembre. Six F-16 et un détachement composé de 120 militaires sont stationnés sur la base aérienne jordanienne d'Azraq. C'est de là qu'ils participent à l'action internationale menée contre le groupe terroriste État islamique (EI ou Daesh).

 

Comme lors des opérations au-dessus de la Libye en 2011, la Défense a promptement réagi suite à la décision du monde politique. Tous les visiteurs ont pu remarquer la dextérité avec laquelle le détachement a organisé un groupe de travail efficace en un minimum de temps. En quelques jours, ils étaient prêts pour le service. Dès le 1er octobre, ils se trouvaient déjà dans le ciel irakien pour leurs premières missions.

 

Deux jours plus tard, les premiers vols de reconnaissance armés ont eu lieu. Les F-16 ont démontré être prêts à l'engagement sur demande du centre de commandement situé au Qatar. Le dimanche 5 octobre, au cours de la visite des généraux Van Caelenberge et Van de Voorde, les F-16 belges ont été appelés pour la première fois afin d'attaquer des combattants ennemis qui visaient les troupes de sécurité irakiennes. Après s'être assurés de ne causer aucun dommage collatéral envers des civils innocents ou des installations, ils ont effectué leur première attaque avec succès en utilisant une arme de précision.

 

Entretemps, les F-16 néerlandais ont rejoint la base d'Azraq. Hier, nos voisins du nord ont fait leur première mission en reconnaissant la région. Une action rendue possible après que les spécialistes belges ont introduit les codes cryptographiques requis dans les systèmes des F-16 néerlandais. Un bel exemple de collaboration opérationnelle entre les membres de la coalition internationale.

Les F-16 belges en action en Irak pendant la visite du chef de la Défense(5 oct)Les F-16 belges en action en Irak pendant la visite du chef de la Défense(5 oct)Les F-16 belges en action en Irak pendant la visite du chef de la Défense(5 oct)
Les F-16 belges en action en Irak pendant la visite du chef de la Défense(5 oct)
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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 16:50
Tir tactique au top niveau


7 oct. 2014 Belgian Defence

 

Le championnat national de tir a eu lieu les 2 et 3 octobre, sur les stands de tir de Bourg-Léopold. Quelque 250 militaires issus de toutes les composantes, de l’étranger et des services de police se sont mesurés pendant cette compétition de deux jours.

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 07:50
1300 Belges dans la "NATO Response Force" en 2016

 

7/09/14 -7sur7.be (Belga)

 

L'armée belge fournira en 2016 une importante contribution - environ 1.300 hommes - à la force de réaction rapide de l'Otan, la "NATO Response Force" (NRF) dont les dirigeants alliés ont décidé vendredi, lors du sommet atlantique de Newport (Pays de Galles), d'accroître la réactivité, a-t-on appris dimanche de source militaire.

 

La NRF compte plusieurs milliers de soldats, fournis par rotations annuelles par les différents pays alliés. Elle est capable de se déployer à bref délai n'importe où dans le monde, pourvu que les 28 pays de l'Otan s'accordent sur son envoi - ce qui ne s'est jamais produit pour l'ensemble de la force, créée en 2002.

 

Mais pour répondre à l'inquiétude des alliés d'Europe de l'est face à l'intervention russe en Ukraine, les chefs d'Etat et de gouvernement des 28 ont décidé vendredi de mettre sur pied un élément plus "réactif": une nouvelle "task force" à très haut degré de préparation, qualifiée de "spearhead" (fer de lance) de la NRF.

 

Cette "Very High Readiness Joint Task Force" (VJTF en jargon) comptera de 3.000 à 5.000 hommes, selon des responsables alliés, lorsqu'elle sera opérationnelle et devra pouvoir se déployer en deux à trois jours.

 

Dans l'attente de la mise sur pied de cette unité d'élite, la Belgique s'est engagée à fournir en 2016 à la NRF un bataillon d'infanterie légère, articulé autour du 2ème bataillon commando de Flawinne (soit 930 militaires), son bataillon Istar (Intelligence, Surveillance, Target Acquisition and Reconnaissance) de Heverlee (220 militaires), une unité de forces spéciales, six chasseurs-bombardiers F-16 et deux des nouveaux hélicoptères NH90, servis par plus de 200 personnes. En mer, la participation belge prendra la forme d'un chasseur de mines avec un équipage d'une quarantaine de marins pour toute la période, selon une source militaire informée.

 

En 2015, la participation belge à la NRF sera plus modeste, en nombre tout au moins. Elle regroupera le bataillon artillerie de Brasschaat, le 18ème bataillon logistique de Bourg-Léopold, le 4ème groupe systèmes de communication et d'information (CIS) de Marche-en-Famenne et le 2ème Élément médical d'Intervention de Bourg-Léopold (soit environ 214 militaires). La composante Air tiendra six F-16 (et 160 militaires) à disposition, selon la même source.

 

Quant à la Marine, elle alternera, avec au 1er semestre, un chasseur de mines et son navire de commandement et de soutien logistique "Godetia" dans la deuxième partie de l'année.

 

Pour le bataillon artillerie, les préparatifs pour la NRF-15 ont déjà débuté. L'unité prend en effet part du 3 au 30 septembre à l'exercice international de l'Otan "Noble Ledger", à Rena (Norvège).

 

Selon la Défense, la Belgique participe à "Noble Ledger" avec 213 militaires dont 154 artilleurs de Brasschaat. Ils seront appuyés par 29 militaires du 18ème bataillon logistique, de dix spécialistes en transmissions du 4ème groupe CIS et de dix personnes provenant de l'EMI 2. Quatre Belges sont affectés à l'état-major de la NRF.

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