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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 12:20
L'affaire Snowden vue par l'ex-directeur technique de la DGSE

 

05/12/2014 Par Jean Guisnel - Le Point.fr

 

Bernard Barbier, expert du système français d'interception et de traitement des communications radioélectriques et informatiques, livre sa vision de l'affaire Snowden.

 

Le cataclysme provoqué aux États-Unis et dans le monde entier par les révélations de l'ingénieur informaticien Edward Snowden a déjà conduit à la publication de milliers d'articles et d'analyses. Il en faudra plus encore pour comprendre comment ce modeste employé d'un sous-traitant de la National Security Agency - l'agence d'espionnage radioélectrique et électronique américaine - a pu extraire des mémoires informatiques censées être les mieux protégées qui soient, de surcroît si facilement, tant de documents affectés du plus haut niveau de protection et de secret.

Cette affaire a provoqué un séisme d'une ampleur sans précédent parmi les services de renseignements, et d'abord américains. Mais dans la préface qu'il a offerte aux deux auteurs du dernier livre paru en France sur cette affaire, L'Affaire Edward Snowden : une rupture stratégique, le Français Bernard Barbier livre sa part de réflexion. L'ancien directeur technique de la DGSE durant sept ans et demi, jusqu'en décembre 2013, est l'un des meilleurs experts des interceptions radioélectriques et dans les réseaux informatiques qui soient au monde.

 

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 16:55
Deuxième rendez-vous du Club Défense : Conférence sur le Cyber-espace

 

09/05/14 par Club Défense de l'AEGE

 

Le club Défense a le plaisir de vous inviter à son deuxième rendez-vous évènementiel qui aura lieu le 21 Mai 2014 de 8h00 à 10h00 aux INVALIDES (accès par escalier B, 2° étage).

 

Bernard Barbier, ancien Directeur Technique de la DGSE est aujourd'hui conseiller spécial pour la Cyber Sécurité et la Cyber Défense de Sogeti, filiale du groupe CapGemini, a bien voulu répondre à notre invitation pour nous présenter sa vision du Cyber-espace.

 

Nous aurons l’occasion de débattre avec lui des enjeux liés à la sécurité à l'aulne d'un monde ultra-connecté.

 

A savoir que le rendez-vous commencera par un « petit déjeuner » et qu’une petite participation de 5€ vous sera demandée.

 

Nous vous attendons nombreux

 

Contact mail pour l’inscription : globale-defense@aege.fr (nom et entreprise)

Nombre de places limité à 50 inscrits.

Date limite d’inscription le 18 mai 2014.

Plan d’accès : http://globale-defense.aege.fr/?p=221#more-221

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 12:55
Bernard Barbier est nommé Conseiller spécial pour la CyberSécurité et la CyberDéfense de Sogeti

 

Paris, le 14 janvier 2014 – Sogeti.com

 

Luc-François Salvador, Président du Groupe Sogeti, filiale à 100% du Groupe Capgemini, nomme Bernard Barbier Conseiller spécial pour la Cyber Sécurité (1) et la Cyber Défense (2) de Sogeti. Bernard Barbier est chargé de renforcer le développement de Sogeti dans ces domaines, notamment à l'international.

 

Bernard Barbier était jusqu’à présent Directeur Technique de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure - DGSE - Ministère de la Défense.

 

La Commission de déontologie au sein du ministère de la réforme de l’Etat, de la décentralisation et de la fonction publique a statué favorablement pour ce recrutement suite à l’étude du dossier.

 

Le cyber, nouvel espace géostratégique, compte parmi les axes stratégiques de développement de Sogeti. Renforcer le positionnement international du Groupe lui permettra de répondre aux évolutions des enjeux clients face à la complexité des technologies et aux contraintes règlementaires.

 

Bernard Barbier, 60 ans, est diplômé de l’Ecole Centrale de Paris. Il a débuté sa carrière au Commissariat à l’Energie atomique-CEA à la Direction des Applications militaires (DAM) à Limeil-Valenton (1977-1989.) Il a été Ingénieur de Recherche, puis Chef de groupe Modélisation-Instabilité au sein du Département Fusion. Chef du Service de Cryptologie, puis Chef du Département Etude Technique à la DGSE - Ministère de La Défense (1989-1996), il a rejoint le CEA de Grenoble en tant que Chef du Département Systèmes au sein du Laboratoire d'Electronique et de Technologie de l'Information LETI (1996-2000). Il a ensuite été Directeur des Systèmes d’Information au Commissariat à l’Energie atomique-CEA (2000-2003) et Directeur du LETI au CEA- Grenoble (2003-2006.) En 2006, il devient Directeur Technique de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure - DGSE - Ministère de la Défense.

 

A propos de Sogeti

Sogeti est l’un des leaders des services technologiques et du test logiciel, spécialisé dans la gestion des applicatifs, des infrastructures et les services en ingénierie. Sogeti propose des solutions innovantes autour du Testing, du Business Intelligence & Analytics, de la Mobilité, du Cloud et de la Cybersécurité, s’appuyant sur sa méthodologie et son modèle global de prestations de services Rightshore®. Présente dans 15 pays avec plus de 100 implantations locales en Europe, aux Etats-Unis et en Inde, la société réunit plus de 20 000 professionnels. Sogeti est une filiale à 100% de Cap Gemini S.A., coté à la Bourse de Paris. Plus d’informations sur: www.fr.sogeti.com

Suivez-nous sur Twitter : @sogeti_fr.

 

1 - Cyber Sécurité : Etat recherché pour un système d’information lui permettant de résister à des événements issus du cyberespace susceptibles de compromettre la disponibilité, l’intégrité ou la confidentialité des données stockées, traitées ou transmises et des services connexes que ces systèmes offrent ou qu’ils rendent accessibles. La Cyber Sécurité fait appel à des techniques de sécurité des systèmes d’information et s’appuie sur la lutte contre la cybercriminalité et sur la mise en place d’une Cyber Défense.

2 - Cyber Défense : Ensemble des mesures techniques et non techniques permettant à un État de défendre dans le cyberespace les systèmes d’information jugés essentiels.

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 17:55
 source bbec-lautre-net

source bbec-lautre-net

 

 

29.11.2013 Nathalie Guibert – LeMonde.fr

 

Moins on le voit, mieux il se porte. Cet homme invisible occupe pourtant une place éminente dans la sécurité nationale. Bernard Barbier est l'alter ego français du général Keith Alexander, le patron de la puissante NSA américaine. Lui est ingénieur et dirige depuis 2006 la direction technique de la DGSE, les « grandes oreilles » du pays. A 60 ans, atteint par la limite d'âge, le patron des interceptions françaises s'apprête à quitter son poste.

 

De rares photos circulent, visage rond, cheveux blancs comme neige. On le décrit comme « une pointure » dans son domaine, l'espionnage des communications. Mais aussi comme un bon vivant, amateur de cuisine et passionné de rugby. « Un type rond, jovial, ouvert », assure l'un de ses collègues. Le Monde n'a pu le rencontrer. Dans les premiers cercles qui l'entourent, les sources consultées s'expriment sous condition d'anonymat.

 

Le directeur technique a aujourd'hui la main sur les moyens de surveillance des réseaux de télécommunication et de data mining (recueil de données) les plus puissants d'Europe après ceux des Britanniques. C'est sous sa conduite que les services du renseignement extérieur français, dotés par l'Etat de moyens considérables au milieu des années 2000, ont recruté des centaines d'ingénieurs. Comme il a pu le dire dans l'une de ses deux seules interventions rendues publiques en 2010, les services français se sont mis à « jouer en première division ».

 

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 16:55
DGSE: quand les espions cherchent des ingénieurs

 

12 juillet 2010 Par RÉMY MAUCOURT - Usinenouvelle.com


Jusqu’en 2014, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) va recruter entre 100 et 150 ingénieurs par an. Les services secrets français renforcent leurs capacités techniques, et cherchent donc à attirer de nouvelles candidatures.

Quel métier ?

"Il faut le reconnaître, on intercepte." Celui qui s’exprime aussi directement, c’est Thomas, un jeune ingénieur qui travaille précisément sur l’interception des télécommunications. Récolter des renseignements par des moyens technologiques, c’est la principale mission de la direction technique (DT) de la DGSE. 2000 personnes travaillent pour la DT, sur les 4500 de la maison. Un autre de ses collègues, Olivier, a des occupations plus… romanesques. Il conçoit des systèmes télécoms miniaturisés et sécurisés, pour équiper les agents sur le terrain. Le Q de James Bond, c’est lui.

Ces deux jeunes ingénieurs (trois ans et un an d’expérience) ne regrettent pas d’avoir tourné le dos au secteur privé. Dans leurs laboratoires, ils disposent d’un matériel de pointe, de moyens impressionnants. Olivier parle de "conditions idéales", mais également d’un état d’esprit qui permet de les utiliser au mieux : "Ici, on se donne les moyens de faire ce qu’on veut." Une culture du résultat confirmée par Thomas : "Tant que les résultats suivent, on ne regarde pas trop la méthode".

La plupart des membres de la direction technique effectuent les mêmes tâches que dans le privé. On pourrait presque croire qu'ils travaillent pour une société comme une autre, mais les enjeux restent fondamentalement différents. La pression est importante, venant de la hiérarchie mais surtout de la nature des missions. Les contraintes de confidentialité sont extrêmes: un agent ne parle pas de ses activités, ni à ses proches ni à sa famille. Au public, il ne donne que son prénom. Il ne consulte pas ses mails personnels au bureau: pour des raisons de sécurité, son réseau est fermé.

Thomas et Olivier se sont habitués à ces contraintes. Selon eux, il existe deux catégories d’ingénieurs à la DGSE: les techniciens purs, et ceux qui s’intéressent au monde du renseignement. Ils se placent clairement dans la deuxième catégorie. "On est régulièrement au contact des analystes, c’est très intéressant et gratifiant". Olivier lâche le mot "ego", "c’est valorisant de travailler pour la nation." Les deux apprécient de voir le résultat de leurs travaux rapidement, de suivre les projets. Certains épisodes particulièrement tendus leur ont fait prendre conscience de leur importance : "Des pirates somaliens ont pris des otages, il faut savoir où ils sont et ce qu’ils se disent…" La nature gratifiante de son emploi, Olivier la résume en une phrase : "C’est rare de pouvoir sauver des vies quand on est ingénieur".

 


Comment ?

Le processus de recrutement est assez long : cinq mois en moyenne entre la candidature et l’arrivée du nouvel agent. Après une série d’entretiens (futurs supérieurs hiérarchiques, DRH…), le postulant est soumis à une enquête de sécurité. Un officier de sécurité cherche à connaître les faiblesses du candidat, à détecter ce qui pourrait poser problème ultérieurement. Relations, amis, familles sont étudiés, pour évaluer les possibilités que le futur agent soit recruté par des services étrangers. Il reste encore au postulant à passer des tests psychotechniques, et au service à justifier son embauche auprès d’un contrôleur budgétaire. Deux à trois mois de délai sont nécessaires avant l’accord final, avant que le futur agent ne puisse démissionner de son ancien emploi.

Les ingénieurs sont généralement recrutés en CDD, pour des durées allant de un à trois ans. Ces contrats sont renouvelables une fois, après six ans se pose la question d’un éventuel CDI. Il est également possible d’intégrer la DGSE en tant que fonctionnaire, via un concours de catégorie A. Les conditions salariales sont avantageuses pour les jeunes (2650 euros nets par mois pour Thomas, 2600 pour Olivier par exemple), mais sont beaucoup moins alléchantes pour les profils expérimentés. "La difficulté, c’est de trouver de bons profils entre six et dix ans d’expérience" explique Patrice, le chef du service recrutement de la DGSE.

Le type de personnalité recherchée est assez clair : la DGSE cherche avant tout des caractères stables, équilibré. Et qui soient près à s’adapter à la culture de la maison. "Si vous étouffez dans un milieu secret, vous n’êtes pas fait pour la DGSE" prévient Patrice. Il affirme que le patriotisme n’entre pas en ligne de compte dans le recrutement, mais que la nature des missions ne convient pas à tous. "Certains candidats réalisent que la finalité ne leur convient pas. C’est assez rare."

Dans la DT, l'ambiance sociale semble être au beau fixe. Pour Patrice, "l’indicateur social, c’est le turnover. Dans la direction technique, il n’y en a pas." Cette situation va jusqu'à poser problème : "si on ne veut pas que l’organisation se sclérose, nous allons devoir organiser ce turnover." Des conditions avantageuses (23 jours de RTT), viennent compenser l'interdiction de se syndiquer ou de faire grève.

Quel besoin ?

Le Directeur Technique, Bernard Barbier, voit son service s’agrandir. Une nécessité pour suivre l’évolution des communications. Ceux qui cherchent à obtenir des renseignements sur internet font face à un problème: "absorber cette quantité d’information". Bernard Barbier rappelle un élément essentiel, de son point de vue : "Internet n’a pas été conçu pour être sécurisé". Les possibilités techniques sont établies : "La technologie nous permet de trouver une aiguille dans un champs de foin", mais les moyens mis en œuvre sont insuffisants.

La France a pris du retard dans ce domaine. "Dans le renseignement technique, il existe une première division des pays occidentaux, dont les Etats-Unis sont le chef de file. Ces pays ont investi suffisamment pour obtenir des renseignements utiles par ces méthodes. Notre objectif : entrer en première division."  Pour y parvenir, le Directeur Technique compte sur la structure même de la DGSE: une agence intégrée, plus petite et donc plus réactive que ses homologues américaines. Outre le renseignement, les nouvelles recrues vont venir renforcer les moyens défensifs et offensifs de la DGSE.

Aujourd'hui, la défense des intérêts de la nation n'est plus le principal argument pour attirer les candidats vers les services secrets. Bernard Barbier présente les choses différement: "c'est un bon début de carrière". Les vocations ne suffisent plus à assurer les besoins.

Si travailler dans le secret ne vous dérange pas, que vous adhérez aux actions et à la culture de la DGSE, les services secrets seront peut-être intéressés par votre CV. Vous trouverez au bas de cette page, une adresse (postale) où vous pourrez envoyer votre candidature.

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