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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 12:45
Conférence du général de division Bernard Barrera

 

10/03/2016 Armée de Terre

 

Les Balkans (Bosnie et Kosovo), l'Afrique (Tchad, République de côte d'Ivoire), le général de division Bernard Barrera a connu, au cours de sa carrière, de nombreux théâtres d'opération. Mais c'est SERVAL, au Mali, qui l'a le plus marqué.

 

Cette opération fut déclenchée, en janvier 2013, sur ordre du président de la République pour libérer le pays du joug des groupes armés terroristes. De son expérience en tant que commandant de la composante terrestre, il en a tiré un ouvrage, Opération Serval, Notes de Guerres. Le général Bernard Barrera livre avec sincérité et humilité un récit de guerre, un témoignage pour l'histoire au nom de la liberté.

 

Lors de la conférence organisée à l'espace de conférences du Salon du livre, le samedi 19 mars de 16h30 à 18h, Livre Paris, il sera question de liberté et d'engagement. Le général Barrera nous délivrera son analyse sur l'action des soldats de l'armée de Terre, engagés au nom de la Nation, pour répondre aux menaces ici et là-bas.

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 11:45
Mention spéciale Prix Erwan Bergot, le général Barrera à l’honneur

 

26/06/2015 SCH Beltran - Armée de Terre

 

Le général de division Barrera, chef de l’opération Serval en 2013, a reçu la mention spéciale du prix littéraire de l’armée de Terre Erwan Bergot pour son livre Opération Serval, notes de guerre.

 

Déployé en urgence au Mali avec 5 000 hommes, le général Bernard Barrera prend la tête des forces terrestres pour libérer le pays du joug des terroristes. Fasciné par la capacité de ses hommes à s’adapter aux conditions difficiles et à cet environnement hostile, il décide de leur rendre hommage au travers l’écriture d’un livre. Celui-ci prend la forme d’un carnet de notes détaillant avec précision la préparation de l’opération et son déroulement. Un témoignage poignant dans lequel les soldats de la force Sangaris se reconnaitront.

 

A l’occasion du 20 anniversaire de la création du prix littéraire de l’armée de Terre, le jury a décidé de lui décerner la mention spéciale. Il sera récompensé le 29 juin par le général d’armée Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de Terre, lors de la soirée de gala.

 

Confidences de l’auteur en images.

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 12:45
photo MinDefFr

photo MinDefFr


07/05/2015 Céline Limousin  - DICoD

 

Jeudi 7 mai 2015, Opération Serval, notes de guerre – Mali 2013 sort en librairie. Son auteur, le général Bernard Barrera, commandait les 4 000 hommes de la composante terrestre de la brigade Serval venue libérer le Mali de la menace terroriste. Durant les cent premiers jours de cette opération, il a tenu un journal de guerre, dans lequel il décrit les combats sans merci, les embuscades, les enfants-soldats… Rencontre.

 

Dans votre livre Opération Serval, notes de guerre*, vous racontez les 100 jours de libération du Mali sous la forme d’un carnet de notes. Pour quelles raisons ?

J’ai voulu écrire cette histoire sous la forme d’un carnet de bord qui collait à la réalité pour expliquer ce qu’il s’est passé sur le terrain. Tous les jours, pendant mes quatre mois d’opération, j’ai tenu à écrire brièvement les événements importants et des histoires d’hommes. Quand l’idée d’écrire ce livre a germé, je me suis dit que la meilleure solution était de l’écrire au présent, en simplifiant les explications pour rendre cette opération accessible à tous et faire découvrir au lecteur le quotidien des soldats, leurs doutes, leurs difficultés, leurs joies, pour expliquer aussi ce que ressent un chef militaire, comment il vit avec ses hommes, comment il raisonne (sans trahir de secret évidemment). Je l’ai écrit pour témoigner, rendre hommage à mes soldats et faire découvrir une extraordinaire aventure humaine et opérationnelle vécue ensemble, loin de notre pays.

 

Pouvez-vous nous parler de l’opération Serval ?

L’opération Serval a eu lieu en Afrique, au Mali. Elle a été déclenchée en janvier 2013, lorsque les terroristes sont partis du Nord Mali pour foncer vers Bamako. Ils ont été arrêtés, dans un premier temps, par l’armée de l’Air et les forces spéciales à partir du 11 janvier. Très rapidement, les forces terrestres, arrivées de France et des bases africaines, ont protégé Bamako et ont pris l’offensive pour libérer le pays, la boucle du Niger d’abord (Tombouctou, Gao), puis les confins du Nord (Tessalit, Aghelok, Kidal) et de l’Est (Ménaka) jusqu’aux frontières algériennes et nigériennes. Après les premières libérations, nous avons connu une période de recherche de l’ennemi début février, l’heure des harcèlements par roquettes et des premiers kamikazes, l’heure du « brouillard de la guerre » dans un pays grand comme deux fois la France. Nous les avons finalement trouvés dans leurs sanctuaires éloignés, surchauffés et bien préparés pour des combats défensifs, dans le massif minéral de l’Adrar des Ifoghas au Nord, dans les grands oueds d’épineux à l’Est de Gao et autour de Tombouctou. Il s’en est suivi deux mois de combats, de février à début avril, sur trois zones éloignées chacunes de plus de 500 km.

 

le général Bernard Barrera - photo MinDefFrle général Bernard Barrera - photo MinDefFr

le général Bernard Barrera - photo MinDefFr

 

Serval est-elle l’opération la plus importante depuis la guerre d’Algérie ?

Cette opération est intervenue alors que nos armées terminaient le repli d’Afghanistan. Serval a été une opération nationale, déclenchée en quelques jours à peine, une « entrée en premier » aussi appelée « ouverture de théâtre » mettant en œuvre toutes les capacités interarmées et interarmes pour libérer un pays, détruire l’ennemi et permettre le retour à un processus démocratique. L’action des forces terrestres que je commandais a été menée en liaison étroite et permanente avec les forces aériennes, les unités maliennes disponibles, la force d’intervention tchadienne et les contingents africains qui rejoignaient le Mali au fil des semaines. Dans les états-majors, Serval est considérée comme l’opération la plus importante depuis l’Algérie en termes d’effectifs et de capacités engagées.

 

Comment s’est déclenchée l’opération Serval ?

Début janvier, je commandais la 3e brigade à Clermont-Ferrand, une des 8 brigades interarmes de l’armée de Terre. Composée de 5 000 hommes, elle était d’alerte Guépard pour une durée de six mois. Guépard est un dispositif français unique qui consiste à projeter sur un très court préavis jusqu’à plusieurs milliers d’hommes pour contrer une menace majeure. À ce titre, ma brigade a été projetée pour devenir la composante terrestre de l’opération Serval, avec son poste de commandement (PC), ses bataillons et les nombreux compléments de l’armée de Terre. L’opération était commandée depuis Bamako par le général Grégoire de Saint-Quentin et la composante Air par le général Jean-Jacques Borel depuis son PC de Lyon Mont-Verdun.

 

De quels moyens disposiez-vous ?

Au plus fort de l’engagement en février, je disposais d’environ 4 000 hommes, de deux PC de brigade, de cinq bataillons, de plusieurs centaines de véhicules blindés, des camions, des pièces d’artillerie, d’une trentaine d’hélicoptères. Cet ensemble aéroterrestre était appuyé en permanence par des chasseurs bombardiers, des drones de l’armée de l’Air, des patrouilleurs de la Marine nationale. Je travaillais également en liaison avec les forces spéciales, et quotidiennement avec nos amis africains, principalement les forces maliennes qui ont libéré le pays avec nous, et les forces tchadiennes durement engagées dans le Nord du Mali. Articulée autour de la Brigade Monsabert (la 3ebrigade légère blindée), la brigade Serval était en fait un concentré d’armée de Terre, comprenant en plus de son PC et de ses Africains le PC allégé de la 11e brigade parachutiste, de son 2e régiment étranger de parachutistes (REP) renforcé de rapaces du 1e régiment de chasseurs parachutistes (RCP) et d’autres  paras, mais aussi d’unités colos et légionnaires des 6e et 9e brigades, des pilotes d’hélicoptères et des combattants des brigades spécialisées, du renseignement, de la logistique, des transmissions, sans parler des soutiens extérieurs et indispensables : services de santé, des essences, d’infrastructure, du commissariat pour ne citer qu’eux. À l’exception des chars Leclerc, pratiquement toutes les capacités de nos forces terrestres étaient représentées et utilisées, tous unis sans guerre de clochers. Dans l’adversité, celle de l’ennemi, de la chaleur, des conditions de vie difficiles, nous étions terriblement soudés, décidés et fiers de mener cette campagne exceptionnelle.

 

Un fait vous a-t-il particulièrement marqué ?

La libération de Tombouctou est un des faits marquants de cette campagne, car elle s’est traduite par une explosion de joie. Enfant, j’avais lu les aventures de René Caillé jusqu’à Tombouctou. Je m’étais promis d’y aller un jour, mais jamais je n’aurais imaginé libérer cette ville à la tête d’une brigade après un raid de 1 000 km. Jamais, je n’aurais pensé y entrer de nuit entouré de commandos parachutistes pour découvrir la maison de l’explorateur, applaudis par des femmes et des enfants terriblement reconnaissants. Ces petites histoires, que j’ai vécues pendant 4 mois avec mes hommes, méritaient d’être racontées, d’être connues du grand public. Des histoires heureuses, des histoires malheureuses aussi comme la perte de nos camarades, la découverte des enfants-soldats, des combats très durs pour libérer le pays, mais aussi des histoires plus anciennes qui permettent de bien comprendre notre Armée et ses hommes à travers les opérations qu’elles mènent depuis un siècle.

 

Que retiendrez-vous de cette opération ?

Nous avons une armée qui sait se battre, des hommes courageux et généreux, des chefs qui commandent, des unités unies derrière leurs colonels, leurs capitaines, aguerries par les dernières opérations, notamment en Afghanistan. Nos matériels sont vieillissants, mais certains récents nous ont permis de faire la différence (VBCI, Caesar, Tigre, réseaux numérisés), malgré une logistique tendue à l’extrême. Cette campagne n’avait rien à voir avec la Guerre Froide de mes premières années d’officier en Allemagne. Notre armée s’est sans cesse adaptée pour battre « ceux d’en face », des blindés du pacte de Varsovie aux Djihadistes du Sahel, et pourtant nos valeurs sont les mêmes. Pour ma part, cette opération a été l’occasion de restituer 30 ans d’études, de commandement, d’expériences et de convictions sur le combat interarmées et interarmes. Elle a renforcé ma certitude dans la primauté de l’approche capacitaire dénuée de tout dogmatisme et de tout corporatisme, l’importance du feu, de la manœuvre, de la surprise et de l’imagination. Elle m’a confirmé la puissance des forces morales, le rôle des chefs, la cohésion, lorsque loin de tout, il faut poursuivre les attaques et les assauts malgré les pertes humaines.

Je retiendrai la joie des Maliens libérés, le courage des Tchadiens, la fraternité d’armes avec nos camarades africains, la capacité d’adaptation et le professionnalisme de nos unités et de nos PC tactiques, les appuis (Artillerie, Génie) qui écrasent l’ennemi et qui sauvent la vie des fantassins, la précision de nos « anges gardiens » les pilotes de l’armée de l’Air et de l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT), le dévouement de nos tringlots, maintenanciers, transmetteurs, l’esprit de corps, l’esprit de famille de nos régiments, la dignité des familles face à la mort. Comme mes capitaines, je retiendrai tout cela et surtout cette lueur de Victoire qui brillait au fond des yeux de leurs hommes fatigués, déshydratés mais vainqueurs, la Victoire, symbole des Africains depuis la libération de 1944, symbole de la brigade Serval et de nos forces armées.

 

*Opération Serval, notes de guerre – Mali 2013, Editions du Seuil, préface du général Henri Bentégeat, ancien chef d’État-Major des armées, 448 pages

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 09:45
Opération Serval : le livre

 

16/09/2014  CNE Laetitia Périer

 

Lancée en janvier 2013 pour lutter contre la progression de groupes armés terroristes au Mali,  l’opération Serval a vu se déployer près de 5000 hommes, plusieurs centaines de véhicules blindés, des dizaines d’avions de combat et de transport, d’hélicoptères d’attaque et de manœuvre, faisant de cette opération militaire l’une des plus importantes et des plus efficaces pour l’armée française depuis la guerre d’Algérie. Assistant militaire du commandant de la brigade Serval, le général Bernard Barrera, le chef de bataillon Rémi Scarpa a vécu de l’intérieur la libération de Gao et Tombouctou mais aussi les combats intenses dans la boucle du Niger et dans l’Adrar des Ifoghas. Dans « Offensive éclair au Mali », il raconte ces semaines décisives au travers des témoignages des militaires engagés sur le terrain. Rencontre.

 

 

1) Qu'avez-vous voulu montrer au travers de votre livre ?

Je voulais témoigner de l'action de nos soldats et de leur intensité. Plus encore,  il me semble fondamental de souligner leur victoire ! Celle du courage bien sûr,  celle de l'excellence opérationnelle et des qualités physiques des troupes engagées.  Celle d'un système rôdé, celle d'une armée de Terre aguerrie par des engagements toujours exigeants. Celle du combat interarmes et interarmées, d'une approche capacitaire de la guerre dont j'ai pu prendre toute la mesure au combat. La dimension particulière et le cadre de cette opération, l'engagement impressionnant et le courage de nos soldats, les conditions extrêmes de cette campagne,  m'ont fait prendre conscience de la nécessité d'inscrire dans notre histoire militaire cette épopée de soldats, mais avec une approche humaine autant qu'une démarche d'historien que je ne suis pas. Mon objectif a d'emblée été de donner la parole à ceux qui ont combattu,  aux chefs comme aux plus humbles. Pour schématiser, je voulais rédiger - en soldat - un ouvrage qui témoigne de la valeur de ces hommes et de ces femmes,  "ceux de Serval", ceux des forces terrestres.

 

2) En tant qu'assistant militaire du général Barrera, commandant de la brigade Serval, vous avez pu suivre la préparation et le commandement des opérations de près. Comment avez-vous travaillé à ses côtés ?
 
Le général m'a donné une consigne dès notre première entrevue : « Mon assistant militaire doit être trois choses : mon confident, mon contradicteur s'il faut, mon rédacteur ». Il a terminé par une phrase qui m'allait bien : il voulait un capitaine qui serve « avec le sourire, toujours ! ». De la préparation de la mission dans les couloirs du CPCO (centre de planification et de conduite des opérations) aux montagnes de l'Adrar des Ifoghas, nous avons travaillé en permanence ensemble. Je n'ai jamais été mis à l'écart malgré mon grade et mon âge, et nous avons servi "en équipe", avec le colonel-adjoint. Cette équipe, le général l'a baptisée "le trinôme de la Victoire" et la confiance mutuelle, mais aussi de nombreuses références communes au premier rang desquelles le goût pour l'histoire militaire de notre armée et un sens de l'humain très développé, nous ont permis de vivre la mission comme il l'avait souhaité : avec le sourire, même aux pires moments, et Dieu sait qu'il y en a eu. En définitive, nous avons travaillé en soldats, dans les formes nécessaires et saines de notre hiérarchie militaire, et en transparence, avec cette communauté de destin qui dépasse les grades et les âges. Cela restera un souvenir inoubliable.

 

3) D'après vous, quelles sont les leçons à tirer de cette opération ?

Serval a validé la nécessité de conserver la manœuvre offensive sur de grandes élongations dans les savoir-faire fondamentaux de nos forces terrestres. La préparation opérationnelle décentralisée et la pertinence de nos centres d'entraînement spécialisés a été "consacrée" par l'action des forces terrestres au Mali. Je retiendrai l'exemple des "Rapaces" de la 4e compagnie du Régiment d'Auvergne qui furent engagés à très courte distance dans des combats de rue intenses dans Gao le 21 février 2013, et qui ont reproduit les actions menées, répétées et maîtrisées, au centre d'entraînement en zone urbaine, quelques semaines plus tôt. Ces fantassins ont exprimé dans leurs propos, après ces combats, toute leur confiance dans ces outils d'entraînement, mais aussi dans l'excellence des matériels modernes qu'ils ont utilisés. Un autre aspect me semble essentiel, c'est l'importance des appuis pour sauver des vies au combat. Les hommes et les femmes de la brigade en ont témoigné lors du séjour au sas de décompression de Paphos (Chypre). Leur confiance dans leurs chefs étaient totale, mais aussi celle dans leur "assurance vie", faite d'une équation subtile entre matériels de qualité, appuis permanents et excellence de la prépa ops.

 

« Offensive éclair au Mali » (éditions Pierre de Taillac, 224 pages, 24,90 euros). Disponible en librairie début novembre. En bonus : DVD de 52 minutes de l'ECPAD, retraçant les étapes de cette opération pour libérer le Mali et y neutraliser les groupes armés terroristes.

Réservez rapidement votre ouvrage jusqu’au 30 septembre en contactant  : brigadeserval@gmail.com ou 09 83 60 61 10

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 13:45
Le Woodstock du terrorisme (première partie).

 

 

5 décembre, 2013 Frédéric Lert - FOB

 

L’assemblée nationale accueillait hier le colloque de doctrine de l’armée de Terre sur l’opération Serval et les enseignements pouvant en être tirés. En voici quelques morceaux choisis, la palme de la bonne formule revenant au général Barrera, qui commandait la brigade Serval en début d’année :

 

« On a découvert un Woodstock terroriste » a-t-il expliqué à propos des caches découvertes pendant l’opérations dans l’Adrar des Ifoghas. « Il y avait de tout… des garages, des ateliers, des centres de formation… Il était temps que l’on y aille et que l’on démonte tout ça… »

 

L’amiral Guillaud, chef d’état-major des armées, a rappelé en ouverture du colloque que si l’opération Serval est une référence, elle n’est aujourd’hui qu’une référence parmi d’autres. Rappelant l’excellente connaissance que possédait la France du théâtre d’opération, l’amiral Guillaud a détaillé les quatre facteurs opérationnels ayant permis selon lui le succès de l’opération : la faculté d’adaptation du soldat français, sa capacité à conjuguer rusticité et technologie, la pratique de l’interarmées jusqu’au niveau le plus bas de la hiérarchie. Et enfin, last but not least, la maîtrise de la force qui a débouché sur l’absence de dommages collatéraux. Plusieurs intervenants ont également rappelé l’impact qu’a pu avoir l’emploi de matériels modernes tels que le Tigre, le VBCI ou le Caesar. « Des matériels qui ont fait la différence et ont épargné la vie de nos soldats ». Des matériels également engagé dans une manœuvre qui a surpris et bousculé l’ennemi par sa rapidité. Sortant de dix ans d’engagement quasi statique en Afghanistan, l’armée de Terre a donc réussi une remise en question dans la planification et la conduite des opérations qui a été saluée par tous. Les faiblesses n’ont pas été oubliées au cours du colloque, avec en particulier les fragilités capacitaires en matière renseignement et de logistique. FOB reviendra sur ce dernier thème, mais on peut d’ores et déjà rappeler qu’un peu plus de la moitié du fret transporté et des besoins en ravitaillement en vol ont été assurés par les moyens aériens des alliés de la France.

 

« Cette opération n’a pas été gagnée par des génies militaires » a également lancé le général Barrera avec un humour bien senti. « Mes parents m’ont appelé Bernard, pas Bonaparte. On a simplement respecté les doctrines d’emploi, les principes tactiques, les règles simples. Centralisation dans la conception, décentralisation dans l’exécution. (…) Culture de la prise de risque judicieuse. On a combattu dans un climat de confiance permanente. Le commandement de la force terrestre nous a fait confiance, les chefs de corps étaient de grande valeur et nous avons aussi eu de la chance… »

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