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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 11:20
Un CT-155 Hawk en vol. (Archives/ARC)

Un CT-155 Hawk en vol. (Archives/ARC)

 

01.10.2015 par Nicolas Laffont - 45eNord.ca
 

CAE a annoncé aujourd’hui la conclusion de l’acquisition de la division «Formation à l’aviation militaire» de Bombardier pour une valeur 19,8 millions $. Toutes les conditions et approbations réglementaires requises ont été obtenues et la transaction a été conclue.

 

Cette acquisition renforce considérablement les compétences principales de CAE à titre d’intégrateur de systèmes de formation (TSI) partout dans le monde, et élargit son offre dans le domaine du soutien de l’entraînement en vol des futurs pilotes militaires, y compris les pilotes de chasseurs de prochaine génération, de l’Aviation royale canadienne et de ses alliés.

CAE devient ainsi le maître d’œuvre du programme d’entraînement en vol de l’OTAN au Canada (NFTC) qui fournit des pilotes militaires qualifiés aux clients dans le domaine de la défense. Les 200 employés situés à Moose Jaw (Saskatchewan) et à Cold Lake (Alberta) deviennent, à partir d’aujourd’hui, des employés de CAE.

«Nous sommes heureux de souhaiter la bienvenue au sein de CAE à l’équipe qui appuie le programme d’entraînement en vol de l’OTAN au Canada», a déclaré Gene Colabatistto, président de groupe, Défense et sécurité à CAE. «La conclusion de l’acquisition de ce programme découle du récent contrat concurrentiel remporté aux États-Unis relativement au programme d’entraînement des pilotes d’appareils à voilure fixe de l’U.S. Army, un autre système d’entraînement complet qui inclut l’entraînement sur appareils. Ensemble, ces programmes accélèrent la progression de la capacité d’intégration des systèmes de formation de CAE ainsi que sa stratégie globale.»

Le programme NFTC a été lancé en 2000 et l’espace aérien d’entraînement couvre une superficie de plus de 700 000 kilomètres à la base des Forces canadiennes (CFB) Moose Jaw et à la CFB Cold Lake.

En plus d’offrir une formation en classe, sur ordinateur et par l’intermédiaire de simulateurs, le programme NFTC fournit une formation en vol grâce à une flotte composée d’avions Beechcraft T-6 (CT-156 Harvard) et d’avions de chasse d’entraînement BAE Systems Hawk (CT-155 Hawk).

Le programme NFTC assure également la maintenance et l’exploitation complètes des avions en vertu du programme de navigabilité du ministère de la Défense nationale du Canada.

En plus de l’Aviation royale canadienne, d’autres partenaires et alliés de l’OTAN ont demandé à des élèves-pilotes et à des instructeurs du Danemark, du Royaume-Uni, de Singapour, de l’Italie, de la Hongrie, de l’Autriche, de l’Arabie Saoudite et des Émirats arabes unis de suivre le programme NFTC.

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 16:40
La Russie renforce sa flotte de Tu-160

 

30 mai 2015 par Info-Aviation

 

Le ministère russe de la Défense compte acheter près de 50 nouveaux bombardiers lanceurs de missiles Tu-160, surnommés « Cygne blanc », ce qui permettra de tripler la flotte russe de bombardiers stratégiques.

 

Le Tu-160 est un bombardier nucléaire qui peut replier ses ailes rappelant celles d’un cygne et fondre sur ses cibles à grande vitesse.

 

C’est aussi un avion supersonique doté d’ailes à géométrie variable et l’avion de combat le plus lourd au monde.

 

A l’heure actuelle, l’armée russe compte une quinzaine d’appareils de ce genre. La plupart d’entre eux subissent une modernisation annoncée en 2012. La Russie développe également un bombardier stratégique de cinquième génération, le PAK DA, qui doit effectuer son premier vol en 2019 et équiper les forces aériennes en 2023-2025.

 

Récemment, le commandant en chef de l’Armée de l’air russe Viktor Bondarev a déclaré que décision avait été prise de relancer la production des bombardiers Tu-160, une initiative qui fait suite à la demande du ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou d’étudier les possibilités des entreprises russes dans ce domaine.

 

L’avion Tu-160 était produit de 1984 à 1992. Pendant les années de production 34 appareils, dont 19 appartiennent aujourd’hui à l’Ukraine, ont été mis en service.

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 17:20
CAE fera l'acquisition de la division Formation à l'aviation militaire de Bombardier

 

MONTRÉAL, CANADA-- 26 jan. 2015 - CAE

 

CAE fera l'acquisition de la division Formation à l'aviation militaire de Bombardier afin d'élargir son offre dans le domaine de l'intégration des systèmes de formation.Le programme d'entraînement en vol de l'OTAN au Canada (NFTC) fait partie de cette division

 

CAE et Bombardier ont annoncé aujourd'hui la signature d'un accord portant sur l'acquisition par CAE de la division Formation à l'aviation militaire de Bombardier pour une valeur d'environ 19,8 millions $CA. Cette transaction, qui est assujettie aux conditions de clôture habituelles et à l'approbation des autorités de réglementation, devrait se conclure au cours de l'année 2015.

Cette acquisition augmente considérablement les compétences principales de CAE à titre d'intégrateur de systèmes de formation (TSI) partout dans le monde, et élargit son offre dans le domaine du soutien de l'entraînement en vol des futurs pilotes militaires, y compris les pilotes de chasseurs de prochaine génération, de l'Aviation royale canadienne et de ses alliés. Une fois cette transaction conclue, CAE sera le maître d'œuvre responsable du programme d'entraînement en vol de l'OTAN au Canada (NFTC) qui fournit des pilotes militaires qualifiés aux clients dans le domaine de la défense.

« À titre d'intégrateur de systèmes de formation pour les forces aériennes du monde entier, CAE ajoute par le biais de cette acquisition une autre importante capacité et une occasion de croissance », a déclaré Marc Parent, président et chef de la direction de CAE. « Nous sommes heureux d'accueillir l'équipe Formation à l'aviation militaire de Bombardier au sein de CAE. Nous sommes également fiers d'exploiter maintenant l'un des plus prestigieux programmes au monde dans le domaine de l'entraînement des pilotes militaires et de fournir la formation complète requise, y compris le soutien au niveau de l'entraînement sur appareil, afin de former la prochaine génération de pilotes d'avion de chasse. Nous prévoyons élargir le programme NFTC, et tirer parti de nos nouvelles capacités dans les futurs programmes intégrés d'entraînement partout dans le monde. »

Le programme NFTC, qui est offert à Moose Jaw, en Saskatchewan et à Cold Lake, en Alberta, est conçu et exploité dans le cadre d'un partenariat avec le gouvernement du Canada. Le programme combine l'entraînement de base, l'instruction avancée et la formation sur avion de chasse d'entraînement dans le cadre du programme complet d'entraînement des pilotes. CAE exploitera les installations de la base NFTC, fournira l'instruction prévol en classe et la formation sur simulateur, et appuiera l'entraînement en vol dans ce système d'entraînement clé en main de renommée mondiale.

« Nous sommes honorés de répondre aux exigences en matière d'entraînement des pilotes de l'Aviation royale canadienne avec la gamme complète de services de CAE et de continuer à être son partenaire de choix en matière d'intégration des systèmes de formation », a déclaré Mike Greenley, vice-président et directeur général de CAE Canada - Défense et sécurité. « Alors que le Canada effectue une transition vers son programme d'avions de chasse de prochaine génération, nous avons saisi l'occasion d'élargir la présence et les capacités de CAE afin de mieux appuyer l'Aviation royale canadienne avec des solutions complètes dans les domaines de l'entraînement et du soutien en service. »

La division Formation à l'aviation militaire de Bombardier compte environ 200 employés qui travaillent sur le programme d'entraînement en vol de l'OTAN au Canada (NFTC). Le programme NFTC a été lancé en 2000 et l'espace aérien d'entraînement couvre une superficie de plus de 700 000 kilomètres à la base des Forces canadiennes (CFB) Moose Jaw et à la CFB Cold Lake. En plus de la formation en classe, sur ordinateur et sur simulateur, le programme NFTC fournit de l'entraînement en vol sur une flotte d'avions d'entraînement Beechcraft T-6 (CT-156 Harvard) et d'avions de chasse d'entraînement BAE Systems Hawk (CT-155 Hawk). Le programme NFTC assure également la maintenance et l'exploitation complètes des avions en vertu du programme de navigabilité du ministère de la Défense nationale du Canada. En plus de l'Aviation royale canadienne, d'autres partenaires de l'OTAN et alliés ont formé leurs élèves-pilotes et instructeurs à l'aide du programme NFTC, y compris le Danemark, le Royaume-Uni, Singapour, l'Italie, la Hongrie, l'Autriche, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

 

CAE est un chef de file mondial dans la fourniture de solutions de formation complètes, basées sur des technologies de simulation et des services intégrés de formation de classe mondiale. L'entreprise compte 8 000 employés dans plus de 160 sites et centres de formation répartis dans 35 pays. Notre vision est d'être le Partenaire de choix de nos clients et nous bâtissons des relations à long terme avec eux. Nous offrons à nos clients de l'aviation civile, de la défense et de la sécurité une gamme complète de solutions innovatrices composée de produits, de services et de centres de formation qui répondent aux besoins essentiels de leurs missions en matière de sécurité, d'efficacité et de préparation. Nous offrons des solutions similaires à nos clients des secteurs de la santé et des mines. CAE dispose du plus important parc de simulateurs de vol civils et militaires, soutenu par une large gamme de services après-vente, et répond aux besoins de ses clients depuis près de 70 ans. Nous disposons du plus grand réseau de services de formation au monde et offrons des services de formation civile, militaire et sur hélicoptère dans plus de 67 emplacements partout dans le monde et formons plus de 120 000 membres d'équipage civils et militaires chaque année. www.cae.com

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 07:20
Boeing to target current P-3 operators for MSA sales

 

 

Apr.8, 2014 by Jon Hemmerdinger - FG

 

Washington DC - Boeing’s maritime surveillance aircraft (MSA), which is based on a Bombardier Challenger 605 platform, will be an ideal aircraft for countries that already operate Lockheed P-3 Orions, the company says.

 

Speaking at the Navy League’s Sea-Air-Space Exposition near Washington DC, company officials add that potential customers will also be countries in the Asia-Pacific and Persian Gulf.

 

“Likely customers are going to be [countries] with a challenging maritime environment,” says Jeff Brown, Boeing’s director of business development for electronic and information solutions. He adds that the MSA will be an ideal platform for performing surveillance of economic maritime zones within roughly 170nm (320km) of coasts.

 

“A plane like the Challenger can get to station quickly and spend a longer amount of time there” than turboprop-driven alternatives like the P-3, says Brown.

 

He declines to name potential customers, but Flightglobal’s MiliCAS database shows that Persian Gulf and Asia-Pacific operators of the P-3 include Australia, Japan, New Zealand, South Korea, Taiwan and Thailand. P-3 operators in other regions include Argentina, Brazil, Canada, Chile, Germany, Norway, Pakistan, Portugal and Spain.

 

A prototype MSA achieved first flight on 28 February, following modifications to a Challenger 604 test asset performed by Toronto-based Field Aviation. The test aircraft was subsequently flown to a Boeing facility in Yuma, Arizona, where flight testing will continue, Field says.

 

Flight testing is scheduled to conclude by the end of 2014, with production to start in 2015, Field says.

 

Boeing says it has targeted 20 to 30 potential customers, and estimates the market value to be $10 billion over 10 years. The aircraft will be marketed to coast guards, militaries and other government operators, according to Field.

 

The base version of the MSA will be manned by two pilots and three system operators. It will be offered with a Selex ES Seaspray 7300 maritime surveillance radar and a FLIR Systems Star Safire 380 electro-optical/infrared sensor. Options will include two additional crew stations and equipment such as satellite communications and a side-looking airborne radar, says Field. Future aircraft could also be outfitted with weapons mounted on wing hardpoints, it adds.

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 07:35
A-50EI Mainstay 2009 photo Michael Sender

A-50EI Mainstay 2009 photo Michael Sender

 

April 6, 2014. David Pugliese - Defence Watch

 

In a bid to boost its aerial surveillance, India will buy six aircraft that can be used for supporting its indigenous Airborne Warning and Control System, according to Aviation Week.

 

More from Aviation Week:

 

“A tender has been floated to global vendors for the supply of suitable aircraft with necessary structural modifications, power and endurance adaptations and equipment installation or installation provisions for the Awacs,” says an official at the defense ministry.

 

Though the type of aircraft hasn’t been specified, India is looking at acquiring a platform that can support an Awacs antenna dome, which is about 10 meters in diameter. The aircraft also should have provisions for the installation of all external and internal elements of the mission systems, the official adds.

 

Only original aircraft manufacturers are qualified to submit the bids. Also, “the vendors should be willing to support the product for a period not less than 30 years from the date of acceptance of the aircraft,” he says.

 

According to the defense ministry official, the Defense Research and Development Organization (DRDO), which is developing the radars and sensors, is looking at either the Boeing-767 or Airbus A330 as the new platform. However, vendors such as Ilyushin, Antonov, Sukhoi, Bombardier and Saab could also be in the running.

 

Full story here:

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 12:20
Le Challenger 605 transformé en P-8A par Boeing

Challenger 605 de Bombardier Aéronautique transformé en P-8A par Boeing photo Boeing

 

20 novembre Aerobuzz.fr

 

Au salon de Dubaï, Boeing a annoncé qu’il avait retenu l’avion d’affaires Challenger 605 de Bombardier comme plate-forme du programme d’avions de surveillance maritime (MSA, Maritime Surveillance Aircraft). Ce programme propose au marché mondial un système de surveillance maritime performant et à faible risque basé sur la technologie éprouvée de systèmes de missions P-8A de Boeing. Les essais vont être réalisés sur un Challenger 604 qui sera présenté aux clients potentiels en 2014. Le biréacteur d’affaires sera doté des mêmes équipements de lutte anti-sous-marine et de surveillance que le Boeing 737NG également proposé en version P-8A.

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 13:30
Dubai Airshow : Bombardier se tourne vers la surveillance maritime

 

18.11.2013 Helen Chachaty - journal-aviation.com

 

Boeing a annoncé lors du salon aéronautique de Dubai avoir sélectionné le jet d’affaires Challenger 605 de Bombardier comme plateforme pour effectuer des missions de surveillance maritime, dans le cadre de son programme MSA (Maritime Surveillance Aircraft).

 

La plateforme est basée sur les systèmes de mission et les technologies utilisés à bord du P-8A Poseidon (737 modifié). La structure et les systèmes seront modifiés par Field Aviation, qui travaille actuellement sur un Challenger 604 qui devrait servir de démonstrateur dès 2014.

 

Le programme MSA de Boeing devrait permettre aux avions d’effectuer des missions de lutte anti-piraterie, de surveillance côtière et frontalière ainsi que des missions de recherche et de sauvetage.

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 17:20
Bombardier Global Express Aircraft Configured as a BACN Aircraft, August 2007

Bombardier Global Express Aircraft Configured as a BACN Aircraft, August 2007

Sept. 17, 2013 by Dave Majumdar - FG

 

Northrop Grumman and Bombardier are set to deliver the last of four Battlefield Airborne Communications Node (BACN) aircraft to the US Air Force.

 

“There is going to be an official delivery ceremony in the coming weeks,” says Ben Boehm, Bombardier’s vice-president for sales and marketing. “It’s kinda up to the air force when they want to have the ceremony. The airplane is actually ready to go.”

 

The BACN, which will be used to facilitate communications between disparate US airborne assets, has been in development by Northrop since 2005. The idea was to use the communications node to translate data transmitted from stealthy fifth-generation fighters such as the Lockheed Martin F-22 Raptor and F-35 Joint Strike Fighter into a format usable by fourth-generation aircraft such as the Boeing F-15 Eagle and vice versa.

 

Originally, BACN was tested on board a NASA-operated Martin WB-57 Canberra bomber. However, a later prototype was installed on a Bombardier BD-700 business jet in 2011, which was ultimately designated as the E-11A.

 

After the success of the original E-11A prototype, which is being retained by the USAF, the service ordered three additional production aircraft based on the Bombardier Global Express 6000. It is the last of those three aircraft that is set to be delivered, Boehm says.

 

Boehm says that the USAF might order five more BACN II aircraft that would be somewhat modified from the current jets. Sensors, he says, are constantly evolving.

 

Bombardier says that further opportunities in the US market might arise from a programme to replace the USAF’s aging fleet of Northrop E-8 Joint Surveillance Target Attack Radar System aircraft. Service leaders, however, have said previously that while a business jet-derived JSTARS replacement is desirable, the USAF does not have the money to purchase such an aircraft.

 

Bombardier also hopes to leverage its new CSeries airframe for the military market, Boehm says. Two potential customers have already expressed interest in an airborne early warning platform based on the new aircraft.

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 05:55
Altantique 2 : futur bombardier ?

30.03.2013 Le Fauteuil de Colbert

 

L'Atlantic en service depuis 10 décembre 1965

 

L'Atlantique 2 est le successeur du BR. 1150 Atlantic. Ce dernier était le vainqueur d'un concours OTAN. Cet appareil initialement conçu pour la patrouille maritime à dominante ASM a connu la guerre aéroterrestre de l'opération Tacaud au Tchad (1978) jusqu'à l'opération Serval (2013). 

 

La Marine nationale reçoit 28 exemplaires de 1989 à 1997. Ceux-ci remplacent alors les appareils survivants de la commande française d'Atlantic (20 puis 40 machines commandées).

L'Atlantique 2 affiche une autonomie maximale de 18 heures, soit 4300 nautiques franchissables. Long de 31.7 mètres pour une envergure de 37.5 mètres, ils affichent une masse maximale de 46 tonnes (25 à vide).

 

Un camion à munitions

 

La soute de l'ATL2 peut embarquer soit :

Il est un outil indispensable en matière de lutte ASM, notamment en matière de protection des sous-marins stratégiques au large de Brest, cet avion embarque également des bouées acoustiques. C'est pourquoi la modernisation continue, et notamment la prochaine qui doit être réalisée, qui recevra notamment un nouveau radar AESA dérivé de celui du Rafale, intéresse particulièrement la crédibilité de la FOST.

 

A l'heure actuelle, les ATL2 français sont répartis entre les flottilles 21F et 23 F de Lann-Bihoué. Mais de ces machines il y en a également qui sont régulièrement déployés en Afrique :

http://sphotos-b.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-prn1/551501_496474883731575_994546380_n.jpg© Inconnu.

 

Depuis 2008 un bombardier

 

En juillet 2008, l'hebdomadaire Air & Cosmos révéle que l'Atlantique 2 a été qualifié pour pouvoir embarquer des GBU-12 de 250 kg. Cependant, la frégate volante n'est pas autonome car elle ne possède aucune capacité de ciblage propre pour désigner les cibles. C'est donc par l'entremise d'un autre appareil, emportant une nacelle de désignation laser, ou par l'intermédiaire d'un contrôleur aérien avancé au sol qu'il peut délivrer ses munitions.

 

Plateforme C4ISR armée

 

Les Atlantique 2 sont capables de tenir l'air jusqu'à 14 heures. Si ces appareils devaient agir à la manière d'un système de drones MALE, ils seraient capable d'offrir une permanence sur zone avec 4 vecteurs. Ses moyens de détection (radar Iguane, boule optronique IR/IL, moyens d’écoute, transmission de données, postes d’observation nichés dans la cellule) sont aussi utiles à la patrouille maritime qu'aux missions ISR en milieu terrestre.

 

Capacité unique des Armées françaises, ce bombardier sert de PC volant (d'où le choix du Fauteuil de lui affubler la notion de plateforme C4ISR). Raison pour laquelle l'appareil avait reçu la délégation d'ouverture du feu pendant l'opération Harmattan. En effet, les équipages de ces "frégates volantes" sont constitués d'une vingtaine de membres. Ils sont des spécialistes de la détection mais surtout des habitués de ces opérations. C'est pourquoi ces machines sont dotées d'une "capacité de réflexion, d’analyse et de compréhension de l’environnement, qu’il peuvent partager avec l’état-major et les autres moyens engagés. Une valeur ajoutée que ne peut par exemple pas offrir un drone aérien" (Mer et Marine, 23 janvier 2013). 

 

L'ATL2 a été un élément fondamental de la manoeuvre aéroterrestre de l'opérartion Serval. Mieux encore, il a été un accélérateur des manoeuvres tactiques des unités terrestres grâce à ses qualités qui lui permettent de collecter du renseignement, l'analyser et le transformer en informations utiles pour cibler des objectifs pour d'autres plateformes (comme des Mirage 2000D et des Rafale), mais aussi pour diriger les unités au sol. Sans lui, le déploiement de l'Armée française n'aurait peut être pas été aussi efficace.

C'est une capacité véritablement unique que ne peut offrir ni des "bombardiers purs" (comme les B-1B Lancer équipés d'une nacelle Sniper) ou une armada de systèmes de drones MALE armés.

Atteindrait-on un Graal de la fusion des données au service du commandement de la manoeuvre ?

 

Un bombardier à autonomiser

 

Reste à conférer une capacité de désignation laser à ce PATMAR. La solution pourrait venir d'une expérimentation financée par une urgence opération (ne serait-ce pas de cette manière là que l'Atlantic a connu Tacaud en 1978) pour emporter l'équipement nécessaire (c'est comme cela que quelques ATL2 ont reçu leur nouvelle boule optronique).

 

Il est presque étonnant que l'utilisation d'une nacelle de désignation laser, comme la nacelle Damoclès qui équipe Rafale et Mirage, n'ait pas été essayée à bord des Atlantique 2 (alors qu'il possède des pylones sous les ailes).

 

Des munitions d'appui-feu

 

En dehors des hélicoptères qui peuvent ou emportent des munitions anti-chars ou anti-personnels. A contrario, les voilures fixes sont presque exclusivement pourvues en munitions "lourdes". Ces dernières ont été développées en vue de détruire des formations de blindées et de gros point durcis. La capacité en bombes des ATL2 est assez limitée : il s'agit au maximum de huit GBU-12 de 250 kg.

 

Depuis le début de la guerre en Afghanistan (2001), il s'est avéré que ces munitions étaient peu proportionnées par rapport aux objectifs à détruire. Depuis l'Asie centrale jusqu'en Afrique, c'est effectivement trop pour traiter des formations légères faiblement protégées. Qui plus est, cela limite la liberté d'action pour délivrer le feu quand il s'agit, aussi, d'éviter les dommages collatéraux.

Bien des initiatives ont été développées depuis ces dernières années, et même parfois depuis bien longtemps avant. Il y va des roquettes Hydra en passant par les réflexions sur les bombes sans charge explosive. L'effet cinétique de l'impact suffirait. La gamme des bombes JDAM a vu le développement d'une bombe de 113 kg. L'AASM français peut être développé en bombes de 125 kg.

 

Mais le vrai catalyseur de cette tendance aura été le développement de la gigantesque flotte de drones MALE armés des forces armées américaines, et même d'une de leurs agences de renseignement (CIA). Dans un premier temps, les Predator et les Reaper emportaient les munitions des hélicoptères. Mais dans un second temps, ce sont des munitions adaptées aux drones qui ont été developpées.

 

Il reste à faire rentrer l'Atlantique 2 dans la boucle. Avec sa soute de 3600 kg de charge maximale, l'appareil pourrait emporter :

  • 28 AASM (version 125 kg),
  • 80 Hellfire.

Ces deux chiffres ne sont que le résultat d'un calcul trop simple (charge maximale de la soute divisée par le poids de la munition visée) qui ne tient même pas compte du volume des armes ou des contingences techniques. C'est un peu de "pub'" pour exhiber un potentiel à modeler. Cependant, le potentiel est flagrant, l'éventuelle réalité serait moindre. Mais même en panachant les deux munitions, il y a de quoi traiter bien des cibles...

 

http://ardhan.pagesperso-orange.fr/aeronefs/79sept%20ATL%20PC%20Barracuda.jpg© Inconnu. Atlantic et Jaguar pendant Tacaud (1978).

 

Entre plateforme de tir à distance de sécurité...

 

Il s'agit également d'imaginer une réponse à :

  • ce que les américains nomment la stratégie A2AD (Anti-Access Area-Denial),
  • de suppression des défenses aériennes ennemies,
  • ou plus simplement de pouvoir traiter des cibles à distance de sécurité (tir en "stand-off").

N'importe quel vecteur aérien est susceptible d'être contré par des moyens anti-aériens adverses. Les guerres de Libye et du Mali se sont faites au regard de cette menace. Si les chasseurs-bomardiers (Rafale, Mirage 2000D et Super Etendard Modernisés) éliminent généralement ces menaces, quand ce n'est pas par d'autres moyens, alors des appareils comme l'Atlantique 2 peuvent agir dans une sécurité relative.

 

Entre parenthèse, la capacité des Atlantique 2 à se protéger des munitions anti-aériennes est cruciale, même pour la lutte ASM. Les allemands ont ouvert la voie avec le développement du missile IDAS qui permet à un sous-marin en plongée d'agresser des hélicoptères et des avions de patrouille maritime. La France suit avec la solution des Mistral ensilotés par trois dans un mât et le lancement de missiles Mica dans un véhicule sous-marin dédié. Les américains suivraient avec une telle solution pour l'AIM-9 Sidewinder.

 

C'est pourquoi des munitions tirés à distance de sécurité ont été conçus. L'AASM appartient à cette catégorie d'armes. Mais il y a également le missile de croisière Scalp (1300 kg, peut être deux munitions dans une soute d'ATL2) qui permet de donner une allonge à son porteur supérieure à 250 km. C'est une munition relativement coûteuse (comme le sera le Scalp naval/MdCN) mais efficace. Elle aurait peut être sa place dans certains scénarios d'engagement de l'ATL2.

 

...et mise en oeuvre d'un réseau

 

Comme toute frégate (même volante), l'Atlantique 2 est susceptible de " marsupialisation". C'est-à-dire qu'il peut mettre en oeuvre des capteurs et effecteurs déportés. Quelque part, c'est ce qu'il fait déjà en matière de lutte ASM avec le largage de bouées sonars actives ou passives reliées par liaison au lanceur. Mais la marsupialisation n'aurait pas encore été mise en oeuvre en combat aéroterrestre.

 

Akram Ghulam nous donne une description générique des loitering munitions dans une étude du RUSI : " Loitering Munition(LM), which may be defined as a low cost artillery-launched precision munition that can be positioned in the airspace for a significant time and rapidly attack an appropriate land target". Il s'agit donc de munitions dont les premiers spécimens sont un hybride entre un missile de croisière et un drone. 

 

Le  Fire Shadow (4 mètres pour 200 kg), de MBDA, a par exemple une autonomie de 6 heures et une portée de 100 km. Ce drone ISR consommable peut se servir de sa charge de combat pour détruire une cible.

 

Il ne serait pas inintéressant d'imaginer, et pourquoi pas d'expérimenter ?, le couplage d'un Atlantique 2 à de telles munitions. La surface couverte par l'avion serait décuplée. En effet, celui-ci pourrait "déléguer" la surveillance d'un point particulier du théâtre à un de ces drones consommables pendant quelques heures.

 

Mieux encore, les troupes au sol pourraient même s'appuyer directement sur la munition larguée par l'ATL2 :

  • soit en recevant les données,
  • soit en en prenant directement le contrôle.

 

Dans cette configuration, l'ATL2 renforce son rôle de PC Volant et va et vient aux points clefs du théâtre où il est besoin d'autre chose qu'un simple support aérien de surveillance.

 

Quel vivier d'appareils ?

 

Actuellement, la Marine nationale espère que 18 à 22 machines (sur les 28 reçues, moins une qui a été trop endommagée) seront modernisées afin de demeurer au niveau suffisant pour œuvrer au service de la FOST (lutte ASM), à la reconnaissance maritime et aux attaques aéronavales.

 

Mais il est évident pour toutes les Armées que l'Atlantique 2 est devenue un élément essentiel de la manoeuvre aéroterrestre française. A croire que l'appareil remplace le vide laissé vacant par les Cougar HORIZON. Peut être est-ce même une capacité unique au sein de l'OTAN. 

 

C'est pourquoi, au regard des perspectives d'évolution de l'appareil et de ses qualités de plateforme C4ISR armé, l'évolution pourrait être portée à son paroxysme. C'est-à-dire que les appareils qui ne seraient pas modernisés pour la Marine pour servir directement à l'Armée de Terre. Il y aurait de quoi constituer 3 systèmes de trois ATL2 (soit autant que ce qui est espéré avec le nouveau système de drones intérimaires). Il faudrait débarquer tout ce qui sert à la lutte ASM et qui ne servira plus. Et adapter définitivement les avions au combat aéroterrestre. Mieux encore, les appareils pourraient être plus rapidement disponibles que d'autres vecteurs espérés.

 

Quelque part, la Marine nationale pourrait être soulagée d'avoir à diviser sa flotte d'Atlantique 2 en deux. Un groupe se spécialiserait définitivement dans les missions purement navales quand ce serait la spécialisation dans les missions purement terrestres. Il reste aussi la possibilité de prendre une, deux ou trois machines pour mener des opérations de guerre électronique ou de renseignement électromagnétique. C'est ce que les allemands ont fait de leurs derniers ATL2.

 

L'idée se heurte au mur du manque de budgets pour des expérimentations nouvelles. Le financement de l'adaptation de ces machines à la guerre aéroterrestre dépasse de loin le périmètre de la Marine. En plus, est-ce que le besoin en drones MALE est si urgent face au potentiel tryptique ATL2/munitions d'appui feu rapproché/drones consommables ?

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    Equipement de passage en neige - photo GAM Armée de Terre 07.02.2016 source 27e BIM Le lundi 13 février 2017 se déroulera un entraînement conjoint entre le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) et le groupement d’aguerrissement montagne (GAM)...
  • ITW SDBR : général Vincent Desportes, Professeur des Universités associé à Sciences Po Paris, Ancien directeur de l’Ecole de Guerre
    23.01.2017 par Alain Establier - SECURITY DEFENSE Business Review N°164 SDBR : Quel regard portez-vous sur la Défense de la France ? Vincent Desportes* : A l'issue de cette mandature, nous voyons un empilement d'actions réactives, à vocations plus politiciennes...
  • Chronique culturelle 9 Janvier
    Hussards du régiment de Bercheny en 1776 09.01.2017 source JFP 9 janvier 1778 : mort du créateur des régiments de Hussards (Luzancy – près de Meaux). Emigré hongrois et excellent capitaine au service de la France, Ladislas Ignace de Bercheny , obtient...
  • Chronique culturelle 04 Jan.
    Insigne général des Troupes de Forteresse de la Ligne Maginot 04.01.2016 source JFP 4 janvier 1894 : signature de l’alliance franco-russe. Préparée par de nombreuses activités bilatérales dans les années précédentes, une convention militaire secrète est...
  • Chronique culturelle 03 Jan.
    Napoléon en Egypte par Jean-Léon Gérome 03.01.2017 source JFP 3 janvier : Sainte Geneviève, patronne de la gendarmerie. Issue de la noblesse gallo-romaine du IVe siècle, elle convainc les habitants de Lutèce de ne pas livrer leur ville à Attila, roi des...
  • Au Levant, contre Daech avec les Forces Spéciales
    photo Thomas Goisque www.thomasgoisque-photo.com Depuis plus de deux ans, les hommes du C.O.S (Commandement des Opérations Spéciales) sont déployés au Levant et mènent, en toute discrétion, des opérations contre l’Etat islamisque.Au nord de l’Irak, ils...
  • Les blessés en Opérations extérieures ne prennent pas de vacances !
    Source CTSA Pendant la période des fêtes de fin d'années, le nombre de donneurs diminue dangereusement. Le site de Clamart du Centre de transfusion sanguine des armées (CTSA) invite fortement les donneurs des communes proches à profiter des vacances de...
  • Interview SDBR de Gaël-Georges Moullec, Historien
    photo SDBR 20.12.2016 par Alain Establier - « SECURITY DEFENSE Business Review » n°162 SDBR: Comment va la Russie aujourd’hui? Gaël-Georges Moullec * : Il n’y a plus d’ascenseur social dans la Russie d’aujourd’hui, ce qui est un problème moins connu,...

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