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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 07:25
Airbus Helicopters delivers the first EC725 produced in Brazil
From left to right : Mrs Perpetua Almeida, President of the Committee of Foreign Affairs and National Defense in the House of Representatives; Admiral Julio Soares de Moura Neto, Commander of the Brazilian Navy; Eduardo Marson, CEO of Helibrás; Admiral Wilson Barbosa Guerra, Commander of Naval Operations and Secretary of Science, Technology and Innovation of the Brazilian Navy; Richard Marelli, vice president of Industrial Helibrás. © Helibras

 

Itajubá, Brazil,,  17 June 2014 airbus-group.com

 

The first “built-in-Brazil” EC725 was provided to the Brazilian Navy last Friday, marking a major milestone in Airbus Helicopters’ cooperation with the country to supply mission-ready multi-role rotorcraft for its three military services and to develop a capable national helicopter industry.

This milestone aircraft’s handover occurred at the new rotary-wing center of excellence operated by Airbus Helicopters’ Helibras subsidiary at Itajubá in Minas Gerais state. Representing a €160 million investment, the facility includes the EC725‘s final assembly line, test benches, a paint facility, training resources and a state of the art engineering center.

“The delivery is another key achievement in a program that remains on schedule and within the contractual budget, underscoring the dedication of all partners to its success,” said Airbus Helicopters CEO Guillaume Faury. “It also highlights our long-term commitment to dual goal of enhancing Brazil’s heli-lift capabilities while developing a world-class rotorcraft industry in the country.”

Brazil’s armed forces have received a total of 12 EC725s to date, with the previous 11 helicopters either supplied from Airbus Helicopters’ production site in France or partially assembled at Helibras’ Itajubá facility.With this latest delivery, the Brazilian Navy now has three EC725s in its inventory, while another five are operated by the Air Force, and four by the Army.

These helicopters have logged a combined total of 5,000 flight hours with the three military services.

The milestone rotorcraft provided to the Brazilian Navy went through its complete assembly at Itajubá – including the integration of mission equipment, flight line activities and industrial acceptance.

“The cooperation between France and Brazil gave rise to extraordinary results” said Eduardo Marson, CEO of Helibras. “The helicopter was assembled on-site by highly committed Brazilian and French teams, who contributed to the success of another milestone in the transfer of technology and in nationalizing the EC725’s production". As part of developing an in-country supply chain for the EC725, Helibras already has signed contracts with 16 Brazilian companies for the supply of components, parts and services. Ultimately, EC725s supplied to the Brazilian armed forces will have 50 percent domestic content.

The EC725 is Airbus Helicopter’s latest member of its Super Puma/Cougar helicopter family. As a highly capable twin-engine helicopter in the 11-metric-ton category, it is designed for multiple missions, including combat search and rescue, long-range tactical transport, aeromedical transport, logistic support and naval duties.

About Airbus Helicopters

Airbus Helicopters, formerly Eurocopter, is a division of Airbus Group, a global pioneer in aerospace and defense related services. Airbus Helicopters is the world’s No. 1 helicopter manufacturer and employs more than 23,000 people worldwide. With 46 percent market share in civil and parapublic sectors, the company’s fleet in service includes some 12,000 helicopters operated by more than 3,000 customers in approximately 150 countries. Airbus Helicopters’ international presence is marked by its subsidiaries and participations in 21 countries, and its worldwide network of service centers, training facilities, distributors and certified agents. Airbus Helicopters’ range of civil and military helicopters is the world’s largest; its aircraft account for one third of the worldwide civil and parapublic fleet. The company’s chief priority is to ensure the safe operation of its aircraft for the thousands of people who fly more than 3 million hours per year.

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 11:25
Un IESI Thales pour les hélicoptères de l’armée de Terre brésilienne

Thales fournira son instrument intégré IESI (Integrated Electronic Stand-by Instrument) pour moderniser la flotte d’hélicoptères Esquilo/Fennec de l’armée de Terre brésilienne. Photo ERAZ

 

26 mai Aerobuzz.fr

 

Thales fournit un système avionique pour moderniser les 36 hélicoptères Esquilo/Fennec de l’armée de Terre brésilienne. Le programme de rétrofit devrait s’achever en 2018. La première phase, qui prendra fin en 2014, verra l’intégration de l’IESI (Integrated Electronic Stand-by Instrument) de Thales à bord des six premiers hélicoptères, cette opération étant réalisée par Helibras, la filiale brésilienne d’Airbus Helicopters.

 

L’instrument IESI assure trois fonctions de secours essentielles : horizon artificiel, altimètre et anémomètre, regroupées en une seule LRU (Line Replaceable Unit). Déjà installé à bord du Sikorsky S-76D, l’IESI a également été retenu par Airbus Helicopters pour sa gamme d’appareils léger/moyen tonnage, dont ceux de la famille Ecureuil, EC135, EC145, EC155, EC175 et leurs version militaires, incluant les hélicoptères AS 365 K2 Super Pantera modernisés.

 

Parfaitement adapté aux différentes missions des hélicoptères, l’IESI de Thales se montre très performant à faible vitesse, basse altitude et avec un taux de virage élevé. La résistance aux champs rayonnés à haute intensité (HIRF), la durabilité en environnement humide, salin et fortement vibratoire a été poussée à des niveaux jamais atteints avec ce type d’équipement. Ces caractéristiques assurent une exploitation optimale en toutes circonstances, et se traduisent par le niveau de fiabilité et de sécurité en vol le plus élevé dont on puisse disposer, associé à un faible coût direct de maintenance. L’IESI de Thales peut également accueillir et contrôler d’autres fonctions de secours, comme les systèmes de commandes de vol automatique (AFCS) ou les systèmes de gestion des communications radio (RMS), en fonction des besoins du client

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 11:25
Le Brésil déploie 30.000 soldats aux frontières

 

11 mai 2014 Par : Di avec TAP

 

Le Brésil a entamé samedi le déploiement de 30.000 soldats pour patrouiller aux frontières et renforcer la sécurité en prévision de la Coupe du monde de football qui commence le 12 juin et s’achève le 13 juillet, a annoncé le ministère de la Défense.

 

L’armée, la marine et l’armée de l’air seront chargés de réprimer tout trafic illicite le long des 16.900 km de frontière qui séparent le Brésil de ses voisins sud- américains. L’aviation aura également pour charge de faire respecter des zones de non survol aériens instaurées au- dessus des stades qui accueilleront les 64 rencontres du tournoi.

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 11:25
Mission Jeanne d’Arc 2014 : Coopération franco-brésilienne « Mistral de braise »

 

06/05/2014 International

 

Du 28 au 30 avril 2014, au large des côtes brésiliennes, le groupe amphibie « Jeanne d’Arc » composé du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral, de sa force de réaction embarquée (ROE) et de la frégate légère furtive (FLF) La Fayette, a participé à un exercice baptisé « Mistral de braise » mené conjointement avec la marine brésilienne.

 

Durant deux jours, les phases de manœuvres amphibies et d’exercices en mer se sont alternées, en vue de renforcer le partenariat stratégique entre la France et le Brésil.

 

Le 28 avril, une centaine de fusiliers-marins brésiliens ont embarqué à bord du Mistral. Dans la nuit, l’engin de débarquement rapide (EDA-R) de la flottille amphibie embarquée sur le Mistral a mis à terre une section. Celle-ci a eu pour mission de faciliter l’engagement du groupe tactique embarqué (GTE), composé de militaires du 3e régiment d’infanterie de marine (3eRIMa), du régiment d’infanterie de chars de marine (RICM), du 11e régiment d’artillerie de marine (11eRAMa) et du 6e régiment du génie (6eRG) qui étaient engagés dans l’exercice.

 

Le 29 avril, dans la baie de Rio, peu après l’appareillage du groupe amphibie, trois véhicules amphibies brésiliens de type AAV7 (amphibious assault vehicle) ont rejoint le Mistral. Ce dernier a ensuite navigué de concert avec le La Fayette et l’União,  frégate brésilienne de la classe Niterói, jusqu’aux abords de la presqu’île de Marambaïa, théâtre de la phase tactique de l’exercice.

 

Près de 170 « marsouins » et marins, ainsi qu’une centaine de fusiliers marins brésiliens étaient engagés. Ce débarquement a été réalisé par voie aérienne, grâce aux hélicoptères du groupe aéromobile de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) embarqués sur le Mistral et par voie maritime grâce à l’action des AAV7 brésiliens. L’objectif de cette phase tactique au sol  était de sécuriser une zone, afin d’exfiltrer des ressortissants menacés par des milices locales, puis de détruire trois objectifs. Le 30 avril, les forces françaises et brésiliennes ont été réembarquées par la batellerie du Mistral.

 

En parallèle de cette manœuvre amphibie, les trois bâtiments ont conduit de nombreux exercices communs : présentations au ravitaillement à la mer de jour comme de nuit, évolutions tactiques, exercices synthétiques impliquant les équipes de la passerelle et du poste de commandement. L’hélicoptère brésilien de type Ecureuil a apponté à plusieurs reprises sur le La Fayette, tandis que l’hélicoptère Alouette III du Mistrala, quant à lui, apponté sur la frégate brésilienne União. Les deux frégates se sont également entraînées à lutter contre des menaces asymétriques.

 

Le Mistral et le La Fayette sont déployés de mars à juillet 2014 dans le cadre de la mission « Jeanne d’Arc » au cours de laquelle 155 officiers-élèves de 18 nationalités différentes complètent leur formation militaire, humaine et navale.

 

Le partenariat stratégique signé par la France et le Brésil en 2008 est centré sur deux domaines de coopération privilégiés : la sécurité transfrontalière avec la Guyane et la sécurité des espaces maritimes. A ce titre, les forces armées en Guyane (FAG) et les forces armées brésiliennes coopèrent de façon ciblée sur la lutte contre l’orpaillage illégal, la pêche illégale et les trafics illicites. Par ailleurs, une coopération renforcée dans le domaine maritime est mise en œuvre afin d’appuyer la montée en puissance de la capacité aéronavale brésilienne.

Mission Jeanne d’Arc 2014 : Coopération franco-brésilienne « Mistral de braise »Mission Jeanne d’Arc 2014 : Coopération franco-brésilienne « Mistral de braise »
Mission Jeanne d’Arc 2014 : Coopération franco-brésilienne « Mistral de braise »Mission Jeanne d’Arc 2014 : Coopération franco-brésilienne « Mistral de braise »
Mission Jeanne d’Arc 2014 : Coopération franco-brésilienne « Mistral de braise »Mission Jeanne d’Arc 2014 : Coopération franco-brésilienne « Mistral de braise »

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 16:25
Coopération franco-brésilienne: Le groupe Jeanne d’Arc à Rio de Janeiro

 

25/04/2014 Marine nationale

 

Le 24 avril 2014, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral et la frégate légère furtive (FLF) La Fayette ont accosté à Rio de Janeiro pour une relâche de quelques jours placée sous le signe de la coopération franco-brésilienne.

 

Au cours de l’escale, de nombreuses interactions avec la population brésilienne sont prévues. Les 25 et 26 avril, des élèves d'écoles et de collèges francophones ainsi que des membres de la communauté française de Rio visiteront le bâtiment.

 

A la fin de l’escale, les 29 et 30 avril, le Mistral, sa force de réaction embarquée et le La Fayette conduiront avec la marine brésilienne un exercice amphibie baptisé « Mistral de Braise » sur la presqu’île de Marambaïa. Côté brésilien, une centaine de militaires, une frégate et des véhicules amphibies seront mobilisés et évolueront aux côtés des militaires français.

 

Le BPC Mistral et la FLF La Fayette sont déployés de mars à juillet 2014 dans le cadre de la mission « Jeanne d’Arc » au cours de laquelle 155 officiers-élèves de différents corps et de 18 nationalités différentes complètent leur formation militaire, humaine et navale.

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 16:25
Brazil AF Details Hermes 900 Purchase

 

April 1, 2014 defense-unmanned.com

(Source: Brazilian air force; dated March 27, 2014)

 (Issued in Portuguese; unofficial translation by Defense-Aerospace.com)

 

Hermes 900 Enhances FAB’s Electronic Reconnaissance Capability

 

The rationale for buying a single large UAV to patrol several cities during the World Cup is unclear, but at least the Hermes 900 (above) is at least twice as capable as the Hermes 450s that Brazil now operates. (Elbit photo)

 

Purchased for use during the World Cup, this equipment is among the most modern in the world and will strengthen border monitoring

 

The Brazilian Air Force (FAB) has acquired a unit of the Israeli Elbit Systems Hermes 900 remotely piloted aircraft (RPA). The contract signed last week (March 19) includes logistical support and a one-year warranty of the equipment.

 

The purchase was closed by the Air Force Logistics Center (CELOG) which has been negotiating the deal since last year. According to CELOG commander, Air Brigadier Ricardo César Mangrich, the new UAV will arrive in Brazil in early May, and will be ready for use during football the World Cup. The competition starts in June.

 

The new aircraft will be operated by the “Horus” Squadron (1º / 12º GAV), which has been operating the FAB’s RQ-450 Hermes unmanned aircraft since 2011. Headquartered in Santa Maria (RS), the squadron has begun theoretical training courses for Hermes 900 crews. Acquiring a UAV which belongs to the same “family” as the ones already in service facilitates the service introduction process. So much so, in fact, that the crew will operate the new aircraft during takeoffs and landings from the same ground station (shelter) currently used. The acquisition is also part of the FAB’s plan for UAV acquisition.

 

New Features

 

In addition to the well-known RQ-450 Hermes, among the main advantages of operating Hermes 900 is its “SkEye.” This is a set of 10 high-resolution cameras which allow surveillance of an entire region. The software which processes the set of images, allows them to be viewed independently, and so different targets can be monitored simultaneously within a given area. About 10 people will be needed to operate the new equipment. This sensor fitted to the Hermes 900 bought by Brazil was, until now, only available to the Armed Forces of Israel.

 

Classified as a category-4 equipment, the Hermes 900 is operated using satellite communications. The link will allow the machine to fly well beyond the 250 km range of the Hermes 450. In addition, the 900 can fly at 30,000 feet (over 9000 meters high) and has an endurance of over 30 hours of flight time -- about double that of the RQ-450. These advantages are important allies in the toolset used by FAB for the electronic monitoring of borders.

 

In the Americas, the Hermes 900 is operated by Mexico, Colombia and Chile.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 12:25
Hermes 900 photo Elbit Systems

Hermes 900 photo Elbit Systems

 

26.03.2014 Helen Chachaty journal-aviation.com

 

Elbit Systems annonce avoir signé un contrat avec le Brésil pour la fourniture d’un drone Hermes 900. Le drone MALE devrait être livré à la Força Aérea Brasileira d’ici deux mois, précise l’industriel israélien. L’Hermes 900 sera exploité avec les quatre Hermes 450 déjà en service au sein de la FAB, deux avaient été livrés en 2011, deux autres en 2013.

 

L’ensemble de la flotte devrait notamment servir pour des missions de sécurité et de surveillance lors de la Coupe du monde de football, qui aura lieu en juin-juillet de cette année.

 

Elbit Systems précise par ailleurs avoir huit pays clients de l’Hermes 900. Cinq sont « officiellement » connus : Israël, le Brésil, le Chili, la Colombie et le Mexique. Le nombre exact d’appareils en service est par contre gardé secret, Elbit parle de « douzaines de plateformes » vendues en Israël, en Europe et en Amérique Latine.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 08:25
Russie et Brésil pourraient produire des chasseurs T-50

 

MOSCOU, 24 mars - RIA Novosti

 

La Russie propose au Brésil de concevoir et de construire conjointement des chasseurs polyvalents de cinquième génération de type T-50, a déclaré lundi à RIA Novosti le directeur Service fédéral russe pour la coopération militaire et technique (FSVTS) Alexandre Fomine.

 

"Malheureusement, nous ne participons plus à l'appel d'offres pour la livraison de 36 chasseurs au Brésil. Toutefois, notre proposition à la partie brésilienne visant à mettre au point et construire conjointement des chasseurs polyvalents de cinquième génération de type T-50 reste en vigueur", a indiqué le responsable avant de partir pour le Salon d'armements FIDAE-2014 qui s'ouvre le 28 mars à Santiago (Chili).

 

Selon le responsable, la partie russe est prête à négocier avec les Brésiliens la création d'une entreprise mixte.

 

Il a rappelé que la Russie et le Brésil faisaient partie du BRICS, organisation dont les membres mettent au point un partenariat stratégique, notamment dans le domaine de la coopération militaire et technique.

 

Le Brésil a nommé le gagnant de l'appel d'offres pour 36 chasseurs lourds destinés à son armée de l'air, le contrat étant estimé à quatre milliards de dollars. Trois avions étaient en lice, le Rafale de Dassault Aviation, le F/A-18E/F Super Hornet de Boeing et le JAS-39 Gripen NG de Saab, le Su-35 de Sukhoï ne faisant pas partie de la liste. Finalement, c'est  le JAS-39 Gripen NG de Saab qui a remporté l'appel d'offres.

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 22:25
Brazilian Army To Receive New Air Defence Missile System To Protect FIFA World Cup, 2016 Summer Olympics in Rio de Janeiro

 

March 9, 2014. David Pugliese - Defence Watch

 

News release from Saab:

 

Defence and security company Saab has signed a contract on deliveries of the RBS 70 VSHORAD (very short range air defence system) to the Brazilian Army. The order has a value of approximately MSEK 80 and comprises deliveries of man-portable launchers, missiles and associated equipment.

 

First deliveries of materiel are scheduled during 2014.

 

The deal comprises an undisclosed number of RBS 70 man-portable launchers, Mk II type missiles, simulators, night vision equipment, a test set, maintenance tools, spares, associated equipment, and training for the weapon’s operators and maintainers. The systems are among others intended to protectBrazil’s strategic infrastructure, and would be employed in protection of major incoming events, including the 2014 FIFA World Cup, and the 2016 Summer Olympics inRio de Janeiro.

 

“This is very positive and it further proves the capability of the RBS 70 system which, by this contract, has been acquired by 19 countries located on all five continents. The system´s unique capabilities, reliability and very low life-cycle cost are highly appreciated by all users in different exacting environments,” says Görgen Johansson, Head of Saabs Business Area Dynamics.

 

The Saab portfolio of short-range ground based air defence missile systems comprise of the RBS 70 and the further enhanced RBS 70 NG. With the RBS 70 family, Saab offers state-of-the art systems for demanding customers investing in the future. The RBS 70 system has an impressive track-record on the market. 19 countries have procured more than 1,600 RBS 70 systems, including more than 17,000 missiles.

 

The new RBS 70 NG is designed to build on this success enhancing the VSHORAD capability even further. An accurate, unjammable laser-guided missile system, the RBS 70 and RBS 70 NG is unaffected by countermeasures, heat sources and clutter. The RBS 70 NG sight can be applied in a multitude of system configurations ranging from MANPADS (Man-portable air defence system) to remotely controlled and vehicle as well as ship integrated Air Defence systems. The sight is designed to be used with all existing and future generations of the RBS 70 missile family.

 

The various system configurations makes RBS 70 and RBS 70 NG highly suitable for static ground based air defence of important infrastructure, protection of mobile units or for event protection.

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 11:25
Le premier sous-marin nucléaire brésilien bientôt construit

 

15.03.2014 Oleg Nekhaï - La Voix de la Russie

 

Le Brésil construira sont premier sous-marin nucléaire vers 2023. Le pays maitrise désormais tout le cycle technologique pour la fabrication des réacteurs nucléaires qui sont installés sur les sous-marins. C’est la France qui fournit son aide à l’élaboration du système de contrôle sur l’équipement du nouveau sous-marin.

 

La décision de passer un partenariat avec ce pays européen s’explique par sa volonté de transmettre au Brésil les technologies.

 

La longueur des frontières maritimes du Brésil atteint plus de 8000 kilomètres. Actuellement les eaux territoriales du pays sont patrouillées à l’aide des sous-marins diesel-électriques, construits d’après des projets allemands. A la première vue, le pays n’est pas menacé par des porte-missiles des autres pays, et il peut assurer la protection de ses plateaux continentaux, riches en hydrocarbures, avec des sous-marins non-nucléaires. Toutefois, les intérêts géopolitiques du Brésil sont en train de s’élargir, et ce pays se considère désormais comme l’un des principaux pays de l’Atlantique Sud, souligne le vice-président de l’Académie des problèmes géopolitiques Konstantin Sivkov.

 

« Le Brésil fait partie des pays BRICS. Les dirigeants brésiliens comprennent que dès que le Brésil va commencer à étendre son influence et protéger ses intérêts nationaux et ceux de ses activités dans les régions éloignées, il lui faudra une flotte. Pour assurer ses activités dans toute la région de l'Atlantique Sud, le pays aura besoin de sous-marins. Selon certaines informations, le Brésil aurait besoin au total de 4-5 sous-marins nucléaires. »

 

Par ailleurs, le pays envisage également de renforcer son aviation embarquée. Actuellement, le Brésil possède un seul porte-avions - le vieux navire français Foch, capable de réaliser un spectre étroit de missions. Ce navire ne répond pas aux exigences modernes, et son parc d’avions est représenté uniquement avec 20 appareils de type Skyhawk. Il s’agit de vieux avions d’assaut américains datant de l’époque de la guerre du Vietnam. Il est probable que le Brésil puisse décider la construction de deux autres porte-avions, ce qui lui permettra de défendre plus efficacement ses intérêts dans les régions éloignées de l’Atlantique Sud. C’est très important pour le Brésil, compte tenu du fait que les Etats-Unis ont ressuscité la 4e Flotte de la marine, qui a notamment pour mission de contrôler ce qui se passe en Amérique du Sud. De nombreux experts estiment que les Etats- Unis ont complètement perdu aujourd'hui le contrôle de l'Amérique du Sud. Les pays avec une position pro-américaine ne jouent plus aucun rôle dans ce processus, note Konstantin Sivkov.

 

« Le Brésil, l'Argentine et le Venezuela mènent une politique intérieure et étrangère complètement indépendante des États-Unis. Donc, les Américains sont en train de tenter maintenant de résoudre le problème de la restauration du contrôle de ces pays dans cette zone. Pour ce faire, ils provoquent un chaos économique et des troubles sur le territoire du Venezuela. Sans exclure la possibilité de la dissuasion militaire, les Etats-Unis sont en train de créer une quatrième flotte de la marine militaire ».

 

Le Brésil et la France ont signé en 2008 un accord sur la coopération en matière de la construction des sous-marins. En 2009, la société brésilienne Odebrecht, spécialisée dans les projets dans le domaine de la défense et de la sécurité, a signé un contrat avec le français DCNS (Direction des constructions navales) pour la construction de quatre sous-marins diesel-électriques de type Scorpène, et la conception conjointe d’éléments pour les sous-marins non-nucléaires. La participation de DCNS dans ce projet se limite à l’aide apportée lors de la construction de la coque et l'équipement de plusieurs compartiments du sous-marin nucléaire. Selon les sources ouvertes, le nouveau navire brésilien sera équipé des systèmes français de contrôle de combat et de sonars fabriqués par une autre société française, Thalès. Toutefois, les experts estiment qu’il est peu probable que la France puisse être d’accord pour transmettre eu Brésil ses toutes récentes technologies. Ce sont des technologies de la génération précédente qui seront transmises.

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 12:25
Entraînement franco-brésilien au large de Toulon pour la frégate Courbet

 

05/02/2014 Sources : Marine nationale

 

Le Courbet, actuellement en stage de Mise en Condition Opérationnelle, a profité de la présence de la frégate Uniao en Méditerranée pour organiser une journée commune d’entraînement.

 

Le bâtiment carioca, en escale à Toulon ces derniers jours, est sur la route du Brésil après une longue mission au large du Liban. Parti en juin 2013 de Rio de Janeiro, il rejoindra son port base en mars prochain.

 

Des marins brésiliens ont pu embarquer sur la frégate française, et des marins français ont embarqué sur la frégate brésilienne, le temps d’une journée, pour une découverte croisée des deux bords.

 

Après un exercice de lutte contre aéronefs, les deux frégates ont procédé à des évolutions tactiques. Les bâtiments se sont quittés en fin d’après-midi, laissant le Courbet poursuivre sa préparation opérationnelle.

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 12:25
Les équipes de DCNS sur le Sao Paulo

Les équipes de DCNS sur le Sao Paulo

 

20/12/2013 DCNS

 

A la demande de la Marine brésilienne, DCNS est intervenu sur le porte-avions São Paulo pour réaliser un ship check (vérification complète) de la catapulte avant. Objectif de cette intervention : faire un diagnostic des installations et permettre à la Marine brésilienne de redonner du potentiel à cette catapulte pour maintenir le portes-avions en capacité opérationnelle.

 

Les travaux se sont déroulés en novembre 2013 à l’arsenal de Rio de Janeiro, au Brésil. En fin d’intervention, deux tirs à vide ont été réalisés avec la catapulte, à la satisfaction du commandement brésilien.

 

Sur les porte-avions, la catapulte joue un rôle essentiel : du fait de la courte distance, les avions ne peuvent décoller grâce à leur seule force de propulsion et c’est la catapulte à vapeur qui leur permet d’atteindre la vitesse nécessaire au décollage.

 

Du Foch au Sao Paulo

 

Sistership du porte-avions Clemenceau, le porte-avions Foch fut mis sur cale à Saint-Nazaire en 1957 puis transféré trois ans plus tard sur le site DCNS de Brest pour achèvement des travaux. Admis au service actif en 1963, le Foch fut désarmé par la Marine nationale à l’arrivée du porte-avions Charles de Gaulle en 2000.

 

Cédé aux Brésiliens, le porte-avions Foch a subi une importante période d’entretien et de modernisation avant son départ pour le Brésil. Le transfert de pavillon eut lieu le 15 novembre 2000, à Brest, où le porte-avions prit alors son nouveau nom de baptême São Paulo.

 

Long de 265 mètres pour un déplacement de 33 000 tonnes en charge, le São Paulo peut embarquer 18 avions Sky Hawk. Sa catapulte peut propulser des avions de 10 à 15 tonnes de 0 à 270 km/h en 2 secondes.

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 08:25
Le Brésil, nouvel eldorado de l’optronique

6 janvier 2014 par Optro & Défense

 

Le Brésil devrait devenir selon les projections des experts la quatrième économie mondiale d’ici 2030. Avec une superficie équivalente à celle de l’Europe entière et 17 000 kilomètres de frontière, le pays compte 380 000 militaires qu’il faut équiper selon les orientations définies par la Política de Defesa Nacional issue du Livro Branco de Defesa Nacional. C’est dans ce contexte que le pays établit des partenariat internationaux divers, sans privilégier une Nation en particulier.

Ainsi dans le domaine de l’optronique, deux acteurs ont récemment dirigé leurs efforts vers le Bresil : l’européen Airbus Defense & Space et l’israelien ELOP (Elbit) . Ils rejoignent en cela Sagem (groupe Safran) qui a engagé la même démarche six mois plus tôt avec le rachat d’Optovac ltda, dont on a parlé ici en détail.

Optovac Ltda, filiale au Bresil de Sagem groupe Safran

 

Optronbras pour Airbus Defense & Space (Cassidian Optronics)

L’ex-Carl Zeiss Optronics GmbH fait preuve de vitalité depuis qu’il a été intégré à EADS Cassidian, lui-même réorganisé au sein d’Airbus Defense & Space. L’entreprise a annoncé en novembre dernier ouvrir une filiale au Brésil afin de s’y créer un débouché pour le marché d’avenir que représentent les appareils optiques et optroniques. Sous la direction de Hans-Peter Jungbauer, Optronbras Ltda entend jouer à Belo Horizonte le rôle de premier interlocuteur des clients brésiliens en mettant en place des compétences technologiques dans le pays même.

optronbras ltda, filiale de Cassidian optronics de Airbus Defense & Space

M. Jungbauer déclare : « Le Brésil est un des plus grands marchés en croissance au monde. Une présence locale est la condition de base pour une participation aux projets publics, qu’il s’agisse de la surveillance aux frontières, de la protection des richesses naturelles ou des programmes de modernisation des forces armées. Le gouvernement brésilien est intéressé au premier chef par une coopération à long terme avec les entreprises technologiques étrangères. Pour les programmes actuels de protection des frontières et des côtes, il est en effet indispensable de mettre en place la technologie et d’en poursuivre le développement au Brésil même. »

Optronbras érigera donc ses propres structures d’ingénierie et de fabrication pour une création de valeur locale. Des capacités technologiques y seront développées, des emplois directs créés. Les possibilités locales en matière de service après-vente permettront de plus rapidement moderniser et remettre les systèmes à disposition pour les tâches à exécuter.

Airbus Defense and Space logo

« La création d’une filiale que l’on dote non seulement d’un savoir-faire pour le service technique après-vente, mais qui assurera aussi la fabrication de caméras thermiques non réfroidies, affiche très clairement notre ferme volonté d’établir un partenariat de longue durée. En outre, le Brésil constitue pour nous un excellent site de base pour le développement du marché sud-américain », souligne de son côté Ralf Klädtke, gérant de Cassidian Optronics.

 

AEL Sistemas SA pour ELOP (Elbit)

Un accord de transfert de technologie a été signé le 16 octobre dernier entre Elbit Systems Electro-Optics (ELOP) et AEL Sistemas SA, sa filiale brésilienne à Porto Alegre achetée en 2001. Cette dernière produira, suite au contrat attribué fin avril 2013, des équipements optroniques destinés au système SISFRON de surveillance et de sécurisation des frontières au profit de Savis Tecnologia e Sistemas S.A, elle-même filiale de l’avionneur brésilien Embraer S.A avec lequel ELBIT a fondé un partenariat stratégique pour le Brésil.

AEL sistemas filialse Brésil elop (elbit)

Inclus dans le contrat, ce transfert de technologie amène Elbit Systems à investir au Brésil en termes d’actifs, d’infrastructure et de savoir-faire en optronique. Mr. Bezhalel (Butzi) Machlis, Elbit Systems’ President and CEO, commentait à l’époque : « Nous considérons comme importante cette récompense qui marque une avancée pour nos activités électro-optiques au Brésil, un marché significatif pour des Systèmes Elbit. [...] Ceci est encore une occasion supplémentaire pour nos filiales brésiliennes de fournir nos technologies de pointe, cette fois dans le domaine de l’observation, au Brésil, un pays qui mérite les technologies d’avant-garde dans chacun des domaines d’opération. »

Sources :
- communiqué de presse du 20 novembre 2013 d’Airbus Défense & Space
- communiqué de presse du 29 avril 2013 d’ELOP

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 21:57
Le Brésil n’achètera pas le Rafale

 

18/12 Par Bruno Trevidic – LesEchos.fr

 

Le gouvernement brésilien a finalement fait le choix du Gripen du suédois Saab pour la fourniture de 36 avions de combat, pour une valeur de 4 milliards de dollars.

 

Le Rafale de Dassault Aviation n’ira pas au Brésil. Après des années de tergiversations, le gouvernement brésilien a finalement fait le choix du Gripen du suédois Saab pour la fourniture de 36 avions de combat, pour une valeur de 4 milliards de dollars. L’avion suédois, qui était également opposé au F-18 Super Hornet de Boeing, serait la solution la moins onéreuse, selon des informations de la presse brésilienne.

 

Même si les chances du Rafale semblaient très compromises ces derniers temps, cette décision est une défaite de taille pour l’avion français, qui semblait, un temps, très près de l’emporter. En septembre 2009, le président Nicolas Sarkozy en visite au Brésil avait même cru pouvoir annoncer un accord avec le président brésilien Lula sur la vente de 36 Rafale. Mais la décision finale, prévue pour décembre 2009, avait été reportée à plusieurs reprises et la présidence de Lula s’était finalement achevée sans que le contrat ne soit signé. Son successeur Dilma Rousseff jugea ensuite plus urgent de reporter la décision, pour cause de restrictions budgétaires, plongeant le camp français dans le doute et ouvrant la porte à une vigoureuse contre-offensive commerciale américaine, qui replaça le F-18 en pole position. Les révélations sur l’espionnage de la présidence brésilienne par l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine, qui provoquent l’annulation en octobre d’un voyage officiel de Dilma Rousseff aux Etats-Unis, sonnent le glas des espérances américaines. Mais sans pour autant relancer les chances du Rafale. En dépit d’une visite officielle de François Hollande au Brésil, le 12 septembre, Brasilia aurait finalement jugé le Rafale trop cher.

 

Malgré cet échec, Dassault reste néanmoins confiant sur ses chances de signer un premier contrat à l’export pour le Rafale en Inde, courant 2014. Depuis janvier 2012, l’avionneur est en négociation exclusive avec les Indiens pour la fourniture de 189 appareils d’une valeur de 13 milliards d’euros.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 08:25
Rafale écarté du Brésil, la rumeur du moment.

17 décembre 2013 portail-aviation

 

 

La semaine dernière, était publiée  une « information », lancée par un journal local brésilien, et depuis repris en boucle par plusieurs médias internationaux, ou mêmes français

L’information est courte, et est livrée sans source. Elle provient du site folha.uol.com.br. La voici :

Dilma Rousseff disse nesta semana ao presidente François Hollande que o Brasil não comprará da França os 36 caças do programa FX-2, da Aeronáutica. O entrave para a aquisição do Rafale, fabricado por um consórico liderado pela francesa Dassault, é o preço: ele custaria o dobro dos concorrentes --o F/A-18 Super Hornet, da norte-americana Boeing, e o sueco Gripen-NG. Na expectativa de selar o negócio, Hollande trouxe o presidente da Dassault, Éric Trappier, em sua visita ao Brasil.

Traduction: Dilma Roussef a dit cette semaine au président français François Hollande que le Brésil n’achètera pas à la France les 36 avions de combats du programme FX-2. L’obstacle à l’achat du Rafale, fabriqué par un consortium mené par Dassault Aviation, est son prix. Il couterait (ndlr : notez le conditionnel) le double du prix de ses concurrents – Le F/A-18 Super hornet, de l’américain Boeing, et le Gripen NG suédois. Anticipant sur une signature de la vente, M. Holllande a fait venir avec lui le président directeur général de Dassulat, Eric Trappier, lors de sa visite au Brésil.


Il n’en aura fallu pas plus pour que plusieurs autres médias aillent encore plus loin en affirmant que le Rafale est désormais écarté de la compétition.
Il convient désormais de prendre un peu de recul et d’analyser l’information livrée par le journal brésilien.

Premièrement, les négociations, quand elles ont lieues, se déroulent de façon confidentielle. Il y a peu de chance, mis à part lors d’une conférence publique et officielle, que ne filtre une information pareille.


Deuxièmement, où a-t-on déjà vu, un jour, une information selon laquelle un avion était évincé d’une compétition en phase finale sans que ne soit annoncé un vainqueur ? C’est une chose complètement illogique et même contre-productive pour le gouvernement brésilien. Que le prix de l’offre Rafale soit plus élevé que celle des autres compétiteurs, cela ne fait aucun doute –et j’y reviendrai un peu plus tard- Mais chaque offre possède des avantages qui leurs sont propres, et les négociations étant encore en cours, l’acheteur se sert du levier naturel qu’est la concurrence pour se voir proposer la meilleure offre. Retirer un compétiteur n’a donc, de ce point de vue, aucun sens.

Troisièmement, le but de ce voyage n’était absolument pas de rentrer en France avec un contrat en poche. Cela n’aurait pas été possible, car il faut premièrement que soit annoncé le vainqueur de la compétition avant que ne soit engagé des négociations exclusives avec lui (CF : l’Inde), négociations qui peuvent durer de quelques mois à plusieurs années. Le but était plutôt de mettre à jour l’offre française, avec certainement de nouvelles propositions, en plus du fait que le Rafale a beaucoup évolué depuis 2009, date à laquelle avaient été remises les premières offres de tous les concurrents.


Pour en revenir au prix, mais pas seulement.
Tous les chiffres annoncés ne sont que des suppositions, et des estimations plus ou moins juste. Ni un constructeur, ni le gouvernement brésilien ne se risquerait à divulguer des chiffres, au risque de fausser le jeu de la concurrence. Mais la tendance est par contre clairement établie.

Le Gripen NG est l’avion le moins cher à l’achat, mais aussi à l’heure de vol. Il consomme moins de carburant, et étant monoréacteur, il consomme moins d’heures de maintenance… Ce qui peut être un avantage financier à court terme peut se révéler devenir un véritable problème, au-dessus de l’immense zone à protéger. Avec un seul réacteur, aucune solution de secours n’est envisageable autre qu’une éjection, associée à la perte d’un avion. L’avion n’est pas non plus navalisable, bien que des études soient possibles, mais à un coût non négligeable. Brasilia ayant prévu de se doter d’un groupe aéronaval crédible, cette dernière déconvenue n’est pas négligeable. Un blocage existe également au niveau des transferts de technologies, une part importante de matériels de l’avion étant d’origine américaine.

Le F/A-18 E/F Super Hornet est également moins cher que le Rafale, mais situé dans une fourchette de prix proche du Rafale. Le Super Hornet bénéficie d’une production en grande série, et d’un potentiel évolutif très fort (voir l’article sur l’Advanced Super Hornet). Bien que légèrement moins performant que le Rafale, son principal handicap est que le congré, historiquement, n’a jamais permis de transferts de technologie à la hauteur de ce que demande Brasilia. Alors que du même point de vue historique, la France a toujours largement fait ses preuves dans ce domaine-là. Ne perdez pas de vue qu’un transfert de technologie n’est jamais gratuit. Voilà ce qui pourra aussi expliquer en partie un tarif bien plus élevé de l’offre française, capable de vendre des technologies que Boeing ne pourra même pas proposer.

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 17:25
Au Brésil, le Rafale ne serait plus dans la course selon la presse locale

 

15/12/2013 latribune.fr 

 

Selon la presse locale, le Brésil, qui compte acheter 36 avions de chasse pour un montant estimé à 35 milliards de dollars, aurait écarté le chasseur français de Dassault laissant en course les modèles américain et suédois. La raison : son coût jugé trop élevé.

 

La France n'emportera pas un contrat d'avions de chasse de plusieurs milliards de dollars avec le Brésil, car son offre est trop chère, a estimé samedi le quotidien brésilien Folha de São Paulo.

 

La Folha affirme que l'offre française de 36 Rafale pour quatre milliards de dollars (2,9 milliards d'euros) sera déclinée en raison du prix, trop élevé.

 

En compétition avec le F/A-18 Super Hornet de Boeing et le Gripen NG de Saab

 

Le quotidien ne prend pas de pari sur l'identité de celui qui remportera finalement ce contrat très convoité de plus de cinq milliards de dollars.

 

L'avion de combat français de Dassault-aviation est en compétition avec le F/A-18 Super Hornet de l'Américain Boeing et le Gripen NG du Suédois Saab pour un appel d'offres brésilien portant sur 36 avions de chasse pour le programme FX-2 de l'aéronautique brésilien.

Une vente potentielle qui dure depuis 2009

 

Au premier jour de sa visite d'Etat au Brésil, le président français François Hollande a rencontré jeudi son homologue Dilma Rousseff à Brasilia, affichant sa volonté de conforter le partage de savoir-faire technologiques et saluant l'augmentation du commerce bilatéral entre les deux pays.

 

Depuis que le Brésil a annoncé le retrait des avions Mirage 2000 à la fin de l'année, Paris n'a eu de cesse de venter les mérites de ses Rafale, espérant conclure une vente que Nicolas Sarkozy avait cru acquise en 2009.

 

Les hésitations de Dilma Rousseff

 

Une ébauche d'accord avait alors été trouvée entre M. Sarkozy et le président brésilien de l'époque, Luiz Inacio Lula da Silva, et Paris avait bien cru emporter la mise. Mais, à son arrivée au pouvoir, Dilma Rousseff a souhaité reconsidérer les options.

 

Si plusieurs contrats ont été signés à l'occasion de la visite de M. Hollande, le délicat dossier du Rafale n'a en revanche pas été évoqué publiquement, à l'approche de 2014, année des élections générales au Brésil.

 

La décision finale ne sera pas prise avant fin 2015

 

Mme Rousseff pourrait ne pas souhaiter conclure un contrat aussi coûteux à l'approche d'échéances électorales, et alors que le gouvernement fait déjà l'objet de vives critiques populaires en raison du coût du Mondial de football, estimé à huit milliards d'euros.

 

Selon la Folha, la décision finale ne sera pas prise avant 2015.

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 17:25
EADS: Cassidian Optronics GmbH crée une filiale au Brésil.

 

20/11/2013 lexpress.fr (Cercle Finance)

 

Cassidian Optronics ouvre une filiale au Brésil afin de s'y créer un débouché pour le marché d'avenir que représentent les appareils optiques et optroniques. 

 

Sous la direction de Hans-Peter Jungbauer, gérant, Optronbras Ltda à Belo Horizonte entend jouer le rôle de premier interlocuteur des clients brésiliens en mettant en place des compétences technologiques dans le pays même.

 

Forte de ses quelque 800 collaborateurs, la société Cassidian Optronics GmbH développe et fabrique des produits optiques et optroniques sur ses sites allemands d'Oberkochen et Wetzlar et à Irene en Afrique du Sud. 

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 12:25
Le Brésil veut des explications sur un espionnage du FMI par les États-Unis

 

14/11/2013 45eNord.ca (AFP)           ,

 

Le Brésil a convoqué mercredi une réunion informelle des États-membres du FMI pour obtenir des explications sur des soupçons d’espionnage de l’institution par les États-Unis, a indiqué à l’AFP son représentant au Fonds.
 

«Une réunion a eu lieu à ma demande [...]. Je cherche à avoir des explications» , a indiqué Paulo Nogueira Batista, représentant brésilien au conseil d’administration du Fonds monétaire international.

Selon des informations de presse parues fin octobre, l’administration Obama aurait demandé à son agence nationale de sécurité (NSA) de mettre fin à l’espionnage des quartiers généraux du FMI et de la Banque mondiale, tous deux situés à Washington.

Les deux organisations de Bretton Woods, dont les États-Unis sont les premiers actionnaires, n’ont jusque-là pas souhaité faire de commentaires sur cette affaire.

«Nous avons pris connaissance des informations de presse mais nous n’avons pas de commentaires pour le moment», a répété mercredi une porte-parole du FMI dans un courriel à l‘AFP.

De fait, la réunion mercredi à Washington du conseil d’administration du Fonds, l’instance représentant ses 188 États-membres, ne relève pas de l’institution elle-même mais de l’initiative personnelle du représentant brésilien.

La directrice générale du FMI Christine Lagarde n’y a pas assisté, selon M. Nogueira Batista.

«C’est le droit de chaque administrateur [représentant d'un pays, ndlr] de demander une réunion du conseil d’administration», a expliqué le représentant brésilien, qui fait souvent entendre une voix critique au sein de l’institution.

Prié de dire si d’autres États-membres du Fonds partageaient son inquiétude sur un éventuel espionnage américain, le responsable s’est refusé à tout commentaire, se retranchant derrière son devoir de «confidentialité» des discussions au sein du conseil.

 

 

Nourries par l’ex-analyste de la NSA Edward Snowden, les révélations sur l’espionnage américain ont provoqué une série de tempêtes diplomatiques, notamment quand ont été révélées la possible mise sur écoute de la chancelière allemande Angela Merkel et la collecte massive de données en France ou en Espagne.

D’autres organisations internationales auraient figuré parmi les cibles de la NSA. Fin août, l’ONU avait annoncé qu’elle allait demander des explications aux États-Unis sur des révélations affirmant que l’agence avait espionné son système de vidéo-conférence interne.

Les bureaux de l’Union européenne à Washington auraient également été espionnés par les États-Unis.

Le Brésil s’est également retrouvé en première ligne. Mi-septembre, la présidente du pays Dilma Rousseff a annulé une visite d’État à Washington après des révélations selon lesquelles la NSA aurait espionné ses communications ainsi que les données du géant pétrolier brésilien Petrobras.

Fin octobre, le secrétaire d’État américain John Kerry avait reconnu pour la première fois que les États-Unis étaient parfois allés «trop loin». Le président Barack Obama a lui a annoncé un réexamen des méthodes américaines d’espionnage.

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 12:25
Le Brésil va recevoir deux S-70B

 

31.10.2013 Helen Chachaty - journal-aviation.com

 

 

L’US Navy a notifié à Sikorsky un contrat de 86,7 millions de dollars pour la fourniture de deux hélicoptères S-70B destinés au Brésil, par le biais du programme FMS (Foreign Military Sales). Les deux appareils devraient être livrés au plus tard en juin 2017 et viendront compléter la flotte de la marine brésilienne, qui avait réceptionné ses deux premiers hélicoptères en août 2012, selon deux commandes passées en 2009 et 2011. Les S-70B Seahawk sont destinés aux missions de surveillance et de lutte anti-sous-marine et de lutte en surface.

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 11:25
Brazil to Buy Russian Air-Defense Weapons

Oct. 16, 2013 defense-aerospace.com

(Source: Brazilian Ministry of Defense; issued Oct. 16, 2013)

(Issued in Portuguese only unofficial translation by defense-aerospace.com)

 

Brazil and Russia Decide to Expand Defense Cooperation



BRASILIA --- The defense ministers of Brazil, Celso Amorim, and Russia, Sergei Shoigu, decided today to expand cooperation between the two countries in the military field. After meeting at the Defense Ministry in Brasilia (DF), they announced the creation of working groups in the areas of cyber security and space.

Based on a proposal made by Amorim, and accepted by his Russian counterpart, it was also agreed to establish a political-strategic dialogue between the two nations in the areas of defense and international security.

As part of the agreements concluded during the meeting, Brazil will send within two months military-technical staff to Russia to begin the final stage of negotiations for the purchase of Russian short- and medium-range air defense systems Igla and Pantsir-S1.

The presidential authorization for the commencement of negotiations with a view to the purchase of five anti-aircraft defense systems occurred in February of this year, during the official visit of Russian Prime Minister Dmitri Medvedev to Brasilia. The new equipment will be used in the 2016 Olympics in Rio de Janeiro. It is anticipated that the contract be signed by mid-2014.
(Emphasis added—Ed)

During the meeting, Amorim said that Brazil's intention in relation to bilateral cooperation with Russia goes beyond the possible purchase of military equipment. "We seek a strategic partnership focused on joint technology development," he said.

According to the Brazilian minister, the experience with the acquisition of anti-aircraft systems and attack helicopters MI-35 (Brazil has ordered 12 units, nine of which have already been delivered to the Air Force) will serve as a benchmark for future joint projects. "If this cooperation goes well, we can imagine new projects of greater scope, greater scale," he noted.

Exchange and major events

The exchange of military officers in schools was also addressed during the meeting. There was a common understanding of the need to expand cooperation in this area, with an increased number of troops to be sent to study in both countries.

Details of the schedule and composition of the space and cyber-defense working groups will be worked out by the military commands of both countries.

The sharing of experience in major events was also on the agenda. The Russian delegation offered to exchange know-how on the topic, and invited Brazil to send observers to the Winter Olympics to be held in the country in February 2014. In return, Amorim invited Russia to send observers to the World Cup next year.

Military Aviation

During the meeting, the ministers also briefly touched upon the subject of military aviation. On this subject, Amorim noted that the country's process for the acquisition of 4th generation fighter (FX-2) is already well advanced. The Brazilian minister said, however, that Brazil is open to talks on possible partnerships for the development of 5th generation fighters.

The representatives of the two countries also discusses topics of international interest (Afghanistan and Syria), and also some aspects of cybersecurity. On the latter issue, there was a consensus of the need for discussion of an international normalization, and a global agreement that ensures the protection of computer networks and infrastructures of countries.

Amorim expressed concern with the evolution of Brazilian international regulation that "freeze" the differences currently exist between countries in this field. "We have to study ways to control the use of cyber weapons, but without restricting the creative use appropriate technology development," he said.

The meeting was attended commanders of the Navy, Admiral Julio Soares de Moura Neto, the Army, General Enzo Martins Peri, and the Air Force, Brigadier Juniti Saito, head of the Joint Chiefs of Staff of the Armed Forces (EMCFA), General Jose Carlos De Nardi, and the general secretary of the MD, Ari Matos.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 07:25
Russian Defense Minister Due In Brazil For Talks

Oct. 15, 2013 – Defense news (AFP)

 

BRASILIA, BRAZIL — Russian Defense Minister Sergei Shoigu will meet with Brazilian officials Wednesday following Brasilia’s decision to buy surface-to-air missile batteries from Moscow, the two sides said Tuesday.

 

The visit, a day after Shoigu was to hold top level meetings in nearby Peru, comes as Moscow has raised its profile throughout Latin America in recent years with strengthened military and trade ties.

 

Shoigu’s stop in Brazil also comes as President Dilma Rousseff is pressing for the release of a Brazilian biologist detained in Russia along with 29 other Greenpeace activists after protesting Arctic oil drilling.

 

Last February, Brazil agreed to open talks with Moscow on buying surface-to-air missile batteries during a visit in the Latin American country by Russian Prime Minister Dmitry Medvedev.

 

Last December, Brasilia also bought 12 Russian helicopters.

 

Meanwhile Rousseff last week directed her foreign minister to make high-level contact with Moscow to find a solution for Brazilian Greenpeace activist Ana Paula Maciel.

 

Maciel was one of 30 activists from 18 countries arrested by Russia in late September and charged with piracy after authorities said they had found “narcotic substances” on the Dutch-flagged Arctic Sunrise, used in their protest.

 

Greenpeace has denied the allegation as a “smear,” and the arrests have raised international protests.

 

Putin has said that the activists “of course are not pirates,” but his spokesman Dmitry Peskov later said the Kremlin strongman had expressed his personal opinion.

 

Brazil and Russia are both members of the BRICS group of emerging powers along with China, India and South Africa.

 

The BRICs five are to hold their next summit in Brazil next March.

 

In Peru Tuesday, Shoigu was to meet with President Ollanta Humala, as well as with his counterpart Pedro Cateriano, and to sign agreements on military and education cooperation at the army headquarters.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 11:25
Russia has proposed joint development of the T-50 to Brazil

15.10.2013 Rostec

 

The two sides are expected to discuss the creation of advanced aviation technology

 

The Russian delegation has invited Brazil to participate in the joint development of its fifth-generation T-50 (PAK FA).

 

During negotiations, the parties will discuss military and technical cooperation, according to reports of RIA Novosti based on information from representatives of the delegation.

 

Led by minister of defense Sergei Shoigu, the Russian delegation will visit Peru and Brazil from October 14-17. The delegation also includes Alexander Fomin, head of the Federal Service for Military-Technological Cooperation, and Anatolii Isaikin, head of Rosoboronexport.

 

Brazil has still not yet selected the winner of the bidding competition for 36 fighter aircraft for its air force. The estimated amount of the contract is $4 billion.

 

“We are prepared to propose to our partners at the negotiations in Brazil not only the purchase of modern, ready-made models of aircraft such as the Su-35, but also the opportunity to develop in tandem future aircraft models such as the T-50,” said a representative of the delegation.

 

The Brazilians have three aircrafts: the French RAFAL, the Boeing F/A-18E/F Super Hornet, and the SAAB JAS-39. The Su-35 is not included in this list, which is why Russia has proposed the purchase of ready-made fighter jets in addition to the opportunity to co-produce the new, advanced aircraft systems.

 

The fifth-generation T-50 fighter has a top speed of more than 2,500 km/h, as well as artificial intelligence–the plane is able to perform complex operations without the aid of the pilot. The T-50 also has automatic target recognition, and special transceiver electronics are designed to inform the pilot of potential threats.

 

Key elements of the T-50 design have been produced at Rostec plants. Designers at the United Engine Corporation developed the propulsion system. Specialists of RT-Khimkompozit made the cockpit canopy and trim.

 

The company Radio-Electronic Technologies designed the avionics and other electronic equipment to meet the requirements of a fifth-generation aircraft.

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 11:25
L'ambassadeur du Brésil en visite à l'école navale - Lanvéoc

10 octobre 2013 Ouest-France

 

L'année scolaire à l'école navale débute tous les ans par une conférence. Mardi, José Mauricio Bustani, ambassadeur du Brésil en France, est venu donner une conférence sur le thème « Stratégie et géopolitique : la défense brésilienne en marche vers la modernisation ». « Le Brésil est un pays pacifiste, mais il a besoin de se protéger en développant son secteur Défense. C'est un pays très stable avec des ressources en biocarburant et de vastes ressources naturelles », a-t-il dit.

 

Des projets de partenariat avec la France concernent entre autre, le développement du programme des sous-marins et le programme spatial, a-t-il rappelé. Il a également insisté sur les domaines énergétiques : « Le Brésil possède deux usines nucléaires, une 3 e est en cours de montage. Nous n'avons pas de problèmes avec le nucléaire. Les énergies éoliennes ou solaires ont leurs limites et ne peuvent satisfaire un pays aussi vaste. »

 

« Le Brésil, a ajouté l'ambassadeur, ce pays émergent fort de 10 pays frontaliers n'a pas de tradition guerrière. Nos conflits sont réglés avec le droit international. Nous sommes dans la seule zone du monde qui est exempte de l'arme nucléaire et nous l'avons inscrit dans notre constitution. »

 

Un partenariat basé sur des valeurs communes dans la formation du personnel avec un échange entre les deux écoles navales est en projet !

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 11:25
Thales embarque ses IFF sur les A-1M et les EMB-145 brésiliens

09.10.2013 Helen Chachaty journal-aviation.com

 

 

 

Thales a annoncé ce 8 octobre avoir été sélectionné par l’avionneur brésilien Embraer pour fournir des transpondeurs IFF (Identification Friend or foe) destinés à équiper les chasseurs A-1M modernisés ainsi que les avions de surveillance EMB-145 AEW&C.

 

Les transpondeurs TSC 2030 (cockpit) et TSC 2050 (soute) vont équiper 48 plateformes, les 43 A-1M et les 5 EMB-145. Le montant du contrat n’a pas été dévoilé.

 

Les chasseurs subsoniques AMX sont actuellement en cours de modernisation, afin de rester opérationnels jusqu’en 2025.

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 11:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

L'affaire Snowden pourrait relancer les chances du Rafale au Brésil.

 

07-10-2013 Jean-Michel Guhl à Brasilia, pour Challenges.fr

 

ENQUETE Les relations entre Brasilia et Washington sont devenues glaciales. Ce qui relance (un peu) l’espoir d’une commande de Rafale.

 

Quand une annulation crée "l'effet dominos"...  La présidente du Brésil, Dilma Roussef, devait faire au mois d'octobre une visite d’Etat aux États-Unis. Mais, suite aux révélations d'espionnage des conversations téléphoniques du gouvernement brésilien par les organismes de sécurité nationale US, cette visite a été annulée. Ce qui vient de faire capoter à la chaîne tout une série d'accords (tant commerciaux que technologiques) et de contrats importants que le président Barack Obama espérait signer avec le nouveau géant économique latino-américain.

 

A la veille d'une année électorale clé, l'annulation de cette visite arrange plutôt le Palácio do Planalto (siège du gouvernement brésilien) qui s'accommode en fait assez mal des pressions de Washington pour que le Brésil, toujours très protectionniste, ouvre largement ses portes aux productions américaines.

 

C’est aussi le cas sur le plan militaire, afin que la Força Aérea Brasileira (Forces armées brésiliennes) mette un point final à son interminable programme F-X2 en faisant enfin l'acquisition de chasseurs F-18 Super Hornet chez Boeing — une affaire en cours — afin de remplacer les Mirage 2000 français, qui seront retirés du service à la fin de cette année.

 

Brasilia en froid avec Washington

 

Ces pressions permanentes du gouvernement américain et de ses lobbies (présents au Brésil à travers de nombreuses sociétés et institutions très actives) irritent beaucoup le gouvernement brésilien qui sait, malgré tout, qu'il doit absolument relancer ses relations commerciales avec Washington sous peine de se trouver sans bailleurs de fonds pour accompagner son développement, notamment celui de ses infrastructures, absolument inadéquates pour "la cinquième économie du monde". Ceci alors même que la croissance brésilienne ralentit.

 

Autre enjeu de taille, Dilma Rousseff va devoir s'impliquer à fond dans la campagne pour sa réélection en décembre 2014, tout ceci sur les décombres d'innombrables affaires de corruption et de népotisme frappant son parti politique (le Partido dos Trabalhadores - PT - de l'ex-président Lula).

 

Les écoutes de la NSA ont outré Brasilia

 

Ceci juste après l'épreuve-test de relations publiques internationales que sera l'organisation de la Coupe du Monde de Football de la FIFA 2014. La réalité du Brésil actuel, largement ignorée par l'étranger, se trouve bien loin des plages de Copacabana ou d'Ipanema. Plus grand que l'Europe et avec la moitié de sa population, le Brésil en présente aussi toutes les diversités. Pays développé d'un côté, au sud, et tiers-monde de l'autre, au nord. Mais heureusement sans les niveaux d'endettement public que connaissent des pays comme le Portugal, la Grèce, l'Espagne, l'Italie ou encore la France.

 

Révélées par la chaîne nationale brésilienne TV Globo le 1er septembre dernier, à partir de documents secrets rendus publics par l'informaticien rebelle Edward Snowden, les écoutes téléphoniques illégales des échanges de la présidence brésilienne avec ses ministres et conseillers, réalisées par l'US National Security Agency, a véritablement outré Brasilia.

 

Mais le clou a été enfoncé plus encore le 8 septembre quand TV  Globo a rapporté que la NSA avait écouté les conversations téléphoniques de la compagnie pétrolière nationale Petrobras.

 

Las, ce qui aurait pu être la première visite officielle d'un chef d'Etat brésilien aux Etats-Unis depuis deux décennies — la dernière visite du président libéral Fernando-Henrique Cardoso à Washington remonte à avril 1995 — n'aura donc pas lieu et cela contribue largement à arroser de vinaigre des relations bilatérales déjà distendues, la perte de confiance en plus.

 

Les dommages politiques causés par cette affaire vont être importants et auront un coût certain pour les États-Unis — l'un des principaux partenaires économiques du Brésil (le second après la Chine) — dont la balance commerciale bilatérale s'orne d'un déficit passé à plus de 160% pour le premier semestre de 2013 (soit 6 milliards de dollars en moins par rapport à 2012) alors que le Brésil a réalisé dans le même temps, 5,4 milliards d'excédents commerciaux avec la Chine, son premier partenaire économique.

 

"On ne badine pas avec le Brésil"

 

"On ne badine pas avec le Brésil quand il s'agit de respecter les règles du jeu internationales" aime-t-on à répéter à Brasilia. Curieusement, le Brésil aura été l’un des rares pays cités par Edward Snowden à traiter immédiatement les conséquences des opérations d'espionnage des États-Unis à son encontre. Sans augmenter d'ailleurs l'embarras de Washington pris la main dans le sac, ce qui attise encore plus de courroux de Brasilia.

 

Le contrat des chasseurs toujours d’actualité

 

Tout récemment, surfant sur le dernier Livre blanc de la défense brésilien qui prévoit un "trou" dans la défense aérienne du pays, le sénateur Ricardo de Rezende Ferraço, ne s'est pas privé de souligner que le gouvernement fédéral brésilien a depuis longtemps été trop négligent en laissant à ses successeurs le soin de faire l'acquisition de 36 avions de chasse pour la Força Aérea Brasileira, laquelle devait choisir entre les fournitures de trois pays: les États-Unis, la France et la Suède.

 

"Le gouvernement a été indolent et a traîné des pieds sur ce dossier" a-t-il déclaré devant la presse étrangère "alors que celui-ci a depuis longtemps tous les éléments en main pour conclure un accord avant la fin de cette année". Homme politique, originaire d'un petit État du littoral brésilien, pourvu d’un sens remarqué de la mesure et toujours à la recherche d'économies structurelles — il a notamment critiqué Dilma Rousseff sur le quasi doublement du nombre de portefeuilles ministériels créé par le PT — Ricardo Ferraço ne se prive pas de rappeler que ce projet d'achat d'avions de chasse a été lancé il y a maintenant près de 20 ans, exactement en 1995 sous le nom de projet F-X (la France proposant alors le Mirage 2000-5 alias Mirage 2000 BR). Il a été repoussé, d'abord par le président Luiz Inácio Lula da Silva, à 1998, puis à 2003 et 2010 puis ensuite en 2011 à nouveau, toujours pour des motifs budgétaires en devenant dans un second temps projet F-X2 et en réduisant sa fourchette à trois avions : le Boeing F-18 Super Hornet, le Dassault Rafale F3 et le Saab JAS 39 Gripen NG. Et le successeur de Lula, Dilma Rousseff, s'est bien gardée de prendre position sur ce dossier, fort aidée en cela par le très silencieux général Juniti Saito, chef d'état-major de la FAB depuis 2007, qui fêtera bientôt ses 72 ans et dont le remplacement n'est toujours pas à l'ordre du jour provoquant ainsi un tel embouteillage de carrières que plusieurs généraux en place en ont appelé à la plus haute juridiction du pays, le Supremo Tribunal Federal, pour demander sa mise à la retraite d'office! Du jamais vu.

 

La modernisation des forces aériennes brésiliennes a 18 ans de retard

 

Sénateur à peine quinquagénaire, Ricardo Ferraço, rappelle avec lucidité "que cela fait 18 ans maintenant que les gouvernements brésiliens ont évité de se prononcer sur ce projet de modernisation de la FAB, alors même que des pays moins riches comme le Venezuela et le Chili  ont eux modernisé et renforcé leurs forces aériennes".

 

Il ajoute, enfonçant le clou, "que si aucune décision n'est prise sur ce sujet critique, les problèmes du pays iront en augmentant, notamment en ce qui concerne le trafic de drogue, dont tout le monde sait ici que 50% de la drogue consommée dans le pays passe par la frontière bolivienne" [soit quelque 3 000 km de frontières passoires dans des zones impossibles à surveiller en totalité et utilisées quasi quotidiennement par des avions légers chargés de cocaïne ou autre poudre festive revendues pour une fortune au Brésil].

 

Ricardo Ferraço insiste et affirme : "Que cette acquisition de nouveaux avions de chasse est un projet d'État ("projeto de Estado") qui en est arrivé "à la limite des limites" puisque les douze Mirage 2000 de la Força Aérea ne pourront plus être utilisés après le mois de décembre prochain et qu'ils seront remplacés par des chasseurs F-5, encore plus anciens et en fin de vie utile", une véritable plaisanterie selon lui. Ce qui n'est pas loin d'être une triste vérité, sachant que les derniers chasseurs de type Northrop F-5E/F acquis de seconde-main par la FAB, l'ont été auprès de la Royal Jordanian Air Force qui les avait elle-même reçu des Etats-Unis au titre de l’aide militaire au petit royaume hachémite… Dans l'état des plans actuels, dès le mois de janvier 2014, c'est un détachement de deux F-5M mis en œuvre par quatre pilotes du 1°/14° Grupo de Aviaçao venu de Canoas, près de Porto Alegre (Rio Grande do Sul), qui devrait normalement assurer la protection aérienne et la police du ciel H24 autour de Brasilia depuis la base aérienne d'Anápolis.

 

Une peau de banane sur le chemin de la Présidente

 

Il est vrai qu'en décidant de retirer du service, le 31 décembre 2013, les douze Mirage 2000 du 1° Grupo de Defesa Aérea, basé à Anápolis, non loin de la capitale — plus pour des raisons de coût d'utilisation opérationnelle que de vétusté se dit-il, mais surtout par manque de potentiel moteur restant — le très discret général Saito — et même si la FAB se refuse à l'admettre ouvertement — a placé une belle peau de banane sur le chemin de Dilma Rousseff, en l'obligeant à devoir trancher rapidement et à vif sur un sujet dont elle s'est toujours désintéressée politiquement.

 

Au contraire des questions sociales et d'équipements publics — plus fédératrices de voix pour son parti politique, le PT, à un an d'une élection présidentielle cruciale pour sa survie sachant qu'il est aussi un parti de gauche non majoritaire. C'est donc à Celso Amorim, actuel ministre de la défense et diplomate de haut niveau toujours très écouté de Dilma Rousseff, que va échoir le mistigri et la responsabilité de trouver une solution rapide susceptible de servir à la fois les intérêts politiques à court terme de la présidence, les intérêts immédiats de la FAB et aussi ceux à moyen terme de l'industrie aéronautique brésilienne, partie prenante obligée du programme F-X2 évalué actuellement à 15 milliards de réaux (soit environ 6,5 milliards de dollars), pour commencer.

 

Pour l'heure, il est encore question du programme F-X2 mais déjà à Brasilia a été soulevée parmi les parlementaires avisés la question éventuelle d'un programme F-X3, plus ouvert et intégrant les progrès réalisés depuis le lancement de F-X2 ! Les pilotes de chasse brésiliens, pour leur part, rêvent encore du Sukhoi 35 qui avait leur très nette préférence… Ce chasseur, rappelons-le, était encore présenté en vol au dernier salon du Bourget, en juin, où il assurait quasi quotidiennement le spectacle aérien le plus impressionnant du moment.

 

Quelles sont les chances du Rafale ?

 

La probable non signature avec Boeing, ne fait toutefois pas pour autant pencher la balance du côté du Rafale : un retour en grâce du Super Hornet est toujours possible, à une date ultérieure. Surtout sachant que l'avionneur national brésilien Embraer — qui participera à la construction des chasseurs choisis au final par Brasilia — s'est ouvertement déclaré en faveur de Boeing, société US avec laquelle il a signé en juin dernier un accord pour la commercialisation (et aussi sans doute la finalisation) de son futur biréacteur de transport tactique et de ravitaillement KC-390.

 

De surcroît, l'actuel ministre de la défense brésilien, Celso Amorim, quoique parlant tout aussi bien le français, n'a pas la francophilie assumée de son prédécesseur Nelson Jobim qui s'était déclaré ouvertement en faveur du Rafale au point de faire croire au président Sarkozy en 2009, par la voix de Lula, que l'affaire était dans le sac pour la France et pour Dassault Aviation.

 

Hélas, Dilma Rousseff ne partageait pas et ne partage toujours pas cet enthousiasme. Question prix d'abord, l'avion français étant pour ses conseillers le plus cher des trois chasseurs retenus. Nonobstant cela, le ministre de la défense brésilien suit avec la plus grande attention le déroulé des négociations autour du Rafale entre Dassault et l'Inde. Et ceci également importe car l'achat d'un nouveau chasseur par le Brésil doit impérativement se plier à deux volets : celui du prix d'abord mais aussi à celui des contreparties industrielles; avec la certitude que l'industrie brésilienne sera bien capable d'absorber la totalité du transfert de technologie demandé par Brasilia.

 

Des doutes subsistent en Inde avec HAL. Entre prétentions et ambitions industrielles, un fossé existe. Ainsi absolument rien ne dit aujourd'hui que le Rafale ait épuisé ses chances au Brésil. De plus, les girouettes politiques y abondent aussi et cela même si la France, avec sa politique étrangère actuelle totalement alignée sur celles des USA, n'y a vraiment plus la cote d'antan. Le partenariat stratégique voulu avec Paris du temps de Lula ne répondrait ainsi plus aussi bien aux ambitions et préoccupations du Brésil, toujours soucieux aussi de pouvoir garantir sa souveraineté nationale,  au besoin par les armes, non seulement sur son vaste territoire, et en particulier sur l'Amazonie, mais aussi sur les gigantesques gisements pétroliers de Tupi découverts il y a peu au large des côtes de l'Etat de Rio.

 

Il est intéressant de noter que parmi les neuf utilisateurs actuels du Mirage 2000 (France, EAU, Egypte, Grèce, Inde, Pérou, Qatar, Taïwan) les Brésiliens seront les premiers à se défaire de ce type de chasseur. En service au sein du 1° Grupo de Defesa Aérea, implanté non loin de Brasilia, depuis l'automne de 2006, le Mirage 2000 — baptisé localement F-2000 — a toujours été considéré comme un chasseur intérimaire dans la FAB et il n'a jamais été envisagé de le moderniser comme d'autres pays l'ont déjà fait (EAU, Grèce et Inde).

 

Achetés d'occasion à la France pour 80 millions d'euros, aux termes d'un contrat signé de gré à gré entre les présidents Lula et Chirac, et pris sur les stocks de l'Armée de l'Air, les douze avions (dix monoplaces et deux biplaces, ainsi qu'un bon stock de moteurs M53-5 usagés) ont toutefois permis aux aviateurs brésiliens de se familiariser avec un intercepteur doté de commandes de vol électriques et d'un véritable système d'arme bâti autour du radar Doppler Thales RDI et du missile Super 530D de MBDA. Pour le major Eric Brevigleri, commandant actuel du 1° GDA, l'expérience du F-2000 aura été certes bénéfique, mais elle eut été bien plus profitable pour la FAB si elle avait débouché sur l'acquisition d'un avion polyvalent comme le Mirage 2000-5.

 

Mais comme ce chasseur n'est plus construit par Dassault, l'affaire est désormais entendue. Il reste que le taux de sécurité des vols du F-2000 s'est révélé excellent puisque, à ce jour, aucun avion n'a connu d'accident au cours de plus de 10 000 heures de vol accumulées depuis septembre 2006. Ce ne fut pas le cas, loin de là, avec le Mirage III EBR, resté en service 33 ans après avoir été modernisé à mi-vie, dont la moitié de la flotte a fini au tapis (14 avions sur un total de 32).

 

Le dernière campagne de tir du 1° GDA a eu lieu début septembre depuis l'aérodrome de Santa Maria, base aérienne située à 1500 km en ligne droite au sud d'Anápolis dans l'état de Rio Grande do Sul. Elle a permis à quatre F-2000C déployés, dans cet état limitrophe de l'Argentine, de tirer les dernières caisses d'obus de 30 mm ainsi que les derniers missiles Super 530D et Magic 2, sachant que sur les douze avions livrés seuls six sont encore en état de vol, les autres ayant tous atteints leur fatidique butée moteur.

 

Disposant d'une allocation de 1 600 heures de vol pour l'année, ces six avions dotés de moteurs Snecma M53-5 et mis en oeuvre par dix pilotes seulement, vont terminer leur carrière par une ultime participation, courant novembre, à l'exercice Cruzex qui se tiendra sur la base aérienne de Natal, dans l'état de Rio Grande do Norte, en présence de participants venus d'Argentine, du Canada, du Chili, de Colombie, de l'Equateur, de l'Uruguay, du Venezuela et des USA. Pour la première fois, la France n'a pas confirmé sa présence à Cruzex, ce qui laisse à penser que Paris était déjà au courant du fait que les Brésiliens allaient faire une croix sur l'acquisition de chasseurs Rafale en 2013…

 

Il est vrai que, depuis le départ de Lula et la démission de Nelson Jobim (l'ancien ministre de la défense de Lula), le Rafale n'a plus autant de soutiens forts et visibles au Brésil. Ce n'est pas le chasseur favori de la FAB, pas plus que celui de l'industriel national — Embraer — qui serait amené à le produire sous licence. Pourquoi ? Allez savoir…

 

Et cela est d'autant plus injuste et contraire à l'argument de souveraineté, leitmotiv généralement avancé par le gouvernement brésilien, que le dossier technique de l'avion français, serait de loin le plus complet, de l’avis des membres de la Comisão de Relações Exteriores e Defesa Nacional (CRE) interrogés, et certainement le seul à assurer au gouvernement brésilien la quasi certitude d'un transfert sans intermédaire et sans le risque de se heurter à un éventuel refus nord-américain en matière de transfert de technologies critiques (on pense ici au radar, aux missiles et aux systèmes de contre-mesures électroniques)…

 

La presse aéronautique brésilienne, pour sa part, gavée de publicité suédoise, ne jure que par le Gripen de Saab. Mais l’avion, monoréacteur et au rayon d’action réduit, ne convient vraiment pas au théâtre d’opération national brésilien explique un général bien placé au Comgar, le commandement des opérations aériennes de la FAB. Le Brésil, pays continent, n’est pas la Suisse ou la Tchéquie.

 

Si le précédent gouvernement brésilien considérait le partenariat stratégique, signé avec la France en 2008 (entre les présidents Lula et Sarkozy) comme un tout pouvant comprendre sous-marins, hélicoptères et chasseurs, ce n'est absolument pas le cas de l'actuel qui, au contraire, préférerait diversifier ses sources de matériels militaires afin d'accroître plus encore son indépendance et sa sacro-sainte souveraineté et, surtout, équilibrer ses échanges commerciaux avec ses partenaires et fournisseurs d'armement qui sont aujourd'hui essentiellement l'Allemagne, la France, Israël, l'Italie, le Royaume-Uni, la Russie et les Etats-Unis. Il se dit aussi à Brasilia, que n'étant par ailleurs pas pleinement satisfait des conditions dans lesquelles se déroule le programme de construction au Brésil des nouveaux sous-marins Scorpène de DCNS, réalisés avec le concours d’Odebrecht pour la Marinha do Brasil, le gouvernement brésilien aurait choisi d'acheter US… juste pour changer et affirmer son autonomie.

 

Pour Brasilia, il est indéniable que le choix du F-18 Super Hornet Block III serait ainsi une décision idéale à la fois sur les plans diplomatique, pour calmer le jeu avec les Etats-Unis ; écomique, pour rééquilibrer les échanges commerciaux avec Washington; et opérationnel, le général Saito étant très en faveur du chasseur américain et des facilités d'entraînement offertes en Californie par l'US Navy, principal utilisateur du F-18.

 

Et rien ne dit aujourd'hui que cet affaire ne se fera pas plus tard et à un moment plus opportun pour le gouvernement brésilien. Le grand pays lusophone n'ayant aucun ennemi, il reste urgent d'attendre et de laisser traîner les choses. Une manière bien brésilienne de traiter les affaires, surtout les plus importantes. Au Brésil, la patience est une vertu nécessaire. Un retour en grâce du Super Hornet est toujours possible, à une date ultérieure. Il demeure le favori des aviateurs ici.

 

De façon latérale, il reste que la FAB ne se sent nullement  aujourd'hui concernée par les besoins futurs de l'aéronavale brésilienne et un éventuel remplacement des chasseurs A-4KU Skyhawk — désignés AF-1 localement  — embarqués sur le porte-avions NAé São Paulo (ex-Foch) n'est même pas envisagé pour l'heure.

 

D'autant plus que 12 des 23 exemplaires rachetés d'occasion au Koweït en 2000 (pour 70 millions dollars) sont en cours de modernisation chez Embraer afin de prolonger leur vie opérationnelle au-delà de 2025. L'opération va coûter à la Marinha do Brasil quelque 140 millions de dollars au total. Et il y a fort à parier que dans 20 ans ces avions seront les derniers Skyhawk à voler au monde, connaissant la dextérité avec laquelle les ingénieurs brésiliens savent faire durer les matériels.

 

Déjà fortement engagée dans un processus de modernisation de sa flotte sous-marine et de surface, qui absorbe la totalité de son budget d'équipement, la Marinha do Brasil n'a actuellement aucunement les moyens d'envisager le remplacement de ses Skyhawk par des Rafale M, voire d'hypothétiques Gripen navalisés.

 

Ni aujourd'hui, ni demain. D'autant plus qu'en 2030, l'ex-porte-avions Foch -- mis sur cale en 1957 et revendu au Brésil en 2000 -- aura alors presque 70 ans ! Beaucoup de ce qui a pu se dire ou s'écrire sur la question du remplacement de ces avions embarqués par une version navalisée du chasseur qui sera retenu au final par la FAB dans le cadre du programme F-X2 n'est que spéculation.

 

De surcroît, le Brésil n’aspire nullement à conduire les affaires du monde, il est déjà assez occupé chez lui. Reste cependant que s’il veut véritablement être « l’autre puissance américaine » qu’il aspire à devenir, il lui faudra bien augmenter son budget militaire, au moins au niveau de celui d’une puissance économique comparable…

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