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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 12:50
Rapport annuel 2014 du secrétaire général de l'OTAN

 

30.01.2015 NATO

 

Aujourd'hui, Jens Stoltenberg a publié son premier rapport annuel en sa qualité de secrétaire général de l'OTAN.

 

Ce rapport met en lumière les activités de l'OTAN face aux défis de 2014. L'Organisation a ainsi, notamment, donné des assurances aux Alliés, achevé son opération de combat en Afghanistan - la plus longue et la plus importante de son histoire, amélioré sa coopération avec ses partenaires mondiaux, et fait en sorte d’être prête à relever tous les défis qui pourraient se présenter.

 

Le rapport est disponible dans son intégralité et peut être téléchargé.

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 12:50
Plans to deliver the most modern Navy in the world

 

30 January 2015 HM Treasury, The Rt Hon George Osborne MP and Ministry of Defence

 

£100m investment in Portsmouth Naval Base confirmed.

 

Chancellor of the Exchequer, George Osborne today (Friday 30 January) visited Portsmouth where he set out the government’s next steps in building the most modern navy in the world.

On a visit to the home of the Royal Navy, the Chancellor announced a new national shipbuilding strategy in advance of a decision later this year on orders for the brand new Type 26 Global Combat Ship. The Chancellor also announced that these multi-million pound ships will be based at the Navy bases in Portsmouth and Plymouth.

As part of the development of the national shipbuilding strategy, the Chancellor has asked to look at the potential to build a new complex warship every two years.

As well as maximising export opportunities, this will ensure the Royal Navy continues to have the capability it needs to protect our nation’s interests, retaining its status as the most modern Navy in the world.

The strategy will help deliver world class ships for the Royal Navy while ensuring the best value-for-money for the taxpayer. It will also ensure that the Navy continues to have the capability it needs to protect our nation’s interests and ensure continued investment in UK warship production. It will help maintain jobs, provide new apprenticeships, and develop advanced engineering skills.

The announcement builds further on the government’s commitment to Defence and the Royal Navy. Today, the Royal Navy is being modernised with new equipment, ships and submarines; it is building two of the second largest new aircraft carriers in the world, which will operate the most sophisticated fighter aircraft ever produced.

It will receive the world leading new Type 26 frigate. Two Astute Class submarines, the most advanced nuclear submarines in the world, have already deployed on operations and the UK is working to deliver a further five of the class over the next decade. Combined with the Type 45 Destroyer and four modern tankers to support the fleet at sea, as well as the forthcoming renewal of Trident, this means the Royal Navy of today is being equipped for the challenges of the 21st century.

While on the visit to one of the world’s oldest dry docks, the Chancellor also announced almost £100 million of infrastructure development in new dock facilities at Portsmouth Naval Base to further support the arrival of the Queen Elizabeth Class Aircraft Carriers.

The new work will encompass berthing and jetty improvements, new power supply and distribution, and significant dredging in the approach to the harbour to enable the base to accommodate the largest warships ever built for the Royal Navy.

The move will provide significant employment opportunities in the Portsmouth area over the next Parliament.

 

Chancellor of the Exchequer George Osborne said:

Ensuring a better and more secure future for Britain means equipping our Royal Navy for the challenges of the 21st century. It is only because we have a long term economic plan that we able to invest in our national security. Our ambition is to deliver the most modern Navy in the world which the government believes is a national necessity. It will maintain and create jobs and deliver a more secure future for Britain.

 

Responding on behalf of the Royal Navy, the First Sea Lord said

I am delighted by the Chancellor’s announcement today. The commitment to a new national shipbuilding strategy is not just a very significant investment in the UK’s shipbuilding future. It is also a powerful statement that our nation’s global interests will be protected by a credible, world class Navy – equipped with fast-jet aircraft carriers, submarines, destroyers and frigates which will be the best and most modern in the world.

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 12:20
Obama va demander une hausse du budget de la défense en 2016

 

30 janvier 2015 45eNord.ca

 

Le président américain Barack Obama va demander dans son projet de budget une hausse des dépenses militaires pour 2016 pour les porter à 585 milliards de dollars, dépassant ainsi les limites imposées par le Congrès, ont indiqué des responsables américains.

 

Le projet de budget du Pentagone prévoit une hausse des dépenses en armes, recherche et maintenance, qui avaient été réduites sous l’effet des coupes budgétaires automatiques, ont précisé ces responsables à l’AFP.

 

Ces coupes étaient devenues effectives en 2013 après qu’élus démocrates et républicains au Congrès eurent échoué à trouver un accord pour réduire le déficit des États-Unis.

 

L’administration Obama, qui doit publier son projet de budget lundi, prévoit des dépenses militaires pour l’année fiscale 2016 de 534,3 milliards dollars, auxquelles s’ajoutent des dépenses de guerre de 50,9 milliards pour l’Afghanistan et l’opération contre le groupe Etat islamique en Irak et en Syrie, a rapporté un responsable militaire.

 

Ce budget servirait pour 107,7 milliards à des programmes d’armement (soit 14,1 milliards de plus par rapport à l’année précédente), pour 69,8 milliards à la recherche et développement (soit 6,3 milliards de plus).

 

Il financerait notamment l’achat de 57 avions de chasse F-35 du groupe Lockheed Martin, a ajouté ce responsable, qui s’exprimait sous couvert de l’anonymat.

 

Quelque 209,8 milliards de dollars serviraient au fonctionnement et à la maintenance, qui avaient été particulièrement affectés par les coupes automatiques.

 

Mais ce projet de budget devra encore être adopté par le Congrès, désormais entièrement contrôlé par les républicains, qui avaient voté ces coupes limitant le budget du Pentagone à environ 500 milliards.

 

Ce projet de budget dépasse les limites autorisées de 35 milliards, et marquerait une augmentation de 38 milliards par rapport à l’année dernière.

 

Avec ces coupes automatiques, le Pentagone avait dû mettre certains de ses salariés en congé forcé (non payés) et réduire ses dépenses de formation et maintenance.

 

De hauts responsables militaires mercredi ont de nouveau mis en garde contre ces coupes, qui généreraient du « vide » et nuiraient au moral, à la modernisation et à la réactivité des armées.

 

Pour limiter les dépenses du Pentagone, l’administration Obama suggère d’augmenter le coût des soins aux militaires et de ralentir la croissance de certaines aides comme celles au logement, selon ces responsables.

 

Les républicains, grands partisans de la hausse des dépenses militaires, risquent de se retrouver dans une position difficile car ils devront pour ce faire mettre fin aux coupes automatiques et ouvrir ainsi la voie à une augmentation des dépenses, ce à quoi ils s’opposent régulièrement.

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 08:55
Budget: ce rapport secret qui étrille le montage financier de Le Drian

 

28-01-2015 par Laurent Fargues et Vincent Lamigeon – Challenges.fr

 

Les hauts fonctionnaires du ministère de la Défense et de Bercy  qualifiaient dès juillet d’"aléatoire" et "coûteux" ce projet pour combler le trou dans le budget de la Défense.

 

C’est un rapport confidentiel qui tire à boulets rouges sur la solution trouvée par le ministre Jean-Yves Le Drian pour renflouer les caisses des armées. Co-signé en juillet par la Direction générale de l’armement, le Contrôle général des armées et l’inspection des Finances, ce document, que "Challenges" a pu consulter, émet un avis "très défavorable" à tout projet de location de matériel militaire.

L’idée, qui consiste à créer des sociétés à capitaux majoritairement publics pour racheter aux armées des équipements (avions de transport, frégates, radars, etc.) et leur relouer immédiatement, a été envisagée dès le Conseil de défense du 17 juillet 2013. Elle a été confirmée par François Hollande lors de ses vœux aux armées le 14 janvier et sera discutée dans les prochains jours par les députés via un amendement à la loi Macron.

 

Tout de la potion magique

 

Sur le papier, la solution a tout de la potion magique. Elle permet au ministère de la Défense d’encaisser les 2,2 milliards d’euros qui lui manquent pour boucler son budget 2015 et de ne plus payer que des loyers étalés sur des années. Dans les faits, elle relève d’un montage "aléatoire, complexe, risqué et coûteux", selon le diagnostic commun des hauts fonctionnaires de Bercy et du ministère de la Défense. Sa réalisation serait "de nature à faire courir de grands risques financiers au ministère de la Défense sans que les objectifs soient nécessairement atteints".

A lire le rapport, rien ne justifie une telle acrobatie comptable. L’Insee et Eurostat ne seraient pas dupes et rebasculeraient les dépenses des sociétés dans le déficit public. Pis, cela engendrerait des "surcoûts substantiels", via les coûts de gestion des sociétés, l’assurance des matériels, le coût des garanties, la TVA payée sur les loyers ou les charges d’intérêts plus élevés que les emprunts d’Etat... La participation éventuelle d’actionnaires privés – industries d’armement en tête – nécessiterait de les rémunérer et "risquerait de faire perdre au ministère de la Défense la pleine maîtrise des équipements concernés".

Juridiquement, le projet est tout aussi bancal. L’article, ajouté à la hussarde dans la loi Macron, a toutes les chances d’être censuré par le Conseil constitutionnel comme un "cavalier législatif" qui n’a rien à voir avec le reste du texte. Il déroge au code de la propriété des personnes publiques, au code monétaire et financier, ainsi qu’à la loi de programmation des finances publiques…

 

De gros doutes sur la légalité des contrats exclusifs

 

Dans une note du 12 janvier, la direction des Affaires juridiques de Bercy émet en plus de gros doutes sur la légalité de contrats exclusifs entre les futures sociétés et le ministère de la Défense. "La conclusion du marché de location d’équipements militaires avec ou sans option d’achat doit en principe être précédée d’une publicité et d’une mise en concurrence", souligne la note. Au risque que des concurrents cassent les prix et coupent l’herbe sous le pied des futures sociétés ?

Les juristes de Bercy mettent aussi en garde sur le risque d’anti-constitutionnalité du projet. Celui-ci "peut susciter des interrogations de la part du Conseil constitutionnel sur la conformité du dispositif à l’objectif de valeur constitutionnelle de bon usage des deniers publics, dès lors que la location à long terme des matériels peut s’avérer moins rentable que leur utilisation en tant que propriétaire par le ministère de la Défense".

De son côté, le ministère de la Défense dément le risque de censure du Conseil constitutionnel et maintient intégralement son projet. Assisté du cabinet d’avocats Francis Lefebvre, il a d’ailleurs bien avancé sur son architecture. Deux sociétés de projet ou "SPV" (Special Purpose Vehicles), 100% publiques dans un premier temps, seraient créées : l’une rachèterait huit avions de transport A400M, l’autre trois frégates FREMM, ce qui permettrait de récolter les 2,2 milliards manquants au budget de défense.

"Nous aurions été enchantés de pouvoir compter sur des crédits budgétaires classiques, voire un nouveau plan d’investissements d’avenir, mais ces solutions ont été écartées, assure-t-on à l’hôtel de Brienne. Si Bercy ne propose pas de solution alternative, nous n’aurons pas d’autre choix que de lancer les SPV, qui doivent être opérationnelles dès l’automne".

Les grandes manœuvres budgétaires continuent.

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 12:50
Armes de pointe: l’Otan doit conserver son avance (Pentagone)

 

MOSCOU, 29 janvier - RIA Novosti

 

Le sous-secrétaire US à la Défense Robert Work a appelé les pays de l'Otan à accélérer le développement d'armes de pointe pour rester en avance sur la Russie et la Chine dans ce domaine, rapporte jeudi le journal Business Insider.

 

"Nous devons coordonner nos efforts et travailler ensemble pour éviter tout doublon, et renforcer nos structures à l'aide de technologies innovantes, d'expériences et de simulations d'opérations militaires", a déclaré M.Work lors d'une conférence sur la sécurité internationale tenue à Washington.

 

Selon le responsable, le Pentagone a mis au point un nouveau programme baptisé Defense Innovation Initiative et travaille actuellement sur plusieurs projets à long terme destinés à assurer la suprématie militaire des Etats-Unis sur leurs adversaires potentiels.

 

Et d'ajouter que le budget militaire américain devait prévoir des investissements "importants" dans les armes nucléaires, les programmes de contrôle de l'espace, les dispositifs de détection de pointe, la défense antimissile et la cyberdéfense, ainsi que dans les drones sous-marins, les moteurs d'avions et les lasers à haute énergie.

 

Le budget militaire US pour l'année 2015, approuvé par le Congrès et signé par le président Barack Obama en décembre dernier, s'élève à 577 milliards de dollars.

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 12:50
Quand la Grèce achetait des armes à ses créanciers !

Les dépenses militaires grecques se siuaient encore en 2013 à 2,5 % du PIB, soit le taux le plus élevé d'Europe.

 

27/01/2015 Par Jean Guisnel -Défense ouverte / Le Point.fr

 

En 2010, Paris était encore disposé à prêter 6 milliards d'euros supplémentaires à la Grèce, pour acheter des frégates en France.

 

La dette de la Grèce à l'égard de la France atteindrait aujourd'hui 40 milliards d'euros. Mais elle aurait été beaucoup plus importante si les projets de ventes d'armes encore prévus en 2011 s'étaient réalisés. Paris se préparait à cette époque à prêter 6 nouveaux milliards d'euros à Athènes à la condition que cette somme soit notamment consacrée à l'achat de six frégates françaises multimissions Fremm (2,5 milliards d'euros) et de quinze hélicoptères EC725 d'Eurocopter, devenu depuis Airbus Helicopters.

À l'époque ministre de la Défense, Hervé Morin avait confirmé en juin 2010 que la diminution de 6,6 % du budget grec de la défense en 2010 ne devrait pas affecter les négociations commerciales : "Cette diminution porte essentiellement, selon les propos du ministre de la Défense grec, sur les dépenses de fonctionnement. Aucune des mesures de restriction budgétaire supplémentaires décidées au mois de mars 2010, à la suite des interventions de l'Union européenne, ne devrait affecter, cette année, le budget d'acquisition du ministère de la Défense grec." Finalement, la raison a prévalu et ces ventes ne se sont pas faites. Le contrat de vente de Mirage 2000 à Athènes, conclu en août 2000, voici près de quinze ans, demeure à ce jour la dernière exportation d'avions de combat français.

 

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 12:45
Israël a multiplié ses ventes d'armes à l'Afrique.


26.01.2015 israelvalley.com

 

Israël a augmenté de manière significative ses ventes d’armes aux pays africains. Le ministère de la Défense indique que 2013 (les chiffres de 2014 non encore diffusés) a été une année record puisque Jérusalem a vendu aux pays africains pour 210 millions d’euros d’armes et de technologie militaire alors que durant les 4 années précédentes le volume annuel était situé entre 63 et 107 millions d’euros. (i24News)

 

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 20:40
La Russie a exporté des armes pour 15 mds USD en 2014 (Poutine)

 

MOSCOU, 27 janvier - RIA Novosti

 

La Russie a exporté des armes et matériels de guerre pour plus de 15 milliards de dollars et signé des contrats pour 14 milliards de dollars en 2014, a annoncé mardi à Moscou le président russe Vladimir Poutine.

 

"Le volume total des exportations a dépassé 15 milliards de dollars. Nous avons en outre signé de nouveaux contrats pour près de 14 milliards de dollars", a indiqué M.Poutine lors d'une réunion de la commission pour la coopération militaire et technique avec les pays étrangers.

 

Selon lui, en 2014, plus de 60 pays du monde ont souhaité acheter des produits militaires russes. Les "armes et matériels russes restent parmi les plus demandés au monde", a conclu M.Poutine.

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 11:55
Quand la France redécouvre enfin l'importance de son armée

Le ministère de la Défense mobilise depuis le 7 janvier 10.500 militaires dans le cadre de "Vigipirate alerte attentat"

 

23/01/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Pour faire face aux menaces, François Hollande a décidé d'alléger les réductions d'effectifs dans les armées de 7.500 hommes. Pourtant elles étaient déjà connues au moment de la préparation du Livre blanc sur la défense.

 

 

Bercy-Brienne, on refait le match... Deux ans après une guerre en coulisse homérique entre le ministère de la Défense et celui des Finances à l'occasion de la préparation du Livre blanc sur la défense, puis de la loi de programmation militaire (LPM), qui définit le cadre budgétaire sur la période 2014-2019, les deux ministères s'affrontent à nouveau pour dégager des marges de manœuvre au regard des menaces qui pèsent sur la France. Elles ne sont pourtant pas nouvelles, elles avaient été même parfaitement diagnostiquées dans le Livre blanc de 2013. Et pourtant, ces menaces ont systématiquement été sous-estimées avec des budgets contraints votés puis largement sous-exécutés au fil des révisions générales des politiques publiques (RGPP). Il suffit pourtant de relire le livre blanc de 2013 et de trouver des passages sur la faiblesse d'un État - on le voit avec l'Irak, la Libye, le Mali... - et sur la menace terroriste.

"La publicité qui est donnée (aux terroristes, ndlr) concourt à entretenir le phénomène terroriste. Elle favorise en effet l'auto-radicalisation d'individus isolés qu'attire la perspective d'avoir, par leurs actions, un impact global à la mesure du ressentiment qui les habite". L'attaque contre Charlie Hebdo est là pour illustrer le diagnostic établi en 2013 et on ne peut que regretter la pauvreté de la réponse de l'État face à cette menace avec la diminution des effectifs des armées.

Les gouvernements de gauche comme de droite ont préféré réduire les effectifs, et donc les contrats opérationnels des armées au profit des économies budgétaires exigées par Bercy. François Hollande tout comme Nicolas Sarkozy n'ont pas compris toute l'importance d'un outil militaire suffisamment doté pour remplir ses missions fondamentales. Des armées qui pour autant doivent poursuivre leur indispensable optimisation. Dans les armées, on commence même à évoquer de plus en plus d'interventions extérieures low-cost. Au Mali, par exemple, les soldats sont restés huit mois à manger matin, midi et soir leur ration de combat.

 

Armée : plus les moyens d'assurer ses missions sur le long terme

Aujourd'hui, l'État s'aperçoit naïvement (beaucoup trop d'ailleurs) qu'il n'a pas les moyens d'assurer plus d'un mois le plan "Vigipirate alerte attentat", qui mobilise depuis le 7 janvier, 10.500 militaires et coûte 1 million d'euros par jour au ministère de la Défense. "C'est la première fois qu'une mobilisation (militaire) de cette ampleur (intervient) sur notre territoire", avait expliqué le ministre de la Défense, jan-Yves Le Drian. Mais cette mobilisation ne peut qu'être exceptionnelle. "Nous avons fait savoir que ce dispositif était exceptionnel", souligne-t-on dans l'entourage du ministre. Nous pouvons garantir un mois".

Car la mobilisation de 10.500 soldats, ajoutés à celle des effectifs en opérations extérieures (9.000 militaires actuellement), entraine déjà un certain nombre de problèmes pour le ministère de la Défense. "Cela ne pourra pas durer ad vitam æternam, assure-t-on au ministère de la Défense. Il faut trouver la meilleure façon d'assurer la protection des Français. Car d'ici une semaine à quinze jours, il faudra remettre en cause des exercices importants, des permissions, s'il n'y a pas de relève". D'autant que l'armée a dû également redéployer entre 1.000 à 1.500 militaires supplémentaires pour protéger ses sites et  forces. "Les tensions sont extrêmement fortes pour tenir tous nos engagements", précise-t-on.

 

Allégement des déflations d'effectifs

Last but not least, les 33.675 suppressions d'effectifs annoncées dans la  LPM 2014-2019 (environ 7.900 en 2014, 7.500 en 2015, 7.400 en 2016 et 2017 et enfin 3.500 en 2018) sont visiblement celles de trop après les 48.325 effectuées par les gouvernements Fillon entre 2008 et 2012. Soit 82.000 entre 2008 et 2019. "Les tensions nous apparaissaient de plus en plus insupportables pour remplir nos engagements extérieurs et il fallait actualiser le contrat Protection défini dans la LPM (dans le cadre de Vigipirate alerte attentat, ndlr), note-t-on dans l'entourage de Jean-Yves Le Drian. L'équation devient de plus en plus difficile. Plus on avançait, plus on mettait le dispositif militaire à l'os".

C'est pour cela que François Hollande a demandé mercredi lors d'un conseil de défense à Jean-Yves Le Drian "de lui proposer quelque chose qui répond à cette préoccupation". D'ores et déjà ce qui a été acté lors du conseil de défense, c'est une moindre déflation de 7.500 militaires sur la période 2015-2018, dont 1.500 dès 2015. "Cela nous permet de retrouver un peu d'oxygène pour que les restructurations puissent être vécues plus sereinement, pour que l'on garde la qualité de nos interventions à l'extérieur, pour mobiliser à tout moment 10.000 hommes pour un mois", a-t-on souligné au ministère de la Défense. Et en prime, cela permet enfin de "formaliser le contrat protection". Ce qui n'avait pas été le cas jusqu'ici...

Enfin, le ministère pourra également recruter 250 postes supplémentaires dans le domaine du renseignement : 185 à la DGSE ert 65 à la DPSD (direction de la protection et de la sécurité de la défense). Ce qui permettra d'accélérer "l'élan" vers la cyberdéfense et d'embaucher des experts et des analystes pour traiter les flux de plus en plus d'informations.

 

Vers la réactualisation de la LPM

Ce "quelque chose", ce n'est ni plus ni moins une "actualisation" de la LPM sur la base d'une nouvelle analyse des menaces et des contrats opérationnels des armées. Et le ministère de la Défense veut aller vite. "Beaucoup plus tôt que prévu, explique-t-on dans l'entourage du ministre. L'actualisation de la LPM doit se faire avant l'été, il faut qu'elle soit au Parlement au mois de juin". C'est certainement dans ce cadre que Bercy risque de freiner des quatre fers.

Car l'Hôtel de Brienne a de grandes ambitions. Tout peut être mis sur la table. Enfin presque. "Nous pouvons avancer la livraison de certains matériels, faire des achats d'urgence (...). Tout le monde sait que nous sommes en manque d'hélicoptères. Il n'y a pas de conclusions pour le moment".

 

Création de sociétés de projets

Lors de conseil de défense, l'Hôtel de Brienne a proposé de créer deux sociétés de projets à capitaux publics (SPV ou Special Purpose Vehicle) pour trouver les 2,2 milliards d'euros qui lui manquent dans son budget 2015 au titre des recettes exceptionnelles. Car il est probable que le produit de la cession des fréquences TNT de la bande 700 Mhz (environ 2,6 milliards d'euros) n'arrive pas à temps cette année pour compléter le budget du ministère. L'Hôtel de Brienne a besoin d'un "dispositif mis en place rapidement. Nous pensons l'avoir trouvé". L'idée de ces SPV est d'acheter à l'État des matériels militaires pour les relouer dans la foulée à l'armée. ce qui permettra de stabiliser le budget du ministère de la Défense à 31,4 milliards cette année comme François Hollande l'a promis à plusieurs reprises, notamment lors du dernier conseil de défense.

En pratique, l'armée française pourrait louer sept à huit avions de transport militaire A400M et trois frégates multimissions auprès d'une ou deux sociétés publiques à partir de cet automne, a-t-on expliqué au ministère de la Défense. La France possède déjà six A400M livrés par Airbus Group et compte en réceptionner un ou deux de plus d'ici à l'automne, tandis que les trois frégates sont construites par le groupe naval DCNS. Les SPV seront capitalisées grâce à la cession de nouvelles participations de l'Etat dans des sociétés publiques n'appartenant pas forcément au secteur de la défense. "Le schéma est simplissime : une ou deux sociétés publiques françaises pour du matériel militaire destiné à l'armée française", a-t-on souligné.

Les autres recettes des cessions identifiées de bien immobiliers devraient avoisiner 500 millions d'euros, notamment avec l'ensemble Bellechasse (Pavillon de Penthemont, Abbaye de Penthemont et Hôtel du génie). En revanche, le gouvernement ne souhaite pas lancer un nouveau programme d'investissements d'avenir (PIA), a-t-on précisé au ministère de la Défense, ni octroyer de nouveaux crédits budgétaires.

 

Bercy renacle

Une proposition qui n'avait pas été mercredi validée par François Hollande. La réponse de Bercy est pour l'instant plutôt négative, en raison du surcroît de dépenses que la location induira et de son impact sur les déficits publics, au moment où Paris doit donner des gages de sérieux budgétaire à Bruxelles. "Soit le ministère des Finances fait une contreproposition, soit il n'en fait pas et nous mettrons en place le dispositif des SPV (sociétés de projet). Il n'y a pas d'autre solution à ce stade", martèle-t-on à l'Hôtel de Brienne, qui a besoin en outre d'un nouveau cadré législatif.

"Tout ceci demande à être peaufiné", explique-t-on au ministère. C'est pour cela que le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, en faveur de cette proposition contrairement à Michel Sapin, et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian recevront mardi prochain lors d'un déjeuner les dirigeants des six groupes français de défense concernés par les sociétés de projet - Airbus Group, Safran , Thales, DCNS, Dassault Aviation et le groupe de formation et d'assistance DCI. Dans un second temps, la France pourrait envisager d'ouvrir le capital des sociétés de projet à des investisseurs privés ou des fonds, étendues à des prestations de services, a précisé la même source. Des SPV pourraient même être créées pour louer des matériels militaires à d'autres États, faute de pouvoir les vendre.

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 17:55
Ce plan de Le Drian pour sauver le budget des armées que Bercy veut torpiller

 

21-01-2015 Par Vincent Lamigeon – Challenges.fr

 

Pour trouver les 2,2 milliards qui manquent, le ministre de la Défense prévoit de créer deux sociétés de leasing qui rachèteraient aux armées des avions et des frégates, pour les leur relouer immédiatement.

 

Ça n’a rien d’un miracle, mais c’est toujours cela de pris. François Hollande a acté mercredi 21 janvier lors d’un conseil de défense à l’Elysée la revue à la baisse du plan de départs dans les armées prévu par la loi de programmation militaire (LPM) : 7.500 postes qui devaient être supprimés d’ici à 2019 seront finalement sauvegardés du fait de la situation sécuritaire en France et de la sollicitation des armées à la limite de son contrat opérationnel (10.500 militaires déployés en France).

 

Concrètement, le "plus grand plan social de France" passe ainsi de 25.800 à 18.300 postes, soit une baisse de 29% du chiffre initial de suppressions d’emplois. Appréciable pour la Grande Muette, d’autant que l’effet se fera sentir dès cette année : 1.500 postes, sur les 7.500 qui devaient être supprimés, seront finalement maintenus. "Il reste à identifier ces postes, ce qui conditionnera le coût de l’opération", explique-t-on à l’hôtel de Brienne.

 

La bataille est loin d'être finie

 

Pour Jean-Yves Le Drian, c’est une belle victoire, mais la bataille est loin d’être finie. Elle se joue désormais clairement sur le terrain financier : pour boucler son budget de 31,4 milliards d’euros en 2015, confirmé par le président de la République lors de ses vœux aux armées sur le Charles-de-Gaulle, le ministre de la Défense doit trouver 2,2 milliards de ressources exceptionnelles (REX) dès cette année. Où piocher ? Les cessions d’emprises immobilières devraient rapporter 500 millions d’euros, mais à moyen terme. La vente de la bande de fréquences dite des 700Mhz est estimée à 2,6 milliards d’euros, mais le calendrier est décalé.

 

Le ministre de la défense pousse donc une solution radicale : les sociétés de projets, ou SPV (Special Purpose Vehicles). Le principe est le suivant : l’armée revend des matériels à des sociétés ad hoc, qui les lui relouent immédiatement. L’intérêt ? Les SPV, financées grâce à des cessions de participations de l’Etat, versent immédiatement l’argent au ministère, qui comble ainsi son besoin immédiat de liquidités. A 150 millions l’A400M, l’addition a le mérite de vite monter. Autre avantage : le remboursement par la Défense est lissé sur plusieurs années, en l’occurrence sur la durée du leasing prévue par le contrat, ce qui limite les sorties d’argent.

 

8 avions A400M et 3 frégates FREMM

 

Le projet, sur lequel le ministère planche depuis fin 2014 et ardemment combattu à Bercy, a été évoqué ce matin en conseil de défense. François Hollande ne l’a pas explicitement validé, mais l’hôtel de Brienne a bien avancé sur les détails. Deux SPV, 100% publiques dans un premier temps, seraient créées : l’une rachèterait 8 avions de transport A400M, l’autre 3 frégates FREMM, ce qui permettrait de récolter les 2,2 milliards manquants.

 

La création de ces objets juridiques non identifiés nécessite un aménagement législatif, car la loi interdit aujourd’hui la vente de biens d’Etat qui ne sont pas devenus inutiles. Il faudrait aussi clarifier la question de l’insaisissabilité des biens (on voit mal un huissier mettre sous scellé une frégate…) et celle de la possibilité pour une structure publique de faire du leasing, capacité pour l’instant réservée aux sociétés financières. "Le véhicule idéal serait un amendement à la loi Macron, dont certaines dispositions concernent les actifs", assure-t-on à Brienne. Bercy met en garde contre un "cavalier législatif" (un amendement pirate sans aucun lien avec la loi qu’il accompagne) et une possible censure par le Conseil Constitutionnel, deux arguments repoussés par l’hôtel de Brienne.

 

Les SPV seraient au départ 100% publiques, pour que le dispositif soit le plus simple à mettre en place. Cela permettrait aussi de limiter les taux de rémunération de ces sociétés au minimum, bien en dessous des 6 à 8% habituels, espère le ministère, l’Etat négociant… avec lui-même. Dans un second temps, d’autres SPV pourraient être créées, en fonction des besoins, sur d’autres équipements. Leur capital pourrait aussi être ouvert au privé, très probablement à titre minoritaire : certains fonds d’investissement auraient déjà fait part de leur intérêt. Les industriels de la défense, autres candidats possibles, doivent être reçus le 27 janvier pour en discuter.

 

Bien avancé, le projet va devoir passer outre l’opposition de Bercy. Si Emmanuel Macron y est plutôt favorable, Michel Sapin y est, lui, clairement hostile, de même qu’une bonne partie de ses services, car les SPV seraient intégrées aux dépenses publiques au regard des engagements de Maastricht. "Si Bercy ne propose pas de solution alternative, nous n’aurons pas d’autre choix que de lancer les SPV, qui doivent être opérationnelles dès l’automne", assure-t-on au ministère de la défense. L’autre round de la bataille financière se jouera à la mi-2015, lors de l’actualisation de la LPM annoncée par l’Elysée. Les moyens de la défense seront-ils alors augmentés ? L’affaire promet encore une belle bataille entre Brienne et Bercy.

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 07:55
Les armées préservent 7500 postes

Suite aux attaques meurtrières à Paris, un déploiement de militaires sans précédent a été décidé sur le territoire national pour la protection de «sites sensibles»,

 

21/01/2015 Par Alain Barluet – LeFigaro.fr

 

Seuls 18.500 postes seront supprimés d'ici 2019, contre 26.000 prévus initialement. La limitation des réductions d'effectifs doit permettre de «retrouver un peu d'oxygène pour que les restructurations puissent être poursuivies plus sereinement», explique-t-on au ministère de la Défense.

 

Les propositions formulées par Jean-Yves Le Drian à la demande de François Hollande ont abouti à un véritable aggiornamento, annoncé mercredi par l'Élysée. Entre 2015 et 2019, 7500 postes seront préservés dans les armées, sur les 26.000 qui devaient être supprimés. Sur l'ensemble de la loi de programmation militaire (LPM) de 2014 à 2019, les coupes dans les effectifs portaient sur 34.000 postes. Dès cette année, la réduction se limitera à 6000 postes, contre 7500 postes initialement prévus.

Deux facteurs expliquent les décisions rendues publiques à l'issue du Conseil de défense qui s'est tenu autour du chef de l'État. À la suite des attaques meurtrières du 7 janvier et de la mobilisation populaire massive qui a suivi, le 11 janvier, François Hollande a demandé l'activation du «contrat protection» intérieur, prévu par la LPM et qui a été porté en 72 heures à son niveau maximal: 10.500 militaires, dans le cadre de Vigipirate, dont 8900 pour la protection de «sites sensibles», principalement les lieux de culte.

Un déploiement sans précédent sur le territoire national tandis que, par ailleurs, les contraintes liées aux engagements en opérations extérieures (9000 hommes, notamment au Sahel) pèsent lourdement. C'est le deuxième facteur, qui prévaut de plus longue date. Dans ces conditions, «les tensions étaient extrêmement fortes et les restructurations devenaient de plus en difficiles à mener», fait-on valoir dans l'entourage du ministre de la Défense.

La limitation des réductions d'effectifs doit permettre de «retrouver un peu d'oxygène pour que les restructurations puissent être poursuivies plus sereinement», dit-on à l'Hôtel de Brienne. Il s'agit aussi de garantir la mobilisation «à tout moment de 10.000 hommes pendant un mois» face aux diverses calamités et catastrophes survenant sur le front intérieur. L'accent sur le renseignement, domaine prioritaire, est réaffirmé avec 250 postes supplémentaires, dont 185 pour la DGSE.

Aucune limitation dans le temps n'a été annoncée concernant le déploiement intérieur actuel, qui sera maintenu «autant que nécessaire», assure-t-on. Toutefois, compte tenu des relèves et des permissions, un tel dispositif apparaît difficilement tenable sur la durée.

Conformément à la demande de François Hollande, un vaste travail d'actualisation de la LPM sera entrepris avant le mois de juin. Un chantier, vaste et accéléré, doit être lancé sur l'analyse des nouvelles menaces et des contrats qui en découlent. Cette réflexion aboutira à une véritable «feuille de route» garantissant à la fois les engagements en Opex et la mobilisation sur le théâtre national, insiste un proche de Jean-Yves Le Drian en concédant qu'il reste «de nombreuses questions auxquelles nous devons répondre».

L'imposant édifice de la LPM, fruit de mois d'efforts et déjà en équilibre plus que précaire, est en jeu. Car se pose d'emblée la question du financement de ce recul dans les limitations d'effectifs, dans un contexte budgétaire ultra tendu. Faute de certaines ressources, dites exceptionnelles (ventes immobilières de fréquences hertziennes), quelque 2,2 milliards d'euros sont toujours manquants au budget en 2015 (6 milliards sur la période la LPM). Des pistes innovantes sont explorées à travers les «sociétés de projet».

À ce jour, les décisions annoncées mercredi ne sont pas financées, même si le coût d'un moindre «dégraissage» en 2015 «peut être absorbé», assure-t-on. Il n'en va pas de même pour celui des années suivantes. Au total, il manque «plusieurs centaines de millions d'euros» qui nécessiteront des aménagements budgétaires. L'évaluation précise repose sur une étude des postes à «déflater», souligne-t-on à l'Hôtel de Brienne. Face à une montagne d'incertitudes, on s'en tient fermement au garde-fou de l'assurance présidentielle: la «sanctuarisation» du budget de la défense à 31,4 milliards.

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 14:55
Conseil de Défense du 21 Janvier 2015

 

21 Janvier 2015 Elysée

 

Comme il l’avait annoncé lors des vœux aux armées à bord du porte-avions Charles de Gaulle le 14 janvier, le Président de la République a réuni le 21 janvier un conseil de Défense.

 

Au cours de ce conseil, il a décidé de réduire de 7 500 les déflations d’effectifs prévues pour le ministère de la Défense sur la période de 2015 à 2019 par la loi de programmation militaire, dont 1 500 dès l’année 2015.

 

Il a demandé en conséquence d’engager rapidement les travaux pour actualiser d’ici cet été la loi de programmation militaire.

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 08:56
Sociétés de projet : il est temps de trancher !

 

20.01.2015 par Vincent Lamigeon - Supersonique

Pour ou contre les sociétés de leasing de matériel militaire? La question n’en finit plus d’enflammer l’aréopage de défense. Assez technique, l’affaire n’en est pas moins essentielle. Elle devrait être tranchée, si tout va bien, lors d’un conseil de défense prévu demain mercredi 21 janvier. Il y a urgence : le ministère se débat avec un trou de 2 milliards dans le budget militaire 2015.

 

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 12:55
photo DICOM Jean-Luc ZIEGLER

photo DICOM Jean-Luc ZIEGLER

 

20.01.2015  Par Lefigaro.fr


A la suite des attentats perpétrés en région parisienne il y a deux semaines, le gouvernement envisagerait de débloquer environ 400 millions d'euros, selon une information des Echos, à la fois via des demandes de crédits et d'effectifs. "Des mesures vont être annoncées en matière de sécurité en respectant les cadres budgétaires", a déclaré Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement ce matin sur RTL.

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 11:55
Armées : François Hollande a deux jours pour financer ses promesses

 

19/01/2015 Jean Guisnel - Défense ouverte / Le Point

 

Une décision est attendue mercredi sur le maintien provisoire de milliers d'emplois de militaires. Mais le mystère demeure sur le financement de cette mesure.

 

Si tout s'est passé comme le président de la République l'avait annoncé le 14 janvier sur le Charles de Gaulle, Jean-Yves Le Drian a remis dimanche soir au plus tard sa copie sur le "ralentissement du rythme des baisses d'effectifs". François Hollande a dit qu'il prendra sa décision le 21 janvier, après un Conseil de défense. On a bien compris lors de sa déclaration qu'il ne revient pas sur la suppression de 18 300 postes qu'il avait décidée pour les trois années budgétaires 2016 (7 500), 2017 (7 300) et 2018 (3 500). Mais il demande que leur réduction se fasse moins vite que prévu. C'est-à-dire ? Les explications manquent toujours.

 

6 000 postes budgétaires maintenus ?

Concrètement, prenons comme hypothèse que François Hollande ait en tête de conserver pour quelque temps 2 000 postes par an, soit 6 000 en tout. Sachant que chaque poste militaire coûte en moyenne 40 000 euros par an, cette mesure coûterait environ 250 millions d'euros. Au regard d'un budget de 31 milliards, ce n'est pas énorme. Mais, sauf à mettre la loi de programmation militaire cul par-dessus tête, ce n'est pas finançable en l'état. Et où prendra-t-on l'argent, sachant qu'il manque déjà 2 milliards d'euros pour financer le seul budget 2015 ? François Hollande répète régulièrement et publiquement que le budget est "sanctuarisé" à 31,4 milliards d'euros par an, ajoutant que "tous les projets qui sont prévus par la loi de programmation militaire en 2015 pourront se concrétiser. Je pense à la commande des douze avions ravitailleurs MRTT pour l'armée de l'air, au lancement du grand programme Scorpion pour l'armée de terre, à la rénovation de onze ATL2 et à la commande de bâtiments de soutien et d'assistance hauturiers pour la marine, ainsi que d'une centaine de véhicules pour les forces spéciales ; tout sera exécuté comme il est prévu".

 

Deux milliards manquent pour le budget 2015

Résumons : le budget 2015 n'est pas financé. Il manque 2 milliards d'euros, au moins, que des "ressources exceptionnelles" - produit de la vente de fréquences radio aux opérateurs de télécommunications - devaient apporter et qui ne seront pas au rendez-vous. Comment seront financées les nouvelles charges voulues par François Hollande ? Mystère. Le Journal du dimanche croit savoir que les nouvelles dépenses des armées seraient couvertes par des crédits supplémentaires de 500 millions d'euros, financés avant l'été par un collectif budgétaire. Qui servirait aussi à abonder les opérations extérieures, qui avaient coûté 1,2 milliard de plus que prévu en 2014. L'observateur commence à se gratter vraiment le crâne, d'autant plus que les politiques du ministère de la Défense évoquent, pour régler à tout le moins les problèmes budgétaires de l'année en cours, la constitution des très acrobatiques "sociétés de projet". Le principe consisterait à revendre des matériels de combat à des sociétés privées constituées pour l'occasion. Celles-ci fourniraient donc le cash permettant de boucler le budget 2015, en se faisant payer ensuite un loyer pour la mise à disposition de ces matériels. Mais s'ils ont reçu l'appui de l'Élysée, ces projets font face à deux adversaires de taille qui contestent la pertinence de ce choix, Bercy et les armées.

 

Aggravation du déficit

Au ministère des Finances, qui ne s'exprime pas sur le sujet, on souligne néanmoins que les emprunts souscrits auprès de ces hypothétiques sociétés de projets seraient intégrés dans la dette de la France, aggravant donc son déficit. Pourquoi, dans ces conditions, ne pas attribuer à la Défense les fonds nécessaires à partir du budget de l'État, sans autre forme de procès ? Le silence des armées est aussi assourdissant. Mais cela n'empêche pas la Grande Muette d'être vent debout contre ces sociétés, dont le principe consiste, selon une formule entendue récemment, "à mettre nos Rafale au mont-de-piété et nos frégates au clou ! Si ça arrivait, ce serait de la cavalerie totalement inconsciente !" Les critiques portent d'abord sur les conditions financières qu'imposeraient ces sociétés : les loyers seraient assortis de frais financiers énormes, certaines sources évoquant des taux considérables "plus près de 10 % que de 1 %". De plus, ces sociétés seraient nombreuses, une par type de matériels, "en créant des postes d'appontage pour des amis politiques, payés à prix d'or sur le dos des armées", s'indigne un officier. Les militaires sont également rétifs à s'engager au combat avec des matériels qui n'appartiendraient pas à l'État, refusant que ces engins soient entretenus dans les zones de combat par des entreprises privées. Bref, ils n'en veulent pas...

Opérations intérieures avec Vigipirate, opérations extérieures qui ne sont pas parties pour être revues à la baisse : la quadrature budgétaire de la défense n'est pas près d'être résolue. Sauf bien sûr si François Hollande annonçait, mercredi, les décisions que les armées attendent ! Aujourd'hui plus que jamais, l'argent est le nerf de la guerre.

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 08:55
photo ECPAD

photo ECPAD

 

16 Janvier 2015 par Josée Pochat – V.A.

 

Pour l’ancien chef du service central de lutte antiterroriste du parquet de Paris, aujourd’hui député UMP des Français de l’étranger, les récentes attaques terroristes sont la riposte à nos engagements militaires extérieurs, notamment en Irak. Et ce n’est peut-être, malheureusement, qu’un début.

 

Pensez-vous que nous risquons d’autres attentats terroristes, après celui perpétré contre Charlie Hebdo ?

 

Chacun de nos compatriotes devrait avoir connaissance du journal Inspire, magazine de propagande de l’État islamique ou d’Al-Qaïda que l’on trouve sur Internet. Cela leur permettrait de comprendre les motivations de ce groupe terroriste et de voir quelles cibles il vise en France. Cela va aussi bien de la vallée de la Dordogne au défilé du 14 Juillet en passant par le musée du Louvre, etc. Je viens d’adresser une copie de ce magazine à M. Hollande afin qu’il ait clairement conscience du risque qu’encourent nos compatriotes. En Irak, avec une petite dizaine de chasseurs-bombardiers, nous lançons régulièrement des bombes téléguidées sur des objectifs de l’État islamique. Avoir un engagement militaire à l’étranger entraîne inévitablement des ripostes.

 

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 08:30
Le Japon débloque 200 millions de dollars pour la lutte contre l'EI

 

MOSCOU, 17 janvier - RIA Novosti

 

Le premier ministre japonais Shinzo Abe a annoncé samedi que son gouvernement allait octroyer 200 millions de dollars aux pays du Proche-Orient engagés dans la lutte contre le groupe djihadiste Etat islamique (EI).

 

Le chef du gouvernement japonais, qui se trouve en visite au Caire, a pourtant souligné qu'il s'agissait d'un "soutien non militaire". Evoquant la lutte contre le terrorisme, M. Abe a indiqué que "le monde subirait des pertes irréparables si le terrorisme se propageait au Proche-Orient".

 

L'expansion de l'Etat islamique, qui a conquis de vastes territoires en Irak et en Syrie, constitue actuellement l'un des problèmes internationaux les plus graves. Ce groupe, qui compte environ 30.000 combattants selon la CIA, a proclamé un califat sur les territoires occupés et envisage d'élargir ses conquêtes territoriales.

 

Depuis août, les Etats-Unis et leurs alliés de la coalition antiterroriste effectuent des frappes contre les positions de l'EI en Irak et depuis le 23 septembre, en Syrie.

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 07:55
photo Marine nationale

photo Marine nationale

 

15.01.2015 Par Frédéric Pons – V.A.

 

Défense. Il n’est jamais trop tard pour revenir sur un choix malheureux. La sévère réduction des effectifs militaires de 7 000 hommes prévue en 2015 en était un.

 

Les effectifs fondaient sans que les missions ne diminuent. Les effectifs de la défense ont baissé d'un quart en dix ans. Ce ministère assume plus de 60 % des réductions des postes de l'Etat. « Le costume est taillé trop juste » avaient prévenu les chefs d’état-major. Nous l’avions aussi dit et répété. La Défense française glissait sur la voie du déclassement, au risque de perdre son rang.

 

Les difficultés croissantes pour tenir les opérations extérieures (8 000 hommes) et intérieures (10 000 cette semaine) ont contraint François Hollande à corriger le tir. Il annonce un réexamen de la déflation des effectifs militaires, promesse faite, ce 14 janvier, sur le porte-avions Charles-de-Gaulle. Le chef de l’Etat attend les propositions de l’état-major à la fin de la semaine. Il prendra sa décision le 21 janvier, dès le prochain Conseil de défense. Hollande avale son chapeau, comme Michel Sapin et les « raboteurs » de Bercy, ardents promoteurs de la cure d’austérité militaire actuelle. Jean-Yves Le Drian et ses généraux remportent une victoire, sans crier victoire. Personne n’oublie qu’il aura fallu les 17 morts des 7 et 9 janvier pour contraindre le gouvernement à revoir sa copie.

 

L’intense mobilisation des forces commençait à tendre à l’excès les ressources humaines de la Défense, aux limites de l’exercice continu de déflation. Avec un total de 28 000 hommes mobilisés, en métropole, outre-mer et à l’étranger (en opérations, pour les forces de présence et de souveraineté), le maximum était quasiment atteint. Les responsables militaires priaient pour qu’aucun « coup » inopiné ne déclenche une nouvelle mission d’urgence, au risque de faire basculer le système en phase critique. Le tir sera corrigé mais les capacités resteront dégradées, en effectifs comme en disponibilité des matériels. Un autre gros souci se dessine : le trou persistant de 2 milliards d'euros dans le budget 2015. Les ressources exceptionnelles (REX) annoncées ne sont pas au rendez-vous, ce qui signifie que le budget réel de la Défense n’est pas celui que Hollande a promis de « sanctuariser » à 31,4 milliards d’euros. Une nouvelle fois, il va jouer sa parole.

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 12:50
Three ways to reindustrialise Europe with dual-use technologies

 

Brussels - 09 January, 2015 by Claude-France Arnould - Chief Executive of the European Defence Agency

 

Widely used in everything from tennis rackets to Formula 1 cars, carbon fibre was originally developed by the UK Ministry of Defence in the early 1960s for military applications. Back then an esoteric and expensive material, it’s become price-competitive with its intense strength and durability for its weight. Similarly, head-up displays were developed to enable fast jet pilots to have key information presented in their view of the outside world, rather than having to frequently look down into the cockpit. This technology has progressively spread into civil aviation and more recently into cars, with the advantage of always keeping one’s eyes on the road.

These are only two of many examples illustrating how defence research can benefit the global economy and power Europe’s re-industrialisation. Reciprocally, the fast development of technologies in the civilian world can be essential to the emergence of cutting-edge defence systems.

The difficult times our economies are facing today mean that Europe is losing ground to its faster-growing Asian and American counterparts. This concern of the defence community is shared by Heads of State and Government: in this context, it is of paramount importance to invest in all the technologies and production capabilities that are essential to maintain Europe’s competitiveness.

However, Europe still suffers from legal and psychological barriers between civilian and military research – barriers that our competitors do not have. These limitations seriously hamper our capability to “cross-fertilise” developments from both worlds. The issue has been acknowledged at the highest level: in December 2013, the European Council itself tasked the European Defence Agency and other bodies to better exploit civil-military synergies. This issue should be tackled in three ways:

 

1/ Desegmentation of civil and military research

If we want the civilian and defence worlds to effectively cross-feed each other, then it is necessary to proceed with the desegmentation of civil and military research. By allowing funding to flow from one side to the other, major spin-offs between defence and civil research could be achieved. It is worth remembering that few technologies are military or civil by nature, especially at low technological readiness. Only when applied and used in a given system does a specific technology become military or commercial.

Today, this cross-fertilisation is limited by several factors, such as the legitimate confidentiality surrounding sensitive defence applications, but also the competitive advantage that might result from a cutting-edge civil technology. However, security regulations and intellectual property rights are here to address this issue. The main barrier is the lack of a comprehensive policy approach for all parties involved.

 

2/ Optimisation and prioritisation of technology-based production capabilities

The application of innovative technologies often requires considerable investments to move from the lab to serial production. And very often, such investments are only viable if this production is designed to address all potential markets: civil, defence and space. The European Defence Agency, in close cooperation with the Commission and industry, is investigating which key enabling technologies need a priority and focused investment effort to sustain the European supply chain. These are technologies such as components (silicum, gallium arsenide, infrared detectors), carbon fibre or optical devices. Europeans need to invest in these domains to levelthe playing field then to define priorities on related key industrial capabilities.

Meanwhile, it is essential to optimise available resources. The civil, space and defence domains need to be addressed together by a comprehensive business plan to yield cost savings while boosting innovation capabilities. This is the only way forward if we want to see Europe re-industrialise.

 

3/ Increase funding for defence research

Defence research budgets have been cut by 20% over the last six years. The risk is real to lose the ability to reach critical mass in a number of technology areas. This would not only jeopardise Europe’s strategic autonomy, but would also impede the long-term competitiveness of its high-tech commercial industry. It has been said that defence and space are to aviation what Formula One is to the automotive industry: a formidable cradle of innovation and technological breakthroughs.

The situation is all the more worrying since, according to a study commissioned by the European Defence Agency, the multiplier effect on GDP growth for an investment in defence research & technology is 12 to 20 times higher than in other areas of public spending. Therefore, investment in defence R&T must be a logical component of any comprehensive growth policy.

The Agency is also supporting Member States by contributing to the Commission’s work on an R&T Preparatory Action related to the Common Security and Defence Policy (CSDP), as called for by the December 2013 European Council. If successful, this Preparatory Action could give birth to a wider defence research programme at European level, the impact of which will be all more the important since cross-fertilisation with other European research and innovation initiatives will be maximised. The benefits can be enormous, both for the civilian and defence sectors.

 

Source

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 17:50
Ariane 6 est l'un des défis les plus importants pour l'Agence spatiale européenne (Crédits : ESA)

Ariane 6 est l'un des défis les plus importants pour l'Agence spatiale européenne (Crédits : ESA)

 

15/01/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le budget de l'Agence spatiale européenne va s'élever à 4,4 milliards d'euros en 2015, abondés notamment par les cotisations des États membres (3,23 milliards). Un budget en croissance de 8 %.

 

En dépit des actuelles contraintes budgétaires importantes, l'Europe n'entend pas réduire le train de vie de sa politique spatiale. Bien au contraire, le budget de l'ESA (Agence spatiale européenne) sera en croissance "de 8 % en 2015" par rapport à 2014, a révélé mercredi au forum "Perspectives spatiales 2015"; organisé par Euroconsult et le GIFAS, le directeur général de l'ESA, Jean-Jacques Dordain. Ce budget va s'élever à 4,433 milliards d'euros, abondés par les cotisations des États membres de l'ESA (3,23 milliards), de la Commission européenne (environ 1 milliard) et, enfin, l'Organisation européenne pour l'exploitation des satellites météorologiques, Eumetsat (environ 300 millions), a-t-il détaillé.

Début décembre à Luxembourg, les États membres de l'ESA avait décidé de consacrer 8 milliards d'euros à la politique spatiale européenne lors du conseil ministériel de l'agence. Ce qui fait dire à Jean-Jacques Dordain, que l'ESA va gérer 20 milliards d'euros d'engagements de programme sur la période 2015-2020, dont 15 milliard des Etats membres et 5 milliards de la commission. "Nous n'avons aucune excuse pour ne pas travailler en 2015", a souri Jean-Jacques Dordain. Et de d'expliquer que l'observation de la terre sera la "priorité des priorités" dans le cadre de la conférence sur le climat.

 

Trois défis pour l'ESA en 2015

"2015 est important pour l'ESA qui a à nouveau des défis importants. Nous les gagnerons", a martelé Jean-Jacques Dordain. Premier défi pour l'Agence spatiale européenne, réussir les missions. "Chaque mission est un risque, chaque succès est un événement", a-t-il rappelé, fustigeant notamment ceux qui pensent que "le succès est normal et facile". Au premier rang de ces missions, Rosetta, qui "est loin d'être terminée". L'ESA a également trois lancements Vega à effectuer en 2015, dont celui pour LISA Pathfinder. C'est un satellite qui doit permettre de valider les technologies qui sont retenues pour le futur satellite LISA et devra lancer pour le compte de l'organisation européenne EUMETSAT, le satellite météo MSG 4.

Deuxième défi, mettre en musique les décisions prises par le conseil des ministres des pays membres de l'ESA en décembre au Luxembourg, dont le développement du lanceur Ariane 6. "C'est le défi le plus grand, a reconnu le directeur général de l'ESA. Il faut diminuer le coût de lancement au facteur deux, mettre en place une nouvelle organisation industrielle et de nouvelles responsabilités". Y compris au-delà la société commune Airbus Safran Launchers (ASL), notamment avec l'industriel italien Avio et allemand MT Aerospace, qui doit, selon nos informations, accueillir une seconde chaine de production de futurs boosters d'Ariane 6 et de Vega. Car l'Allemagne a mis pour la première fois contribué à ce programme.

Enfin, l'ESA veut anticiper les défis de façon générale afin de suivre "une compétition qui est de plus en plus variée". "Nous n'avons pas le choix" pour rester compétitif en dépit de "nos ressources limitées", a expliqué Jean-Jacques Dordain. Notamment sur les technologies concernant les lanceurs réutilisables. "Il faut qu'on le fasse", a-t-il martelé.

 

Nouveau directeur général et deux nouveaux pays membres

L'Agence spatiale européenne a annoncé en décembre la nomination de Johann-Dietrich Woerner au poste de directeur général de l'ESA, pour une période de quatre ans à compter du 1er juillet 2015. Il succèdera à Jean-Jacques Dordain dont le mandat s'achève le 30 juin 2015. Johann-Dietrich Woerner est actuellement président du directoire du Centre aérospatial allemand (DLR).

Par ailleurs, deux pays membres vont faire leur entrée à l'ESA : l'Estonie qui va signer son adhésion la semaine prochaine et la Hongrie d'ici à la fin du mois de janvier. L'ESA compte actuellement 20 États membres, dont 18 de l'Union européenne (UE) : France, Autriche, Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, Grèce, Irlande, Italie, Pologne, Pays-Bas, Luxembourg, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Suède ainsi que la Suisse et la Norvège. Huit autres États de l'UE ont signé des accords de coopération avec l'ESA : Estonie, Slovénie, Hongrie, Chypre, Malte, Lettonie, Lituanie et Slovaquie. Des négociations sont en cours avec la Bulgarie concernant ce même type d'accord. Enfin, le Canada participe à certains programmes au titre d'un accord de coopération.

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 13:55
Armée Francaise Horizon 2020 - infographie LeMonde

Armée Francaise Horizon 2020 - infographie LeMonde


15 Janvier 2015 Marine & Océans

 

Dans une interview accordée au site d'information Atlantico.fr, Michel Goya - colonel (er) de l'Armée de Terre, écrivain militaire, enseignant en histoire militaire à Sciences Po Paris et membre du Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégique (CSFRS) - explique pourquoi la limitation des coupes dans le budget de la défense, annoncée hier par le Président de la République, ne suffira pas à l'armée française pour faire face à la guerre en cours. 

 

Atlantico : Concrètement, quels vous semblent être les besoins budgétaires de l'armée pour apporter une réponse efficace sur les terrains d'opération ?

 

Michel Goya : Il n'est pas inutile de rappeler que dans un pays qui produit pour plus de 2 000 milliards d'euros de richesse chaque année, moins de 50 sont prélevés pour assurer la défense de la France et des Français, pour environ 850 consacrés aux autres actions publiques et sociales. Pire, cet effort diminue régulièrement depuis vingt-cinq ans. Si, en termes de pourcentage du PIB, la France mondialisée faisait le même effort que la France de 1990, c'est entre 80 et 90 milliards qui seraient consacrés à la sécurité et à la défense. Autrement dit et alors que la guerre contre les organisations djihadistes, commencée dès les années 1990, prenait de l'ampleur, la France baissait la garde.

 

Lire la suite sur :http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-limiter-coupes-dans-budget-defense-ne-suffira-pas-armee-pour-faire-face-guerre-en-cours-michel-goya-1955627.html

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 17:50
Financing the CSDP - SEDE

 

15-01-2015 SEDE

 

Jointly with the Committee on Budgets, SEDE will hear an expert in view of its joint draft report on the Financing of the Common Security and Defence Policy (AFET/SEDE Rapporteur: Eduard KUKAN, EPP and BUDG Rapporteur: Indrek TARAND, Greens).

 

When : 21 January 2015


Further information Draft agenda and meeting documents

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 12:50
L'Otan presse Berlin d'investir dans la défense

 

14/01/2015 Par LeFigaro.fr avec AFP

 

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a appelé aujourd'hui l'Allemagne à investir davantage dans la défense "afin de maintenir la sécurité et la stabilité" en Europe.

 

"L'Allemagne assure un rôle dirigeant dans de si nombreux domaines en Europe, mais nous cherchons aussi le rôle dirigeant allemand quand il s'agit d'investir dans la défense", a expliqué le Norvégien au cours d'une conférence de presse avec la chancelière Angela Merkel à Berlin.

 

"Nous avons besoin d'investir dans notre défense pour être en mesure de protéger tous nos alliés et pour maintenir la sécurité et la stabilité" en Europe, a ajouté le secrétaire général, qui effectuait sa première visite à Berlin depuis sa prise de fonction à l'automne.

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 12:50
La commission défense évoquera notamment le remplacement des F16 - photo MIL.be

La commission défense évoquera notamment le remplacement des F16 - photo MIL.be

 

14 janvier 2015 Baptiste Hupin - RTBF.be

 

La commission Défense de la chambre entame une série d'auditions d'experts pour débattre de la stratégie à long terme de la Défense. Le ministre de la Défense doit présenter un plan stratégique à dix ans au conseil des ministres dans les mois à venir. La définition de ce plan intervient alors que la Défense est soumise à des réductions budgétaires tout au long de la législature. Par ailleurs, il doit tenir compte d'un très gros investissement à venir: le remplacement des F16.

 

    Les économies importantes décidées par le gouvernement Michel n'épargnent pas la Défense. D'ici 2019, elle devra faire plus d'un milliard et demi d'économies, après plusieurs années de restriction budgétaire. Par ailleurs, les avions de chasse belges sont en bout de course. Or, la plupart des partis sont favorables au maintien d'une composante aérienne forte. Le gouvernement s'est donc engagé à remplacer les F16. Cinq appareils différents sont à l'étude. Le modèle qui sera choisi pour succéder aux F16 doit être désigné en 2018 pour respecter le calendrier de remplacement, entre 2023 et 2029. Le montant de cet achat est estimé à 4 milliards d'euros.

 

    Entre économies sévères et investissements colossaux, la Défense doit donc faire des choix stratégiques. Dans sa déclaration de politique générale, le ministre de la Défense Steven Vandeput (N-VA) a été très clair: "Le défi budgétaire des prochaines années est important et ses effets seront inévitablement perceptibles sur le terrain. (...) Des choix difficiles devront être faits. Pour mettre en oeuvre ces mesures, le gouvernement opèrera des choix en matière d'effectif, de personnel et de capacité." La Défense est donc peut-être à la veille de changements déterminants et la commission de la Défense de la Chambre a demandé la tenue d'auditions pour en débattre.

 

    La plupart des députés saluent la tenue de ce débat parlementaire. Mais dans les rangs de l'opposition francophone, certains estiment que la réflexion vient trop tard. Pour Benoît Hellings député ECOLO, elle aurait du précéder la décision de remplacer les F16. "La définition de cette stratégie à long terme est biaisée par la décision de maintenir une composante aérienne capable à la fois de défendre notre territoire et de se déployer sur des missions internationales. L'argument de pouvoir rester un partenaire fiable auprès de l'OTAN n'est pas suffisant." Selon le député PS Sébastien Pirlot le travail est mené à l'envers. "On envisage un investissement de 4 milliards et on n'a pas encore de plan stratégique pour les dix prochaines années."

 

    Pour débattre de ces choix stratégiques, la commission de la Défense a sélectionné 32 interlocuteurs issus du monde académique, militaire belge et étranger, de l'OTAN, des syndicats, du secteur associatif ou encore de l'industrie militaire. Les auditions s'étaleront sur plusieurs semaines jusqu'au mois de février. La commission Défense émettra alors des recommandations sur lesquelles le ministre pourra s'appuyer pour tracer la voie de la Défense dans les dix années à venir.

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 19:59
Armées : revoir la réduction des effectifs, mais avec quel argent ?

En présentant ses voeux aux armées, François Hollande a déclaré que "la situation exceptionnelle que nous connaissons doit conduire à revenir sur le rythme de réduction des effectifs qui avait été programmé pour les trois prochaines années dans le cadre de la loi de programmation militaire". photo EMA

 

14/01/2015 Par Jean Guisnel - Défense ouverte / LePoint.fr

 

Après les attaques en France, François Hollande a émis le souhait de "réduire le rythme" de la réduction des effectifs dans l'armée.

 

En présentant ses voeux aux armées sur le porte-avions Charles de Gaulle en partance pour le Golfe arabo-persique, François Hollande a changé de pied sur les affaires militaires. Il a déclaré que "la situation exceptionnelle que nous connaissons doit conduire à revenir sur le rythme de réduction des effectifs qui avait été programmé pour les trois prochaines années dans le cadre de la loi de programmation militaire". Il a ainsi logiquement reconnu qu'il ne pouvait pas continuer de demander des efforts opérationnels incessants aux militaires aussi bien à l'extérieur des frontières que, depuis la semaine dernière après les attentats de Paris, à l'intérieur de l'Hexagone. Le plan Vigipirate dans sa phase actuelle, inédite par son ampleur, concerne 10 000 militaires, alors que les armées ont perdu 7 881 postes budgétaires en 2014. En six ans, 34 000 postes doivent passer à la trappe !

 

Nécessités budgétaires

On a bien compris dans les propos de François Hollande qu'il ne renonce aucunement à l'objectif de réduction qu'il s'est fixé, mais qu'il propose seulement d'en "réduire le rythme". D'ailleurs, en confiant sa feuille de route au ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, avant un Conseil de défense décisif le 21 janvier, il lui a demandé "des propositions d'ici la fin de la semaine, en tenant compte évidemment des nécessités budgétaires". Or ces "nécessités" budgétaires sont d'abord des difficultés, qui se trouvaient très loin d'être tranchées avant que les attentats se produisent. Pour ralentir les réductions d'effectifs, encore faudra-t-il trouver l'argent nécessaire. Rappelons que ces baisses d'effectifs ont été employées au financement des augmentations salariales des militaires demeurant à leur poste. Et c'est là que le bât blesse. Car s'il fallait réduire les achats de matériels pour conserver les effectifs nécessaires au plan Vigipirate, ce serait un marché de dupes... Dont le budget des armées pour 2015 pourrait être la première victime.

 

7 % du budget 2015 non financé

Concrètement, le budget de la Défense voté par le Parlement pour l'année 2015 (31,4 milliards d'euros) n'est pas tenable actuellement. 7 % de son montant ne sont pas financés, c'est énorme ! Le problème vient des "ressources exceptionnelles", ou REX, un pactole de 2,4 milliards produit par la vente de propriétés foncières (pas de problème de ce côté-là), pour 200 millions d'euros. Et par celles de fréquences radio aux opérateurs télécom, pour 2,2 milliards. Or cet argent ne sera pas disponible cette année, et sans doute pas en 2016 ni même en 2017. Le Drian joue gros sur cette affaire, car il est aussi peu probable aujourd'hui qu'hier que Bercy crache au bassinet pour boucler le budget, au cas où le pactole des fréquences ne serait pas au rendez-vous à temps, ou avec les montants escomptés. La seule solution, c'est que François Hollande règle le problème. Le veut-il ? Ce n'est pas sûr.

 

Sociétés de projets

Pour pallier ce problème budgétaire de l'année 2015, une vieille idée a été recyclée par Jean-Yves Le Drian. Il s'agirait de vendre des matériels militaires de grande valeur (navires, avions, hélicoptères, satellites, etc.) à des sociétés privées, qui les reloueraient ensuite aux armées. À ce compte, il serait possible d'atteindre les sommes espérées des ventes de fréquences. François Hollande a accepté cette innovation, mais le problème est à Bercy, qui s'est fait tordre le bras et est entré en résistance. Le Drian s'accroche, mais ne convainquait pas du tout les chefs militaires - avant la semaine dernière - quand il assurait que les promesses de François Hollande seraient tenues. De plus, cette solution de financement exotique a déjà été retoquée en 2004 pour l'achat des frégates FREMM. En 1988, la mise en place par le ministre André Giraud d'un emprunt d'État pour acquérir des frégates de type Floreal avait finalement été abandonnée.

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