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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 11:56
photo ECPAD

photo ECPAD

 

29-04-2015 Par Challenges.fr

 

Face à la menace terroriste, François Hollande a annoncé mercredi une rallonge budgétaire de 3,8 milliards d'euros pour la Défense, où seront préservés plus de la moitié des 34.000 postes qui devaient être supprimés.


 

A l'issue d'un Conseil de Défense, réunissant mercredi 29 avril les principaux responsables politiques et militaires, le président François Hollande a détaillé devant la presse ses décisions pour accroître les moyens des Armées et pérenniser le dispositif mobilisé dans l'urgence des attaques djihadistes de janvier. Voici les points clés de sa déclaration.

 

  • 3,8 milliards d'euros supplémentaires d'ici 2019

"Pour les autres années, les quatre années qui sont celles de la programmation actualisée, la loi de programmation actualisée (ndlr: elle porte sur 2014-2019) sera présentée au Conseil des ministres du 20 mai. Elle prévoira de dégager 3,8 milliards de crédits supplémentaires sur ces quatre années", a annoncé le chef de l'Etat à l'Elysée.

 

  • Poursuite de l'opération Sentinelle

"J'ai décidé ce matin que cette opération, qui prendra le nom d'opération Sentinelle, serait pérennisée ce qui conduira à mettre dans les effectifs prévus 7.000 militaires de manière durable", a déclaré le chef de l'Etat.

 

  • Des crédits pérennisés à 31,4 milliards d'euros

"En 2015, les crédits du ministère de la Défense de 31,4 milliards d'euros sont sanctuarisés et ce seront des crédits budgétaires, sans aucun appel à des ressources extérieures", a affirmé le président de la République. "Cela veut dire que le ministère de la Défense est sûr de pouvoir disposer de ces crédits dans l'année 2015".

Le président a ainsi écarté le recours à des "sociétés de projet" qui auraient acquis des matériels militaires (avions de transport Airbus A400M, frégates multimissions) pour ensuite les louer à l'armée.

 

  • 18.500 postes préservés sur les 34.000 suppressions prévues 

Sur les 34.000 suppressions de postes initialement prévues par la loi de programmation militaire, 18.500 devraient être évitées.

A l'issue de cette réunion, François Hollande a aussi annoncé le maintien "durable" de la mobilisation de 7.000 militaires sur le territoire national contre les menaces d'attentat.

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 10:55
Conseil de défense (archives) - photo Elysée

Conseil de défense (archives) - photo Elysée

 

29.04.2015 par valeursactuelles.com

 

Réorganisation. Avec la menace terroriste qui plane sur la France, François Hollande a annoncé ce mercredi une augmentation du budget de la Défense, qui n’était initialement pas prévue.

 

18.500 postes sauvés

Depuis les attentats meurtriers de janvier, les hommes du plan Vigipirate sont plus mobilisés que jamais (10.000 hommes et 7.000 dans la durée). Alors que le budget de la Défense prévoyait une suppression de 34.500 postes, le président François Hollande a annoncé ce mercredi, à l'issue du Conseil de Défense, sauver 18.500 emplois, ce qui devrait coûter quelques centaines de millions d’euros par an, pour un budget total de la Défense de près de 31 milliards d’euros

 

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 09:15
François Hollande annonce 3,8 milliards de crédits supplémentaires pour l'armée

 

29/04/2015 Par lefigaro.fr

 

François Hollande vient d'annoncer ce matin son intention de sanctuariser le budget de l'armée pour 2015. 3,8 milliards d'euros de crédits supplémentaires seront par ailleurs dégagés pour les quatre ans à venir, a-t-il ajouté.

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 06:55
OPEX Apr 2015 photo ECPAD - Armée de Terre - Marine Nationale - Armée de l'Air

OPEX Apr 2015 photo ECPAD - Armée de Terre - Marine Nationale - Armée de l'Air

 

29/04/2015 Par Véronique Guillermard - LeFigaro.fr

 

Les armées durement sollicitées en Afrique et au Moyen-Orient, espèrent qu'un effort important sera porté sur le financement de la maintenance et la modernisation de leurs équipements ainsi que sur l'achat de matériels neufs.



Les armées attendent les arbitrages de François Hollande. Budget, effectifs, nouveaux équipements… La révision de la Loi de programmation militaire (2014-2019) leur donnera-t-elle les moyens de remplir leur mission en opérations extérieures (OPEX), sur le territoire national (opération Sentinelle) mais aussi sur la Toile, lieu de la nouvelle cyberguerre? Le ministère de la Défense a besoin de 3 à 9 milliards supplémentaires, selon les évaluations.

La France dépense peu ou prou 10 milliards par an (11,3 milliards en 2014) pour équiper ses armées. Ce budget représente un petit tiers des crédits militaires annuels (31,4 milliards en 2014 et en 2015). Ainsi que des contrats pour les industriels de la défense, qui doivent souvent jongler avec des glissements de calendrier de livraison. L'engagement intensif des armées en Afrique et au Moyen-Orient ainsi que sur le territoire national depuis les attentats de janvier 2015 à Paris, a changé la donne.

En matière d'équipement, il y a urgence. Sur le terrain, les matériels s'usent de façon prématurée, ce qui renchérit les coûts de maintenance, dont les crédits ne suffisent plus malgré un effort acté dans la LPM (+3,4 % par an, à 20,6 milliards en six ans). À cela s'ajoutent les efforts à réaliser dans quatre domaines prioritaires définis par Jean-Yves Le Drian: la cyberdéfense, le renseignement aérien et spatial, l'équipement des forces spéciales et un plan hélicoptères pour doper les capacités d'aérocombat.

 

Quatre priorités: renseignements, forces spéciales, cyberdéfense, hélicoptères

Pour compliquer l'équation, il manque 2,2 milliards sur la seule année 2015 au budget de la Défense, en raison de l'absence de recettes exceptionnelles. Pour pallier ce manque, Jean-Yves Le Drian prône la création de deux sociétés de projet publiques, permettant aux armées de louer des Airbus A 400M (4) et des frégates (3) plutôt que de les acheter. Un projet qui ne fait pas l'unanimité à l'Assemblée nationale et qui fait l'objet d'un bras de fer avec Bercy, opposé à ces sociétés de leasing.

L'armée de l'air attend au moins 3 Airbus A 400M et espère disposer dès cette année de la capacité de largage aéroporté (hommes et matériels). Airbus DS mène actuellement des tests en vol pour valider cette capacité. Le constructeur a engagé des discussions avec la DGA. Il doit confirmer le calendrier de livraisons de l'A 400M mi-2015 Si Airbus DS ne tient pas ses engagements, la LPM révisée pourrait prendre des mesures correctives et acter l'achat d'avions américains (C130 J Hercule).

En matière de renseignement, le ministre de la défense a déjà lancé mi-mars, le programme Ceres (commandes de 3 satellites d'écoute électromagnétique). Et il prévoit de commander un 3e satellite espion Musis cette année. Dans le renseignement aérien, Jean-Yves Le Drian vise l'entrée en service d'un troisième drone de surveillance (MALE) Reaper américain en 2015 et deux commandes supplémentaires. Il prévoit aussi de notifier des études d'ici à la fin de l'année, pour préparer un futur drone MALE européen, dans la perspective d'une mise en service en 2025.

 

Développement de nouveaux blindés

Au chapitre des hélicoptères, il s'agit d'accélérer le plan de modernisation de l'Alat (aviation légère de l'armée de Terre). En 2015, elle doit recevoir 4 NH 90 Caiman (transport), 5 Tigre (engins d'attaque) et 7 Cougar rénovés. Des livraisons revues à la baisse (division par deux pour le NH 90 par exemple) après négociation avec la DGA. La LPM révisée reviendra-t-elle sur ces baisses de livraison?

De son côté, l'armée de terre espère que son programme (Scorpion) de modernisation, connaîtra un coup d'accélérateur. Depuis décembre 2014, deux contrats ont été notifiés. Le premier, de 790 millions d'euros, permet à Nexter, Thales et Renault Trucs Defense, d'enclencher le développement de deux nouveaux blindés: le VBMR pour succéder au VAB, le véhicule à tout faire des fantassins, et l'EBRC (reconnaissance et combat) qui succédera aux AMX-10 RC. Le second, de 300 millions d'euros, a lancé le plan de rénovation en profondeur de 200 chars d'assaut Leclerc.

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 10:58
photo Elysée

photo Elysée

 

28/04/2015 Par Alain Barluet – LeFigaro.fr

 

La tension monte à la veille d'un conseil de Défense, mercredi à l'Élysée, qui examinera l'adaptation des moyens pour les armées, en effectifs et en matériels, compte tenu de leur très forte sollicitation, à la fois en opération extérieure (opex) mais désormais aussi sur le territoire national face au terrorisme. «Il y a une grande inquiétude au sein de la communauté de Défense et particulièrement parmi les militaires», souligne une source proche du dossier, pointant un fort risque que soit «remise en cause la cohérence entre les missions et les moyens des armées».

De 3 à 9 milliards supplémentaires, selon les évaluations, seraient nécessaires sur la période de la Loi de programmation militaire (LPM) 2015-2019 pour prendre en compte la nouvelle donne géopolitique et sécuritaire apparue ces derniers mois: besoins accrus en effectifs -François Hollande veut mobiliser 7000 hommes sur la durée pour protéger les sites sensibles en France-, coût de l'usure des matériels, commande de nouveaux équipements (drones, hélicoptères...).

 

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 10:55
L'armée française ne peut plus répondre aux exigences de Bercy, Hollande intervient

L'armée française a engagé près de 10.000 soldats sur des OPEX, et 10.000 dans l' OPINT Sentinelle. (photo ECPAD - Armée de Terre - Marine Nationale - Armée de l'Air)

 

27/04/2015 latribune.fr

 

Alors que Bercy exige de nouvelles économies, l'armée française tire la sonnette d'alarme. D'après elle, ses différentes missions, sur les théâtres extérieurs ou intérieurs sont menacés par les réductions d'effectifs et la baisse des investissements. Le président de la République doit rendre ses arbitrages mercredi.

 

Alors que la France a multiplié les opérations impliquant ses forces armées, il est demandé à celles-ci de nouveaux efforts budgétaires. Cette fois, le ministère de la Défense a choisi l'affrontement avec Bercy. François Hollande reprend donc le dossier en main et va rendre des arbitrages mercredi.

Le gouvernement est coincé entre ses initiatives de sécurité prises au lendemain des attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Casher en janvier dernier, et sa loi de programmation militaire (LPM) engagée fin 2013 et qui prévoit la baisse des effectifs de l'armée française de près de 34.000 personnes.

 

Opération Sentinelle

Sauf que, outre les opérations extérieures qui mobilisent près de 10.000 soldats sur différents théâtres (Centrafrique, Mali...), l'armée française a engagé près de 10.000 soldats dans le programme Sentinelle. Ce programme qui a pour vocation de surveiller et défendre les différents lieux de culte et les endroits sensibles à travers le pays.

Face à cette réalité, François Hollande avait déjà décidé de sauver autour de 7.000 postes sur les 34.000 prévus par la LPM. Mais, pour l'Etat-major de l'armée, cela ne suffira pas, il faut en sauver encore 11.000 pour assurer toutes ces missions.

L'armée estime également que, compte tenu des opérations extérieures, les troupes risquent de manquer de matériels car celui-ci s'use. L'investissement pour maintenir le niveau d'équipements des troupes est estimé entre 5 et 10 milliards d'euros d'ici à 2019.

 

Faible inflation et baisse du pétrole

Pour Bercy, des économies sont possibles grâce à la baisse des cours du carburant, mais également en vertu d'une inflation ralentie.

Le ministère de l'Economie estime que l'armée peut économiser entre 3 et 4 milliards d'euros sur ces deux leviers. La Défense répond que, même si le prix du carburant a baissé, la consommation a fortement augmenté en raison de la multiplication des opérations extérieures.

François Hollande rendra ses arbitrages mercredi 29 avril.

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 10:55
Budget : l'offensive du ministre de la Défense

 

28/04/2015 ladepeche.fr

 

François Hollande doit rendre demain des arbitrages délicats sur les effectifs et le budget de l'armée, très sollicitée sur le sol national depuis les attentats de janvier malgré les baisses d'effectifs en cours.

 

Le chef de l'Etat réunira plusieurs ministres et responsables militaires pour un Conseil de défense censé inscrire dans la durée le rôle de l'armée dans la protection du territoire national, en plus de lourdes opérations extérieures.

 

Depuis les attentats jihadistes de début janvier, l'armée mobilise 10 000 hommes pour protéger des sites sensibles dans l'hexagone, notamment des lieux de culte juifs, pour un coût estimé à un million d'euros par jour.

 

Sur le long terme, il a prévu de fixer à 7 000 hommes la capacité de déploiement de l'armée de Terre pour protéger les sites et la population en France, sans donner de détails sur les moyens pour atteindre cet objectif.

 

Alors que 9 000 hommes sont déployés sur les théâtres d'intervention extérieure (Sahel, Centrafrique, Golfe…), les réductions d'effectifs prévues dans le cadre de l'effort budgétaire national paraissent de plus en plus difficiles à tenir.

 

D'autant plus que la loi de programmation militaire prévoyait des recettes exceptionnelles de 2,2 milliards d'euros liés à la cession de fréquences hertziennes de la TNT à des opérateurs privés.

 

Or cette vente a pris du retard et les 2,2 milliards manquent cruellement. Pour s'en sortir, le ministère de la Défense a proposé de créer des «sociétés de projet», des instruments juridiques qui achèteraient des matériels militaires (Airbus A400M et frégates) pour les louer à l'armée.

 

Mais le ministère des Finances, qui trouve cette solution coûteuse et inutile, ne l'entend pas de cette oreille. François Hollande devra donc trancher.

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 16:55
Défense : Sopra choisi pour faire oublier le désastre Louvois

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a choisi Sopra pour réaliser le nouveau système de paie des armées (photo MinDefFr)

 

22/04/2015 Michel Cabirol – laTribune.fr

 

Sopra et sa filiale HR Access ont été sélectionnés par la direction générale de l'armement (DGA) pour réaliser le nouveau logiciel de paie des militaires, baptisé Source Solde, destiné à remplacer Louvois.

 

Les militaires retiennent leur souffle. Après l'échec du "logiciel fou" Louvois, le nouveau système de paie des armées, baptisé Source Solde, est "pleinement sur les rails", a rassuré ce mercredi à Toulon le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. "Tous les jalons annoncés depuis le départ sont parfaitement tenus", a-t-il précisé lors d'une visite au Centre d'expertises des ressources humaines (CERH) de la Marine nationale à Toulon. Le ministre en a profité pour dévoiler le nom de l'entreprise qui va réaliser le logiciel de paie des militaires destiné à remplacer le tristement célèbre système de paie Louvois. C'est la direction générale de l'armement (DGA) qui a notifié le contrat à Sopra et sa filiale HR Access.

"L'enjeu, c'est que nos militaires soient payés convenablement, ce qui est bien la moindre des choses au moment où ils sont engagés sur de nombreux théâtres d'opérations tout en étant déployés, en permanence, au sein de vastes zones maritimes", a expliqué le ministre.

 

Un contrat de près de 130 millions d'euros

Ce contrat d'un montant global de 128 millions d'euros couvre la réalisation, la mise en service ainsi que la maintenance corrective et évolutive du nouveau système pendant dix ans. La Marine nationale a été choisie pour mettre en service Source Solde à compter de 2017, après une période de tests s'échelonnant sur toute l'année 2016. Un léger décalage dans le calendrier qui prévoyait initialement un premier déploiement du système en décembre 2015.

 

"C'est Sopra qui a donné les meilleures garanties de parvenir au résultat recherché, c'est-à-dire de calculer une solde juste et à temps, dans les meilleures conditions, a souligné Jean-Yves Le Drian. La solution proposée par SOPRA se base sur un progiciel qui aujourd'hui effectue le pré-calcul de la paie d'une grande partie des fonctionnaires. Ce logiciel traite aussi la gestion RH et la paie de la plupart des grandes entreprises françaises. (...) Je rappelle que la solution retenue est basée sur des logiciels éprouvés, sans développement spécifique. ".

Lorsque les tests "auront établi que le nouveau système fonctionnera parfaitement pour L'ensemble des armées et services, Source Solde remplacera totalement Louvois ainsi que le système Solde Air", a affirmé le ministère de la Défense dans un communiqué publié ce mercredi. "Source Solde assurera de manière autonome la paie des soldes des militaires seulement lorsque nous aurons obtenu toutes les garanties de bon fonctionnement du système, a assuré le ministre. Cette phase qui avait été sacrifiée dans le cas du système précédent ne le sera pas cette fois". Ainsi, à terme, Source Solde gèrera la solde de 250.000 militaires.

La notification du contrat fait suite à un dialogue compétitif initié en avril 2014. Pendant cette phase, la DGA a notamment soumis à de nombreux tests les prototypes proposés par les trois sociétés en compétition : outre Sopra et sa filiale HR Access, l'américain Accenture associé au canadien CGI, le français Atos associé à Steria.

 

359 millions d'euros de trop-versés

"Mois après mois, Louvois continue de générer des milliers d'erreurs brutes, avec des soldes quasiment à zéro dans les situations les plus extrêmes, ou des soldes excessivement élevées", a rappelé mercredi le ministre. Pour autant, a-t-il souligné, "la situation s'est largement améliorée, et même si tout est loin d'être réglé, le système est dorénavant sous contrôle. A ce jour, le nombre de défauts graves qui nécessitent un traitement indépendamment de Louvois se stabilise aux alentours de 2.000 dossiers, sur un total de près de 180.000 soldes concernées".

D'ailleurs Louvois reste une catastrophe financière pour le ministère de la Défense. Et les chiffres sont consternants : 359 millions d'euros de trop-versés aux militaires entre 2011 et 2014. "Pour l'armée de terre, ces sommes représentent 78 millions d'euros sur 2011-2013 et 200 millions d'euros sur 2013-2014, avait détaillé fin octobre devant les sénateurs le secrétaire général pour l'administration, Jean-Paul Bodin. Pour la marine, ce sont respectivement 25 millions d'euros pour 2013 et 14 millions d'euros pour 2014, pour le service de santé des armées, 27 millions d'euros pour 2013 et 15 millions d'euros pour 2014".

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 16:55
Les députés UMP de la commission de la Défense veulent passer à l'offensive


16.04.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

Le mois de juin sera chaud pour les élus UMP de la commission de la Défense.

Les députés devront
- d'une part, plancher sur la réactualisation de la LPM et tenter de briller lors de la discussion à l'Assemblée sur l'évolution de cette loi,
- d'autre part, décider si l'actuel vice-président UMP de la fameuse commission de la Défense présidée par la Bretonne Patricia Adam doit conserver son poste.

En réalité, les deux rendez-vous sont liés.

Commençons avec la réactualisation de la LPM: chez les élus UMP, certains estiment qu'il est temps de siffler la fin du round d'observation et qu'il va falloir commencer à taper sur le PS, sur la présidente de la commission de la Défense, sur le ministre de la Défense...

LPM, SdP... Sur ces sujets, le message est clair: il faut être plus ferme et plus tranché. Il faut cesser de se faire "emberlificoter"!

C'est la position défendue par les députés dont Vittel et Meunier. Ce dernier s'est accroché avec Patricia Adam, mercredi matin, lors du compte-rendu de la "descente" qu'elle a menée le 8 mars, à l'APE et à la DGA (voir ici).

Philippe Vittel ne cache pas, lui, qu'il est "en conflit avec la présidente de la commission". Il assure avoir "le sentiment permanent qu'on veut tout nous cacher". Exemple? "Nous n'avons pas la moindre idée sur la modification de la LPM à un mois de la présentation par le ministre (...); ça ne peut pas continuer comme ça!". 

Il est donc temps de "faire bouger les lignes", explique le député Vittel. "Philippe Meunier et moi, on s'y emploie. On a le même ressenti". Et de conclure: "Il en faut qui s'y mettent".

De là à regretter le manque de pugnacité de quelques-uns de leurs collègues UMP dont Christophe Guilloteau, vice-président de la commission de la défense, jugé un peu trop consensuel, il n'y a qu'un pas que certains ont franchi. Ces derniers verraient d'un bon œil l'avènement d'un VP à poigne, "punchy", à l'esprit moins consensuel.

"On verra en juin", temporise Philippe Vittel qui invite à ne pas se tromper d'adversaire.

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 16:58
Budget de la Défense : Le Drian demande une rallonge

 

02.04.2015 LePont.fr (AFP)

 

Les armées, présentes sur plusieurs terrains, vont avoir besoin de crédits supplémentaires. Le bras de fer avec Bercy est loin d'être terminé.

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a laissé entendre jeudi que des crédits budgétaires supplémentaires devraient être alloués aux armées en raison des défis sécuritaires croissants auxquels elles doivent faire face. "La situation des menaces nous amène à être présents sur tous les terrains" et va "impacter à la hausse les effectifs de la force opérationnelle terrestre qui est aujourd'hui de 66 000 hommes", a expliqué le ministre, lors d'une séance publique au Sénat sur l'actualisation de la loi de programmation militaire (2014-2019).

"Si on augmente les effectifs, en particulier pour l'armée de terre - il y aura aussi des recrutements nécessaires dans le renseignement, la cyberdéfense -, ce coût n'entre pas obligatoirement dans l'enveloppe des 31,4 milliards d'euros" de budget prévue chaque année par la LPM, a souligné M. Le Drian. Depuis les attentats de janvier, l'armée est mise à contribution à hauteur de 10 000 hommes pour la protection du territoire national, un effort significatif qu'elle va devoir maintenir sur le long terme. Elle déploie aussi en permanence environ 9 000 hommes dans des opérations extérieures, principalement pour lutter contre les groupes islamistes armés.

Pour faire face à ces nouveaux besoins, le président François Hollande a demandé de revoir à la baisse les réductions d'effectifs prévues dans les armées, qui paient un lourd tribut aux efforts budgétaires du gouvernement depuis plusieurs années. Jusqu'à 18 000 postes pourraient être maintenus sur les 24 000 qui devaient être supprimés sur trois ans, a-t-on indiqué au ministère de la Défense. Il pourrait en résulter un surcoût de plusieurs centaines de millions d'euros par an.

 

Pérenniser les crédits

Daniel Reinier, sénateur socialiste, a demandé que le budget de la Défense soit "abondé uniquement par des crédits budgétaires" et ne dépende plus en partie de recettes exceptionnelles (vente de fréquences hertziennes, autres cessions d'actifs...) qui ne sont pas toujours garanties. "Le caractère aléatoire de ces recettes exceptionnelles ne peut plus convenir à un budget sanctuarisé comme celui de la Défense. (...) Je crois savoir qu'une réflexion sur ce sujet est en cours, y compris au ministère de l'Économie et des Finances", a indiqué M. Reinier, sans plus de précisions.

M. Le Drian s'est voulu rassurant sur les sociétés de projets qui doivent permettre aux armées de louer des équipements militaires (Airbus A400M et frégates), faute de budget pour les acheter, à une société publique spécialement créée à cet effet. Ce montage financier, que Bercy juge coûteux, a été conçu pour compenser le très probable report de la vente de fréquences militaires hertziennes qui devait rapporter 2,2 milliards d'euros en 2015.

"Il faut lever une ambiguïté pour ceux qui pensent que c'est de l'acrobatie financière, voire de la cavalerie, comme je l'ai entendu", a noté Jean-Yves Le Drian. Le projet repose sur des pratiques qui font "partie de la vie quotidienne de l'action de l'État", a-t-il dit. Le président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat, Jean-Pierre Raffarin, a pris le parti du ministre face à Bercy. "Nous sommes prêts à vous soutenir, nous ne voulons pas que le Parlement bloque une solution qui permettrait d'atteindre le financement de la loi de programmation", a-t-il dit. L'ex-Premier ministre a réclamé toutefois "plus de clarté" sur ce projet et "des solutions moins aléatoires pour le financement de la Défense nationale".

 

LIRE aussi nos articles "Défense : pourquoi Bercy ne lâche rien" et "Les rustines du gouvernement"

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 16:50
Defence spending 2014: the big picture

 

According to the 2015 Military Balance, published recently by the International Institute for Strategic Studies (IISS), global defence expenditure hit historic highs in 2014. With a total of $1.604 trillion spent, the overall increase is largely attributable to three regions: Asia, the Middle East and North Africa (MENA), and Russia and the post-Soviet space.

This growth has been accompanied by more assertive, if not overtly belligerent actions by some states in their respective environments, in turn triggering military build-ups at regional level.

 

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 07:56
Crédits militaires : le cri d’alarme de la DGA

Laurent Collet Billon, le délégué général pour l'armement, n’a pas caché les inconvénients du projet de location de matériels destiné à compenser le décalage de la vente des fréquences de la TNT. photo Sebastien Lafargue ECPAD

 

01/04 par Alain Ruello / Chef de service adjoint – LesEchos.fr

 

 

Intervenant ce mercredi à l’Assemblée nationale, Laurent Collet-Billon, le Délégué général pour l’armement, a dressé un tableau très tendu de la programmation militaire.

 

La situation budgétaire de l’armée est tendue, on le savait, mais pour le délégué général pour l’armement (DGA), Laurent Collet-Billon, elle l’est plus que l’on pense. Intervenant hier devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale, le DGA a estimé qu’il manquait 2,7 milliards d’euros d’ici à 2019 pour tenir les engagements prévus par la programmation militaire, sans cacher les inconvénients du projet de location de matériel en cours de mise en place par le gouvernement pour limiter la casse.

Afin de comprendre comment le DGA est arrivé à ce chiffre, il faut se plonger dans les mécanismes de la loi de programmation militaire 2014-2019 (LPM). Faute de crédits budgétaires suffisants, il a été prévu 6,1 milliards de ressources exceptionnelles sur la période, les Rex, c’est-à-dire des ressources tirées de la vente d’actifs publics. Un actif en particulier a été ciblé : les fréquences de la TNT qui doivent être vendues aux enchères aux opérateurs télécoms. A peine la LPM a-t-elle été promulguée que Bercy a tordu le bras des militaires en ajoutant 1,5 milliard de Rex, pour faire autant de d’économies de crédits budgétaires. On arrive donc au chiffre astronomique de 7,6 milliards de Rex au total.

 

Michel Sapin hostile malgré les ordres de Hollande

En 2014, première année de la LPM, la Défense a pu toucher ce qui était prévu. Mais c’est pour cette année et les suivantes que cela risque de devenir dur. Selon les décomptes du DGA, il va falloir trouver 5,7 milliards de Rex d’ici à 2019. Comme, toujours d’après lui, les fréquences de la TNT ne rapporteront au mieux que 3 milliards, il en manque donc 2,7, dont 2,2 dès cette année.

Pire, la vente des fréquences n’interviendra pas dans les temps. François Hollande a donc demandé que l’on mette sur pied un mécanisme de location de matériel censé faire la soudure. De manière simplifiée, l’armée va vendre trois frégates multimissions et quatre avions de transport militaire A400M à deux sociétés dites « de projet » (SPV), d’où une rentrée d’argent frais. Ces SPV reloueront aussitôt le matériel en question à la grande muette.

Ce tour de passe-passe budgétaire suscite l’opposition résolue de Bercy. Et pour cause : le schéma a le tort d’augmenter la dette de l’Etat, ce qu’a parfaitement reconnu Laurent Collet-Billon. « Entre la rémunération du capital à l’APE et les frais d’assurance, l’accroissement de la dépense publique est tout à fait évident », a-t-il admis. D’autant plus que le schéma induit une certaine rigidité, car ces SPV pourraient durer très longtemps. Mais faute de plan B, le DGA s’en tient aux ordres du chef de l’Etat, n’en déplaise au ministre de l’Economie.

« Quoi qu’il advienne des sociétés de projet, nous devrons revoir le modèle de financement de notre Défense lors de la revoyure de la LPM (...) sans même parler des surcoûts liés notamment à la moindre déflation des effectifs, aux Opex et à l’opération Sentinelle », a réagi Jean-François Lamour, député UMP de Paris et membre de la commission des finances de l’Assemblée.

De son côté, François Cornut-Gentille (Haute Marne, UMP également), a noté que sur la présence de capitaux privés dans les sociétés de projet, le délégué ne s’est pas inscrit dans les propos du ministre de la défense. Pour Laurent Collet-Billon en effet, hormis DCNS, les industriels ne sont pas intéressés.

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 11:50
photo MIL.be

photo MIL.be

 

27/03/15 – 7sur7.be

 

L'armée belge, professionnalisée depuis près de vingt ans, ne compte plus que 5.806 militaires de réserve, dont seuls moins de 1.200 sont "entraînés" - et donc engageables -, a indiqué le ministre de la Défense, Steven Vandeput, en réponse à une question parlementaire.

 

Ce nombre devrait continuer à se réduire au cours des prochaines années, car "un grand nombre de réservistes" seront atteints par la limite d'âge. Au 27 janvier dernier, la Défense comptait 5.806 réservistes, dont environ 70% sont des ex-miliciens, 26% des ex-militaires de carrière (encore soumis à cette obligation) et 4% des militaires de réserve recrutés comme tels.

 

Mais sur ce total, seuls 1.196 sont des "réservistes entraînés" susceptibles d'être "engagés, notamment pour des tâches d'appui en fonction de leurs compétences professionnelles", a précisé M. Vandeput (N-VA) en réponse à une question écrite de la députée Karolien Grosemans (elle aussi membre du parti nationaliste flamand), qui préside la commission de la défense de la Chambre.

 

Selon le ministre, ces cinq dernières années, le nombre de militaires de réserve est resté stable et "fluctue autour de 1.200 réservistes entraînés". Mais il est donc appelé à décroître au cours des cinq prochaines années. La Belgique avait renoncé à la conscription le 3 juillet 1992, à l'initiative du ministre de la Défense de l'époque, Leo Delcroix, peu après la fin de la Guerre froide. Les 819 derniers miliciens avaient été démobilisés le 28 février 1995, sur décision de son successeur, Karel Pinxten.

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 07:50
Belgique : "La Défense doit faire moins mais mieux"

 

25/03/15 – 7sur7.be (Belga)

 

Il importe de se demander si la Défense doit continuer à exercer l'ensemble de ses missions actuelles, estime la présidente de l'Open Vld Gwendolyn Rutten. L'OTAN s'est livré à ce genre d'exercice et il faut donc en faire de même, a-t-elle dit en substance mercredi matin, interrogée par Radio 1 (VRT) dans l'émission "De Ochtend".

 

Mme Rutten a tenu ces propos dans le contexte du contrôle budgétaire et d'un assainissement de l'appareil de l'État qu'elle appelle de ses voeux.

 

Le ministre de la Défense, Steven Vandeput, présentera prochainement son plan stratégique. La présidente de l'Open Vld estime que c'est l'occasion de vérifier si l'armée doit continuer à s'en tenir à toutes ses composantes. Il y a une semaine, le secrétaire général adjoint de l'OTAN, Heinrich Brauss, aurait plaidé, au cours d'un entretien avec le ministre belge de la Défense, pour un renoncement aux frégates, au profit d'une force aérienne renforcée.

 

"Nous devons nous livrer nous-mêmes à cet exercice. Nous pourrions par exemple dire que nous faisons moins, mais mieux. Nous pourrions ensuite, comme le dit l'OTAN, mieux nous spécialiser dans certaines tâches et mieux collaborer dans le contexte du Benelux et de l'Europe", a jugé Gwendolyn Rutten, sans se prononcer sur l'une ou l'autre option.

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 07:50
photo MIL.be

photo MIL.be

 

30/03/15 – 7sur7.be (Belga)

 

L'armée devra, dans tous les cas de figure, abandonner un certain nombre de tâches, a rapporté lundi la VRT, citant un "rapport confidentiel" de l'état-major de la Défense qu'elle a pu consulter. Les économies actuelles menacent de plonger les forces armées en hibernation mais même si elles voyaient leur budget augmenter à terme, des mesures devraient être prises, a ajouté la radio-télévision publique.

L'état-major a défini dans un rapport de 133 pages les grandes lignes stratégiques de ce que devrait être l'armée au cours des prochaines décennies. Les généraux ne se montrent guère tendres envers les plans du gouvernement d'économiser près d'1,7 milliard d'euros à la Défense d'ici la fin de la législature, en 2019, ajoute la chaîne flamande.

 

Dettes

Ces économies risquent de ne plus permettre à l'armée de payer ses dettes. Il y aurait ainsi un déficit de 80 millions d'euros l'an prochain qui pourrait grimper à 213 millions en 2019. La haute hiérarchie militaire préconise ainsi l'octroi de 100 millions d'euros provenant de la "provision interdépartementale" - faute de quoi les investissements courants ne seront plus réalisables.

 

Economies nécessaires

Et si le budget venait à réaugmenter après 2019, de fortes économies resteraient nécessaires, selon l'état-major, cité par la VRT. La direction de l'armée propose diverses mesures, comme une réduction de moitié des effectifs de l'état-major, la fermeture d'une caserne sur trois, et l'octroi d'un financement extérieur pour l'hôpital militaire Reine Astrid de Neder-over-Heembeek.

 

Propositions

Les propositions contiennent une forte réduction (60%) des effectifs de l'Ecole royale militaire (ERM), la fusion des musiques militaires (une centaine d'emplois) et le retrait des militaires du Musée royal de l'Armée (MRA, soit 219 emplois). La flotte d'hélicoptères Agusta A109 serait encore réduite (de vingt à huit, alors que six appareils vont déjà être mis en stockage) et le service de recherche et de sauvetage en mer du Nord assuré par les hélicoptères Sea Kings serait privatisé.

Ce rapport est destiné au ministre de la Défense, Steven Vandeput (N-VA), qui doit présenter après Pâques son "plan stratégique" sur l'armée belge du futur.

 

"Un document parmi d'autres"

Le ministère de la Défense a cependant relativisé l'importance de ce rapport, en soulignant qu'il ne s'agissait que d'un "document parmi d'autres".

"C'est un document d'une valeur limitée", a souligné le porte-parole du ministre de le Défense, Steven Vandeput.

La rédaction de cette note est un processus évolutif, a-t-il encore dit.

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 07:35
JDS Izumo helicopter carrier - photo Japan MoD

JDS Izumo helicopter carrier - photo Japan MoD

 

March 26, 2015 Spacewar.com (AFP)

 

Beijing - China dismissed Japanese concerns about its defence spending as "ridiculous" on Thursday after Tokyo commissioned its biggest-ever helicopter carrier.

 

Both sides are boosting their military budgets as they grow increasingly wary of each other's ambitions in the Asia-Pacific region, facing off over a maritime territorial dispute and how to interpret Japan's motivations and actions during World War II.

 

Japan is uneasy about what it sees as China's growing assertiveness, including through regular double-digit increases in its defence spending, and on Wednesday commissioned its biggest warship since World War II, the helicopter carrier Izumo.

 

The 248-metre (810-feet) Japanese-built vessel can carry nine helicopters and is aimed at beefing up Tokyo's maritime defences in the East China Sea.

 

In 2012, China commissioned its first aircraft carrier, the Liaoning, and has said its plans more.

 

Tokyo has repeatedly called on Beijing to be more transparent about its military outlays but Chinese foreign ministry spokeswoman Hua Chunying hit back, saying that despite Japan's far smaller number of people it spends a hefty amount on defence.

 

"Japan's population accounts for only about one-tenth that of China," Hua told a regular briefing on Thursday.

 

"But its per capita national defence spending is about five times that of China," she added.

 

"Given this, Japan's criticism of China's national defence is quite ridiculous."

 

It was unclear on what figures Hua based her comparison.

 

Earlier this month China unveiled a military budget of 886.9 billion yuan ($142.9 billion) for 2015. With a population of 1.37 billion, that equates to about $104 per person.

 

Japan's defence spending for fiscal 2015 has been set at 4.98 trillion yen ($42.1 billion), or about $329 per capita, just over three times as much as China.

 

Kyodo news agency said the Izumo cost around 120 billion yen.

 

Beijing is suspicious of moves by Tokyo to increase its defence profile under nationalist Prime Minister Shinzo Abe, who has called for his country to throw off the constraints of its "peace" constitution imposed by the United States after World War II, which ended 70 years ago this year.

 

Asked about the Izumo, Chinese defence ministry spokesman Geng Yansheng told a monthly briefing on Thursday: "Due to historical reasons, any move or actions by Japan in the military and security field is worth the vigilance of its Asian neighbours."

 

Separately, Geng criticised reported comments by the commander of the US Seventh Fleet suggesting it would back efforts by Southeast Asian nations to form a combined maritime force to patrol areas of the South China Sea.

 

China claims almost all of the South China Sea, a position that conflicts with Brunei, Malaysia, the Philippines and Vietnam, as well as with Taiwan.

 

US officials have called for a multilateral agreement to end all actions that risk further inflaming tensions in the region, which includes US allies.

 

"If ASEAN members were to take the lead in organising something along those lines, trust me, the US 7th Fleet would be ready to support," Bloomberg News quoted Vice Admiral Robert Thomas as saying.

 

"We urge the US side to stop making irresponsible remarks", Geng said, adding it should "respect the efforts made by the relevant countries in finding a peaceful solution" to the issue.

 

"We hope that the United States will stop their provocative remarks and actions."

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 06:50
photo MIL.be

photo MIL.be

 

31/03/15 – 7sur7.be(Belga)

 

L'opposition a exprimé mardi à la Chambre sa déception face à l'incapacité de la majorité à définir sa vision pour l'avenir de l'armée, en dépit des nombreuses auditions qui se sont déroulées au cours des derniers mois en commission de la défense.

 

"Ce n'est pas un cadre, c'est une feuille blanche. Aucun choix n'est fait", a ironisé le député Sébastian Pirlot (PS).

Le ministre de la Défense, Steven Vandeput, prépare "un plan stratégique à long terme" pour les forces armées belges, qu'il devrait soumettre au gouvernement fin avril.

La commission a organisé en parallèle des auditions de responsables militaires et d'experts belges et étrangers, ainsi que de diplomates.

Mais la résolution accompagnée de recommandations rédigée par les partis de la majorité (N-VA, MR, CD&V et Open Vld), a été qualifiée mardi d'"absolument vide" par l'opposition.

"Voici ce que dit la majorité: 'nous ne sommes en mesure de formuler des propositions et des avis approfondis'", a souligné le député Wouter De Vriendt (Groen ). "Si toutes ces auditions ont mené à cela, pourquoi en organise-t-on encore?", s'est-il interrogé.

 

"Cela permet au ministre de faire ce qu'il veut"

L'opposition estime que le texte de la majorité "ne fait aucun choix". L'armée doit conserver des tâches terrestres, navales et aériennes et aucune n'est définie comme prioritaire. "Cela permet au ministre de faire ce qu'il veut", a souligné Georges Dallemagne (cdH).

M. Vandeput a prévu de présenter les "grandes lignes" de son plan stratégique après les vacances de Pâques.

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 12:20
photo USAF / Lockheed Martin

photo USAF / Lockheed Martin

 

Mar. 23, 2015 By: Dan Parsons - FG

 

Washington DC - The overall cost of the Lockheed Martin F-35 Lightning II programme will come in at about $7.5 billion less than previously expected, according to the 2015 selected acquisition report (SAR).

Released on 18 March, the report indicates that research, development, test and evaluation cost remains unchanged at $54.9 billion, but that procurement costs declined by $7.7 billion, to $331 billion. The F-35 Joint Program Office (JPO) says the reduction was primarily due to decreased labour costs.

While the SAR reports that the operating and support (O&S) costs of the F-35 over its service life remain nearly $1 trillion – the cost assessment programme evaluation that authors the SAR does not adjust O&S figures until a major milestone is reached – the JPO claims its revised cost estimate for this metric showed a $57.8 billion reduction from 2014, bringing the overall figure to $859 billion.

Lockheed's F-35 programme general manager, Lorraine Martin, says the company has reduced O&S costs for the F-35 by $60 billion in the past year alone.

 

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 17:35
Singapore's Defense Budget Climbs 5.7 Percent

 

March 19, 2015 By Franz-Stefan Gady - TheDiplomat

 

Singapore’s defense minister is worried about hybrid warfare and wants to remake the military.

 

Singapore’s defense budget will increase by 5.7 percent in nominal terms to $9.5 billion for fiscal year (FY) 2015, according to numbers published by the Singaporean Ministry of Finance (MOF) this week. In addition, IHS Jane’s Defence Weekly reports that defense expenditure will increase as a proportion of GDP for the first time since 2009, rising from 3.2 percent of GDP in 2014 to 3.3 percent for 2015.

This is in accordance with Singapore’s policy of gradual increases to military spending. “Our approach is to plan long-term and maintain defense expenditures steadily,” Singapore’s Minister for Defense Ng Eng Hen noted in a speech in front of the parliament at the beginning of this month.

During that speech, the defense minister also emphasized that the SAF (Singapore’s Armed Forces) needs “to re-make itself in response to a changing landscape from new security threats,” such a hybrid warfare, by stepping up investments in cyber defenses, unnamed aerial vehicles, information technology, robotics, and artificial intelligence.

The majority of ASEAN countries have failed to develop a domestic defense industry, yet Singapore is a notable exception, “with capabilities on par with international competitors,” as a McKinsey & Company study states. For example, Singapore is a Security Cooperative Participant (SCP) in the United States’ F-35A combat aircraft program and is expected to place an order this year.

The defense minister, however, emphasized, that “people remain our greatest and indispensable asset.” In the long-term the city state will suffer from a manpower shortage – Singapore has a rapidly aging population, “so each time a platform is planned, in fact, one of the key questions is how can do it with less people,” he explained during the 2015 Committee of Supply debate.

The minister further notes that the default for the Ministry of Defense and the military is to upgrade existing platforms rather than buying new ones, “unless only new equipment provides clearly superior and needed capabilities.” However, Singapore is one of the largest weapon importers in the world and it is currently actively phasing out older platforms.

Among other things, the Singaporean Navy will gradually replace its Fearless-class patrol vessels with eight new locally-built littoral mission vessels. The Navy has also ordered two new Type 218SG attack submarines from ThyssenKrupp Marine Systems, the first of which will be delivered by 2020. The army will receive new protected response vehicles, replacing the old V200. Also, Singapore will replace its fleet of Super Puma helicopters over the next decade. In 2014, Singapore also ordered six A330 tanker aircraft from Spain. Additionally between 2010 to 2014, Singapore received 32 F-15E combat aircraft from the United States and is also considering upgrading its fleet of 63 F-16 Fighting Falcons.

The twin pillars of Singapore’s defense policy are deterrence and diplomacy, according the Ministry of Defense’s website.  The latter is an acknowledgement of the geostrategic  limitations that the small city-state faces in a region where defense spending has increased an average of 11 percent per year over the last decade, and where China’s military spending has quadrupled over the same time span.

“Our defense relations with China are excellent, and we acknowledge China’s desire to play a peaceful and constructive role in this region,” Ng Eng Hen underlined in his speech. Yet, by 2018, Singapore will also be home to four U.S. Navy littoral combat ship (LCS), which will be rotationally deployed as part of of Washington’s pivot to Asia.

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 17:35
Why Did Brunei Slash Its Defense Budget?

 

March 19, 2015 By Prashanth Parameswaran – TheDiplomat

 

Defense spending for the Southeast Asian state has been cut by over 25 percent.

 

Brunei’s defense spending has been slashed by over 25 percent for 2015 as the tiny, oil rich Southeast Asian state’s revenue is projected to decline partly due to falling global oil prices, according to local media reports.

According to The Brunei Times, Second Finance Minister at the Prime Minister’s office, Abdul Rahman Ibrahim, told the 11th Legislative Council on March 10 that the country’s budget would be around BND 537.49 million ($387.66 million) this year, down from the previous year’s BND 719.15 million.

In terms of the breakdown, around BND 336.15 million of the 2015 budget will be dedicated to personnel expenses, BND 169.34 million will go towards recurring annual costs of the military, and the remaining BND32 million is likely to be classified as “special expenditure”.

Within that breakdown, personnel expenses increased by around BND 15.28 million relative to last year. The rise was attributed to increments, the filling of existing vacancies, and the addition of new positions to maintain the extra equipment that the Royal Brunei Navy and Royal Brunei Air Force had acquired. Recurring annual costs, meanwhile, decreased just slightly.

But the largest shift – and a key reason for the large budget decrease – was due to an 86 percent slashing of the special expenditure portion of the budget. The minister attributed this largely to a transfer of funding for the Defense Capability Enhancement Project from the Ministry of Defense (MinDef) to the Ministry of Finance (MoF). But he also admitted that the cut occurred after a more general “review of priorities” on military capabilities and work buildings “in line with the current economic situation.”

This should come as no surprise. Brunei’s economy is highly dependent on the energy sector – with oil and gas accounting for around 70 percent of the country’s nominal GDP and almost all of its exports. With energy prices declining, the country’s economy has suffered, with anemic growth last year and increasing pressure on government finances. This is now including the country’s defense budget, which has remained quite steady over the past few years at about 2.5 percent of GDP.

Nonetheless, the minister assured the council that Brunei’s capabilities – particularly that of the RBAF – would remain at the highest levels amid growing challenges and as the country moves toward realizing its Wawasan (National Vision) 2035. He also said MinDef is currently conducting an in-depth study to ensure that its defense management and long-term planning is cost-effective.

“MinDef will continue to practice prudent spending and ensure corporate governance such as instituting the program and performance budgeting method in management,” he said.

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 17:50
F-16 & Fregate - photo MIL.be

F-16 & Fregate - photo MIL.be

 

18/03/15 – 7sur7.be (belga)

 

Le ministre de la Défense, Steven Vandeput, a bel et bien rencontré le 5 mars un des hauts responsables de l'Otan mais il s'est refusé mercredi à toute précision sur la teneur de cet entretien qui aurait, selon un journal, porté sur les choix à faire en matière de tâches futures de l'armée.

 

"Je confirme que j'ai bien rencontré le 5 mars Heinrich Brauss", qui est secrétaire général adjoint pour la politique de défense et de planification, a-t-il indiqué en commission de la défense de la Chambre.

Selon le journal 'De Standaard' de mardi, M. Brauss aurait conseillé au ministre de réformer de façon radicale le budget de son département et de se défaire des frégates de la marine en privilégiant les avions de chasse et de transport.

M. Vandeput (N-VA) s'est refusé à toute précision sur la teneur de l'entretien, qui aurait dû rester confidentiel. Il a souligné qu'il s'agissait d'une conversation "d'homme à homme", "consultative" et bien utile comme d'autres alors qu'il prépare pour le mois prochain son "plan stratégique" sur l'armée belge du futur, et non d'un "diktat" de l'Otan.

"C'est un avis" parmi d'autres, a ajouté le ministre en réponse à des questions des députés Peter Buysrogge (N-VA), Wouter De Vriendt (Groen), Alain Top (sp.a) et Jan Penris (Vlaams Belang).

 

L'Otan "prêt à assister, à aider" le gouvernement belge

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, avait proposé début janvier l'aide des experts de l'Alliance atlantique pour faire "les choix difficiles" sur les structures futures des forces armées belges.

"Nous sommes prêts à assister, à aider" le gouvernement belge, avait-il affirmé lors d'une interview accordée à l'agence Belga.

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 17:50
Ursula von der Leyen photo  Sebastian Wilke - Bundeswehr

Ursula von der Leyen photo Sebastian Wilke - Bundeswehr

 

18/03/2015 Par Nicolas Barotte – LeFigaro.fr

 

Les dépenses de l'État fédéral devraient passer de 302,6 milliards d'euros en 2014 à 332 milliards d'euros en 2019, selon les prévisions présentées mercredi par les ministres des Finances Wolfgang Schäuble et de l'Economie Sigmar Gabriel, qui ont promis en revanche de ne créer «aucune nouvelle dette».

 

Les finances allemandes se portent bien. Le gouvernement a présenté mercredi le projet de budget pour 2016 et les perspectives financières jusque 2019. L'Allemagne compte réussir à augmenter ses dépenses tout en maintenant l'équilibre de ses comptes. Les dépenses de l'Etat fédéral devraient passer de 302,6 milliards d'euros en 2014 à 332 milliards d'euros en 2019, selon les prévisions présentées mercredi par le ministre des Finances Wolfgang Schäuble et le ministre de l'Economie Sigmar Gabriel. Mais jusqu'en 2019, Berlin promet de ne créer «aucune nouvelle dette». Le gouvernement se fonde sur des hypothèses de croissance qu'il veut raisonnables: 1,5% cette année, 1,6% en 2016 et 1,3% les années suivantes.

Le ministère de la Défense est l'un des grands gagnants des arbitrages de dernière minute. Alors que Wolfgang Schaüble expliquait que l'augmentation de son budget n'aurait pas lieu avant 2017, la ministre Ursula von der Leyen a obtenu un effort supplémentaire dès 2016 de plus d'un milliard d'euros. En tout, ce sont 8 milliards d'euros supplémentaires qui seront accordés au budget de la Défense. Le monde est devenu «moins sûr», avait convenu Wolfgang Schäuble. La Bundeswehr a besoin de moyens pour remplir ses missions.

 

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 12:20
Special Operations Leaders Voice Sequestration Concerns

 

WASHINGTON, March 19, 2015 – By Army Sgt. 1st Class Tyrone C. Marshall Jr.-  DoD News

 

 Challenges caused by limited resources, fiscal uncertainty and the changing nature of threats have forced the military’s special operations forces to operate creatively, the Defense Department’s top special operations officials told Congress yesterday.

 

Michael D. Lumpkin, assistant secretary of defense for special operations and low-intensity conflict, and Army Gen. Joseph L. Votel, commander of U.S. Special Operations Command, appeared before the House Armed Services Committee’s emerging threats and capabilities subcommittee to discuss Socom’s fiscal year 2016 budget request.

 

Fiscal uncertainty requires creativity in bridging gaps between resources and national security objectives, Lumpkin said. Meanwhile, he added, the changing nature of threats demands the attention and engagement of special operations forces through agile authorities that enable the force to remain ahead of adversaries.

 

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 08:20
Pentagon Prepares to Unveil Better Buying Power 3.0

 

WASHINGTON, March 19, 2015 – By Nick Simeone DoD News

 

Pentagon officials are preparing to unveil the latest version of Better Buying Power, a multibillion-dollar equipment and service-buying program aimed at improving the acquisition process while maintaining the nation’s significant technological edge on the battlefield, the department’s chief acquisition officer said here yesterday.

Frank Kendall, undersecretary of defense for acquisition, technology and logistics, told a defense conference that Better Buying Power 3.0 will be largely about innovation, excellence and maintaining technological superiority -- “the things we can do that will make a substantial difference and give us a significant edge for a decade or more on future battlefields.”

 

More Capability, More Value

The Defense Department introduced Better Buying Power in 2010 to extract more capability for the warfighter and more value for the taxpayer. “This is largely about efficiency and productivity,” Kendall said.

The new version, which will roll out in the weeks ahead, will bring the intelligence community further into the acquisition process, Kendall said. It also will be more responsive and agile to threats while taking full advantage of quickly advancing technologies, including countering what he said is a growing threat of anti-satellite technology posed by Russia and China.

 “We are starting to do something about this, but we really haven’t made a great deal of progress yet,” he said. “We rely on a small number of very capable and very expensive satellites that are increasingly at risk, and that trend is going to continue to get worse.”

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 13:57
Budget : pas de rallonge pour la défense en 2015 ?

Défense Le ministère de la Défense a "les moyens de faire face en 2015 à des dépenses supplémentaires", sans rallonge budgétaire, a expliqué le ministre des Finances Michel Sapin

 

19/03/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

En dépit des dépenses supplémentaires décidées par le président de la République, notamment l'opération Sentinelle qui va va coûter entre 240 et 250 millions d'euros en 2015, le ministère de la Défense n'aura pas de rallonge budgétaire, a expliqué le ministre des Finances, Michel Sapin. Ce qui est un coup de canif à l'esprit de la loi de programmation militaire.

 

Quand l'armée mobilise plus de 10.000 soldats en seulement trois jours pour protéger la population française après les attentats de janvier (opération Sentinelle dans le cadre de Vigipirate), tout le monde applaudit, y compris le ministre des Finances. Mais quand l'armée présente la facture (1 million d'euros par jour), Michel Sapin ne se mobilise pas et explique que le ministère de la Défense a "les moyens de faire face en 2015 à des dépenses supplémentaires", a-t-il expliqué ce mercredi à l'Assemblée nationale. Pas question donc pour Bercy d'octroyer une rallonge budgétaire et de préciser que "s'il y a des dépenses supplémentaires en 2015, elles pourront être gagées par des économies".

"Le ministère de la Défense a les moyens de faire face en 2015 à des dépenses supplémentaires, qui ont été annoncées depuis le 1er janvier, je pense en particulier à la nécessité de maintenir à un haut niveau la mobilisation de nos armées. Ce qu'elles font dans des conditions exceptionnelles pour la protection de notre territoire indépendamment de ce qui concerne les interventions extérieures. Donc de ce point de vue, s'il y a des dépenses supplémentaires en 2015, elles pourront être gagées par des économies".

 

Opération Sentinelle : un surcoût entre 240 et 250 millions en 2015

Par ailleurs, la moindre déflation des effectifs ne sera pas financé non plus par des crédits budgétaires supplémentaires, a donc laissé entendre Michel Sapin. Ce qui pourrait compliquer terriblement la gestion du programme 146 (Équipement des forces), qui sera essentiellement touché par des baisses de crédits. Car le ministre de la Défense devra couper dans ces crédits pour faire face à l'envol des crédits de fonctionnement liée aux surcoûts des opérations intérieures (OPINT) décidées par le président et validée par le gouvernement. Bref, les nouvelles missions coûteuses demandées aux armées ont pour conséquence de perdre l'esprit de la loi de programmation militaire (LPM) votée il y a à peine un peu plus d'un an.

Une position qui n'est pas celle du ministère de la Défense. L'Hôtel de Brienne travaille actuellement sur une évaluation précise des surcoûts en 2015 des OPINT, des opérations extérieures (OPEX) et d'une moindre déflation des effectifs. Selon nos informations, le surcoût de l'opération Sentinelle devrait s'élever autour de 240-250 millions d'euros tandis que celui des OPEX devrait à nouveau dépasser le milliard. Tout comme le surcoût de la moindre déflation des effectifs, celui des OPEX n'est pas encore tout à fait stabilisé. En tout état de cause, le ministère de la Défense est prêt à avoir une discussion franche avec Bercy. Car pour lui, il n'est pas question de financer l'ensemble de ces surcoûts par des économies.

 

Les opérations extérieures financées par les crédits gelés

En revanche Michel Sapin a promis de faire payer la part des surcoûts des OPEX, qui n'a pas été provisionnée par le ministère de la Défense dans son budget (450 millions d'euros en 2015) par un financement interministériel comme les années précédentes. Mais comme le rappelle régulièrement la Cour des comptes, l'hôtel de Brienne finance toutefois 20% du dépassement OPEX dans le cadre de la solidarité interministérielle. D'ailleurs, Michel Sapin souhaite "rehausser le niveau" de cette provision.

"S'il y a des dépenses supérieures en termes d'OPEX, elles feront l'objet cette année comme l'année dernière d'un financement, principalement par la mise en œuvre (décret d'avance) de crédits gelés de l'ensemble des ministères. On le fait tous les ans. Et évidemment, il en sera de même cette année. On ne sait pas exactement où sera le niveau de ces dépenses mais nous y ferons face exactement de la même manière".

 

Les sociétés de projet, une proposition parmi d'autres

Bercy ne désarme jamais. En dépit d'un arbitrage du président de la République, le ministre des Finances a remis à nouveau en cause mercredi la solution des sociétés de projet préconisée par le ministère de la Défense pour financer la majeure partie des ressources exceptionnelles (REX) en 2015 (2,2 milliards d'euros sur un total de 2,3 milliards). "Une des propositions qui a été faite et qui peut être une solution, ce sont les sociétés de projets, a-t-il précisé aux députés de la commission des Finances. Il peut y avoir d'autres solutions pour répondre aux mêmes préoccupations et de la même manière. Il y a d'autres solutions. Il n'est pas interdit d'y réfléchir".

Toutefois, Michel Sapin estime qu'il est toujours possible que ces REX soient financées par la vente des vente des fréquences hertziennes comme il était prévu initialement. Ou il fait "semblant d'y croire pour gagner du temps et donner le moins possible aux armées", comme le pense un député. Bref, le ministère de la Défense joue gros sur ce dossier vital pour la bonne exécution de la LPM.

"Il y a dans le financement du budget de la défense (31,4 milliards d'euros), 2,2 milliards qui sont dues aux recettes de la vente d'une fréquence hertzienne. Toucherons-nous cette année ces 2,2 milliards? Moi je fais tout pour que nous les touchions dès cette année. La deuxième interrogation légitime est de ne pas savoir si ces 2,2 milliards seront touchés en 2015. Je le comprends tout à fait cela. Donc il faut présenter à nos armées des schémas qui permettent de faire face à l'absence éventuelle de ces 2,2 milliards pour qu'elle puisse faire face - ce qui est parfaitement légitime - aux commandes, qu'elle a elle-même souhaité programmer avec les grands industriels de l'armement".

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