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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 16:45
Le Burundi opposé au déploiement d'une mission de l'UA sur son sol

 

20.12.2015 Romandie.com (ats)

 

Le Burundi n'autorisera pas le déploiement sur son sol d'une mission de l'Union africaine. Ce déploiement serait considéré comme "une force d'invasion et d'occupation" si l'UA passait outre le refus de Bujumbura, a déclaré dimanche un porte-parole de la présidence.

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA a autorisé vendredi le déploiement au Burundi d'une mission militaire forte de 5000 hommes, pour une durée de six mois renouvelables. Il a donné quatre jours à Bujumbura pour accepter ce déploiement, faute de quoi l'UA prendra des "mesures supplémentaires" pour s'assurer qu'il ait lieu.

Le Burundi "n'est pas prêt à accueillir une telle force de l'UA sur son territoire", a dit Jean-Claude Karerwa, porte-parole adjoint du président Pierre Nkurunziza. "Si les troupes de l'UA venaient sans l'aval du gouvernement, il s'agirait alors d'une force d'invasion et d'occupation, et le gouvernement burundais se réserverait dans ce cas le droit d'agir en conséquences", a-t-il ajouté.

Le porte-parole a souligné que pour les autorités burundaises, "la résolution de l'UA ne peut pas s'appliquer automatiquement (car) il faut d'abord l'aval du Conseil de sécurité de l'ONU".

 

Protéger les civils

La mission panafricaine aura pour objectif d'éviter "la détérioration de la situation sécuritaire", de contribuer "à la protection des populations civiles en danger immédiat", d'aider à créer les "conditions nécessaires" à la réussite d'un dialogue inter-burundais, et de faciliter "la mise en oeuvre de tout accord" auquel parviendraient les différentes parties.

L'annonce de l'UA intervient une semaine après l'attaque le 11 décembre de trois camps militaires à Bujumbura et en province, les affrontements les plus intenses au Burundi depuis une tentative de coup d'Etat militaire en mai.

Le Burundi est plongé dans une profonde crise politique depuis la candidature fin avril de M. Nkurunziza à un troisième mandat, jugé par ses adversaires contraire à la Constitution et à l'Accord d'Arusha ayant permis la fin de la guerre civile (1993-2006) entre l'armée dominée alors par la minorité tutsi et des rébellions hutu.

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 13:45
African Union photo U.S. Africa Command (AFRICOM)

African Union photo U.S. Africa Command (AFRICOM)

 

19.12.2015 Romandie.com (ats)

 

L'Union africaine (UA) a annoncé samedi qu'elle allait envoyer une mission de 5000 hommes au Burundi pour tenter de stopper les violences dans ce pays. Elle a menacé Bujumbura de se déployer même sans son accord.

L'envoi d'une Mission africaine de prévention et de protection au Burundi (Maprobu) "pour une période initiale de six mois, renouvelable" a été décidé vendredi par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA. Celui-ci a demandé au gouvernement burundais "de confirmer dans les 96 heures suivant l'adoption de ce communiqué qu'il accepte le déploiement de la Maprobu et de coopérer avec elle".

Le CPS a prévenu que si Bujumbura devait s'opposer à l'envoi de cette mission, l'UA prendrait des "mesures supplémentaires" pour en assurer le déploiement.

 

Accord peu probable

Il est peu cependant probable que les autorités burundaises, qui ne cessent de dénoncer l'immixtion de la communauté internationale dans leur gestion de la crise politique dans laquelle est plongé le pays depuis huit mois, acceptent un déploiement militaire sur leur sol.

Le porte-parole du gouvernement burundais, Philippe Nzobonariba, avait affirmé vendredi que cette force régionale, malgré la règle mentionnée par l'UA, ne serait pas autorisée à entrer sur le territoire national. "Ils ne peuvent pas envahir un pays si ce dernier n'est pas informé et ne l'autorise pas", avait-il déclaré.

Le CPS a toutefois insisté sur sa "détermination à prendre toutes les mesures appropriées contre toutes parties ou acteurs, quel qu'ils soient, qui empêcheraient la mise en oeuvre de cette présente décision".

 

Protection des civils

La Maprobu comptera à ses débuts jusqu'à 5000 hommes, soldats et policiers, ainsi qu'une composante civile, et intégrera les observateurs des droits de l'Homme et experts militaires déjà déployés au Burundi, a expliqué le CPS.

Elle aura pour objectif d'éviter "la détérioration de la situation sécuritaire", de contribuer "à la protection des populations civiles en danger immédiat", d'aider à créer les "conditions nécessaires" à la réussite d'un dialogue inter-burundais, et de faciliter "la mise en oeuvre de tout accord" auquel parviendraient les différentes parties.

 

Attaque meurtrière

La décision du CPS intervient une semaine après l'attaque le 11 décembre de trois camps militaires à Bujumbura et en province. Les affrontements et les opérations de ratissage qui ont suivi ont fait officiellement 87 morts, mais des ONG et l'ONU évoquent un bilan "bien plus élevé", dénonçant des exécutions extra-judiciaires.

Le Burundi a plongé dans une profonde crise politique depuis la candidature fin avril de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat jugé par ses adversaires contraire à la Constitution et à l'Accord d'Arusha ayant permis la fin de la guerre civile (1993-2006) entre l'armée dominée alors par la minorité tutsi et des rébellions hutu.

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 13:45
L'UE évacue les familles et personnels non essentiels de sa délégation au Burundi

 

13 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Bruxelles - L'Union européenne a décidé d'évacuer les familles et des personnels non essentiels de sa délégation au Burundi, secoué par des violences, sur la base d'une nouvelle évaluation des risques, ont indiqué à l'AFP deux responsables européens.

 

Nous avons décidé d'évacuer temporairement les familles et une partie du personnel non essentiel, mais la délégation continuera de fonctionner normalement, a précisé une source européenne.

 

La décision a été prise sur la base d'une nouvelle évaluation des risques liés à la situation au Burundi, a souligné la même source.

 

On a réduit le volume de nos personnels de façon à le réduire au staff essentiel. On voit bien que la situation est dangereuse à Bujumbura, nous prenons donc des mesures pour notre personnel et les familles qui devraient quitter le pays dans les jours qui viennent, a expliqué un autre responsable européen.

 

La candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat, contraire selon ses adversaires à la Constitution et à l'accord d'Arusha ayant mis fin à la guerre civile (1993-2006), a plongé le Burundi dans une grave crise ayant fait au moins 240 morts et 200.000 réfugiés depuis fin avril. Les violences quasi quotidiennes entre groupes armés laissent craindre un retour de violences à grande échelle.

 

L'UE a invité le Burundi à des consultations sur les atteintes aux droits de l'homme et aux principes démocratiques, un processus prévu dans les accords de Cotonou qui, s'il échoue, peut conduire les Européens à suspendre l'aide au développement versée aux autorités.

 

Celles-ci doivent répondre d'ici la fin novembre à la lettre d'invitation adressée au président Pierre Nkurunziza, mais l'Union n'avait pas encore reçu vendredi de réponse formelle, selon plusieurs sources diplomatiques à Bruxelles.

 

La Belgique, ancienne puissance coloniale, a de son côté conseillé vendredi à ses ressortissants de quitter le pays, en raison notamment des propos hostiles à la Belgique et des menaces à l'encontre des ressortissants belges (qui) ont (..) été diffusés.

 

Les 28 ministres des Affaires étrangères de l'UE, qui se retrouvent lundi à Bruxelles, doivent notamment faire le point sur la situation au Burundi et appeler dans un texte commun à la fin des violences.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 13:45
Des Casques bleus de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) ( Photo: Archives/Sylvain Liechti /ONU)

Des Casques bleus de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) ( Photo: Archives/Sylvain Liechti /ONU)


12.11.2015 45eNord.ca (AFP)
 

L’ONU étudie la possibilité d’envoyer des Casques bleus au Burundi depuis la République démocratique du Congo voisine, si les violences s’amplifient et deviennent incontrôlables, ont rapporté mercredi des diplomates.

 

« Une option est de faire venir des soldats de la Monusco (la mission de l’ONU en RDC, NDLR) par la frontière avec le Burundi », a expliqué un diplomate du Conseil de sécurité qui s’exprimait sous couvert de l’anonymat.

Les 20.000 soldats de la Monusco en RDC sont soutenus par une force de réaction rapide constituée de soldats d’élite d’Afrique du Sud, du Malawi, et de Tanzanie, qui pourraient aussi être déployés au Burundi, a ajouté ce diplomate.

Dans un projet de résolution présenté lundi au Conseil de sécurité, la France a exhorté la communauté internationale à mettre fin aux violences qui s’intensifient au Burundi et réveillent le spectre d’un génocide, comme au Rwanda voisin en 1994.

Le texte, qui menace de sanctions les auteurs de ces troubles, pourrait être soumis au vote dès cette semaine.

Le projet de résolution demande notamment au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon de présenter des mesures d’ici 15 jours visant au renforcement de la présence de l’ONU au Burundi.

Le déploiement de Casques bleus au Burundi nécessiterait toutefois l’approbation des autorités burundaises ou une décision du Conseil de sécurité dans le cadre du chapitre 7, qui permet à l’ONU d’utiliser la force.

L’ambassadeur du Royaume-uni à l’ONU, Matthew Rycroft, dont le pays préside le Conseil de sécurité en novembre, a affirmé mercredi à la presse que les négociations sur la résolution progressaient « très rapidement » et qu’un vote pourrait avoir lieu dans les prochains jours.

Car il reste à savoir si la Russie –qui a un droit de veto– soutiendra ces sanctions, puisqu’elle considère ces violences comme des problèmes internes au Burundi.

La communauté internationale craint des violences à grande échelle, certains durs du pouvoir ayant récemment multiplié les propos incendiaires aux connotations ethniques, dans un pays à l’histoire post-coloniale jalonnée de massacres entre Hutus et Tutsis.

Le Burundi est sorti il y a moins de dix ans d’une longue guerre civile qui a fait quelque 300.000 morts entre 1993 et 2006.

Au moins 240 personnes ont été tuées et plus de 200.000 personnes ont quitté le pays depuis que le président Pierre Nkurunziza a annoncé en avril qu’il briguait un troisième mandat, jugé anticonstitutionnel par l’opposition. M. Nkurunziza a été réélu en juillet.

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 15:45
Al-Shabab kills Somali soldiers in attack on army base

 

29.06.2015 BBC Africa

 

Al-Shabab militants have killed at least five soldiers in an overnight attack on an army base in the southern Somali port of Kismayo.

 

Islamist fighters beheaded some of the captured Somali soldiers after briefly taking over the camp, witnesses told AFP news agency.

At least 50 Burundian soldiers died last week in an al-Shabab attack on an African Union military base.

Al-Shabab is battling Somalia's government for control of the country.

The African Union Mission in Somalia (Amisom) has more than 20,000 troops in the country.

Amisom is now withdrawing from some of its smaller outposts in southern Somalia, residents have told the BBC Somali service.

Amisom has not commented on the reports.

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 12:45
EFG : formation de 850 militaires au Burundi

 

27/02/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 13 janvier au 4 février 2015, un détachement du 6ème bataillon d’infanterie de marine (BIMa) s’est rendu à Bujumbura, au Burundi, pour conduire la préparation opérationnelle du 33èmebataillon d’infanterie de la force de défense nationale (FDN) du Burundi, celle étant prochainement déployée en Somalie dans le cadre de la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM).

 

L’objectif de cette instruction dispensée par une trentaine de militaires du 6èmeBIMa sur les sites d’instruction de Muzinda et Mudubugu, destinée à un état-major et d’un bataillon complet, visait à perfectionner leurs savoir-faire tactiques dans le domaine du commandement et de les former aux rudiments du combat d’infanterie dans le cadre d’une opération de maintien de la paix.

 

Une formation au profit de l’état-major du bataillon a été dispensée, basée sur la conduite des opérations de maintien de la paix et sur la capacité à réagir de façon graduée en cas de montée de tension dans la zone de déploiement. Une instruction a notamment été dispensée sur la mise en pratique du cadre juridique spécifique à ce type d’opération. Les militaires burundais ont également suivi des formations théoriques avec mise en pratique dans le domaine du tir, du secourisme au combat, et des techniques d’intervention opérationnelle rapprochée (TIOR).

 

Contributeur important aux opérations de maintien de la paix en Afrique, le Burundi est particulièrement demandeur de ces formations. Ainsi, une autre instruction du même type sera dispensée à deux autres bataillons rejoignant respectivement l’AMISOM et, en 2015, la MINUSCA en Centrafrique.

 

Depuis le 1erseptembre les éléments français au Gabon (EFG) sont devenus un pôle de coopération opérationnelle à vocation régionale. Tout en restant un point d’appui opérationnel et logistique, les EFG portent désormais leur effort sur les actions de coopération régionale. Elles visent plus particulièrement à accompagner les États africains dans le renforcement de leur sécurité collective et, ainsi, à contribuer à la stabilité régionale.

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 07:45
Les Etats-Unis renforcent les capacités de la Marine burundaise

 

02/08/2014 Pana

 

Bujumbura, Burundi - La Marine burundaise a réceptionné, jeudi, un don matériel composé de 21 moteurs pour vedettes rapides de la part du gouvernement américain pour faciliter les patrouilles sur le lac Tanganyika, apprend-on de source sécuritaire à Bujumbura.

 

Les militaires burundais n’étaient pas jusque-là suffisamment outillés pour faire face aux cas de vol de moteurs et leurs accessoires, de téléphones portables et d’argent sur les pêcheurs par des pirates et autres bandes armées organisées qui sévissent fréquemment sur le Lac Tanganyika.

 

Selon le ministre burundais de la Défense nationale et des Anciens combattants, le général Pontien Gaciyubwenge, avec l'appui des Américains, la donne va changer en ce qui concerne la navigation sur le très stratégique Lac Tanganyika qui sert également de transport de personnes et de marchandises aussi bien à l’importation qu’à l’exportation.

 

Le lac sert de frontière naturelle et poreuse par endroits entre le Burundi et ses voisins de la République démocratique du Congo, de la Tanzanie et de la Zambie, sur une superficie de plus de 30.000 kilomètres carrés.

 

Au-delà de cette aide ponctuelle, les Américains apportent encore de l’expertise et des moyens matériels à la force de défense nationale quand il s’agit de se préparer et de déployer des contingents dans des missions de maintien de la paix à l’étranger, comme en Somalie et en République centrafricaine.

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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 11:45
FAZSOI : DIO au profit des forces burundaises

 

18/06/2014 Sources : EMA

 

Du 28 avril au 6 juin 2014, les Forces armées dans la zone Sud de l’Océan Indien (FAZSOI) ont conduit un détachement d’instruction opérationnelle (DIO) au profit de près de 850 militaires de la Force de défense nationale (FDN) de la République du Burundi.

Cette instruction, qui s’est déroulée au nord de Bujumbura, capitale du Burundi, avait pour objectif de former les stagiaires aux opérations de maintien de la paix.

 

Les formations au tir, aux techniques d’intervention opérationnelles rapprochées (TIOR) et au sauvetage au combat ont permis de donner à chaque soldat le « fond de sac » nécessaire à une projection sur un théâtre d’opération. L’entraînement tactique réalisé de façon progressive, du niveau du combattant jusqu’au niveau du bataillon, avaient pour objectifs l’acquisition des savoir-faire collectifs et la formation des chefs.

 

Tenant compte des retours d’expérience des opérations menées en Somalie dans le cadre de l’African Union Mission in Somalia (AMISOM), les FAZSOI ont fait effort sur les savoir-faire à mettre en œuvre lors d’une mission de contrôle de zone, la tenue de check points et les réactions face à une embuscade ou à des actions de harcèlement.

 

Ce détachement d’instruction opérationnelle a contribué à la préparation des soldats du 29ebataillon burundais avant leur projection en Somalie en septembre 2014, dans le cadre de l’AMISOM.

 

Les FAZSOI ont pour mission de protéger le territoire national et les installations stratégiques, et de contribuer au maintien de la sécurité. Elles sont également chargées d’assurer la prévention et la préservation des intérêts de la France dans leur zone de responsabilité contre toute forme d’agression extérieure ; de soutenir l’action de l’Etat et contribuer aux conditions de stabilité et de développement des collectivités territoriales par la mise en œuvre de moyens militaires ; d’affirmer la souveraineté française. En cas de crise, elles sont en mesure de conduire ou participer à une opération militaire et/ou de mener des opérations de secours d’urgence (assistance humanitaire, catastrophe naturelle).

FAZSOI : DIO au profit des forces burundaisesFAZSOI : DIO au profit des forces burundaisesFAZSOI : DIO au profit des forces burundaises

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 08:45
Départ des premiers soldats burundais pour la Centrafrique

 

13 décembre 2013 Par RFI

 

Début du déploiement, ce jeudi 12 décembre, des soldats burundais au sein de la Misca, en Centrafrique. Les premiers éléments du contingent burundais ont quitté Bujumbura ce jour à bord d’un avion de l’US Air force envoyé par les Etats-Unis. Les autres soldats devront suivre très rapidement.

 

Les avions promis par l’armée américaine étaient attendus depuis trois jours. Le premier, un gros porteur C17, a atterri à l’aéroport de Bujumbura, ce jeudi 12 décembre au matin. Puis les choses n’ont pas traîné : on a embarqué à bord l’équipement et ensuite les premiers éléments (54 soldats) du contingent burundais qui va être déployé au sein de la force de l’Union africaine en Centrafrique (Misca).

 

L’adjudant Dieudonné Nimpagaritse sait que la mission ne sera pas de tout repos mais il se dit confiant  : « Nous avons tout l’équipement nécessaire. Nous sommes habitués à ce type de missions car nous avons l’expérience de la Somalie. En plus, nous avons été bien formés aux techniques de combat, notamment par les Américains pendant deux mois. On ne craint rien, le moral est au beau fixe. »

 

C’est le commandant en chef du contingent, le lieutenant-colonel Potien Hakizimana, qui est monté à bord le premier. Sa mission, une fois sur place, sera de « procéder au désarment de nombreuses milices qui pullulent à Bangui et sécuriser la population et ses biens », explique l’officier burundais.

 

Ce sont des avions américains qui vont assurer des rotations entre les deux capitales et, au final, un bataillon de 850 soldats burundais va être déployé en Centrafrique d’ici quatre jours, selon l’armée burundaise.

 

Après quelques jours passés dans la capitale centrafricaine, le contingent burundais sera ensuite chargé de sécuriser une zone située dans l’est de ce pays, une région où opèrent notamment des rebelles ougandais de l’Armée de résistance du Seigneur.

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 17:45
Des C-17 américains en renfort en RCA

 

12.12.2013 Helen Chachaty - journal-aviation.com

 

Deux C-17 Globemaster III de l’US Air Force ainsi qu’une équipe réduite de commandement et de soutien sont actuellement déployés en Afrique pour soutenir l’armée française dans le cadre de l’opération Sangaris en Centrafrique.

 

Les deux avions de transport ont décollé ce jeudi d’Ouganda pour le Burundi, afin de transporter un bataillon d’infanterie légère burundais vers Bangui. Le Département américain de la Défense ajoute qu’une équipe logistique est présente au Burundi pour préparer les chargements de matériels, tandis qu’une autre se trouve à Bangui pour assurer un soutien sur place.

 

La France, par le biais du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, a demandé aux États-Unis un soutien logistique aérien afin de pouvoir transporter des troupes africaines en RCA, dans le but de pouvoir les déployer afin de contenir les débordements et la violence sur place, selon un porte-parole du Pentagone.

 

Le ministère britannique de la Défense a en outre annoncé ce 12 décembre que le C-17 déployé par la Royal Air Force avait effectué sa seconde rotation, afin de livrer des véhicules blindés aux forces françaises stationnées à Bangui.

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 16:45
U.S. Supports Peacekeeping Efforts in Central African Republic

Early this year, U.S. Airmen prepare a C-17 Globemaster III aircraft to fly French soldiers and their cargo to Africa. Two U.S. Air Force C-17 Globemaster III aircraft and a small command and support team are on the ground in Uganda, preparing to conduct airlift operations in support of ongoing peacekeeping operations in the Central African Republic. (Photo by Senior Airman James Richardson/Released)

 

WASHINGTON, Dec 12, 2013 Claudette Roulo - AFPS

 

Two U.S. Air Force C-17 Globemaster III aircraft and a small command and support team are on the ground in Uganda, preparing to conduct airlift operations in support of ongoing peacekeeping operations in the Central African Republic, Army Col. Steve Warren, a Defense Department spokesman, said today.

 

The aircraft are expected to fly to Burundi tomorrow morning to transport a Burundian light infantry battalion to Bangui, Central African Republic, a Pentagon official said.

 

A second small team of Air Force logisticians is on the ground in Burundi to prepare equipment for loading, and a third team is in the Central African Republic to assist in security operations at the airfield, the official said.

 

French Defense Minister Jean-Yves Le Drian requested limited assistance from the United States military to support this international effort, Assistant Pentagon Press Secretary Carl Woog said in a Dec. 9 statement. “In the near term,” he said, “France has requested airlift support to enable African forces to deploy promptly to prevent the further spread of sectarian violence in the Central African Republic.”

 

The United States is deeply concerned about “the shocking and horrific atrocities that have been committed by government-affiliated armed groups and independent militias against innocent civilians in the Central African Republic” in recent weeks, the defense official said.

 

In an audio message released Dec. 9, President Barack Obama called on the transitional government to arrest those who are committing crimes.

 

“Individuals who are engaging in violence must be held accountable -- in accordance with the law. Meanwhile, as forces from other African countries and France work to restore security, the United States will support their efforts to protect civilians,” Obama said.

 

Yesterday, the president authorized the State Department to use up to $60 million in defense services and articles for countries that contribute forces to the African Union-led International Support Mission in the Central African Republic. The assistance could include logistical support -- including strategic airlift and aerial refueling -- and training for French and African forces deploying to the Central African Republic.

 

“The United States is joining the international community in this effort because of our belief that immediate action is required to avert a humanitarian and human rights catastrophe in the Central African Republic, and because of our interest in peace and security in the region,” Woog said in his statement. “We continue to work to identify additional resources that might be available to help address further requests for assistance to support the international community’s efforts in CAR.”

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 08:45
photo EMA

photo EMA

 

 

11 décembre 2013 à 04:25 Par RFI

 

Le Burundi avait promis d’envoyer des troupes au sein de la Misca en Centrafrique depuis plus de deux mois, mais le pays s’était heurté jusqu’ici au manque de matériels et à des problèmes de logistiques. Or, depuis la dégradation de la situation dans ce pays, l’intervention de l’armée puis le sommet de l’Elysée, les choses ont changé. La France, qui veut être épaulée par une Misca renforcée, s’est impliquée et comme par miracle, les problèmes ont été résolus, du coup les troupes burundaises devraient être sur place avant la fin de la semaine, selon l’armée burundaise.

 

Les troupes burundaises étaient prêtes depuis un bon moment, un bataillon de 850 hommes préparés dans un premier temps pour être envoyés en Somalie.

 

Mais devant l’urgence de la situation en Centrafrique, Bujumbura a accepté de déployer ces troupes dans ce pays. Restait à résoudre la question de leur acheminement à Bangui et c’est la France qui s’est chargée de demander aux Etats-Unis de donner un coup de main dans ce sens, selon un communiqué du ministère américain de la Défense. Deux avions militaires américains sont attendus à Bujumbura d’un moment à l’autre.

 

« Les militaires burundais qui ont été choisis pour participer dans la mission de maintien de paix en République centrafricaine sont prêts, l’équipe est déjà prête, affirme le porte-parole de l’armée burundaise, le colonel Gaspard Baratuza. C’est bataillon, qui se trouve à l’aéroport international de Bujumbura. D’un moment à l’autre, il peut décoller. »

 

Après plus d’une décennie de guerre civile qui a pris fin en 2006, le Burundi est en train de s’imposer dans de nombreuses missions de paix. Ce pays a déjà déployé en Somalie quelque 5 500 soldats au sein de l’Amisom en Somalie, un contingent de près de 500 hommes est prêt à être déployé au Mali et Bujumbura se dit prêt à examiner toute demande supplémentaire en faveur de la Centrafrique.

 

« Pour le moment, on a demandé un bataillon, on a préparé un bataillon. On est à la hauteur et s’il y a une demande supplémentaire, on est prêt à examiner le cas. »

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 08:45
Centrafrique: les USA vont mettre à disposition des avions de transport

 

09 décembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

WASHINGTON - Les Etats-Unis vont mettre à disposition deux appareils de transport C-17 pour convoyer des troupes africaines, notamment burundaises, en Centrafrique à la suite d'une demande d'assistance de la France, a indiqué lundi le Pentagone.

 

Cette décision a été prise après une conversation téléphonique dimanche entre le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian et son homologue américain Chuck Hagel, affirme le ministère américain de la Défense dans un communiqué.

 

A court terme, la France a demandé un soutien en matière de transport aérien pour permettre aux forces africaines de se déployer rapidement pour empêcher que les violences ethniques ne continuent de s'étendre en République centrafricaine, plaide-t-il.

 

Chuck Hagel a notamment ordonné au commandement américain chargé de l'Afrique (Africom) qu'il transporte des troupes burundaises vers la Centrafrique dans le cadre de la mission de l'Union africaine en Centrafrique (Misca).

 

Quelque 850 soldats burundais doivent ainsi être transportés par deux gros porteurs C-17 dans les prochains jours, selon un responsable américain de la Défense. Nous espérons commencer d'ici 24 heures, a indiqué à l'AFP ce responsable s'exprimant sous couvert d'anonymat.

 

A ce stade, la mission dévolue aux deux avions américains concerne exclusivement le transport des troupes burundaises et de leur équipement, une tâche qui devrait être réalisée en quelques jours.

 

L'Union africaine a décidé de porter sa force en Centrafrique (Misca) à 6.000 hommes, contre 3.600 initialement prévus, a annoncé samedi la présidence française à l'issue d'un mini-sommet à Paris sur la situation dans ce pays.

 

Aucune date n'a été fixée pour le renforcement de cette force, qui ne compte actuellement que 2.500 hommes sur place, sous-équipés et mal entraînés.

 

Les Etats-Unis se joignent à la communauté internationale dans cet effort parce que nous pensons qu'une action immédiate est nécessaire pour empêcher une catastrophe humanitaire, justifie le Pentagone.

 

Washington continue de travailler à identifier des ressources supplémentaires susceptibles d'être mises à disposition de la Misca, ajoute-t-il.

 

Nous continuons de parler avec les Français et les partenaires dans la région pour voir de quelle façon nous pouvons soutenir le mieux la mission de l'Union africaine, selon ce responsable.

 

Les Etats-Unis ont déployé depuis plus d'un an une centaine de soldats des forces spéciales pour une mission d'assistance aux troupes africaines chargées de la traque de la LRA (Armée de résistance du Seigneur) et de son chef Joseph Kony. Ces troupes sont basées en Ouganda mais sont amenées à évoluer jusque dans l'Est de la Centrafrique.

 

Le Royaume-Uni a de son côté également mis à disposition un gros porteur C-17 pour convoyer des équipements français vers la Centrafrique.

 

Lors de l'intervention française au Mali en janvier dernier, le Pentagone avait mis à disposition de Paris pendant plusieurs semaines des avions de transport ainsi que des avions de ravitaillement en vol ainsi qu'un soutien en matière de renseignement.

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 08:45
Djibouti : formation au Burundi au profit de l’AMISOM

 

28/10/2013 Opérations - EMA

 

Du 1er septembre au 11 octobre 2013, les Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) se sont rendues au Burundi pour conduire un détachement d’instruction opérationnel (DIO) au profit du 25e bataillon burundais d’infanterie de la force de défense nationale (FDN).

 

Une trentaine de militaires du 5e régiment interarmes d’outre-mer (5ème RIAOM) et de la direction interarmées du service de santé des armées (DISSA) se sont rendus au Burundi, pour instruire les 850 soldats et cadres burundais de ce bataillon qui va rejoindre la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM).

 

La formation était organisée en plusieurs modules d’instruction. La première semaine a été consacrée à l’instruction sur le tir de combat (ISTC). Au cours des suivantes, les instructeurs ont dispensé des cours de transmission, de topographie, de Techniques d’Intervention Opérationnelle Rapprochée (TIOR) et de combat (du niveau individuel au niveau section).

 

L’équipe santé du DIO, composée d’un médecin, d’un infirmier et d’un auxiliaire sanitaire a assuré une double mission : le soutien sanitaire des militaires du détachement et l’enseignement du sauvetage au combat de niveau 1 aux infirmiers et brancardiers du 25e bataillon de l’AMISOM. A la demande du détachement santé burundais, l’équipe sanitaire a également abordé le sauvetage au combat de niveau 2.

 

Ces formations opérationnelles sont effectuées à la demande des pays africains et peuvent être adaptées en fonction des besoins exprimés, notamment dans le cadre d’un déploiement opérationnel spécifique. La France a participé à la formation de la majorité des contingents burundais et ougandais de l’Union Africaine (UA) déployés en Somalie dans le cadre de l’AMISOM.

 

Les Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) dans le cadre des accords de Défense entre la République de Djibouti et la France, constituent depuis 2011 la base opérationnelle avancée française sur la côte Est de l’Afrique. Les FFDj participent au dispositif militaire français prépositionné permettant de disposer d’un réservoir de forces pouvant être projetées rapidement en cas de crise. Parmi leurs missions, les FFDj apportent un soutien logistique essentiel au profit des bâtiments français et étrangers engagés dans les opérations de lutte contre la piraterie, notamment l’opération Atalante (soutien des bâtiments de guerre et des actions de patrouille maritime, soutien santé), ainsi qu’à la République de Djibouti dans le cadre de sa mobilisation contre la piraterie.

Djibouti : formation au Burundi au profit de l’AMISOMDjibouti : formation au Burundi au profit de l’AMISOM
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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 11:45
Le Burundi opposé au retrait de ses troupes de Somalie

27 septembre 2013 Par RFI

 

Après l’attaque du centre commercial de Wesgate à Nairobi, et celles qui avaient frappé Kampala il y a deux ans, les Burundais engagés militairement en Somalie tout comme les Ougandais et les Kenyans se demandent à quand leur tour. Et fort d’un contingent de quelque 5 600 soldats déployés au sein de l’Amison, le deuxième plus important en effectif après celui des Ougandais, certains demandent le retour des soldats déployés en Somalie, pour lutter contre les islamistes radicaux. Une option exclue par le gouvernement, qui cherche à rassurer

 

Après cinq ans d’engagement des troupes burundaises sur le théâtre de guerre somalien, rien n’avait pu entamer le moral des Burundais, pas même des pertes estimées en termes de centaines. Cette fois c’est différent. Dans un premier temps, certains ont semblé accuser le coup à la suite de la tragédie qui s’est déroulée au Westgate mall à Naïrobi. Ils demandent désormais le retour des soldats burundais déployés au sein de l’Amisom :

 

« Nous aussi nous avons la peur parce que Naïrobi n’est pas loin d’ici ! ». « Dire que la sécurité est assurée, ça c’est un mensonge. On rappelle nos forces (car) le gouvernement ne peut pas bloquer les shebabs parce qu’on ne sait pas où ils passent. Ils peuvent même être ici aujourd’hui ! », dit un homme. « Nous aussi nous sommes exposés au danger parce que nous avons envoyé nos militaires en Somalie. Nous voulons que ces soldats rentrent, c’est la meilleure solution pour moi », dit un autre.

 

Mais après un court moment de panique, bon nombre de Burundais semblaient avoir repris du poil de la bête hier soir. « Ceux qui pensent que le retrait de soldats burundais serait bénéfique, se trompent. Les shebabs ne vont pas arrêter leurs attaques pour autant. Les gens doivent comprendre qu’il faut les combattre jusqu’à ce qu’ils soient vaincus et nos soldats doivent rester en Somalie pour assurer la sécurité de la population somalienne », insiste un jeune Burundais. « Nos soldats se sont portés au secours de la population somalienne, comme on l’a déjà fait pour nous. On n’a donc pas à avoir peur, car Dieu et avec nous », ajoute-t-il.

 

Le pouvoir burundais veut à tout prix rassurer la population, mais il ne veut même pas envisager un tel retrait.

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 12:45
Le Burundi, menacé par les shebabs somaliens, renforce sa sécurité

26 septembre 2013 à 06:56 Par RFI

 

Les miliciens shebabs, qui ont mené l’attaque du Westgate Mall à Nairobi, menacent tous les pays qui ont envoyé ou soutenu les soldats de l’Amisom, la force africaine en Somalie. C'est le cas du Burundi qui a en effet déployé un important contingent, aux côtés de l’Ouganda pour lutter contre les shebabs. Jusqu'à présent, le Burundi, qui a été épargné par les attentats et les attaques terroristes, a mis en place des mesures de sécurités supplémentaires.

 

 

Les autorités burundaises avaient déjà déployé plus de policiers dans les rues, histoire de rassurer les Burundais. Hier, on a franchi une autre étape. Les habitants des quartiers à majorité musulmane, des quartiers dits swahili, se sont réveillés à l’aube, ceinturés par des milliers de policiers qui ont ensuite fouillé maison par maison, à la recherche de suspects éventuels ou d’objets prohibés.

 

Le porte-parole adjoint de la police, Pierre Nkurikiye a déclaré : « La police nationale a pris toute une série de mesures préventives et la tâche d’aujourd’hui fait partie de ces mesures qu’on ne peut pas décrire ici, pour des raisons de sécurité ».

 

Des centaines de sans-papiers ont été arrêtés et même si la police burundaise proteste de sa bonne foi, certains dans ces quartiers, ne décolèrent pas :

 

« Ils ont ciblé uniquement les quartiers musulmans, et cela nous fait peur car nous sommes avant tout des Burundais, et être musulman ne signifie pas qu’on est des shebabs. Pas du tout ! ».

 

Malgré les propos qui se veulent rassurants de la police du Burundi, dans les rues de Bujumbura, la capitale, on ne cache plus son inquiétude :

 

« Avant l’attaque au Kenya, il y a eu les attentats de Kampala. Les shebabs avaient dit qu’ils vont s’en prendre à tous les pays qui sont allés les combattre en Somalie, il ne reste donc que le Burundi. Même au Kenya il y a eu les attaques malgré la présence de policiers, et même ici ces attaques peuvent avoir lieu malgré la présence de tous ces policiers ». « On est très inquiets parce qu'après Nairobi, c’est Bujumbura, c’est sûr. Justement à cause de nos forces qui sont en train de les combattre à Mogadiscio ».

 

Ces voix réclament donc le retour de quelque 5.600 soldats burundais déployés en Somalie.

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 08:40
Ethiopian troops set to leave Somalia by end April:AU

 

12 March 2012 defenseWeb (Reuters)

 

Ethiopia, which has deployed hundreds of troops inside Somalia to rout Islamist insurgents, is set to withdraw from the war-ravaged country by the end of April with Djibouti, Uganda and Burundi poised to step in, the African Union said.

 

Ethiopian forces captured the rebel stronghold of Baidoa in southern Somalia last month having seized Baladwayne from the al Qaeda-allied al Shabaab group on New Year's Eve.

 

Troops from Ethiopia crossed the border in November to open up a third front against the militants, who are also fighting 9,000 Ugandan and Burundian troops under the African Union Mission in Somalia (AMISOM) and Kenyan forces to the south, Reuters reports.

 

Keen to point out their incursion is not a repeat of their ill-fated 2006-2009 war in Somalia, Ethiopian officials have said troops would only be deployed for a brief period.

 

Earlier this month, the U.N. Security Council voted to expand AMISOM, which supports the shaky Western-backed government, to nearly 18,000 soldiers, and will include Kenyan troops who will "re-hat" to its blue berets.

 

Chiefs of staff from troop contributing countries met in Addis Ababa to iron out details of the expanding mission.

 

"It provides for Djiboutian forces to be deployed in Baladwayne by the end of April at the latest. Two thousand five hundred troops from Burundi and Uganda will also be deployed in Baidoa by the 30th of April at the latest," the AU's Ramtane Lamamra said of a deal signed by the officials.

 

"The decision up to now is that it is essentially Baladwayne and Baidoa (for Ethiopia) and they have to be handed over to AMISOM and then Ethiopia will withdraw its forces to its own national territory."

 

Lamamra, the bloc's commissioner for peace and security, also said a Djiboutian contingent would be deployed in Mogadishu.

 

Ethiopian soldiers previously went into Somalia in 2006, and left in early 2009 after pushing the Islamist Islamic Courts Union out of the capital Mogadishu.

 

At the time, most Somalis opposed the intervention and analysts said it may have encouraged people to join al Shabaab.

 

COSTLY

 

Lamamra, however, said there was a slim possibility the bloc could ask Addis Ababa to push further.

 

"Because Ethiopian troops are assisting ... without being re-hatted unlike Kenya - it means this effort is being done on national resources and national budget, I don't see how we can ask them to go further, to do more if there is no accompanying support package," he said.

 

"If we succeed to work out some support package for Ethiopia, we may be in a position to request the government to consider the possibility to help us elsewhere."

 

Lamamra also said Sierra Leone was expected to deploy a battalion of 850 troops in southern Somalia by the end of June.

 

Somalia has been in turmoil since warlords toppled dictator Mohamed Siad Barre in 1991. Fighting has killed more than 21,000 people since al Shabaab launched its insurgency in 2007.

 

Al Shabaab rebels, who want to impose a harsh interpretation of sharia law on the Horn of Africa nation, have waged a five-year campaign to drive Somalia's weak government from power.

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