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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 10:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

20/06/2015 Armée de Terre

 

Le 51e salon international de l’aéronautique et de l’espace au Bourget est l'occasion de rencontrer des soldats de l'aviation légère de l'armée de Terre, et notamment le capitaine David, pilote chef de bord sur hélicoptère de manoeuvre et d'assaut type NH90 CAIMAN, du 1er régiment d'hélicoptères de combat. "C'est un bonheur", affirme-t-il !

 

Découvrez  son témoignage et sa fierté de piloter le NH90 .

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 16:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

03/04/2015 Sources : Marine nationale

 

En ce début du mois d’avril, la composante anti-sous-marine (ASM) de la flotte  hélicoptères de la force de l’aéronautique navale est en plein renouveau. Grâce à une disponibilité retrouvée du Lynx et à la montée en puissance du Caïman Marine, elle peut répondre présente aux sollicitations d’embarquements de ses appareils.

 

Ainsi, on dénombre cette semaine à bord des frégates à la mer, pas moins de sept détachements de Lynx(34F) et de Caïman(31F et 33F), répartis en trois zones différentes. Le contrat est rempli quantitativement et qualitativement, les deux frégates de défense aérienne, la frégate multimissions et les frégates anti sous-marines déployées sont équipés des aéronefs adaptés à leur configuration.

 

Qu’il s’agisse du déploiement du groupe aéronaval, pour la mission « Arromanches », où l’on retrouve un Caïman(31F) sur le Chevalier Paul, de celui du Jean de Vienne avec un Lynx, ainsi qu’ ou bien d’une mission en Atlantique, avec deux Lynx sur le Latouche-Trévilleet le Primauguet, et un Caïman (33F) sur l’Aquitaine, ou même encore d’un entraînement en Méditerranée, avec un Caïman(31F) sur le Forbin et un Lynx sur le Montcalm, les « Marins du ciel », aux côtés de leurs camarades de la force d’action navale, sont sur tous les fronts. Véritable prolongement des systèmes de combat des bâtiments, avec leur capacité de projection au-delà de l’horizon, ces hélicoptères constituent le bras armé des frégates, en assurant la maîtrise de l’espace aéro-maritime, avec leurs capacités de lutte en-dessous mais aussi au-dessus de la surface.

 

C’est un vrai défi technique et opérationnel auquel font face quotidiennement les équipages et les techniciens aéronautiques, pour que leurs appareils puissent honorer ces embarquements et faire du binôme frégate-hélicoptère un adversaire toujours aussi redoutable.

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 10:55
photo Marine Nationale

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1 Avril 2015 Source : Marine nationale

 

Le Caïman Marine vient d’obtenir la validation d’une première capacité opérationnelle « leurrage » par le sous-chef d’état-major Plans/Programmes. Une partie des modes d’autoprotection antimissiles sont disponibles et viennent renforcer les capacités militaires de cet appareil de combat ASM embarqué.

 

C’est une étape de plus dans la montée en puissance du Caïman au sein de la Marine. Les prochaines étapes capacitaires concerneront le volet formation, avec la mise en service d’un premier simulateur de vol sur la BAN Lanvéoc-Poulmic dans les prochaines semaines, et le système de détection électromagnétique ESM en 2016.

 

Le Caïman Marine est un hélicoptère de combat embarqué dont la vocation première est de conduire des missions de lutte anti-sous-marine et de lutte anti-surface à partir des frégates de type Aquitaine (FREMM) et Forbin (FDA). Il peut également conduire des missions de contre-terrorisme maritime, de soutien d’une force navale et de secours maritime.

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 08:55
photo Marine Nationale

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13/03/2015 Sources : Marine nationale

 

Ce vendredi 13 mars 2015 restera une date importante pour le Caïman Marine qui devient un hélicoptère de combat ASM à part entière suite à la déclaration par l’état-major de la marine d’une première capacité opérationnelle de tir de la torpille MU90.

 

C’est un jalon capacitaire majeur pour le couple FREMM/Caïman qui peut maintenant «traiter» avec encore plus d’allonge les menaces sous-marines les plus modernes en toute autonomie.

 

L’aventure Caïman a débuté dans la marine par une première livraison d’appareil en mai 2010. Elle s’est poursuivie en décembre 2011 par les prises d’alerte «Secours maritime» sur la façade Atlantique et «Contre-terrorisme maritime» au niveau national puis, en février 2013, par l’atteinte d’une capacité «lutte ASM embarquée» mise en œuvre au profit de la protection de la Force Océanique Stratégique et du groupe aéronaval. Un Caïman marine embarqué sur la frégate de défense aérienne Chevalier Paul participe actuellement à la mission Arromanches.

photo Marine Nationale

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 12:55
Arromanches 2015 : Journal de bord du détachement 31F « Chevalier-Paul ».

 

12/03/2015 Sources : État-major des armées

 

13 janvier 09h00- La frégate de défense aérienne « Chevalier Paul » appareille de Toulon au petit matin cap vers les eaux chaudes et tumultueuses du golfe arabo–persique, effectuant au passage dans le zonex un excellent tir Aster 30. Pendant quatre mois, aux côtés du porte-avions Charles de Gaulle, la frégate la plus moderne et la plus puissamment armée de la Marine et ses 215 membres d’équipage motivés et entraînés vont assurer le contrôle de l’espace aérien et la protection du groupe aéronaval dans tous les domaines de lutte, et notamment contre la menace aérienne.

 

11h00- Poste aviation ; un hélicoptère de combat Caïman marine de la flottille 31F apponte sur la frégate pour sa première mission opérationnelle embarquée. Le détachement aéro est composé de deux équipages, huit techniciens, et d’un préparateur de mission. L’équipe est prête ; elle bénéficie pour les uns du retour d’expérience de la traversée de longue durée réalisée sur la FREMM « Aquitaine » en 2013 et du travail de préparation de la base d’aéronautique navale D’Hyères et la flottille 31F. Pour les autres, ils font déjà partie intégrante du « Chevalier Paul ». En équipage, ils ont progressé tout au long du stage de mise en condition opérationnelle organisé par la division entrainement d’ALFAN et des divers exercices de l’automne dernier. L’appareil, lui, sort de visite d’entretien.

 

20 janvier – Le groupe aéronaval croise la route d’un sous-marin U209 italien. Un exercice de lutte anti-sous-marine est programmé pour nous entraîner à réagir face à cette menace diffuse. La présence d’un sous marin peut contraindre la mise en œuvre des avions de chasse du porte-avions si celui-ci ne bénéfice pas de la protection de capacités anti sous-marine telles que des frégates.

 

19h00- Un contact sous-marin a été détecté par le « Chevalier Paul ». Le Caïman, décolle et perçoit sur son radar un écho à 12 Nq, rapidement identifié schnorchel à la caméra infrarouge malgré la nuit noire. Un sous-marin classique qui transite au diesel, à l’immersion périscopique, voit en effet sa présence discrète trahie par un tube d’air et un échappement. A l’approche du Caïman, il plonge pour se fondre dans les eaux profondes de la Méditerranée. Les diesels s’arrêtent et la propulsion électrique sur batterie est lancée. Le sonar FLASH du Caïman ne lui laisse cependant aucune chance. Le sous-marin est pris et reporté par liaison de données tactique au « Charles de Gaulle » qui peut continuer sereinement ses pontées. Il s’agit maintenant pour le Caïman d’identifier l’intrus en larguant des bouées passives, sortes de microphones sous-marin qui retransmettent le signal perçu à l’hélicoptère. Le signal est ensuite analysé par les « oreilles d’or », capables de déterminer l’identité du bruiteur enregistré.

 

21 janvier – Le Chevalier-Paul s’entraîne à la collecte de renseignement. Tandis que les capteurs performants de la FDA analysent le spectre électromagnétique et enregistrent l’activité aérienne, le Caïman décolle et monte à 10 000 pieds pour assurer la couverture photographique d’objectifs. Malgré la distance, les clichés sont remarquables de précision et sont exploités par l’officier renseignement du bord avant d’être transmis à l’état-major.

 

La patrouille du groupe aéronaval contribue ainsi à l’établissement autonome de situation en collectant l’information grâce aux différents capteurs des unités. Analysées, croisées avec d’autres sources, les informations collectées deviendront des dossiers de renseignement utilisables au niveau stratégique pour permettre au chef des armées de décider de manière autonome du degré d’engagement des forces françaises.

Arromanches 2015 : Journal de bord du détachement 31F « Chevalier-Paul ».
Arromanches 2015 : Journal de bord du détachement 31F « Chevalier-Paul ».Arromanches 2015 : Journal de bord du détachement 31F « Chevalier-Paul ».Arromanches 2015 : Journal de bord du détachement 31F « Chevalier-Paul ».
Arromanches 2015 : Journal de bord du détachement 31F « Chevalier-Paul ».Arromanches 2015 : Journal de bord du détachement 31F « Chevalier-Paul ».

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 08:45
photo Thomas Goisque

photo Thomas Goisque

 

Source Thomas Goisque

 

A Gao au nord du Mali, le Groupement Aéromobile de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre a reçu début novembre deux nouveaux hélicoptères : les premiers Caïmans NH-90 déployés en opération. D’une capacité d’emport de 19 commandos, il peut aller plus vite et plus loin en volant plus longtemps : c’est une arme redoutable pour les raids nocturnes dans l’Adrar des Ifoghas.

 

Reportage photos sur le site de Thomas Goisque

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 07:45
photo Thomas Goisque

photo Thomas Goisque

 

source Thomas Goisque

 

A Gao au nord du Mali, le Groupement Aéromobile de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre a reçu début novembre deux nouveaux hélicoptères : les premiers Caïmans NH-90 déployés en opération. D’une capacité d’emport de 19 commandos, il peut aller plus vite et plus loin en volant plus longtemps : c’est une arme redoutable pour les raids nocturnes dans l’Adrar des Ifoghas.

 

Reportage photos

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 17:55
NH90 Caïman : la polyvalence au service du combat aéromaritime


24 oct. 2014 Ministère de la Défense

 

Le NH90 Caïman de la Marine nationale est employé dans un large panel de missions : le combat aéromaritime embarqué, la lutte anti-sous-marine et antisurface, le contre-terrorisme et la piraterie, le transport de personnel et de matériel, les missions de secours maritime et d’évacuation sanitaire. Grâce à ses caractéristiques techniques (sa masse, ses dimensions, ses pales et son pylône de queue à repliage automatique), l’hélicoptère Caïman est embarqué sur frégates légères de type La Fayette, Horizon, Fremm... et porte-hélicoptères de type BPC.

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 11:55
Former pour le combat



26/09/2014 LTN Valérian Fuet et LTN Hélène Facchin - Armée de Terre

 

Pour préparer ses futurs pilotes et chefs de bord à l’engagement opérationnel, l’armée de Terre dispose de son propre outil de formation interne : l’École de l’aviation légère de l’armée de Terre (EALAT). Des premiers tours de pales aux enseignements tactiques et techniques, les élèves suivent une instruction de pointe pour devenir des spécialistes de l’aérocombat.

 

Créée en même temps que l’arme, en 1954, l’École de l’aviation légère de l’armée de Terre (EALAT) forme le personnel du domaine sur les différents types d’hélicoptères, équipements et systèmes d’armes en service dans l’ALAT. Elle s’appuie sur une série de cursus et de formations dispensés par des centres spécialisés et en inculquant à ses stagiaires la culture opérationnelle de l’armée de Terre.

 

Avant-goût du terrain

Avec l’arrivée des hélicoptères de nouvelle génération (Tigre, Caïman, Cougar rénové), l’EALAT a adapté ses formations et les a ouvertes aux pilotes des autres armées. Le recours aux simulateurs dans la formation opérationnelle des équipages offre un avant-goût du terrain souvent impossible à reproduire lors d’un vol réel. « L’un des gros avantages du simulateur est de nous faire évoluer dans l’espace sans aucune référence au sol, uniquement avec les instruments. Une expérience qui prend tout son sens si nous sommes amenés à perdre nos repères, dans un amas de nuages par exemple », atteste l’aspirant pilote Jean-Charles Gayot, en formation à la base école de Dax. Une instruction pointue qui ne se limite pas aux seuls membres d’équipage. En 2015, près de 85 % de la formation des équipages et du personnel technico-logistique du Caïman sera dispensée grâce aux moyens de simulation.

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Une école, quatre centres de formation

  • La base école général Navelet (BEGN) : maison mère de tous les pilotes d’hélicoptères militaires pour la formation initiale, implantée à Dax.
  • La base école général Lejay (BEGL) : école de perfectionnement, elle assure l’enseignement technico-tactique des équipages de combat de l’ALAT par spécialités et systèmes.
  • L’école franco-allemande (EFA) : instruit les équipages de combat français et allemands à leur premier emploi opérationnel sur le système d’armes Tigre.
  • Le centre de formation interarmées NH 90 (CFIA) : forme les équipages de conduite de l’hélicoptère Caïman NH 90 et du personnel de maintenance pour l’armée de Terre et la Marine.

La BEGL, l’EFA, le CFIA et l’état-major de l’EALAT sont regroupés au Canet des Maures.

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 11:55
De la terre, par le ciel

 

22/09/2014 LTN Valérian Fuet et LTN Hélène Facchin - Armée de Terre

 

 

Créée en 1954, à l’aube de la guerre d’Algérie, l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) fête ses 60 années d’existence. Un peu plus d’un demi-siècle d’engagements où les hélicoptères de l’armée de Terre sont rapidement devenus incontournables, passant de missions de soutien à celles d’appui, puis à une intégration complète dans la manœuvre de contact. Un large panel de compétences qui fait aujourd’hui de l’aérocombat un atout majeur dans les mains du chef interarmes ou interarmées.

 

Difficile d’imaginer une armée moderne sans sa composante aérocombat. Des côtes libyennes aux déserts maliens, des villes africaines aux massifs afghans, les hélicoptères de l’armée de Terre ont été engagés sur tous les théâtres d’opérations. Sollicités en permanence, les hélicoptères sont indissociables de l’action des unités au sol.

Cette capacité à faire la différence sur le terrain, l’ALAT l’a construite en modernisant constamment ses équipements, sa formation et sa doctrine. Elle sera à nouveau confortée avec l’emploi opérationnel des premiers hélicoptères Tigre HAD et des Caïman à l’automne 2014.

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 16:55
photos 2e REG

photos 2e REG

 

03-06-2014 2e REG Réf : 551 | 1130

 

Profitant du cadre exceptionnel du 2e REG, le 1er RHC avec ses 4 hélicoptères nouvelle génération NH90 CAIMAN, est venu s’entrainer avec la 3e compagnie et les commandos montagne sur un terrain particulièrement adapté, entre terre et mer, du 26 au 28 mai.

 

Dès l'aube de ce 26 mai, quatre hélicoptères de nouvelle génération NH90 CAIMANS, qui à terme devraient remplacer le PUMA, font chauffer leur moteur sur le tarmac de la piste du 2e REG. Ces pilotes, navigateurs et mécaniciens du 1er RHC participent à un exercice maritime avec le BPC DIXMUDE mouillant en méditerranée. De par son implantation privilégiée, le 2e REG a été choisi comme base arrière afin d'expérimenter le volet spécifique du vol en montagne et l'adaptation aux élongations.

 

Saisissant l'opportunité de pouvoir s'entrainer en termes d'opération héliporté en milieu montagneux, les légionnaires de la 3e compagnie de combat et la SRIO ont été sollicités. Présente sur tous les théâtres d'engagement de la 27e Brigade d'infanterie de montagne, la SRIO est en effet en adaptation constante vis-à-vis des nouveaux équipements et matériels de l'armée de terre, et ce, afin d'être toujours en pointe.

 

Suite de l'article et reportage photos

Le 2e REG accueille les nouveaux NH 90 CAIMAN

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 11:50
photos Marine Nationale

photos Marine Nationale

 

14/04/2014 Marine nationale

 

La frégate multimission (FREMM) Aquitaine et son hélicoptère embarqué Caïman marine participent depuis le 31 mars à l’entraînement majeur britannique Joint Warrior 14.1. Cet entraînement rassemble 9 nations de l’OTAN et une nation partenaire (Royaume-Uni, Etats-Unis, France, Belgique, Allemagne, Pays-Bas, Canada, Danemark, Norvège et Nouvelle-Zélande). Pas moins de 23 bâtiments, trois sous-marins, une quarantaine d’aéronefs ainsi que 13 000 marins y participent. Il prépare les forces à œuvrer conjointement contre de multiples menaces.

 

La FREMM au cœur du dispositif

L’objectif principal de Joint Warrior 14.1 est de parvenir à un degré de coopération élevé et à un niveau d’entraînement collectif de qualité pour tous les participants. En respectant une montée en puissance progressive, la FREMM Aquitaine conduit à la fois des opérations de basse et haute intensité, et ce dans tous les domaines. « Intégrer une force de la coalition est la première étape et cela passe notamment par des communications régulières et solides avec les autres bâtiments et les états-majors embarqués. L’étape suivante réside dans la capacité à digérer un flux permanent d’informations à un rythme soutenu, puisque nous recevons plus d’une centaine de messages par jour, qu’il faut ensuite traiter et analyser pour conduire notre action. Enfin, la conduite en elle-même offre aux équipes de quart des opportunités d’entraînement de qualité avec nos alliés, quel que soit le domaine de lutte », déclare le capitaine de corvette Jocelyn Delrieu, commandant adjoint opérations de la FREMM.

 

De redoutables capacités dans le combat aéronaval

Les entraînements se poursuivent au fil des jours et des nuits, dont une partie consacrée à des entraînements de lutte anti-sous-marine, appelés CASEX. De plus en plus élaborés, ils consistent à repérer, analyser et éliminer des menaces sous-marines potentielles tout en escortant le porte-hélicoptère britannique Illustrious, le bâtiment amphibie Bulwark ainsi que le pétrolier-ravitailleur Orangeleaf britanniques, aux côtés de la frégate danoise de type FFH Triton. Passage à la vitesse supérieure avec le CASEX C12 confrontant le couple FREMM-Caïman au sous-marin nucléaire d’attaque britannique Torbay. Prises de contact et engagements s’enchaînent, faisant monter la pression de l’équipage, engagé dans une lutte anti-sous-marine et anti-aérienne intense.

 

Le Caïman Marine à l’épreuve du feu

Pour cet entraînement opérationnel majeur, l’Aquitaineembarque un hélicoptère de combat Caïman Marine, véritable système d’arme à part entière qui augmente très significativement les capacités d’action de la FREMM. Sa grande manœuvrabilité et son agilité lui permettent d’assurer des missions de lutte anti-sous-marine, anti-surface et de contre-terrorisme de jour comme de nuit, même dans de très mauvaises conditions météo. Depuis le début de Joint Warrior, l’hélicoptère est prêt en permanence à répondre au signal de l’officier quart opérations pour décoller en quelques minutes seulement.

 

Interopérabilité validée pour la FREMM

Depuis quelques jours, le rythme s’intensifie pour l’Aquitaineet les autres bâtiments principalement américains, britanniques et néerlandais qui, dans le cadre du scénario de l’exercice, composent la Multinational Task Force (MNTF). Leur mission consiste à rétablir l’autorité du gouvernement de Pastonia, pays fictif correspondant géographiquement à l’Écosse, lequel se trouve très affaibli par une guerre civile qui l’oppose aux rebelles de la People’s Republic of Pastonia (PRP).

L’Aquitaine est intégrée au sein du Task Group 315.02.01. Elle couvre un large spectre de missions : escorter les forces amphibies avec la frégate américaine Ross, relever la frégate anti-sous-marine Kent et soutenir le bâtiment amphibie Argus, afin de le protéger de menaces sous-marines.

De telles luttes nécessitent la capacité de pouvoir durer sur une zone d’opérations. Pour cela, la FREMM a réalisé plusieurs ravitaillements à la mer avec les pétroliers-ravitailleurs britannique et hollandais : Orangeleaf et Amsterdam. Dans un contexte de tension, il est  indispensable de pratiquer régulièrement ces manœuvres délicates. Elles améliorent la rapidité d’exécution et favorisent l’interopérabilité entre les bâtiments.

 

Patrouille maritime et chasse aux mines

L’interopérabilité avec des aéronefs de patrouille maritime, véritables éclaireurs de la force, fait également partie des attentes de l’exercice. Ils patrouillent pendant de longues heures et transmettent la position des sous-marins et bâtiments des rebelles PRP à l’ensemble des membres de l’Alliance (MNTF). Participant à des missions de reconnaissance terrestre appelées ISTAR, ils fournissent aussi des informations capitales à la conduite des diverses opérations.  Parallèlement à cela, au large de Luce Bay, et intégrés aux Task group 315.05, on retrouve les chasseurs de mines alliés - dont l’Andromède - qui agissent sans discontinuer pour quadriller et sécuriser la zone la plus exposée aux mines dérivantes et mines de fond.

 

Vérification des capacités militaires de la FREMM

Dans les jours à venir, la FREMM Aquitaine, couplée au Caïman Marine, continuera son parcours vers le Nord de l’Écosse en conduisant des actions de lutte anti-sous-marine par petits fonds, de lutte anti-piraterie au sein d’un archipel ou encore de lutte contre des aéronefs dans des reliefs montagneux. Ce type d’actions complexes, proche de ce que pourrait vivre le bâtiment sur de prochains théâtres d’opérations, contribuera à la poursuite de l’entraînement de cette unité de premier rang, parée à faire face à toute menace.

Comme l’indique le capitaine de vaisseau François Drouet, commandant la frégate Aquitaine, « Cette première participation à Joint Warrior permet de perfectionner le niveau opérationnel de l’équipage dans un exercice interallié de haut niveau. C’est un rendez-vous important pour la vérification des capacités militaires du bâtiment de par la variété et la densité des situations rencontrées. Il nous permet également de mesurer notre niveau d’intégration au sein de l’exercice avec les autres nations de l’OTAN. Jusqu’ici, l’Aquitaine répond parfaitement à nos attentes en menant de multiples missions avec rapidité et précision. »

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 12:50
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

1 avril 2014 actunautique.com

 

Hier 31 mars 2014 avait lieu le top départ de l’entraînement Joint Warrior 14.1.

 

Pendant 10 jours, dix pays membres ou partenaire de l'Otan (Royaume-Uni, Etats-Unis, France, Belgique, Allemagne, Pays Bas, Canada, Danemark, Nouvelle-Zélande et Norvège) s’entraîneront ensemble dans un exercice majeur interalliés auquel participeront vingt-trois bâtiments, trois sous-marins, trente-quatre aéronefs, vint-cinq hélicoptères embarqués ainsi que des troupes restées à terre.

 

Joint Warrior est un exercice de niveau supérieur organisé deux fois par an au printemps et à l’automne, au large de la Grane Bretagne.

 

Il est mis en œuvre par la Royal Navy et la Royal Air Force. Son objectif est de proposer un entraînement tactique sous de multiples menaces. Ce type d’exercice permet aux bâtiments, aux aéronefs et aux équipages de s’entraîner dans un environnement international en vue d’éventuels déploiements dans le cadre d’une force aéromaritime interarmées et interalliés : la Combined Joint  Task Force (CJTF). Une force multinationale activable sur ordre, dont l’ambition est de pouvoir mener une opération conjointe de durée limitée.

 

Après avoir participé à l’automne dernier à l’édition 13.2  de Joint Warrior, la Marine Nationale française engage cette année pour la première fois la frégate multi-missions (Fremm) Aquitaine, couplée à un hélicoptère embarqué Caïman de la flottille 33F ainsi qu’un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et un chasseur de mines tripartites, l’Andromède.

 

Les moyens français œuvreront au sein du « Task Group 315.01 » (une partie de la force dédiée à des missions particulières), composé de sept bâtiments britanniques, deux bâtiments américains, un bâtiment danois et de quatorze aéronefs. Le tandem FREMM-Caïman permettra de détecter, authentifier et maîtriser à la fois les menaces de surface, aériennes et sous-marines. Le « Task Group » auquel appartient la France devra, parmi ses différentes missions, projeter des forces amphibies, protéger la navigation commerciale et lutter contre la piraterie.

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 18:50
Joint Warrior 2014 : Le tandem FREMM-Caïman en action

 

 

31/03/2014 Marine nationale

 

Le 31 mars 2014 donne le top départ de l’entraînement Joint Warrior 14.1. Durant une période de 10 jours, dix nations de l’Otan et nations partenaires (Royaume-Uni, Etats-Unis, France, Belgique, Allemagne, Pays Bas, Canada, Danemark, Nouvelle-Zélande et Norvège) s’entraîneront ensemble dans un exercice majeur interalliés auquel vingt-trois bâtiments, trois sous-marins, trente-quatre aéronefs, vint-cinq hélicoptères embarqués et des troupes à terre participeront.

 

Joint Warrior est un exercice de niveau supérieur organisé deux fois par an au printemps et à l’automne, au Royaume-Uni. Il est mis en œuvre par la Royal Navy et la Royal Air Force. L’objectif ? Proposer un entraînement tactique sous de multiples menaces. Ce type d’exercice permet aux bâtiments, aux aéronefs et aux équipages de s’entraîner dans un environnement international en vue d’éventuels déploiements dans le cadre d’une force aéromaritime interarmées et interalliés : la Combined Joint  Task Force (CJTF). Une force multinationale activable sur ordre, dont l’ambition est de pouvoir mener une opération conjointe de durée limitée.

 

Après avoir participé à l’automne dernier à l’édition 13.2  de Joint Warrior, la Marine Nationale engage pour la première fois la frégate multi-missions Aquitaine, couplée à un hélicoptère embarqué Caïman de la flottille 33F ainsi qu’un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et un chasseur de mines tripartites, l’Andromède. Les moyens français œuvreront au sein du « Task Group 315.01 » (une partie de la force dédiée à des missions particulières), composé de sept bâtiments britanniques, deux bâtiments américains, un bâtiment danois et de quatorze aéronefs. Le tandem FREMM-Caïman permettra de détecter, authentifier et maîtriser à la fois les menaces de surface, aériennes et sous-marines. Le « Task Group » auquel appartient la France devra, parmi ses différentes missions, projeter des forces amphibies, protéger la navigation commerciale et lutter contre la piraterie.

 

Cet exercice de forte intensité, tant dans les moyens déployés que dans les phases opérationnelles, est impératif pour obtenir un niveau de coopération international optimal et une interopérabilité permanente avec nos alliés de l’OTAN.

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 08:55
Un caïman et un tigre, nouvelle génération

11 mars 2014 Armée Francaise

 

Pour aller encore plus vite, encore plus loin. Pour être encore plus performants, plus efficaces. Pour décupler leurs capacités opérationnelles : une nouvelle génération d'hélicoptères ! Cette nouvelle génération ultra technologique d'hélicoptères vient de rejoindre le 1er régiment d'hélicoptères de combat (1er RHC) à Phalsbourg. Après leur formation à l'Ecole de l'Aviation Légère de l'armée de Terre au Cannet des Maures (EALAT), les deux Tigres et le Caïman vont être expérimentés pour valider leur emploi tactique opérationnel. Nouveaux fleurons de l'armée de Terre, ces premiers équipages en version appui-destruction (HAD) vont désormais voler dans les cieux mosellans.

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 08:56
Caïman et Tigre HAD arrivent en unité de combat

 

 2 décembre, 2013 FOB


 

L’ALAT (l’Aviation Légère de l’Armée de Terre) va enfin mettre en œuvre ses hélicoptères les plus modernes. C’est le 1er RHC (Régiment d’Hélicoptères de Combat) de Phalsbourg qui a été désigné pour recevoir les premiers hélicoptères de combat Tigre HAD ainsi que les premiers hélicoptères de transport NH90 TTH Caïman. Trois NH90 TTH et leurs équipages et deux Tigre HAD et leurs équipages, y compris les équipes de mécaniciens, ont achevé leur formation débutée en avril dernier et partiront de l’École de l’ALAT du Luc pour rejoindre leur unité lors d’une cérémonie qui sera organisée le 12 décembre. Va s’ouvrir en cette fin d’année au sein du 1er RHC, une période d’expérimentation tactique qui devrait durer plus d’une année, afin d’explorer les nouvelles capacités de ces machines et du coup revoir les concepts d’utilisation des hélicoptères de manœuvre et d’attaque.

 

Le simulateur MRTD pour les pilotes de NH90 (crédits: G Belan)

Le simulateur MRTD pour les pilotes de NH90
(crédits: G Belan)

En parallèle à la montée puissance de ces deux nouvelles machines et de leurs équipages, le centre de formation de l’ALAT reçoit les derniers simulateurs et infrastructures permettant des formations efficaces. C’est ainsi le cas du MRTD (Medium Range Training Device), un simulateur pour les pilotes de NH90 Caiman réalisé par la société Sogitec. Perçu il y a une dizaine de jours, le simulateur formera les stagiaires du Luc à partir du mois de juin. Le Cannet des Maures recevra également l’année prochaine une maquette à l’échelle :1 du Caïman très réaliste afin de former les mécaniciens. Cette formation se réalise aujourd’hui sur les premiers prototype de NH90. Cette maquette viendra utilement s’ajouter au simulateur VMT (Virtual maintenance trainer) de Telespazio (JV entre Finmeccanica et Thales) qui permet de reconstituer de 2000 à 3000 tâches lourdes ou simples de maintenance.

Le centre de formation interarmées, dedié à la formation des équipages de NH90 Caïman (crédits: G Belan)

Le centre de formation interarmées, dedié à la formation des équipages de NH90 Caïman
(crédits: G Belan)

Pour ce qui est de la formation du Tigre HAD, elle est assurée par l’école franco-allemande, et ne nécessite qu’une quinzaine de jours pour la prise en main des équipages déjà qualifiés sur Tigre HAP (Appui Protection).

La version Appui Destruction (HAD) du Tigre par rapport à son frère HAP met en œuvre le missile Hellfire, soit en version antichar (double charge creuse) ou anti-infrastructures (charge thermobarique). Les senseurs sont identiques, seule la voie TV a été améliorée afin de pouvoir engager des cibles à 8 km, la portée du missile Hellfire. La turbine du Tigre HAD a été retravaillée pour offrir 14% de puissance supplémentaire. Le NH90 n’est lui pas armé, excepté des systèmes de contre-mesures mais devrait recevoir à terme deux mitrailleuses Mag 58 montées en sabord.

Ces deux hélicoptères marquent une véritable rupture capacitaire et technologique pour l’ALAT (rapport poids puissance, commandes de vol électrique…).

Le Tigre HAD doit remplacer les Gazelle Viviane, qui cependant resteront en service au sein de l’ALAT largement au delà de 2020, suite aux étalements de programme

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 17:55
L'Innovation Permanente (Colloque CESM)

18/09/2013 CESM

 

Retrouvez ci-dessous le compte-rendu intégral du colloque du 27 juin 2013. Les interventions des experts ne sont en revanche pas reproduites. Toute opinion exprimée n'engage que son auteur. 

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 11:55
Premier vol avec torpille MU90 pour le Caïman Marine

09.09.2013 Marine Nationale
 

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans le cadre de la mise en service opérationnel du Caïman Step B au sein de la Marine: le premier vol d’expérimentation avec torpille d’exercice MU90. Ce vol a été réalisé le 5 septembre par le détachement NH90 du CEPA/10S, et marque le début de l’évaluation technico-opérationnelle de cette nouvelle capacité, à partir de bases à terre et de frégates en mer. La qualification complète du système par l’industriel est prévue mi-novembre, ce qui permettra au CEPA/10S de finaliser cette évaluation par le tir d’une torpille de combat d’ici la fin de l’année.

 

La MU90 est une torpille légère [1] destinée à la lutte contre les sous-marins nucléaires et conventionnels les plus performants, qu’ils naviguent en eaux profondes ou à proximité des côtes. Elle peut également être lancée par les frégates ASM F70, les frégates multi-missions (FREMM), les frégates Horizon, les Atlantique 2 (ATL2), les hélicoptères Lynx et les Caïman Marine.

 

Le Caïman Marine est un hélicoptère de combat embarqué dont la vocation première est de conduire des missions de lutte anti-sous-marine et de lutte anti-surface à partir des frégates de type Aquitaine (FREMM) et Forbin (FDA). Il peut également conduire des missions de contre-terrorisme maritime, de soutien d’une force navale et de secours maritime.

 

[1] Masse torpille nue : 299kg ; avec accessoires de lancement 317kg ; diamètre : 324mm ; longueur 2920mm.

 

 

Premier vol avec torpille MU90 pour le Caïman MarinePremier vol avec torpille MU90 pour le Caïman Marine
Premier vol avec torpille MU90 pour le Caïman Marine

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 12:55

29.05.2013 Par Marine-Nationale

Film de présentation de l'hélicoptère Caïman Marine

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 17:07

http://forcesoperations.com/wp-content/gallery/guillaume/p1000483.jpg

Crédits photos: NHIndustries (Patrick Brunet)

 

11.12.201 par Guillaume Belan (FOB)

 

C’est le futur des opérations de projection aéroportée française qui a eu lieu en méditerranée du 3 au 14 décembre dernier. Sur le BPC (Bâtiment de Projection et de Commandement) Dixmude, les trois machines les plus modernes de l’ALAT (Aviation Légère de l’Armée de Terre) étaient rassemblées pour une campagne d’essais : Tigre HAD (Appui Destruction: version munie de missiles Hellfire) soit la dernière version de l’hélicoptère d’attaque ; NH90 TTH (version terrestre) et Cougar rénové. A noter qu’il s’agissait du premier embarquement du NH90 Caïman version Armée de terre sur un BPC de la Marine Nationale.

 

L’objectif était triple : la mise en œuvre des appareils les plus modernes de l’ALAT ; leur maintenance ainsi que de tester les appontages de jour et de nuit sous conditions difficiles (vent de 35 nœuds et mer formée avec des creux de 2,5 mètres). Les essais continuent cette semaine, mais cette fois-ci en situation avec un débarquement d’une force amphibie de 300 soldats que doivent appuyer les trois hélicoptères de l’armée de terre.

 

http://forcesoperations.com/wp-content/gallery/guillaume/p1000508.jpg

 

Le succès de l’aventure libyenne l’a récemment prouvé, les opérations se mènent aujourd’hui en interarmées. Et avec le Tigre et le Caïman, l’ALAT va bénéficier de capacités nouvelles.

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 13:55

Caïman (NH90 TTH) – photo GAMSTAT P.Gillis

 

10 décembre 2012 Aerobuzz.fr

 

La Marine nationale procède du 3 au 14 décembre 2012, à des manœuvres conjointes en Méditerranée, avec l’Armée de terre et la DGA, impliquant l’hélicoptère de combat Tigre HAD, un Cougar rénové et pour la première fois sur un navire un NH 90 Caiman « Terre ».

 

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Premier appontage du Caïman sur le BPC Dixmude de la Marine Nationale photo Marine Nationale

Quelque part en Méditerranée, le 5 décembre 2012, le BPC Dixmude, malgré ses 21.000 tonnes pour 200 m de long roule doucement par une mer affichant des creux de 2,5 mètres et un vent de 40 kts. Dans la passerelle Avia, le capitaine Cindy. C coordonne les opérations aériennes en cours tout en gardant un œil sur les six spots d’appontage du pont. Soudain la radio crépite…

« BPC de Caïman : demande autorisation apponter sur spot 4 »

« De BPC, autorisé à l’appontage au spot 4 vent 38 kts du 233  »

« De Caiman reçu  »

 

Sur le pont les « chiens jaunes « prennent en charge l’imposant hélicoptère de nouvelle génération NH90 Caiman flambant neuf. Malgré ses 10,6 T, l’appareil apponte sans difficulté et s’aligne sur les repères du pont avant de repartir quelques secondes plus tard pour un nouveau tour de circuit. Pas le temps de se relâcher, cette fois c’est un Tigre qui se présente suivi de près par un Cougar rénové.

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Le BPC (Bâtiment de Projection et de Commandement) Dixmude, dernier fleuron de la Marine Nationale.
photo Marine Nationale

Toute la journée et jusqu’à une heure avancée de la soirée, les machines vont enchainer les tours de circuit et les appontages jusqu’à ce que les automatismes soient adoptés. Les responsables du pont, reconnaissables à leurs tenues rouges, jaunes et vertes se rodent à la mise en œuvre de machines qu’ils n’avaient pas jusqu’alors l’habitude de côtoyer. Enfin, après 22H00, dans une obscurité totale, les pilotes, équipés de jumelles de vision nocturne font leur dernier appontage.

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Le BPC de la Marine Nationale met en œuvre pour la première fois un Cougar rénové, un Tigre HAD et un hélicoptère NH90 Caiman « Terre » - photo Aerobuzz.fr

Le vent ne faiblit toujours pas. Et malgré l’arrêt des turbines, les pales des rotors dansent sous le vent. Une complication de plus pour les mécanos qui doivent saisiner (arrimer) solidement au pont les hélicoptères, replier les pales et descendre une à une les machines dans le hangar. Mission accomplie et réussie ! Il n’empêche malgré la fatigue, le Capitaine de Vaisseau Goutay, le « Pacha » du BPC (Bâtiment de projection et de commandement) et le COMALAT (Commandant de l’ALAT) le Général Olivier de la Motte sont réjouis. Ils ont conscience que ce qui se joue dans ces manœuvres conjointes Marine-ALAT est tout simplement le futur des opérations héliportées.

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Les chiens jaunes dans un ballet bien réglé dirigent les opérations sur le pont malgré des conditions parfois difficiles. photo Aerobuzz.fr

Les manœuvres vont se poursuivre jusqu’au 14 décembre avec la participation d’éléments de la 6ème Brigade de l’armée de terre, soit 300 militaires et 80 véhicules. Cette coopération exemplaire dessine le futur des opérations militaires, et à bord, chacun a conscience de mettre au point l’armée de demain, faite d’interopérabilité, de polyvalence et d’excellence, explique un pilote du Gamstat.

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Malgré sa jeunesse, le Caïman s’est bien comporté en milieu marin ; les pilotes apprécient sa motorisation, son casque HMSD et ses commandes de vol électriques. photo Aerobuzz.fr

Sous le pont d’envol, les techniciens ont saisiné les hélicoptères. Le lendemain, il faudra procéder à l’entrainement de maintenance. Il s’agit de s’entrainer à ravitailler les appareils en carburant et en armements, et de procéder à des opérations de maintenance telles que le changement d’une turbine ou l’inspection d’une cellule. Les techniciens ont des outils high tech tels que des tablettes contenant toute la documentation technique dont ils ont besoin.

 

Pour le NH90 Caiman, cette campagne est une première. Aussi le Gamstat n’a rien laissé au hasard. Une armada de techniciens, de logisticiens et des personnels d’Eurocopter et NHI étaient présents en soutien. Il s’agissait de tester le comportement du Caïman en milieu maritime, ses qualités de vol dans les turbulences de sillage du navire, de jour comme de nuit, sa résistance à la corrosion, la compatibilité de son avionique complexe avec les systèmes du navire, et surtout de familiariser, pilotes et mécanos de l’ALAT avec leurs homologues marins.

 

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Le Tigre HAD, un hélicoptère de combat ultra moderne qui se pilote comme un jouet ; il est caractérisé par une agilité et une polyvalence hors pair. photo Aerobuzz.fr

Pour les pilotes de l’ALAT, rompus aux situations les plus périlleuses, l’appontage des Tigre, Cougar et NH90 ne présente pas de difficultés particulières. « Il faut intégrer la problématique du vent relatif et les procédures du bord » explique un pilote. A terme, il est probable que tous les pilotes de l’ALAT devront obtenir leur qualification sur navire dans leur cursus de formation.

 

Pour les équipes techniques, le navire est bien pensé, il offre toute la place voulue pour mettre en œuvre des appareils imposants en un temps record. Un impératif qui se traduit par la présence de locaux de stockage des pièces de rechange et des locaux de travail adaptés. Avec pour tous une règle d’or : la sécurité. « Certes, des ajustements seront nécessaires sur certaines interfaces, mais c’est précisément le but de ces manœuvres  » explique un commandant.

 

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Le futur se joue aussi dans le hangar : la clé des opérations aériennes passe par une bonne maintenance à bord.
photo Aerobuzz.fr

Ce genre d’opérations combinées, marqué par une coopération exemplaire avec la Marine ne doit rien au hasard, il a bénéficié du retour d’expérience de l’opération Harmattan, au large des côtes de Libye. Dans la passerelle Avia le capitaine Cindy C. annonce la fin des vols, les coursives sont depuis longtemps éclairées d’une lumière rouge qui permet aux marins de différencier le jour de la nuit.

 

Demain est un autre jour, révisées et réapprovisionnées, les machines seront prêtes pour de nouvelles opérations. Les marins, de leur côté regardent déjà plus loin, le BPC, fleuron de la Royale est compatible avec les tous les types d’hélicoptères en service de par le monde, des imposants CH53 et V22 Osprey américains jusqu’au Ka-50 Russe. Le futur est en marche et il s’écrit aujourd’hui… A suivre.

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 16:35
Arrivée du 1er hélicoptère Caïman au Centre de formation interarmées NH90

 

31.07.2012 Armée de Terre

 

Le premier Caïman s’est posé [en Juillet] au centre de formation interarmées NH90 au Cannet des Maures (Var).

 

Après une cérémonie de livraison officielle sur le site d’Eurocopter à Marignane, l’hélicoptère Caïman s’est envolé pour rejoindre le nouveau centre de formation interarmées (CFIA) NH90. Il est le premier des 8 Caïmans attendus par le CFIA. L’appareil est destiné à la formation du personnel technico-logistique.

 

Depuis fin décembre 2011, le Caïman était en cours d’évaluation technico-opérationnelle à Valence au Groupement aéromobilité de la section technique de l’armée de Terre (GAMSTAT). Cette évaluation a permis de vérifier qu’il répondait bien aux attentes de l’armée de Terre. C’était donc un équipage commun GAMSTAT (chef de bord) et CFIA (pilote) qui a amené l’aéronef de Marignane au Cannet des Maures où les attendaient des autorités civiles et militaires.

 

Le Caïman sera employé au sein de la composante aéromobilité de l’armée de Terre et sera mis en œuvre par l’aviation légère de l’armée de terre (ALAT). Il pourra embarquer 12 combattants équipés avec 5 membres d’équipage, ou bien 20 passagers. L’appareil reprendra les missions dévolues aux hélicoptères de manœuvre et d’assaut (type Puma et Cougar) : héliportage tactique de combattants et de matériel, évacuations sanitaires, soutien des civils lors d’opération d’urgence et de crise, recherche et sauvetage, poste de commandement.

 

La technologie déployée dans cet appareil de nouvelle génération va permettre une grande liberté d’action au chef et une permanence tout temps sur le terrain. Sa manœuvrabilité, son agilité, sa résistance, sa capacité de pénétration et son autoprotection vont faire de cet hélicoptère de l’armée de Terre un appareil incontournable de l’aérocombat à l’instar de l’hélicoptère d’attaque Tigre.

 

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 13:35

http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/photo/art/default/947712-1122790.jpg?v=1328860328

photo Armée de Terre

 

10.02.2012 Jean-Dominique Merchet - Secret Défense

 

Le nouvel appareil ne sera pas opérationnel à temps pour être engagé en Afghanistan

Le premier Caïman, le nom du NH-90 dans les armées françaises, a été livré le 22 décembre dernier à la Section
technique de l'armée de terre (Stat) de Valence. Il était temps ! L'hélicoptère européen a effectué son premier vol le 18 décembre 1995, seize ans auparavant... Et, selon le calendrier prévu, le premier module de quatre Caïman projetables sera disponible durant l'été 2014. Trop tard donc pour le théâtre afghan.

Le Caïman, fabriqué par Eurocopter, est en service dans la Marine nationale depuis le début de l'année.

Dans l'armée de terre, le Caïman doit succèder au Puma comme hélicoptère de manoeuvre, c'est-à-dire comme véritable bête de somme. Il y a urgence, car les 90 Puma de l'Alat ont quarante ans de moyenne d'âge...

Pour le ministère de la Défense, l'objectif est d'acquérir 133 Caïman Terre, afin de remplir le contrat opérationnel d'environ 90 hélicoptères déployables. Pour l'instant, seulement 34 ont été commandés et, fin janvier, le ministre de la défense a promis la commande, cette année, d'une nouvelle tranche de 34. Soit un total de 68. Les livraisons s'étaleront jusqu'en 2020, à raison donc d'environ huit par an. Quant aux commandes suivantes (65), elles interviendront plus tard...

Après la STAT, le Centre de formation interarmées (CFIA) du Luc (Var) recevra huit appareils, sur lesquels les pilotes et les mécaniciens seront formés. Les premiers équipages devraient être opérationnels fin 2013, date à laquelle les premiers Caïman arriveront au 1er régiment d'hélicoptères de combat (RHC) de Phalsbourg. C'est ce régiment qui assurera la montée en puissance du premier module projetable à l'été 2014. Après le 1er RHC, le 5ème RHC de Pau recevra des Caimans. A terme, les quatre régiments de l'Alat en seront équipés, y compris le 4ème RHFS (forces spéciales).

Au sein de l'Alat, les régiments sont désormais hétérogènes, au sens où ils sont dotés à la fois d'hélicoptère de combat (Gazelle, Tigre) et de manoeuvre (Puma, Cougar, Caracal et maintenant Caïman). Au sein des régiments, la structure de base est le Bataillon.

Le Caïman est évidemment une machine beaucoup plus sophistiquée que le Puma qu'il remplace. Son autonomie est supérieure (5 heures), soit 1300 kilomètres. Il est prévu qu'il puisse être ravitaillé en vol. Son moteur (MRT 322) lui permet d'opérer dans de meilleures conditions à haute altitude et par temps chaud. Son autoprotection est installée sur les modèles de série (détecteur d'alerte laser, radar, missile) et il peut voler dans des conditions plus dégradées, grâce à son Flir (infrarouge) ou son détecteur d'obstacles. Il peut être armé de deux mitrailleuses de sabord Mag-58, de 7,62 mm pour son autodéfense. Une rampe d'accès à l'arrière permet de débarquer plus rapidement, voire d'embarquer des véhicules légers. Il peut transporter de 12 à 14 combattants équipés. Des critiques ont été formulées sur son train d'atterrisage que certains jugent trop bas : une garde au sol trop faible pourrait poser des problèmes pour des posers "dans la verte". Plus moderne, il rempliera les mêmes missions que le Puma. En cela, son arrivée ne constituera pas la même "révolution" que celle du Tigre par rapport à la Gazelle.

Depuis son arrivée à Valence, le premier Caïman de l'Alat a volé plus d'une trentaine d'heures, ne connaissant qu'une seule panne, reglée dans la journée. Les marins qui l'utilisent depuis quelques mois témoignent également de ses qualités de vol extraordinaires.

Seul point qui pose encore problème : la maintenance très lourde de cet nouvel hélicoptère. Il faut compter 15 heures d'entretien pour 1 heure de vol. Ses utilisateurs espèrent ramener ce chiffre à 10 pour 1.

(Merci de l'aide du LCL Alexis Durand de l'EMAT)
 
http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/photo/art/grande/947712-1122798.jpg?v=1328862182

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 16:07
Le 1er hélicoptère Caïman livré à l’armée de Terre

27/12/2011 Armée de Terre

 

Le 1er hélicoptère NH90 Caïman a été livré à l’armée de Terre par la direction générale de l’armement. Il a rejoint le groupement aéromobilité de la section technique de l'armée de Terre.

 

La cérémonie de livraison du 1er NH90 Caïman à l’armée de Terre s’est tenue à Marignane le 22 décembre 2011, sur le site de son fabriquant : Eurocopter. Le général Poëdras, directeur de la section technique de l’armée de Terre (STAT), et le général Pertuisel, commandant l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) étaient présents.

 

Livré par la direction générale de l’armement (DGA), ce 1er Caiman a aussitôt rejoint le groupement aéromobilité de la section technique de l'armée de Terre (GAMSTAT) de Valence, où il débutera son expérimentation technico-opérationnelle.

 

Le NH90 est l’appareil le plus performant de sa catégorie. Il possède une grande manœuvrabilité et une agilité qui lui permettent d’assurer des missions jour et nuit, même dans de très mauvaises conditions météo. La version terrestre réceptionnée le 22 décembre peut emporter jusqu'à 20 combattants, 2500 kg de matériel, ou un véhicule léger.

 

La DGA a commandé 61 Caïman, dont 34 sont destinés au renouvellement des flottes d’hélicoptères de transport tactique (TTH), et 27 au combat naval (version NFH). Une commande de 34 Caïman TTH supplémentaires est prévue en 2012.

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 08:55
L'aéronautique navale française met en service le NH90

Un Caïman Marine - crédits : MARINE NATIONALE

 

09/12/2011 MER et MARINE

 

Il était très attendu. Le voilà officiellement opérationnel. Sur la base de Lanvéoc-Poulmic, les turbines Rolls-Royce du Caïman Marine, appellation française du NH90 dans sa version NFH (Nato Frigate Helicopter) ont vrombi hier. Le nouvel hélicoptère de l'aéronautique navale française salue sa nouvelle piste. Et tous les marins du ciel breton sont au garde-à-vous. Même si le mythique Super-Frelon, qui a officié ici pendant quarante ans est encore dans toutes les têtes, personne ne boude son plaisir, face à ce petit bijou de technologie.


L'amiral Bernard Rogel, chef d'état-major de la Marine nationale, passe les différentes flottilles de la base en revue. Il s'apprête aussi à faire reconnaître le commandant d'une nouvelle formation. Le capitaine de frégate Nicolas Couder va en effet prendre le commandement de la « nouvelle » 33F, recréée pour mettre en oeuvre les premiers Caïman Marine. Le jeune commandant est un passionné des essais en vol. Depuis juillet 2008, il prépare l'arrivée de l'appareil en travaillant au centre d'essais en vol de la Direction Générale de l'Armement (DGA) à Istres. Il va désormais pouvoir mettre en oeuvre les premiers hélicoptères sur leur nouveau terrain de jeu et remplir les missions dévolues à la 33F : le secours maritime et le contre-terrorisme.


L'amiral Rogel a fait reconnaître le nouveau pacha de la 33F (© : MER ET MARINE- CAROLINE BRITZ)


Remise du fanion de la 33F (© : MER ET MARINE- CAROLINE BRITZ)


Lors de la cérémonie (© : MER ET MARINE- CAROLINE BRITZ)

Ce seront les premières missions du Caïman Marine avant qu'il ne passe, au second semestre 2012, au standard 2, une évolution qui lui confèrera sa pleine capacité d'hélicoptère de combat, capable de mener des missions de lutte antinavire et anti-sous-marine. Les Caïman, qui vont progressivement succéder aux Lynx, rejoindront alors les bâtiments de la Marine, prioritairement les frégates mais également le porte-avions Charles de Gaulle ainsi que les bâtiments de projection et de commandement, où ils pourront côtoyer leurs cousins de l'Aviation Légère de l'Armée de Terre (ALAT). À l'issue du programme, en 2021, 27 appareils seront en parc, dont 21 en ligne, répartis en deux flottilles. La 33F, à Lanvéoc, aura 9 machines, dont une qui devrait être détachée à Cherbourg, et à Hyères, dans le Var, la future 31F alignera 12 appareils. Le solde, soit 6 machines, sera constitué des hélicoptères en maintenance ou utilisés pour les missions de formation. Actuellement, 5 Caïman Marine ont été livrés, un sixième devant arriver fin décembre. Ensuite, le rythme de livraison devrait être de 3 l'an prochain, puis 2 par an ensuite.


Lors de la cérémonie (© : MER ET MARINE- CAROLINE BRITZ)

Une nécessaire polyvalence

« Nous sommes heureux et fiers de recevoir ce nouvel appareil, une machine polyvalente qui va pouvoir remplir les nombreuses missions confiées à la marine, du service public aux missions de combat ou de lutte contre le terrorisme. Il nous fallait une unité lourde, parce que, comme nous l'a montré l'actualité récente, l'engagement en mer se durcit. L'opération Harmattan en Libye l'a bien montré. Mais, dans un autre registre, pour les opérations de narcotrafic, il faut désormais déployer de gros moyens : frégate, commandos marine, hélicoptère. Il n'y a pas de mission simple en mer. Il faut des moyens adaptés. Le Caïman répond à tous ces besoins. Et, dans un environnement budgétaire contraint, sa polyvalence est bienvenue. Cette polyvalence est d'ailleurs tout à fait dans l'esprit des unités neuves que nous construisons, la frégate multi-missions en est un autre excellent exemple ». L'amiral Rogel est satisfait. L'inspecteur général de l'armement Bruno Sainjon aussi : « C'est un très bel hélicoptère, qui remporte un très beau succès tant pour les commandes parmi les six nations du programme (France, Italie, Allemagne, Pays-Bas, France, Portugal, Belgique, ndlr) qu'à l'export. Plus de 500 hélicoptères ont été commandés ». Mais, il tient quand même, en cette occasion solennelle, à rappeler à Eurocopter, constructeur de l'appareil, qu' « il gagnerait à améliorer les délais de livraison et à devenir plus proactif dans le domaine de la motorisation ainsi que de la formation ». Ainsi, on n'a pas manqué de rappeler, hier, que le NH90 devait initialement être livré en 2005 à la marine et que d'importantes pénalités de retard sont actuellement versées.

La version « terrestre » bientôt opérationnelle

Des retards que n'espèrent pas connaître les « terriens ». Le général Pertuisel, commandant de l'ALAT, attend avec impatience son premier hélicoptère en version TTH (Tactical Transport Helicopter), la version terrestre du NH90 qu'il devrait toucher dans quelques jours et qui sera affectée au groupement aéromobile de Valence. « Une collaboration exemplaire a uni la Marine nationale et l'armée de Terre sur ce programme », salue-t-il, rejoint par l'amiral Rogel. L'armée de Terre devrait recevoir un total de 133 Caïman. « L'ensemble du programme de ces hélicoptères, Marine nationale et armée de Terre, coûte environ 8 milliards d'euros », précise un des responsables de la DGA.


Les Caïman avec les commandos marine (© : MER ET MARINE- CAROLINE BRITZ)


A bord d'un Cäïman Marine (© : MER ET MARINE- CAROLINE BRITZ)


A bord d'un Cäïman Marine (© : MER ET MARINE- CAROLINE BRITZ)


A bord d'un Cäïman Marine (© : MER ET MARINE- CAROLINE BRITZ)


A bord d'un Cäïman Marine (© : MARINE NATIONALE)


A bord d'un Cäïman Marine (© : MER ET MARINE- CAROLINE BRITZ)


A bord d'un Cäïman Marine (© : MER ET MARINE- CAROLINE BRITZ)

Un moyen d'action de l'État en mer

Devant le parvis de l'Ecole navale, le Caïman Marine fait son show. L'appareil de 11 tonnes est puissant, ses deux turbines peuvent développer 2343 chevaux au régime maximum. Il peut aller plus loin que son prédécesseur, le Super Frelon, avec plus de 400 milles nautiques franchissables, à une vitesse de croisière de 150 noeuds. Il dispose d'une autonomie de 3H30 et peut transporter 14 passagers. Dans le cockpit, deux personnes, le pilote et le « taco » (coordinateur tactique), également assistant-pilote. A l'arrière, un « senso » (opérateur multi-senseurs/treuilliste), auquel s'ajoute, pour les missions de service public, un plongeur et une équipe médicale.


Malgré un ciel gris et la présence du crachin breton, le public est sorti pour voir le Caïman en action. Une arrivée à toute vitesse, des grands virages et puis au milieu de la rade une balise de détresse. Un homme à la mer, l'hélicoptère se positionne en stationnaire, le treuil est déployé, le filin déroulé, le naufragé est remonté. Même démonstration avec un brancard au départ d'un navire. L'hélicoptère a une capacité d'emport de charge extérieure de 4 tonnes.
Après ces manoeuvres, une autre démonstration suit. Il s'agit, cette fois, des très attendus hommes en noir, qui ont pris place à bord de deux hélicoptères, dotés de cordes lisses. En quelques minutes, une dizaine de commandos marine sont, ainsi, « hélicordés » à bord de leurs embarcations rapides, les fameux ETRACO.


C'est dans ces missions de type Action de l'Etat en Mer, notamment le sauvetage hauturier, que le Caïman va faire ses armes. D'abord aux côtés des deux EC225 de la 32F basés à Lanvéoc-Poulmic, Des appareils acquis pour effectuer la jonction entre le retrait du service des dernier Super Frelon, au printemps 2010, et la mise en service opérationnelle du Caïman, prononcée hier. Malgré l'arrivée du nouvel hélicoptère, les EC225 resteront dans la marine « aussi longtemps que nous aurons besoin d'eux », précise l'amiral Rogel.


EC225 (© : MER ET MARINE- CAROLINE BRITZ)

Le futur hélicoptère de combat

Commandes de vol électriques, centrales gyrolaser, le cockpit du Caïman est à la pointe de l'aéromaritime. Le standard 2 va voir la mise en place de nouvelles capacités. La lutte anti sous-marine d'abord avec la possibilité d'embarquer deux torpilles MU90 et un sonar Flash, de mettre en oeuvre des bouées acoustiques ainsi qu'un système d'analyse spectrale. La lutte antinavire ensuite, avec le futur missile antinavire léger (ANL), une arme automatique de sabord, ou encore un radar panoramique longue portée. Test grandeur nature dans un an, à bord des frégates. Le Caïman Marine pourra, alors, donner toute la mesure de ses capacités et de sa puissance, notamment en matière de lutte ASM, un domaine où il complètera avantageusement les moyens existants, notamment ceux fournis par les flottilles d'avions de patrouille maritime Atlantique 2.


Caïman Marine (© : EUROCOPTER)

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