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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 10:55
La prise de Constantine, par Horace Vernet

La prise de Constantine, par Horace Vernet


13.10.2016 source SHD
 

13 octobre 1307 : arrestation des Templiers en France. Par ordre du Roi de France, Philippe IV le Bel, Guillaume de Nogaret (Garde du sceau) fait arrêter et confisquer leurs biens aux membres de l’ordre des chevaliers du Temple, premier ordre militaire d'Occident fondé en 1119. L’ordre est définitivement dissous lors du concile de Vienne en 1312 par le pape Clément V. La superstition attachée au vendredi 13 daterait du vendredi 13 octobre 1307.

 

13 octobre 1694 : prise du fort Nelson (actuel Canada - Manitoba). Après une navigation difficile dans la baie d’Hudson, le chevalier d’Iberville, capitaine de frégate dans la Marine royale prend aux Anglais le fort Nelson à l’embouchure de la rivière Sainte-Thérèse et le rebaptise fort Bourbon. Le fort est en fait un poste d’échanges ou comptoir colonial. Les Français sont, à ce moment, maîtres de la baie d’Hudson, de l’accès au Saint-Laurent, de Terre-Neuve et de l’Acadie. Le fort redevient anglais en 1713 avec le traité d’Utrecht. 

 

13 octobre 1775 : prémices de l’US Navy. Le Congrès continental (ancêtre du Congrès des Etats-Unis) demande qu’une flotte soit armée pour faire face aux Britanniques durant la guerre d’indépendance.  C’est tout d’abord une flotte corsaire qui voit le jour (navires marchands militarisés). Les premiers bateaux de guerre sont construits seulement à partir de 1790. Aujourd’hui, première marine du monde, elle compte 283 bâtiments de combat (dont 10 porte-avions, une soixantaine de sous-marins), 3 700 aéronefs embarqués et 225 000 marins d’active. Budget annuel approchant les 150 milliards de dollars. 

 

13 octobre 1837 : prise de Constantine (Algérie). Louis-Philippe 1er ordonne la prise de Constantine pour effacer le cuisant échec du Maréchal Clauzel, un an plus tôt, (1836) devant les remparts de la ville défendue par Hadj Ahmed Bey. 16 000 soldats commandés par le général Danrémont mettent le siège à Constantine et finissent par investir la ville grâce à la colonne d'assaut du lieutenant-colonel Lamoricière qui escalade la brèche pratiquée par l'artillerie dans le mur d'enceinte. Les troupes du génie ont, à cette occasion, appuyé la progression des assaillants au prix de lourdes pertes en faisant exploser barricades et murs.

 

13 octobre 1951 : fin de la bataille de Crève-cœur (Corée). Depuis le 12 septembre, le 23 RI américain tente de prendre sans succès le mont Heartbreak ridge (Crève-cœur) tenu par un bataillon chinois. Engagé au titre de l'ONU, le bataillon français commandé par le chef de bataillon Le Mire échoue lui aussi après trois assauts. Le « lieutenant-colonel » Monclar (en fait général de corps d’armée zingué LCL) décide d'arrêter les attaques frontales et privilégie une action de débordement en pleine nuit qui oblige les Chinois, surpris, à se replier. Placé à la tête de l’état-major des Forces terrestres (EMFTF), Monclar coiffe ce bataillon et est chargé, avec une dizaine d’officiers spécialistes de faire du RETEX sur les opérations de Corée. Mais, en raison de nombreuses frictions avec les officiers du BF/ONU, l’EMFTF est dissous au mois de novembre 1951. 

 

13 octobre 2012 : collision au large de la Floride. Lors de manœuvres, le croiseur lance-missiles USS San Jacinto percute le sous-marin nucléaire d’attaque USS Montpelier qui se trouve à l’immersion périscopique. Pas de victimes.

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 10:55
Patriotes corses combattant dans le maquis. Source Service historique de la défense

Patriotes corses combattant dans le maquis. Source Service historique de la défense

 

27.09.2016 source SHD
 

27 septembre 1396 : défaite croisée à Nicopolis (Bulgarie). L’une des plus grandes armées occidentales, rassemblée à la demande du pape (Boniface IX), du roi de Hongrie (Sigismond) et du Basileus (Manuel II Paleologue ) tente de mettre un terme à l’avancée des Ottomans dans les Balkans et attaque la ville de Nicopolis. Le sultan Bajazet Ier aidé de son vassal Stefan Lazarevic, prince de Serbie et fils du prince Lazare (battu à Kosovo polje en 1389) écrase les forces occidentales réunies autour de Sigismond. La Bulgarie (en fait, les petits royaumes constituant la Bulgarie actuelle) tombe sous domination ottomane et y restera jusqu’en 1878. A noter que le maréchal Boucicaut, maréchal de France, participe à la bataille. Il sera libéré contre rançon.

 

27 septembre 1917 : mort de l’adjudant-chef Georges Chemet (Hard – Autriche). « Breveté pilote en 1910, il réalise deux ans plus tard et pour la première fois la double traversée de l’Adriatique (Venise-Trieste-Venise), soit 256 kilomètres, à bord d’un hydravion Borel. Engagé dans la 112è escadrille du 2è Groupe d’aviation, il est contraint de se poser dans les lignes allemandes à Bétheniville (Marne), le 12 avril 1917. Il se noie dans le Rhin alpin lors de sa tentative d'évasion ». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

 

27 septembre 1918 : début de la bataille du Canal du Nord (Pas-de-Calais). Dans le cadre de la contre-attaque générale des Alliés, les troupes canadiennes sous les ordres du Général Arthur William Currie attaquent et franchissent le dernier segment de la ligne Hindenburg grâce notamment au génie canadien qui construit des passerelles flottantes et des ponts pour faire franchir les portions inondées à l’infanterie et à l’artillerie.  Cette percée au niveau du Bois Bourlon ouvre la route de Cambrai.

 

27 septembre 1936 : bataille de Tolède (Espagne). Débutée en juillet, la guerre civile espagnole opposant le camp des Nationalistes à celui des Républicains connait l’une de ses premières batailles à Tolède. Le général Franco choisit d’attaquer cette ancienne capitale d’Espagne plutôt que Madrid, selon certains, en raison de sa valeur symbolique (délivrer les combattants de l’Alcazar), selon d’autres, pour faire durer une guerre qu’il est sur de remporter et ainsi asseoir son emprise sur le camp nationaliste et l’Espagne.

 

27 septembre 1939 : Varsovie tombe après 19 jours de résistance aux Allemands (Pologne).

 

27 septembre 1943 : début des combats pour la libération de Bastia. L’insurrection conduite par Paul Colonna d'Istria a débuté dès le 8 septembre, tirant profit des quiproquos opposant les forces italiennes et allemandes d’occupation, suite à la chute de Mussolini. Dès le 17, les hommes du Bataillon de choc (commandant Gambiez), qui ont fait la traversée sur le sous-marin Casabianca (du commandant Lherminier), sont les premiers soldats français arrivés d'Alger. Ils constituent l'avant-garde des troupes de l'opération Vésuve uniquement françaises à l’exception d’un commando américain (tirailleurs marocains du colonel de Butler, tabors marocains du lieutenant-colonel de La Tour ainsi que des spahis marocains, et des unités d'artillerie d'Afrique). Les unités italiennes se rallient aux forces alliées et participent activement aux combats (près de 600 pertes), assurant aussi les transports par leurs unités du Train, l'appui artillerie et le soutien santé. La bataille pour Bastia, qui a lieu par très mauvais temps, dure du 27 septembre au 4 octobre. Le 73ème Goum du 6ème Tabor entre le premier dans la ville à l'aube. A l’issue de la libération de l’île, 13 000 Corses s’engageront dans la guerre de reconquête. Volontaires ou mobilisés par un simple avis de presse le 30 novembre, ils seront embarqués pour Alger où ils seront enrôlés à la 1ère Division Française Libre ou à la 2ème Division blindée.

voir Septembre 1943, la libération de la Corse

voir La libération de la Corse, 9 septembre - 4 octobre 1943

 

 

27 septembre 1962 : Le colonel Abdullah as-Sallal prend le pouvoir au Nord- Yémen . Il est lui-même renversé en 1967 ainsi que les 4 présidents qui, jusqu’en 1978, se succèderont au pouvoir à chaque fois à l’issue d’un putsch. En 1978, le président Saleh parvient à la présidence et procède à la réunification des deux Yémen en guerre. Abd Rabo Mansour Hadi lui a succédé en 2011 lors du Printemps arabe. Aujourd’hui en exil, il est soutenu par une coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite face aux rebelles houthistes, partisans de l’ancien chef de l’Etat, Ali Abdallah Saleh.

 

27 septembre 1996 : les Talibans s'emparent de Kaboul (Afghanistan). Financés par l’étranger, les Talibans (« étudiants ») reprennent facilement le contrôle de l’Afghanistan et entrent dans Kaboul où un gouvernement (issu de la résistance aux Soviétiques) est en proie aux dissensions depuis 1992. L’ex président Najibulha et son frère sont torturés et assassinés par un commando taliban alors que toutes les forces (ONU et Alliance du Nord) se replient. Le Mollah Mohamed Rabbani impose la stricte application de la loi coranique dans tout l’Afghanistan.

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 15:55
Les Nouveaux visages des armées africaines - IRSEM

 

20.09.2016 source IRSEM
 

L'IRSEM organisera les 5 et 6 octobre un colloque international sur les Nouveaux visages des armées africaines.

 

Une trentaine de chercheurs seront invités à cette occasion, provenant du Burkina Faso, d'Ethiopie, du Soudan, d'Ouganda, du Bénin, du Burkina Faso, d'Afrique du Sud, des Etats-Unis, du Canada, de Royaume-Uni.

 

Le programme est accessible en ligne : http://www.defense.gouv.fr/irsem/page-d-accueil/nos-evenements/colloque-international-le-5-et-6-octobre-2016

 

Les inscriptions s’effectuent en ligne : http://www.defense.gouv.fr/irsem/page-d-accueil/nos-evenements/colloque-international-le-5-et-6-octobre-2016

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 10:55
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air


19.09.2016 source SHD

 

19 septembre 480 (av Jésus-Christ) : bataille des Thermopyles (Grèce).Leonidas, le roi de Sparte avec 1000 de ses soldats (dont 300 combattants d'élite) et quelques troupes de 31 cités grecques résiste pendant 3 jours à la gigantesque armée Perse de Xerxès (environ 100 000 hommes) dans le défilé des Thermopyles. Le courage, l'entrainement, les armes (lance légèrement plus longue que celle des Perses) et l'utilisation parfaite du terrain permettent aux hoplites de Léonidas de tenir en échec les assaillants. Les pertes subies par les troupes perses pour tenter de forcer le seul passage vers Athènes sont très lourdes et surtout disproportionnées jusqu'à ce que Ephialtès (un grec) trahisse la cause grecque en révélant à Xerxès l'existence d'un chemin de montagne contournant le défilé tenu par les Spartiates. La résistance de Léonidas donne cependant aux Athéniens le temps d'évacuer la ville qui sera incendiée. Les Grecs finissent par rejeter l’envahisseur durant l’année qui suit : dans un premier temps, la flotte athénienne bat celles des Perses à Salamine (ile au large d'Athènes) puis la bataille terrestre de Platées met fin à la seconde guerre médique et ouvre l’ère classique dominée par Athènes. La bataille est à jamais célèbre se trouvent les vers du poète Simonide de Ceos, gravés sur le mont Kolonos le sont tout autant : « Passant, va dire à Spartes que nous sommes morts pour obéir à ses lois ».

N.B : la date de la bataille est incertaine. Pour certains en Aout et d’autres en Octobre.

 

19 septembre 1356 : bataille de Poitiers. Le Prince noir, fils d’Edouard III (Roi d’Angleterre) fait prisonnier le roi de France Jean II le bon au cours de la guerre de 100 ans. S’y distingue Philippe dit le Hardi, dernier fils du roi, qui lutte jusqu’au bout, comme il peut (il est encore enfant) : « Père, gardez-vous à gauche, gardez-vous à droite ! ». Il sera le premier de cette lignée des ducs de Bourgogne dont la destinée et la fortune ne souriront guère à celles du royaume jusqu’à ce que Louis XI vienne à bout du dernier d’entre eux, Charles le Téméraire.

 

19 septembre 1691 : combat de Leuze (Belgique). « Après la prise de Mons par Louis XIV en avril, la campagne de 1691 ne connaît pas de grande avancée sur le front des Pays-Bas espagnols. Le maréchal de Luxembourg, qui commande l’armée de Flandre, guette toutefois un faux pas de l’ennemi et parvient à surprendre avec un corps de cavalerie l’arrière-garde des alliés alors qu’elle traverse le ruisseau de La Catoire à Leuze-en-Hainaut. Luxembourg décide d’attaquer sans attendre de renforts et se trouve en nette infériorité numérique puisqu’il affronte 75 escadrons avec les 28 qu’il a à sa disposition. Mais la fermeté et l’intrépidité de la cavalerie de la Maison du roi compensent la faiblesse de cet effectif. Les Français chargent à plusieurs reprises l’épée à la main et sans tirer un coup de feu. Villars témoigne de la violence de l’affrontement : « L’on marcha aux ennemis et la charge fut peut-être la plus violente que l’on ait vue de la guerre. Il est rare que des escadrons soient aussi longtemps mêlés sans se faire plier. Il fallut presque tuer le premier rang à coups d’épée et le second pour les renverser ». Les pertes sont nombreuses dans les deux camps (650 tués ou blessés sur 2 500 sabres du côté français). Louis XIV fait frapper une médaille à la gloire de ses gardes du corps pour célébrer ce combat qui n’a qu’un impact limité sur le cours de la campagne, mais qui rencontre un écho d’autant plus important qu’il illustre avec éclat le panache et la bravoure d’une cavalerie française qui se voit comme l’incarnation des vertus chevaleresques à une époque où elle ne joue plus le premier rôle dans la bataille. ». Conservateur du patrimoine Bertand Fonck (SHD/CHA – Vincennes).

 

19 septembre 1759 : chute de la ville de Québec (actuel Canada). Assiégée par la flotte britannique depuis deux mois, Québec ne remplit plus sa fonction de porte et surtout de poumon pour la Nouvelle-France et ne permet donc plus l'acheminement des renforts par bateau. J-B de Ramezay signe la reddition des 15 000 colons. Montréal, plus en amont sur le Saint Laurent, tombe quelques mois plus tard. La Nouvelle France est officiellement cédée aux britanniques en 1763.

 

19 septembre 1870 : début du siège de Paris. Alors que le dernier réseau télégraphique parisien est coupé, les Prussiens achèvent l’encerclement de la capitale et commencent leur bombardement depuis des positions situées dans un périmètre de 10 à 12 kms. Le siège va durer plus de 4 mois.

 

19 septembre 1892 : combat de Dogba (actuel Bénin). Durant la guerre du Dahomey, le roi Behanzin à la tête d’une armée Fon (équipée d’armes anglo-saxonnes) attaque la colonne expéditionnaire du colonel Alfred Dodds. Le combat dure 5 heures et est acharné, les amazones de Behanzin (guerrières formées au combat dès l’enfance) entraînant l’armée fon. Dodds repousse l’attaque grâce au fusil Lebel ne perdant que 5 hommes dont le commandant Faurax qui donnera son nom au fort construit sur place. Behanzin perd 132 combattants.

 

19 septembre 1914 : bombardement de la cathédrale de Reims. Prétextant que les tours de la cathédrale servent de point d’observation pour l’artillerie française, l’armée allemande cause de très graves dommages au sanctuaire des sacres des rois de France. Au total, 350 obus ont atteint l’édifice provoquant outre les dégâts matériels un tollé général qui alimentera l’image du « barbare allemand ».   

 

19 septembre 2014 : première frappe aérienne française effectuée contre Daech.(Irak). Deux Rafale de la BA 104 (forces françaises aux EAU) délivrent 4 GBU 12 sur un bâtiment tenu par Daech dans la région de Mossoul. Cette première frappe marque le début de l’engagement français contre Daech au Levant.

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 10:55
Char Churchill ayant conquis le fort Montbarey. Photo DMPA

Char Churchill ayant conquis le fort Montbarey. Photo DMPA


16.09.2016 source SHD
 

16 septembre 1873 : les troupes allemandes évacuent la France. L'évacuation de Verdun par les troupes allemandes marque la fin de l'occupation militaire suite à la défaite de 1871, à l’exception de l’Alsace-Lorraine, annexée. La rançon exigée par Bismarck est de 5 milliards de Franc-or, soit environ 15 milliards d'Euros. Un emprunt d'Etat a été levé pour collecter les fonds. En quelques jours, l'emprunt est couvert 4 fois… !

 

16 septembre 1896 : le général Gallieni nommé gouverneur de Madagascar. Fort de son expérience indochinoise (92-96), le général Gallieni applique à la « Grande Ile », Madagascar, les principes coloniaux qu’il a testés avec succès en Extrême-Orient. Il pacifie progressivement l’île, nouvellement annexée par la France. Patiemment, intelligemment mais parfois fermement, il met en place tous les ingrédients qui feront de Madagascar une des plus belles réussites des coloniaux français.  Un de ses grands subordonnés, le futur maréchal Lyautey, théorisera et développera ce qui jusqu’alors s’appelait le système Gallieni, la colonisation par « tâches d’huile », bref l’esprit Troupes de marine (TDM).

 

16 septembre 1914 : création du Canadian Aviation Corps ou CAC. Le colonel Sam Hughes crée la première et éphémère force aérienne militaire canadienne composée d’un officier et de 2 mécaniciens. Le seul avion de cette force est un biplan américain Burgess-Dunne, qui à son arrivée à Plymouth n’est pas considéré comme un avion de combat par les britanniques : le CAC a fait long feu et les volontaires pilotes canadiens sont intégrés au Royal Flying Corps. La Marine royale canadienne crée le Service aéronaval de la Marine royale du Canada en septembre 1918 puis la Force aérienne canadienne en 1920.

 

16 septembre 1918 : mort au combat du sous-lieutenant pilote Maurice Boyau (Mars-la-Tour).  « International français de rugby à 15, il évolue au Stade bordelais puis au Racing Club de France. Son palmarès compte un titre de champion de France en 1911, ainsi que 6 sélections en équipe de France en 1912 et 1913. D’abord affecté au 144è Régiment d’infanterie de Bordeaux, puis au 18è Escadron du train, il obtient son brevet de pilote en février 1916. En octobre, il est affecté à l’escadrille n°77 dite l’escadrille des sportifs qui compte plusieurs champions de rugby, natation, course à pied et tennis. Alors qu’il vient de remporter sa 35è victoires, il est abattu par un obus anti-aérien dans le ciel de Meurthe-et-Moselle». CNE Jean-Baptiste P. (COMLE).

 

16 septembre 1917: bataille de La Courtine (Creuse). Suite à l'abdication du Tsar en février, les deux brigades russes présentes sur le front de l'ouest forment des conseils de soldats (comme en Russie). Craignant une contagion dans l'armée française, l'état-major décide de les éloigner du front en les internant dans la Creuse, au camp de la Courtine. 10 000 soldats russes se mutinent alors contre l'ordre de Kérensky de rendre leurs armes aux autorités françaises. Jusqu’au 18 septembre, quatre bataillons d'infanterie français affrontent les mutins avec l'aide des soldats russes fidèles à Kerenski. Le général Comby dirige les opérations. Des meneurs sont fusillés. Beaucoup sont déportés aux travaux forcés en Algérie et attendront 1920 pour être rapatriés.

 

16 septembre 1940 : début de la Conscription aux Etats-Unis. Le selective and training service act est signé par Roosevelt. Tous les hommes de 21 à 35 ans seront recensés pour débuter une montée en puissance de l’armée américaine. Les Etats-Unis n’entreront en guerre qu’après l’attaque de Pearl Harbour (7 décembre 1941) soit plus d’un an plus tard.

 

16 septembre 1944 : les américains prennent le fort Monbarey (Brest). Un bataillon de parachutistes allemands tient l’ouvrage fortifié pendant le siège de Brest pour défendre l’entrée Ouest de la ville et l’accès au port. Les américains doivent  percer une brèche dans le périmètre miné puis faire intervenir des chars britanniques équipés de lance-flamme (Churchill Mk VII crocodile) pour réduire la résistance acharnée du lieutenant Floter.

voir http://montbarey.fr/

 

16 septembre 1982 : massacre de Sabra et Chatilla  (Banlieue de Beyrouth - Liban). Alors que les troupes de la FMSB, Force multinationale de sécurité à Beyrouth viennent de se retirer du Liban suite au départ de l'OLP (organisation de la libération de la Palestine), Béchir Gemayel à peine élu président du pays périt dans un attentat à la bombe le 14 septembre. Le soir même Tsahal envahit le Liban et encercle les deux camps. Les phalanges chrétiennes, milices alliées d'Israël et cherchant des responsables à l'attentat ayant couté la vie à Gemayel, investissent les deux petites villes dans lesquelles elles se livrent à un massacre aveugle jusqu'au 18 septembre. Selon les sources, entre 800 et 2000 Palestiniens sont tués. Les images sont nombreuses, insoutenables et largement diffusées. Le scandale est grand dans le monde car Tsahal aurait sciemment laissé faire les phalanges chrétiennes. Lire le quatrième mur de Sorj Chalandon (lien ténu, certes, mais le livre en vaut le coup).

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 10:55
Incendie de Moscou (1812) - Viktor Mazurovsky (1859–1923)

Incendie de Moscou (1812) - Viktor Mazurovsky (1859–1923)


13.09.2016 source SHD

 

13 septembre 490 (avant Jésus Christ) : bataille de Marathon (Grèce). Le roi perse Darius 1er pour punir les cités grecques d'avoir soutenu la révolte qui gronde dans son empire, dépêche sa flotte en Grèce et fait débarquer entre 25 000 et 50 000 hommes face à la plaine de Marathon (à 42 km d'Athènes). Athènes décide d'attaquer pour se défendre et donne le commandement de ses troupes à l'un de ses stratèges, Miltiade. Les 10 000 athéniens et 1000 platéens attaquent les Perses en se laissant volontairement enfoncer au centre. Exploitant ce qu'ils pensent être une faiblesse, les Perses tombent dans le piège et sont attaqués sur deux fronts. L'armement et la tactique des hoplites athéniens font le reste : les Perses sont rejetés à la mer. La flotte perse constatant l'échec du corps débarqué à Marathon file vers Athènes en doublant le cap Sounion pour emporter la décision. Mais l'armée de Miltiade les devance d'une heure, en rentrant à marche forcée, ce qui suffit pour défendre la ville préalablement alertée par le  coureur Philipides.  Lors de la bataille, 6400 Perses meurent contre 192 Athéniens. Sparte est arrivée en retard et n’a pas combattu. Elle se rattrapera 10 ans plus tard aux Thermopiles contre Xerxes.

 

13 septembre 1515 : début de la bataille de Marignan (Italie). Le jeune François 1er, 21 ans, décide de conquérir le duché de Milan et traverse les Alpes avec 60 000 hommes.Les Suisses, au service de Milan, les attendent sur l'habituelle route du mont Cenis, mais les Français passent par le col de Larche (Argentera) grâce aux sapeurs qui élargissent et carrossent le chemin. La bataille s'engage suite à une provocation alors que les Suisses, surpris, souhaitent parlementer. Pour sa première bataille, le roi français mène la charge à la tête de ses chevaliers. Le combat va durer jusqu'au lendemain, les belligérants dormant sur le champ de bataille. Le 14, à 11h00, 14 000 Suisses sont tombés (principalement du fait de l'artillerie) pour 8 000 Français. François 1er est adoubé, sur place, par le chevalier Bayard.

 

13 septembre 1759 : bataille des plaines d'Abraham (Québec). Défaite française qui marque le début de la fin pour la Nouvelle France. Le général Montcalm meurt des suites de ses blessures le lendemain matin ainsi que son adversaire le général anglais Wolfe.

 

13 septembre 1812 : Napoléon 1er entre dans Moscou en flammes

 

13 septembre 1956 : invention du premier disque dur par IBM (International Business Machine). L’IBM 350 pèse une tonne et se compose de 50 disques rotatifs stockant 5 Mo (5 millions de caractères). IBM a réussi à en vendre plus de 1000 exemplaires  à 50 000 dollars l’unité entre 1957 et 1961. En 2008, la capacité de stockage des ordinateurs commercialisés atteint le  téraoctet (To ou 1000 milliards d’octets). Par comparaison, le prix du méga octet est passé de 10 000 $ (1957) à environ 0,00022 $.

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 08:30
Zinar Garcia À 67 ans ce Canadien combat Daesh en Syrie

Le Canadien de 67 ans, en dépit de son âge, est un des hommes forts du contingent de combattants étrangers, en Syrie. (@nturfent/Twitter)

 

20 décembre 2015 par Nicolas Laffont - 45eNord.ca


 

Zinar Garcia est son nom de guerre. Ce Vancouverois de 67 ans est parti en Syrie au début de 2015 pour combattre les djihadistes du groupe armé État islamique.


En dépit d’avoir 67 ans, «Heval» (signifiant ami en kurde) Zinar Garcia apparaît incroyablement en forme. S’il n’a jamais eu d’entraînement militaire au Canada, il a eu beaucoup d’expérience d’entraînement de survie.

L’homme enseignait l’anglais à Berlin, en Allemagne, avant de rejoindre les forces kurdes. Il a possédé une entreprise de nettoyage de tapis à Vancouver, sa ville natale, mais a aussi travaillé en tant que bûcheron ou encore pêcheur.

Lors d’une interview à la chaîne anglaise Sky News, il a expliqué pourquoi il a tout quitté pour partir combattre l’EI: «L’EI est ce qui se rapproche le plus – dans sa forme humaine – du mal à l’état pur. La torture et le meurtre d’innocents: que ce soit des femmes, des enfants ou des vieillards. Et encore et encore, ils ont provoqué [le monde]avec ce genre de pratiques».

Sur plusieurs photos publiées en avril dernier, Zinar est vu en train de s’entraîner au combat au corps à corps avec un Britannique de 40 ans. Sur une autre photo, on le voit porter fièrement son arme. Il a rejoint un groupe d’une quinzaine de combattants étrangers dans le nord de la Syrie. Ils sont désormais en attente d’une chose: prendre la direction de la capitale autoproclamée de l’EI: Raqqah!

À voir ou à revoir, notre interview avec Wali, parti combattre l’EI en Irak >>

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 12:20
Le fédéral devant des choix difficiles en matière de défense

Le ministre Harjit Sajjan a appris à la dure: l'ancien militaire a derrière lui un déploiement en Bosnie et trois autres en Afghanistan. Photo la presse Canadienne

 

15.12.2015 Murray Brewster La Presse Canadienne

 

Lui-même ancien colonel, le nouveau ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan, est très bien placé pour savoir comment des décisions abstraites prises par des politiciens à Ottawa peuvent être pliées, tordues ou manipulées sur le théâtre des opérations, à l'autre bout de la planète.

 

Il aura besoin de toute cette intelligence alors que le nouveau gouvernement libéral de Justin Trudeau s'apprête à revoir la forme que devra prendre la lutte contre le groupe armé État islamique, et quelle posture adoptera le Canada devant une Russie qui renoue avec son passé de superpuissance.

Le ministre Sajjan a appris à la dure: l'ancien militaire a derrière lui un déploiement en Bosnie et trois autres en Afghanistan. Mais l'ex-colonel apporte au cabinet et au ministère l'expérience rare d'un réserviste - à la fois un civil et un «soldat à temps partiel».

«J'ai énormément de respect pour les soldats, pour ce qu'ils vivent, et je sais comment des décisions politiques prises en haut lieu peuvent avoir un impact direct sur les militaires», précisait le ministre Sajjan dans une récente entrevue à La Presse Canadienne.

Cet ancien officier de liaison a appris en Afghanistan que les politiciens prennent parfois leurs désirs pour des réalités. Là-bas, le petit contingent de Canadiens tentait désespérément de repousser les assauts des talibans tout en aidant des populations civiles devenues au fil des ans indifférentes, voire hostiles à leurs efforts humanitaires.

C'est ce genre de compréhension viscérale que le ministre Sajjan apportera au cabinet, lorsque viendra le temps de décider si on doit mettre en péril la vie de soldats canadiens à l'autre bout du monde.

Dès le début de l'an prochain, le ministre Sajjan devra présenter à ses collègues un nouveau scénario pour remplacer la participation des avions chasseurs canadiens CF-18 dans la lutte contre le groupe État islamique en Irak et en Syrie. Le chef d'état-major, Jonathan Vance, a déjà indiqué que les alliés du Canada souhaitaient qu'Ottawa maintienne dans la région l'avion de surveillance Aurora et l'avion de ravitaillement en vol CC-150 Polaris.

Pour ce qui est de la lutte contre le djihad, le ministre Sajjan a déjà suggéré que la nouvelle contribution canadienne, qui sera «significative», pourrait par exemple inclure des programmes de «déradicalisation» des djihadistes.

Par ailleurs, l'OTAN élabore présentement un programme de formation militaire qui serait dispensée aux officiers irakiens en Turquie et en Jordanie. Il n'est pas interdit de croire que le Canada pourrait jouer un rôle dans ce programme, d'autant que le contenu de la formation ressemblerait à l'enseignement que les instructeurs canadiens ont déjà prodigué en Afghanistan et en Ukraine.

Le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, a été mis au parfum de ce programme lors d'une récente rencontre ministérielle de l'OTAN à Bruxelles, et ce scénario pourrait bien séduire le gouvernement libéral, soucieux de convaincre l'opinion publique que le Canada fait quand même sa juste part contre l'extrémisme dans le monde.

Par ailleurs, dans le dossier de l'Ukraine, qui est toujours en conflit avec les rebelles pro-russes, le Canada compte encore 200 instructeurs militaires dans l'ouest du pays. Le gouvernement du président Petro Porochenko est accusé de corruption, et le ministre Dion a indiqué que le Canada était prêt à aider ce pays à nettoyer ses institutions. «Mais au final, c'est à eux d'améliorer leur pays», a-t-il prévenu.

Le ministre Sajjan devra bien, par ailleurs, trouver un jour une solution pas trop néfaste politiquement pour remplacer la flotte de chasseurs CF-18 par autre chose que les controversés F-35, un dossier qui a hanté les nuits de ses prédécesseurs.

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 19:20
photo M. Deniel - Marine Nationale

photo M. Deniel - Marine Nationale

 

27.11.2015 source Marine Nationale


Son nom : le Windsor. Un NCSM pour « Navire canadien de Sa Majesté », de la classe Victoria (SSK 877). Ce sous-marin d’attaque conventionnel de la marine royale canadienne a accosté à la base navale de Brest le vendredi 27 novembre pour une escale de routine de 5 jours.
Le 11 novembre dernier, ce sous-marin avait quitté le port de Rota en Espagne. Ces quinze derniers jours, le Windsor a participé à des entrainements conjoints en lutte anti-sous-marine avec plusieurs moyens de la marine nationale (frégate ASM Jean de Vienne, avion Atlantique 2, hélicoptères Caïman et Lynx et SNA Saphir). A l’issue de son escale à Brest, le WINDSOR rejoindra le Canada et son port base d’Halifax.
 

Reportage photos M. Deniel - Marine Nationale

 

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 12:45
Opération BARKHANE: le Canada supporte les militaires français

Un CC-177 Globemaster III des Forces armées canadiennes, en route pour Bamako, au Mali, le 17 janvier 2013. (Archives/Caméra de combat des Forces canadiennes)

 

17 novembre 2015 par Nicolas Laffont – 45eNord.ca

 

Les Forces armées canadiennes ont déployé personnel et avion de transport CC-177 Globemaster pour transporter du personnel et des équipements militaires français entre la France et le Tchad ou le Niger.

 

Sur requête du ministère de la Défense français, le premier vol a eu lieu le 28 septembre 2015. L’avion a volé de la base d’Évreux-Fauville (France) à l’aéroport international Diori Hamani (Niamey, Niger).

 

La mise à disposition de la capacité de transport stratégique de transport lourd de l’Aviation royale canadienne est une contribution épisodique de soutien logistique au gouvernement de la France.

 

La date butoir est pour le moment du 31 décembre 2015 et d’ici là jusqu’à quatre autres vols entre la France et le Sahel sont autorisés. Ces vols pourraient se faire jusqu’à Niamey (Niger), où se trouve la base d’un pôle de renseignement de l’Opération BARKHANE ou jusqu’à N’Djaména (Tchad) où se trouve la base de l’état-major et des forces aériennes.

 

Entre le 15 janvier et le 31 mars 2013, l’Aviation royale canadienne a fourni un soutien aérien logistique continu au gouvernement de la France dans son intervention militaire au Mali, un pays d’Afrique de l’Ouest pour freiner les progrès d’extrémistes islamiques liés à Al-Qaïda et reprendre le territoire occupé par ceux-ci. Depuis le 31 mars 2013, le soutien canadien à la France a été périodique et la dernière mission remontait au 16 octobre 2013.

 

Le 14 mars 2013, le Premier ministre Harper avait annoncé que le déploiement d’un CC 177 pour le transport aérien stratégique afin de soutenir les opérations françaises au Sahel se poursuivrait aussi longtemps que le Canada identifiera un besoin.

 

Le Canada possède cinq CC-177 Globemaster de transport qui sont basés à la 8e Escadre Trenton.

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 17:20
Deux CF18 Hornet escortent un CC150 Polaris après avoir été ravitaillés pendant l’opération Impact, le 4 février 2015. (Photo Caméra de combat des Forces canadiennes, MDN)

Deux CF18 Hornet escortent un CC150 Polaris après avoir été ravitaillés pendant l’opération Impact, le 4 février 2015. (Photo Caméra de combat des Forces canadiennes, MDN)


15 novembre 2015 par - 45e Nord.ca

 

Après les attaques terroristes de vendredi soir à Paris, des leaders politiques canadiens ont appelé à poursuivre de la mission de combat et les bombardements (opération IMPACT) contre les positions du groupe armé islamiste État islamique qui a revendiqué les attaques qui ont fait au moins 129 morts et 352 blessés, dont une centaine dans un état très critique.

 

Ces attaques terroristes devraient amener le premier ministre Justin Trudeau à revoir l’engagement de son gouvernement à ramener au pays les avions canadiens participant aux frappes aériennes de la coalition contre l’ÉI, a déclaré samedi la chef de l’Opposition officielle à Ottawa, Rona Ambrose. S’adressant à la presse, la chef conservatrice intérimaire a dit juger «imprudent» le signal envoyé par ce retrait, disant que cela ne démontrait pas le soutien absolu du Canada envers ses alliés à un moment crucial de démonstration de solidarité.

De son côté, le premier ministre libéral québécois Philippe Couillard s’est également montré favorable, samedi, à une participation militaire canadienne à la lutte contre l’État islamique, plaidant pour une action forte et concertée du Canada.

Le premier ministre de centre-droite de la Saskatchewan, Brad Wall, a aussi affirmé qu’il n’y avait pas d’«autre choix» que de «vaincre» ces gens prêts à tout pour «imposer leur idéologie démoniaque et tordue par la violence, la destruction et la mort». le premier ministre de cette province de l’Ouest s’est aussi déclaré clairement en faveur de la poursuite de la participation canadienne dans les frappes aériennes contre l’ÉI.

 

La fin de la mission de bombardement plusieurs fois annoncées

Lors de la campagne électorale précédant sa victoire au scrutin du 19 octobre, le chef libéral Justin Trudeau, devenu depuis le 23e premier ministre du canada, avait promis de mettre fin à la participation du Canada aux bombardements de la coalition en Irak et en Syrie et en avait même avisé le président américain dès après son assermentation. Il entendait, par contre, mettre l’action sur la formation par des conseillers militaires canadiens des troupes locales qui luttent contre l’EI. Le Canada a déjà sur place environ 70 conseillers qui forment et assistent les forces kurdes en Irak.

Et, dans la lettre de mandat à son ministre de la Défense Harjit Sajjan qu’il a rendu publique le 13 novembre en début de journée (donc, avant les attaques terroristes de Paris), le nouveau chef du gouvernement canadien enjoignait le ministre de « Travailler de concert avec le ministre des Affaires étrangères pour mettre fin aux missions de combat en Iraq et en Syrie et revoir les efforts déployés par le Canada dans ces régions afin de les orienter vers la formation des forces locales et le soutien humanitaire ».

 

Mais pour l’instant, l’opération continue

Toutefois, même si le nouveau premier ministre libéral a promis de mettre fin à la mission de combat de la force aérienne canadienne en Irak et en Syrie, cela ne se fera pas du jour au lendemain et, pour le moment, les bombardements contre le groupe armé État islamique se se poursuivent et s’étaient même intensifiés au début du mois de novembre..

Au 11 novembre 2015, la Force opérationnelle aérienne en Irak a effectué 1731 sorties aériennes:

  • Les chasseurs CF188 ont effectué 1109 sorties;
  • L’aéronef de ravitaillement CC150T a effectué 302 sorties et a acheminé environ 17 888 000 livres de carburant; et
  • Les aéronefs de patrouille CP140 ont mené 320 missions de reconnaissance.

Le 12 novembre 2015, alors qu’ils participaient à des frappes aériennes de la coalition en soutien aux opérations des forces de sécurité irakiennes visant à expulser le groupe EI de Sinjar et à prendre possession de parties d’une route de ravitaillement importante du groupe entre Raqa, la capitale autoproclamée de l’EI en Syrie, et Mossoul, la deuxième ville en importance d’Irak, occupée depuis un an par le groupe ultra-radical, deux CF18 Hornets ont frappé une cache de munitions du groupe islamiste dans les environs de Sinjar, ainsi qu’une position de combat dans les environs de Tal Afar à l’aide de munitions à guidage de précision.

Et le 13 novembre 2015, jour des attaques de Paris, alors qu’ils participaient à des frappes aériennes de la coalition en soutien aux opérations des forces de sécurité irakiennes visant à expulser l’EI de Ramadi, deux CF18 Hornets ont frappé une enceinte et deux positions de combat du groupe dans les environs de Ramadi, toujours à l’aide de munitions à guidage de précision.

Par ailleurs, sur le front domestique, le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a tenu pour sa part à rassurer les canadiens par voie de communiqué, déclarant que «Le Canada continuera de collaborer avec ses alliés afin de lutter contre cette plaie qu’est le terrorisme», a-t-il déclaré. Le niveau de menace au Canada n’est pas haussé, a-t-il mentionné. Mais il ajoute qu’«au cours des prochains jours, nous continuerons de prendre les mesures qui s’imposent pour garder les Canadiens en sécurité et protéger les valeurs de notre pays».

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 17:55
La technologie "Dermosquelette" de B-Temia a déjà été activement testée par les forces spéciales américaines et canadiennes (Crédit: Revision Military Inc)

La technologie "Dermosquelette" de B-Temia a déjà été activement testée par les forces spéciales américaines et canadiennes (Crédit: Revision Military Inc)

 

10 novembre, 2015 Nathan Gain (FOB)

 

Sagem rêverait-il de mécatronique ?  Ce spécialiste français de l’électronique et de l’optronique de défense a annoncé hier la signature d’un partenariat technologique et commercial avec la société québécoise B-Temia dans un domaine civilo-militaire pour le moins…futuriste, à savoir les exosquelettes.

 

« B-Temia est fière de s’associer à Sagem pour l’évolution et l’industrialisation de son produit « DermosquelettiqueTM ». Ce partenariat confirme l’avance technologique de notre société, sa valeur commerciale et la crédibilité de nos travaux en réponse au besoin croissant de mobilité humaine dans l’industrie et la défense » a déclaré Stéphane Bédard, Président de B-Temia.

 

Selon les termes de cet accord, Sagem et B-Temia mettront leur savoir en commun pour développer et commercialiser des exosquelettes dernier-cri. Dans ce but, chaque entité apportera son expérience : Sagem pour l’intégration d’équipements complexes et ses innovations en terme d’actionneurs et de stabilisateurs, B-Temia en matière de robotique humaine et d’intelligence artificielle. La jeune société canadienne se basera pour cela sur sa technologie « Dermosquelette », déjà largement utilisée dans le domaine médical. Une technologie par ailleurs créée à l’origine à des fins militaires, comme le rappelle Stéphane Bédard : « Le soldat porte entre 100 et 150 livres de surpoids sur le dos. Ce qui entraîne souvent des blessures. Les armées à travers le monde cherchent des solutions à ce problème-là qui est majeur. »

 

Le produit imaginé par B-Temia est un appareil robotisé avec des moteurs, des senseurs et un logiciel d’intelligence artificielle. Au moyen d’une série de senseurs, l’ordinateur de cette « prothèse » anticipe les mouvements de la personne. Assistant de façon motorisée les mouvements du fantassin, la biorobotique  vise à réduire l’effort métabolique et à protéger contre les blessures musculosquelettiques. Ce système permettrait de maintenir les capacités de combat des soldats, d’améliorer leur mobilité sur le terrain et d’augmenter l’efficacité de ces derniers en mission. Le modèle actuel est capable de soutenir un soldat déployé en situation opérationnelle durant une période de 6 heures.

 

« Notre coopération avec B-Temia permettra de soutenir les nouveaux travaux de R&D dans le domaine des exosquelettes. Pour Sagem, il s’agit d’une activité prometteuse dans les applications industrielles et militaires. Cette coopération met particulièrement en avant la dynamique d’innovation que Sagem veut déployer dans l’exploitation de technologies duales avec des startups ou des grands groupes, » a quant à lui déclaré Martin Sion, Président de Sagem.

 

À terme, le duo Sagem-B-Temia pourrait intégrer le cercle très restreint des entreprises s’étant déjà attaqué à cette technologie avant-gardiste, tels qu’ECA Dynamics (ECA Group), ou encore Lockheed Martin et son système FORTIS. Et pourquoi pas, rêver à l’intégration d’un exosquelette pour le successeur du FELIN ?

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 17:20
F-35A with Canadian markings

F-35A with Canadian markings

 

November 8, 2015 David Pugliese, Ottawa Citizen

 

Defence Watch has been running a back and forth debate on the F-35 between defence analyst Richard Shimooka and Alan Williams, the former ADM Materiel at DND, who signed the original MOU committing Canada to the research and development aspect of the F-35. On Sept. 24 Richard Shimooka had an opinion piece in the National Post arguing that the F-35 is still the best bet for Canada.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 13:20
Airbus Defence and Space and The Coulson Group to collaborate on C295W water bomber

 

Nov 12, 2015 ASDNews Source : Airbus Defence and Space

 

Airbus Defence and Space and The Coulson Group of Canada have signed a Memorandum of Understanding covering the industrialization, supply and support of the new water bomber version of the Airbus C295W transport aircraft. Under the terms of the agreement The Coulson Group of Alberni BC, Canada through its operating company Coulson Aircrane Ltd, will develop and manufacture a version of its Retardant Dropping System (RDS) which is already in operation with the world’s most demanding firefighting agencies.

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 18:20
Le coquelicot rouge : symbole durable du souvenir partout dans le monde depuis la Première Guerre mondiale

Un coquelicot est épinglé sur l’uniforme d’un soldat des Forces armées canadiennes, dans le cadre de la dernière cérémonie du jour du Souvenir célébrée par des soldats canadiens en Afghanistan, le 11 novembre 2013. Photo : Sgt Norm McLean, Caméra de combat des Forces canadiennes

 

2014-11-12 Par Lynn Capuano, Affaires publiques de l’Armée – ref  14-0230

 

Ottawa, Ontario — Le coquelicot rouge évoque la consolation. Le rouge symbolise la passion et l’amour. Cette fleur des champs très répandue devenue symbole international du souvenir a des origines toutes particulières.

 

Le jour du Souvenir marque l’anniversaire de la fin officielle des hostilités de la Première Guerre mondiale à la onzième heure de la onzième journée de novembre 1918. Le coquelicot représente le symbole international du souvenir. On le porte à partir du dernier vendredi d’octobre jusqu’à la fin de la journée, le 11 novembre.

 

Les Canadiens portent le coquelicot afin de se souvenir de plus de 117 000 Canadiens qui ont, à ce jour, consenti l’ultime sacrifice et également dans le but de leur rendre hommage. Cette année, un total de dix-neuf millions de coquelicots fabriqués au Canada et environ 70 000 couronnes, croix et autres articles ont été distribués un peu partout au Canada et à l’étranger. Les millions de dollars en dons à la Campagne du coquelicot sont tenus en fiducie et utilisés pour aider les vétérans et leur famille qui ont des difficultés financières. Ils servent également à financer l’achat d’appareils médicaux, la recherche, les services à domicile, les établissements de soin et de nombreuses autres choses officiellement approuvées.

 

Au Canada, le 11 novembre est officiellement appelé le jour du Souvenir, également connu sous le nom de jour de l’Armistice et de jour du Coquelicot. Le jour du Souvenir est commémoré partout dans le monde, y compris dans bon nombre des 53 pays membres du Commonwealth, notamment l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Aux États-Unis, le Veterans Day est célébré le même jour. Au Royaume-Uni, le dimanche le plus proche du 11 novembre est connu comme étant le dimanche du Souvenir.

 

Durant les guerres napoléoniennes de 1799 à 1815, le coquelicot apparaissaient presque mystérieusement dans les champs de bataille et les cimetières au printemps et à l’été. C’était l’une des seules plantes qui survivaient dans le sol dévasté. Les champs de fleurs semblaient servir de couverture réconfortante aux soldats enterrés.

 

Durant la Première Guerre mondiale, des coquelicots ont recommencé à pousser spontanément au printemps dans les champs de batailles et dans les cimetières des soldats dans les Flandres, une région ancienne qui fait maintenant partie de la Belgique et de la France.

 

Les graines de coquelicots flottaient au-dessus du paysage ravagé et germaient dans le sol perturbé des champs de bataille et des cimetières. Les fleurs prospéraient dans le sol, qui était enrichi de chaux provenant des décombres et des débris de bombes.

 

Après le décès de l’un de ses compagnons d’armes, un docteur, soldat et poète canadien, le lieutenant-colonel John McCrae (1872-1918) a constaté ce phénomène et il l’a décrit dans son poème légendaire Au champ d’honneur, qui débute comme ceci : « Au champ d’honneur, les coquelicots / Sont parsemés de lot en lot auprès des croix. »

 

McCrae est décédé d’une pneumonie pendant qu’il servait en 1918 et il a été enterré près de l’endroit qui lui a inspiré son poème. Il serait tout indiqué si des coquelicots poussaient sur sa tombe.

 

Publié pour la première fois dans le magazine d’Anglettre Punch en décembre 1915, le poème visait à représenter les sacrifices qu’ont consentis toutes les personnes qui ont combattu durant la Première Guerre mondiale. En novembre 1918, deux jours avant l’Armistice, le poème a été une source d’inspiration pour une dame américaine, Mlle Moina Michael d’Athens, en Géorgie, qui a décidé de porter un coquelicot durant toute l’année en souvenir des soldats morts au combat. Elle a écrit un poème en réponse à celui de McCrae, qu’elle a intitulé We Shall Keep the Faith. En voici un extrait : « We caught the torch you threw / And holding high / We keep the faith / With all who died. »

 

Le concept d’un coquelicot comme symbole du souvenir a continué d’évoluer. En 1920, Mme Anna E. Guérin de la France s’est rendue au États-Unis et a rencontré Mlle Michael. Madame Guérin a alors décidé de vendre des coquelicots faits à la main par des veuves autour du jour de l’Armistice afin d’amasser des fonds pour les enfants pauvres qui habitaient dans les régions dévastées par la guerre en France. En 1920 et en 1921, elle a convaincu les associations de vétérans des É.-U., de la Grande-Bretagne, du Canada et de la Nouvelle-Zélande à adopter le coquelicot en tant que symbole du souvenir. À l’origine, des vétérans handicapés fabriquaient les coquelicots à la main, mais l’augmentation du volume nécessaire a fait en sorte que les usines ont pris la relève. L’usine britannique de confection de coquelicots, établie en 1922, fabrique quelque 36 millions de coquelicots chaque année.

 

De nos jours, les coquelicots canadiens sont faits de plastique feutré, tandis qu’en Grande-Bretagne, ils sont faits de papier, ont deux pétales, une feuille et une tige. En Écosse, ils sont également faits de papier, mais ils ont quatre pétales et aucune feuille ni tige. Tous les coquelicots ont un centre noir afin qu’ils ressemblent le plus possible à la vraie fleur.

 

Outre le jour du Souvenir, les coquelicots peuvent être portés lors d’événements de commémoration tout au long de l’année, notamment lors d’anniversaires de grandes batailles, d’un service commémoratif à un congrès de la Légion royale canadienne ou lors d’événements d’Anciens Combattants Canada à l’étranger. Les gardes de drapeau peuvent également porter un coquelicot durant un défilé, de même que les membres de la Légion qui assistent à des funérailles d’un vétéran ou par d’autres militaires.

 

La Légion royale canadienne remet des coquelicots au gouverneur général et aux lieutenants-gouverneurs quelques jours avant le début de la Campagne. Les coquelicots sont généralement portés sur le revers gauche du vêtement, ou le plus près possible du cœur. 

 

De nombreuses personnes enlèvent leur coquelicot à la fin des cérémonies du jour du Souvenir et le déposent au pied du cénotaphe en guise de respect. En 2000, lorsque la Tombe du Soldat inconnu est devenue partie intégrante du Monument commémoratif de la guerre à Ottawa, une nouvelle tradition est née spontanément lorsque les personnes présentes ont déposé leur coquelicot au pied de la Tombe du Soldat inconnu à la fin des cérémonies.

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 17:30
L’opération IMPACT se poursuit avec pour l’instant une intensification des frappes

Des techniciens en systèmes d’armement (Air) de l’Aviation royale canadienne déployés au sein de la Force opérationnelle aérienne en Irak préparent des munitions en vue de les charger à bord d’un chasseur CF-18 Hornet, sur l’aire de trafic du camp Patrice Vincent, au Koweït, au cours de l’opération IMPACT, le 1er août 2015. (Archives/Opération IMPACT/MDN)


10.11.2015 par Jacques N. Godbout - 45eNord.ca
 

Même si le nouveau premier ministre libéral a promis de mettre fin à la mission de combat de la force aérienne canadienne en Irak et en Syrie, les bombardements contre le groupe armé État islamique se sont pour le moment intensifiés.

 

Depuis la prestation de serment de Justin Trudeau, le 4 novembre, les CF-18 canadiens ont mené cinq raids aériens en seulement trois jours frappant sept cibles du groupe armé État islamique, selon les informations contenues sur le site du ministère de la Défense nationale.

151001-operation-impact-frappesIl y avait eu 14 frappes aériennes en tout en octobre, 10 en septembre et 11 en août. Il faut remonter au mois de juillet dernier, alors qu’il y avait eu six frappes aériennes en cinq jours, pour retrouver une période aussi active que les jours qui ont suivi l’assermentation du nouveau premier ministre.

5 novembre

Le 5 novembre 2015, deux CF-18 Hornets ont frappé deux enceintes du groupe EI au sud-ouest de Sinjar à l’aide de munitions à guidage de précision.

6 novembre

Le 6 novembre 2015, deux CF-18 Hornets ont frappé une position de combat de l’EI dans les environs de Ramadi.

Toujours le 6 novembre 2015, deux CF-18 Hornets ont frappé deux positions de combat de l’EI au nord de Falloujah.

7 novembre

Le 7 novembre 2015, deux CF-18 Hornets ont frappé une position de combat du groupe EI au sud-est de Mossoul à l’aide de munitions à guidage de précision.

Toujours le 7 novembre, deux C-F18 Hornets ont frappé une position de combat de l’EI au sud de Sinjar.

 

Total des frappes de la mission

En tout, maintenant, en date du dimanche 8 novembre, la Force opérationnelle aérienne canadienne en Irak a effectué 1721 sorties aériennes:

  • Les chasseurs CF-18 ont effectué 1103 sorties;
  • L’aéronef de ravitaillement CC-150T a effectué 300 sorties et a acheminé environ 17 817 000 livres de carburant; et
  • Les aéronefs de patrouille CP-140 ont mené 318 missions de reconnaissance.

En termes de frappes, les CF-18 Hornets de l’opération IMPACT, la contribution canadienne à la lutte contre l’EI, auront effectué un total de 184 frappes aériennes.

 

Les frappes dictées par des considérations opérationnelles

Le ministère de la Défense nationale a déclaré à ce sujet que la fréquence des frappes aériennes est dictée, non pas par des considérations politiques, mais par des considérations opérationnelles.

«Au cours des dernières semaines, il y a en eu plus (de frappes aériennes, ndlr) dans la dernière semaine, mais si vous regardez l’historique des frappes de l’opération Impact, il y a eu des hauts et des bas. Cela se produit principalement par rapport à ce qui se passe au niveau de la Coalition», a expliqué le Capitaine Kirk Sullivan, officier des affaires publiques au COIC, le commandement des opérations interarmées, cité par le National Post.

Il faut donc examiner la question dans la perspective plus large de la Coalition.

«De nombreux facteurs déterminent la fréquence et la localisation des frappes aériennes dans un cadre de la coalition», de poursuivre le capitaine Sullivan. «Que ce soit en Irak ou en Syrie, les avions sont affectés sur une base quotidienne par la Coalition à des cibles où on sait qu’opère l’EI, avec comme but ultime l’amélioration de la sécurité de l’Irak et des pays de la Coalition».

Le Parlement, d’expliquer le porte-parole du COIC, décide des missions des Forces armées canadiennes, mais ne choisit pas ses sorties opérationnelles. Et la mission doit se poursuivre jusqu’à ce que le gouvernement rappelle le personnel et les aéronefs au pays.

Et, en un mot comme en mille, «C’est pas fini tant que c’est pas terminé», aurait dit Babe Ruth, d,autant plus que, une fois terminées les bombardements canadiens aux côtés des autres membres de la coalition, le Canada poursuivra la lutte contre l’EI en élargissant sa mission de formation de combattants locaux.

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 17:20
Canada: l'armée confrontée à un taux de suicide élevé

 

11-11-2015 Par Pascale Guéricolas, correspondante à Montréal - RFI

 

En ce 11 novembre, les familles de certains anciens combattants canadiens se sentent à l’écart des cérémonies en l’honneur des soldats qui ont sacrifié leur vie dans les conflits auxquels le Canada a participé depuis la Seconde Guerre mondiale. En effet, les proches des vétérans qui se sont suicidés, particulièrement depuis leur retour d’Afghanistan, un pays dans lequel le Canada s’est investi militairement pendant treize ans, se heurtent au silence de l'armée.

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 15:30
CC-130J Hercules photo RCAF

CC-130J Hercules photo RCAF

 

10 novembre 2015 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

Au milieu d’une vague de suspicion où abondent les théories du complot qui semblent alimenter la vie politique irakienne, Bagdad a fait saisir, même si cela ne fut que temporaire, un avion militaire canadien transportant des armes pour les forces spéciales canadiennes au Kurdistan qui forment les combattants locaux en lutte contre l’EI.

 

Cette initiative des Irakiens ne devrait pas manquer d’indisposer le nouveau gouvernement libéral du Canada, qui a résolu de se retirer de la mission de bombardement pour se consacrer plutôt à la la formation plus militaire dans le pays et qui devra discuter sérieusement de cet incident avec les autorités irakiennes.

Les Irakiens ont retenu l’avion de transport Hercules des Forces canadiennes, transportant des fournitures au Kurdistan pendant quatre jours parce qu’il n’avait pas, disent-ils, obtenu l’autorisation préalable nécessaire.

Certains Irakiens craignent que les Kurdes, qui cherchent à élargir leur autonomie à la faveur des événements qui agitent l’Irak, utilisent le soutien et les armes qu’ils reçoivent de la Coalition pour gagner davantage d’indépendance.

D’autres responsables politiques et militaires irakiens, au lieu d’admettre les faiblesses et lacunes de leur gouvernement et de leurs forces de sécurité, vont même jusqu’à accuser les États-Unis et leurs alliés de secrètement armer le groupe État islamique afin de maintenir le pays dans le chaos.

Le ministère de la Défense nationale a pour sa part confirmé qu’il y avait des problèmes avec un avion des Forces canadiennes qui a atterri à Bagdad le 28 octobre.

« Alors qu’il volait à l’appui de l’Opération Impact, un CC-130 Hercules s’est vu refuser l’autorisation de se rendre à Erbil, [en territoire kurde contrôlé par le Gouvernement autonome du Kurdistan de Massoud barzani, ndlr]par les autorités à l’aéroport international de Bagdad, en raison d’un problème avec les documents de douane à l’égard de sa cargaison », a déclaré ministère le porte-parole de la Défense nationale, Evan Koronewski, cité dans le National Post.

De son côté, Hakem al-Zameli, chef de la Commission sécurité et défense du Parlement irakien, a déclaré aux médias locaux que deux avions avaient été saisis: un du Canada et un de la Suède. Il a dit que les équipages tentaient de transporter des armes dans la région du Kurdistan sans en informer le gouvernement irakien.

« Le comité d’inspection à l’aéroport international de Bagdad a trouvé un grand nombre de fusils munis de silencieux, ainsi que des armes légères et moyennes », a déclaré Zameli, qui dit avoir appelé le ministère des Affaires étrangères irakien pour protester contre l’incident et le prier d’avertir les membres de la coalition de ne pas procéder à de tels transferts à l’avenir.

Le chef de la Commission sécurité et défense du Parlement irakien parle de huit armes équipées de silencieux ont été découverts à bord de l’avion canadien et de 92 armes à feu, y compris des silencieux, sur l’avion suédois qui, quant à lui, a été renvoyé à la base turque d’où il était parti.

Pour des raisons de sécurité opérationnelle, il a bien sûr été impossible de savoir d’Ottawa quelle était la nature exact du chargement et son destinataire, mais il est relativement évident que le gouvernement canadien n’aurait aucun intérêt à armer les Kurdes secrètement à la barbe de Bagdad.

Quoiqu’il en soit, les Forces canadiennes et le ministère des Affaires étrangères ont discuté de la question avec les responsables irakiens. Et l’avion a finalement été autorisé à rentrer au Koweït quatre jours plus tard. « Aucun équipement ou partie de la cargaison n’ont été confisqués par les autorités irakiennes », a précisé le porte-parole de la Défense nationale à Ottawa.

Les Forces spéciales canadiennes opèrent à Erbil dans le nord de l’Irak. Les membres du Régiment d’opérations spéciales de Petawawa, ainsi que le JTF 2 sont présents sur le terrain.

Ce climat de suspicion et d’incompréhension pourrait évidemment compliquer le projet du gouvernement libéral d’élargir la mission de formation militaire en Irak. L’ironie dans tout ça est que nous sommes là à la demande des Irakiens et que, sans l’appui de pays comme le Canada et la valeur des combattants kurdes, le calife Ibrahim, chef du sanguinaire groupe armé État islamique qui s’est emparé sans coup férir de pans entiers de territoire irakiens, serait sans doute en train de siroter le thé à Bagdad.

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 08:20
Le Briefing de 45eNord.ca avec Wali, parti combattre l'EI en Irak


10 nov. 2015 par Nicolas Laffont - 45eNord.ca

 

Deuxième émission avec Wali, parti combattre l'EI en Irak.

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 16:55
photo B-Temia, Inc

photo B-Temia, Inc

 

Québec et Boulogne-Billancourt, le 9 novembre 2015  Sagem

 

La société canadienne B-Temia Inc. et l’entreprise française Sagem (Safran) annoncent la signature d’un accord de développement technologique et commercial dans le domaine des exosquelettes de nouvelle génération pour les applications industrielles et militaires.

 

Les exosquelettes forment une structure biomécanique et électronique appareillée sur le corps humain en vue de l’assister dans ses mouvements ou de restaurer des capacités de mobilité. 

 

Dans le cadre de cette coopération, Sagem et B-Temia co-développeront et commercialiseront des exosquelettes de nouvelle génération. Sagem apportera son expérience en intégration d’équipements complexes et ses innovations en matière d’actionneurs et de technologies de stabilisation.  Leader technologique dans le domaine des exosquelettes, B-Temia apportera son expérience en robotique humaine et en intelligence artificielle à travers sa technologie « DermosqueletteTM » déjà produite au profit du secteur de la santé. 

 

« B-Temia est fière de s’associer à Sagem pour l’évolution et l’industrialisation de son produit « DermosquelettiqueTM ». Ce partenariat confirme l’avance technologique de notre société, sa valeur commerciale et la crédibilité de nos travaux en réponse au besoin croissant de mobilité humaine dans l’industrie et la défense » se félicite Stéphane Bédard, Président de B-Temia.

 

Selon Martin Sion, Président de Sagem : « Notre coopération avec B-Temia permettra de soutenir les nouveaux travaux de R&D dans le domaine des exosquelettes.  Pour Sagem, il s’agit d’une activité prometteuse dans les applications industrielles et militaires. Cette coopération met particulièrement en avant la dynamique d’innovation que Sagem veut déployer dans l’exploitation de technologies duales avec des startups ou des grands groupes.»

 

* * * * *

 

 

B-Temia Inc. est un industriel dans le domaine des dispositifs médicaux qui développe et commercialise des appareils d’assistance à la mobilité pour le marché des systèmes d’augmentation de l’humain.  B-Temia possède deux filiales en propriété exclusive: B-TEMIA Health Inc. et B-TEMIA Military Inc. B-Temia est propriétaire d’une technologie brevetée appelée « Technologie dermosquelettique » qui permet à son utilisateur de bénéficier d’un support mécanique motorisé pour la restauration, la conservation ou l’augmentation de la mobilité.

 

Sagem, société de haute technologie de Safran, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle pour les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international de Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 600 personnes en Europe, en Asie Pacifique, en Amérique du Nord et en Amérique du Sud.

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 17:20
« Canada is back! »

 

 

Le potentiel insoupçonné de « quelques arpents de neige »…

 

La victoire du Parti libéral aux dernières élections législatives ne sonne pas seulement le glas de dix ans de pouvoir conservateur à Ottawa. Elle annonce le « retour » du Canada sur la scène internationale, et un changement de cap sur un certain nombre de dossiers (arrêt des frappes aériennes contre l’Etat islamique, participation à la COP21 et plus généralement meilleure prise en compte des enjeux environnementaux…).

« Le Canada est de retour » a ainsi lancé le vainqueur, Justin Trudeau, dès le lendemain du scrutin, aux « amis (du Canada) à travers le monde » qui « se sont inquiétés du fait que le Canada avait perdu sa compassion et sa voix constructive dans le monde au cours des dix dernières années ».

Un réalignement sur la politique « internationaliste » que menait l’ancien Premier ministre Pierre-Eliott Trudeau, père de Justin Trudeau, est donc à prévoir. La situation incite à s’intéresser de nouveau au Canada, une puissance moyenne mais aux fondamentaux solides et à l’influence croissante.

La campagne électorale a semblé un temps se focaliser, via l’islam, la menace terroriste et surtout la question de l’accueil des réfugiés syriens, sur les problèmes du « multiculturalisme » qui caractérise à la fois la société et l’organisation politique canadiennes.

Mais il semble que le choix se soit opéré pour l’essentiel sur l’économie, socle sur lequel le premier ministre sortant a voulu capitaliser.

« Avec une récession sur les six premiers mois de l’année, en raison de la chute des prix du pétrole, Justin Trudeau a promis au prix de trois prochaines années en déficit budgétaire, de relancer l’activité avec un programme d’infrastructures et des emplois à la clé », relève Le Figaro (20/10/2015).

La production pétrolière ayant largement redéfini l’économie canadienne au cours des quinze dernières années, la baisse des cours de l’or noir a eu des effets directs sur la croissance, et finalement sur le moral du corps électoral.

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 17:30
CF-18s attack Islamic State position in Iraq

An Air Weapons Systems Technician and a pilot inspect a CF-18 Hornet fighter jet before the next mission at Camp Patrice Vincent during Operation Impact on January 14, 2015. OP Impact / DND

 

November 2, 2015 by David Pugliese, Ottawa Citizen

 

The Canadian Forces announced that on October 30, two CF-18s used precision guided munitions to hit Islamic State positions. The airstrike was carried out in support of Iraqi security forces near Tal Afar.

 

Other recent raids include:

On 23 October, two CF-18s hit and Islamic State ammunition cache and fighting position northwest of Ramadi.

On 21 October, two CF-18 Hornets attacked an Islamic State fighting position west of Ramadi.

On 20 October, two CF-18 Hornets successfully bombed an Islamic State staging area northeast of Tal Afar.

 

Military spokesman Capt. Kirk Sullivan sent an email to my Citizen colleague Lee Berthiaume noting that the bombing mission “continues for the time being under the mandate approved by Parliament.” He added that the Canadian Armed Forces “stand ready to implement government direction when it comes.”

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 17:20
KATFISH (Kraken Active Tow FISH) sonar system

KATFISH (Kraken Active Tow FISH) sonar system

 

ST. JOHN'S, NL--(Marketwired - November 02, 2015) - Kraken Sonar Inc.

 

Kraken Sonar Inc. ("Kraken") (TSX VENTURE: PNG) is pleased to announce that its wholly-owned subsidiary, Kraken Sonar Systems Inc. has received a $1.5 million contract from a major international defence contractor for a KATFISH sonar system. Along with spare parts and support, the initial order could exceed $2 million. Due to the sensitivity of its business, the client's name cannot be disclosed.

The agreement includes multiple stages, starting with a first phase for the manufacture and supply of Kraken's KATFISH system. The customer will make an advance payment on the contract in 2015. Approximately 75% of the contract revenue is expected be realized in 2016. Subject to contract options, the next phases will position Kraken as a primary sonar supplier to the Unmanned Maritime Systems (UMS) market.

Karl Kenny, President and CEO of Kraken said, "This is a very significant award for us and demonstrates that KATFISH is a key objective in delivering on our "sensors-to-systems" strategy. This contract further establishes Kraken's underwater technologies in the Unmanned Maritime Systems industry and positions us for future contracts on UMS platforms."

 

KRAKEN'S KATFISH SURPASSES CONVENTIONAL SONAR SYSTEMS

Kraken's KATFISH is an actively controlled, intelligent towfish platform used to generate real-time, ultra-high resolution seabed imagery and maps for a variety of military and commercial applications. The system's primary sensors are based on Kraken's Interferometric Synthetic Aperture Sonar technology, real-time Synthetic Aperture Sonar (SAS) processing algorithms and acoustic velocity sensors.

Conventional side scan systems are limited in that they only provide high resolution imagery at short range. KATFISH produces ultra-high resolution seabed imagery with constant resolution to very long range. The additional information provided by the KATFISH system delivers a detection and classification capability that cannot be achieved with a conventional sidescan sonar. The entire system is designed to be quickly installed and removed from craft of opportunity platforms and is packaged for easy transportation.

Kraken's sonar and underwater systems are targeted to the rapidly growing Unmanned Maritime Systems drone market which is primarily comprised of Unmanned Underwater Vehicles (UUVs) and Unmanned Surface Vessels (USVs).

 

KRAKEN'S KATFISH ADDRESSES A NAVAL WARFARE INFLECTION

The future of naval warfare continues to evolve toward smaller vessels, littoral operations and underwater intelligence, surveillance and reconnaissance missions. Advanced sonar technologies, such as the SAS produced by Kraken, have matured to support solutions that can economically survey and detect small objects hidden on the seabed and can enter into confined spaces where underwater explosives are likely to be hidden.

The underwater defence market is evolving rapidly; responding to changing threats, tensions in the Middle East and Asia, economic and budgetary pressures and a growing eagerness by modern navies and developing countries alike to procure and deploy ocean drones such as UUVs and USVs.

UUVs are a proven technology that have been used for many years, mostly for mine countermeasures, oceanographic research and oil & gas surveys. In contrast, USVs, the naval equivalent of unmanned aerial vehicles (air drones) have not been widely used. While the technology for USVs is in its infancy compared with the aerial drones, this situation is about to significantly change.

Unmanned vessels, like unmanned aerial vehicles, provide military forces with reach and capability without the risk of manned systems. They keep the dull, dirty and dangerous jobs away from human personnel.

USV technology is maturing rapidly, and a number of USVs are market-ready, signaling a coming sea change in the makeup of the overall Unmanned Maritime Systems (UMS) market.

Industry analysts Market Info Group LLC estimate that the global Unmanned Maritime Systems market will reach US$11 Billion (cumulative) by 2020.

To view "Unmanned Maritime Systems Market Growth": http://media3.marketwire.com/docs/UnmannedMaritimeSystemsMarketGrowth.jpg

ABOUT KRAKEN SONAR INC.

Kraken Sonar Inc. (TSX VENTURE: PNG) is an industrial technology company, founded in 2012, that is dedicated to the production and sale of software-centric Synthetic Aperture Sonar (SAS) sensors and systems. The Company's products are sold to leading defence contractors, commercial survey companies and research institutions for producing real-time, ultra high resolution imagery and bathymetry of the seabed. For more information, please visit www.krakensonar.com.

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 17:20
Le destroyer américain USS Fitzgerald lance un missile à l’occasion de tests reliés au système de défense antimissile des États-Unis. (Archives/US Navy)

Le destroyer américain USS Fitzgerald lance un missile à l’occasion de tests reliés au système de défense antimissile des États-Unis. (Archives/US Navy)

 

04.11.2015 par Nicolas Laffont – 45eNord.ca

 

Le groupe de travail du Centre d’Études en Politiques internationales (CÉPI) sur la politique de sécurité internationale et de défense a rendu public mardi un rapport à l’intention du nouveau gouvernement.

 

Pour les experts du CÉPI, l’environnement international de sécurité et de défense est désormais entré dans une période de changement rapide et souvent imprévisible.

Malgré l’impossibilité de prédire avec exactitude les menaces auxquelles le Canada pourrait être confronté, le groupe de travail estime qu’il est possible de «prendre des mesures qui nous garantiront la capacité d’agir quand ces menaces se matérialiseront».

Le groupe d’experts fait ainsi 7 recommandations clés:

  1. Agir immédiatement pour rétablir le statut du Canada aux États-Unis et dans le système onusien.
  2. Mettre de l’avant une position crédible sur les changements climatiques au Sommet de Paris.
  3. Définir une stratégie de contre-terrorisme équilibrée et s’engager à l’appliquer, cette stratégie couvrant la fois la prévention du terrorisme et les menaces de terrorisme, depuis celles touchant le Moyen-Orient jusqu’à celles planant sur notre propre pays.
  4. Entamer avec la population canadienne un dialogue sur la politique étrangère et de défense, par l’entremise d’un « Livre blanc » à produire dans un délai de six mois. Il faudrait pour ce faire définir une politique et une stratégie exhaustives au sujet des relations Canada-États-Unis, notamment sur la défense continentale.
  5. Exposer une vision pour la dimension humanitaire de la politique étrangère canadienne et, à court terme, dresser un plan d’action pour les réfugiés syriens, contrer la menace posée par ISIS et renforcer les capacités régionales.
  6. S’engager à allouer des ressources suffisantes aux engagements de principe internationaux du Canada, et plus spécialement à revitaliser la présence et les capacités diplomatiques du Canada à l’appui des objectifs gouvernementaux de sécurité, de commerce et de développement, ainsi qu’à aligner les ressources de l’enveloppe de la défense avec les engagements du Canada en matière de sécurité.
  7. Organiser et équiper le centre du gouvernement de façon telle à soutenir adéquatement les responsabilités et les objectifs gouvernementaux de sécurité internationale et de défense.

Les auteurs du rapport estime aussi que «la décision prise par le gouvernement Martin de ne pas participer à la défense continentale antimissiles balistiques doit être revue».

Le gouvernement libéral de Paul Martin avait décidé en 2005 de ne pas participer au programme américain de défense antimissile balistique. Or, depuis 2014 le Canada étudiait la possibilité de finalement prendre part au programme américain, mais les Conservateurs de Stephen Harper ont été chassés du pouvoir, le 19 octobre dernier.

Lors d’une audition, lundi 2 juin, devant les sénateurs membres du comité permanent sur la sécurité nationale et la défense, le lieutenant-général Alain Parent (alors commandant-adjoint du NORAD) évoquait le fait que si une interception de missiles devait avoir lieu, il était obligé de «quitter la pièce», puisque le Canada n’est pas partenaire du programme de défense antimissiles.

Concrètement, le programme antimissile balistique américain n’implique pas la mise en place d’un «bouclier» contre lequel viendraient se heurter les missiles assaillants. Il s’agit du lancement d’un missile intercepteur qui, pour neutraliser le missile balistique ennemi, va déployer un «véhicule d’interception exoatmosphérique» qui entrera en collision avec le missile. La neutralisation résulte en réalité de la vitesse de la collision entre ces deux objets.

Le groupe d’experts du CÉPI souhaite donc que le Canada demande à se joindre officiellement au système de défense antimissiles balistiques des États-Unis. «Dans ses négociations avec Washington, le gouvernement canadien devrait demander de participer à l’établissement des protocoles opérationnels du système. Il devrait également devrait demander que le centre de commandement et de contrôle de la défense continentale antimissiles soit hébergé au sein de NORAD, de manière à consolider pour longtemps encore la place du commandement binational comme régime commun de défense aérospatiale de l’Amérique du Nord».

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 17:20
photo UK Gov

photo UK Gov

 

03.11.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

Depuis deux mois, un officier supérieur britannique, l'Air Vice Marshal Sean Corbett, officie au sein de la DIA (Defense Intelligence Agency) en tant que "deputy director for Commonwealth Integration".

A lui de seconder le lieutenant general Vincent Stewart sur les questions de renseignements concernant les "Five Eyes" (USA, GB, Canada, Australie et Nouvelle-Zélande). Mais selon certaines sources US, ce poste est celui d'un "senior liaison officer")

Quoi qu'il en soit, c'est la première fois qu'un poste de ce niveau est confié à un ressortissant étranger.

Je rappelle le Danemark, la France, les Pays-Bas et la Norvège font eux partie des "Nine Eyes".

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