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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 12:55
Dispositif Crotale

Dispositif Crotale

 

17/12/2015 Ltt Alexandra Lesur-Tambuté - Armée de l'air

 

Plus de 40 000 participants, chefs d’État et de gouvernement, ont fait le déplacement au parc des expositions du Bourget à l’occasion de la conférence de Paris sur le climat (COP 21). Pour garantir la protection de cet événement d’ampleur internationale, l’armée de l’air a assuré un dispositif particulier de sûreté aérienne (DPSA) pendant toute la durée de l’événement, soit trois semaines. Mis en œuvre par le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), ce DPSA a nécessité le déploiement d’une base aérienne projetée (BAP) et la mobilisation de plus de 600 militaires.

 

Un espace aérien réglementé

Instauré en complément de la posture permanente de sûreté aérienne, ce DPSA avait pour objectif d’assurer la protection de l’espace aérien au-dessus et aux alentours du lieu de réunion de la COP21 et de parer à toute menace aérienne d’origine terroriste, militaire ou contestataire, pilotée ou non pilotée. Alors que l’activité aérienne a été maintenue autour du parc des expositions du Bourget, des règles spécifiques ont été établies pendant toute la durée de l’événement. Deux zones ont ainsi été définies : une zone réglementée temporaire (ZRT), dont l’accès était contrôlé, et une zone interdite de survol (ZIT).

 

Des moyens de surveillance

Conduit depuis le centre national des opérations aériennes (CNOA) de Lyon Mont-Verdun, le DPSA reposait sur un dispositif humain et matériel conséquent. Au niveau de la surveillance, plusieurs radars tactiques des systèmes de défense sol-air étaient déployés sur zone. « Un avion radar E-3F a également réalisé des vols pendant les créneaux les plus sensibles », ajoute le commandant Stéphan, de la division DPSA du CDAOA. De plus, un réseau de guets à vue périphériques et un réseau de guets à vue périmétriques complétaient le dispositif. « Le premier était destiné à prévenir l’intrusion d’avions lents, tandis que le second était déployé en cas d’intrusion "drone" », explique le spécialiste.

 

Des moyens d’intervention

Prêts à intervenir en cas d’intrusion, des aéronefs étaient prépositionnés aux alentours de la zone à protéger. À Creil, deux Rafale sont venus renforcer la permanence opérationnelle, tandis qu’un troisième était stationné à Saint-Dizier. « Deux hélicoptères Fennec étaient stationnés au Bourget en complément de deux autres machines d’alerte à  Villacoublay, explique le commandant. De plus, six Epsilon TB30 étaient basés à Creil, réalisant à tour de rôle des alertes en vol. » Deux systèmes armés de défense sol-air Crotale étaient également présents, ainsi qu’un système armé de défense sol-air MAMBA. Petite nouveauté pour ce DPSA, une capacité antidrone complétait le dispositif durant les créneaux sensibles, avec la mise en œuvre de plusieurs brouilleurs et de fusils adaptés à la neutralisation des drones.

         

Retrouvez un article complet sur le DPSA de la COP 21 dans le prochain numéro d’Air Actualités (février 2016).

COP 21 : une protection aérienne optimale
COP 21 : une protection aérienne optimale
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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 12:50
Des exercices interalliés en série

 

09/12/2015 Sources : Armée de l'air

 

Durant le mois de novembre 2015, des aviateurs du Core-JFAC français (noyau dur du commandement de la composante aérienne), unité du commandement de la défense aérienne et de la défense aérienne (CDAOA) stationnée à Lyon-Montverdun, ont participé à une série d’exercices interalliés organisés par l’Otan.

 

Ces entraînements étaient articulés autour des capacités de commandement et de conduite (C2) des opérations militaires. Retour notamment sur les exercices Citadel Bonus, organisé en Pologne et Naples Journey, s’étant déroulé en Italie.

 

Exercice Naples Journey

Du 16 au 23 novembre 2015, quatre aviateurs français ont œuvré au sein d’une cellule, dite de « réponse air » au cours de l’exercice Naples Journey. Cet entraînement avait pour objectif de qualifier les nouveaux arrivants au Joint Force Command (JFC – commandement des forces interarmées) de Naples au fonctionnement d’un état-major opératif.

L’exercice Naples Journey a notamment permis de tester le nouveau concept de Joint Task Force, décidé lors du sommet de Cardiff (Royaume-Uni) en 2014. L’objectif de ce concept est d’améliorer la rapidité d’action du JFC, grâce au déploiement d’un élément de liaison et de commandement au plus près de la zone d’opérations. Dénommée Forward Command Liaison Element (FCLE), cette structure a la charge de transmettre des rapports de situation au niveau opératif et de coordonner les actions avec les autorités locales.

Avec le JFC de Brunssum (Pays-Bas), le JFC de Naples est l’un des états-majors de niveau opératif de l’Otan, sachant que chaque opération militaire interalliée est articulée autour de trois niveaux de commandement : stratégique, opératif et tactique.

Un JFC est capable de conduire une force interarmées et interalliée, notamment dans le cadre de la Nato Response Force (NRF), force de réaction rapide dont l’armée de l’air assure le commandement de la composante aérienne, au cours de cette année.

 

Exercice Citadel Bonus à Bydgoszcz

Du 16 au 27 novembre 2015, le corps de réaction rapide « France » (CRR-Fr), état-major multinational de la composante terrestre situé à Lille, a été déployé au Joint Force Training Center (centre de formation de l’Otan) de Bydgoszcz (Pologne), dans le cadre de l’exercice Citadel Bonus 2015.

Près de 500 militaires ont participé à cet exercice, dont près de 250 en provenance du CRR-Fr. Parmi les représentants français, quelques aviateurs du Core-JFAC de l’armée de l’air armaient une cellule de coordination et de conduite de opérations aériennes (AOCC/L - Air Operations Coordination Cell/Land). Son rôle consistait à dialoguer avec l’état-major au sujet de la prise en compte des activités aériennes et des contraintes liées à la troisième dimension (demande d’appui aérien rapproché, déconfliction entre les tirs d’artillerie et les vols d’aéronefs…).

Cet exercice s’inscrit dans le processus de certification du CRR-Fr. En 2017, l’état-major lillois doit prendre l’alerte Otan en tant que Joint Task Force Headquarters (état-major d’un groupe de forces interarmées).

Citadel Bonus 2015 est le deuxième d’une série de trois exercices: Citadel Kleber 15 s’étant tenu en mars 2015 et Citadel Javelin 16 devant se dérouler en mars 2016. Un exercice final de certification est également programmé au printemps 2017.

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 08:55
Le CEMA en visite sur la base aérienne projetée (BAP) constituée pour sécuriser la COP21 - photo EMA / Armée de l'Air

Le CEMA en visite sur la base aérienne projetée (BAP) constituée pour sécuriser la COP21 - photo EMA / Armée de l'Air

 

03/12/2015 Ltn A. Lesur-Tambuté – Armée de l’Air

 

Le 1er décembre 2015, le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), est venu à la rencontre des militaires déployés sur une base aérienne projetée (BAP) en protection de la conférence de Paris sur le climat (COP 21), organisée au Bourget. Il était accompagné du général André Lanata, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA).

 

Un dispositif humain et matériel conséquent

À la mesure de cet événement d’ampleur internationale, un dispositif particulier de sûreté aérienne (DPSA) a été déployé. Son objectif ? Assurer la protection de l’espace aérien au-dessus et aux alentours du lieu de réunion de la COP21. Présenté au CEMA, « ce dispositif a été testé et adapté en fonction des éventuelles menaces », a expliqué le général Jean-Jacques Borel, commandant de la défense aérienne et des opérations aériennes et responsable du dispositif. Pour garantir ce DPSA, plus de 600 militaires, majoritairement des aviateurs, sont mobilisés pendant trois semaines sur la BAP constituée pour l’occasion et colocalisée avec le site du Bourget. 

 

Échanger en toute franchise avec le personnel

Cette courte présentation du DPSA achevée, le CEMA et le CEMAA ont privilégié les échanges avec les militaires. Autour d’un déjeuner dans un premier temps. Dans le mess où sont servis 500 repas chaque midi et soir. Le maréchal-des-logis-chef Hervé, adjoint gérant restauration, est ravi de cette rencontre : « Le général de Villiers m’a demandé comment cela se passait, d’où je venais et si le travail avec mes camarades se passait bien. » Le CEMA a également pris le temps de regarder les conditions de logement du personnel. Ensuite, direction la zone opérationnelle de la BAP, à la rencontre des spécialistes sol-air, des « SIC Men » (spécialistes des systèmes d’information et de communications) d’Évreux, ou encore du groupement aérien d'appui aux opérations de Mérignac. « On ne les remercie jamais assez », a souligné le CEMA comme preuve de son soutien. Vérifier le moral des troupes, déceler les éventuelles difficultés rencontrées par le personnel, ou encore simplement échanger avec les militaires… tels étaient les objectifs de cette visite pour les deux autorités.

Conscients de l’importance de l’engagement des militaires, en opérations extérieures ou lors d’évènements tels que celui-ci, le général de Villiers et le général Lanata ont conclu cette visite en saluant l’implication et le dévouement du personnel mobilisé.

 

Le CEMA et le COMDAOA sur la base aérienne projetée à la rencontre des aviateurs - photo EMA / Armée de l'Air

Le CEMA et le COMDAOA sur la base aérienne projetée à la rencontre des aviateurs - photo EMA / Armée de l'Air

COP 21 : Le CDAOA, acteur majeur de la protection (Asp C. Armella, CDAOA)

 

L’armée de l’air, à travers le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), est mobilisée pour assurer la protection de la 21e conférence des Nations unies sur le climat (COP 21), organisée au Bourget.

Sur demande du cabinet du Premier ministre, le CDAOA a la responsabilité de mettre en œuvre un dispositif particulier de sûreté aérienne (DPSA), afin de parer à toute menace aérienne d’origine terroriste, militaire ou contestataire, pilotée ou non pilotée. Au cœur de cet important dispositif : des avions de chasse, des hélicoptères et avions légers mais aussi des unités sol-air type Crotale et Mamba, ou encore des guets à vue.

Alors que l’activité aérienne a été maintenue autour du parc des expositions du Bourget, des règles spécifiques ont été établies pendant toute la durée de la COP21. Deux zones ont ainsi été définies. Une zone réglementée temporaire (ZRT) dont l’accès est contrôlé et une zone interdite de survol (ZIT).

Afin d’informer les usagers civils sur ces restrictions temporaires, des personnels de la division DPSA du CDAOA ont fait le déplacement auprès des représentants des aérodromes et aéro-clubs pouvant être impactés par le dispositif.

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 17:55
Section églantine lors de Basex

Section églantine lors de Basex

 

29/10/2015 CNE Cyril Sauthier, ASP Cécile Armella – CDAOA /  Armée de l'air

 

Du 12 au 16 octobre 2015, 28 bases aériennes, détachements air, éléments air rattachés, points d’importance vitale et installations prioritaires de Défense air ont participé à l’exercice « Basex 15-2 ». Cet entraînement a permis de tester la réactivité des aviateurs.

 

Réalisé deux fois par an, « Basex » est un exercice de type Livex conduit par le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA). Il est organisé à Lyon par la sous-chefferie activités aériennes (SCAA), en lien avec le bureau territoire national (TN) à Paris. Pour les aviateurs et l’ensemble du personnel concerné sur les sites, c’est l’occasion de mettre à jour la préparation opérationnelle individuelle du combattant (POIC), mais également de s’entraîner à réagir face à diverses menaces.

 

Suite de l'article
 

Entraînement détection Antrax

Entraînement détection Antrax

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 16:55
Bilan de l’opération Héphaïstos

 

18/09/2015 source CDAOA – Armée de l’Air

 

Du 27 juin au 15 septembre 2015, l’armée de l’air a participé à la mission interministérielle et interarmées Héphaïstos.

 

Durant la période estivale, le ministère de la Défense met des moyens militaires à la disposition du ministère de l’Intérieur, pour la prévention et la lutte contre les feux de forêts, en région méditerranéenne et en Corse. La forte chaleur durant ces trois mois et les caractéristiques de la végétation en font une zone extrêmement aride où les risques d’incendies sont élevés. Ces risques sont généralement dus à des actes malveillants ou à la négligence des vacanciers. Pour la huitième année consécutive, le centre national des opérations aériennes (CNOA) et le centre de coordination des secours (CCS) ont collaboré avec la cellule des opérations aériennes de la sécurité civile (COASC), basée à Valabre (Bouches-du-Rhône).

 

Suite de l’article

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 16:55
Le Bourget : des aviateurs au cœur de l’activité aérienne

 

22/06/2015 Armée de l'air

 

À l’occasion du 51e Salon international de l’air et de l’espace du Bourget, le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) déploie une cellule de coordination de l’activité aérienne. Visite dans les coulisses.

 

Salon aéronautique du Bourget, cellule de coordination de l’activité aérienne (C2A2), jeudi 18 juin 2015. Une poignée d’aviateurs participent à la coordination en temps réel des mouvements aériens dans la zone du salon et aux demandes tardives d’accréditation, en relation avec les autres ministères responsables de la sûreté aérienne.

 

Parallèlement à ce travail de « conduite », les aviateurs assurent le suivi de la planification des vols. Ils agissent surtout sur l’activité du lendemain et au-delà. En relation directe avec les pilotes, ils sont amenés à les conseiller sur la procédure à suivre pour obtenir leur accréditation. L’agent d’opérations reçoit tous les jours les prévisions de vol pour le lendemain. Ces informations proviennent des aviateurs déployés dans des détachements de liaison mis en place auprès des aérodromes de la région parisienne.

 

« Sur le plan de la sûreté aérienne, le CDAOA a créé deux zones concentriques, indique le général Christian Vanduynslager, conseiller « air » auprès du préfet de Seine-Saint-Denis. La première est une zone d’interdiction temporaire et la deuxième, plus étendue, est une zone règlementée temporaire. » En fonction de ce découpage, la C2A2 coordonne et contrôle l’ensemble des vols autorisés, ainsi que les vols prioritaires (aide médicale d’urgence…).

 

Interface de dialogue entre le centre national des opérations aériennes (CNOA) et les autorités étatiques responsables de la protection et de la sécurité au sol, la C2A2 est un maillon important de la chaîne de défense aérienne mise en place par le CDAOA lors du salon du Bourget.

 

À cette occasion, l’armée de l’air déploie un dispositif particulier de sûreté aérienne (DPSA) au sein duquel de nombreux moyens sont mis en œuvre : avions de chasse de la permanence opérationnelle, hélicoptères Fennec, radars de basse altitude, avions Epsilon, sections de défense sol-air, personnel de guet à vue… Au total, plus de 600 aviateurs œuvrent au renforcement de la sécurité aérienne au-dessus du salon du Bourget.

Le Bourget : des aviateurs au cœur de l’activité aérienne
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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 11:55
Réunion des commandants interarmées à Paris

 

16/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 11 juin 2015, le général d’armées Pierre de Villiers a donné à ses commandants interarmées (COMIA) ses grandes orientations pour l’année à venir, en concluant le séminaire qui les réunit chaque année à Paris.

 

S’il a essentiellement orienté son intervention sur les opérations, « raison d’être de nos armées », il a également tenu à faire un point d’étape des discussions en cours sur le projet d’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM). Sans nier aucune des difficultés qui persistent sur le terrain, il estime en effet que ce projet marque un redressement de l’effort de défense, et permet, dans un contexte sécuritaire qui s’est durci, de « maintenir une cohérence entre les moyens qui nous sont donnés et les missions qui nous sont confiées».

 

Autre signe de l’évolution de ces missions, ce séminaire a également intégré une dimension interministérielle avec les interventions des ministères des affaires étrangères et de l’intérieur, du secrétariat général pour la défense et la sécurité nationale (SGDSN) et du coordonnateur national du renseignement (CNR).

 

REPERE : Les COMIA

 

En métropole, les commandants interarmées (COMIA) se répartissent entre les officiers généraux de zone de défense et de sécurité (OGZDS), les commandants de zone militaire (CZM) et le commandant de la défense aérienne et des opérations aériennes CDAOA.

 

Dans le cadre de l’organisation territoriale interarmées de défense (OTIAD), les sept OGZDS (Nord, Est, Ouest, Sud-Ouest, Paris, Sud et Sud-Est) sont chargés, en liaison avec les préfets de zone de défense, de la préparation et de la gestion des crises sur le territoire national. Ils assurent également le contrôle opérationnel des unités engagées en missions intérieures et sont responsables de la mise en œuvre, sur décision du gouvernement, de tout ou partie des mesures de défense opérationnelle du territoire (DOT) dans leurs zones.

Les commandants de zone maritime (CZM) sont chargés de la défense maritime du territoire au sein de leur zone maritime. Ils agissent depuis les trois bases navales métropolitaines (Brest, Toulon et Cherbourg).

Le COMDAOA est, quant à lui, responsable de la veille permanente et de l’intervention dans l’espace aérien national, ainsi que de la planification, de la conduite et du suivi des opérations aériennes. Le commandement est implanté sur la base aérienne 942 de Lyon Mont-Verdun ; son état-major est basé à Lyon.

 

Hors territoire métropolitain, les commandants des forces de souveraineté (COMSUP), basés aux Antilles, en Polynésie française, en Nouvelle Calédonie et dans la zone sud de l’océan Indien assurent, entre autres, les missions des COMIA, sous l’autorité du CEMA.

 

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 13:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air


5 juin 2015 par Armée de l'Air

 

Première édition de cette émission diffusée sur Aérostar TV et consacrée aux forces aériennes françaises.


Pour cette première, le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air vous accueille et vous invite à découvrir le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes, véritable centre névralgique d’où sont conduites toutes les opérations aériennes de l’armée de l’air en ou hors métropole.

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 11:55
Der Ehrentag der schwarzen Husaren bei Heilsberg in Ostpreußen (10. Juni 1807)- credits Richard Knötel

Der Ehrentag der schwarzen Husaren bei Heilsberg in Ostpreußen (10. Juni 1807)- credits Richard Knötel


10.06.2015 source SHD
 

10 juin 1190 : noyade de l’empereur Barberousse (actuelle Turquie).

 

10 juin 1673 : naissance de Duguay-Trouin (Saint Malo).

 

10 juin 1804 : condamnation à mort de Cadoudal. Le chef chouan est condamné à l’issue de son procès pour avoir tenté un attentat à la « machine infernale » contre Napoléon (24 décembre 1800). Il est guillotiné le 25 juin 1804. De 1801 à 1804, Cadoudal a trouvé refuge en Angleterre.

 

10 juin 1807 : combat de Heilsberg (actuelle Pologne). Napoléon bat le général russe Bennigsen lors de la Quatrième coalition.

 

10 juin 1923 : décès de Pierre Loti (Hendaye). Officier de marine et écrivain, Loti, de son vrai nom, Louis (Marie, Julien) Viaud, termine sa carrière dans la Marine avec le grade de capitaine de vaisseau. Lorsqu'éclate la Première Guerre Mondiale, il quitte sa retraite (à 64 ans) et rempile dans l'armée de Terre, la Marine l'estimant trop âgé. Ecrivain de talent (académie française à 42 ans), son œuvre est nourrie de ses nombreux voyages et aventures (Océanie, Japon, Turquie,...).

 

10 juin 1940 : le gouvernement français quitte Paris. Le gouvernement s’installe à Tours. Paris est déclaré « ville ouverte » le lendemain.

 

10 juin 1940 : l’Italie déclare la guerre à la France.

 

10 juin 1942 : Rommel privé de ses « grandes oreilles » (actuelle Libye). Lors d'une reconnaissance offensive menée par une unité australienne la compagnie d'écoute Horch de l’Afrika Korps est mise hors de combat. Une documentation très sensible tombe aux mains des Alliés leur révélant à la fois leurs propres failles (vues par les Allemands) mais aussi le plan de bataille de Rommel et ce avant la bataille décisive d’El Alamein.

 

10 juin 1944 : massacre d'Oradour sur Glane (près de Limoges). Tentant de rejoindre la Normandie où les Alliés ont débarqué 4 jours plus tôt, la division SS Das Reich est "accrochée" par des résistants qui multiplient les actions destinées à la freiner. Pour mettre un terme à ce harcèlement, une compagnie SS massacre la population du paisible village d'Oradour sur Glane. 642 personnes (hommes, femmes et enfants) sont méthodiquement assassinées, le village détruit. La veille, à Tulle, 99 habitants ont été pendus et une centaine déportée.

 

10 juin 1961 : création du Commandement de la Défense aérienne. Par décret n°61-581 du 27 mai (paru au Journal Officiel le 10/06). Le CDAOA (commandement de la Défense aérienne et des opérations aériennes) sur la BA 942 – Lyon Mont Verdun a entre autre cette mission aujourd’hui.

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 16:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

06/05/2015 Armée de l'air

 

Mardi 5 mai 2015, Jean-Pierre Raffarin, son président, et des sénateurs de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, se sont rendus à Lyon Mont-Verdun, centre névralgique des opérations aériennes.

 

Accompagnée par le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA), la délégation a été accueillie par le général de corps aérien Jean-Jacques Borel, commandant la défense aérienne et les opérations aériennes (CDAOA) et par le colonel Etienne Gourdain, commandant la base aérienne 942 de Lyon Mont-Verdun. « A quelques semaines de l'actualisation de la loi de programmation militaire, la commission va sur le terrain, à l'écoute des personnels engagés en opérations, explique Jean-Pierre Raffarin. Alors que la France fait face à un niveau d'engagements sans précédent, tant sur le territoire national qu'en opérations extérieures, nous venons manifester notre soutien à nos armées particulièrement sollicitées ».

 

Après une présentation du CDAOA, la délégation s’est rendue au cœur de l’ouvrage enterré, en salle de conduite du centre national des opérations aériennes (CNOA).  L’armée de l’air y assure la posture permanente de sûreté aérienne. Les sénateurs ont également pu visiter la salle de conduite du JFAC AFCO (Joint Force Air Component Command – commandement de la composante aérienne de la force interarmées de l’Afrique Centrale et de l’Ouest) où sont conjointement menées toutes les opérations aériennes de Barkhane dans la bande sahélo-saharienne et Sangaris en République Centrafricaine. Les autorités civiles ont ensuite été dirigées vers l’espace dédié au futur ACCS (Air Command and Control System – système de commandement et de conduite des opérations aériennes). « Ce déplacement, en compagnie du (CEMAA), (était) aussi l'occasion de faire le point sur l'avion de transport militaire A400M auquel la commission a consacré un rapport d'information en juillet 2012 : « A400M, tout simplement le meilleur », précise l’invité.

 

La visite s’est achevée par une présentation du centre opérationnel de surveillance militaire des objets spatiaux (COSMOS) où Monsieur Jean-Pierre Raffarin a signé le livre d’or en ces mots : « Avec confiance et gratitude. L’armée de l’air démontre ici son avance en matière d’organisation complexe, loyale et efficace ».

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 16:55
Rétrospective CDAOA 2014

 

16/04/2015 Sources : CDAOA - Armée de l'air

 

Le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) propose un document complet et illustré retraçant les activités majeures de l’année 2014 dans le cadre des opérations extérieures mais aussi des missions interarmées, des exercices, des événements et de la sûreté aérienne.

 

"Un an d’opérations : cette rétrospective de l’engagement opérationnel de l’armée de l’air, qui passe nécessairement par celui du CDAOA, est devenu un vrai rendez-vous éditorial, déclare le général Denis Mercier, chef d'état-major de l'armée de l'air. Il serait réducteur de le considérer uniquement comme un bilan–certes toujours plus impressionnant. Bien plus, ce tableau offre une vision dans laquelle les aviateurs se reconnaissent, s’identifiant au cœur et à la raison de l’armée de l’air : les opérations."

 

Opérations, sûreté aérienne, exercices et événements : pour tout savoir sur les activités de l’armée de l’air l’année dernière, consulter la rétrospective 2014 en PDF !

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 16:55
COSMOS arrive officiellement sur la BA 942

 

01/10/2014 Armée de l'air

 

Le vendredi 19 septembre 2014, le centre opérationnel de surveillance militaire des objets spatiaux (COSMOS) a pris officiellement place au sein du commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) sur la base aérienne 942 de Lyon Mont-Verdun.

 

Cette nouvelle unité reprend les missions de la division surveillance de l’espace (DSE). Le COSMOS est donc en charge de l’établissement et de l’exploitation de la situation spatiale au profit des opérations aériennes. Il vient donc en appui des forces pour le rythme des opérations, la précision et l’efficacité des missions avec l’intégration de moyens tels que la veille spatiale, la détection, l'analyse et l'orientation des capteurs.

 

Par ailleurs, il concourt à la protection des populations face aux rentrées atmosphériques à risques (RAR) en développant une capacité d’anticipation des événements spatiaux majeurs. Enfin, il offre ses services à la communauté spatiale internationale et au secteur privé.

 

Pour répondre à ces missions, le CDAOA dispose d’une capacité nationale de détection et de suivi des gros objets en orbite basse (entre 400 km et 1000 km) grâce au radar GRAVES. Cette capacité est complétée par les radars SATAM qui permettent d’affiner la trajectoire des objets détectés par GRAVES.

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 16:55
Sharing capabilities to enhance military operations

 

2 July - Norbert Thomas – EATC

 

EATC assigns personell to RAMCC Lyon

 

Beginning next week, the RAMCC at Lyon (Regional Air Movement Coordination Centre) - dealing with the coordination and tasking of the intra-theatre airlift operations for Serval and Sangaris - works in even more close relationship to the EATC, preparing both missions with air transport assets from Europe to Afrika and back: To advice and assist command structures in air transport matters, EATC has begun to install a shift-system with own personell, catching up duty when- and wherever assistance becomes necessary. Starting next Monday, first French AT-specialists of the EATC will join the multinational RAMCC to start the cooperation. After the first two officers have settled the environment, the air transport cell will constantly be manned with EATC personell deployed from Eindhoven Air Base. To balance all EATC Participating Nations efforts equally, each nation contributes one contingent per month. With Spain joining in July as sixth EATC Participating Nation, the reinforcement for the RAMCC is therewith settled until the end of the year.

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 11:55
Le CEMA a rencontré les COMIA

 

23/06/2014 Sources : EMA

 

Le 12 juin 2014, le général d’armées Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), a rencontré ses commandants interarmées (COMIA) : officiers généraux de zone de défense et de sécurité (OGZDS), commandants de zones maritimes (CZM) et commandant de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA).

 

Il a axé son message sur les opérations et la transformation des armées.

 

Il a tout d’abord souligné l’importance des missions opérationnelles réalisées dans le cadre du territoire national. A cet égard, il a tenu à saluer l’action de nos forces qui assure au quotidien la sécurité de nos ressortissants et la préservation de nos intérêts nationaux, en métropole comme outremer. Dans ce cadre, il a rappelé toute la place que tient et doit continuer à tenir le soutien dans ce dispositif. C’est à cette fin qu’il a appelé les COMIA à participer à l’optimisation de la nouvelle organisation du soutien en faisant valoir leur créativité.

 

Le général de Villiers est ensuite revenu sur les grands enjeux opérationnels du moment, plus particulièrement sur  la prise en compte régionale de la menace terrorise dans la bande sahélo-saharienne (BSS), ainsi que l’engagement des armées françaises dans le rétablissement de la sécurité en république Centrafricaine (RCA). Il a également évoqué la situation en Ukraine avant de faire un point sur les forces prépositionnées, pivots de nos engagements opérationnels.

 

Concernant la transformation, le CEMA a réaffirmé la mobilisation des armées, directions et services pour mettre en œuvre le projet « Cap 2020 » dans le cadre budgétaire préservé de l’actuelle LPM. « Le Président de la République a confirmé l’engagement de la Nation vis-à-vis de la LPM. C’est une bonne nouvelle pour les armées […] Mais, le combat budgétaire n’est pas terminé : c’est un combat de longue haleine, que nous gagnerons pied à pied, année après année, un combat que nous devons mener ensemble, chacun à notre niveau ». C’est dans cet esprit qu’il a clôturé son allocution en rappelant que les valeurs d’unité, de combativité et de détermination qui animent le soldat en opération sont aussi celles qui permettront à chaque militaire d’accompagner la transformation des armées vers leur nouveau modèle.

 

Les COMIA

 

En métropole, les COMIA se répartissent entre les OGZDS, les CZM et le CDAOA.

 

Dans le cadre de l’organisation territoriale interarmées de défense (OTIAD), les sept OGZDS (Nord, Est, Ouest, Sud-Ouest, Paris, Sud et Sud-Est) sont chargés, en liaison avec les autorités préfectorales, de la préparation et de la gestion des crises sur le territoire national. Ils assurent également le contrôle opérationnel des unités engagées en missions intérieures et sont responsables de la mise en œuvre, sur décision du gouvernement, de tout ou partie des mesures de défense opérationnelle du territoire (DOT) dans leurs zones. Enfin, les OGZDS exercent des responsabilités au titre de l’organisation interarmées du soutien (OIAS) à l’exception de l’OGZDS Sud et Nord. Dans ces dernières deux zones, le soutien est respectivement pris en compte par l’OGZDS Sud-Est et Nord-Est.

 

Les commandants de zone maritime (CZM) sont chargés de la défense maritime du territoire au sein de leur zone maritime. Ils agissent depuis les trois bases navales métropolitaines (Brest, Toulon et Cherbourg).

 

Le COM DAOA est, quant à lui, responsable de la veille permanente et de l’intervention dans l’espace aérien national,  ainsi que de la planification, de la conduite et du suivi des opérations aériennes. Le commandement est implanté sur la base aérienne de Balard ; son état-major est basé à Lyon.

 

Hors territoire métropolitaine, les commandants des forces de souveraineté (COMSUP), basés aux Antilles, en Polynésie française, en Nouvelle Calédonie et dans la zone sud de l’océan Indien sont chargés, sous l’autorité du CEMA :

-  d’assurer la protection du territoire français et des intérêts de la France ;

- de contribuer au maintien de la souveraineté de l’Etat français dans la zone économique exclusive ;

- de soutenir l’action de l’Etat dans les départements et collectivités d’outre-mer (soutien aux missions de service public, soutien aux populations, etc.) ;

- de constituer des points d’appui pour lancer ou conduire des opérations éloignées de la métropole ;

- de mettre en œuvre la coopération militaire bilatérale avec les pays de leur zone de responsabilité.

 

Dans les outre-mer ces responsabilités sont exercées sous l’autorité des commandants supérieurs ou COMSUP.

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 07:56
COROT, un satellite français hors de danger

 

 

13/05/2014 CCH Ilamany - Armée de l'air

 

Le 24 avril 2014, la division «surveillance de l’espace» du commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) est sollicitée par le centre national des études spatiales (CNES). Un risque de collision est probable entre le satellite d’observation français COROT (conversion, rotation et transit planétaire) et le satellite d’observation taiwanais, ROCSAT 2.

 

Ce constat alarmant résulte de l’examen des coordonnées orbitales de COROT. L’exploitation plus précise des données fournies par les radars GRAVES et SATAM de l’armée de l’air, a permis au CNES d’établir la trajectoire exacte du ROCSAT 2 et d’écarter ainsi tous les doutes.

 

Lancé en 2006, le satellite français COROT a pour mission l’étude de la structure interne des étoiles et la recherche des planètes situées hors du système solaire.

 

Depuis janvier 2014, quatre manœuvres anticollision ont déjà été réalisées. Quotidiennement, les trajectoires de 18 satellites en orbites sont surveillées par le CNES et les probabilités de rapprochement sont calculées afin d’anticiper tout risque de collision.

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 11:55
Fusée Ariane: une rentrée atmosphérique à risque sous surveillance



18/04/2014 CDAOA - Armée de l'air

 

Vendredi 11 avril 2014 à 10h27, la rentrée atmosphérique à risque (RAR) n° 26039 a entamé sa percée dans l’atmosphère, au-dessus de la République Démocratique du Congo. Ce type d’événement fait toujours l’objet d’un suivi très précis des services français spécialisés pour estimer date, heure et lieu de retombée. Mais son orbite équatoriale a nécessité une coopération internationale.

 

Depuis l’annonce de la RAR n°26039, la division surveillance de l’espace (DSE) du commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) et le centre national des études spatiales (CNES) ont été mis en alerte. Ce débris spatial qui les préoccupe provient du 3èmeétage de la fusée ARIANE 44L R/B lancée le 22 décembre 1999, depuis le centre spatial guyanais de Kourou. À l’époque ce lanceur avait mis en orbite le satellite américain de télécommunication GALAXY 11. Après un séjour de 15 années dans l’espace, le 3ème étage de la fusée pèse moins de 100 kg et ne représente pas de danger pour les zones d’intérêts français. Mais la France reste néanmoins responsable en tant qu’État lanceur.

 

Seul problème, les moyens de détections françaises GRAVES et SATAM ne peuvent couvrir la zone de retombée et assurer son suivi. En effet, la rotondité de la Terre sert de masque naturel pour cette orbite équatoriale. La France a donc fait appel à l’homologue américain du CNES, le Joint Space Operations Center (JSpOC), qui a la capacité technique de suivre les trajectoires des orbites équatoriales. Au final, la RAR n° 26039 s’est entièrement consumée avant son arrivée sur Terre.

 

Chaque année, environ 400 débris spatiaux rentrent dans l’atmosphère. La plupart se désintègrent entièrement sans toucher la surface de notre planète.

 

À lire aussi : " Cosmos 1220 : une rentrée atmosphérique à risque"

 

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 11:55
Visite du président du CNES au CDAOA



10/04/2014 CNE F. Nolot  - Armée de l'Air

 

Mercredi 2 avril 2014, le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) recevait pour la première fois M. Jean-Yves Le Gall, président du centre national d’études spatiales (CNES). Dans la continuité de sa rencontre en mars dernier avec Monsieur Béranger, directeur des lanceurs du CNES, le général Caspar-Fille-Lambie, COMDAOA, a pu évoquer avec M. Le Gall l’étroite collaboration entre le CNES et le CDAOA.

 

Après une présentation de l’ensemble des missions du CDAOA, le président du CNES s’est vu proposer un focus sur les responsabilités confiées au CDAOA, notamment par le code de la Défense, en matière d’espace. Ainsi, le colonel Blanc, commandant la brigade aérienne connaissance-anticipation à Lyon et conseiller espace du COMDAOA, le colonel David, commandant le centre militaire d’observation par satellite à Creil et le commandant Fleury, chef de la division surveillance de l’espace sont successivement intervenus sur le sujet. Ayant assisté à de nombreux lancements de fusée depuis le centre spatial guyanais, Monsieur  Le Gall a fait part de son expérience sur ce sujet, présenté par la division défense aérienne élargie et coopération en charge du dispositif de protection du site de Kourou.
En parallèle, Monsieur Le Gall et le COMDAOA ont évoqué le renforcement de la coopération entre le CNES et le CDAOA, par l’échange de personnel au profit de chaque entité, chacun apportant son expertise. À ce titre, trois officiers d’échange du CDAOA sont déjà intégrés au sein du CNES.
Autre sujet abordé lors de cette rencontre de haut niveau, les travaux nécessaires à l’amélioration du radar GRAVES (grand réseau adapté à la veille spatiale). Ce radar de détection en orbite basse, unique en Europe, a été mis en service en 2005 par la France. Aujourd’hui, l’intérêt commun pour le CNES et le CDAOA est que le système GRAVES puisse s’adapter à une situation spatiale en évolution permanente.
Le dernier point avait trait aux opérations aériennes. Comme l’a souligné le général Caspar-Fille-Lambie, le CDAOA peut s’appuyer sur l’expertise du CNES pour exprimer précisément ses besoins opérationnels auprès de la direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'informations (DIRISI) concernant les capacités satellitaires de localisation, mais également de transmission de données géographiques et images, en particulier pour l’emploi des drones.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 20:50
Les avions-radars E-3F au sommet

 

 

04/04/2014 CDAOA/Armée de l'air

 

Les 24 et 25 mars 2014, la posture permanente de sûreté (PPS) a été mise en œuvre hors de l’espace aérien national. Un avion-radar E-3F Awacs du 36e escadron de détection et de contrôle aéroportés (EDCA) d’Avord a été déployé lors du sommet de sécurité nucléaire de La Haye aux Pays-Bas.

 

Ce sommet a bénéficié d’une bulle de protection au sein de l’espace aérien hollandais. Durant deux jours, les équipages français ont été totalement intégrés dans un dispositif interallié, à l’instar de l'organisation mise en place lors du sommet international sur la Syrie qui s'est déroulé du 21 au 23 janvier 2014 à Montreux en Suisse.

 

Les moyens aériens dédiés à la sûreté aérienne étaient placés sous le contrôle tactique de l’Otan, notamment avec le Combined Air Operations Center (CAOC - centre multinational d'opérations aériennes) d’Uedem en Allemagne. Les relèves en vol ont nécessité une étroite coordination entre les avions-radars otaniens, mais également entre les avions de chasse F16, les hélicoptères Apache et les avions ravitailleurs KC10 hollandais.

 

L’armée de l’air assure la PPS sur le territoire national, 24h/24 et 7j/7. Cette mission permanente est confiée au commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), sous la responsabilité du Premier ministre.

 

Equipage d'un avion radar E-3F

Equipage d'un avion radar E-3F

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 13:55
La division surveillance de l’espace en alerte

 

21/03/2014 cellule communication CDAOA - Clc Ilmany

 

Le 28 février 2014 à 01h39, une éruption solaire de forte amplitude s’est produite dans la couronne du Soleil (couche extérieure de l’atmosphère solaire) provoquant ainsi une éjection de matière gazeuse. Le système FEDOME (fédération des données de météorologie de l’espace) développé par l’adjudant-chef Lionel Birée de la division surveillance de l’espace (DSE) a déclenché une alerte.

 

La division surveillance de l’espace en alerte

Le 1er mars 2014, comme le prévoyait FEDOME, un phénomène de même nature est venu percuter l’environnement spatial terrestre à une vitesse estimée à 1972 km/s, occasionnant ainsi de fortes perturbations du champ magnétique terrestre. Une telle éruption peut affecter la trajectoire des objets en orbite basse. Grâce aux données recueillies par le radar Graves (grand réseau adapté à la veille spatiale), les opérateurs de la DSE sont en effet parvenus à décrire plus de 20 dégradations orbitales : les objets ont chuté sur trois kilomètres en moins d’un jour.

 

Ces éruptions sont spectaculaires. Elles s’accompagnent parfois d’une éjection de matière gazeuse projetée à grande vitesse dans l’espace pouvant perturber les moyens de communications sur Terre.

 

Il s’agit d’une des plus puissantes éruptions solaires que FEDOME ait détectée depuis ces deux dernières  années. Par chance, elle n’a pas eu de conséquence pour nos satellites opérationnels.

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 17:55
Le CNES en visite au CDAOA

 

13/03/2014 Economie et technologie

 

Jeudi 6 mars, Monsieur Michel Eymard, directeur des lanceurs au centre national d’études spatiales (CNES), s’est rendu au commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA). Dans le cadre des lancements depuis le centre spatial guyanais, mais aussi lors des rentrées atmosphériques à risques (RAR), CDAOA et CNES collaborent étroitement, en liaison avec le commandement interarmées de l’espace (CIE).

 

Cette visite était organisée par M. Emmanuel de Lipkowski, conseiller au CIE et officier de réserve au CDAOA. Le général Caspar-Fille-Lambie, COMDAOA, a présenté les différentes missions du CDAOA à M. Eymard avant d’aborder les sujets majeurs de cette rencontre : la protection du site de Kourou, présentée par la division défense aérienne élargie et coopération (DAE-C), et la gestion des risques spatiaux par la division surveillance de l’espace (DSE).

Lors d’un lancement, la mise en œuvre du dispositif particulier de sûreté aérienne (DPSA), destinée à la protection des installations du site et des vecteurs de lancement (Ariane), est d’une absolue nécessité. Ce dispositif est concomitant du calcul de «fenêtres» de lancement effectué par le CNES, permettant d’éviter toute collision avec certains des objets spatiaux en orbite. Pour cela, le CNES peut s’appuyer sur les données fournies par le système GRAVES.

Bien des années plus tard, GRAVES et les radars SATAM apporteront leur contribution lors de la retombée de l’étage du lanceur (fusée), toujours en lien avec le CNES. Pour cette mission, la DSE/CDAOA peut d’ailleurs adresser une demande au Joint space operations center militaire américain. M. Eymard a ainsi porté un très grand intérêt à sa première visite au sein du CDAOA et a salué le niveau d’excellence du personnel des divisions DAE-C et DSE.

La collaboration étroite entre les spécialistes du CNES et du CDAOA fut récemment mise en avant de la plus belle des manières, lors de la manœuvre d’évitement du satellite ELISA E12 ou encore lors de la RAR COSMOS 1220.

Pour plus d'informations, consultez le numéro 668 du mois de février 2014 du magazine Air actualités (page 46).

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 12:40
Cosmos 1220 : une rentrée atmosphérique à risque

 

13/03/2014 Adjudant-chef Mireille Léger  - Actus Air

 

Le 16 février à 03h08 du matin, COSMOS 1220, un satellite militaire de reconnaissance navale de quatre tonnes, utilisé par les Soviétiques durant la Guerre froide, est entré dans l’atmosphère. En liaison étroite avec le CNES1 et certains pays alliés dotés de moyens de détection adaptés, la division "surveillance de l’espace" (DSE) du commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) a suivi la trajectoire de cette rentrée atmosphérique à risques (RAR).

 

En cas de danger spatial inopiné, le CDAOA a pour mission de contribuer à l’alerte de la population. À ce titre, le premier volet de responsabilités concernant les RAR est confié aux spécialistes de Division surveillance de l’espace. Durant les semaines précédant sa rentrée dans notre atmosphère, COSMOS 1220 a donc fait l’objet d’un suivi attentif à l’aide du système GRAVES2 et des radars de trajectographie SATAM3. Ainsi, les données recueillies et analysées par le CNES ont pu être comparées aux calculs de probabilité obtenus par nos voisins allemands et les homologues américains du CNES (JSpOC4). Lorsqu’un satellite de cette taille retombe dans l’atmosphère, il est soumis à de multiples frottements qui provoquent sa destruction. Il est estimé qu’environ 30 % de la masse survit à la traversée de l’atmosphère. D’après les estimations, les restes de COSMOS 1220 se sont dispersés dans l’océan Indien.

 

Cosmos 1220 : une rentrée atmosphérique à risque

En 2013, six RAR plus imposants que COSMOS 1220 ont été suivis par la DSE en coordination avec le CNES. Aucun d’entre eux n’a créé de dommage en retombant sur notre planète.

 

CNES1: Centre national des études spatiales

GRAVES2: Grand réseau adapté à la veille spatiale

SATAM3: Radar de suivi et d’acquisition de trajectoires avion et munitions

JSpOC4: Joint space operations center

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 11:55
Rétrospective 2013 du CDAOA

 

 

13/03/2014 Sources : CDAOA

 

Le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) propose un document complet et illustré retraçant les activités majeures de l’année 2013 dans le cadre des opérations extérieures mais aussi des missions interarmées, des exercices, des événements et de la sûreté aérienne.

 

«La parution en 2013 d’un nouveau Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale a conforté le rôle del’armée de l’air au cœur des missions de protection, dedissuasion et d’intervention confiées aux forces armées, déclare le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air.Cette riche rétrospective du commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes permet de mesurer concrètement comment s’est décliné l’année dernière, en métropole ou sur les théâtres d’opérations extérieures, cet engagement de tous les instants de l’armée de l’air qui a su remarquablement montrer sa faculté à agir vite et dans la durée.»

 

Opérations, sûreté aérienne, exercices et événements : pour tout savoir sur les activités de l’armée de l’air l’année dernière, consulter la rétrospective 2013 en PDF !

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 13:50
Un Mirage F1 du 2/33 "Savoie"

Un Mirage F1 du 2/33 "Savoie"

 

31/01/2014 communication CDAOA - Armée de l'air

 

Lundi 27 janvier 2014, 00h28, le centre militaire de contrôle et de coordination de Bordeaux prévient le centre national des opérations aériennes (CNOA) de Lyon Mont-Verdun d’une perte de contact radio avec un Antonov bulgare. Le CNOA ordonne le décollage de la permanence opérationnelle (PO) de Lorient.

 

Un Mirage F1 rejoint alors l’appareil et applique les mesures actives de sûreté aérienne ordonnées. L’aéronef est en provenance de Madrid et à destination de Birmingham. À 01h06, l’observation visuelle confirme l’identité de l’appareil, avion de transport ailes hautes bi turbopropulseur de type AN 26. Les interrogations radio successives restent sans réponse : le Mirage F1 se montre au bogey (avion classé douteux) en gardant les distances de sécurité, phare de police allumé.

 

L’itinéraire et l’altitude de l’Antonov étant conformes au plan de vol, il est escorté par le Mirage F1 jusqu’à la côte. Il reprendra contact à 01h50 avec le centre régional de navigation aérienne de Brest. Il sera toutefois intercepté à l’approche du territoire britannique par deux Eurofighter, et atterrira à Birmingham à 02h41.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 11:55
Immersion au sein de la section Survol du CDAOA

 

15/10/2013  Caporal-chef Marie-Ange Ilmany – CDAOA - Armée de l'air

 

Julie, Salima, Sandra et Mama. Tels sont les prénoms des quatre opératrices équipées d’un casque « Bluetooth », qui œuvrent au sein de la section Survol du CDAOA (commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes). Sous les ordres d’un major, chef de section, elles répondent chaque jour à plus d’une cinquantaine d’appels téléphoniques. Selon l’activité, elles peuvent traiter des demandes de survol avec plus de 180 pays. Suivez le guide pour une immersion en plein Survol.

 

 « Il n’y a pas de place pour la routine, l’action immédiate et l’application de procédures spécifiques font partie de notre quotidien », commente l’une d’entre elles. Sur la base aérienne 117 de Balard, la section Survol est intégrée au centre opérationnel air (CO-Air). Les yeux fixés sur leur écran d’ordinateur, ces jeunes opératrices conversent au téléphone, centralisent les demandes et appliquent les procédures. En liaison avec le ministère des Affaires étrangères et les attachés de Défense français et étrangers, elles sont chargées d’instruire les demandes d’autorisations diplomatiques de survol des territoires étrangers par des aéronefs d’État français, mais également les demandes d’aéronefs d’État étrangers souhaitant survoler l’Hexagone. Pour cela, la réglementation internationale est scrupuleusement appliquée selon la convention de l’organisation internationale de l’aviation civile, signée à Chicago le 7 décembre 1944. Celle-ci stipule que les aéronefs d’État doivent soumettre une demande d’autorisation de survol préalable aux États survolés : chaque pays dispose de « la souveraineté complète et exclusive sur l’espace aérien au-dessus de son territoire ».

 

Pas de temps « mort » pour ces drôles de dames. « Chaque jour, environ 60 autorisations de survol du territoire français sont notifiées aux attachés de Défense étrangers en poste à Paris,  précise l’une des jeunes femmes. Une fois obtenues, ces autorisations suivent un circuit bien précis ». En effet, le centre national des opérations aériennes de Lyon Mont-Verdun et les centres de détection et de contrôle peuvent alors, au vu des informations transmises, identifier les aéronefs étrangers et vérifier le respect de leur plan de vol. La mission de la section Survol est assurée 24h/24 afin de répondre, entre autres, au déclenchement d’une évacuation sanitaire. « L’expérience acquise par la section Survol vient en complément de l’action diplomatique, conclue le chef de la section. Nous apportons une plus-value technique sur certains dossiers, toujours en prise en directe avec les attachés de Défense et le ministre des Affaires étrangères ».

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 11:55
Une reconnaissance universitaire pour un passionné de l’espace

27/09/2013 CNE Nollot - CDAOA

 

«Toutes mes félicitations mon adjudant-chef!». Cette phrase, prononcée dans les locaux de l’Observatoire de Paris, le 10 septembre 2013, est venue couronner l’aboutissement du travail de l’adjudant-chef Lionel Birée, de la division «surveillance de l’espace » du CDAOA (commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes). En effet, ce sous-officier supérieur passionné a obtenu le diplôme d’université «Structure de l’univers» (DU SU).

 

L’adjudant-chef Birée a présenté un mémoire de fin de formation portant sur le thème de la météorologie de l’espace: du scientifique à l’opérationnel, en référence au projet FEDOME.

 

Ce cursus diplômant, débuté en 2012 sous la direction de M. Ludwig Klein, radioastronome de l’Observatoire de Paris, s’est terminé en apothéose pour l’adjudant-chef, astronome amateur et désormais innovateur accompli. En effet, après trois années de travaux, le système OSCEGEANE, développé en grande partie par l’aviateur, est aujourd’hui en service au profit des unités de la Défense. Ce système permet de visualiser l’environnement des satellites géostationnaires évoluant à 36000 kilomètres d’altitude dans le domaine spectral.

 

Aujourd’hui, l’adjudant-chef développe un prototype capable de surveiller, d’observer et de suivre les retombées atmosphériques à risque dans le domaine optique visible et infrarouge. Portant le nom de SOS RAR, ce projet verra le jour à l’horizon 2015.

Une reconnaissance universitaire pour un passionné de l’espace
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