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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 15:45
photo EMA

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13/10/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 6 octobre 2015, lors de son déplacement en Tunisie, le général d’armée Pierre de Villiers a rencontré le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT) le général de division Ismail Fathalli.

 

A l’occasion de leur première rencontre, le CEMA et le général Fathalli ont tout d’abord fait le point sur le contexte sécuritaire régional, rappelant que la menace terroriste nécessitait de renforcer les coopérations bilatérales, internationales mais aussi interministérielles. A ce titre le général de Villiers et le CEMAT tunisien ont confirmé leur volonté de développer leur coopération dans le domaine du contre-terrorisme. Ils ont ensuite réaffirmé leur volonté de poursuivre la dynamique d’échanges académiques et opérationnels au profit d’une interopérabilité renforcée. Cela passe notamment par la réalisation des exercices annuels de composante comme Amitié, Pangolin et Circaete qui engagent respectivement les forces terrestre, maritimes et aériennes.

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 16:56
photo EMA

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06/10/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Vendredi 2 octobre, le général Pierre de Villiers était présent à l’École militaire pour participer à l’ouverture, par le Premier ministre, des sessions nationales de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN) et de l’Institut National des Hautes Etudes de la Sécurité et de la Justice (INHESJ).

De septembre 2003 à juin 2004, alors qu’il était encore colonel, le général de Villiers a participé à cette formation. Onze ans plus tard, devenu chef d’état-major des armées, il continue de rencontrer régulièrement les auditeurs de sa session - la 56e - poursuivant avec eux un dialogue qui repose sur une solide amitié et une estime réciproque.

 

REPERES

L’IHEDN est un lieu de formation, de réflexion et de débats de haut niveau sur les questions stratégiques. Il réunit chaque année une centaine de responsables qui appartiennent à la fonction publique civile et militaire, mais aussi au monde de l’entreprise, ainsi qu’à différents secteurs d’activité en France comme à l’étranger. Au cours d’une année de formation, les auditeurs approfondissent leur connaissance des questions de défense, de politique étrangère, d’armement et d’économie de défense ». Les officiers, auditeurs du Centre des hautes études militaires (CHEM), sont également auditeurs de la session nationale politique de défense de l’IHEDN. Des officiers suivent également chaque année la session nationale armement et économie de Défense de l’IHEDN.

L’INHESJ intervient dans les domaines de la formation, des études, de la recherche, de la veille et de l’analyse stratégique en matière de sécurité intérieure, sanitaire, environnementale et économique ainsi que dans ceux intéressant la justice et les questions juridiques. L’INHESJ met en œuvre trois sessions nationales : Sécurité et justice, Management stratégique de la crise, Protection des entreprises et intelligence économique. Chaque année, un à deux officiers sont invités à suivre la scolarité dispensée par l’INHESJI.

Ces deux instituts sont des établissements publics nationaux à caractère administratif placés sous la tutelle du Premier ministre. Leurs sièges sont situés à l’Ecole militaire à Paris.

 

Liens : vous pouvez retrouver le discours prononcé par le Premier ministre sur le site internet de l’IHEDN http://www.ihedn.fr/userfiles/file/Discours%20PM%202%20octobre.pdf

ou sur celui de l’INHESJ http://www.inhesj.fr/sites/default/files/files/communication/discours_pm_valls_2102015.pdf

 

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 07:55
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05/10/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 2 octobre 2015, répondant à l'invitation des militaires et civils de la direction Interarmées des Réseaux d’Infrastructures et des Systèmes d’Information de la Défense (la DIRISI), le général de Villiers s'est rendu au fort du Kremlin Bicêtre pour fêter avec eux la Saint Gabriel, le patron des transmetteurs.

 

Mesurant l'effort accompli par ces spécialistes pour l'installation de l'EMA à Balard en juin 2025, le CEMA s'était promis de les retrouver à l'occasion de la fête de leur patron d'arme. Lors de son discours, il leur a redit toute son admiration pour leur prouesse : « Ce vous avez fait pour l’installation à Balard est exceptionnel. Votre mission est exigeante, et le soleil ne se couche jamais sur les opérations de la DIRISI, la direction qui relie les hommes et les femmes des armées. »

 

Repères

La DIRISI est l’opérateur des SIC de la défense. Elle assure la direction, l'exploitation et le soutien des réseaux et services de télécommunication au profit de l'ensemble des organismes du ministère.

Son directeur est le général de corps aérien Grégoire Blaire.

Dans le cadre de la transformation des armées, son projet de service « Quartz » soutient une dynamique de modernisation permanente. Tout en étant engagée dans une transformation capacitaire de grande ampleur, elle accompagne les évolutions du ministère, notamment le transfert des SIC pour le regroupement du commandement des armées à Balard.

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 07:45
photo EMA

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05/10/2015 Sources : État-major des armées

 

Le général Seyni Garba, chef d’état-major des armées nigérien était en voyage officiel à Paris le 1er octobre 2015 où il a longuement été reçu par son homologue, le général Pierre de Villiers.

 

Les relations entre les deux chefs militaires sont particulièrement fortes. Le Niger est tout d'abord un des cinq pays membres du "G5 Sahel", instance avec laquelle la France est engagée dans la lutte contre le terrorisme dans la bande sahélo-saharienne (la BSS). Mais surtout, les deux hommes se connaissent particulièrement bien pour avoir effectué ensemble leur scolarité à Saint-Cyr, il y a 40 ans (promotion capitaine Henri Guilleminot). Outre les questions de coopération bilatérale, les deux CEMA ont surtout profité de leurs entretiens pour faire le point sur la situation sécuritaire dans la BSS.

 

Repères

L’opération Barkhane regroupe 3 500 militaires français dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.

Agissant régulièrement en coopération avec les forces armées nigériennes (les FAN), la France dispose par ailleurs de facilités au Niger. La force Barkhane peut ainsi s'appuyer sur les installations de la base aérienne de Niamey et celles de la base opérationnelle temporaire de Madama à l'extrême nord-est du pays.

Créé le 16 février 2014 à l’initiative des chefs d’Etat de la région sahélo-saharienne, le G5 Sahel constitue un cadre institutionnel destiné à coordonner les politiques de développement et de sécurité de ses membres. Il regroupe cinq pays : le Burkina-Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. Il peut se réunir selon différents formats, dont celui des chefs d’état-major des armées.

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 11:55
photo EMA / SEA

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02/10/2015 Sources : État-major des armées

 

Le général d’armée Pierre de Villiers était au Centre d’Expertise pétrolière interarmées (CEPIA) situé à Marseille, le 30 septembre 2015, où il a rencontré des spécialistes au service des opérations et dont l’expertise est un élément clé de l’autonomie stratégique de notre pays.

 

Le CEPIA est l’organisme d’analyse, d’études et de conseil du Service des essences des armées (SEA).  Ses activités couvrent l’ensemble du domaine de l’expertise des produits pétroliers, des matériels et matériaux connexes distribués aux forces ou utilisés par le SEA.

 

Ce nouveau centre est une illustration du processus de transformation que conduit le SEA à l’image de l’ensemble des armées.

 

C’est ce que le CEMA a voulu transmettre aux 75 civils et militaires du CEPIA, lorsqu’il leur a déclaré « Vous êtes un modèle de compétence […] De votre engagement dépend l’efficacité opérationnelle, la sécurité et, plus largement, le bon fonctionnement de nos équipements »

 

REPERES

 

SEA

Le SEA a en charge l’approvisionnement, le stockage, le transport et la distribution de carburants, d’ingrédients et produits divers, ainsi que de matériels pétroliers, au profit des forces françaises, éventuellement multinationales ou alliées, sur les territoires français ou en opérations extérieures. Son directeur est l'ingénieur général Jean-Luc VOLPI.

 

CEPIA

Le CEPIA est situé au cœur du 14e arrondissement de Marseille. Le personnel de ce centre œuvre au profit des forces combattantes pour leurs engagements d’aujourd’hui et dans la préparation de ceux de demain. Son directeur est l’ingénieur en chef de 1ère classe Luc Gruel.

photo EMA / SEAphoto EMA / SEA

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 16:55
photo EMA / SID

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01/10/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Mardi 29 septembre 2015, le général Pierre de Villiers s’est rendu à Versailles, où le Service d’infrastructure de la défense (SID) avait choisi le cadre somptueux de l’Orangerie pour célébrer son 10e anniversaire. Jeune service qui puise ses traditions dans la longue histoire des fortifications et des travaux maritimes, le SID est aujourd’hui composé de spécialistes de haut niveau, à l’image des jeunes ingénieurs militaires (les IMI) dont le baptême de promotion a été célébré lors de cette journée d’anniversaire.

 

Pour le chef d’état-major des armées, l’infrastructure est une dimension essentielle de la réussite du modèle d’armée à l’horizon 2020. Qu’il s’agisse de la condition du personnel, du maintien en condition des équipements, de la protection des emprises ou, plus conjoncturellement, de la capacité à réaliser un plan d’hébergement d’urgence comme celui déclenché au profit de l’opération SENTINELLE, l’infrastructure est au cœur des enjeux de la réforme. C’est pourquoi le CEMA a tenu à participer, aux côtés du ministre de la Défense, à cette cérémonie et comme toujours, à y rencontrer les plus jeunes, ceux qui incarnent l’avenir des armées et qui doivent comprendre et mesurer les enjeux auxquels ils seront confrontés.

 

photo EMA / SIDphoto EMA / SID

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Repères

 

SID

Le Service d’infrastructure de la Défense (SID), rattaché au SGA, est le référent ministériel dans les domaines de la construction, de la maintenance immobilière, de la gestion domaniale et de l’énergie aussi bien sur le sol national qu’à l’étranger. Héritier d’une longue histoire, le SID puise ses racines de la fusion en 1691 de l'administration des Fortifications terrestres et des Travaux maritimes.

 

IMI

Le corps des ingénieurs militaires de l’infrastructure (IMI) a été créé en 2010. Ces ingénieurs sont formés au sein de l’école nationale supérieure des ingénieurs de l’infrastructure militaire (ENSIM). Au cours de la cérémonie, la 4e promotion d’IMI, intégrée en 2014 a été baptisée du nom de « Marquis d’Asfeld ».

 

ENSIM

Cette école, créée en 2011, est adossée, pour la formation académique d’ingénieur, au campus d’Angers de "Arts et Métiers ParisTech" (nom de marque adopté par l'Ecole Nationale Supérieure d'Arts et Métiers (ENSAM) en 2007). La formation à l’ENSIM dure quatre années.

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 11:55
Visite du chef d’état-major des armées, au bataillon de marins-pompiers de Marseille

 

02/10/2015 Sources : Marine nationale

 

Le vice-amiral Charles-Henri Garié,commandant le bataillon de marins-pompiers de Marseille (BMPM) a accueilli le 30 septembre 2015, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA).

 

Pendant près de 2 heures, le CEMA a découvert cette unité hors normes, plus grande unité de la Marine, dont la mission de sécurité civile consiste à protéger lors de ses 115 000 interventions annuelles, Marseille, ses habitants et son environnement. Chargé de la prévention et de la protection dans le grand port maritime de Marseille, le bataillon a aussi en charge l’aéroport de Marseille-Provence. Le général de Villiers s’est ainsi vu présenter un large panel des capacités d’interventions des marins du feu : lutte contre l’incendie, survie en mer, risques technologiques, experts cynotechniques, groupe de recherche et d'intervention en milieux périlleux (GRIMP), mais aussi engins d’interventions contre les feux de forêts, de secours terrestres ou maritimes.

 

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 11:20
photo EMA / US DoD

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01/10/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 24 au 26 septembre 2015, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), s’est rendu en visite à Washington à l’invitation de son homologue américain, le général Martin Dempsey.

 

Cette visite a permis au CEMA français de témoigner sa profonde estime au général Dempsey, qui prenait sa retraite après 41 ans de service, le 25 septembre 2015. Elle lui a aussi permis de prendre contact avec son successeur, le général Joseph Dunfor Junior, devenu le 19ème Chairman of the Joint Chiefs of Staff.

 

Lors de ce déplacement, le CEMA a rencontré Madame Avril Haynes, adjointe de Susan Rice, conseillère à la sécurité nationale auprès du président américain. Cet entretien a notamment été l’occasion d’aborder les risques liés à la menace terroriste et à la coopération entre nos deux pays.

 

Au-delà du partenariat stratégique qui lie la France aux Etats-Unis, la coopération militaire bilatérale entre nos deux pays s’est trouvée renforcée par la relation de confiance et les liens tissés entre les deux CEMA. Au fil des rencontres, ils ont, de façon continue et approfondie, partagé leurs visions des opérations dans le cadre des engagements en Afrique et au Levant.

 

Dans la bande Sahélo-saharienne, les Etats-Unis soutiennent l’action menée par les forces françaises pour lutter contre les groupes armés terroristes. Au Levant, la France fait partie des principaux alliés engagés dans la coalition menée par les Etats-Unis dans la lutte contre Daech. Cette proximité s’est particulièrement illustrée lors de leur visite conjointe, le 10 mars dernier, sur le porte-avion Charles de Gaulle engagé dans les opérations au Levant.

 

La présence du général de Villiers lors de la cérémonie du 25 septembre, sous la présidence de Barack Obama, témoignait de ce lien fort entre deux chefs militaires dont les armées sont engagées ensembles sur plusieurs fronts.

photo EMA / US DoD

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 07:55
photo EMA

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29/09/2015 Sources EMA

 

Relever le défi de la transformation des armées impose de confronter sa méthode à celle des plus grands groupes industriels ou des organisations internationales. Se confronter à l’autre, penser autrement, éprouver ses procédés sont autant de principes qui sont au cœur de la démarche du général Pierre de Villiers.


C’est dans cet esprit qu’il a accepté d’intervenir, au Palais des Congrès, mardi 20 septembre 2015, devant plus de 600 experts de l'audit, du contrôle interne et de l’analyse des risques, représentant près de 50 nationalités différentes. C’était à l’occasion de la conférence de « l’European Confederation of Internal Auditors ».

Devant ces experts, le CEMA a présenté sa stratégie de transformation des armées, montrant en quoi la préparation de l’outil militaire de demain s’appuie sur une vision stratégique, un projet structuré et des outils de contrôle et d’audit. « Ce dont le chef a besoin, c’est d’un outil opérationnel de management, pas d’une  technostructure hors sol, déconnectée de la réalité du terrain ». Il a conclu son intervention en rappelant surtout qu’à ses yeux « les organisations ne sont rien sans la dimension humaine, la seule qui soit réellement créatrice de valeur » … propos qui ont soulevé l’adhésion et l’enthousiasme de son auditoire.

 

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 17:50
photo NATO

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22/09/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 12 et le 13 septembre, le général Pierre de Villiers était à Istanbul, en Turquie, à l’occasion de la réunion du comité militaire de l’Alliance.

 

Il a participé aux débats sur la montée en puissance d’une force interarmées à très haute réactivité (Very high readiness Joint Task Force – VJTF). En marge de cette réunion, il a également pu s’entretenir avec ses homologues lors de rencontres bilatérales. Aujourd’hui, « gagner la guerre » nécessite de s’inscrire dans l’ère de « l’inter » : l’interarmées, l’interministériel, mais aussi l’international. Cette dimension internationale implique d’agir ou de se préparer à agir en coalition. C’est la raison d’être de l’OTAN qui réunit régulièrement autour d’une même table les chefs d’état-major des pays membres de l’Alliance.

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 17:45
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22/09/2015 Sources : État-major des armées

 

Le général Pierre de Villiers était en République Centrafricaine puis au Tchad les 1er et 2 septembre 2015 où il a retrouvé les hommes et les femmes engagés dans les opérations Sangaris et Barkhane.

 

Planifiés dans les jours qui ont immédiatement suivi « la rentrée », ces déplacements sont jugés indispensables par le CEMA. Ils lui permettent non seulement de s’imprégner des réalités du terrain, mais également de transmettre en direct son évaluation stratégique de la situation sécuritaire ainsi que ses orientations. Le 1er septembre, le CEMA a commencé par un point de situation avec les principaux acteurs de l’opération Sangaris. Cette inspection de théâtre s’est déroulée au moment où le contingent français se réarticule sur un format de « force de réaction rapide » au profit de la mission de l’ONU (la MINUSCA), dont le déploiement a été rendu possible par l’action de Sangaris. C’est ce que le CEMA a rappelé dans son allocution aux forces. "Grâce à Sangaris, la communauté internationale a pu se déployer ... Aujourd’hui, la MINUSCA a pris, et avec succès, le relais de notre action."

 

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 17:30
photo EMA

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22/09/2015 Sources : État-major des armées

 

En visite au Liban le 10 et le 11 septembre 2015, le général Pierre de Villiers est allé à la rencontre des soldats de l’opération Daman.

 

A son arrivée à Beyrouth, un changement d’emploi du temps a empêché le CEMA de se rendre à Dayr Kifa, au sud du Liban, où sont stationnés les soldats de l’opération Daman. C’était sans compter sur la détermination des uns est des autres. Bien décidé à « prendre le pouls » de ses soldats, le CEMA a invité une délégation du mandat XXIII de l’opération DAMAN à le retrouver à Beyrouth. Dans la logique de réaction rapide qui est au cœur de leur mission, les casques bleus français ont rallié la capitale libanaise où l’ambassadeur de France les a accueillis, favorisant une de ces rencontres avec la troupe auxquelles le général de Villiers tient tout particulièrement.

 

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 17:55
Un plan d'urgence pour la protection des sites de munitions

 

30/07/2015 Ministère de la Défense

 

Après le vol de munitions à Miramas constaté le 6 juillet dernier, le ministre de la Défense a saisi les autorités judiciaires. En parallèle, il a immédiatement ordonné une enquête de commandement confiée aux inspecteurs généraux des armées.

 

En fonction des responsabilités personnelles qui ont été identifiées, le Chef d’état-major des armées (CEMA) présentera au ministre les sanctions qui s’imposent.

 

Il a également demandé à la nouvelle Direction de la protection des installations, moyens et activités de la défense (DPID) d’évaluer sous quinzaine la protection des sites militaires de stockage de munitions.

 

Sur la base de cette évaluation, un plan d’urgence, dédié à la protection des sites de munitions, a été élaboré et validé par le ministre. Sa mise en œuvre sera supervisée par la DPID. Il comporte des mesures qui sont de trois types :

 

    Des mesures immédiates d’ores et déjà ordonnées, qui sont réalisées ou en cours de mise en œuvre. Elles concernent le renforcement de la protection physique, au niveau des clôtures et des magasins de stockage des munitions, ainsi que le déploiement d’une centaine de militaires. Elles portent également sur la réparation des systèmes de surveillance.

    Des mesures urgentes visant à doter les sites les plus vulnérables de systèmes de vidéo-surveillance. Leur mise en place interviendra dans les meilleurs délais.

    Des mesures pérennes de reconstruction des magasins de stockage de munitions et de renforcement des capacités de détection des sites. Leur réalisation débutera dès 2016 et entraînera un surcoût d’environ 60 M€ sur cette annuité.

 

Le ministre de la Défense portera une attention particulière à l’application effective de ces dispositions.

 

Plus largement et compte tenu de l’évolution sensible du contexte sécuritaire, le ministre a confié à la DPID un travail plus global d’évaluation de la protection de l’ensemble des installations du ministère. Les résultats et les recommandations de cette étude seront présentés à l’ensemble des autorités ministérielles dès le mois de septembre 2015.

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 16:55
photo Marine Nationale

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30/07/2015 Sources : Marine nationale

 

En déplacement au Havre le mardi 28 juillet, le général de Villiers est allé à la rencontre de marins et gendarmes maritimes chargés de la protection de nos approches maritimes et installations portuaires.

 

Véritable sentinelle du littoral, le sémaphore de La Hève, comme l’ensemble des sémaphores qui jalonnent les côtes françaises, joue un rôle essentiel dans la surveillance et le contrôle de nos approches. C’est aussi le cas des patrouilleurs de service public comme le Flamant dont le CEMA a rencontré l’équipage.

 

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 11:55
Nouveau partenariat entre la SNCF et le ministère de la Défense

Entourant Guillaume Pepy, Alain Vidalis, Jean-Yves Le Drian et le général Pierre de Villiers, sept des neuf soldats qui ont reçu la Médaille d’honneur des Chemins de fer. - photo R. Pellegrino

 

03/07/2015 Noëmie Beillon - DICoD

 

Jeudi 2 juillet 2015, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et le président du directoire de la SNCF, Guillaume Pepy, ont signé une convention dans le but de renforcer le partenariat entre le ministère et la SNCF au profit des militaires engagés dans l’opération Sentinelle.

 

Dans une des grandes salles du prestigieux Hôtel de Brienne, une assemblée de militaires et de journalistes a assisté à la signature d’un partenariat spécifique entre le ministère de la Défense et la SNCF jeudi 2 juillet. Ce dernier vient s’ajouter au « quart de place », dont bénéficiait l’ensemble des militaires. Désormais, les familles des militaires engagés dans les missions de protection et de sécurité intérieure sur notre sol pourront à leur tour bénéficier de tarifs préférentiels sur l’ensemble des lignes de la SNCF.

 

Présents aux côtés de Guillaume Pepy et Jean-Yves Le Drian, le général Pierre de Villiers, chef d’État-Major des armées, le général Hervé Charpentier, gouverneur militaire de Paris, ainsi que le ministre des Transports, Alain Vidalis, ont rendu hommage à neuf soldats qui se sont distingués par des « actes de bravoure et de sang-froid » dans des gares. Les militaires sont issus de différents régiments : 27e bataillon de chasseurs alpins d’Annecy, 2e régiment étranger parachutiste de Calvi et 1er régiment de spahis de Valence.

 

Ces hommes ont reçu, des mains d’Alain Vidalis, la Médaille d’honneur des Chemins de fer. Habituellement destinée aux cheminots, cette récompense salue le courage des militaires engagés depuis janvier 2015 sur l’opération Sentinelle, et auparavant sur le plan Vigipirate. Un bel hommage pour le ministre de la Défense : « Je suis fier de servir mon pays. Je suis surtout fier de conduire un ministère où se distinguent tant d’hommes et de femmes engagés au quotidien, sur le terrain, pour la protection de leurs concitoyens et la sécurité de la Nation, souvent au péril de leur vie. »

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 07:56
photo EMA

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03/07/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 3 juillet 2015, le général d’armées Pierre de Villiers a présidé la première prise d’armes organisée sur le nouveau site de Balard, à l’occasion d’une cérémonie de levée des couleurs.

 

Pour ce moment symbolique, qui venait marquer une étape importante dans l’histoire de l’organisation des armées et de la Défense, le CEMA était accompagné du secrétaire général pour l’administration, ainsi que de ses trois chefs d’état-major d’armée ou de leur représentant.

 

Après un passage en revue des troupes et la montée des couleurs, le général de Villiers s’est adressé à l’ensemble des militaires et du personnel civil réunis sur la place d’armes, leur rappelant que l’entrée dans Balard, représente  « une étape nécessaire du rapprochement des différentes fonctions qui contribuent à l’efficacité opérationnelle ».  A ses yeux, cette étape est d’autant plus importante qu’elle contribue directement à l’efficacité des opérations : « il n’est plus nécessaire de convaincre que la victoire n’est possible qu’avec un commandement des armées efficace et avec la bonne combinaison interarmées, du renseignement, de l’administration, des soutiens, de la planification et la conduite des opérations ». Pour lui, cette dynamique est d’autant plus forte que civils de la défense et militaires sont unis par les mêmes valeurs : le sens du service et du bien commun, le désintéressement, la primauté accordée à l’opérationnel et la fraternité ; « valeurs qui forment notre force, avec comme seul but : le succès des armes de la France » .

 

A cet égard, soulignant le défi que constituait la bascule du commandement stratégique des opérations dans la nuit du 17 du 18 juin, il a également tenu à rendre hommage à tous ceux qui ont contribué à la réussite de ce projet : « C’était un projet long, difficile, complexe. Nous pouvons en être collectivement fiers ».

 

Ordre du jour du CEMA N° 6556 du 3 juillet 2015 (format pdf, 598 kB).

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 12:55
photo Armée de l'Air

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01/07/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 24 juin 2015, entouré des chefs d’état-major d’armées, le général d’armée Pierre de Villiers s’est rendu sur la base aérienne 721 de Rochefort pour présider le baptême de la promotion des sous-officiers de l’Ecole de formation des sous-officiers de l’armée de l’air (EFSOAA) et participer à un comité des chefs d’état-major (COCEM).

 

Retenu en début de matinée par un conseil de défense convoqué la veille par le président de la République, le général de Villiers s’est envolé au plus vite vers Rochefort afin de retrouver jeunes et anciens lors du baptême de la promotion « sous-lieutenant Penverne », cérémonie qui, par nature, marque une étape importante de la carrière d’un sous-officier. Dans son adresse, il leur a fait partager ses convictions et leur à témoigner de sa confiance : « Servir sous l’uniforme est un choix qui vous honore. Vous avez choisi un beau métier indispensable à la défense de notre pays et à la protection de nos concitoyens ».

Profitant de ce déplacement dans une école dont la dimension interarmées est particulièrement marquée, le CEMA a choisi une nouvelle fois de réunir son « équipe de commandement » au cœur des forces. Comme il l’avait fait le 5 mars dernier à bord du BPC Dixmude à Toulon, il a présidé un COCEM, rendez-vous hebdomadaire qui lui permet d’arrêter, avec les chefs d’état-major d’armée, les orientations liées aux sujets d’intérêt stratégique pour les armées.

 

REPERE 

COCEM :

Chaque semaine, le comité des chefs d’état-major (COCEM), rassemble à Paris, autour du général de Villiers, le major général des armées (MGA) ainsi que les chefs d’état-major des armées de Terre (CEMAT), de l’Air (CEMAA) et de la Marine nationale (CEMM) pour arrêter, selon un ordre du jour spécifique, la politique des armées sur les sujets d’avenir.

EFSOAA :

L’Ecole de formation des sous-officiers de l’armée de l’Air (EFSOAA) constitue un pôle interarmées de formation à la maintenance aéronautique de la Défense.

Avec environ 9000 élèves et stagiaires formés par an, elle assure la formation militaire initiale et au commandement de l’ensemble des sous-officiers de l’armée de l’air. Elle dispense également une formation technique à 60% des aviateurs sous-officiers. Enfin, l’EFSOAA assure la formation des différents spécialistes aéronautiques de l’armée de l’air, de l’aéronavale, de l’aviation légère de l’armée de terre (ALAT) et de la gendarmerie. Elle propose également des formations au personnel civil du service industriel de l’aéronautique (SIAé).

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 11:55
Réunion des commandants interarmées à Paris

 

16/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 11 juin 2015, le général d’armées Pierre de Villiers a donné à ses commandants interarmées (COMIA) ses grandes orientations pour l’année à venir, en concluant le séminaire qui les réunit chaque année à Paris.

 

S’il a essentiellement orienté son intervention sur les opérations, « raison d’être de nos armées », il a également tenu à faire un point d’étape des discussions en cours sur le projet d’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM). Sans nier aucune des difficultés qui persistent sur le terrain, il estime en effet que ce projet marque un redressement de l’effort de défense, et permet, dans un contexte sécuritaire qui s’est durci, de « maintenir une cohérence entre les moyens qui nous sont donnés et les missions qui nous sont confiées».

 

Autre signe de l’évolution de ces missions, ce séminaire a également intégré une dimension interministérielle avec les interventions des ministères des affaires étrangères et de l’intérieur, du secrétariat général pour la défense et la sécurité nationale (SGDSN) et du coordonnateur national du renseignement (CNR).

 

REPERE : Les COMIA

 

En métropole, les commandants interarmées (COMIA) se répartissent entre les officiers généraux de zone de défense et de sécurité (OGZDS), les commandants de zone militaire (CZM) et le commandant de la défense aérienne et des opérations aériennes CDAOA.

 

Dans le cadre de l’organisation territoriale interarmées de défense (OTIAD), les sept OGZDS (Nord, Est, Ouest, Sud-Ouest, Paris, Sud et Sud-Est) sont chargés, en liaison avec les préfets de zone de défense, de la préparation et de la gestion des crises sur le territoire national. Ils assurent également le contrôle opérationnel des unités engagées en missions intérieures et sont responsables de la mise en œuvre, sur décision du gouvernement, de tout ou partie des mesures de défense opérationnelle du territoire (DOT) dans leurs zones.

Les commandants de zone maritime (CZM) sont chargés de la défense maritime du territoire au sein de leur zone maritime. Ils agissent depuis les trois bases navales métropolitaines (Brest, Toulon et Cherbourg).

Le COMDAOA est, quant à lui, responsable de la veille permanente et de l’intervention dans l’espace aérien national, ainsi que de la planification, de la conduite et du suivi des opérations aériennes. Le commandement est implanté sur la base aérienne 942 de Lyon Mont-Verdun ; son état-major est basé à Lyon.

 

Hors territoire métropolitain, les commandants des forces de souveraineté (COMSUP), basés aux Antilles, en Polynésie française, en Nouvelle Calédonie et dans la zone sud de l’océan Indien assurent, entre autres, les missions des COMIA, sous l’autorité du CEMA.

 

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 10:55
Commémoration Camerone

 

16/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Ordre du jour du général d’armée Pierre de Villiers,chef d'état-major des armées (Aubagne, le 30 avril 2015)

 

Officiers, sous-officiers, caporaux-chefs, caporaux et légionnaires,

 

Il est des moments où le courage parle plus haut qu’ailleurs. Ce fut le cas le 30 avril 1863, à Camerone.

 

Ce jour-là, après des heures d’un combat inégal, une poignée de légionnaires écrivaient en lettres de sang l’une des plus belles pages de l’histoire militaire. Les braves de Camerone, en se sacrifiant pour la mission et pour le respect de la parole donnée, offraient à la Légion Etrangère ses lettres de noblesse.

 

152 années ont passé depuis cette épique bataille, mais le mouvement des âmes que soulève l’évocation de ce haut fait d’armes demeure profond. Il nous touche intensément, nous qui sommes rassemblés autour de cette voie sacrée qu’encadrent les képis blancs.

 

Nous sommes venus commémorer Camerone et, à travers ce fait d’armes fondateur, célébrer la Légion Etrangère dans la victoire.

 

Camerone, c’est le creuset d’une troupe d’élite qui contribua à donner à la France ses plus grands titres de gloire : la campagne du Mexique bien sûr ; mais aussi les deux guerres mondiales que vous avez choisi de commémorer cette année ; les combats d’Indochine, puis d’Algérie, ceux de tous les conflits majeurs qui ont suivi et dans lesquels la France a été engagée.

 

Aujourd’hui, nous commémorons ces combats, ceux qui les ont menés et les valeurs qui leur sont rattachées.

 

Commémorer Camerone, c’est commémorer le courage, le culte de la mission, le respect des anciens ; c’est rendre hommage à la cohorte des légionnaires, connus ou anonymes, qui ont donné tant de victoires à la France et une immortelle gloire à la Légion étrangère.

 

Commémorer Camerone, c’est croire que l’honneur et la fidélité sont encore des valeurs qui rassemblent.

 

Commémorer Camerone, c’est donner à la jeunesse d’aujourd’hui un formidable message d’Espérance pour l’avenir.

 

Tournés vers ce monument aux morts de la Légion, rendons hommage et souvenons-nous de tous ces légionnaires morts au combat. Ils ont servi un drapeau qui n’était pas celui qui les avait vu naître, mais celui qui les a vu mourir.

 

Légionnaires, en toutes ces années de combats, vous avez forgé la prestigieuse réputation de la Légion Etrangère. Vos drapeaux n’ont pas de plis assez amples pour contenir tous vos titres de gloire ; un seul nom, celui de Camerone, suffit à dire au monde la valeur de vos armes.

 

Vous avez été de tous les combats, de tous les engagements de notre pays. Aujourd’hui, l’histoire continue, l’aventure se poursuit ; dans les sables, la latérite et la rocaille des théâtres d’opération, vous marchez d’un même pas vers de nouvelles victoires. L’exigence de votre entraînement quotidien, votre cohésion et vos forces morales vous porteront vers de nouveaux succès.

 

Camerone vous a légué plus qu’une mystique. Cette bataille vous a donné la force de la victoire. Soyez fiers de vos anciens ; soyez fiers de votre glorieux passé ; soyez fiers de ce que vous êtes ; soyez fiers de ce que vous faites.

 

A vous tous, ici réunis, légionnaires de tous grades, appartenant à de prestigieux régiments, j’exprime toute ma confiance.

 

Je sais pouvoir compter sur votre courage, votre professionnalisme et votre attachement aux valeurs du combat de Camerone. Ces valeurs sont l’honneur de la Légion Etrangère pour continuer à porter haut les couleurs des armées pour le succès des armes de la France.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 16:20
photo EMA

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07/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Les 3 et 4 juin 2015, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, était aux États-Unis où il s’est rendu à Norfolk, Washington et New York. Lors de ce déplacement, il a rencontré différentes autorités civiles et militaires américaines, mais aussi les responsables de l’OTAN, avant de se rendre au siège des Nations Unies.

 

Le 3 juin, le général de Villiers était à Washington pour participer à différentes rencontres de niveau politico-militaire. Il s’est tout d’abord rendu au Pentagone où il a retrouvé son homologue, le général Dempsey. Lors de cette rencontre, les deux CEMA ont fait le point des différents volets de la coopération militaire bilatérale, avant de conduire un briefing opérationnel qui a plus particulièrement porté sur la lutte contre le terrorisme au Sahel et au Levant. A l’issue de cette rencontre, le général de Villiers a été reçu par le sénateur Jack Reed, doyen des sénateurs américains, ainsi que par le sénateur John McCain, membre de la commission des forces armées du Sénat américain. A chaque fois, les interlocuteurs du général de Villiers ont salué l’action des forces françaises, considérée comme essentielle, en particulier dans le cadre des engagements que conduit la France au Sahel aux côtés de ses partenaires africains.

 

Le lendemain, le général de Villiers s’est rendu à Norfolk au sein du commandement allié pour la transformation de l’OTAN (Allied Command Transformation - ACT). Évoquant le rôle de « plateforme de l’interopérabilité » que devait continuer à jouer ce commandement, le CEMA est revenu sur les enjeux liés à la rénovation stratégique de l’OTAN, ainsi que sur le rôle moteur que la France entend jouer dans la mise en œuvre de ses principaux axes (interopérabilité, réaction rapide, et rationalisation budgétaire), points qu’il avait évoqués fin mai à l’occasion de la réunion du comité des chefs d’état-major de l’OTAN à Bruxelles [lien vers brève]. Le CEMA a également rencontré le général Jean-Paul Paloméros, commandant suprême allié pour la transformation de l’OTAN (SACT), auquel succédera bientôt le général Denis Mercier, actuel chef d’état-major de l’armée de l’Air.

 

Enfin, le CEMA s’est rendu au siège de l’ONU à New York, où il a été reçu en audience par le secrétaire général des Nations Unies, monsieur Ban Ki Moon. Ce dernier a remercié la France pour son engagement aux côtés de l’ONU, notamment dans la bande sahélo-saharienne où est déployée la MINSUMA, mission des Nations Unies pour la stabilisation au Mali. Lors de cette rencontre, le général de Villiers est revenu sur les enjeux des conflits actuels, et sur la nécessaire coordination entre les forces françaises, alliées et de l’ONU. Le CEMA a souligné qu’en République centrafricaine, Sangaris passait progressivement et avec succès le témoin aux forces de la MINUSCA. Les autres opérations de l’ONU auxquelles la France contribue ont également été abordées, dont celle de la force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL).

photo EMAphoto EMA
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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 07:55
Le moral des armées en danger

 

05 juin 2015 François de Lens - libertepolitique.com

 

Le général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, était auditionné le 20 mai dernier par la Commission défense de l’Assemblée nationale. Il n'a pas caché son inquiétude ; les difficultés matérielles et morales auxquelles sont confrontés ses hommes mettent en péril l'efficacité opérationnelle des troupes.

 

Les opérations menées de front par l’armée française (Barkhane, Serval, Sentinelle) ne pourront pas se poursuivre sur le long terme avec les effectifs actuels. « Cet engagement n’est pas tenable sans effectifs supplémentaires. […] Au total, à l’heure où je vous parle, environ 37 000 soldats sont déployés dans ces missions et dans la durée […]. On ne peut pas aller au-delà sous prétexte que les militaires ne se plaignent pas. »

 

Le général a rappelé que le manque d’effectifs met en péril l’intégrité des soldats. « L’emploi de ce volume de troupes déséquilibre actuellement les armées, et singulièrement l’armée de terre : la préparation opérationnelle a été réduite, des engagements internationaux ont été annulés, des relèves modifiées ; en outre, des soldats ont eu leurs permissions diminuées, voire supprimées, certains entamant en ce moment leur troisième rotation, ce qui correspond parfois à douze semaines d’engagement – sur seize – depuis la mi-janvier. »

 

Le moral des troupes

 

Ce déséquilibre est accentué par la taille des théâtres d’opérations. « La zone d’opération au Sahel représente à elle seule près de huit fois la superficie de la France », ce qui rallonge les trajets et les communications. Les conditions d’action sont dures : la température, le vent, le sable usent le matériel – par ailleurs vieillissant – et obligent à des réparations sérieuses, quand cela est possible. En effet « quelque 20 % des matériels terrestres de retour de l’opération Barkhane sont irrécupérables ».

 

Le général a aussi insisté sur le moral des troupes, « sujet majeur de préoccupation » : entre la lassitude engendrée par l’opération Sentinelle et la dégradation des conditions de vie des militaires, il est à surveiller de près. « Le moral de nos armées est un sujet crucial, car ce sont les forces morales qui font la différence sur le terrain.

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 07:55
photo ECPAD

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04.06.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

L'Afghanistan avait mis à mal les matériels de l'armée de terre française. La BSS les achève, selon le général Pierre de Villiers devant les députés de la commission de la Défense. Surtout quand ces équipements ne sont pas d'une première jeunesse: "Il faut avoir à l’esprit l’état réel de nos équipements : lors de mon déplacement à Tessalit, il y a une quinzaine de jours, j’ai embarqué dans un véhicule de l’avant blindé (VAB) livré en… 1983", a ainsi raconté le CEMA le 21 mai.

 

Extraits de son audition:
 

"La pression opérationnelle exercée par les OPEX sur les armées est accentuée par deux facteurs principaux. Le premier facteur concerne les élongations. Les opérations se déroulent sur des zones aux dimensions très importantes qui mettent sous tension nos moyens de transport aéroterrestres avec une surconsommation de leur potentiel. La zone d’opération au Sahel, on ne le dit pas assez, représente à elle seule près de huit fois la superficie de la France, ce qui implique des temps de vol importants pour que nos avions et nos hélicoptères arrivent sur leurs objectifs, et nécessite deux fois plus de moyens de communication qu’un autre théâtre. Autre illustration de ces élongations : l’évacuation de nos ressortissants par la marine, le mois dernier au Yémen, s’est déroulée à 5 000 kilomètres de nos frontières.
Le deuxième facteur est la dureté des théâtres et des opérations. Les conditions d’engagement sont extrêmes pour le personnel comme pour les équipements. Au nord du Mali, du fait de la chaleur – quelque 45 degrés –, chaque homme consomme chaque jour plus de douze litres d’eau. Le caractère abrasif des sables du Sahel et du Levant, de la rocaille des massifs du nord du Mali et de la latérite centrafricaine, conjugué aux vents violents, à la chaleur et aux amplitudes de température de ces théâtres, provoquent également une usure accélérée de nos matériels. Pour les vecteurs aériens, notamment les hélicoptères, ces conditions extrêmes provoquent une dégradation majeure des ensembles mécaniques."

Conséquence: quelque 20 % des matériels terrestres de retour de l’opération Barkhane sont irrécupérables.

 

Le texte de l'audition du général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, sur le projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2015 à 2019 est à lire ici.

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 12:45
photo EMA / ECPAD

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28/05/2015 Sources : Etat-major des armées

 

A l’invitation des chefs d’états-majors du G5 du Sahel, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées (CEMA), a participé à la troisième réunion de cette instance organisée à N’Djamena le mercredi 27 mai. Le général de division Jean-Pierre Palasset, commandant de la force Barkhane était également présent, aux côtés du CEMA.

 

Créé le 16 février 2014 à l’initiative des chefs d’Etat de la région sahélo-saharienne, le G5 Sahel est un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale, destiné à coordonner les politiques de développement et de sécurité de ses membres. Il peut se réunir selon différents formats, dont celui des chefs d’état-major des armées.

 

Le 27 mai, un peu plus d’un an après le premier le G5 du Sahel organisé à Niamey, les chefs d’état-major des pays membres se sont réunis pour évoquer l’évolution de la menace constituée par les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne. Ils ont, à cette occasion, confirmé leur volonté de poursuivre et de renforcer la coopération pour faire face à cette menace et réduire les risques que ces groupes font peser sur la stabilité régionale. Après avoir souligné la pertinence du partenariat engagé pour traiter les menaces transfrontalières liées au terrorisme et à ses activités parallèles, les CEMA africains ont réaffirmé leur détermination à agir ensemble et remercié le général de Villiers pour l’appui de Barkhane qui demeure essentiel.

 

Après avoir exposé leur évaluation de la situation sécuritaire dans la BSS, les chefs d’état-major africains et le CEMA ont noté les progrès encourageant des derniers mois, soulignant l’efficacité des actions conjointes menées avec la MINUSMA et la force Barkhane, qui permettent de maintenir une pression constante sur les groupes armés terroristes. Le CEMA a salué l’engagement africain et la vigueur de ses combattants dans la lutte contre le terrorisme. Puis ils sont plus spécifiquement revenus sur la menace liée au groupe Boko Haram et aux risques qu’elle représente sur la stabilité régionale.

 

Solidaires, les membres du G5 du Sahel ont rappelé que le risque terroriste ne connaissait pas de frontière et que la lutte devait être envisagée de façon globale, vision portée et soutenue par le général de Villiers. Déterminés, ils ont réaffirmé leur volonté d’agir collectivement, en lien avec les forces françaises, en poursuivant leurs partenariats stratégiques bilatéraux et multilatéraux. Cette volonté a été scellée par la signature d’un communiqué final consolidant la coopération engagée par les cinq Etats africains et la France. Le général de Villiers et ses homologues africains ont ensuite été reçus par le président Idriss Déby.

 

A l’occasion de ce déplacement, le CEMA s’est également rendu au camp « Kossei » pour inspecter la force Barkhane. Ce temps d’échange au contact des soldats en opération a également été l’occasion pour le général de Villiers de leur réitérer sa confiance et celle du Président de la République. Il a également souligné que la réactualisation de la loi de programmation militaire leur donnerait les moyens de poursuivre leur action au service de la défense et de la sécurité des Français. Le CEMA a aussi rappelé à cette occasion que la lutte contre le terrorisme nécessiterait un engagement sur le long terme et qu’il fallait rester collectivement déterminé.

 

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 11:50
photo NATO

photo NATO

 

21/05/2015 Source: Etat-major des armées

 

Les 20 et 21 mai 2015, le général d’armée Pierre de Villiers était à Bruxelles pour retrouver les chefs militaires de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN).

 

Ce comité, qui réunit trois fois par an les chefs d’états-majors des pays membres de l’OTAN, revêtait une dimension particulière puisqu’il intervenait à mi-chemin entre la dernière rencontre des vingt-huit chefs d’état et de gouvernement membre de l’Alliance et leurs partenaires à Newport (septembre 2014) et leur prochain sommet qui aura lieu à Varsovie en juillet 2016. Cette session a donc permis de faire le point sur la feuille de route adoptée lors du sommet de Newport concernant l’avenir de l’OTAN et son adaptation stratégique.

 

Au cours de ces deux jours, les chefs d’état-major sont longuement revenus sur la mise en œuvre du « plan d’action pour la réactivité » (Readiness Action Plan – RAP) de l’OTAN et, plus précisément, la montée en puissance de la force interarmées à très haute réactivité (Very high readiness Joint Task Force –VJTF). Le général de Villiers a rappelé que l’évolution de l’environnement sécuritaire nécessitait plus que jamais de renforcer la capacité à agir rapidement, que ce soit dans un cadre national comme en coalition.

 

Les chefs d’état-major sont ensuite revenus sur la situation sur le « flanc Est » de l’Europe et l’action menée au titre des mesures d’assurance. Le CEMA a indiqué que la France continuait de contribuer à ces mesures, que ce soit dans le cadre des exercices planifiés par l’Alliance ou par la présence d’éléments français dans la région, qu’il s’agisse d’éléments aériens, maritimes ou, plus récemment, terrestre avec le déploiement d’un détachement blindé en Pologne. Les chefs militaires ont également abordé la question des enjeux sécuritaires sur le « flanc Sud » (régions africaine, proche et moyen orientale), ce qui a permis au général de Villiers d’évoquer les engagements français dans la lutte contre le terrorisme dans la bande sahélo-saharienne et au Levant.

 

Le CEMA et ses homologues de l’Alliance ont confirmé la nécessité de poursuivre la dynamique visant à renforcer l’interopérabilité en soulignant que l’OTAN constituait un cadre d’entraînement privilégiée permettant aux partenaires d’optimiser les échanges de savoir-faire opérationnels.

 

En cette période de commémoration, cette session a été ponctuée par une cérémonie de dépôt de gerbe à la mémoire des militaires, hommes et femmes, qui ont sacrifié leur vie dans des opérations et des missions dirigées par l’OTAN.

 

Ce comité militaire s’est clos sur une tonalité particulière puisqu’il s’agissait du dernier présidé par le général danois Knud Bartels auquel succèdera l’ancien CEMA tchèque, le général Petr Pavel en juin prochain.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:50
photo EUMC / EMA

photo EUMC / EMA

 

19/05/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 19 mai 2015, le général d’armée Pierre de Villiers s’est rendu à Bruxelles pour participer au Comité Militaire de l’Union Européenne (CMUE).

 

Au-delà de l’opportunité qu’elle offre aux chefs d’état-major européens de s’entretenir directement, cette édition du CMUE revêt un intérêt particulier. Elle se déroule à un mois de la tenue, les 25 et 26 juin prochains, d’un Conseil européen en partie consacré aux questions de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC).

 

L’actualité a placé la Méditerranée en première ligne des débats au lendemain des dramatiques naufrages de migrants au large de l’Italie. Le 18 mai, les ministres de la Défense européens ont pris la décision d’établir une opération conjointe pour faire face à cette situation. D’ores et déjà baptisée force européenne maritime en Méditerranée (EUNAVFOR MED), celle-ci entend contribuer à la lutte contre les trafics de migrants en Méditerranée. Les CEMA ont donc abordé les modalités d’application de cette opération, dont le lancement est prévu le 22 juin.

 

Les chefs d’état-major ont ensuite fait le point sur les missions conduites dans le cadre de l’Union Européenne, dont l’opération EUNAVFOR ATALANTA (« Atalante ») qui, depuis son déploiement en 2008, lutte contre la piraterie dans le Golfe d’Aden et protège l’acheminement des bâtiments du Programme Alimentaire Mondial.

 

Différentes missions de formation et de conseil ont également été abordées, telles qu’European Union training mission (EUTM) Mali ou European Union military assistance mission(EUMAM) RCA, toutes deux à l’œuvre dans des Etats qui sont aussi des théâtres où sont engagées les forces françaises, ce qui montre la complémentarité entre les actions nationales et européennes.

 

REPERES :

 

CMUE :

Le Comité Militaire de l’Union Européenne (CMUE) est l'organe militaire le plus élevé mis en place au sein de l’Union Européenne. Chargé de fournir à l’échelon politique des recommandations et des avis militaires sur toutes les questions militaires au sein de l'UE, il constitue une enceinte de consultation et de coopération militaire entre les Etats membres. Les chefs d’état-major des différentes armées européennes s'y retrouvent ainsi pour étudier les questions relevant du domaine de la prévention des conflits et de la gestion des crises.

 

EUNAVFOR ATALANTA (Atalante) :

L’opération Atalanteest une opération navale de l’Union Européenne sous commandement britannique lancée le 10 décembre 2008 et dont le mandat court jusqu’en décembre 2016. La mission vise à assurer la sécurité du trafic maritime dans le golfe d’Aden et dans le Sud-Est de la Somalie, mais aussi de dissuader, prévenir et réprimer les actes de piraterie. Au cours des trois dernières années, ces actes se sont stabilisés à un niveau quasi-nul.

 

EUTM Mali :

Depuis 2013, vingt-huit nations sont engagées dans la mission de l’Union Européenne EUTM Mali (European Union Training Mission), destinée à former les bataillons de l’armée malienne. Cette mission intègre également un volet de conseil et d’expertise au profit des forces maliennes. Six bataillons ont déjà été formés et un septième achève son cycle d’instruction à Koulikoro. Une vingtaine de militaires français sont engagés dans cette mission.

 

EUMAM RCA :

European military assistance mission (EUMAM) RCA est une mission de l’Union Européenne lancée le 16 mars 2015. Elle a pour but de prodiguer des conseils adaptés aux forces armées centrafricaines (FACA) en pleine reconstitution. Elle assiste les autorités politiques et militaires centrafricaines dans leur transition vers « une armée professionnelle, démocratiquement contrôlée et représentative de la diversité du peuple centrafricain ».

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