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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 08:45
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

 

10 décembre 2013 Var Matin

 

Engagée depuis octobre dans l’Opération Boali, la deuxième compagnie de Fréjus est intégrée à la force Sangaris qui doit désarmer les milices et favoriser la tenue des élections en 2014

 

Le déploiement des 1600 soldats français en Centrafrique s'étant achevé ce week-end, place au désarmement des milices pour faire cesser les combats. Le nouveau volet de l'opération française Sangaris lancée jeudi dernier, au sein de laquelle évoluent des hommes de la deuxième compagnie du 21e RIMa de Fréjus (infanterie de marine).

 

Ils sont quelque 160 militaires varois à intervenir aux côtés de quatre autres compagnies de combat. Pour des raisons de sécurité opérationnelle, aucun détail des mouvements ni des effectifs fréjusiens engagés n'a été communiqué hier par l'état-major des Armées qui compte dévoiler ses batteries au fur et à mesure des progressions sur le terrain entre Bangui, Bossangoa et les autres zones rouges du pays.

 

Transition

 

Signe que la tension monte, des échanges de tirs avaient lieu dès hier près de l'aéroport de Bangui. Aucun blessé n'était à signaler au sein de l'armée française confrontée à « des Séléka qui n'ont pas voulu déposer les armes ».

 

La deuxième compagnie du 21e RIMa qui avait relevé en Centrafrique une compagnie du 16e bataillon de chasseurs de Bitche début octobre, participait jusque-là à l'opération Boali. Le détachement était concentré principalement sur les missions de sécurisation des ressortissants et des points d'intérêt stratégiques français ainsi que la sécurisation de l'aéroport de M'Poko.

 

« Boali est à présent mis en veille au profit de Sangaris », précise l'état-major. La montée en puissance de cette force placée sous le commandement du général Soriano, doit s'affirmer comme « une force impartiale qui traitera de la même manière tout groupe armé susceptible de se montrer hostile ».

 

En tête de ses missions, et donc de celles des marsouins varois, sécuriser la région en démilitarisant les groupes armés anarchiques qui font régner la terreur, aider au déploiement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) et favoriser, voire « accélérer » comme le souhaite le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, le processus de transition politique. En ligne de mire les élections de 2014.

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 08:45
Centrafrique: il était temps d'agir dit Hollande à Bangui

 

10 décembre 2013 20h33 Romandie.com (AFP)

 

BANGUI - Le président français François Hollande a déclaré mardi soir à Bangui qu'il était temps d'agir en Centrafrique face aux massacres, après avoir rendu hommage au deux soldats français tués quelques heures plus tôt lors d'une opération de désarmement de milices.

 

Arrivé à l'aéroport de Bangui - placée sous couvre-feu - où se trouve la base des forces françaises, où il est arrivé en provenance d'Afrique du Sud après avoir assisté à la cérémonie d'hommage à l'ancien président sud-africain Nelson Mandela, M. Hollande s'est recueilli devant les cercueils des deux paras tués.

 

Les deux hommes ont été tués dans la nuit au cours d'un accrochage avec des assaillants non identifiés dans quartier proche de l'aéroport. Il s'agit des premières pertes françaises depuis le déclenchement jeudi soir de l'intervention française Sangaris, dans la foulée d'un feu vert de l'ONU.

 

L'émotion, elle est évidente après ce qui s'est produit: deux soldats qui sont morts pour la mission qui leur avait été confiée, qui se poursuit, et d'autres soldats qui sont encore en ce moment même, au moment où je suis présent, sur le terrain, pour pacifier cette ville et ce pays, a déclaré le président.

 

Il était temps d'agir (...) Ici même à Bangui près de 400 personnes ont été tuées. Il n'était plus le temps de tergiverser, a déclaré M. Hollande devant les troupes françaises, alors que la ville était survolée en permanence par des avions et des hélicoptères de combat.

 

La France, ici en Centrafrique, ne recherche aucun intérêt pour elle même (...) La France vient défendre la dignité humaine, a ajouté le président français.

 

Antoine et Nicolas (NDLR: prénoms des deux soldats) sont morts pour la France, pour une belle mission où ils ont donné leur vie pour en sauver d'autres, a-t-il ajouté.

 

Après l'hommage rendu aux soldats, M. Hollande devait s'entretenir à l'aéroport avec les autorités centrafricaines de transition, dont le président Michel Djotodia, vivement critiqué ce week-end par le chef de l'Etat français et qui a présenté mardi soir ses condoléances à la France dans un message radio-diffusé.

 

Le président français avait notamment accusé l'ancien chef rebelle, arrivé au pouvoir en mars à la tête de la coalition rebelle Séléka qui a ensuite dissoute, d'avoir laissé faire les massacres inter-religieux de ces derniers jours qui ont fait quelque 400 morts.

 

Selon l'état-major français, la quasi-totalité des groupes armés ont été désarmés sans incident majeur et en moins de 24 heures, avec le soutien de la force africaine (Misca). Les bases des Séléka dans les quartiers ont été évacuées, et leurs combattants rassemblés dans plusieurs camps militaires.

 

La confusion continuait de régner dans une grande partie de la capitale centrafricaine, ont constaté des journalistes de l'AFP.

 

L'urgence pour les militaires français semble désormais de contenir la vengeance des populations de la capitale, en très grande majorité chrétiennes, contre les ex-Séléka et la minorité civile musulmane qui y est associée.

 

Frustrés d'avoir été désarmés et cantonnés dans leurs bases, beaucoup d'hommes de la Séléka sont de leur côté furieux d'avoir été privés par les Français de tout moyen de se défendre --avec leurs familles et leurs proches-- face à la vindicte populaire.

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 08:45
photo EMA

photo EMA

 

 

11 décembre 2013 à 04:25 Par RFI

 

Le Burundi avait promis d’envoyer des troupes au sein de la Misca en Centrafrique depuis plus de deux mois, mais le pays s’était heurté jusqu’ici au manque de matériels et à des problèmes de logistiques. Or, depuis la dégradation de la situation dans ce pays, l’intervention de l’armée puis le sommet de l’Elysée, les choses ont changé. La France, qui veut être épaulée par une Misca renforcée, s’est impliquée et comme par miracle, les problèmes ont été résolus, du coup les troupes burundaises devraient être sur place avant la fin de la semaine, selon l’armée burundaise.

 

Les troupes burundaises étaient prêtes depuis un bon moment, un bataillon de 850 hommes préparés dans un premier temps pour être envoyés en Somalie.

 

Mais devant l’urgence de la situation en Centrafrique, Bujumbura a accepté de déployer ces troupes dans ce pays. Restait à résoudre la question de leur acheminement à Bangui et c’est la France qui s’est chargée de demander aux Etats-Unis de donner un coup de main dans ce sens, selon un communiqué du ministère américain de la Défense. Deux avions militaires américains sont attendus à Bujumbura d’un moment à l’autre.

 

« Les militaires burundais qui ont été choisis pour participer dans la mission de maintien de paix en République centrafricaine sont prêts, l’équipe est déjà prête, affirme le porte-parole de l’armée burundaise, le colonel Gaspard Baratuza. C’est bataillon, qui se trouve à l’aéroport international de Bujumbura. D’un moment à l’autre, il peut décoller. »

 

Après plus d’une décennie de guerre civile qui a pris fin en 2006, le Burundi est en train de s’imposer dans de nombreuses missions de paix. Ce pays a déjà déployé en Somalie quelque 5 500 soldats au sein de l’Amisom en Somalie, un contingent de près de 500 hommes est prêt à être déployé au Mali et Bujumbura se dit prêt à examiner toute demande supplémentaire en faveur de la Centrafrique.

 

« Pour le moment, on a demandé un bataillon, on a préparé un bataillon. On est à la hauteur et s’il y a une demande supplémentaire, on est prêt à examiner le cas. »

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 22:22
Sangaris : point de situation du 10 décembre

 

 

10/12/2013 22:17 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Sangaris en Centrafrique

 

A Bangui, dans la nuit du 9 au 10 décembre 2013, peu avant minuit, une section de la force Sangaris a été prise à partie à très courte distance au cours d’une patrouille à pied conduite dans le cadre de la mission de désarmement des groupes armés présents dans la capitale centrafricaine. Les militaires français ont immédiatement riposté. Durant l’échange de tirs, deux militaires français ont été grièvement blessés. Ils ont immédiatement été pris en charge par leurs camarades avant d’être évacués vers l’antenne chirurgicale avancée (ACA) sur l’aéroport de M’Poko, où ils sont décédés des suites de leurs blessures. Les militaires français tués au cours de cette action sont deux soldats du 8e régiment parachutiste d’infanterie de Marine (8e RPIMa) de Castres. Il s’agit des deux premiers militaires français à mourir au combat depuis le début de l’opération Sangaris en République Centrafricaine.

 

En début de soirée, le Président de la République, Monsieur François Hollande, s’est rendu à Bangui auprès des militaires français déployés sur l’aéroport de M’Poko. A son arrivée, il a été accueilli par le premier ministre centrafricain, Monsieur Nicolas Tiangaye, par le chef d’état-major des armées (CEMA), l’amiral Edouard Guillaud, par le commandant de la force Sangaris, le général de brigade Francisco Soriano, et par l’ambassadeur de France en Centrafrique, Monsieur Charles Malinas. Il s’est dans un premier temps recueilli devant les corps des deux militaires français morts au combat dans la nuit avant de s’adresser aux militaires français déployés sur l’aéroport de M’Poko. Il s’est ensuite entretenu avec les autorités militaires et avec les autorités de transition centrafricaines.

 

La France poursuit avec la Force multinationale des Etats d’Afrique de l’ouest (FOMAC) le désarmement de façon impartiale de l’ensemble des éléments armés qui n’ont pas déposer les armes, conformément aux mesures énoncées et relayées par l’autorité de transition le 7 décembre. Celles-ci stipulent que seules les forces armées de police et de gendarmerie sont autorisées à circuler dans la capitale dès lors qu’elles portent un uniforme et des signes distinctifs formels ; que le port d’arme est prohibé pour tout autre individu et enfin que  tous les membres des groupes armés doivent se rendre dans un point unique de cantonnement.

 

Le but de ces mesures est de créer les conditions sécuritaires minimales pour la prise en charge de la situation par la future Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA).

 

Sangaris : point de situation du 10 décembre

Au nord, dans la région de Bossangoa, les militaires français ont poursuivi leurs patrouilles.

 

Environ 1600 militaires français sont actuellement déployés en République Centrafricaine. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et faciliter la montée en puissance de la MISCA et son déploiement opérationnel.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 22:05
45 ans d’opérations militaires françaises en RCA

10/12/2013  -  Florent de Saint Victor - CDEF/DREX

 

Au moment du déclenchement de l’opération Sangaris, retour sur 45 années d’opérations en Centrafrique.

 

Points nouveaux qui apparaissent à la faveur des derniers événements (mars à novembre 2013)


• Apparition d’une dimension religieuse dans le conflit (la Séléka composée principalement de musulmans, milices d’autodéfense dans les villages chrétiens dans le Nord-Ouest) alors que les conflits en RCA étaient plutôt marqués par la dimension ethnique.
• Influence de « soldats » soudanais visible chez les rebelles de la Séléka.
• Coexistence de bandes armées de la Séléka et de FACA restructurées dans Bangui, le Nord et le Centre du pays.
• Action de la France en préparation pour raison humanitaire (risque de génocide), déclenchée seulement après une résolution de l’ONU (alors qu’en 2003, 2006, 2007 la France intervenait sans résolution de l’ONU et pour protéger ses ressortissants).
• Projection de moyens lourds par voie maritime puis par route en plus des projections aériennes, contrairement aux opérations précédentes légères et assurées presque entièrement par voie aérienne.

 

Note RPDefense : merci à Michel Goya pour l'information.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 20:37
Le président français François Hollande est arrivé mardi soir à Bangui

 

10.12.2013 20h09 Romandie.com (ats)

 

Le président français François Hollande est arrivé mardi soir à Bangui, placée sous couvre-feu. Il s'est recueilli devant les cercueils des deux soldats français tués quelques heures plus tôt lors d'opérations de désarmement de milices.

 

Accompagné notamment du chef de la diplomatie française Laurent Fabius, M. Hollande est arrivé à 19h15 à l'aéroport de Bangui, où se trouve la base des forces françaises, en provenance d'Afrique du Sud où il avait assisté à la cérémonie d'hommage à l'ancien président sud-africain Nelson Mandela.

 

Le chef de l'Etat français s'est recueilli dès son arrivée devant les cercueils des deux paras tués dans la nuit de lundi à mardi, alors que Bangui était survolée en permanence par des avions de combat. Il s'agit des premières victimes dans les rangs militaires français depuis le déploiement de l'opération en Centrafrique, en appui aux forces africaines. Cinq jours après le début officiel de son intervention en Centrafrique, l'armée française fait face à des "accès de violence", pillages et tentatives de représailles contre les civils musulmans, lourds de menaces pour la suite des événements.

 

Coups de feu, mouvements de foule, corps sans vie sur la chaussée: la confusion a régné une grande partie de la journée dans le quartier "Combattant", proche de l'aéroport M'Poko.

 

C'est dans un quartier voisin que deux militaires français ont été tués dans un accrochage au cours de la nuit, lors d'un échange de tirs "à très courte distance". Selon l'état-major, l'échange de feu "extrêmement nourri" a eu lieu vers 23h30 à l'est de l'entrée de l'aéroport.

 

La France a déployé un contingent de 1600 soldats en Centrafrique, pour l'essentiel dans Bangui, mais aussi dans le nord-ouest du pays. Il vient appuyer la force africaine présente sur place, la Misca, désormais forte de 3000 soldats. Les soldats français ont pour mission de "rétablir la sécurité, protéger les populations et garantir l'accès de l'aide humanitaire".

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 20:09
Centrafrique: comment sont morts les deux soldats français

 

10/12/2013 Par LEXPRESS.fr

 

Les deux soldats français morts au combat en Centrafrique lundi, Antoine Le Quinio et Nicolas Vokaer, étaient âgés de 22 et 23 ans. L'Express fait le point sur l'"accrochage" qui s'est produit dans la nuit de lundi à mardi.

 

Cinq jours après le début de l'opération Sangaris en Centrafrique, deux soldats français ont trouvé la mort au cours des opérations de désarmement des milices. 

 

Qui sont les deux soldats tués en RCA?

Les soldats de 1ère classe Antoine Le Quinio et Nicolas Vokaer, du 8e RPIMa de Castres, étaient âgés respectivement de 22 et 23 ans. Tous deux célibataires et sans enfant, ils étaient engagés depuis 2011. 

Les deux soldats avaient déjà été engagés en Centrafrique dans le cadre de l'opération Boali en mars, puis au Gabon en octobre. Ils faisaient partie des renforts envoyés en RCA à la suite du déclenchement de l'opération Sangaris. Selon leur biographie officielle, publiée sur le blog Lignes de défense, ils se distinguaient par leur professionnalisme et avaient reçu des lettres de félicitations "pour la qualité des services rendus". 

 

Que s'est-il passé?

Selon le porte-parole de l'état-major, le colonel Gilles Jaron, les deux jeunes militaires marchaient en tête d'un groupe d'une trentaine d'hommes, dans la nuit de lundi à mardi. Ils venaient de débarquer de leurs véhicules blindés pour patrouiller à pied quand l'accrochage s'est produit, environ 400 mètres plus loin. 

Vers 23h30, un échange de feu "extrêmement nourri" avec des individus munis d'armes légères s'est déroulé à 1,2 km à l'est de l'aéroport M'Poko de Bangui, où est basé l'essentiel du contingent français. Les deux militaires sont décédés peu après de leurs blessures, malgré leur prise en charge par l'antenne chirurgicale de l'aéroport de Bangui. 

Antoine Le Quinio et Nicolas Vokaer ont été tués "à très courte distance" a indiqué a indiqué le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian dans un communiqué.  

Aucun assaillant n'a été retrouvé sur les lieux de l'incident.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 18:21
Centrafrique: l'intervention française sera l'affaire de quelques mois (Ayrault)

 

10 décembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

PARIS - Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a assuré mardi à l'Assemblée nationale que l'intervention française en Centrafrique, au cours de laquelle deux soldats français ont été tués dans la nuit, serait l'affaire de quelques mois.

 

Le Président de la République l'a dit très clairement: notre intervention sera rapide, elle n'a pas vocation à durer, a ajouté le Premier ministre lors d'un débat sans vote au Parlement sur l'opération française en Centrafrique.

 

Le désengagement de nos forces commencera dès que la situation le permettra, en fonction de l'évolution sur le terrain et de la montée en puissance des capacités opérationnelles des forces africaines, a expliqué le chef du gouvernement, pour qui ce doit être l'affaire de quelques mois.

 

M. Ayrault a affirmé que la France n'agissait pas en gendarme de l'Afrique. Le temps de la Françafrique est terminé! a-t-il lancé, ajoutant que la France répond à l'appel de ses partenaires africains et fait face à l'urgence absolue de prévenir une spirale de massacres.

 

Pour la France, l'inaction n'était pas une option, a aussi expliqué M. Ayrault, ajoutant: attendre, c'était prendre le risque d'un désastre. Attendre, c'était nous exposer au risque d'une intervention ultérieure, beaucoup plus coûteuse et difficile, a-t-il fait valoir.

 

Au cinquième jour de l'opération Sangaris, le Premier ministre a rappelé les objectifs de l'intervention.

 

Premièrement, rétablir la sécurité en République centrafricaine, enrayer la spirale d'exactions et la dérive confessionnelle, et permettre le retour des organisations humanitaires ainsi que le déploiement des structures étatiques de base, a détaillé M. Ayrault.

 

L'intervention des 1.600 soldats français doit aussi favoriser la montée en puissance rapide de la Misca (la force panafricaine présente en Centrafrique, ndlr) et permettre son plein déploiement opérationnel, a poursuivi M. Ayrault.

 

La Misca doit en effet être en mesure d'assurer le contrôle de la situation sécuritaire, de désarmer les milices et de faciliter la transition politique, a-t-il dit.

 

La France n'est pas seule, a-t-il aussi assuré. Elle bénéficie du soutien politique de tous les membres du Conseil de sécurité des Nations unies. Le secrétaire général des Nations unies a encore lancé, vendredi dernier, un appel d'urgence sur la situation en République centrafricaine. La France agit (...) aux côtés des Africains, regroupés au sein de la Misca.

 

M. Ayrault a rappelé par ailleurs que l'Union européenne l'accompagne depuis le début, avec des capacités de financement, que le Royaume-Uni a mis des moyens aériens à disposition, que la Belgique se prépare à apporter son appui, ou encore que les Etats-Unis fourniront, dans les prochains jours, des capacités de transport pour les contingents africains et ont promis 40 millions de dollars pour la Misca.

 

Cette cause est juste. Elle correspond à l'idée même que la France se fait de sa place dans le monde, a-t-il conclu.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 17:45
photo EMA ECPAD

photo EMA ECPAD

 

10/12/2013 Par Adrien Jaulmes – LeFigaro.fr

 

Deux soldats français sont morts dans la nuit de lundi à mardi à Bangui. Dès ce matin, nombre de patrouilles françaises ont été suspendues dans la capitale de Centrafrique, où est attendu le président Hollande.

 

La situation évolue très vite à Bangui. Après la mort dans la nuit de deux soldats français du 8ème RPIMa, les patrouilles françaises ont quasiment cessé en ville, mardi depuis le début de la matinée. Les hélicoptères français survolent Bangui, mais dans les rues, on croise surtout les camionnettes camouflées des ex-Séléka chargées de combattants, qui sont ressortis des casernes où ils étaient cantonnés. Souvent assez agressifs, très critiques envers la France, ils interviennent dans les quartiers où la population non-musulmane avait commencé à profiter de leur absence pour se livrer à du pillage et à des attaques contre des mosquées.

 

Dans le quartier ‘Combattants', qui commence juste à la sortie de l'aéroport M'Poko, la foule a pillé les boutiques musulmanes du marché, avant d'être dispersés par les ex-Séléka.

 

Les opérations de désarmement débutées lundi par les soldats français dans les rues semblent avoir cessé. Ces actions avaient eu pour conséquence de donner le signal de la revanche aux foules de non-Musulmans, qui suivaient les soldats français pour se livrer à des exactions contre les Musulmans, une fois ceux-ci désarmés.

 

Tireurs d'élites à l'aéroport

 

François Hollande a annoncé lundi matin une escale surprise en Centrafrique, à son retour d'Afrique du Sud. Le président français atterrira au beau milieu d'une situation qui se détériore à grande vitesse. L'aéroport de M'Poko, base militaire, camp de réfugiés et dernier lien de Bangui avec le monde extérieur, offre un bon résumé du casse-tête que la France doit tenter de résoudre en RCA.

 

Le terminal et le camp militaire voisin abritent les troupes françaises et les contingents africains de la FOMAC, soit environ 3000 hommes en tout, retranchés derrière des barbelés. Des tireurs d'élite français et des postes de tir de missiles Milan font le guet sur le toit de l'aéroport.

 

Dans les hangars de l'aéroclub, dans les herbes qui entourent la piste, et jusque sur une partie du tarmac, M'Poko est aussi devenu un vaste camp de réfugiés. Plus de 10.000 habitants de divers quartiers de Bangui, terrorisés par les exactions de l'ex-Séléka, sont venus se réfugier à proximité des positions françaises. La situation sanitaire se détériore très rapidement, en l'absence de latrines, d'eau potable et de logement. Les gens, hommes, femmes et enfants, dorment sous les avions dans les hangars, dans l'herbe, à même le sol, ou dans des abris fait d'herbes tressées.

 

Pour corser le tout, se trouvent parmi ces réfugiés de nombreux jeunes hommes, souvent ex-FACA (Forces Armées Centrafricaines), qui brûlent de se venger sur les ex-Séléka, dès que ces derniers auront été désarmés par les Français. Et, pour faire bonne mesure, sur n'importe quel musulman. Les ex-Séléka accusent évidemment la France de se faire complice d'assassins en puissance.

 

La position ambiguë de Djotodia

 

Si François Hollande sort du périmètre de M'Poko, passe le panneau Bienvenue à Bangui, il entrera directement dans le quartier ‘Combattants', où ont eu lieu les plus violents combats entre paras français et éléments de l'ex-Séléka, et aussi des pillages et lynchages contre les Musulmans. Ailleurs dans Bangui, rumeurs de violences interconfessionnelles, mosquées brûlées et pillages divers, alimentent le cycle de la peur et de la violence.

 

On ignore si le président de transition centrafricain, Michel Djotodia, rencontrera ou non François Hollande. Le président français avait annoncé au sommet de l'Élysée, la semaine dernière, qu'on ne pouvait «pas laisser en place» «un président qui n'a rien pu faire, qui a laissé faire». Depuis, Laurent Fabius et l'ambassadeur de France en Centrafrique ont rassuré Djotodia, en lui garantissant qu'il restera jusqu'à la fin de la période de transition.

 

La position de Djotodia est ambiguë. Il a été porté au pouvoir par les mêmes milices qu'on lui demande aujourd'hui de désarmer. Ces milices de l'ex-Séléka se sont, par leur brutalité et leurs exactions, aliénées la majorité non-musulmane de Bangui. Mais elles constituent pour Djotodia le dernier rempart de son pouvoir, voire même de sa sécurité personnelle, puisqu'il vit sous leur protection (et sous leur influence) dans l'enceinte du camp de Roux.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 15:55
France: l’intervention militaire en RCA questionne les parlementaires

 

 

10 décembre 2013 à 13:58 Par Anissa El Jabri - RFI

 

Après avoir obtenu le feu vert de l'ONU, la France a déployé 1 600 militaires en Centrafrique, en appui à la force africaine présente sur place, la Misca qui comprend 2 500 soldats. Deux soldats français ont été tués au cours d'un accrochage dans la nuit de lundi à mardi à Bangui, les premiers à tomber en Centrafrique depuis le déclenchement de l'opération Sangaris, a-t-on appris auprès de la présidence française. François Hollande, le chef de l’Etat, va se rendre ce mardi 10 décembre au soir dans la capitale centrafricaine.

François Hollande devrait arriver en Centrafrique dans la soirée et rester quelques heures sur place. Son programme, confie une source diplomatique n'est pas arrêté, mais il devrait s'entretenir avec les responsables de l'armée à Bangui, la capitale.

 

Questions

Au 5e jour de l'opération Sangaris, le consensus national sur l'intervention est loin d'être aussi fort que lors de la guerre au Mali. Personne aujourd'hui parmi les parlementaires français ne remet en cause l'objectif affiché : la sécurisation du pays. Mais ils sont nombreux à poser des questions sur la mise en œuvre de l'intervention. Pour le président du groupe UMP à l'Assemblée, reçu à Matignon ce mardi matin : « Il y a un certain nombre d'inquiétudes : la durée de cette intervention, l'isolement de la France sur le terrain, les moyens de financement... ». Et, poursuit Christian Jacob, « six mois d’intervention, ça n’est pas réaliste ».

 

→ A (RE)LIRE : En France, la Centrafrique à l'ordre du jour au Parlement

 

A l'autre bout de l'échiquier politique on fait part de ses doutes depuis l'annonce de l'opération Sangaris. Le chef de file des députés du Front de gauche, André Chassaigne l'a donc redit à la sortie de sa rencontre avec le Premier ministre. Il ressent « une forme de malaise » parce que « la France intervient encore une fois seule et risque d'apparaître aux yeux du monde comme étant le gendarme de l'Afrique ». Le député écologiste François de Rugy a exprimé ses craintes que l'intervention française ne s'enlise et qu'elle nécessite des troupes supplémentaires. « Quel est le volume de forces françaises qui va être mobilisé ? On a vu que cela avait déjà évolué de 1 200 à 1 600 hommes », a-t-il constaté.

« débat sans vote »

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault s'est efforcé de son côté de rassurer les parlementaires sur la durée et les chances de réussite de l'intervention française en Centrafrique. « L'information de la représentation nationale se poursuivra cet après-midi, avec la tenue d'un débat sans vote sur la situation en RCA, à l'Assemblée nationale et au Sénat », ont indiqué dans un communiqué les services du Premier ministre qui se sont félicités de « la large communauté de vues » des parlementaires reçus à Matignon.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 14:45
Sangaris : 2 militaires français tués lors d’un accrochage à Bangui

 

10.12.2013 Crédit: EMA/armée de Terre

 

Le 9 décembre 2013, peu avant minuit, à Bangui en République Centrafricaine (RCA), une section de la force Sangaris a été prise à partie à très courte distance au cours d’une patrouille.

 

Lors d’une patrouille à pied conduite dans le cadre de la mission de désarmement des groupes armés présents dans la capitale centrafricaine, un élément de la force Sangaris a été pris à partie à plusieurs reprises à l’arme légère d’infanterie par un groupe armé non-identifié. Durant l’échange de tirs, deux militaires français ont été très grièvement blessés.

 

Après avoir sécurisé la zone et apporté les premiers soins, la section s’est ré-articulée pour permettre l’évacuation des deux militaires vers l’antenne chirurgicale avancée stationnée sur l’aéroport de M’Poko où ils sont décédés des suites de leurs blessures.

 

Les militaires français tués au cours de cette action sont deux «marsouins parachutistes» du 8e Régiment parachutiste d’infanterie de Marine (8e RPIMa) de Castres. Il s’agit des deux premiers militaires français à mourir au combat depuis le lancement de l’opération Sangaris en RCA.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 13:45
Hollande doit rencontrer les autorités de transition centrafricaines mardi soir à Bangui

 

 

10 décembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

PARIS - François Hollande doit rencontrer mardi soir lors de son escale à Bangui les autorités de transition centrafricaines, en particulier le président Michel Djotodia qu'il avait vivement critiqué samedi, a-t-on appris dans l'entourage du président français.

 

Outre le président de transition, le chef de l'Etat français devrait s'entretenir avec le Premier ministre Nicolas Tiangaye, mais aussi saluer et encourager les soldats français engagés dans l'opération Sangaris, a-t-on précisé de même source. Deux d'entre eux ont été tués dans un accrochage à Bangui dans la nuit de lundi à mardi.

 

Au cours de cette brève visite, qui intervient alors que la situation est encore loin d'être sous contrôle en Centrafrique, François Hollande devrait appeler les autorités de transition, dont le président centrafricain, à leur sens des responsabilités et à faciliter par tous les moyens le retour au calme, indique-t-on encore dans l'entourage du chef de l'Etat français.

 

Samedi, le président Hollande avait vivement critiqué le président centrafricain, l'accusant notamment d'avoir laissé faire les derniers massacres à Bangui.

 

Ce dernier a réagi lundi, assurant avoir le soutien des autorités françaises. La déclaration de M. Hollande constitue un important soutien pour la transition qui n'a pas été remise en cause, contrairement aux allégations relayées par certains observateurs, a-t-il affirmé.

 

La visite surprise du chef de l'Etat français, qui assiste mardi à Johannesburg à l'hommage mondial à Nelson Mandela, intervient au cinquième jour de l'opération française Sangaris visant à rétablir la sécurité en Centrafrique.

 

Les soldats français ont entamé lundi une délicate opération de désarmement des milices et groupes armés, après une nouvelle vague de violences meurtrières qui a fait près de 400 morts dans la capitale.

 

La Centrafrique est plongée dans le chaos et un engrenage de violences communautaires et inter-religieuses entre chrétiens et musulmans depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 13:25
Les biographies officielles des soldats de première classe Vokaer et Le Quinio [morts pour la France] à Bangui

 

10.12.2013 par Philippe Chapleau  - Lignes de Défense
 

Le lundi 9 décembre 2013, peu avant minuit, une section de la force SANGARIS est prise à partie à très courte distance, au cours d’une patrouille dans Bangui. Durant l’échange de tirs, les parachutistes LE QUINIO et VOKAER ont été grièvement blessés. Ils ont été immédiatement pris en charge par leurs camarades, avant d’être évacués vers l’antenne chirurgicale avancée sur l’aéroport de M’Poko, où ils sont décédés des suites de leurs blessures. Le soldat de 1re classe Antoine LE QUINIO et son camarade le soldat de 1re classe Nicolas VOKAER sont les deux premiers militaires français à mourir au combat depuis le lancement de l’opération SANGARIS en République Centrafricaine.

 

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Né le 10 mai 1991 à Angers (49), le soldat de première classe Antoine LE QUINIO aura servi la France durant plus de deux ans. A 20 ans, le 4 juillet 2011, après avoir obtenu son baccalauréat option pilotage des systèmes de production automatisée, il souscrit pour cinq ans un contrat d’engagé volontaire de l’armée de Terre au Centre d’information et de recrutement des forces armées (CIRFA) d’Angers (49). Le 3 novembre 2011, il rejoint le 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (81) et suit sa formation initiale pour une durée de 6 mois. Le 24 février 2012, il y obtient son brevet parachutiste. Le 3 mai 2012, il est élevé à la distinction de soldat de 1re classe et est affecté à la 1re compagnie de combat du 8e RPIMa. Engagé discipliné et volontaire, il y occupe la fonction d’aide tireur ERYX et obtient le 26 février 2012 son certificat technique élémentaire (CTE) « combat débarqué » dans le domaine combat de l’infanterie. De décembre à mars 2013, il est désigné pour participer à l’opération BOALI 31 en République Centrafricaine en qualité d’aide tireur ERYX. Motivé et dynamique, il s’est particulièrement distingué par son professionnalisme tout au long de la mission. Il obtient une lettre de félicitation collective pour la qualité des services rendus. Sachant tirer profit des acquis de sa mission, parachutiste charismatique et robuste, il confirme à son retour son très fort potentiel. Le soldat de 1re classe LE QUINIO était engagé en qualité d’aide tireur ERYX au Gabon avec sa compagnie depuis le 17 octobre 2013.
Déployé en République Centrafricaine suite au déclenchement de l’alerte GUEPARD, le 5 décembre 2013, il prend part à l’opération SANGARIS. Le soldat de 1re classe Antoine LE QUINIO était titulaire de la médaille d’outre-mer avec agrafe RCA. Le marsouin parachutiste de 1re classe Antoine LE QUINIO était célibataire, sans enfant. Agé de 22 ans, il a été tué dans l’accomplissement de sa mission au service de la France.

 

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Né le 11 juillet 1990 à Tremblay en France (93), le soldat de première classe Nicolas VOKAER aura servi la France durant plus de deux ans. A 21 ans, le 6 juin 2011, après avoir obtenu son brevet d’études professionnelles option vente action marchande, il souscrit pour trois ans un contrat d’engagé volontaire de l’armée de Terre au Centre d’information et de recrutement des forces armées (CIRFA) de Noisy le Sec (93). Ce même jour, il rejoint le 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (81) et suit sa formation initiale pour une durée de 6 mois durant laquelle, remarqué par sa hiérarchie, il fait preuve d’un fort potentiel et de prédispositions pour le métier des armes. Le 6 décembre 2011, il est élevé à la distinction de soldat de 1re classe et est affecté à la 1re compagnie de combat du 8e RPIMa. La même année, il obtient le brevet parachutiste à Pau. Motivé, discipliné et volontaire, il y occupe la fonction de tireur spécialiste appui direct. Le 29 juin 2012, il obtient son certificat technique élémentaire (CTE) « voltige » dans le domaine combat de l’infanterie. De décembre 2012 à mars 2013, il est désigné pour participer à l’opération BOALI 31 en République Centrafricaine en qualité de tireur spécialiste appui direct. Assidu et dynamique, il s’est particulièrement distingué par son professionnalisme tout au long de la mission. Il obtient une lettre de félicitation collective pour la qualité des services rendus. A son retour, il reprend les activités permettant d’entretenir et d’affiner ses savoir-faire. Cette période permet de confirmer ses qualités de soldat et de frère d’armes. Il venait de signer un nouveau contrat de deux ans. Le soldat de 1re classe Nicolas VOKAER était engagé avec sa compagnie en qualité de tireur appui direct au Gabon depuis le 17 octobre 2013.
Déployé en République Centrafricaine suite au déclenchement de l’alerte GUEPARD, le 5 décembre 2013, il prend part à l’opération SANGARIS.Le soldat de 1re classe Nicolas VOKAER était titulaire de la médaille d’outre-mer agrafe Centrafrique et de la médaille de bronze de la défense nationale. Le marsouin parachutiste de 1re classe Nicolas VOKAER était célibataire, sans enfant. Agé de 23 ans, il a été tué dans l’accomplissement de sa mission au service de la France.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 12:27
Premières pertes françaises en Centrafrique: deux soldats tués à Bangui

 

 

10 décembre 201310h23 Romandie.com (AFP)

 

PARIS - Deux soldats français ont été tués au cours d'un accrochage dans la nuit de lundi à mardi à Bangui, les premiers à tomber en Centrafrique depuis le déclenchement de l'opération Sangaris jeudi, a-t-on appris auprès de la présidence française.

 

Le président François Hollande, qui doit se rendre mardi soir dans la capitale centrafricaine, a appris avec une profonde tristesse la mort au combat, la nuit dernière à Bangui, de deux soldats français du 8ème régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Castres (sud), a indiqué l'Elysée dans un communiqué.

 

Le chef de l'Etat exprime son profond respect pour le sacrifice de ces deux soldats qui ont perdu la vie pour en sauver beaucoup d'autres. Il renouvelle sa pleine confiance aux forces françaises engagées, aux côtés des forces africaines, pour rétablir la sécurité en République centrafricaine, protéger les populations et garantir l'accès de l'aide humanitaire, a encore ajouté l'Elysée.

 

Les soldats français ont entamé lundi dans Bangui une délicate opération de désarmement des milices et groupes armés, après une nouvelle vague de violences meurtrières qui avait près de 400 morts dans la capitale.

 

Un bref échange de tirs avait déjà éclaté en fin de matinée lundi près de l'aéroport M'Poko, sans faire de victimes dans les rangs français.

 

Ils étaient en intervention cette nuit et ils ont été accrochés pas loin de l'aéroport, a précisé le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, à l'issue d'une réunion d'information sur la Centrafrique convoquée mardi matin par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avant un débat au parlement.

 

Il y avait une patrouille cette nuit et ils ont été accrochés au cours de cette patrouille, a indiqué M. Bartolone. Ils ont été blessés, ils ont été transportés très rapidement vers l'antenne chirurgicale mais malheureusement, ils n'ont pas pu être sauvés, a-t-il expliqué.

 

Dimanche, le ministère de la Défense avait fait état d'une tension palpable entre soldats français et certains groupes armés dans les rues de la capitale centrafricaine, faisant référence aux combattants de l'ex-rébellion Séléka qui ont pris le pouvoir en mars et ont depuis lors commis de nombreuses excations contre les populations.

 

Lundi soir, l'état-major des armées à Paris avait indiqué que ces groupes armés qui tenaient les rues de Bangui avaient pour la plupart quitté leurs positions pour se regrouper dans un camp et que la population n'était plus menacée.

 

La Centrafrique est plongée dans le chaos et un engrenage de violences communautaires et inter-religieuses entre chrétiens et musulmans depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka.

 

Après avoir obtenu le feu vert de l'ONU jeudi, la France a déployé 1.600 militaires en Centrafrique, en appui à la force africaine présente sur place, la Misca (2.500 soldats).

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 11:55
En France, la Centrafrique à l'ordre du jour au Parlement

 

10 décembre 2013 à 09:09 Par RFI

 

Ce mardi 10 décembre 2013 à Matignon et au Parlement français, il est question de l'opération Sangaris. Dans la matinée, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault reçoit une vingtaine de responsables parlementaires, avant que ne soit organisé, dans l'après-midi, un débat sur le sujet au palais Bourbon et au Sénat.

 

Comme le stipule l’article 35 de la Constitution, le gouvernement dispose de trois jours pour informer le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l'étranger. Il doit préciser, à cette occasion, les objectifs poursuivis.

C’est dans ce cadre que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault devait recevoir ce mardi matin les principaux responsables parlementaires français. Tous les partis politiques sont représentés, à l'exception du Front national, qui n’a pas été convié.

 

Point sur les opérations en cours

Lors de cette réunion d’information, le chef du gouvernement devait faire un point sur les opérations en cours. Jean-Marc Ayrault doit ensuite s’exprimer dans l'après-midi devant les députés, en préambule au débat sur l'intervention française en Centrafrique. Un débat sans vote qui aura lieu au même moment au Sénat.

Au palais du Luxembourg, c'est traditionnellement le ministre des Affaires étrangères qui prend la parole au nom du gouvernement. Mais exceptionnellement, ce mardi, c’est le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian qui s’en chargera, Laurent Fabius étant en déplacement à Johannesburg pour l’hommage à Nelson Mandela.

L’opposition devrait à l’occasion de ce débat réaffirmer son soutien au gouvernement, même si elle n’hésitera pas à pointer du doigt l’isolement de la France. A l'UMP, on s'inquiète notamment du manque de soutien des autres pays de l’Union européenne.

→ À (RE)LIRE : L'espoir malgré tout en Centrafrique

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 11:45
photo EMA ECPAD

photo EMA ECPAD

10 décembre 2013  Par RFI
 

 

En Centrafrique, les forces françaises ont pris position dans le centre de Bangui. Des véhicules de transport blindés français (VAB) ont été déployés sur les grandes artères et des soldats effectuaient en plusieurs points de la ville des opérations de contrôle et de désarmement sous l’œil attentif de la foule. Mais, à la suite du désarmement de certains combattants restés en ville, la foule s’est laissée emporter par le désir de vengeance dans certains quartiers. Des combattants ex-Seleka ont été tués. Parfois leur famille a été inquiétée, et les populations musulmanes voient monter avec angoisse un discours de haine qui les pointe du doigt. Les populations chrétiennes qui ont fui les exactions, elles, se sont réfugiées dans les églises et notamment sur le site de Saint-Paul. Et même si le désarmement a commencé, ces populations ne se disent pas encore prêtes à rentrer chez elles.

 

Ils sont des milliers à avoir envahi depuis jeudi dernier, le 5 décembre, les cours de Saint-Paul. Comme à Bossangoa, les chrétiens du 7e arrondissement de Bangui sont venus chercher refuge sur les terrains de l’Eglise catholique. Sœur Annette est l’une des religieuses qui a vu arriver cette foule apeurée : « En ce moment, on a vraiment du monde et on a essayé de donner juste de l’eau, mais à manger c’est un problème. Il n’y a pas assez de toilettes, il y a les problèmes d’hygiène qui vont se poser. Il ne faut pas que ça dure parce que si ça dure, on ne sait pas quoi faire ».

Les familles se sont installées sur des nattes, qui couvrent une partie des jardins. A leurs côtés, du linge sèche étendu sur le sol. Un marché a été improvisé dans la cour de la paroisse. Des femmes pilent et préparent, ici ou là, le repas dans des marmites fumantes.

 

« On a peur »

Les enfants courent dans la boue. Certains jouent et chantent. Mais pour beaucoup de parents, il n’est pas encore question de rentrer à la maison : « On ne nous a pas encore précisé clairement s’ils sont déjà désarmés. Aujourd’hui on ne peut pas se décider pour mettre la vie des enfants en jeu, parce qu’ils tuent les enfants, ils tuent les femmes, ils tuent tout le monde, ils ne choisissent pas. On a peur ».

Les prêtres et les religieuses appellent la communauté humanitaire à l’aide pour subvenir aux besoins de ces populations et donnent un signe d’espoir : dans ce grand désordre, trois bébés ont tout de même réussi à naître.

En RCA, la phase de désarmement des milices suscite un nouveau pic de tensions dans la capitale. Hier après-midi, l'armée française a dû effectuer des tirs de semonces ; l'un de ses véhicules a essuyé des jets de pierre.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 11:19
French soldiers killed in Central African Republic

 

10 December 2013 10:11 GMT BBC Africa

 

Two French soldiers have been killed in combat in the Central African Republic, the French presidency says.

 

A statement said President Francois Hollande "learned with deep sadness" that the two had been killed overnight in the capital Bangui.

 

They are the first French deaths since President Hollande deployed 1,600 soldiers to the CAR last week.

 

The CAR has been in chaos since rebel leader Michel Djotodia ousted President Francois Bozize in March.

 

He installed himself as the first Muslim leader in the Christian-majority country sparking months of bloody clashes between rival Muslim and Christian fighters.

 

Claude Bartolone, speaker of France's National Assembly, told reporters that the two paratroopers had been involved in a clash near Bangui airport.

 

"They were injured and very quickly taken to the surgical unit, but unfortunately they could not be saved," he said.

 

The statement from President Hollande's office said the soldiers had "lost their lives to save many others".

 

"The president expresses his profound respect for the sacrifice of these two soldiers and renews his full confidence in the French forces committed - alongside African forces - to restoring security in the Central African Republic, to protecting the people and guaranteeing access to humanitarian aid," it said.

 

President Hollande is attending Nelson Mandela's memorial service in South Africa and is due to travel on to Bangui later on Tuesday.

 

The BBC's Thomas Fessy in the northern town of Bossangoa says French troops - along with African peacekeepers - launched an operation on Monday to forcibly disarm militiamen as well as predominantly Muslim fighters who claimed to be part of the new national army.

 

Tensions remain high in the country, our correspondent adds.

 

Extra French troops were sent into the CAR last Friday after the UN Security Council backed a mandate to restore order "by all necessary measures" the previous evening.

 

The UN resolution followed a surge of violence involving Christian self-defence militias that had sprung up after a series of attacks by mainly Muslim fighters from the former rebel coalition.

 

The Red Cross said 394 people were killed in three days of fighting in Bangui. Many of the victims are believed to have been children.

 

The French army said it has restored some stability in the capital by Monday night.

 

Following a request from France, the US announced on Monday it would help fly African Union peacekeeping troops into the CAR.

 

Defence Secretary Chuck Hagel has ordered US forces "to begin transporting forces from Burundi to the Central African Republic," his spokesman said.

 

US President Barack Obama has called for calm and asked the CAR's transitional government to arrest those who are committing crimes.

 

France's defence minister has said fighters loyal to interim president Michel Djotodia must return to barracks and the other fighters would have to surrender their weapons.

 

France said on Saturday that the African Union would increase the size of its existing force of 2,500 peacekeepers to 6,000.

 

UN Secretary General Ban Ki-moon said that as many as 9,000 peacekeepers would be required in the CAR, and he hoped they would eventually become a United Nations operation.

 

An estimated 10% of the CAR's 4.6 million people have fled their homes, while more than a million urgently need food aid, according to the UN.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 11:11
Opération Sangaris

 

10/12/2013 Sources : EMA

 

Le 5 décembre 2013, le Président de la République a annoncé sa décision de renforcer le dispositif militaire français en Centrafrique afin d’éviter une catastrophe humanitaire dans le pays.

 

« Le Conseil de sécurité vient d’adopter une résolution, à l’unanimité, donnant mandat à une force africaine pour apporter la sécurité, rétablir la stabilité en Centrafrique et protéger la population.

 

La France soutiendra cette opération. C’est son devoir, devoir d’assistance et de solidarité à l’égard d’un petit pays, la Centrafrique, bien loin d’ici, pays ami, pays le plus pauvre du monde. Pays qui nous appelle au secours.

 

Vu l’urgence, j’ai décidé d’agir immédiatement, c’est-à-dire dès ce soir, en coordination avec les Africains et avec le soutien des partenaires européens. Déjà, 600 militaires français sont sur place. Cet effectif sera doublé d’ici quelques jours, pour ne pas dire quelques heures.

 

La France n’a pas d’autre objectif que de sauver des vies humaines. Je veux que toutes les informations soient données. C’est la raison pour laquelle le gouvernement fournira toutes les explications au Parlement, dès la semaine prochaine.

 

Il y a un an, au Mali, la France était appelée pour lutter contre une invasion terroriste. Elle y est parvenue. Aujourd’hui, dans des circonstances très différentes, la France est attendue pour éviter une catastrophe humanitaire. Elle sera là.

 

J’ai pleine confiance en nos soldats pour mener cette opération. Je sais leur sens du devoir, leur grande qualité professionnelle. Cette intervention sera rapide, elle n’a pas vocation à durer. Je suis sûr de son succès. »

 

Cette décision a été précédée de l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies de la Résolution 2127 qui prévoit en particulier :

   le soutien des Nations unies à la Force africaine, la MISCA dont l’effectif devrait atteindre les 4000 hommes.

    Le soutien par les forces françaises de cette force africaine, avec autorisation d’usage de la force au besoin.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 10:47
Operation Sangaris

 

10/12/2013 Sources : EMA

 

On December 5th, 2013, the President of the French Republic announced his decision to reinforce the French military contingent in the Central African Republic to prevent a humanitarian disaster in the country.

 

“The Security Council has adopted a resolution, unanimously, which mandates an African force to provide security, to restore stability in the Central African Republic and to protect the population.

 

France will support this operation.It is its duty, its duty of assistance and solidarity towards a small country, the Central African Republic, very far from here, a friendly country, the poorest in the world.A country which is calling us for help.

 

Given the urgency, I have decided to act immediately, that is to say tonight, in coordination with the Africans and with the support of our European partners.Already, 600 French soldiers are on the spot.This number will double in the next few days, if not hours.

 

France has no other objective  than to save lives.I want all information to be given out.For this reason, the Government will provide full explanations in Parliament next week.

 

A year ago in Mali, France was called upon to fight against a terrorist invasion.She succeeded.Today, in very different circumstances, France is awaited to prevent a humanitarian disaster.She will be present.

 

I have full confidence in our soldiers to carry out this operation.I know their sense of duty, their great professional quality.This intervention will be fast, it is not meant to last.I am sure of its success.”

 

This decision was preceded by the adoption by the UN Security Council of Resolution 2127 which provides in particular for:

    United Nations support to the African Standby Force, the MISCA, whose strength is expected to reach 4,000 men.

    The support of this African force by French forces, with authorization to use force as necessary.

 

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 10:45
Décès de deux soldats français à Bangui

 

 

10 Décembre 2013 Elysée

 

Le Président de la République a appris avec une profonde tristesse la mort au combat, la nuit dernière à Bangui, de deux soldats français du 8ème régiment de parachutistes d’infanterie de marine de Castres. Ils ont perdu la vie pour en sauver beaucoup d’autres.

 

Il adresse avec émotion ses sincères condoléances à leur famille et à leurs proches et les assure de la solidarité de la Nation dans ces douloureuses circonstances.

 

Le chef de l’Etat exprime son profond respect pour le sacrifice de ces deux soldats et il renouvelle sa pleine confiance aux forces françaises engagées, aux côtés des forces africaines, pour rétablir la sécurité en République centrafricaine, protéger les populations et garantir l'accès de l'aide humanitaire.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 08:45
Centrafrique: les USA vont mettre à disposition des avions de transport

 

09 décembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

WASHINGTON - Les Etats-Unis vont mettre à disposition deux appareils de transport C-17 pour convoyer des troupes africaines, notamment burundaises, en Centrafrique à la suite d'une demande d'assistance de la France, a indiqué lundi le Pentagone.

 

Cette décision a été prise après une conversation téléphonique dimanche entre le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian et son homologue américain Chuck Hagel, affirme le ministère américain de la Défense dans un communiqué.

 

A court terme, la France a demandé un soutien en matière de transport aérien pour permettre aux forces africaines de se déployer rapidement pour empêcher que les violences ethniques ne continuent de s'étendre en République centrafricaine, plaide-t-il.

 

Chuck Hagel a notamment ordonné au commandement américain chargé de l'Afrique (Africom) qu'il transporte des troupes burundaises vers la Centrafrique dans le cadre de la mission de l'Union africaine en Centrafrique (Misca).

 

Quelque 850 soldats burundais doivent ainsi être transportés par deux gros porteurs C-17 dans les prochains jours, selon un responsable américain de la Défense. Nous espérons commencer d'ici 24 heures, a indiqué à l'AFP ce responsable s'exprimant sous couvert d'anonymat.

 

A ce stade, la mission dévolue aux deux avions américains concerne exclusivement le transport des troupes burundaises et de leur équipement, une tâche qui devrait être réalisée en quelques jours.

 

L'Union africaine a décidé de porter sa force en Centrafrique (Misca) à 6.000 hommes, contre 3.600 initialement prévus, a annoncé samedi la présidence française à l'issue d'un mini-sommet à Paris sur la situation dans ce pays.

 

Aucune date n'a été fixée pour le renforcement de cette force, qui ne compte actuellement que 2.500 hommes sur place, sous-équipés et mal entraînés.

 

Les Etats-Unis se joignent à la communauté internationale dans cet effort parce que nous pensons qu'une action immédiate est nécessaire pour empêcher une catastrophe humanitaire, justifie le Pentagone.

 

Washington continue de travailler à identifier des ressources supplémentaires susceptibles d'être mises à disposition de la Misca, ajoute-t-il.

 

Nous continuons de parler avec les Français et les partenaires dans la région pour voir de quelle façon nous pouvons soutenir le mieux la mission de l'Union africaine, selon ce responsable.

 

Les Etats-Unis ont déployé depuis plus d'un an une centaine de soldats des forces spéciales pour une mission d'assistance aux troupes africaines chargées de la traque de la LRA (Armée de résistance du Seigneur) et de son chef Joseph Kony. Ces troupes sont basées en Ouganda mais sont amenées à évoluer jusque dans l'Est de la Centrafrique.

 

Le Royaume-Uni a de son côté également mis à disposition un gros porteur C-17 pour convoyer des équipements français vers la Centrafrique.

 

Lors de l'intervention française au Mali en janvier dernier, le Pentagone avait mis à disposition de Paris pendant plusieurs semaines des avions de transport ainsi que des avions de ravitaillement en vol ainsi qu'un soutien en matière de renseignement.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 08:12
Sangaris: point de situation du 9 décembre

 

09/12/2013 23:07 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Sangaris en Centrafrique.

 

Le 9 décembre 2013, les éléments de la force Sangaris stationnés à Bangui se sont déployés avec les forces de la FOMAC dans l’ensemble de la ville, pour faire appliquer 3 mesures destinées permettre le retour à un niveau sécuritaire minimal. Ces mesures, clairement énoncées et relayées par les autorités de transition depuis le 7 décembre stipulaient que seules les forces armées de police et de gendarmerie étaient autorisées à circuler dans la capitale dès lors qu’elles portaient un uniforme et des signes distinctifs formels ; que le port d’arme était prohibé pour tout autre individu et enfin que  tous les membres des groupes armés devaient se rendre dans un point unique de cantonnement.

 

Au fur et à mesure de leur progression, les militaires français n’ont rencontré aucune résistance. Ils ont rapidement constaté que les groupes armés avaient quitté leurs positions. Quelques contrevenants aux mesures de sécurité ont été appréhendés, leurs armes leur ont été confisquées.

 

Au cours de la journée, aucun élément n’a opposé de résistance à la force Sangaris. Seuls des tirs fugaces ont été observés. A chaque fois, la riposte des militaires français a fait cesser les tirs.

 

En dépit d’accès de violence ponctuels de la part d’une partie de la population, l’action de la force a contribué à abaisser la tension.

 

Ce soir, la population n’est plus menacée par la terreur que faisait régner les groupes armés mais la tension demeure. La force Sangaris poursuit donc ses patrouilles dans la capitale Centrafricaine. Elle les poursuivra, de jour comme de nuit, aussi longtemps que nécessaire. Son objectif demeure identique : rétablir un niveau de sécurité minimal et faciliter la montée en puissance de la future Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA).

 

Au Nord, des patrouilles ont été conduites dans la ville de Bossangoa.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 19:45
Centrafrique: devant une foule survoltée, les soldats français désarment des miliciens Séléka

09.12.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Ci-dessous l'excellent reportage réalisé ce matin dans les rues de Bangui par Frederic Dufour (photos) et Patrick Fort, de l'AFP. Un expatrié français, que j'ai joint par téléphone, en début d'après-midi, me disait que les "Séléka" ont tenté de planquer de nombreuses armes ou de se faire passer pour des policiers et des gendarmes dont ils auraient volé les uniformes.

 

Près de l'aéroport de Bangui, une douzaine d'hommes sont allongés par terre, bras sur la tête, devant une foule survoltée. Près d'eux, des lance-roquettes, des fusils AK-47, et quelques couteaux. Ce sont des combattants Séléka qui viennent d'être désarmés par les soldats français. Suivant les ordres reçus, les militaires français les relâchent presque aussitôt. Quelques instants plus tard, des tirs éclatent près des soldats. Ils ripostent aussitôt et se lancent dans une manœuvre d'encerclement du quartier par des chemins de terre, entre les maisons en bois. Les échanges de tirs sont nombreux: mais il n'y pas de blessé côté français, et il ne semble pas y en avoir parmi les Séléka.

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Au PK4 (point kilométrique 4), un quartier situé non loin du principal marché de Bangui, trois VAB (véhicule blindé) et un camion français avancent lentement sur l'avenue Boganda et s'arrêtent devant une fabrique de savon. En soutien, un hélicoptère de combat tournoie en permanence au dessus de la patrouille française.
"Nous allons d'un point A à un point B, en contrôlant tous les véhicules, en contrôlant certaines maisons, en faisant du +rens+ (renseignement)", explique l'adjudant Ludo. "On prend toutes les armes", souligne-t-il. "Les machettes sont considérées comme des armes aussi, on les confisque", précise le sous-officier.
Plusieurs centaines de personnes sont massées autour de la fabrique de savons, propriété d'un homme d'affaires musulman. Selon les habitants, c'est un "repaire Séléka", une "cache d'armes". "Il y avait beaucoup de Séléka ici. Hier, ils ont tiré vers 4h du matin", affirme Bienvenue Goh, une secrétaire résidant dans le quartier.
"Le soir, ils sortent et ils tuent les hommes jeunes. Ils nous ont traité comme des cafards pendant des mois. Il faut fouiller et prendre les armes", assure-t-elle. "Il y a des armes!", crie la foule, pendant que les militaires français pénètrent prudemment dans l'enceinte, en formation de combat, fusil Famas épaulé, et en se couvrant mutuellement. Le gardien, vêtu d'une djellaba blanche, Oumar Otar Oumar, parle à peine français et pas le sango, la langue nationale. Il se dit Tchadien, affirme ne pas avoir les clés du bâtiment intérieur et il jure qu"il n'y a pas d'armes". Le lieutenant Frédéric ordonne à un de ses hommes: "Tu lui dis qu'il ouvre, sinon on défonce" la porte de l'entrepôt. Un autre gardien, Abdelnasser Abakar proteste: "Nous sommes musulmans, alors la population nous accuse".
Par terre, des douilles de Kalachnikov, des Rangers, et, accrochés à une fenêtre, des gris-gris censés protéger des balles. L'attirail habituel des combattants de la Séléka. Finalement, les soldats français pénètrent dans la fabrique artisanale. Le sergent-chef John découvre trois munitions de Kalachnikov, des lits de camp et quelques papiers du gardien. Les papiers sont photographiés. Un des propriétaires arrive. Son explication: "On payait deux Séléka pour nous protéger. 15 000 F CFA par jour chacun (20 euros). Ils sont partis", assure-t-il. Le lieutenant Frédéric n'est pas dupe: "On est passé ici il y a quelques jours jours, il y avait beaucoup de Séleka. On le sait. Ma

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intenant, est-ce qu'ils sont encore là, c'est autre chose..."
Sur l'avenue, trois musulmans, apparemment des commerçants, sont contrôlés. L'un d'eux a un pistolet. L'arme lui est arrachée. La foule crie sa joie mais manifeste aussi sa déception, voire sa colère de constater que les soldats français n'ont pas trouvé d'armes dans la savonnerie. "Ca sert à quoi qu'on doigte (désigne) les maisons s'ils ne font rien. Ce soir, les Séléka vont revenir nous tuer pour se venger. Il faut fouiller encore. Il y a sûrement des Séléka en civil qui nous observent et vont nous doigter à leur tour".
Le lieutenant Frédéric se veut rassurant: "On désarme". "Avant, les Séléka avaient des armes, maintenant ils n'ont plus le droit. Si on les voit, on les arrête. Ca va changer. Ils ne pourront plus faire ce qu'ils faisaient avant, ils le savent".
Au marché Lakouanga, commerçantes et clients sont revenus timidement: "Ca fait plusieurs jours qu'on n'était pas sortis. On a pris des risques mais on a faim. Avec les militaires français on est un peu plus confiants, mais je n'ai pas pu me réapprovisionner", assure Elise Nzalé devant quelques tomates en partie pourries. "Ce n'est pas assez pour vivre". Arlette Papaye, une cliente, se plaint: "il faut que les Français sortent des axes et aillent dans les quartiers. Sinon, ca sert à rien. Il faut que les Français fassent partir les Séléka".
Près de 1.600 soldats français sont en Centrafrique depuis dimanche pour faire cesser les massacres de civils, désarmer les milices. Leur mission, qui ne fait que débuter, s'annonce longue et laborieuse. Avec des risques de cas de lynchage de la part d'une population excédée, et le cycle infernal des représailles.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 16:45
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9 déc. 2013 Crédit : EMA / armée de Terre

8 décembre 2013, montée en puissance du détachement aéromobile de l'opération Sangaris :
- 2 hélicoptères d'attaque Gazelle de l'armée de Terre;
- 4 hélicoptères de manœuvre Puma de l'armée de Terre;
2 hélicoptères Fennec de l'armée de l'Air

 

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 13:30
Centrafrique : le désarmement des milices par les soldats français a commencé

 

09 décembre 2013 12h45 Romandie.com (AFP)

 

PARIS - Le désarmement en Centrafrique des groupes de miliciens par les soldats français déployés dans la capitale Bangui a débuté lundi matin et se passe plutôt bien, a indiqué à Paris l'état-major des armées.

 

Nous savions que nous pouvions aller sur quelque chose de très dur, je crois qu'en face ils l'ont compris et que les choses se passent plutôt bien, a déclaré le porte-parole de l'état-major, le colonel Gilles Jaron.

 

Sur certains points, les groupes armés ont décroché et sont rentrés dans leurs casernes, sur d'autres, ils ont déposé les armes, a-t-il souligné.

 

Vers 11H00 locales, un individu a tiré en direction de l'aéroport et les militaires français ont répliqué. Il y a eu un tir et une riposte, a précisé le colonel, selon qui les soldats n'ont rien retrouvé après l'échange de tirs.

 

A l'entrée nord de Bangui, au point dit PK12, quand nous sommes arrivés, ils y avaient encore des individus en armes, ils ont accepté de désarmer, a-t-il ajouté.

 

L'état-major avait fait état dimanche d'une tension palpable entre soldats français et groupes armés dans les rues de Bangui, à la veille du début du désarmement.

 

Des soldats congolais, tchadiens et guinéens de la force africaine, la Misca, participent de façon autonome à ces opérations dans la capitale, a souligné le porte-parole. A Bossangoa, dans le nord-ouest, où les soldats français sont arrivés ce week-end, la présence d'éléments de la Misca avait permis depuis quelques jours de sécuriser la ville, a-t-il indiqué.

 

Evoquant le désarmement par les militaires français, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a souligné lundi la difficulté de la tâche en raison de la tactique des miliciens consistant à se fondre dans la population civile.

 

Ce n'est pas un travail facile mais nos militaires sont très, très professionnels et préparés. La difficulté c'est que beaucoup d'ex-Séléka ont enlevé leur treillis et se sont mis en civil (...) et il est difficile de reconnaître les individus, a déclaré M. Fabius sur la radio France Inter, en référence à l'ancienne rébellion.

 

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait annoncé dimanche la fin de la période d'impunité pour les groupes armés qui terrorisent la population depuis plusieurs mois. Tout le monde pose les armes, ou on utilise la force pour les faire poser, avait-il insisté.

 

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