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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 13:16
source JDD

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09 décembre 2013 12h23 Romandie.com (AFP)

 

BANGUI - Des échanges de tirs ont éclaté lundi en fin de matinée près de l'aéroport de Bangui entre des hommes armés et des soldats français chargés de désarmer les milices en Centrafrique, ont constaté des photographes de l'AFP.

 

Ces tirs ont cessé après quelques minutes selon ces photographes, qui n'ont pas vu de militaires français atteints lors de la fusillade. Ces incidents ont éclaté au premier jour de l'opération de désarmement promise par la France pour rétablir la sécurité en Centrafrique.

 

Un photographe a également vu ces mêmes soldats désarmer deux combattants dans le secteur.

 

A Paris, l'état-major des armées françaises a indiqué que les opérations de désarmement ont commencé lundi et estimé que les choses se passent plutôt bien.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 12:45
Sangaris: un C17 britannique contribue au renforcement logistique

9 déc. 2013  FORCESFRANCAISES

 

Embarquement à Istres de matériels à destination de l'aéroport de M'Poko, en Centrafrique. Le 6 décembre, ce C17 britannique a acheminé principalement des véhicules blindés dans le cadre du renforcement logistique.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 12:45
photo EMA ECPAD

photo EMA ECPAD

 

 

9 décembre 2013 à 09:20 Liberation.fr (AFP)

 

En moins de 48 heures la France a déployé en Centrafrique des troupes aguerries, rodées aux crises africaines, qui dès lundi commenceront à désarmer les milices qui ont plongé le pays dans la terreur et reprendre le contrôle du terrain.

 

A compter de lundi «la période d’impunité est terminée, on entre dans une phase où on pose les armes. Tout le monde pose les armes», a insisté le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

 

Un millier de soldats français ont rejoint durant le week-end le 600 déjà sur place. Le gros des unités mobilisées appartient à la 11e brigade parachutiste habituée des situations d’urgence. Des hommes de l’infanterie de marine avec une longue expérience de l’Afrique. Une force très mobile, équipée de blindés légers, type VAB et VBL, dotés de mitrailleuses lourdes ou de canons de 20 mm, qui ont pris position dans plusieurs villes du pays.

 

A peine sur place, les paras vont devoir entamer leur bras de fer avec des groupes armés disparates, des miliciens aux uniformes dépareillés, qui terrorisent la population depuis des mois.

 

L’objectif est de les désarmer au plus vite pour faire cesser les exactions. «Quels que soient les groupes armés, dès lors qu’il y aura une hostilité à notre encontre ou contre la population, ils seront considérés comme hostiles, à l’instant même», résume le porte-parole de l’état-major des armées, le colonel Gilles Jaron.

 

En clair, soit les ex-rebelles de la Séléka et les miliciens de tous bords se soumettent, soit les militaires utiliseront leur puissance de feu. Montrer sa force pour faire plier l’adversaire. En attendant, les soldats français et les groupes armés se croisent et se jaugent dans les rues de Bangui, où les unités françaises ont renforcé leurs patrouilles.

 

Les Français devront agir dans un pays en pleine anarchie. En milieu urbain, propice aux embuscades, comme dans l’est du pays, où les villageois se sont réfugiés par milliers dans la brousse pour échapper aux massacres. «Sur le plan tactique nos soldats savent faire. Il va falloir s’interposer, repérer les endroits où les milices frappent, les raisonner ou les neutraliser», souligne Pascal Le Pautremat, spécialiste des questions de défense.

 

Aller au contact des groupes armés

 

L’opération a été préparée de longue date et les services français ont une connaissance approfondie du pays, de ses réseaux et de ses composantes. Les paras peuvent également compter sur la coopération d’une grande partie de la population lassée des tueries, qui les a accueillis en sauveurs.

 

Après avoir établi des points d’appui, à Bangui, Bouar ou Bossangoa (est), les militaires français vont rayonner pour étendre peu à peu leur contrôle aux zones alentours. Comme ils le font depuis des mois au Mali.

 

Hérité d’un siècle de colonisation et des conflits post-coloniaux, le savoir-faire africain des militaires français, c’est aussi «aller au contact». Au contact de la population et des responsables locaux, pour s’appuyer sur les liens familiaux, religieux ou communautaires. Au contact aussi des groupes armés pour établir un rapport de forces. «On enverra des commandos de marine pour leur faire comprendre qu’il faut qu’ils arrêtent sinon on utilisera la force. Il y a un vrai savoir-faire psychologique», note Pascal Le Pautremat.

 

La guerre des nerfs a également commencé dans le ciel, avec le passage quotidien au dessus de Bangui ou de Bossangoa de patrouilles d’avions Rafale venus du Tchad, pour dissuader l’adversaire. Et la force française dispose déjà dans la capitale de huit hélicoptères (2 Fennec, 4 Puma, 2 Gazelle), qui ont montré leur efficacité lors des combats en Libye.

 

En face, les miliciens disposent de beaucoup d’armement léger, de fusils d’assaut, de mitrailleuses fixées à l’arrière de pick-up, ou de lance-roquettes type RPG. Et leur capacité de nuisance reste intacte.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 12:01
photo XAVIER-YVON - JDD

photo XAVIER-YVON - JDD

"La période d'impunité est terminée", avait prévenu le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, dimanche. Le désarmement des milices a commencé en Centrafrique, rapporte lundi l'envoyé spécial d'Europe 1 à Bangui et comme en témoignent les photos qu'il a pu prendre sur le terrain.

Centrafrique : le désarmement a commencé

Depuis le mois de mars dernier, la Séléka, une coalition à majorité musulmane et les "anti-balaka", des milices chrétiennes se déchirent. Les membres de la Séléka, qui a renversé le président François Bozizé, sont haïs des habitants, qui les voient le plus souvent comme des "occupants" venus du Tchad et du Soudan voisins.

Centrafrique : le désarmement a commencé

Les ex-Séléka, majoritairement musulmans, évoluent en armes, face aux "anti-balaka", "anti-machettes" en langue sango, favorables à l'ancien régime, présents en brousse ou infiltrées dans les quartiers.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 11:08
Opération Sangaris : l’EAE passe la frontière centrafricaine

 

 

09.12.2013 Crédit : EMA / armée de Terre

 

Dans la nuit du 6 au 7 décembre 2013, l’escadron d’aide à l’engagement (EAE) a passé la frontière Centrafricaine, après avoir débarqué du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Dixmude le 1er décembre dernier.

Opération Sangaris : l’EAE passe la frontière centrafricaine
Opération Sangaris : l’EAE passe la frontière centrafricaine
Opération Sangaris : l’EAE passe la frontière centrafricaine
Opération Sangaris : l’EAE passe la frontière centrafricaine
Opération Sangaris : l’EAE passe la frontière centrafricaine
Opération Sangaris : l’EAE passe la frontière centrafricaine
Opération Sangaris : l’EAE passe la frontière centrafricaine
Opération Sangaris : l’EAE passe la frontière centrafricaine
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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 08:55
Photo SIA KAMBOU - AFP

Photo SIA KAMBOU - AFP

 

06/12/2013 BFMTV

 

La France intervient militairement depuis ce vendredi 6 novembre en Centrafrique. Une opération limitée dans le temps avec des moyens humains réduits. Le coût devrait donc être également limité même s'il augmentera le budget des Opex, plombé en 2013 par le Mali.

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé ce vendredi 6 décembre que l'opération française en Centrafrique, avait commencé avec des patrouilles dans Bangui. Hier jeudi, François Hollande avait annoncé le lancement de l'opération Sangaris lors d'une courte intervention télévisée.

Jean-Yves Le Drian estime que la présence française en Centrafrique ne devrait pas dépasser 6 mois. Un peu plus d'un millier d'hommes devrait, dans les prochaines heures, être déployé sur zone.

En fait, les militaires français étaient déjà présents dans le pays. Près de 600 d'entre eux le sont de manière permanente. Selon les chiffres contenus dans les documents budgétaires 2014, le coût de cette présence sans engagement en 2013 est estimé à 21,5 millions d'euros (contre 14,3 millions en 2012). Un chiffre à comparer au 1,25 milliard d'euros de surcoût des Opex (opérations militaires extérieures) attendu en cette année.

Donc, il est difficile d'estimer le surcoût de l'engagement des militaires français en raison de cette présence permanente. Le coût total de l'opération devrait être inférieur à celui de l'opération Serval au Mali ou 4.000 militaires plus une vingtaine d'avions ont été engagés. Le coût de cette dernière intervention devrait depasser les 650 millions d'euros.

 

Compensation à l'euro près

Le 7 novembre dernier, Bernard Cazeneuve, le ministre du Budget a annoncé qu’il y aurait un surcoût de 600 millions d’euros sur le budget des opérations militaires extérieures (Opex) en 2013. Selon lui, les surcoûts seront tous "compensés à l'euro près, par autant d'annulations réparties sur l'ensemble des ministères".

Le rapport sur le budget opérationnel de la Défense présenté par le député PS Jean Launay à l’Assemblée Nationale, estimait déjà le surcoût à "nettement plus de 500 millions d'euros" alors même que l'opération Sangaris n'étit pas engagée.

En fait, les Opex coûteront au total 1,25 milliard d’euros en 2013. Soit près du double de ce qui était inscrit initialement dans la loi de finances pour 2013.

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 08:45
Lundi, c'est désarmement à Bangui, dixit Jean-Yves Le Drian


08.12.2013 par Philippe Chapleau - Ligne de Défense
 

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Jean-Yves Le Drian, ce soir sur RTL, a annoncé que "le désarmement, ça commence demain". L'armée française va donc procéder à une manœuvre délicate, périlleuse mais inévitable.

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Selon le ministre: "Tout le monde pose les armes; sinon, on demande gentiment puis on utilise la force". La France aurait déjà demandé le cantonnement des unités "qui répondent au président Djotodia". Mais la Séléka dans ses casernes, ça n'est pas gagné. Quant aux incontrôlés, ils risquent de mal prendre toute tentative de confiscation de leur outil de travail.

L'annonce ministérielle a de quoi surprendre mais elle constitue d'abord une mise en garde aux groupes criminels et incontrôlés qui pourrissent la situation locale. L'armée française dispose désormais de 1600 soldats dont environ 1 200 sont disponibles pour mener des opérations offensives. 

bangui1.jpg

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 08:45
photo EMA / ECPAD

photo EMA / ECPAD

 

09 décembre 2013 à 07:30 Par RFI

 

La colonne de l'armée française qui était partie il y a deux jours du Cameroun est entrée ce dimanche 8 décembre au soir dans Bangui, après un passage à Bossombélé, à environ 150 km de la capitale. L'armée française était attendue depuis longtemps par la grande majorité des Banguissois qui vivent dans la peur depuis le début des violences.

 

C’est la fin de l’après-midi ce dimanche 8 décembre. Le soleil est déjà bas sur l’horizon. La colonne de blindés fait route vers Bangui et, comme à Bouar, comme à Bossembélé, la foule accueille les militaires français, les femmes dansent, les hommes font le « V » de la victoire.

En sens inverse, nous croisons des hommes en armes et des pick-up à plusieurs reprises. A quelques kilomètres de Bangui, un petit convoi de motos chinoises rutilantes sur lesquelles ont trouvé place des soldats non-identifiés, lunettes miroir et kalachnikovs en bandoulière.

Un dernier point de passage et la colonne entre dans Bangui. La colonne française s’engage sur le boulevard de l’Indépendance. C’est le silence. L’artère est quasiment déserte.

Devant le portail rouge de l’Assemblée nationale, une paire de chaussures abandonnées... et une odeur de mort. La nuit tombe sur la ville, un hélicoptère de l’opération Sangaris survole la capitale à basse altitude.

 

→ A (RE)LIRE : Malgré la présence française, Bangui vit dans la peur

Un peu plus tôt à Bossombélé

 

A Bossombélé, les militaires français n’avaient fait que passer et il n'y a eu aucune patrouille militaire en ville. Ils ont bivouaqué dans la cour d'une l’école mais la nouvelle de leur arrivée s’est vite répandue et les habitants qui s’étaient réfugiés dans la brousse ces derniers temps pour fuir les violences des milices Seleka ont commencé à revenir. « Lorsque ça a commencé à péter nous sommes partis dans la brousse, raconte un habitant. Dès que j’ai su qu’il devait y avoir un déploiement des forces françaises j’ai dit à ma famille qu’on pouvait sortir. »

Quand l’armée française apparaît, les habitants sont rassurés mais les récits des violences sont sur toutes les lèvres. « Vous devez rester avec nous sinon la même chose va se répéter », déclare un autre homme, un fonctionnaire de Bossombélé, revenu dans la ville à la faveur de l'entrée des militaires français. A ses côtés, un jeune peul qui craint que les anti-Balakas viennent attaquer son village. « Ils ont peur ! témoigne-t-il, nous sommes des bergers et nous vivons dans la brousse où il y a moins de sécurité. On peut y massacrer les femmes et les enfants.»

 

→ à (re)lire : Michel Djotodia appelle ses éléments à regagner les casernes

 

Le déploiement de l’armée française suscite beaucoup d’attentes mais avec 1600 hommes, celle-ci ne pourra pas être partout et ne pourra pas tout faire.

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 21:45
Opération Sangaris : ravitaillement d’hélicoptères Puma

 

 

06.12.2013 Crédit : EMA / armée de Terre

 

Le 6 décembre 2013, des hélicoptères Puma des forces françaises au Gabon (FFG), en provenance de Libreville se rendent à Bangui en Centrafrique. Ils sont ravitaillés en carburant par une citerne protégée par l’escadron d’aide à l’engagement (EAE). L’EAE, débarqué du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Dixmude le 1er décembre à Douala au Cameroun, a franchi la frontière Centrafricaine dans la nuit du 6 au 7 décembre.

Opération Sangaris : ravitaillement d’hélicoptères PumaOpération Sangaris : ravitaillement d’hélicoptères Puma
Opération Sangaris : ravitaillement d’hélicoptères PumaOpération Sangaris : ravitaillement d’hélicoptères Puma
Opération Sangaris : ravitaillement d’hélicoptères PumaOpération Sangaris : ravitaillement d’hélicoptères Puma
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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 20:14
Sangaris: point de situation du 8 décembre

 

 

08/12/2013 19:41 Sources : EMA

 

L’effectif global de l’opération Sangaris est aujourd’hui de 1600 militaires.

 

La montée en puissance de la force se poursuit avec l’arrivée de France par Antonov d’un détachement de deux hélicoptères Fennec de l’armée de l’Air en provenance des bases d’Orange et de Villacoublay.

 

En dehors de la capitale, l’escadron d’aide à l’engagement (EAE), qui avait été acheminé par le BPC Dixmude, est arrivé hier soir à Bossembele.

 

L’axe Bouar / Bossembele a été ouvert, sans que la force ne soit freinée par aucune résistance.

 

Vers le nord, un détachement d'une centaine de militaires en provenance de Bangui a conduit une reconnaissance jusqu’à la ville de Bossangoa, dans laquelle il est entré dans la nuit du 7 décembre. Les militaires de la force Sangaris n'y ont observé aucune trace récente de combat, ils ont pu constater un nombre important de réfugiés.

 

Dès le lendemain, le général Soriano, commandant la force Sangaris, s’est rendu à Bossangoa pour évaluer la situation. Il y a rencontré les autorités civiles locales.

 

Si un calme relatif semble s'imposer, la situation sécuritaire reste tendue. Les milices manifestent par ailleurs une tension de plus en plus palpable à l'approche des troupes françaises.

 

Dans Bangui, la force continue ses patrouilles sur les axes principaux. Elle poursuit également les patrouilles à pieds, dont certaines sont conduites avec la FOMAC (future MISCA).

 

Parallèlement, les patrouilles de Rafale se sont poursuivies avec ce matin un vol effectué au-dessus de Bangui et de Bossangoa signifiant aux groupes armés la détermination de la force Sangaris  à faire cesser les combats.

 

L'activité aérienne se densifie avec désormais les vols d'hélicoptères Puma, Gazelle et Fennec.

 

Les militaires de l'opération Sangaris poursuivent leur mission. Ils s'affirment comme une force impartiale qui traitera de la même manière tout groupe armé susceptible de se montrer hostile.

Sangaris: point de situation du 8 décembre
Sangaris: point de situation du 8 décembre
Sangaris: point de situation du 8 décembre
Sangaris: point de situation du 8 décembre
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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 17:57
Video - Opération Sangaris : Patrouille à pieds dans Bangui

8 déc. 2013 FORCESFRANCAISES

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 08:45
Centrafrique: montée en puissance de la mobilisation militaire franco-africaine

 

07 décembre 2013 à 21:52 Par Olivier Fourt -  RFI

 

Les forces militaires françaises intervenant en République centrafricaine dans le cadre de l’opération «Sangaris» atteindront 1 600 hommes ce samedi soir, a annoncé François Hollande, le président français. L’Union africaine a pour sa part annoncé que la force multinationale africaine allait passer de 3 500 hommes initialement prévus à 6000. Une montée en puissance de la mobilisation internationale très attendue dans le pays, en proie à d’intenses violences depuis plusieurs jours.

 

Vols, exécutions, viols : les habitants du quartier Combattant ont durement payé le prix de la crise. Ils le rappelaient, pendant la progression de la patrouille française, ce samedi 7 décembre. On comprend alors la liesse avec laquelle la foule a accueilli la patrouille française.

Une nuée de jeunes qui chantaient a accompagné les militaires. Certains levaient des branchages en signe de paix. Les femmes ont étendu leurs pagnes à terre, sous les pas de la patrouille. Certains ont applaudi. Une femme, une vieille, a levé le poing en signe de soutien.

 

→ A (RE)LIRE : Sommet de l'Elysée: ce qu'il faut retenir de la dernière journée

 

La liesse est immédiatement retombée lorsque la patrouille a rejoint la route bitumée où elle a croisé un 4X4 de la Seleka. La nuée de jeunes s’est aussitôt dispersée dans le quartier. Le véhicule Seleka, lui, a fait demi-tour, mais des habitants ont dit leurs craintes de voir les ex-rebelles venir en représailles à la tombée du jour.

 

De l’enthousiasme, et beaucoup de frustration

A Bangui, on craint que les moyens manquent. Parmi les Banguissois, beaucoup pensaient que l’arrivée de l’armée française allait mettre un terme aux violences, que les Français allaient pouvoir neutraliser les Seleka, les désarmer.

 

→ A (RE)LIRE : Centrafrique: les militaires français sont déployés à Bangui

 

Mais en l’état actuel des choses, les militaires français n’interviennent que dans des situations que l’on pourrait qualifier de flagrants délits. Ils sont amenés à croiser des porteurs d’armes, qui ont peut-être commis quelque chose, quelques minutes plus tôt, ou qui s’apprêtent à commettre quelque chose, mais ils ne peuvent rien faire. L’autre frustration vient du fait que les attentes, les appels de la population et ce que les effectifs français permettent réellement de faire maintenant.

Après deux jours d’extrême violence, on assiste à une très timide reprise de la vie, en journée, dans les grandes artères de Bangui. Ce samedi matin, quelques personnes discutaient sur les pas-de-porte. Que très rares vendeuses de beignets avaient sorti leurs étals. Mais il n’y avait en revanche aucune voiture, et les commerces avaient baissé le rideau. Le marché combattant était vide.


Les forces françaises parties du Cameroun sont arrivées à Bouar, dans l’ouest de la Centrafrique

L'armée française est entrée ce samedi 7 décembre en République centrafricaine.
Les hommes du 1er RHP ont été accueillis triomphalement à Bouar, dans l'ouest du pays. En octobre dernier, la ville a été le théâtre d’affrontements qui ont fait une cinquantaine de morts. Les habitants accusent la Seleka, et craignent la reprise des violences, dès le moment du départ des troupes françaises. Reportage de notre envoyé spécial, Olivier Fourt

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 08:45
Crédit photo : AFP/Ministère de la Défense

Crédit photo : AFP/Ministère de la Défense

 

Par

 

Les soldats français en Centrafrique seront 1600 dès ce samedi soir, a annoncé François Hollande, soit 400 de plus que les effectifs prévus. La mission, étendue au désarmement, durera "autant que nécessaire".

 

La mission de la France sera de contrôler les zones de violence, de désarmer les rebelles, de donner le contrôle aux autorités et de permettre la tenue d'élections.

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 08:45
Centrafrique: les militaires français sont déployés à Bangui

 

07 décembre 2013 à 19:01 Par RFI

 

lnitialement prévu avec 1 200 hommes, le dispositif français en Centrafrique va être renforcé de 400 soldats supplémentaires, soit à terme 1 600 hommes, pour une intervention que Paris souhaite rapide. Six cent cinquante soldats français patrouillent déjà dans les rues de Bangui où la population se terre toujours dans la crainte des violences. D’autres troupes ont franchi ce samedi, dans la matinée, la frontière entre le Centrafrique et le Cameroun, en direction de Bouar puis de Bangui.

 

On assiste à un début timide de reprise de la vie dans les grandes artères de Bangui. En début de matinée on pouvait voir des habitants discutant sur le pas des portes, des vendeuses de beignets sur le bord de la route et des marcheurs. Les voitures cependant étaient quasiment absentes. Les commerces, eux, restaient rideau baissé. Le marché Combattant ce matin était vide.

 

Les Français déployés sur les quartiers chauds

La Seleka reste encore maître du terrain dans le centre. Ses hommes, en tenue de combat sont installés aux bords des routes. Des 4 X 4 aux plaques d’immatriculation arrachées traversent la ville, avec leur chargement de combattants. Quand on s’approche de l’aéroport et du camp Mpoko où sont basées la Fomac et les forces françaises, les Selekas disparaissent. Les habitants sont plus nombreux à sortir. Un camp de fortune s’est même formé près de la base. Il regroupe des populations qui ont fui leur quartier.

 

→ à (re)lire : Mgr Nzapalainga: «La sécurité est assurée par les Français, la Seleka doit déposer les armes»

 

Ce matin, toutes les compagnies présentes à la base française ont été déployées vers des quartiers de Bangui, où des exactions ont été signalées. Des appels à l’aide venant des quartiers se poursuivent, avec toujours des violences contre des civils au porte-à-porte.

 

Venir en aide à la population

Le nombre des blessés se compte par centaines depuis le milieu de la semaine. MSF en a traité plus de 200 depuis 2 jours, et vient d'ouvrir un nouveau centre pour accueillir les cas les moins graves ainsi que les femmes enceintes. « Dès les premières journées nous avons concentré nos efforts évidemment, à aider l’hôpital communautaire qui est un hôpital où l’on pouvait installer notre équipe chirurgicale, explique Sylvain Groulx, chef de mission de RSF à Bangui. Depuis, nous avons ouvert aussi l’hôpital de Kassar pour les cas de petites blessures légères, ainsi que pour les femmes qui sont enceintes. Donc on invite justement les gens, s’ils peuvent sortir de la maison et se sentent en sécurité, à se rendre justement à l’hôpital de Kassar pour recevoir des soins légers…

Médecins sans frontières a également mis en place des petites cliniques mobiles, pour justement aider les populations qui se sont toutes regroupées ensemble auprès de l’aéroport de Bangui, ainsi que dans un centre communautaire confessionnel qui s’appelle Don Bosco, dans le quartier de Bongo, tout près du PK12.

Ce sont tout simplement des petites cliniques mobiles, où on va pouvoir faire la prise en charge des cas les plus graves, les plus importants, s’assurer qu’il n’y ait pas d’enfants qui meurent également du paludisme sévère ou d’infection respiratoire ».


■ Alain Boinet, de Solidarités International : « La solution est politique »

S’exprimant au micro de Nathalie Amar, au cours de l’émission spéciale de RFI en direct de l’Elysée où se tenait le sommet pour la paix et la sécurité en Afrique, ce samedi à la mi-journée, Alain Boinet, fondateur de l'ONG Solidarités International a jugé que l’intervention française en République centrafricaine était une bonne chose, car « le président de la République a déclaré hier (vendredi 6 décembre, ndlr) que "la France n’a pas d’autre objectif que de sauver des vies humaines". Ça, c’est l’urgence ».

Mais au-delà de l’urgence, le fondateur de Solidarités International insiste : « L’humanitaire et la sécurité, pour indispensable qu’elles soient, ne sont pas suffisantes. (…) L’intervention actuelle est déterminante pour les années qui viennent. (…) Il faut maintenant, au-delà des effets – que ce soit la sécurité ou l’humanitaire –, s’attaquer aux causes. »

Pour lui, il s’agit, « ensemble, avec les Centrafricains (de) se dire comment on va les régler. Sinon, on va être dans des interventions humanitaires et des interventions militaires à répétition. Et on n’en sortira jamais. La solution est politique. »

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 23:45
Sangaris: 1200 hommes selon l'EMA, 1600 selon François Hollande (actualisé)

 

07.12.2013 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

Au moins "cinq compagnies de combat" sont désormais présentes en RCA, avec l'arrivée ces dernières heures de 200 hommes supplémentaires, selon le porte-parole de l'état-major, le colonel Gille Jaron.

Or, lors d'une conférence presse de clôture du sommet sur la paix et la sécurité en Afrique à Paris, le président de la République a déclaré: "Jeudi soir, il y avait 600 militaires français; hier (vendredi) soir, il y en avait 1 000; et ce soir, il y en aura 1 600 et ce sera l'effectif qui demeurera autant que nécessaire pour cette mission".

Le contingent dispose aussi de quatre hélicoptères Puma et de deux Gazelle.

Ces unités comprendraient une compagnie parachutiste du 6e bataillon d’infanterie de Marine (6e Bima) arrivée de Libreville, une compagnie du 1er RCP, deux compagnies des 3e et 8e RPIMa, une du 21e RIMa.

Une colonne de l'armée française, premiers renforts terrestres de l'opération "Sangaris" en Centrafrique, a fait, ce samedi, une entrée triomphale dans la ville de Bouar, dans l'ouest du pays. Dans cette colonne en provenance du Cameroun, on trouve l'UCL du 8e RPIMa et un contingent du 1er RHP, avec 150 hommes issus du 3e escadron et d’une partie du 1er escadron. Selon l'EMA, "les moyens de combat" de cette colonne ont entamé des missions de reconnaissance vers l'Est.

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 23:45

bambari.jpg

 

06.12.2013 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

Bambari, vous connaissez? C'est une sous-préfecture de 40 000 habitants, située à près de 400 kilomètres de Bangui et tenue par les rebelles de la Séléka depuis le 23 décembre 2012. On la disait "stratégique", peut-être parce que c'est un carrefour routier sur la RN2.

Il y a une quinzaine de jours, des paysans ont vu "tomber du ciel" huit hommes. Deux Blancs et six Noirs, ont-il assuré. Lourdement armés, ont-ils ajouté.

Hallucinés, les gars du coin? Ou juste là au bon moment pour assister à un largage de FS. Américaines? Trop loin des zones où elles traquent Joseph Kony. Françaises? Plus probable puisqu'elles "choufferaient" les mouvements des rebelles et autres miliciens incontrôlés sur les axes routiers, dont la RN2?

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 22:55
Sangaris: 1200 hommes

 

 

07/12/2013 15:05 Sources : EMA

 

24 heures après le lancement de l'opération Sangaris, l'effectif français a été doublé en Centrafrique, atteignant un volume de 1200 militaires.

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 22:45
photos EMA / ECPAD

photos EMA / ECPAD

 

07/12/2013 Sources : EMA

 

Point de situation sur les opérations de la force Sangaris.

 

Un peu plus de 24 heures après le déclenchement de l’opération Sangaris et selon la décision du Président de la République, l’effectif de la force a dans un premier temps été doublé passant de 600 à 1200 militaires dans la nuit du 6 au 7 décembre. Déployées principalement à Bangui, les troupes françaises sont sous les ordres du général de brigade Francisco Soriano.

 

En plus de l’arrivée de nouvelles compagnies de combat, la force Sangaris a également été renforcée par des moyens aéromobiles d’attaque et de manœuvre (2 hélicoptères gazelle et 4 hélicoptères Puma), ainsi que des moyens de commandement, de soutien, et de logistique. Ces troupes, comme ces hélicoptères, proviennent essentiellement des forces prépositionnées en Afrique mais aussi de l’échelon d’urgence projeté depuis la France (dispositif « Guépard »).

 

Depuis le 6 décembre, le nombre de patrouilles dans Bangui s’est ainsi multiplié. Les patrouilles à pied, dont certaines conduites avec la FOMAC (future MISCA), réalisant en complément des patrouilles en véhicule sur les axes principaux. En permanence, les militaires assurent la sécurité de l’aéroport de M’Poko et des points d’intérêts français.

 

Des patrouilles de Rafale ont survolé Bangui à plusieurs reprises, signifiant la détermination de la force Sangaris aux groupes armés susceptibles de s’opposer aux militaires français.

 

Par ailleurs, débarqué du BPC Dixmude le 1er décembre à Douala au Cameroun, l’escadron d’aide à l’engagement a par ailleurs franchi la frontière Centrafricaine dans la nuit du 6 au 7 décembre. Il mène actuellement des missions de reconnaissance dans l’Est du pays.

 

Enfin, au cours de la nuit, des éléments ont été déployés en dehors de la capitale. Leur mission consiste à reconnaître les axes vers le Nord.

 

L’ensemble de ces actions a permis de limiter les affrontements directs, malgré la poursuite de tirs sporadiques et de tensions dans la ville.

Sangaris : point de situation du 7 décembre 2013
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Sangaris : point de situation du 7 décembre 2013
Sangaris : point de situation du 7 décembre 2013
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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 13:20
Centrafrique: les USA soutiennent l'opération militaire française

 

 

WASHINGTON, 7 décembre - RIA Novosti

 

Les Etats-Unis soutiennent l'opération militaire de la France en République centrafricaine, a déclaré vendredi la porte-parole du département d'Etat américain Marie Harf.

 

"Les Etats-Unis approuvent l'action des militaires français qui ont lancé, en coopération avec des forces régionales, un processus de rétablissement de la sécurité pour la population centrafricaine", a affirmé Mme Harf.

 

Selon la diplomate, la décision de Paris d'envoyer 800 soldats pour appuyer le contingent de l'Union africaine doit amener les belligérants à mettre un terme aux violences. Mme Harf a également réaffirmé que les Etats-Unis allaient débloquer 40 millions de dollars pour aider les forces armées de l'Union africaine.

 

Jeudi 5 septembre, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une résolution autorisant l'envoi de 1.200 militaires français et de 3.600 soldats africains chargés de ramener le calme en Centrafrique.

 

Selon la Croix-Rouge internationale, les affrontements armés qui ont débuté à Bangui dans la nuit de mercredi à jeudi ont fait plus de 300 morts.

 

En janvier dernier, les autorités de la République centrafricaine ont signé un accord de paix avec la coalition d'opposition Séléka regroupant plusieurs formations armées. Cependant, en mars, les rebelles de la Séléka se sont emparés de la capitale du pays, Bangui. Le chef de l'Etat François Bozizé s'est réfugié à l'étranger, alors que le leader de la rébellion Michel Djotodia s'est autoproclamé président. Depuis, le pays est le théâtre d'hostilités violentes entre les partisans et les adversaires du nouveau pouvoir.

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 13:14
centrafrique-sangaris 06.12.2013 source Liberation-fr

centrafrique-sangaris 06.12.2013 source Liberation-fr

 

 

07 décembre 2013 12h53 Romandie.com (AFP)

 

CANTONNIER (Centrafrique) - Les premiers renforts terrestres de l'armée française ont pénétré samedi matin en Centrafrique, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Venue du Cameroun, une colonne d'environ 200 soldats français a traversé la frontière dans la localité de Cantonnier (ouest de la Centrafrique), a constaté le journaliste de l'AFP, intégré dans le dispositif français.

 

Les soldats ont été salués par une foule en liesse massée le long de la route et qui criait Merci! Merci!.

 

C'est bon, c'est bon, c'est bon!, s'époumonait une femme, entourée de dizaines d'autres Centrafricaines, dansant, criant, applaudissant l'arrivée des militaires français, tandis que des enfants surexcités tapaient dans leurs mains.

 

Des hommes, eux, levaient le poing en signe de victoire. Il faut nous libérer!, lançait un passant en direction des militaires, juchés sur leurs camions et véhicules blindés.

 

Douaniers, policiers et quelques membres des forces de sécurité centrafricaines se mettaient au garde à vous au passage de la colonne française.

 

Près de 800 soldats français étaient déjà présents en Centrafrique, à Bangui, dans le cadre de l'opération Sangaris (du nom d'un papillon rouge local), officiellement déclenchée jeudi soir après le feu vert de l'ONU.

 

Un contingent d'environ 350 hommes avait été débarqué la semaine dernière au Cameroun, en prévision d'une entrée par la route dans l'ouest de la Centrafrique. Le dispositif français, déployé en soutien à une force africaine sur place, devrait compter à terme environ 1.200 hommes, selon Paris

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 12:52
Les premiers renforts terrestres français pénètrent en Centrafrique

 

07/12/2013 à 12:37 Par lefigaro.fr avec AFP

 

Les premiers renforts terrestres de l'armée française ont pénétré samedi matin en Centrafrique, selon le journaliste de l'AFP intégré dans le dispositif français.

 

Venue du Cameroun, une colonne de l'armée française a traversé la frontière dans la localité de Cantonnier. Les soldats ont été salués par une foule en liesse qui criait "Merci! Merci!".

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 11:45
Bangui reprend vie après une nuit calme

 

Mis à jour le 07/12/2013 à 11:00 LeFigaro.fr

 

Fortes du mandat de l'ONU pour intervenir en Centrafrique, des troupes françaises se sont déployées dans la capitale Bangui pour essayer de rétablir la sécurité dans ce pays d'afrique en proie au chaos.

 

Les habitants de Bangui ont recommencé à sortir dans les rues, samedi matin après être restés terrés 48 heures dans leurs maisons, terrorisés par l'explosion de violences et de tueries qui a frappé la capitale centrafricaine. Des patrouilles de blindés de l'armée française étaient visibles dans la ville. L'une d'elle est venue tourner devant l'entrée du palais présidentiel peu avant 7h30. Les hommes en armes étaient également nettement moins nombreux à déambuler dans la ville que les jours précédents.

 

Selon des habitants interrogés par téléphone, seuls quelques tirs sporadiques d'armes automatiques ont émaillé la nuit, sans commune mesure avec les deux nuits précédentes. Aucun bilan d'éventuelles victimes de ces tirs n'était disponible samedi en début de matinée.

 

Pour suivre la situation en direct

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 00:58
photos EMA / ECPAD

photos EMA / ECPAD

 

07/12/2013 00:10 Sources : EMA

 

Sur décision du Président de la République, l’opération Sangaris a été lancée hier soir en République de Centrafrique.

 

En vue du rétablissement des situations sécuritaire et humanitaire en Centrafrique, l’opération Sangaris vise à créer les conditions pour la prise en charge de la situation par la mission de soutien à la Centrafrique (MISCA) de l’Union africaine.

 

L’opération Sangaris a été lancée suite à l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies de la résolution 2127, qui donne un mandat à la force africaine MISCA, mais aussi aux forces françaises, autorisées à appuyer, temporairement, la MISCA dans l'accomplissement de son mandat

 

Le commandement de la force Sangaris a été confié au général Francisco Soriano, commandant les Forces françaises au Gabon (FFG) et l’opération Boali en Centrafrique. Il a rejoint Bangui le 6 décembre en fin de journée, afin de commander au plus près la force Sangaris. Il est désormais au contact direct de l’ensemble des acteurs de la crise centrafricaine.

 

L’opération Sangaris s’appuie sur le dispositif de l’opération Boali dont le renforcement est actuellement en cours. L’opération Boali est ainsi mise en sommeil jusqu’à nouvel ordre.

 

Une compagnie parachutiste du 6e bataillon d’infanterie de Marine (6eBima) et trois hélicoptères PUMA du détachement de l’Aviation légère de l’armée de Terre de Libreville sont arrivées dans la journée à Bangui. Ces premiers renforts portent aujourd’hui à 800 l’effectif militaires français à Bangui. Celui-ci devrait atteindre 1200 hommes dans les heures à venir. Le renforcement matériel se poursuit avec notamment, ce 6 décembre, le poser sur l’aéroport de M’Poko d’un C17 britannique qui a acheminé principalement des véhicules blindés.

 

La rapidité de cette mise en œuvre est rendue possible grâce à l’existence des forces prépositionnées en Afrique, telles que les forces françaises au Gabon (FFG), ainsi qu’au travail préparatoire qui a consisté à prépositionner des forces complémentaires au plus près dans la région.

 

Aujourd’hui, la force a poursuivi sa mission de sécurisation des ressortissants mais aussi de l’aéroport de M’Poko et des points d’intérêts français. Elle a conduit parallèlement des patrouilles afin de contribuer à un retour au calme, malgré une situation encore tendue. Deux patrouilles de Rafale ont par ailleurs survolé Bangui, signifiant la détermination de la force Sangaris aux groupes armés susceptibles de s’opposer aux militaires français.

Sangaris: point de situation du 6 décembre 2013Sangaris: point de situation du 6 décembre 2013
Sangaris: point de situation du 6 décembre 2013Sangaris: point de situation du 6 décembre 2013
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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 11:55
France: le budget 2014 des opérations militaires déjà dépassé

L’engagement des 1.200 soldats français en Centrafrique n’est pas financé.

 

05.12.2013 Par Alain Ruello – lesEchos.fr

 

Les 450 millions d’euros prévus en 2014 par la France pour ses opérations militaires extérieures ont été estimés au plus juste bien avant que l’opération à Bangui ne soit décidée.

 

Difficile de prédire la durée de l’engagement des 1.200 soldats français en Centrafrique. Ce qui est quasi certain en revanche, c’est que cette nouvelle opération extérieure (Opex) n’est pas financée. Quand la loi de programmation militaire a été élaborée, les 450 millions d’euros prévus en 2014 au titre des Opex de l’armée ont été estimés au plus juste pour couvrir les missions en cours. Bangui n’en faisait pas partie.

 

L’année prochaine, et sans remettre en cause la nécessité de l’intervention, il faudra donc trouver plusieurs dizaines de millions pour couvrir les primes, le carburant, la logistique, la maintenance du matériel ou encore les munitions sur ce nouveau théâtre. La facture dépendra de la durée de la mission. Il est donc trop tôt pour l’estimer.

 

Solidarité interministérielle

 

En principe, le budget du ministère de la Défense ne sera pas mis à contribution en vertu de la clause de solidarité interministérielle qui veut que tout dépassement du budget Opex est couvert par les autres ministères. En principe. Car si l’année prochaine, le gouvernement doit faire face à plusieurs milliards de dépenses non prévues, les militaires devront immanquablement prendre leur part aux économies correspondantes : ce qu’ils recevront d’un côté pour couvrir la Centrafrique, ils le perdraient de l’autre.

 

C’est exactement ce qui s’est passé cette année où la Défense a dû faire une croix sur 500 millions , qu’elle doit récupérer l’année prochaine. En principe, puisque ces 500 millions de crédits budgétaires ont été gagés sur 500 millions de recettes exceptionnelles...

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 11:45
RCA  les militaires de la mission Boali patrouillent dans Bangui photo EMA ECPAD

RCA les militaires de la mission Boali patrouillent dans Bangui photo EMA ECPAD

 

06/12/2013 Par LEXPRESS.fr

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé ce vendredi le début de l'intervention française en Centrafrique.

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé ce vendredi matin que l'opération française en Centrafrique avait commencé avec des patrouilles dans Bangui

Sur RFI, le ministre a déclaré: "L'opération a commencé, dans la mesure où les forces françaises qui étaient déjà présentes à l'aéroport de Bangui, avec une mission limitée à la protection de cet aéroport et de nos ressortissants, dès cette nuit, ont développé des patrouilles dans Bangui. La nuit a été calme". 

"Une compagnie est arrivée de Libreville hier soir et aujourd'hui un détachement d'hélicoptères sera sur zone", a encore déclaré le ministre. 

Il a évoqué aussi le développement de la force africaine sur place qui se coordonne avec les forces françaises. "Ce qui fait que j'espère que les deux objectifs que nous poursuivons pourront se réaliser rapidement". 

 

Feu vert de l'ONU à une intervention

Il a défini ces deux objectifs: "Une sécurité minimum, permettant à une intervention humanitaire de se mettre en oeuvre, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui". Elle passe "par la sécurisation des rues, des itinéraires principaux pour permettre aux gens d'aller même à l'hôpital". 

Ensuite il s'agit parallèlement "que les forces africaines soient en situation d'assurer la sécurité du territoire en attendant la transition politique". 

Le président François Hollande avait annoncé jeudi une action militaire "immédiate" en République centrafricaine, en proie à des soubresauts meurtriers, après le feu vert donné plus tôt par l'ONU à cette intervention.

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