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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 12:45
Un sommet sur la Centrafrique à Paris

 

1 décembre, 2013 – BBC Afrique

 

Les participants à ce sommet de Paris sur la Centrafrique seront une dizaine, et ils étudieront l'application de la résolution de l'ONU.

 

Le sommet se tiendra dans la capitale française le 7 décembre.

 

Le "mini-sommet", comme on l'appelle, est une initiative de la France.

 

Il interviendra après une résolution des Nations-Unies qui doit autoriser le déploiement en Centrafrique de troupes africaines soutenues par la France.

 

Le Secrétaire Général des Nations Unies Ban Ki Moon, les chefs d'Etat des pays voisins de la Centrafrique et le premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye sont notamment attendus à Paris.

 

Au cours de la réunion, les participants étudieront la mise en oeuvre de la résolution de l'ONU, attendue pour le tout début décembre à New York.

 

Ce sommet se fera également dans le sillage d'une autre rencontre, le sommet sur la sécurité et la paix en Afrique, également initié par Paris

 

La force africaine en Centrafrique compte pour l'instant 2500 hommes, venus du Gabon, du Congo, du Tchad et du Cameroun.Leur effectif devrait atteindre 3600 hommes.

 

La France de son côté envisage de déployer un millier de soldats.

 

La Grande-Bretagne a promis 16 millions de dollars comme contribution aux efforts humanitaires dans le pays.

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 11:45
Le 30 novembre 2013, des éléments d’environnement et de soutien ont été déployés à Bangui. - EMA / ECPAD

Le 30 novembre 2013, des éléments d’environnement et de soutien ont été déployés à Bangui. - EMA / ECPAD

 

30/11/2013 21:27 Sources : EMA

 

Le 30 novembre 2013, des éléments d’environnement et de soutien ont été déployés à Bangui.

 

Un détachement composé d’un peu plus de 200 militaires spécialistes des transmissions, du matériel et du service des essences des armées est arrivé à Bangui. Ce déploiement, effectué par l’escadron de transport Esterel, a été réalisé au titre des mesures conservatoires et préparatoires à un éventuel renforcement du dispositif à Bangui, comme l’a souhaité le Président de la République.

 

Dans les jours à venir, une dizaine de rotations d’Antonov 124 achemineront le matériel logistique et de soutien nécessaire à l’installation d’un tel renforcement.

 

Le dispositif militaire français déployé à Bangui s’établit désormais à plus de 600 militaires dont 240 au titre du détachement permanent de l’opération BOALI.

 

L’opération Boali vise à apporter un soutien logistique, administratif, technique et si besoin opérationnel à la Mission de consolidation de la paix en République Centrafricaine (MICOPAX), qui se transformera en Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) le 19 décembre prochain. Si la situation l’exige, la force est également en mesure d’assurer la protection des ressortissants français. Parallèlement, la présence des militaires français à Bangui permet de maintenir en activité l’aéroport de M’Poko, seule voie d’accès internationale à la RCA.

Centrafrique : un détachement de militaires spécialistes projeté à BanguiCentrafrique : un détachement de militaires spécialistes projeté à Bangui
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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 17:50
Centrafrique: quel soutien européen pour l’intervention française ?

 

29 novembre 2013 par François d'Alançon – Vues du monde

 

La France s’apprête à jouer une nouvelle fois jouer le rôle du gendarme en Afrique.

 

François Hollande et son ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian ont annoncé le déploiement d’un millier d’hommes en République Centrafricaine (RCA) pour une période « de l’ordre de six mois« . Le calendrier de l’intervention est conditionné au vote dans les prochains jours d’une résolution par le Conseil de sécurité des Nations unies qui lui donnera un cadre légal.  L’opération consisterait à assurer la sécurité des principaux axes routiers et des grandes agglomération. Dans un deuxième temps, l’armée française appuierait la Mission Internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), la force de maintien de la paix de l’Union africaine en RCA.

A la veille du conseil européen des 19 et 20 décembre 2013, en partie consacré aux questions de défense et de sécurité, la question se pose du partage du fardeau entre pays européens, quand la plupart d’entre eux n’ont aucune envie d’intervenir militairement aux côtés de la France, même s’il s’agit de la gestion des crises dans la façade sud du Vieux continent et donc, de la sécurité commune des européens.

L’Union européenne doit contribuer au financement de la MISCA, tout comme les États-Unis. De même, elle devrait apporter un appui à sa planification.

 

Sur le papier, plusieurs formes de soutien européen sont possibles:

- le déploiement des « battlegroups » ou « groupements tactiques » européens

Crées en septembre 2004, composés de 1 500 hommes, déployables en 15 jours pour une période d’au moins 340 jours, ils sont les seuls instrument de projection militaire de l’UE mais n’ont jamais été utilisés, faute de volonté politique. Lors de la crise du Mali, le groupe en alerte (France-Allemagne, Pologne) n’a pas été mobilisé. Certains pays comme le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie veulent les transformer en outils de gestion civile pour des actions de basse intensité ou non-combattantes.

Le groupement tactique actuellement en alerte se trouve être composé d’éléments britanniques, néerlandais et baltes, sous commandement britannique. Rien n’indique que Londres, La Haye et les autres capitales concernées donnent leur feu vert politique. Ne parlons pas du groupement tactique suivant, composé de Grecs, Roumains, Bulgares, Chypriotes et Ukrainiens…

- la mise en œuvre d’une mission ou opération militaire européenne de type EUFOR

Ce processus peut prendre plusieurs mois.

- des contributions bilatérales de pays européens en matériel, éléments logistiques, avions de transport, ravitailleurs, radio-communication.

- vers un « fonds OPEX européen » ?

Actuellement, les opérations conduites par un État membre sont entièrement à sa charge même lorsqu’elles bénéficient du soutien politique de l’Union, comme c’est le cas pour l’opération Serval au Mali (637 millions d’euros en 2013).

Dans un rapport d’information de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale sur l’Europe de la Défense, le groupe UMP a proposé la création d’un « fonds OPEX européen » pour le cofinancement par les États membres, en proportion de leur PIB,  des opérations militaires conduites par un membre de l’Union pour la sécurité commune de l’Europe. Mais cela reste pour l’instant une idée franco-française à faire partager par les autres pays européens.

En attendant ce très hypothétique engagement européen, la France endosse les habits du gendarme dans un pays « au confluent de la crise sahélienne, de celle de l’Afrique de l’Est et de celle de l’Afrique centrale et des grands lacs« .

Comme si l’outil militaire était le seul à pouvoir enrayer la spirale du chaos dans cette vaste zone de non droit, sans États et sans institutions, ouverte à tous les réseaux et à tous les trafics.

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 15:45
Centrafrique- Service infographie du Figaro

Centrafrique- Service infographie du Figaro

 

29/11/2013 Jean Guisnel / Défense ouverte - Le Point.fr

 

Les armées françaises renforcent leur présence en République centrafricaine. L'annonce en sera faite officiellement par François Hollande, mais quand ?


 

La France, qui se prépare à intervenir avec ses forces en Centrafrique, n'attend plus que l'ordre explicite de François Hollande pour engager cette nouvelle mission qu'elle se prépare à mettre en place seule, sans appui européen et sous commandement national. L'état-major des armées a précisé jeudi soir sur son site internet que des éléments (personnels et matériels) de la base aérienne 125 d'Istres, et du 25e régiment du génie de l'air présent à Libreville (Gabon) ont commencé à être déployés sur l'aéroport M'Poko de Bangui, pour y effectuer quelques réparations et aménagements. Comme d'habitude dans les cas d'urgence, ces moyens sont acheminés par des Antonov 124 loués, puisque les deux premiers A400M Atlas livrés par Airbus à la France ne sont pas encore opérationnels. Les forces françaises présentes à Bangui sont actuellement au nombre de 450, dont 240 au titre de l'opération BOALI, le reste étant en renfort de ce détachement permanent depuis mars 2013.

En réalité, la décision de François Hollande est déjà prise, bien qu'elle ne soit pas encore formellement annoncée. Quand le sera-t-elle ? C'est "le président qui le décidera", indique-t-on simplement au ministère de la Défense. Depuis le 16 novembre, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Dixmude, a quitté Toulon pour prendre en charge le 21 novembre la mission Coymbe dans le golfe de Guinée. À son bord, il emporte plusieurs centaines d'hommes de la brigade parachutiste, dont le débarquement à Douala (Cameroun) serait imminent. Les troupes débarquées et leurs matériels partiront ensuite par la route en direction de Bangui. La sécurisation de l'axe Douala-Bangui sera d'ailleurs l'une des missions des troupes françaises qui ne sortent guère actuellement de Bangui. Elles demeureront sous une chaîne de commandement exclusivement françaises, les dépenses occasionnées par cette mission étant supportées par la France seule. Le nom que prendra cette nouvelle opération extérieure (OPEX) française n'a pas encore été annoncé. Elle ne sera militairement appuyée à ce stade par aucune autre armée occidentale.

 

Mission de 6 mois

Le mandat des troupes françaises n'est pas fixé dans la durée, mais le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian - en visite à Libreville le 22 novembre - a évoqué une période de 6 mois. Son entourage annonce "quatre à six mois", mais en réalité personne ne la connaît à l'avance. Sur la nécessité d'intervenir, Paris évoque "un pays en anarchie complète, dans un vide sécuritaire absolu entraînant un risque majeur de déstabilisation pour toute la région". Élément aggravant : la situation sécuritaire a encore empiré ces dernières semaines, des éléments débandés de la rébellion Seleka - renforcés par des groupes armés venus du Soudan et du Tchad - s'en prenant aux populations civiles, notamment chrétiennes, livrées aux exactions. En riposte, ces dernières ont mis en place des milices armées, les anti-balaka. En ce sens, la situation n'est pas du tout comparable à celle prévalant au Mali.

Le rôle des troupes françaises consistera officiellement à soutenir les troupes africaines présentes en Centrafrique dans le cadre de la mission Micopax (la Mission de consolidation de la paix en République centrafricaine) mise en place depuis le juillet 2008 par la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEEAC) et comptant actuellement 2 000 militaires venant de plusieurs États africains, ainsi que 350 policiers congolais. Le 19 décembre, cette mission sera officiellement transférée à la Misca (Mission internationale de soutien en Centrafrique), émanation cette fois de l'Union africaine. Elle devrait passer à terme à 3 600 ou 4 000 hommes, mais souffre de plusieurs difficultés. Elle manque de moyens, situation qui pourrait évoluer grâce à l'apport de 30 millions d'euros par les États-Unis et de 50 millions par l'Union européenne. Mais on souligne à Paris que la Misca "souffre d'un problème de commandement", que l'arrivée de troupes françaises, et de conseillers français affectés auprès des forces africaines, pourrait contribuer à traiter. Par la suite, la Misca devrait se transformer en mission de maintien de la paix de l'ONU, qui pourrait compter jusqu'à 6 000 hommes. La France a soumis lundi au Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution en ce sens, qui pourrait être adopté la semaine prochaine.

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 21:45
Mise en place de moyens du 25e RGA à Bangui


29 nov. 2013 FORCESFRANCAISES

 

Bangui, aéroport de M'Poko, le 27 novembre 2013.
Mise en place de moyens du 25e régiment du génie de l'Air (25e RGA) pour l'aménagement de la plate-forme aéroportuaire de M'Poko.

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 19:45
photo EMA

photo EMA

 

28/11/2013 19:06 Sources : EMA

 

Depuis le24 novembre 2013, des spécialistes et des moyens spécifiques du génie,appartenant au 25e régiment de génie de l’air (25e RGA) ontété déployés en République Centrafricaine.

 

Ce module a pour mission d’aménager les plateformes de l’aéroport M’Poko de Bangui, afin qu’elles soient en capacité d’accueillir, le renforcement probable du dispositif souhaité par le Président de la République et la communauté internationale.

 

Dans un premier temps, les moyens du 25e RGA présents à Libreville ont été mis en place. Ils ont été complétés par d’autres éléments en provenance de la BA 125 d’Istres. Au total une trentaine de militaires et une vingtaine d’engins de travaux lourds ont donc été acheminés par Antonov 124 affrétés par le ministère de la Défense : tracto-chargeurs, niveleuse, camions-benne, remorques lourdes ainsi que du matériel du service des essences des armées.

 

La mission du 25e RGA revêt plusieurs aspects dont principalement la remise à niveau de la zone aéronautique de M’Poko, la création de plateformes logistiques, et l’extension de la zone « vie ».

 

Actuellement, le dispositif et les missions des militaires français déployés à Bangui s’établit à plus de 400 militaires dont 240 au titre de l’opération BOALI, le reste étant en renfort de ce détachement permanent depuis mars 2013. Cette opération vise à apporter un soutien logistique, administratif, technique et si besoin opérationnel à la Mission de consolidation de la paix en République Centrafricaine (MICOPAX), qui s’est transformée en Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) depuis le 1er août. Si la situation l’exige, la force est également en mesure d’assurer la protection des ressortissants français. Parallèlement, la présence des militaires français à Bangui permet de maintenir ouvert l’aéroport de M’Poko, seule voie d’accès internationale à la RCA.

photos EMA
photos EMA
photos EMA

photos EMA

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 18:45
Intervention française en Centrafrique: 800 hommes en renfort

 

28 novembre 2013 à 17:48 Par Olivier Fourt RFI

 

Après le Mali, la France s'apprête à intervenir en Centrafrique avec un millier de soldats et un projet de résolution à l'ONU proposant à terme l'envoi de casques bleus dans ce pays en proie au chaos. Prés de 800 soldats sont en route pour renforcer les 400 militaires français déjà présents dans ce pays.

 

Cela fait des mois que l'armée française travaille sur un déploiement en Centrafrique, zone qu'elle connaît bien. Bangui est une ville enclavée difficile d'accès. Premier objectif de l'intervention française : ramener le calme dans la capitale, aux côtés des éléments de la Misca, transférer certaines responsabilités aux troupes africaines et porter l'effort dans d'autres régions déstabilisées de la RCA. Les opérations pourraient débuter dans une quinzaine de jours, date à laquelle les renforts auront été acheminés.

 

L'aéroport de la capitale est ouvert et la piste parfaitement utilisable, ce qui facilite l'acheminement du matériel par la voie aérienne. Une douzaine de vols de gros porteurs affrétés depuis la France sont déjà programmés. Ils partent de Pau, base située à proximité des éléments constituant la 11e brigade parachutiste (8e RPIMA de Castres et 3e RPIMA notamment) et d'Istres pour acheminer les hommes et le matériel lourd (25e RGA entre autres).

 

Renforts venus des autres théâtres d’opération en Afrique

 

Dans l'immédiat, il s'agit de remonter une base projetable à Bangui pour accueillir le flux logistique : installer des soutes à carburant pour les avions, mettre en place un dispositif médical avancé.

 

D'autres rotations par avions à hélices (Dash 400 et Antonov 12 loués) ont déjà débuté depuis le Mali, mais aussi, probablement, depuis le Gabon où le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian était en visite le vendredi 22 novembre. A ce stade, les avions de transport tactique Transall présents en Afrique seront, autant que possible, préservés pour les futures opérations de combat en RCA ou au Mali.

 

Les hélicoptères viendront des théatres d'opération en afriques. Quatre hélicoptères de transport PUMA en provenance du Gabon, et deux Gazelle ont été embarquées sur le BPC Dixmude qui a quitté Toulon samedi 16 novembre avec environ 300 hommes à bord. Il faudra un peu moins de deux semaines de mer pour rejoindre le port de Douala, au Cameroun. Au moins un autre bateau cargo est programmé. Ensuite, le transfert s'effectue par le train vers la République centrafricaine pour terminer le trajet vers Bangui par la route.

 

Carte interactive

Thibault Lesueur
(00:52)
 

analyste à l’International Crisis Group

 
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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 11:12
Centrafrique- Service infographie du Figaro

Centrafrique- Service infographie du Figaro

 

 

28 novembre 2013 à 10:34 Liberation.fr (AFP)

 

L'armée commence à diriger vers Bangui une partie des effectifs présents dans les pays voisins. Des véhicules blindés sont également en route.

 

L’armée française, qui s’apprête à intervenir militairement pour rétablir l’ordre en Centrafrique, a commencé à acheminer hommes et matériel vers Bangui à partir des pays voisins, selon des sources concordantes jeudi. «Quelques rotations d’avions militaires français ont eu lieu ces dernières heures de manière rapprochée venant surtout du Gabon, pour acheminer des matériels», a affirmé à l’AFP une source aéroportuaire sous couvert d’anonymat.

 

Par ailleurs, «de nombreux véhicules de patrouilles et de transport de troupes», notamment «des véhicules de l’avant blindé (VAB) et des véhicules blindés légers (VBL), sont arrivés du Cameroun par la route et conduits directement au Camp militaire M’poko», la base de la force africaine en Centrafrique, a déclaré jeudi une source militaire centrafricaine.

 

D’après cette source, «des missions de reconnaissance du terrain et des patrouilles mixtes sont effectuées en ce moment par des équipes constituées de légionnaires et des éléments faisant partie des 410 hommes déjà positionnés à Bangui, de concert avec la force africaine et les forces de défense et de sécurité centrafricaines».

 

La France a annoncé lundi le déploiement prochain d’un millier de soldats pour rétablir l’ordre en Centrafrique, en appui aux forces africaines de la Misca, dans le cadre d’une résolution de l’ONU qui pourrait être adoptée la semaine prochaine. Dans les rues de la capitale, les véhicules des forces françaises se font désormais plus nombreux, et donc plus visibles. La présence des militaires français alimentent les discussions et les espoirs sont grands de voir enfin les exactions cesser.

 

La Centrafrique s’est enfoncée dans le chaos, avec des violences quotidiennes dans les provinces reculées comme à Bangui, depuis que l’ex-rébellion Séléka dirigée par Michel Djotodia a renversé le président François Bozizé fin mars.

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 17:45
L'Opération BOALI

 

27/11/2013 Sources : EMA

 

En octobre 2002, l'opération BOALI a soutenu la mise en place de la première force multinationale africaine en Centrafrique, la FOMUC de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC).

 

Dans le cadre du programme français de coopération RECAMP, qui vise à aider les armées africaines à assurer elles-mêmes la sécurité du continent africain, BOALI a assuré principalement le soutien, sur le plan administratif, technique et si besoin opérationnel, de la force de stabilisation africaine en Centrafrique, la FOMUC, puis la MICOPAX. Elle a également assuré l'instruction opérationnelle des unités des FACA, les forces armées centrafricaines, dans le cadre de la coopération bilatérale de défense entre la France et la République Centrafricaine.

 

Depuis la prise de pouvoir par la Séléka fin mars 2013, un renforcement du détachement BOALI à Bangui a été décidé afin de consolider le dispositif permettant de protéger les ressortissants français en Centrafrique : un état-major tactique et deux compagnies des forces françaises au Gabon ont été projetés entre le 22 et le 24 mars 2013 à Bangui en renfort du détachement Boali. Ce renfort a porté l’effectif total à Bangui à plus de 500 militaires.

 

Le détachement Boali ainsi que les éléments en renfort se sont alors concentrés sur les missions de sécurisation des ressortissants français et des points d’intérêt stratégiques français (emprises diplomatiques, points de regroupement des ressortissants français, lieux à haute valeur ajoutée pour la communauté française), sur le soutien logistique, administratif et technique de la force africaine de stabilisation en Centrafrique (MICOPAX, puis MISCA), et sur la sécurisation de l’aéroport de M’Poko.

 

Une partie de ce renfort a été désengagée début juin, descendant l’effectif militaire français à Bangui à plus de 400 hommes.

 

Actuellement, le dispositif et les missions des militaires français déployés à Bangui s’établit à plus de 400 militaires, dont 240 sont déployés au titre de l’opération Boali, le reste étant en renfort de ce détachement depuis fin mars 2013. La mission des militaires français à Bangui est majeure car elle permet de maintenir ouvert l’aéroport de M’Poko, seule voie d’accès internationale à la RCA.

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 12:45
Service infographie du Figaro

Service infographie du Figaro

 

 

26/11/2013 Par Isabelle Lasserre, Service infographie du Figaro

 

INFOGRAPHIE - Le Conseil de sécurité de l'ONU devrait donner début décembre son feu vert à une action internationale.

 

Comme elles le firent avant de déclencher l'opération «Serval» au Mali, les autorités françaises ont sensibilisé en amont les opinions publiques et leurs partenaires étrangers pour préparer l'intervention en Centrafrique, jugée inéluctable.

Dès le mois de septembre, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, la diplomatie française a pris l'initiative d'une réunion de crise sur la situation en République centrafricaine, dont la chute vers les abîmes peut menacer le précaire équilibre d'une région en crise. Le pays est au bord du chaos depuis quinze ans, mais la situation s'est aggravée après le coup d'État de mars 2013.

Les tensions interreligieuses menacent de dégénérer en massacres. La situation humanitaire est jugée «particulièrement préoccupante». Le potentiel de déstabilisation est aussi régional, puisqu'il implique des rebelles tchadiens et soudanais et que la secte islamiste nigériane Boko Haram étend désormais ses tentacules jusqu'au Cameroun et au Tchad, des voisins de la Centrafrique. «Laisser se créer un vide dans cette région où l'on trouve de nombreux salopards serait suicidaire», résume un diplomate français. «L'expérience nous apprend combien il est dangereux de laisser ainsi se développer des “zones grises”, refuges de trafics et de groupes terroristes», écrit Laurent Fabius dans une tribune au Figaro. Le chef de la diplomatie française écarte tout à la fois «l'indifférence» et «l'inaction». «Nous ne voulons pas, demain, payer et subir le prix, beaucoup plus lourd, de l'inaction», poursuit-il.

Une fois de plus sur le continent, c'est la France, l'ancienne puissance coloniale, qui s'impose comme l'ultime recours militaire pour remettre de l'ordre dans le désordre africain, empêcher la formation d'un État failli, d'un trou noir dans une région déjà si fragile. Les armées africaines ne sont pas au niveau. L'Europe est aux abonnés absents. La Grande-Bretagne s'intéresse surtout à l'Afrique anglophone, notamment à la Somalie. Les États-Unis ont accepté de faire un chèque mais n'envisagent pas de participer au niveau militaire. «On constate un désintérêt général pour ce pays paumé au cœur de l'Afrique, au lourd passif de crises. En Europe et ailleurs, la tendance a donc été de se tourner vers la France», explique une source diplomatique. Revoilà donc l'armée française dans l'un de ses éléments naturels, la brousse africaine, qu'elle connaît et maîtrise mieux que quiconque.

De quoi faire revenir au grand galop la Françafrique, zombie qu'aucun gouvernement, qu'il soit de droite ou de gauche, n'a encore réussi à achever? Pas forcément. «L'intervention en Centrafrique n'est pas une lubie française. Elle se fait avec la mobilisation de la région entière», commente une source diplomatique.

La Communauté économique des États de l'Afrique centrale (Ceeac) a fourni des troupes à la force africaine, même si cette dernière peine à atteindre ses effectifs et manque de moyens. L'action militaire de la France est appuyée par l'Union africaine. L'appui opérationnel fourni par la France fera en outre l'objet d'un mandat international, principal garant pour éviter l'enlisement et les critiques. Paris a soumis lundi à ses partenaires du Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution visant à renforcer la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), avec la perspective de la transformer en force de l'ONU de maintien de la paix. Le projet de résolution pourrait être adopté la semaine prochaine à New York, sous chapitre VII de la charte de l'ONU, celui qui prévoit le recours à la force. La Centrafrique n'est pas non plus le Mali. «Il s'agit plutôt d'un coup de main ponctuel donné au pays et à la région avant de passer le relais rapidement, au bout de six mois», explique une source diplomatique.

Le vœu de l'Élysée est de faire monter en puissance les institutions africaines et les agences internationales pour prévenir et résoudre les crises sur le continent. En l'absence d'acteurs suffisamment impliqués ou équipés, il est pour l'instant toujours resté pieu. L'Afrique demeurant l'une des principales zones d'influence de la France, ce ne sera sans doute pas la dernière fois que les autorités françaises devront voler au secours de pays au bord du gouffre sur le continent africain.

«Ce n'est ni bien ni mal, c'est un fait. Un fait relativement assumé par l'équipe de François Hollande», commente une source diplomatique. C'est la raison pour laquelle Paris organise en décembre un sommet de l'Élysée sur la sécurité et la paix en Afrique. D'autres considèrent au contraire cette initiative comme du «paternalisme mal placé».

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 08:45
Les armées françaises à la Une…

 

26 novembre, 2013 FOB

 

Télescopage des sujets oblige, les armées font bien involontairement la une des médias ces dernières heures : outre l’abandon du système Louvois désormais officialisé (sans que l’on sache encore par quoi il sera remplacé), la situation en Centrafrique et le format des armées sont au centre des discussions. Dans une interview au Figaro, Jean-Yves le Drian note fièrement « que la France a et gardera la première armée d’Europe y compris en effectifs. (…) En 2019, nous aurons 187.000 militaires alors que la Grande-Bretagne n’en aura que 145.000 et l’armée allemande moins aussi ».

 

A ce compte-là, et à l’aune du nombre de généraux en deuxième section, on peut même assurer que la France est une superpuissance à l’échelle mondiale.  Reste que mesurer l’efficacité d’un outil de défense en regardant par dessus l’épaule du voisin est à tout le moins bizarre. Quel intérêt de disposer de 20 ou 30.000 militaires de plus que Londres si la France reste, in fine, incapable de déplacer seule un corps expéditionnaire de seulement 5000 hommes de France vers le Mali. Autre exemple emprunté à l’actualité d’Outre-Manche, où la Royal Air Force a reçu ces jours ci son premier RC-135 « Rivet Joint ». Elle disposera à terme de trois de ces avions conçus pour la mission de renseignement électronique tandis que la France doit se contenter dans le même temps de deux vénérables Transall Gabriel aux capacités très inférieures. Alors même que le renseignement d’origine électromagnétique occupe une place centrale dans toutes les opérations aériennes.

 

La situation en Centrafrique est le troisième sujet d’actualité ce soir. A l’issue d’une rencontre avec le ministre français des affaires étrangères, le premier ministre centrafricain a évoqué l’envoi prochain par la France de 800 militaires dans son pays, en complément des 410 hommes déjà présents. Si l’information n’est pas confirmée par le ministre de la Défense, c’est qu’il s’agit de respecter les formes et d’attendre qu’une résolution de l’ONU mandate en bonne et due forme la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) pour rétablit l’ordre dans le pays. Cette étape franchie, la France pourra apporter son soutien à la MISCA, c’est à dire qu’elle fera le boulot.

 

Mais quel boulot ? Encore plus que le Mali, la Centrafrique se caractérise par des frontières artificielles, une hétérogénéité de peuplement et une instabilité chronique. Un peu plus grande que la France, la Centrafrique a également été la victime ces dernières années d’une déstabilisation contagieuse venue du Soudan. Jusqu’à finalement tomber comme un fruit mûr, en décembre 2012, sous les poussées d’à peine 200 ou 300 coupeurs de route. On imagine bien que ces 300 bandits de grand chemin se débanderont à la vitesse grand V quand les troupes françaises se déploieront à la mi-décembre. Mais après ?

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 12:45
RCA_Renfort_BOALI 2012

RCA_Renfort_BOALI 2012

 

 

26 novembre 2013 Romandie.com (AFP)

 

PARIS - Un millier de soldats français vont être déployés en Centrafrique pour une durée d'environ six mois, afin de rétablir l'ordre en appui d'une force africaine, a annoncé mardi le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

L'annonce du ministre intervient après que la France a soumis lundi soir au Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution visant à renforcer la force panafricaine présente en Centrafrique (Misca), avec la perspective de la transformer en force de l'ONU de maintien de la paix.

 

La France appuiera cette mission africaine, de l'ordre d'un millier de soldats, a déclaré M. Le Drian à la radio Europe 1. Nous le ferons en appui et non pas en entrée en premier comme nous avons pu le faire pour le Mali, et pour une période brève, de l'ordre de six mois à peu près.

 

Lundi soir le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye avait annoncé que la France était prête à envoyer en Centrafrique 800 soldats qui viendraient s'ajouter aux 410 militaires déjà sur place, à l'issue d'une rencontre à Paris avec le chef de la diplomatie française Laurent Fabius.

 

M. Fabius a parlé de l'envoi de 800 hommes pour l'instant, qui s'ajouteraient aux 410 déjà présents, avait déclaré Nicolas Tiangaye, précisant que le rôle de la France sera d'appuyer les forces de la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique) en termes militaires, logistique et d'assistance technique.

 

Tout cela va se faire vers la mi-décembre, après le vote d'une résolution au Conseil de sécurité de l'ONU, avait estimé M. Tiangaye.

 

Jeudi, le président François Hollande avait évoqué une augmentation sensible du contingent français en Centrafrique où, avait-il dit, la situation est extrêmement grave, sans toutefois préciser l'ampleur du renfort envisagé ou un calendrier.

 

L'ONU, qui s'inquiète de voir la Centrafrique devenir le théâtre d'un génocide, a entamé lundi des discussions consacrées à la crise, après l'appel de son secrétaire général Ban Ki-moon à envoyer 6.000 Casques bleus, et ceux de Paris et de Washington pressant la communauté internationale d'intervenir sans délai.

 

Le projet de résolution déposé par la France instaure un embargo sur les livraisons d'armes à destination de la RCA pour une période initiale d'un an et réclame l'application rapide des accords de transition en RCA, qui prévoient notamment des élections libres et équitables.

 

La Centrafrique est en proie aux violences depuis le renversement, le 24 mars, du régime de François Bozizé par Michel Djotodia, chef de la coalition rebelle Séléka, devenu depuis président.

 

Nicolas Tiangaye a fait état lundi d'une insécurité généralisée, de graves crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Il a estimé que la France a les moyens, militaires, financiers et diplomatiques pour que son action soit efficace.

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 11:45
Centrafrique: l'armée française attendue pour ouvrir la voie à la force africaine

 

26 novembre 2013 Par RFI, avec Karim Lebhour, correspondant à New York

 

Le Conseil de sécurité s’est penché ce lundi 25 novembre sur les options possibles pour venir en aide à la Centrafrique. L’ONU dit vouloir mettre en œuvre une réponse «robuste» et «sérieuse» qui comprend la force africaine, les soldats français, puis les casques bleus.


 

A l’ONU, plus personne ne doute qu’il y aura bien une opération de maintien de la paix en Centrafrique. Reste à savoir quand et dans quelles conditions. C’est la force africaine, la mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), qui va d’abord se déployer sous mandat de l’ONU à partir du 19 décembre. Elle doit aligner 3700 hommes.

Un effectif très insuffisant, mais qui recevra selon Gérard Araud, ambassadeur de France aux Nations unies, le soutien des troupes françaises dont le nombre devrait tripler pour atteindre quelque 1200 soldats.

« Nous considérons que les forces françaises devraient être ce que l'on appelle une 'bridging force', explique l'ambassadeur. C'est à dire pour d'abord mettre un peu d'ordre et pour apporter son soutien à la force africaine. Dans un premier temps, les forces françaises assureront un rôle de protection des civils. Mais très rapidement, ce sera la force africaine qui devra le faire ».

 

→ A (RE)LIRE : Le Conseil de sécurité de l'ONU examine les modalités de soutien de la Misca

 

Ce tandem Misca-armée française ne doit pas durer plus de quelques mois. Ban Ki-moon présentera d’ici le mois de mars son plan d’opération pour l’envoi de casques bleus en Centrafrique. D’abord 6000 puis 9000 hommes.

Les Etats-Unis ont toujours des réticences sur le coût de cette mission, mais les diplomates assurent tout le monde de l’urgence à intervenir rapidement en Centrafrique.

 

■ le point de vue centrafricain : Nicolas Tiangaye, Premier ministre de Centrafrique, était lui à Paris lundi 25 novembre. Il a été reçu par le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

RFI : A partir de quelle date les renforts français sont-ils attendus ?

Nicolas Tiangaye : A partir de la première quinzaine du mois de décembre et après la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies.

Combien d’hommes vous faudrait-il, au total, pour que la Misca puisse bien fonctionner ?

La Misca avait évalué le nombre à 3500, sans compter les personnels civils. C’est ce chiffre qui sera bientôt atteint et peut-être même dépassé avec l’arrivée du contingent burundais. C’est un cri de détresse que je lance à la communauté internationale, pour le soutien à la Misca.

 

Le Quai d'Orsay n'a pas fait de commentaire sur ces déclarations lundi soir.

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 13:45
République centrafricaine : la collecte du renseignement avant l’intervention

 

24 novembre 2013 Par Olivier Fourt

 

La France se prépare vraisemblablement à intervenir en République centrafricaine (RCA). Le président François Hollande promet des renforts, mais avant de lancer une opération sur le territoire de la RCA, il appartient aux militaires de collecter le maximum de renseignement.

République centrafricaine : la collecte du renseignement avant l’intervention
(02:23)
 
 
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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 17:07
RCA - Renfort BOALI 2012 - photo EMA

RCA - Renfort BOALI 2012 - photo EMA

22.11.2013 par P. Chapleau - Lignes de Défense

 

La France anticipe le feu vert formel du Conseil de sécurité de l’Onu et planifie de plus en plus ouvertement l’envoi de moyens militaires pour une intervention en république centrafricaine. Onze mois après le déclenchement de l’opération Serval au Mali, le scénario est-il similaire ?

A l’instar de ce qui avait été fait au Mali, la montée en puissance du dispositif français s’effectue au travers du dispositif prépositionné en Afrique. On sait qu’un escadron blindé du 1er RIMa, déployé au Tchad, est ainsi appelé à faire mouvement vers Bangui, que des compagnies basées au Gabon (où se trouve ce vendredi le ministre français de la Défense) peuvent aisément faire mouvement vers la RCA, que les 350 fantassins et les hélicoptères Gazelle à bord du BPC Dixmude qui croise dans le golfe de Guinée peuvent aussi être engagés via le Cameroun (dont les troupes nationales pourraient aussi intervenir dans le cadre d’une force africaine).

D’autres renforts français sont appelés à quitter la métropole dans le cadre du dispositif d’alerte Guépard. Lundi, un Guépard "Com" devrait gagner le futur théâtre.

Une fois de plus, la logistique va être délicate. Par exemple, comment (sinon par gros porteurs ou lors d’un raid blindé terrestre via la frontière tchado-centrafricaine) acheminer les ERC-90 Sagaie du 1er RIMa ? L’exemple malien a montré qu’il nous a fallu compter sur des coups de pouce (et d’ailes) de nos alliés occidentaux et l'ops en cours ne devrait pas malheureusement déroger à cette règle.

Dans le cas centrafricain, nos alliés africains auront aussi besoin de cette aide. Déjà, pour la future MISCA (Mission internationale de soutien à la Centrafrique ), la France a été sollicitée pour gérer le soutien de l’homme. A l’Economat des Armées en particulier de gérer ce dossier et de trouver des capacités pour les contingents africains et français. Des fonds européens pourraient financer ces dépenses; en outre, Washington a débloqué, jeudi, 40 millions de dollars pour la force africaine de maintien de la paix.

Globalement, les moyens militaires français sont aujourd’hui encore moins disponibles qu’en janvier dernier puisque Serval, loin d’être démontée, mobilise /immobilise des moyens conséquents. Ce qui explique, autre exemple, que la France aurait déjà externalisé des missions de surveillance aérienne à une société privée dont un Cessna opèrerait déjà en RCA. Ou qu’elle étudie comment faire assurer efficacement le soutien de l’homme dans un environnement exigeant.

 

Une opex délicate

Toutefois, la RCA n’est pas tout à fait le Mali. Principalement à cause de l’imbrication des éléments "adverses" dans la population et leur présence sur une très grande partie du territoire.

Au Mali existait une sorte de ligne de front entre le nord de Ségou et le nord de Mopti. L’adversaire était, en outre, assez bien identifié.

Dans le chaos centrafricain, il existe des unités de l’armée qui n’obéissent à aucune chaîne de commandement, des milices rebelles officiellement dissoutes mais toujours actives, des bandes armées criminelles et des opportunistes à qui la possession d’une Kalach ou d’une machette suffit à faire inspirer la terreur.

La mission des forces françaises et des contingents africains de la MISCA qui vont succéder à la FOMAC risque d’être périlleuse puisqu’il va falloir « libérer » des zones déjà conquises par des éléments hostiles difficiles à identifier, imposer la paix par la force dans le cadre d’un mandat onusien, prévenir des affrontements qualifiés de « pré-génocidaires » et établir la souveraineté d’un pseudo-régime souverain, mais issu d’un coup d’Etat, sans réelle légitimité, sans pouvoirs. Sans avenir, en clair.

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 12:45
La France renforce son contingent en RCA, la Guinée enverra 927 soldats au Mali

 

21 novembre 2013 à 22:34 Par RFI

 

Le président François Hollande a reçu, ce jeudi 21 novembre à l’Elysée, son homologue guinéen, Alpha Condé. Tous deux se sont entretenus de deux sujets brûlants : la République centrafricaine (RCA) et le Mali. En Centrafrique, la France va renforcer son contingent. De son côté, Alpha Condé a indiqué que son pays va envoyer 927 soldats au Mali – à Tombouctou et à Gao - dès mars prochain.

 

A quelques jours de l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, la France presse la communauté internationale d'agir pour mettre fin aux violences. Les exactions se sont intensifiées ces dernières semaines à Bangui. Un haut responsable américain a même qualifié la situation de « pré-génocidaire ». Pour François Hollande, il n'y a pas de temps à perdre. A l’issue de son entretien avec son homologue guinéen, Alpha Condé, il a tenu à préciser que la France veut « augmenter sensiblement » le nombre de ses soldats en République centrafricaine.

 

« A Bangui et en Centrafrique, la situation est extrêmement grave. Dans quelques jours, il y aura une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies qui permettra aux Africains et à la communauté internationale de pouvoir agir », a souligné François Hollande.

 

« La France, qui a déjà 400 hommes sur place pour sécuriser notamment l’aéroport (de Bangui) et protéger nos ressortissants, est prête à accompagner » le processus que les Nations unies sont sur le point d’engager.

 

« Des massacres ont déjà eu lieu, des exactions se sont produites. Il y a même des conflits religieux qui sont en train d’apparaître. Donc, il n’y a pas de temps à perdre et la position de la France c’est d’appuyer, d’accompagner, lorsqu’il y a des situations comme celles-là, les Africains pour qu’ils assurent eux-mêmes leur sécurité », a déclaré François Hollande.

 

Le président français a, par ailleurs, rappelé que la situation de la Centrafrique sera « au cœur des discussions » pendant le sommet de l’Elysée qui réunira une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement africains les 6 et 7 décembre à Paris.

 

927 soldats guinéens à Gao et Tombouctou

 

Dans le même temps, la Guinée s'engage au Mali. Le président guinéen, Alpha Condé, annonce, quant à lui, le déploiement de près d'un millier de soldats guinéens à Tombouctou et à Gao, dans le nord du Mali, dès le mois de mars prochain car, dit-il, « il faut libérer le Mali définitivement » des islamistes toujours actifs dans le Nord.

Alpha Condé
(00:55)

Président guinéen

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 21:55
Le BPC "Dixmude" embarque des militaires et des équipements qui seraient destinés à gagner le Centrafrique.

Le BPC "Dixmude" embarque des militaires et des équipements qui seraient destinés à gagner le Centrafrique.

 

20/11/2013 lemarin.fr

 

Le BPC Dixmude embarque une "réserve opérationnelle embarquée" (ROE) dans son actuel déploiement dans le golfe de Guinée où il remplace un aviso. L’état-major des armées a confirmé cette mission, sans en détailler la mission exacte, ni sa composition.

 

Selon les sources du marin, des véhicules ont pris place à bord avant le départ à Toulon, ainsi qu’au moins deux hélicoptères légers Gazelle, et l’unité de commandement et de logistique (UCL) du 8e régiment de parachutistes de marine.

 

Ce régiment est actuellement déployé en Centrafrique, ce qui pourrait signer la nature exacte de cette ROE, qui serait, de fait, chargée de renforcer l’effectif en Centrafrique, sans doute en accostant à Douala (Cameroun). Ce mode opératoire avait déjà été utilisé en 2007 lors de l’opération européenne Eufor, au Tchad voisin.

 

En cas de confirmation, ce serait la première fois qu’un BPC (bâtiment de projection et de commandement) est utilisé pour injecter des véhicules au cœur de l’Afrique.

Manoeuvres amphibies du BPC Dixmude au Liban (mission Jeanne d'Arc 2012)

Manoeuvres amphibies du BPC Dixmude au Liban (mission Jeanne d'Arc 2012)

Note RP Defense : Merci à Philippe Chapleau (Lignes de Défense) pour l'information.

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 16:45
Seleka rebels - source defenseweb

Seleka rebels - source defenseweb

 

21/11/2013 Par Arielle Thedrel – LeFigaro.fr

 

Le pays s'enfonce dans le chaos et la violence. Selon Laurent Fabius, «l'ONU va donner une permission d'intervenir aux forces africaines, à l'Union africaine et également à la France».

 

Après le Mali, la Centrafrique? La France se prépare à intervenir militairement dans ce pays d'environ 4 millions d'habitants en proie au chaos. A l'instar des États-Unis, Laurent Fabius a estimé mercredi matin que la République centrafricaine était «au bord du génocide». L'ONU, a ajouté le chef de la diplomatie française, «va donner une permission d'intervenir aux forces africaines (des pays alentour), à l'Union africaine et également à la France». Mais, a précisé le ministre sur RTL, «ce ne sera pas du tout le même genre d'intervention qu'au Mali, ce ne sera pas aussi massif et aussi durable». Une discussion doit s'engager lundi prochain au Conseil de sécurité de l'ONU sur la base du rapport présenté par Ban Ki-moon qui présente «plusieurs options pour renforcer le soutien à la force africaine», dont l'envoi de 6000 Casques bleus. Une résolution devrait être adoptée début décembre. Selon un responsable français cité par le Nouvel Observateur , la France pourrait toutefois intervenir avant le feu vert de l'ONU, si nécessaire.

Mercredi déjà, François Hollande avait pressé la communauté internationale d'«agir» au plus vite pour mettre fin aux «exactions» commises contre la population. La France dispose d'un contingent de 400 soldats dans son ancienne colonie et s'est dit prête à plusieurs reprises à augmenter son engagement dans le cadre d'un mandat de l'ONU pour épauler la force africaine (Misca) en cours de déploiement.

 

400.000 personnes déplacées

 

Depuis l'arrivée au pouvoir, en mars dernier, de la coalition rebelle Séléka dirigée par Michel Djotodia et malgré l'annonce par ce dernier de «mesures exceptionnelles» pour neutraliser «les criminels et les pillards», la République centrafricaine s'enfonce dans l'anarchie. Après une relative accalmie, les violences ont repris début novembre à Bangui avec des attaques à main armée et des meurtres. Elles ont culminé avec l'assassinat d'un haut magistrat abattu par d'anciens rebelles. De nombreux villages ont été désertés par leurs habitants partis se cacher en brousse dans des conditions sanitaires déplorables. Selon le secrétaire d'Etat américain John Kerry, le pays s'achemine vers une guerre civile: «des milices s'organisent de plus en plus en suivant des lignes communautaires et s'engagent dans des représailles visant les civils» a-t-il indiqué. La crise a provoqué le déplacement de plus de 400.000 personnes et, selon le Programme alimentaire mondial, plus d'un million de Centrafricains sont menacés de disette. Des affrontements opposent également, dans certaines régions, chrétiens et musulmans, laissant craindre au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, «un conflit religieux et ethnique à l'échelle du pays». L'économie est aujourd'hui exsangue et l'administration quasiment inexistante.

 

Avec 2500 hommes et peu de moyens, la Misca s'est révélée jusqu'ici impuissante à rétablir l'ordre. Les États-Unis, qui ont annoncé une aide de 40 millions de dollars à cette force de l'Union africaine, disent ne voir aucun indice laissant penser que le gouvernement de Michel Djotodia a la capacité ou la volonté politique de mettre un terme à la violence. Compte tenu du vide sécuritaire, «il y a un risque que le pays devienne un sanctuaire terroriste» a ajouté Laurent Fabius. Il l'est d'ores et déjà pour l'Ougandais Joseph Kony, chef de l'Armée de résistance du Seigneur, recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre. Selon l'ONU, cette guérilla est responsable de la mort de plus de 100.000 personnes en Afrique centrale et du rapt de milliers d'enfants. Washington a offert 5 millions de dollars pour la capture de Kony.

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 08:45
photo Marine nationale

photo Marine nationale

 

15 novembre 2013 à 11:49 Par RFI

 

Un bâtiment de la Marine nationale, le bateau de projection et de commandement (BPC) Dixmude, doit appareiller prochainement de Toulon avec environ 300 soldats à bord pour venir se positionner dans le golfe de Guinée. Ce gros navire amphibie emportera aussi des véhicules et des hélicoptères. Faut-il y voir les prémices d'une intervention en Centrafrique ? A Paris, l'état-major évoque pourtant une mission de routine.

 

Il n'y a pas d'opération secrète de la France en RCA, assure-t-on à l'état-major des armées à Paris. Après des informations de presse faisant état de l'envoi de commandos parachutistes, l'état-major rappelle que le dispositif français reste inchangé. « Le dispositif Boali, c’est et c’est encore un volume d’environ 400 hommes », confirme le colonel Gilles Jaron, porte-parole des armée.

Pourtant depuis quelques mois, Paris suit avec attention ce qui se passe en République centrafricaine. La France promet des renforts et plaide pour l'adoption d'une résolution des Nations unies qui ouvrirait la voie à une intervention en soutien aux forces africaines. Ces jours-ci, des incidents ont d’ailleurs de nouveau éclaté à Bangui, la capitale. Alors l'armée française est-elle en train de se préparer, en pré-positionnant des forces supplémentaires dans la région ?

 

→ A (RE)LIRE : RCA: Bangui en proie aux violences

 

Prochainement c'est un imposant bateau de projection et de commandement (BPC) qui prendra la relève d'un petit aviso dans le golfe de Guinée pour la mission Corymbe. Il emportera 300 soldats. « Et nous profitons du départ du BPC pour mettre en place dans ses soutes, ce qu’on appelle une réserve opérationnelle embarquée », détaille le colonel Gilles Jaron.

Seuls deux hélicoptères Gazelle devraient être embarqués dans le BPC. Le bâtiment emportera aussi des véhicules. Et, depuis le port de Douala, Bangui est à 1 400 kilomètres. Les militaires français connaissent bien la route, car c'est par le Cameroun qu'ils étaient passés durant l'opération Eufor Tchad-RCA en 2008.

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 12:45
Centrafrique: le Conseil de sécurité approuve l’envoi de 250 soldats

30/10/2013 45eNord.ca (AFP)

 

Le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé mardi l’envoi de 250 militaires pour protéger le personnel et les installations de l’ONU en République centrafricaine (RCA), ont annoncé des diplomates.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon avait proposé la semaine dernière un déploiement rapide de soldats pour tenter de rétablir l’ordre en RCA, l’un des pays les plus pauvres du monde, livré à l’anarchie depuis le renversement en mars du président François Bozizé par les rebelles de la coalition Séléka.

Les 15 pays membres du Conseil de sécurité ont accédé mardi à la demande de M. Ban, ont affirmé des diplomates. Une réunion informelle du Conseil sur la situation en Centrafrique, organisée par la France, doit en outre avoir lieu vendredi.

Dans un premier temps, 250 soldats, qui ne seront pas des Casques bleus, seront déployés à Bangui. Au total, quelque 560 soldats pourraient être déployés, avec l’envoi d’autres hommes dans d’autres parties du pays.

Cette unité de protection était prévue dans la résolution sur la RCA adoptée le 8 octobre par le Conseil de sécurité mais le Conseil attendait des recommandations de M. Ban sur sa composition et ses effectifs. La résolution a ouvert la voie à la mise en place d’une mission de maintien de la paix pour tenter de rétablir l’ordre en RCA.

 

 

Le Conseil de sécurité avait décidé début octobre de renforcer la MISCA (Mission internationale de soutien en Centrafrique), une force de l’Union africaine (UA) censée sécuriser le pays, avec pour perspective de la transformer éventuellement en mission de maintien de la paix.

La France a déployé 450 hommes sur place pour sécuriser l’aéroport et protéger ses ressortissants, et a laissé entendre qu’elle pourrait porter, si nécessaire, cet effectif à 750 soldats.

Une quarantaine de personnes ont été tuées le week-end dernier dans des affrontements entre des milices paysannes d’auto-défense et des ex-rebelles désormais au pouvoir. La situation humanitaire se dégrade avec plus de la moitié de la population (4,6 millions) dans un état critique, selon l’Unicef. La famine touche 500.000 personnes.

John Ging, directeur des opérations du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU, a affirmé mardi que la protection des civils était la priorité.

Les violences inter-religieuses ont chassé de leurs maisons environ 400.000 personnes et beaucoup cherchent refuge dans les églises, les mosquées ou se cachent dans la brousse. «Des atrocités indescriptibles sont commises contre les civils par des groupes armés créant un climat de peur incroyable», a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 07:56
RCA: Paris va renforcer ses troupes

13 octobre, 2013 – BBC Afrique

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius a annoncé dimanche à Bangui l'envoi de troupes supplémentaires en Centrafrique et demande que des élections libres soient organisées début 2015.

 

Laurent Fabius etait accompagné par la commissaire européenne à l'aide humanitaire Kristalina Georgieva, pendant son séjour de quelques heures avant de rejoindre le président Hollande qui entame lundi une visite officielle en Afrique du Sud.

 

Actuellement 410 soldats français sont stationnés en Centrafrique avec pour mission de protéger les intérêts français et assurer la sécurité de l'aéroport de Bangui.

 

Selon une source diplomatique, les effectifs des troupes françaises pourraient atteindre 750 voire 1.200 hommes, et viendraient en appui à la force panafricaine Misca, comme au Mali.

 

En contrepartie de l'aide française, le ministre demande aux autorités en place de respecter la feuille de route pour sortir le pays de la crise.

 

A l'issue d'un entretien avec le président Michel Djotodia - ancien chef des rebelles de la Séléka qui tente désormais de prendre ses distances avec ses compagnons d'armes - et le Premier ministre Nicolas Tiangaye, M. Fabius a affirmé avoir "exigé des autorités que des élections libres aient lieu début 2015 auxquelles ne se représenteront pas ces autorités".

 

En outre, les "exactions doivent cesser en RCA. La dissolution de la milice Séléka doit être effective, il ne peut pas y avoir de bandes armées à travers le territoire", a poursuivi M. Fabius.

 

Il a promis qu'il n'y aurait pas d'impunité pour ceux qui commettent des crimes.

 

De son côté la commissaire européenne, Kristalina Georgieva, a estimé que outre l'action humanitaire il fallait aussi restaurer l'Etat, car sans Etat, les seigneurs de guerre vont gagner".

 

"Il serait désastreux de laisser ce conflit se confessionaliser", a souligné M. Fabius, en référence aux affrontements qui ont fait plus de 150 morts depuis début septembre dans le nord-ouest du pays entre anciens rebelles et milices d'autodéfense.

 

La majorité de la population de 5 millions d'habitants est chrétienne.

 

400 000 personnes sont déplacées dans le pays en raison de l'insécurité et un tiers de la population a besoin d'une aide humanitaire d'urgence.

 

Au cours de sa visite, M. Fabius s'est entrenu avec des représentants de la communauté française --il reste moins de 600 Français à Bangui--, les militaires français ainsi que les représentants de la Misca, la force africaine déployée en Centrafrique qui doit compter à terme 3.600 hommes mais dont seuls 2.000 sont déployés sur le terrain jusqu'à présent.

 

Cette visite intervient trois jours après le vote à l'ONU d'une résolution initiée par la France, qui ouvre la porte à l'envoi de Casques Bleus en Centrafrique d'ici plusieurs mois.

 

"Si on mettait en RCA l'argent qui a été utilisé pour chasser les islamistes du Mali on serait tranquilles pour 30,40 ans", a affirmé le porte-parole de la présidence centrafricaine, Guy Simplice Kodegue, soulignant que "les caisses de l'Etat sont vides".

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 11:45
L’ONU envisage de plus en plus l’envoi de Casques bleus en Centrafrique

10/10/2013 par Jacques N. Godbout – 45eNord.c

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté ce jeudi 10 octobre une résolution prévoyant le déploiement éventuel dans plusieurs mois en République centrafricaine (RCA) de Casques bleus pour rétablir l’ordre dans le pays.

 

«Gravement préoccupé par l’effondrement total de l’ordre public, la détérioration considérable de la situation sécuritaire et l’aggravation des tensions intercommunautaires en République centrafricaine, le Conseil de sécurité a exigé, ce matin, le règlement politique pacifique de la crise dans le pays, tout en se déclarant prêt à envisager les mesures appropriées contre ceux dont les agissements compromettent la paix, la stabilité et la sécurité»rapporte le service d’information de l’ONU.

Condamnant de nouveau dans la résolution adoptée ce matin la prise de pouvoir par la force de la coalition Séléka le 24 mars 2013, «et les violences et pillages que cela a occasionnés», le Conseil exige également que tous les éléments de la Séléka et tous les autres groupes armés déposent immédiatement les armes. Il exige en outre de toutes les parties au conflit, en particulier la Séléka, qu’elles permettent l’acheminement sûr, libre et rapide de l’aide humanitaire à ceux qui en ont besoin.

Pour commencer, le Conseil a décidé de renforcer la Misca (Mission internationale de soutien en Centrafrique), la force panafricaine qui aide le gouvernement transitoire de RCA à sécuriser le pays et qui est appelée à se transformer, éventuellement, en véritable mission de maintien de la paix.

La Misca ne compte pour l’instant que 1.400 hommes, sur les 3.600 prévus, et manque de moyens.

La résolution encourage donc les pays de la région et d’autres pays africains à participer à la Misca et les États membres en général à la soutenir.

 

 

En même temps, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon devra présenter au Conseil dans un délai d’un mois «des options détaillées pour un soutien international à la Misca, y compris sa transformation éventuelle en une mission de maintien de la paix de l’ONU, à condition que la situation sur le terrain s’y prête».

La République centrafricaine, un des pays les plus pauvres du monde, a sombré dans le chaos depuis le renversement en mars du président François Bozizé par les rebelles de l’alliance Séléka.

Quoiqu’en dise le gouvernement du chef rebelle devenu président de transition, Michel Djotodia, le pays n,est pas le moins du monde engagé sur la voie de la normalisation et des éléments incontrôlés de la Séléka continuent de faire régner la terreur dans le pays en toute impunité.

En outre, selon les chiffres de l’ONU, 1,6 million de Centrafricains, soit un tiers de la population, ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence.

Le 27 septembre dernier, lors de son intervention à l’Assemblée générale de l’ONU, le ministre des affaires étrangères et de la coopération de la République du Congo, Basile Ikouebe, avait mis en garde contre contre les risques de «somalisation» de la République centrafricaine

Basile Ikouebe avait alors déclaré qu’il fallait à tout prix éviter des situations de « vide » de pouvoir, terreaux fertiles des groupes subversifs, et exhorté la communauté internationale à se mobiliser aux côtés de la République centrafricaine, à lui prêter assistance sur les plans politique, sécuritaire, économique et financier.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 13:45
Chaos en Centrafrique

30 Septembre 2013 Par valeursactuelles.com

 

Afrique. Autoproclamé président depuis sa prise du pouvoir, en mars dernier, Michel Djotodia n’arrive plus à faire régner l’ordre.

 

Son pays est déchiré par des rébellions pseudo-politiques — du simple grand banditisme. La population en est la première victime. Après le Mali, la Centrafrique devient donc le dossier prioritaire de la France en Afrique. Ce 24 septembre, à New York, François Hollande espérait convaincre l’Onu de la nécessité d’une “opération de maintien de la paix”. Près de 300 soldats français supplémentaires sont prêts à être projetés à Bangui.

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 16:45
France pushes for U.N. action on Central African Republic

26 September 2013 defenceWeb (Reuters)

 

France's foreign minister called on Wednesday for the U.N. Security Council to adopt a resolution next month to boost U.N. operations in the Central African Republic, which he said risked becoming a new Somalia if it did not get immediate support.

 

The landlocked, mineral-rich Central African Republic, or CAR, has slipped into chaos since northern Seleka rebels seized the capital, Bangui, and ousted President Francois Bozize in March. U.N. officials and rights groups say both sides may have committed war crimes.

 

French Foreign Minister Laurent Fabius co-hosted a meeting with the European Union and U.N. humanitarian affairs officials on Wednesday in an effort to raise awareness for a crisis that has struggled to galvanize international interest, shadowed by other conflicts such as the Syrian civil war, Reuters reports.

 

"CAR has become a lawless state and in a lawless state, the exactions increase and without any action it can become the refuge of all terrorists," Fabius told reporters, having earlier told delegates that radical Islamist groups were already operating in the country.

 

U.S. Ambassador to the United Nations Samantha Power told the meeting on the Central African Republic that the United States was "deeply alarmed" by the prospect of the country becoming a safe haven for violent extremists.

 

"The devastating events in Kenya the last few days only underscore how terrorist groups and other extremists take advantage of lawless or ungoverned spaces," said Power, referring to the deadly attack on a Nairobi shopping mall on Saturday claimed by Somali Islamist militants.

 

She said the situation in the Central African Republic "constitutes a terrible human tragedy and a threat to international peace and security, and that merits the full and immediate prioritization and attention of the international community at the highest levels."

 

The country's former colonial power, France - which intervened earlier this year to oust Islamist rebels from another one of its former colonies, Mali - has been reluctant to get directly involved in the crisis. It has urged African nations and the African Union to do their utmost to resolve the crisis among themselves.

 

But while the African Union plans to deploy a 3,600-strong peacekeeping mission - known as MISCA - in the country, incorporating a regional force of 1,100 soldiers already on the ground, it is unlikely to be operational before 2014.

 

The African Union has asked financial, logistical and technical support from the United Nations, and senior U.N. officials recommended last month that the U.N. Security Council approve this request.

 

'TOMORROW WILL BE TOO LATE'

 

France plans to draft a resolution to put to the Security Council in October to increase support for the U.N. Integrated Peacebuilding Office, or BINUCA, in the Central African Republic, allowing it to go beyond Bangui, providing it with rights observers and asking U.N. Secretary-General Ban Ki-moon to report on how to move forward.

 

Paris then wants a second resolution to give U.N. backing to the African Union force and ultimately would like the African mission to be turned into a U.N. peacekeeping force.

 

It was unclear how quickly a deal could be reached on a first resolution because French diplomats said some Security Council members were hesitant to move forward because of questions on financing and responsibility for the mission.

 

"I think that the large majority of the Security Council are in favor, but the modalities still need to be explained," Fabius said, adding financing could be raised through donations.

 

Power said the United States strongly favored the deployment of the African Union peacekeeping force and was "exploring ways to furnish bilateral technical and financial aid." She said Washington also supported boosting BINUCA.

 

"It is both vital and urgent that other states join in backing this effort, whether with money or troop contributions to the AU mission," she told the meeting, according to a transcript of her remarks.

 

France has a small force in Bangui securing the airport and its local interests. French diplomatic sources have said Paris would be ready to provide logistical support and increase its troop numbers to 700 to 750 men if needed.

 

Michel Djotodia, who swept to power at the head of the rebellion, was officially sworn in as the country's president last month, but he has failed to contain waves of looting and killing by gunmen.

 

CAR is rich in gold, diamonds and uranium, but decades of instability and the spillover from conflicts in its larger neighbors have left the country's 4.5 million people mired in cycles of crises.

 

"It is now more important than ever to react because each day that passes endangers the country even more," CAR Prime Minister Nicolas Tiangaye said. "We have to act now because tomorrow will be too late."

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 21:45
Situation en Centrafrique: Moscou tire la sonnette d'alarme

MOSCOU, 25 septembre - RIA Novosti

 

La Russie est préoccupée par la situation en République centrafricaine (RCA), a indiqué à RIA Novosti Mikhaïl Marguelov, représentant spécial du président russe pour l'Afrique et chef de la Commission des Affaires internationales du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement).

 

"C'est un Etat en décomposition dirigé par les chefs de guerre de la coalition amorphe Séléka. On est en présence d'une militarisation vertigineuse et d'une +somalisation+ du pays", a déclaré le sénateur russe.

 

Et d'ajouter que les violences se multipliaient et revêtaient un caractère interconfessionnel, risquant de déborder les frontières de la RCA.

 

M.Marguelov a participé mercredi à New York à une réunion de haut niveau consacrée à la catastrophe humanitaire en Centrafrique, déclarant que Moscou partageait les évaluations alarmantes de la situation politique, militaire et humanitaire dans ce pays africain.

 

Livrée à des bandes armées qui terrorisent la population, la Centrafrique s'enfonce dans une spirale sans fin de violences sous les yeux d'un pouvoir impuissant qui place désormais ses espoirs dans l'Onu. 1,6 million de Centrafricains, soit un tiers de la population, a besoin d'une aide humanitaire d'urgence, selon les Nations unies. Plus de 270.000 personnes ont été déplacées ou se sont réfugiées dans les pays voisins. La situation dans le pays risque d'échapper à tout contrôle.

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