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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 20:45
Sangaris : Déploiement de la force dans l’est de la Centrafrique

 

04/04/2014 Sources : EMA

 

Depuis le 28 mars 2014, le groupement tactique inter-armes (GTIA) « Scorpion » de la force Sangaris est entièrement déployé sur l’axe reliant Bangui à l’est de la Centrafrique. Il y conduit des missions de reconnaissance et de sécurisation, afin de protéger la population et d’appuyer le déploiement de la MISCA dans l’est du pays.

 

Parti du camp de M’Poko à Bangui, le GTIA « Scorpion » a emprunté l’axe en direction de Sibut, premier point à atteindre. Les éléments de reconnaissance n’ont rencontré aucune opposition, et la traversée des villages de Sibut, Grimari, Bambari et Ippy s’est faite sans difficulté. Ce déploiement a pour objectif d’étendre au reste du pays le contrôle de l’application des mesures de confiances et d’interdire toute tentative d’exaction à l’égard de la population.

 

Environ 2000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

 

Reportage photos

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 11:45
RCA: les conséquences du retrait des Tchadiens de la Misca

 

04-04-2014 par RFI

 

L'annonce-surprise du ministre tchadien des Affaires étrangères ce jeudi 3 avril est intervenue après la dernière polémique en date. Une fusillade le week-end dernier qui a fait au moins 8 morts à Bangui. Si de nombreuses voix en Centrafrique se sont élevées ces derniers mois pour réclamer le départ des soldats tchadiens accusés de bavures, leur retrait va poser un certain nombre de difficultés à la force africaine.

Comment mener à bien la difficile mission de protection des populations civiles, et en particulier musulmanes, une fois que le contingent de 6 000 hommes, actuellement, sera amputé de 850 soldats aguerris ? Cette question et celle des modalités de retrait seront discutées dans les jours et les semaines qui viennent. En attendant, Ndjamena assure que son contingent assumera sa mission de paix dans les zones relevant de sa responsabilité.

 

Le Tchad perçu comme le protecteur des musulmans

Le Tchad qui, ces derniers mois, a rapatrié des dizaines de milliers de ses ressortissants ainsi que des Centrafricains d'origine tchadienne ou non est perçu comme le protecteur des musulmans de Centrafrique. Et son retrait pourrait provoquer des craintes supplémentaires parmi ces populations. Mais les autres contingents ont déjà démontré leur capacité à remplir ces mêmes missions. Petite consolation pour la Misca, la décision tchadienne intervient alors que la force européenne (Eufor-RCA), est attendue à Bangui à partir de la fin du mois. 800 hommes qui auront pour mission de sécuriser l'aéroport et une partie de la capitale, permettant à la Misca de revoir l'organisation de son dispositif en redéployant des hommes dans les secteurs dévolus au Tchad. 

 

→ A (RE)LIRE : RCA: le Tchad annonce son départ de la Misca

 

L'annonce du retrait tchadien intervient aussi au moment où Sangaris entre dans sa troisième phase : son déploiement dans le nord-est du pays. L'armée française a commencé cette semaine à se déployer dans l'est de la Centrafrique, a indiqué jeudi le général Francisco Soriano, dirigeant l'opération. L’arrivée de l’Eufor et de renforts français « nous permettra de consacrer des moyens supplémentaires à notre déploiement dans l’est, dans un premier temps, mais aussi dans le nord ». Une région dans laquelle, a reconnu le général du bout des lèvres, les militaires français sont déjà présents. « Dans le nord, en fait, nous y sommes déjà. Voilà. Nous avons des éléments de reconnaissance, de renseignement, à Ndélé. Nous savons ce qu’il s’y passe. Nous avons des contacts avec des acteurs locaux. Et la Misca s’est déjà déployée dans le nord. Il n’est pas impossible que la Misca poursuive son déploiement dans cette partie-là », a-t-il déclaré.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 07:45
RCA: le Tchad retire ses troupes

 

3 avril, 2014 – BBC Afrique

 

Le Tchad va retirer ses gardiens de la paix de la mission l’Union africaine en République Centrafricaine pour protester contre les allégations selon lesquelles ils ont aidé les rebelles.

 

Une déclaration du ministre tchadien des Affaires étrangères déplore que ses troupes aient été critiquées malgré leurs sacrifices.

 

L'annonce a été faite en marge du sommet entre l'Union européenne et l'Afrique qui se tenait ce mercredi et ce jeudi à Bruxelles.

 

Le Tchad a contribué à hauteur de 850 soldats sur le contingent total des 6 000 hommes de la Misca.

 

Les forces tchadiennes ont été accusées de soutenir les rebelles musulmans de la Seleka qui avaient chassé du pouvoir le gouvernement centrafricain l’an passé après une vague de violences religieuses.

 

La Seleka, a pris le pouvoir en mars 2013. Mais leur leader a démissionné en janvier dernier suite à une spirale d’attaques et de contre-attaques entre les groupes musulmans et chrétiens.

 

Récemment, des milliers de musulmans, confession minoritaire en République Centrafricaine, ont fui vers les Tchad et Cameroun voisin après avoir été visés par les milices chrétiennes.

 

«Campagne gratuite et malveillante»

 

Le communiqué tchadien indique que les forces de ce pays ont été victimes de « d’une campagne gratuite et malveillante tendant à leur faire porter la responsabilité de tous les maux dont souffre la RCA. »

 

Mais le retrait n’est pas encore effectif : « Les modalités pratiques de ce retrait seront arrêtées en commun accord entre le Tchad et l’Union africaine. En attendant, le Tchad assumera sans faille sa mission de paix dans les zones relevant de sa responsabilité en République centrafricaine. »

 

Le président déchu de la RCA, François Bozizé, a avoué l’an passé à la BBC que les forces tchadiennes l’ont aidé à prendre le pouvoir, ce que le Tchad a nié.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 07:45
4 mois d’opération Sangaris : Avec l’Europe mais sans les Tchadiens

 

3 avril, 2014 Guillaume Belan (FOB)

 

Le point sur l’opération Sangaris en RCA

 

Lancement de la troisième phase de Sangaris

 

Le Général Soriano a fait un point de situation ce matin par viso-conférence durant le point presse du Ministère de la Défense. Extraits.

 

« Après 4 mois d’opérations, la relève est maintenant terminée, le second mandat de l’opération Sangaris a donc débuté, qui correspond au début de la troisième phase de notre action. »

 

Alors que la première phase (décembre-janvier 2014) visait à l’instauration des mesures de confiance dans Bangui (désarmement…) et à assurer la transition politique et la montée en puissance de la MISCA, la seconde phase de l’opération Sangaris (Février-Mars) avait pour objet la sécurisation de l’ouest du pays, notamment l’axe reliant Bangui au Cameroun, afin de désenclaver le pays et rétablir le trafic routier (humanitaire et économique). C’est pour le Commandant de Sangaris, maintenant chose faite. « Bangui est redevenu calme. Demeurent deux zones de tensions au nord de la capitale : Le 3ème arrondissement et la zone PK12, qui a connu un regain de tension la semaine dernière ». Dorénavant, la présence française dans la capitale est réduite, la MISCA ayant repris l’essentiel de la sécurisation de Bangui. Un GTIA français demeure dans la capitale, en charge de la zone de l’aéroport et en appui des forces de la MISCA dans le nord de la capitale.

 

Sangaris a donc débuté la troisième phase de l’opération, à savoir le déploiement dans l’est du pays, afin notamment d’y installer les troupes de la MISCA, notamment des soldats congolais et gabonais. Ce déploiement, qui a déjà débuté, va donc s’intensifier. Avec les mêmes objectifs: mettre fin aux agressions, protéger les populations, notamment musulmanes ; désarmer les milices et restaurer l’autorité de l’État centrafricain.

 

EUFOR RCA

 

Sangaris va bientôt pouvoir compter sur des troupes supplémentaires, à savoir celles européennes de la mission EUFOR. Enfin, européennes, c’est beaucoup dire, car les 800 soldats de la mission seront pour moitié français (dont le 152ème régiment d’infanterie, déjà sur place), tandis que le second contingent le plus important sera fourni par… la Géorgie ! un Etat, qui, cela n’aura échappé à personne, ne fait pas partie de l’UE ! Pour Tbilissi, il s’agit là, d’une décision diplomatique stratégique : apporter son soutien dans l’espoir de compter sur l’Europe et l’OTAN (que la Géorgie souhaite intégrer), en cas de coup dur à venir avec la Russie. L’Allemagne et l’Angleterre quant à eux, se contenteront d’apporter leurs soutien en transport et logistique. Tout cela révèle une fois de plus que l’Europe n’est malheureusement une réalité que sur le plan économique. EUFOR RCA doit débuter son déploiement dès la fin du mois. Rappelons, que la France joue une fois de plus le rôle de nation-cadre de cette force, qui est commandée depuis la Grèce par le général français Philippe Pontiès (commandant de l’EMF 3 de Marseille). EUFOR RCA se déploiera à Bangui, ce qui permettra au GTIA opérant dans la capitale de se concentrer dans l’ouest du pays.

 

LA MISCA sans le Tchad

 

L’annonce a été faite aujourd’hui au sommet UE-Afrique, le Tchad va se retirer de la MISCA, la force africaine, élément clef de la stabilisation du pays. C’est une mauvaise et une bonne nouvelle.

 

Mauvaise, car la MISCA, qui compte plus de 6000 soldats et policiers va se soulager d’un effectif important de plus de 850 soldats. Un gros vide, d’autant plus que les tchadiens étaient déployés dans le nord du pays, une zone difficile.

 

Mais c’est aussi une bonne nouvelle, car la composante tchadienne de la MISCA a toujours été considérée comme soutenant les ex-Seleka, ils ont en communs d’être musulmans, et de nombreux éléments des Seleka sont d’origine tchadienne. Ils n’ont ainsi jamais été acceptés par la population. Là est aussi la raison du départ des tchadiens. C’est donc une source de tension en moins. Les soldats tchadiens ont également été l’objet d’une attaque directe et meurtrière des milices anti-balaka (chrétienne) samedi dernier.

 

Reste maintenant à voir si cette perte de près de 900 soldats, va pouvoir être comblée par d’autres pays africains. Ce qui est loin d’être gagné…

 

Les anti-balaka

 

Depuis l’arrivée des français, la menace a changée. Alors que ce sont les ex-Séléka musulmans qui constituaient la menace principale, l’action combinée de Sangaris et de la MISCA les a fait fuir dans les pays voisins. Aujourd’hui, ce sont les anti-balaka chrétiens qui s’attaquent aux populations musulmanes du pays. Le général Soriano, répondant à une question ce matin a détaillé leur composition: « nébuleuse insaisissable », les anti-balaka sont constitués de trois composantes: la composante dure, boziziste, s »ouvent des anciens militaires très organisés » et redoutables. La seconde composante est fournie par « les milices d’auto-défense de quartier », jugées « mal organisées aux actions limitées ». Enfin, la troisième composantes est faite de « voyous, de pillards », qui sous l’étiquette anti-balaka, prennent les populations musulmanes en otage et les rackettent.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 17:45
Général Soriano - photo EMA

Général Soriano - photo EMA

 

 

03 avril 2014 Romandie.com (AFP)

 

Paris - L'armée française a commencé cette semaine à se déployer dans l'est de la Centrafrique, a indiqué jeudi le général dirigeant l'opération, au moment où le Tchad annonçait le retrait de son contingent de la force de l'Union africaine.

 

La troisième phase a débuté cette semaine, nous avons commencé à nous déployer dans l'est, a déclaré à la presse en visioconférence le général Francisco Soriano, qui commande l'opération française Sangaris. L'objectif est de restaurer l'autorité de l'Etat, de mettre fin aux agissements des bandes armées et de les désarmer, a-t-il ajouté.

 

Cette troisième phase est rendue réalisable grâce (...) aux renforcements accordés par le président François Hollande, qui a décidé à la mi-février l'envoi de 400 militaires supplémentaires, portant ainsi les effectifs du contingent français à 2.000 hommes, a précisé le général.

 

Quelques 6.000 militaires africains sont aussi déployés au sein de la force de l'Union africaine en Centrafrique (Misca). Mais jeudi, le gouvernement tchadien a annoncé le retrait de son contingent de 850 hommes, en dénonçant une campagne gratuite et malveillante contre ses troupes.

 

Les soldats tchadiens ont été accusés à plusieurs reprises depuis la prise du pouvoir à Bangui en mars 2013 de la coalition rebelle à dominante musulmane Séléka de connivence avec ces combattants - dont certains étaient Tchadiens -, voire de passivité face à leurs exactions, ce que N'Djamena a toujours démenti.

 

Cela leur a valu l'hostilité d'une partie de la population centrafricaine. Le week-end dernier, des soldats tchadiens ont tué au moins 24 personnes à l'entrée de Bangui après avoir été la cible d'une attaque à la grenade, selon la Misca et le gouvernement centrafricain.

 

Sangaris et la Misca vont obtenir le renfort de 800 soldats de la mission militaire européenne Eufor-RCA, opérationnelle à la fin mai.

 

L'arrivée de l'Eufor nous permettra d'augmenter notre déploiement dans l'est et le nord du pays, a affirmé le général Soriano.

 

Il s'est par ailleurs opposé à la volonté du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) d'évacuer quelque 19.000 musulmans menacés par les milices anti-balaka.

 

Ma réponse est claire: je m'y refuse. Notre rôle est de protéger les populations et de tout faire pour qu'elles puissent vivre là où elles ont toujours vécu, a-t-il assuré.

 

Formées en réaction aux exactions contre la population perpétrées pendant des mois par les combattants essentiellement musulmans de la Séléka après leur prise du pouvoir en mars 2013, les milices anti-balaka, groupes formés à l'origine de paysans chrétiens de l'ouest de la Centrafrique, s'en prennent depuis à la population musulmane, qui fuit massivement le pays plongé dans les tueries interreligieuses.

 

L'armée française a lancé l'opération Sangaris le 5 décembre 2013 pour restaurer la sécurité en Centrafrique, après un vote de l'ONU donnant mandat aux forces françaises d'intervenir.

 

Le président François Hollande a jugé mardi que la situation sécuritaire en Centrafrique s'était dégradée et que les musulmans y étaient directement visés.

 

Depuis un an, l'ancienne colonie française traverse une crise sans précédent qui a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 17:45
Le Tchad se retire de la force africaine en Centrafrique

 

03 avril 2014 Romandie.com (AFP)

 

N'Djamena - Le gouvernement tchadien a annoncé jeudi le retrait de son contingent de la force de l'Union africaine en Centrafrique (Misca), en dénonçant une campagne gratuite et malveillante contre ses troupes, dans un communiqué publié à N'Djamena.

 

Face à des accusations répétées contre le comportement des soldats tchadiens de la Misca, dont ils constituent une des principales composantes, le Tchad, après avoir informé la présidente de la transition centrafricaine, la présidente de la Commission de l'Union africaine et le secrétaire général des Nations unies, décide de se retirer de la force africaine, ajoute le communiqué.

 

Malgré les efforts consentis, le Tchad et les Tchadiens font l'objet d'une campagne gratuite et malveillante, tendant à leur faire porter la responsabilité de tous les maux dont souffre la RCA (République centrafricaine), accuse le texte.

 

Face à ces accusations répétées, le Tchad (...) décide du retrait du contingent tchadien de la Misca, ajoute le communiqué, précisant: les modalités pratiques de ce retrait seront arrêtées de commun accord entre le Tchad et l'Union africaine.

 

En attendant le Tchad assumera, sans failles, sa mission de paix dans les zones relevant de sa responsabilité en RCA, selon le texte qui ne fournit pas de détails sur ces zones.

 

Le Tchad réitère sa solidarité à la RCA et continuera de la soutenir sous d'autres formes, afin qu'elle retrouve la paix et la sécurité, l'unité et réalise la réconciliation de ses fils et filles, divisés par un conflit dont la gravité et les conséquences humanitaires et sécuritaires sont sans précédent par leurs caractères dramatiques et confessionnels, conclut le communiqué.

 

Les soldats tchadiens ont été accusés à plusieurs reprises depuis la prise du pouvoir à Bangui en mars 2013 de la coalition rebelle à dominante musulmane Séléka de connivence avec ces combattants - dont certains étaient Tchadiens -, voire de passivité face à leurs exactions, ce que N'Djamena a toujours démenti.

 

Cela leur a valu l'hostilité d'une partie de la population centrafricaine. Le week-end dernier, des soldats tchadiens ont tué au moins 24 personnes à l'entrée de Bangui après avoir été la cible d'une attaque à la grenade, selon la Misca et le gouvernement centrafricain.

 

La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, de passage à Paris avant le sommet de Bruxelles, a annoncé mardi l'ouverture d'enquêtes sur cette affaire.

 

Cet incident est le plus grave impliquant des troupes étrangères en Centrafrique depuis la chute du président François Bozizé par la Séléka en mars 2013.

 

Cette version a été démentie par des représentants des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka.

 

La polémique a rebondi au niveau international avec de nouvelles déclarations mardi du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme et de la diplomatie française. Il semble que les soldats tchadiens aient tiré sans discrimination dans la foule, a accusé à Genève une porte-parole du Haut-Commissariat, Cécile Pouilly.

 

Pour Paris au contraire, la responsabilité incombe pour une large part aux anti-balaka, selon le porte-parole du Quai d'Orsay, Romain Nadal, qui a demandé que toute la lumière soit faite sur ces violences.

 

Depuis un an, l'ancienne colonie française, pays parmi les plus pauvres de la planète, habitué aux coups d'Etat à répétition et aux rébellions, traverse une crise sans précédent qui a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 11:45
Hollande et Merkel unis sur l'Afrique

 

 

02/04/2014 Par Jean-Jacques Mevel – LeFigaro.fr

 

Le président et la chancelière ont affiché, mercredi, à Bruxelles, leur entente sur la Centrafrique, à défaut de parler de l'Europe.

 

Un mini-sommet sur la RCA, en plein regain de violence, a donné mercredi à François Hollande et à Angela Merkel l'occasion d'afficher sur l'Afrique le front commun qui leur fait défaut sur la croissance ou la rigueur budgétaire en Europe. La France et l'Allemagne se sont engagées, selon les mots du président, «à déployer sur le sol africain» les effets d'une alliance en faveur de la paix, de la croissance et de l'environnement.

 

L'apparition du président et de la chancelière au premier jour d'un sommet EU-Afrique avait valeur de symbole d'unité, au moment où la France, dotée d'un nouveau gouvernement, s'interroge sur le cap à suivre afin de réduire l'écart avec l'Allemagne. Le «point de presse» commun, sans question des journalistes, n'a pas permis de sonder les intentions de politique intérieure de François Hollande. Et il est resté aussi peu disert qu'Angela Merkel sur leur ambition africaine partagée.

 

Le chef de l'État a remercié l'Allemagne pour son «soutien logistique, matériel et financier» lorsque Paris s'engage en Afrique «pour éviter les conflits, les massacres et lutter contre le terrorisme». La chancelière Merkel a salué le «sens des responsabilités» de la France au Mali, en Centrafrique et a promis l'engagement à long terme de Berlin sur le continent voisin. La RCA, où la France a déjà déployé 2000 soldats depuis décembre, symbolise les maux de l'Afrique. Le rendez-vous de Bruxelles, avec la trentaine de pays les plus impliqués dans la crise, a pris mercredi le dessus sur un sommet plus large, réunissant quelque 80 dirigeants européens et africains, le premier depuis quatre ans. L'Allemagne, réticente à engager ses soldats sur le terrain, n'a joué qu'un rôle d'appoint dans l'opération militaire que l'UE vient officiellement de lancer en RCA. Pourtant sa contribution semble avoir été décisive avec celle de l'Italie et du Royaume-Uni: Berlin a fourni les avions gros-porteurs qui permettront d'acheminer les troupes européennes à Bangui. «Si la France fait l'effort principal, dit François Hollande, l'Allemagne apporte son soutien, comme au Mali.»

 

Trouver des renforts

 

La rencontre de Bruxelles a permis de mettre la dernière touche au tour de table d'un contingent demandé de longue date par Paris. Neuf pays engageront finalement des troupes autour de l'aéroport de Bangui, l'une des deux seules voies d'accès au pays, et dans deux quartiers voisins de la capitale: l'Estonie, la Lettonie, l'Espagne, le Portugal, l'Italie, la Pologne, la Finlande, la Géorgie (qui n'est pas dans l'UE) et bien sûr la France.

 

La force européenne, nommée Eufor-RCA, doit atteindre 800 hommes fin mai et renforcer les troupes françaises de «Sangaris» (2000) ainsi que celles de la force africaine de la Misca (environ 6000). Elle pourrait atteindre le plafond du millier d'hommes «quelques semaines plus tard», selon son chef, le général français Philippe Pontiès. Le lancement était initialement prévu en mars. Il a été retardé par le peu d'empressement des États de l'UE, notamment sur la question cruciale du transport aérien.

 

Le mandat d'Eufor-RCA est strictement limité à six mois, c'est-à-dire jusqu'à la fin de l'année sans doute. Elle devrait alors passer la main à une force des Nations unies. Il s'agit d'une mission de «sécurisation» de l'aéroport et aux abords d'un camp de fortune qui accueille quelque 70.000 civils déplacés par la guerre civilo-religieuse. Elle combine patrouilles militaires, opérations de gendarmerie et soutien à l'action des ONG.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 17:45
UE-Afrique: la Centrafrique au cœur des discussions

 

2 avril, 2014 – BBC Afrique

 

Les dirigeants africains et européens ont déclaré qu’ils lutteront pour le règlement du conflit en République centrafricaine lors d’une réunion en marge du sommet de Bruxelles ce mercredi.

 

L’Union européenne (UE) a officiellement lancé sa mission militaire en République Centrafricaine, dévoilant l’envoi d’une troupe de 1 000 militaires en renfort des forces africaines et françaises déjà sur place.

 

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon participe à cette réunion sur la Centrafrique avec les dirigeants européens et africains.

 

Ban Ki-moon a déclaré que les citoyens centrafricains faisaient face à des «atrocités graves et déplorables», et a promis de faire tout son possible pour améliorer la réponse internationale à ce conflit.

 

Les forces de l’UE aurait dû être déployées le mois dernier, mais cela a été retardé en raison d’un engagement insuffisant des troupes et avions des 28 membres de l’UE.

 

L’UE a annoncé que ses troupes opéreront dans la capitale de la République Centrafricaine, Bangui, point névralgique du conflit.

 

« Il est vital de retrouver l’ordre public le plus vite possible, alors le processus de transition politique pourra être mis en place », a déclaré Catherine Ashton, la haute-représentante de l'UE pour les Affaires étrangères.

 

19 000 réfugiés musulmans

 

8 000 soldats de l’Union africains et des forces françaises sont déjà en place dans le pays pour restaurer la stabilité après plus d’un an de conflit.

 

Ce mardi, le Haut-Commissariat pour les Réfugiés aux Nations unies a indiqué essayer d’évacuer 19 000 musulmans des zones près de Bangui.

 

Près de 16 000 personnes ont été déplacées de leurs domiciles à Bangui ces 10 derniers jours.

 

Depuis que Michel Djotodia a été contraint de quitter le pouvoir en janvier, des groupes d’auto-défense ont pris les musulmans pour cible dans ce pays à majorité chrétienne.

 

Echanges et investissements

 

Après la crise en République Centrafricaine, les deux bords sont censés discuter d’échanges et d’investissements.

 

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a dit espérer que ce sommet marque une nouvelle étape dans les relations entre l’Europe et l’Afrique.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 16:45
Sangaris : patrouille mixte sur PK12

 

02/04/2014 Sources : EMA

 

Le 31 mars 2014, les soldats du groupe tactique interarmes (GTIA) Savoie de la Force Sangaris, en appui des soldats congolais de la MISCA, ont effectué des patrouilles à pied et en véhicules au point nommé « PK12 », un quartier situé au nord de la capitale centrafricaine et où coexistent des populations musulmanes et chrétiennes.

 

Après les vives tensions du samedi 29 mars, ces patrouilles mixtes montrent la détermination commune de la MISCA et de Sangaris de préserver l’équilibre sécuritaire dans Bangui. Cette présence accrue permet aux habitants de retrouver une libre circulation préalable indispensable au retour à une vie normale. Ce type d’action à base de patrouilles mixtes dans les quartiers sensibles de Bangui va se poursuivre dans les prochains jours.

 

Environ 2000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 14:45
Le général Philippe Pontiès, chef de l'opération de l'Union européenne en Centrafrique

Le général Philippe Pontiès, chef de l'opération de l'Union européenne en Centrafrique

 

02.04.2014 Par Nathalie Guibert - Le Monde.fr

 

Ce fut « un véritable chemin de croix », selon l'expression d'un diplomate à Paris. Il aura fallu des mois de discussions, et quatre réunions de « génération de forces », ces rencontres où chacun annonce sa participation, qui un avion, qui une section de combat, pour arriver à boucler une mission militaire européenne en République centrafricaine (RCA). Lancée officiellement à l'occasion du sommet Union européenne (UE)-Afrique mercredi 2 avril, Eufor-RCA comptera quelque 650 hommes sur le terrain dont 120 gendarmes, 850 en tout – la différence étant versée dans les états-majors.

 

La mission n'a été bouclée qu'avec l'aide de la Géorgie, non membre de l'UE, qui envoie 150 soldats, le plus gros contingent. Personne ne voulait les transporter. Ce sont finalement les Britanniques, soucieux d'adresser un signal à Vladimir Poutine dans la crise ukrainienne, qui le feront. Les grands pays européens se sont joints tardivement aux Estoniens et aux Lettons, volontaires de la première heure. Le nouveau premier ministre italien, Matteo Renzi, a fait un geste en acceptant de financer les travaux d'installation à Bangui. Réticente, l'Allemagne, sous l'impulsion de sa nouvelle ministre de la défense, Ursula Von Der Leyen, mettra finalement deux avions de transport. La Suède va convoyer les soldats Estoniens. La Pologne envoie des gendarmes.

 

« LA CRISE CENTRAFRICAINE EST DANS UN ANGLE MORT »

 

La France a choisi de lancer seule son opération « Sangaris » avec 1 600 soldats sous mandat de l'ONU le 5 décembre 2013, et cette absence de « portage européen » dès l'origine a été préjudiciable à une mobilisation, font valoir certains alliés. La Belgique, sur laquelle les espoirs de soutien reposaient au départ, n'a pu suivre pour des raisons de politique intérieure, à un mois d'élections. Autre point, la mission en RCA est difficile, et Paris peine déjà à convaincre sa propre opinion de sa pertinence. A la différence de la situation au Mali, dans laquelle des Européens ont pu faire le lien entre la menace djihadiste locale et leur sécurité intérieure, « la crise centrafricaine est dans un angle mort pour tout le monde », convient une source proche du ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, à Paris.

 

De fait, le ministère la défense ne jugeait pas jouable de mobiliser les Européens, à la différence de celui des affaires étrangères, qui, par la voix de Laurent Fabius, avait annoncé dès le 17 décembre 2013 des « troupes au sol » européennes en renfort. L'entourage de M. Le Drian indique aujourd'hui ne pas tirer de leçon générale sur un échec de la politique européenne de défense à l'occasion de cette crise : car à l'inverse, les soutiens militaires européens s'accroissent pour la mission menée au Mali. Les Européens se sont néanmoins attirés les reproches du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, qui les trouvés bien trop timorés au regard du désastre humanitaire et sécuritaire centrafricain. A plusieurs reprises ces derniers mois, celui-ci a invité l'UE à accélérer le déploiement de sa mission militaire.

 

La mission Eufor-RCA, commandée par le général français Philippe Pontiès, se déploiera à partir de la fin avril au mieux. Elle pourra soulager la force Sangaris sur l'aéroport de Bangui. Si les effectifs sont complétés, deux quartiers de la capitale centrafricaine pourraient aussi être sécurisés comme prévu au départ. L'enjeu est de permettre aux soldats français et africains de la Misca d'être davantage présents en province, où les populations musulmanes réfugiées sous la protection des forces étrangères sont toujours menacées par les milices anti-balaka à majorité chrétienne.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 11:45
Sangaris: point de situation sur les opérations au 2 Avril

 

09/04/2014 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République centrafricaine, depuis le 27 mars au 2 Avril 2014

 

Cette semaine a été marquée par le déploiement du GTIA Scorpion dans l’Est de la Centrafrique, marquant la troisième phase de l’opération Sangaris. Ce nouveau déploiement doit permettre de favoriser l’installation de la MISCA dans cette partie du territoire dont elle devra assurer la sécurisation.

 

Bangui

 

A Bangui, la force a poursuivi ses opérations de contrôle de zone, en axant ses efforts dans les 3eet 5earrondissements de la capitale, ainsi qu’à PK 12. Les éléments du GTIA Savoie restent en appui de la MISCA et des gendarmes centrafricains pour assurer la sécurité de la population confrontée à un contexte sécuritaire toujours marqué par des pics de tension.

 

Le 27 mars, le GTIA Savoie a porté son effort sur les grands axes des 3eet 5earrondissements. A PK 12, il a également effectué une patrouille mixte avec un détachement de gendarmes centrafricains. Ces derniers ont notamment encouragé les commerçants du site à se rétablir sur les emplacements traditionnels du marché.

 

La nuit du 27 mars a été marquée par la mort de plusieurs dizaines de personnes qui participaient à une veillée funéraires dans le 3earrondissement. Pour protester contre ces exactions la population a érigé des barricades. Déployé sur place pour sécuriser la zone et faire redescendre la tension, le GTIA Savoie a essuyé quelques tirs de la part d’éléments armés qui ont rapidement décroché après la riposte des soldats français.

 

Le 29 mars, le GTIA Savoie, en coopération avec les détachements de la MISCA rwandaise et burundaise, a conduit une opération de contrôle renforcé dans le 5earrondissement, afin de sécuriser l’avenue du lieutenant Koudoukou et de faciliter la reprise de l’activité économique (réouverture des marchés du KM 5). Cette opération a reçu un accueil très favorable de la population et a permis de nombreux échanges entre les communautés chrétiennes et musulmanes.

 

La fin de journée a été marquée par une prise à partie du détachement tchadien de la MISCA par un groupe d’anti-balakas à hauteur de PK12. Cette situation a fait de nombreuses victimes au sein de la population civile présente sur place. Le GTIA Savoie et la Quick reaction force(« QRF ») de l’antenne médicale de la force ont immédiatement apporté leur appui dans la prise en charge des blessés.

 

Le 1eravril, la compagnie du 152eRI s’est déployée sur l’aéroport de la capitale. Elle y assure désormais la sécurisation de ce site névralgique, seul point d’accès international du pays.

 

Le 2 avril, une patrouille du GTIA Dragon a été prise à partie lors du démantèlement d’un check point sauvage dans la région de Bossembele. Les éléments de la force ont immédiatement riposté puis saisi un fusil, des munitions de chasse et sept grenades.

 

Ouest

 

Dans l’Ouest du pays, la situation sécuritaire est stable.  Le 27 mars, le COMANFOR s’est rendu à Boda, afin d’y rencontrer les autorités civiles ainsi que les représentants des communautés chrétiennes et musulmanes. Il a insisté sur le rôle majeur tenu par les autorités locales et les représentants communautaires dans la reconstruction du pays. Le 29 mars, le GTIA Dragon a effectué une opération de reconnaissance sur Bossangoa. Le 31 mars, suite à de récentes prises à partie, le GTIA Dragon a effectué une reconnaissance offensive de l’axe Carnot - Baoro avec pour objectif d’imposer l’application des mesures de confiance.

 

Est

 

Le 28 mars, le GTIA Scorpion s’est engagé en direction de Sibut, dans le cadre du déploiement de la force Sangaris dans l’Est du pays. Ce déploiement a été rendu possible grâce à la réussite des deux phases précédentes, à Bangui et dans l’Ouest du pays. Il va permettre de favoriser l’installation de la MISCA dans l’Est de la RCA, de restaurer l’autorité de l’Etat dans cette région et de faire accepter et appliquer les mesures de confiance.

 

La reconnaissance s’est déroulée dans de bonnes conditions, aucun obstacle n’étant venu entraver le mouvement de la force. Les 29 et 30 mars, le GTIA Scorpion a ainsi poursuivi sa progression vers l’Est en se déployant successivement dans les villes de Grimari puis de Bambari, avant d’atteindre la ville d’ Ippy le 30 mars. Les prises de contact avec les autorités civiles, religieuses et sécuritaires de la zone ont permis de conforter l’action de la force et de faire accepter l’application progressive des mesures de confiance.

 

Le GTIA Scorpion a ensuite consolidé son contrôle de zone par des reconnaissances d’axes et des patrouilles dans les différentes villes où il s’est déployé.

 

Le 1er avril, l'Union Européenne a annoncé le lancement de la mission EUFOR RCA, dont la France est nation cadre.Elle est commandée par le général de division Philippe Pontiès. Les armées françaises contribueront à cette mission à hauteur de 450 militaires.

 

Environ 2000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6500 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

Sangaris: point de situation sur les opérations au 2 AvrilSangaris: point de situation sur les opérations au 2 AvrilSangaris: point de situation sur les opérations au 2 Avril
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Sangaris: point de situation sur les opérations au 2 AvrilSangaris: point de situation sur les opérations au 2 Avril
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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 07:45
CAR conflict tops agenda at huge EU-Africa summit

 

2 April 2014 BBC Africa

 

The conflict in the Central African Republic is set to top the agenda in Brussels on Wednesday as the leaders of some 80 African and EU states meet.

 

The summit takes place after the EU officially launched its delayed 1,000-troop military mission to CAR.

 

Despite the deployment of 6,000 African Union and 2,000 French troops, violence has continued unabated in the country.

 

Zimbabwean President Robert Mugabe is boycotting the summit after his wife was refused a visa.

 

UN Secretary General Ban Ki-moon will attend a crisis meeting on CAR with some 30 heads of state and government, 15 from each continent, before the EU-Africa summit gets under way.

 

World leaders hope the dispatch of EU troops can help some 8,000 French and African peacekeepers restore some calm to the country after it witnessed some of the worst violence ever seen on the continent.

 

The conflict has taken on an increasingly sectarian nature, with UN human rights chief Navi Pillay warning that hatred between Christians and Muslims in CAR had reached a "terrifying level".

 

'Partnership of equals'

 

"I hope the summit will mark a new stage in our relationship with Africa," EU council president Herman Van Rompuy said ahead of the two-day meeting.

 

It was time for a "shift from development cooperation to a partnership of equals with trade and investment playing a key role," he added.

 

An overwhelming majority of leaders from both continents are attending but Zimbabwe will not be represented after President Mugabe took unkindly to an EU refusal to temporarily suspend a visa ban on his wife.

 

Mr Mugabe received support from South African President Jacob Zuma, who chose to boycott the summit in a show of solidarity for his Zimbabwean counterpart.

 

"I think that time must pass wherein we are looked [upon] as subjects," Mr Zuma said. "We are told who must come, who must not come. It is wrong and causes this unnecessary unpleasantness."

 

Trade will also be high on the agenda, with the EU remaining Africa's biggest trading partner and by far its largest donor.

 

EU representatives say the trading bloc is now looking to switch from its historic role of providing assistance to a more dynamic one of investor.

 

"The need for investment in Africa is so huge that the more investment coming, the better," EU development commissioner Ndris Piebalgs told AFP.

 

"The biggest worry for me is that we would be the only investor."

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 07:45
Sangaris : rétablissement de la liberté de circulation

 

28.03.2014 Crédit : EMA / ECPAD

 

Le 26 mars 2014, les GTIA Savoie et Scorpion se sont déployés dans Bangui pour assurer la sécurité de la population en rétablissant la liberté de circulation que des groupes armés avaient tenté d’entraver.
Environ 2000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

 

Reportage photos

 

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 07:45
Sangaris : Reprise des activités économiques sur PK5

 

01/04/2014 Sources : EMA

 

Le 29 mars 2014, la force Sangaris a appuyé le redémarrage des activités économiques dans les 3e et 5e arrondissements de Bangui.

 

Les éléments du groupe tactique interarmes (GTIA) Savoie ont effectué plusieurs patrouilles conjointes avec les militaires de la MISCA tout au long de la journée. Ces patrouilles ont permis la réouverture de certains marchés fermés. Une trentaine de taxis a également pu reprendre son activité, redonnant à la population une liberté de mouvement. Cette relance des activités économiques dans ce quartier particulièrement sensible vise à favoriser la reprise du dialogue entre les communautés.

 

Environ 2000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

 

Reprise des activités économiques sur PK5 : photos

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 22:45
Centrafrique: l’Union européenne lance enfin son opération militaire

 

1 avril 2014 par Nicolas Laffont
 

Après des mois de tergiversations, l’Union européenne s’est décidée a enfin lancée son opération militaire en Centrafrique, alors que le pays connaît un regain de violence.

 

Dans un communiqué, le Conseil européen indique avoir lancé «une opération militaire en République centrafricaine afin de contribuer à la création d’un environnement sécurisé dans ce pays» plongé dans les tueries interreligieuses.

«La force comprendra jusqu’à 1.000 soldats, dirigés par le général de division (français) Philippe Pontiès», a précisé le Conseil, qui représente les Etats membres.

Le feu vert à la mission a été rendu possible grâce aux contributions de dernière minute de l’Italie, qui a offert des véhicules et une quarantaine d’hommes, ainsi que de l’Allemagne et du Royaume-Uni, qui ont mis à disposition des avions de transport de troupes.

L’Espagne, avec 90 hommes, et la Suède avec également des transporteurs, ont aussi renforcé les sept pays de départ (France, Estonie, Lettonie, Espagne, Pologne, Portugal et Géorgie).

Le Conseil européen estime que les coûts communs de l’opération sont estimés à près de 26 millions d’euros (45 millions $) pour la phase préparatoire et que le mandat peut aller jusqu’à six mois à compter de la date à laquelle la force aura atteint sa pleine capacité opérationnelle.

Le déploiement complet de la mission EUFOR-RCA, destinée à sécuriser l’aéroport et certains quartiers de Bangui, prendra cependant plusieurs semaines.

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 19:45
RCA: la force militaire européenne va se déployer à Bangui

 

30-03-2014 par RFI

 

Le lancement de la force européenne en République centrafricaine, l'EUFOR RCA, devrait pouvoir se faire dans les tous prochains jours. Selon des sources diplomatiques européennes, les dernières contributions nécessaires ont en effet pu être mobilisées ce vendredi.

L'accouchement aura été difficile. Il aura fallu cinq conférences de génération de forces pour mobiliser quelques centaines d'hommes et des moyens logistiques. Mais finalement l'EUFOR RCA pourra être lancée dans les tout prochains jours. Selon des sources diplomatiques européennes, après l'annonce des derniers engagements, vendredi, le commandant de la force a recommandé ce lancement. Il prévoit une montée progressive du dispositif sur Bangui.

 

→ A (RE)LIRE : Général Philippe Pontiès, commandant de l'EUFOR, Invité Afrique de RFI le mercredi 19 mars 2014.

 

La réunion de vendredi « a permis d’entériner de nouvelles contributions en matière de transport aérien stratégique et d’aide au déploiement de l’opération EUFOR RCA », affirment ces sources européennes. Le détail des nouveaux apports n’est pas encore connu, mais dans un communiqué, l'Allemagne a annoncé qu'elle allait mettre à disposition deux avions de transport Antonov. « Il est de notre responsabilité européenne partagée de mettre en commun toutes les capacités nécessaires », a indiqué le ministre fédéral des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier.

Selon une source diplomatique, la France a par ailleurs mis plus de troupes à disposition. L'EUFOR RCA viendra en appui des forces françaises de Sangaris et des forces africaines de la Misca pour une durée de six mois, en attendant le déploiement d'une éventuelle mission de maintien de la paix des Nations unies. Elle devra notamment sécuriser l'aéroport et deux arrondissements de la capitale, Bangui.

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 07:45
Centrafrique: l’UE ouvre la voie au lancement de sa mission militaire

 

30 mar 2014 – maliactu.net

 

L’UE a ouvert la voie au lancement, retardé, de sa mission militaire en Centrafrique, grâce à de « nouvelles contributions », a indiqué samedi son service diplomatique.

 

Cette mission européenne doit appuyer les forces françaises et africaines déja présentes sur le terrain, où les violences ont repris.

 

Grâce à de « nouvelles contributions » et au « complément apporté par la nation-cadre », la France, « le commandant de l’opération a recommandé le lancement de l’opération et prévoit une montée progressive du dispositif à Bangui », a indiqué une porte-parole de la représentante de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton.

 

La décision de lancer ce déploiement de troupes, et la date de l’opération, doivent être formalisées d’ici mercredi après une réunion mardi des représentants des 28 États membres, a précisé une source européenne.

 

Mais l’obstacle principal qui bloquait ce déploiement, au départ prévu en mars, soit le manque d’avions pour transporter les troupes, a été levé, dans le sillage d’une réunion vendredi soir, a indiqué une source diplomatique.

 

L’Allemagne a contribué à cette sortie de l’impasse en offrant vendredi deux avions de transport Antonov.

 

Selon une source diplomatique, la France a de son côté mis plus d’hommes à disposition pour cette force, Eufor-RCA, à laquelle les contributions, émanant notamment de Géorgie et Pologne, ont fluctué ces dernières semaines sous le coup de la crise en Ukraine.

 

Lors du sommet européen des 21 et 22 mars, le président français François Hollande avait appelé ses homologues à « faire un effort » pour mobiliser les quelque 500 militaires et capacités opérationnelles nécessaires au début du déploiement

 

Une décision officielle de lancement mercredi coïnciderait avec la tenue à Bruxelles d’un mini-sommmet sur la Centrafrique qui doit réunir sous la houlette de la France, de l’UE et de l’Union Africaine une trentaine de pays, européens et africains pour tenter de stopper les tueries et jeter les bases de reconstruction d’un État.

 

Mme Ashton, s’était alarmée jeudi de « l’escalade de la violence » ces derniers jours dans ce pays africain, appelant la communauté internationale à « agir rapidement ».

 

Depuis, au moins 20 personnes ont été tuées dans la nuit de jeudi à vendredi lors d’une attaque contre une veillée funèbre chrétienne à Bangui, confrontée à une recrudescence des violences entre groupes armés.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 17:45
Sangaris : visite du général Soriano auprès du GTIA DRAGON

 

26/03/2014 Sources : EMA

 

Le 25 mars 2014, le général Francisco Soriano, commandant l’opération Sangaris, s’est rendu dans plusieurs villes de l’Ouest où sont déployés les militaires français de l’opération Sangaris.

 

Le général Soriano a essentiellement rencontré les militaires du GTIA Dragon, déployés à Bouar, Béloko, Carnot et Bossembélé. Lors de son déplacement en hélicoptère le long de la Main supply road (MSR), cette route permettant l’approvisionnement entre le Cameroun et Bangui, il a pu constater le résultat du travail effectué dans cette zone aux côtés de la MISCA: pas un seul barrage, des camions de transports en mouvement et de la vie dans les villages riverains de la route.

 

Le général Soriano s’est adressé à ses hommes à chacune de ses étapes. Il a rappelé à tous son message de fermeté quant à l’application des mesures de confiance, processus essentiel à la sécurité des habitants et au retour de la paix en RCA. Ce même message a également été entendu par les autorités locales rencontrées à chaque étape.

 

Ce déplacement en province était aussi l’occasion pour le général commandant l’opération Sangaris de prendre contact avec le GTIA Dragon déployé il y a seulement quelques semaines en relève du GTIA Panthère. Le GTIA Dragon est constitué d’éléments en provenance du Tchad et du 3e RPIMa.

 

Environ 2000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

Sangaris : visite du général Soriano auprès du GTIA DRAGON
Sangaris : visite du général Soriano auprès du GTIA DRAGONSangaris : visite du général Soriano auprès du GTIA DRAGON
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 12:45
photo D. Payet- 5e RIAOM

photo D. Payet- 5e RIAOM

26 mars 2014  FORCESFRANCAISES

 

Le 5 mars 2014, deux hélicoptères Puma du détachement de l'aviation légère de l'armée de Terre (DETALAT) des forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) ont été engagés en République Centrafricaine.

Ces 2 aéronefs finalisent le déploiement des moyens complémentaires annoncés le 14 février 2014 par le président de la République. Elles permettront d'assurer les missions d'appui feu aux troupes engagées au sol ainsi que le transport de troupes, de matériel, de vivres ou d'évacuations médicales. Chacun de ces hélicoptères a été démonté, convoyé par avion Transall C 160 depuis Djibouti jusqu'à Bangui et remonté pour être opérationnels en moins d'une semaine.

Le sous-groupement aéromobile de la force Sangaris est essentiellement armé par le 3erégiment d'hélicoptères de combat (3eRHC) de l'ALAT ainsi que des éléments de l'armée de l'air. Il est composé de 6 hélicoptères de manœuvre de type Puma, 2 hélicoptères d'attaque de type Gazelle et de deux hélicoptères de reconnaissance et d'appui de type Fennec de l'armée de l'air en provenance d'Orange et Villacoublay.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 11:45
Centrafrique: les anti-balaka sont des ennemis (Misca)

 

26 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

BANGUI - La force africaine en Centrafrique (Misca) considère désormais les miliciens majoritairement chrétiens anti-balaka comme des ennemis qui seront traités comme tels, a annoncé mercredi le chef de la Misca, le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko.

 

Désormais, nous considérons les anti-balaka comme des ennemis de la Misca. Et nous les traiterons en conséquence, a déclaré le général dans un entretien à la radio privée centrafricaine Radio Ndeke Luka, après les violences de ces derniers jours à Bangui au cours desquelles les soldats africains ont essuyé des tirs de la part d'anti-balaka.

 

Ils se permettent de tirer sur des gens qui sont venus ici pour essayer de mettre un terme à cette crise au bénéfice du peuple centrafricain dont ils font partie, a poursuivi le général, ajoutant: nous les tenons pour responsables des attaques ciblées qui ont visé nos éléments ces derniers jours.

 

Interrogé par des journalistes sur les accusations du général, un des coordonnateurs autoproclamés des anti-balaka, Emotion Brice Namsio, a affirmé que des soldats de la Misca avaient tiré sur la population.

 

Des éléments de la Misca se sont déployés samedi et dimanche au quartier Foûh et se sont mis à tirer sur la paisible population et on veut à chaque fois faire endosser la responsabilité aux anti-balaka. Non, trop c'est trop. Les anti-balaka ne sont pas là pour ça, a assuré ce chef anti-balaka.

 

Nous demandons à la population de garder le calme et de vaquer librement à ses occupations. Les anti-balaka ne riposteront à aucun tir, ni à aucune attaque. Ils ne sont pas des ennemis de la paix, mais c'est la Misca qui est l'ennemi du peuple centrafricain, a-t-il affirmé.

 

Samedi et dimanche, des affrontements ont éclaté au PK-5 entre des groupes armés, opposant notamment des anti-balaka et des pillards à des musulmans encore retranchés dans ce secteur.

 

Cette nouvelle flambée de violences ayant provoqué des ripostes de la Misca et de la force française Sangaris a fait une vingtaine de tués ces derniers jours dans la capitale.

 

Dans la nuit de mardi à mercredi, des tirs sporadiques ont été entendus dans des secteurs de Bangui où sont installés des anti-balaka, qui ont par ailleurs érigé des barricades sur certaines artères de la ville, perturbant la circulation.

 

Près de 2.000 soldats français sont déployés au sein de la force Sangaris en Centrafrique, où ils agissent officiellement en soutien des 6.000 hommes de la Misca, pour rétablir un minimum de stabilité dans le pays.

 

Lundi a marqué le premier anniversaire du renversement du régime de François Bozizé par la coalition rebelle Séléka dirigée par Michel Djotodia, le 24 mars 2013.

 

L'ancienne colonie française est livrée au chaos depuis un an et traverse une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés fuyant les violences.

 

Formées en réaction aux exactions contre la population perpétrées pendant des mois par les combattants essentiellement musulmans de la Séléka, les milices anti-balaka s'en prennent depuis à la population musulmane.

 

Ces violences ont provoqué un exode des musulmans de régions entières du pays. Pour ceux qui restent, la situation est insupportable, a dénoncé vendredi Peter Bouckaert, directeur Urgences de l'ONG Human Rights Watch.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 13:45
RCA: la tension règne toujours à Bangui

 

25.03.2014 par RFI

 

Depuis samedi la tension ne retombe pas dans la capitale centrafricaine. D'abord circonscrites à certains quartiers des IIIe et IVe arrondissements où vivent reclus des musulmans, harcelés par les anti-balakas, les violences se sont étendues à l'ensemble du nord de la ville. Des violences qui auraient fait une quinzaine de morts en trois jours seulement selon la Croix rouge centrafricaine.

Depuis plusieurs jours, le IIIe arrondissement, en particulier le quartier musulman de PK5, vit sous la pression quasi permanente des anti-balakas. Après plusieurs incursions meurtrières, et malgré les patrouilles de Sangaris et de la Misca, PK5 craint maintenant une entrée en force imminente des miliciens.

Plus à l'est, dans le Ve arrondissement ou subsistent aussi des enclaves musulmanes, les tirs ont résonné tout l'après-midi et durant une bonne partie de la soirée de lundi. Des fusillades qui ont cessé quand la force Sangaris a pris position dans le quartier.

 

Barricades

Dans le IVe arrondissement, bastion anti-balaka, des barricades ont été érigées dans l'après-midi sur les grandes artères en réponse à des tirs des éléments burundais de la Misca, assure un porte-parole anti-balaka. Qui a tiré le premier ? Impossible de le savoir, mais les rafales ont continué des heures durant, en particulier dans les quartiers de Fouh et de Gobongo.

La Misca, accusée de lenteur dans ses réactions, est, en tout cas désormais, aussi une cible. Dimanche soir, deux de ses personnels civils ont été gravement blessés quand leur véhicule est tombé dans une embuscade tendue par des hommes armés « non identifiés » au rond-point de la Réconciliation. Ce même dimanche, deux soldats de la Misca ont été la cible d'une attaque à la grenade alors qu'ils montaient la garde à l'hôpital de l'Amitié. Ils n'ont pas été blessés.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 17:45
Still many unanswered questions around the Battle for Bangui

 

 

24 March 2014 defenceWeb

 

Saturday marked the first anniversary of the involvement of SA National Defence Force (SANDF) elements in the ill-fated Battle for Bangui and while medals for bravery and valour have been awarded questions still remain.

 

One who wants public answers about South Africa’s involvement in the Central African Republic (CAR) at and before the time of the battle is David Maynier, the opposition Democratic Alliance (DA) party shadow minister of defence and military veterans.

 

In a statement timed to mark the anniversary, he said the firefight in the CAR capital resulted in the death of 15 South African soldiers who “when the fighting began fought well”.

 

“However, South Africa still does not know what really happened because there has been a deliberate and systematic cover-up of what has become known as ‘CARgate’.”

 

According to him the country has been “offered” a heroic battle narrative focused on the Battle for Bangui.

 

“This is, inevitably, only part of the truth. A proper investigation would almost certainly reveal President Jacob Zuma misled Parliament about the SANDF deployment to CAR and never informed Parliament about subsequent deployments in the DRC.”

 

He also points to intelligence failures and capability gaps, including a lack of suitable transport aircraft as other factors contributing to South African fatalities.

 

“That the operation was not all ‘military precision’ is revealed in leaked documents which provide an insight into the chaos at Joint Operations Command in the early hours of March 24, 2013, as it became clear that five registered/approved companies, contracted to provide air transport services, had no transport aircraft available to lift armoured patrol vehicles, a diesel bowser and more soldiers to the conflict zone.

 

“In the end Force Commander, Colonel William Dixon, and his soldiers from 1 Parachute Battalion and 5 Special Forces Regiment appear to have been left dangling in a deadly firefight, without the necessary support, in a country where they should never have been deployed,” Maynier said.

 

Attempts to establish what exactly happened through channels including the Joint Standing Committee on Defence as well as setting up an ad-hoc committee to investigate the SANDF involvement in CAR came to nothing.

 

“We know the SANDF conducted an internal review of the CAR deployment. We also know the SANDF convened three boards of enquiry relating to CARgate, including one to investigate the loss of controlled items, including weapons and vehicles. These documents have never seen the light of day and the findings have never been shared with the Joint Standing Committee on Defence.

 

“It was the greatest military disaster in the history of democratic South Africa. Yet a year later we are still none the wiser about what really happened in CAR,” Maynier said. Thirteen soldiers died in the firefight and anther two succumbed to their wounds.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 16:45
U.N. official says 'terrifying' level of hatred in Central African Republic

 

 

24 March 2014 defenceWeb (Reuters)

 

Hatred between Christians and Muslims in Central African Republic has reached a "terrifying level", the U.N.'s top human rights official said on Thursday, warning that atrocities were being carried out with impunity.

 

Navi Pillay, U.N. High Commissioner for Human Rights, appealed to the international community to urgently provide troops for a proposed 12,000-strong U.N. peacekeeping mission to halt crimes which she said included acts of cannibalism and decapitation of children.

 

France has deployed 2,000 troops to its former colony to support a 6,000-strong African Union peacekeeping mission but they have been unable to stamp out the violence in the large, sparsely populated nation of 4.5 million people.

 

"The inter-communal hatred remains at a terrifying level, as evidenced by the extraordinarily vicious nature of the killings," Pillay told a news conference. "There is ... almost total impunity: no justice, no law and order apart from that provided by foreign troops."

 

Thousands have been killed since the Seleka, a coalition of mostly Muslim northern rebels, seized power a year ago in the southern capital Bangui and launched a campaign of looting, torture and killing in the majority Christian country.

 

That triggered a wave of reprisals by the 'anti-Balaka' Christian militia last year which has driven tens of thousands of Muslims from Bangui, the south and west of the country.

 

During a two day visit, Pillay held talks with interim President Catherine Samba-Panza, who took office after Seleka leader Michel Djotodia resigned in January under international pressure. Government officials frankly admitted there was no functioning army or police, no justice system and no means of holding those responsible for violence, she said.

 

"People apprehended with blood on their machetes and severed body parts in their hands have been allowed to go free because there is nowhere to detain them and no means to charge them with the crimes they have clearly committed," Pillay said.

 

BREEDING GROUND FOR EXTREMISM

 

Around 15,000 Muslims are still trapped in Bangui and other areas in the north, north-west and south of the country, protected by international forces, Pillay said.

 

While large scale massacres appeared to have stopped, thanks largely to the foreign troops, killings continue on a daily basis, mostly by the 'anti-balaka' militia. Pillay said some of the militia were mutating into criminal gangs, targeting Christians and other non-Muslims indiscriminately.

 

The United Nations estimates some 650,000 people have been displaced within Central African Republic, while nearly 300,000 have fled to neighboring states. U.N. agencies have reported a sharp rise in rape and sexual violence in the camps.

 

With the rainy season approaching next month and farmers unable to plant their crops, aid groups warn that the humanitarian crisis may worsen.

 

Pillay urged donors to quickly provide funding for a $551 million humanitarian appeal, which she said was only one-fifth financed, warning that the international community should learn the lessons of inter-communal crises in the Balkans and Rwanda.

 

"If we get it wrong again, by failing to support this country wholeheartedly in its time of need, we risk decades of instability and the creation of a new and fertile breeding ground for religious extremism, not just in CAR but in the wider region," she said.

 

France accused the European Union of shirking its responsibility for international security last week after E.U. officials said member states had not pledged enough troops and equipment for a planned 1,000-strong force. Brussels now hopes to deploy the forces by the end of next month.

 

"How many more children have to be decapitated, how many more women and girls will be raped, how many more acts of cannibalism must there be, before we really sit up and pay attention?" Pillay said.

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 12:45
Protéger les civils : mission impossible ?

 

Alerts - No11 - 13 February 2014 par Thierry Tardy

 

Les rapports de plusieurs ONG présentes en République centrafricaine ont récemment fait état d’exactions, de crimes et de purification ethnique à l’encontre de populations civiles que les opérations déployées ont du mal à contenir. Sur d’autres terrains, de la République démocratique du Congo (RDC) au Darfour ou plus récemment au Sud Soudan, les mêmes questionnements ou critiques ont été formulés à l’endroit d’opérations pourtant mandatées pour assurer la protection des civils.

Celle-ci s’impose en effet à tout acteur externe, avant tout pour des raisons d’ordre éthique. Vingt ans après les drames du Rwanda et de Srebrenica, quelle serait la légitimité d’une opération qui ne serait pas explicitement mandatée pour protéger les populations les plus vulnérables ? Pour autant, de tels objectifs sont-ils réalistes ? Sur le terrain, les obstacles à la protection des civils sont nombreux, et le risque est grand que les attentes créées par des mandats ambitieux soient en pratique souvent déçues.

 

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 13:45
Opération SANGARIS : point de situation du 21 mars 2014

 

21/03/2014 Sources : EMA

 

Point sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République centrafricaine, depuis le 14 mars 2014.

 

Au cours de cette semaine d’opération, les unités de la force Sangaris ont maintenu une présence dissuasive, en coopération avec les forces de la MISCA et les gendarmes centrafricains, dans les quartiers sensibles de la ville de Bangui, tout en poursuivant leurs opérations en province, notamment pour la sécurisation du corridor économique reliant la capitale centrafricaine à la frontière du Cameroun.

 

A Bangui, le GTIA Savoie a poursuivi ses opérations de contrôle de zone sur les points névralgiques de la capitale ainsi que ses patrouilles motorisées et à pieds. Celles-ci ont contribué à maintenir un niveau de sécurité minimal et à réduire de manière notable les tensions. On note à cet égard la diminution très sensible du nombre de déplacés dans la ville, la réouverture d’une quarantaine d’établissements scolaires, incluant l’université, et la réouverture de près de 90% des marchés de la ville.

 

Le 15 mars, date anniversaire de la prise de pouvoir de l’ex-président Bozizé en 2003, la force Sangaris a renforcé son dispositif et pré-positionné à titre préventif des unités d’alerte en centre ville. La situation est restée calme tout au long de cette journée, mise à part deux manifestations pacifiques de faible ampleur.

 

A compter du 16 mars, la situation était un peu plus tendue dans les 3e et 5e arrondissements. Sur PK12, fort de renseignements apportés par la population, le GTIA Savoie a saisi de l’armement, essentiellement des armes blanches et des munitions. Les gendarmes ont quant à eux réalisé de nombreuses fouilles de véhicules ainsi que des patrouilles régulières dans le marché.

 

Le 18 mars, la force Sangaris a mené une opération de fouille en soutien des unités de la MISCA dans le 8e arrondissement. Celle-ci a permis la saisie de 3 AK47, de 10 fusils et de diverses munitions. Le déploiement d’un poste de commandement co-localisé (Sangaris-MISCA) et l’intégration d’un détachement de liaison (DLT) au sein des forces africaines ont facilité la bonne coordination de cette opération.

 

En province, le flux de véhicules civils empruntant le corridor économique reliant Bangui au Cameroun a été continu toute la semaine. Le nombre de barrages illégaux sur cet axe est nettement en baisse.

 

Le GTIA Dragon, qui s’est déployé dans l’Ouest du pays en relevant les éléments du GTIA Panthère début mars, a poursuivi sa mission de sécurisation de l’axe routier Beloko-Bangui. Les opérations qu’il conduit dans sa zone de responsabilité visent à escorter des convois alimentaires, logistiques et humanitaires, à désarmer les groupes armés, conformément aux mesures de confiance, et à faciliter la réimplantation des forces de sécurité intérieures dans les diverses localités où il est déployé.

 

Le 14 mars, une opération conduite à Carnot a permis de désarmer des groupes armés et d’identifier le personnel de ces groupes n’ayant pas de domicile dans la ville. Après trois jours de rencontres avec les relais locaux, les éléments du GTIA Dragon ont obtenu d’une vingtaine de ces individus qu’ils quittent la zone et soient transportés vers leurs villes d’origine.

 

Deux opérations héliportées ont été conduites cette semaine à Gadzi et Abba. Celles-ci visaient à faire appliquer les mesures de confiances et à s’assurer de la sécurité de la population de ces deux villages situés dans des zones reculées du pays. Dans ces deux localités, la situation sécuritaire est demeurée calme.

 

A Boda, où la situation reste tendue entre les différentes communautés, le GTIA Savoie a montré la détermination de la force, en stoppant les actions malveillantes de groupes armés. Malgré deux prises à partie contre la force le 18 mars, les opérations conduites dans la ville ont permis de faire décroître la pression des groupes armés sur la population, notamment musulmane. La présence de la force Sangaris a favorisé le retour des ONG. Les réunions avec les différents responsables locaux ont quant à elles initié de nouvelles discussions pour la réconciliation.

 

Cette semaine fut également marquée par la cérémonie de dissolution du GTIA Panthère, le 14 mars, présidée par le général Francisco Soriano, commandant la force Sangaris, et l’arrivée depuis Djibouti des éléments du GTIA Scorpion, le 16 mars.

 

Environ 2000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

Opération SANGARIS : point de situation du 21 mars 2014Opération SANGARIS : point de situation du 21 mars 2014
Opération SANGARIS : point de situation du 21 mars 2014
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