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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 16:55
L'armée de Terre présente ses capacités à l'IHEDN

 

25/09/2015 armée de Terre

 

Le 23 septembre, le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général d’armée Jean-Pierre Bosser, a invité les auditeurs de l’Institut des hautes études de la Défense nationale (IHEDN) et les stagiaires de l’Ecole de guerre (EG) à une présentation des capacités de l’armée de Terre au centre d’entraînement aux actions en zone urbaine (CENZUB) de Sissonne (Aisne).

 

A travers une démonstration dynamique, le CEMAT a dévoilé son modèle « Au Contact », porteur d’une ambition nouvelle pour l’armée de Terre. Modernité, réactivité, réversibilité, adaptabilité… Autant de capacités qui participent à la sécurité des Français, tant en métropole qu’à l’étranger. 20 ans après la professionnalisation, l’armée de Terre peut aujourd’hui capitaliser sur une maturité qui lui permet d’adapter son organisation à un environnement nouveau.

 

 

Au contact de la population, au contact de l’adversaire sur le territoire national et en opérations extérieures; découvrez la nouvelle armée de Terre.

Dans cette deuxième vidéo, découvrez la suite de la nouvelle organisation de l’armée de Terre, au contact des populations et de l’adversaire tant sur le territoire national qu'en en opération extérieure.

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 16:56
L'armée de terre dévoilera Au contact le 23 septembre, à Sissonne

 

17.09.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense


650 soldats, 35 véhicules et bien d'autres choses: l'armée de terre a décidé de ne pas lésiner sur les moyens le 23 septembre, lors d'une présentation de ses moyens et de sa nouvelle organisation.

 

Rendez-vous donc à Sissonne, au Centre d'entraînement aux actions en zone urbaine (CENZUB-94eRI) pour découvrir (le terme est un peu fort) le fameux "Au contact" et la nouvelle organisation de l'armée de terre. IHEDN et Ecole de guerre seront de sortie pour l'occasion.

 

La maquette est connue depuis quelques temps mais les derniers ajustements ont enfin été réalisés. Le général Bosser va donc pouvoir officiellement annoncer la nouvelle structure des forces qu'il commande.

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 12:55
« Être ops’ »

 

12/03/2015 COL Conégéro, LTN Facchin - armée de Terre

 

Protéger, dissuader et intervenir. En tous temps et tous lieux, le militaire doit remplir les missions qui lui sont assignées. Qu’il soit d’alerte ou non, son entraînement doit être quotidien et sa préparation avant projection ciblée. TIM a rencontré le 92e régiment d’infanterie (92e RI) de Clermont-Ferrand : vision "gauloise" du contrat opérationnel.

 

« Nous sommes prêts à partir n’importe où et n’importe quand, et pas seulement les unités de Guépard. Si une compagnie part, il faut de la régénération. La base arrière doit également être prête et disponible », écrit dans son plan d’action le colonel Nicolas Guisse, chef de corps du 92e RI. « En unité élémentaire, le contrat opérationnel est l’objectif que le chef de corps nous fixe, explique le capitaine Olivier Vivet, commandant d’unité. Cela peut se traduire par la capacité à remplir une mission intérieure ou extérieure, pérenne ou ponctuelle. En fonction de la mission et du terrain sur lequel elle se déroule, nous nous entraînons au quartier ou dans les centres d’entraînement spécialisés (CES) tel que le CENZUB  ou le CEITO,  poursuit-il. Les CES permettent d’entraîner un SGTIA (sous-groupement tactique interarmes), correspondant à une compagnie d'infanterie renforcée d’éléments d’appui (artillerie, génie). Combat, tir, connaissance du VBCI, contre-IED, NBC…, tous les fondamentaux de l’infanterie ainsi que les instructions spécialisées sont programmés, continue le CNE Vivet. L’entraînement et les missions, qui parfois se chevauchent, remplissent le quotidien. Ma compagnie est d’alerte ENU pour 6 mois depuis le 28 septembre. Durant ce laps de temps, nous remplissons d’autres missions, telles que Vigipirate et poursuivons nos entraînements. À part l’effort sur la mise à jour de la partie administrative, notre quotidien n’est pas "transformé" par une alerte. » « Nous devons être prêts en permanence. La condition, c’est l’entraînement, complète un de ses chefs de section, l’adjudant Sébastien Paco. La finalité, c’est la projection. On n’attend pas d’être d’alerte pour être "ops". Et si l’alerte se déclenche, ce qui nous traversera l’esprit, ce sera : O.K. on part, mais on part où ? »

 

Clé de réussite

 

« Le régiment est l’outil de mise en œuvre du contrat opérationnel, avance le lieutenant-colonel Hauray, chef du bureau opérations et instruction (BOI) du 92e RI. In fine, le contrat opérationnel est un outil pour le régiment, un outil pérenne nous apportant cohérence et visibilité. » Lorsque les missions opérationnelles sont données, le BOI est en mesure de planifier et d’anticiper les phases de préparation opérationnelle, pour  cibler au mieux l’entraînement et sensibiliser pleinement le personnel sur l’importance des procédures administratives. « Tout soldat comprend l’intérêt d’avoir son arme réglée, ses PSC 1 et 2  validés mais aussi d’avoir son panorex  ou ses assurances à jour, poursuit-il. Pour les parties du contrat opérationnel non prévisibles, telle que l’engagement de l’ENU,  étudier les RETEX  est primordial. Celui de l’opération SERVAL indique qu’une des clés de la réussite d’un ENU est de mettre en place un petit centre des opérations, contrôlant la montée en puissance de la mission. Une réserve de personnel n’étant pas d’alerte est dédiée à la conduite de l’opération. Si l’alerte est déclenchée, nos soldats et leurs cadres se consacrent uniquement à leur préparation. » Les restructurations de l’armée de Terre ont conduit à une redistribution des matériels via la politique d’emploi et de gestion de parcs. « La difficulté majeure consiste à pouvoir fournir tout ce que nous n’avons pas physiquement dans le parc régimentaire, témoigne le commandant Pons, chef du bureau maintenance et logistique (BML) du 92e RI. Si l’ENU est activé, une logistique d’acheminent des matériels et des véhicules se met en place. Cela passe par une phase de perception dans les parcs ou autres régiments. Ensuite, la partie conditionnement et colisage de ces derniers se réalise au quartier. » Le contrat opérationnel offre un cadre, des prérequis et des besoins capacitaires se déclinant à tous les niveaux. L’anticipation, la préparation permanente et la réactivité permettent d’en honorer les termes.

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 12:55
Le 94e RI à la rencontre des élèves de Sissonne

 

20/02/2015 Camille Pégol - Armée de Terre

 

Depuis le 26 janvier, l’adjudant-chef Philippe du centre d’entraînement aux actions en zone urbaine - 94e régiment d’infanterie (CENZUB-94e RI), véritable passionné de la Grande Guerre depuis l’âge de 12 ans, se rend dans différentes classes de l’école primaire de Sissonne afin de raconter la vie des poilus dans les tranchées.

 

Pour réussir à captiver ce jeune auditoire, il utilise des anecdotes historiques avec des termes simples et s’appuie sur des objets d’époque qui font partie de sa grande collection privée (bidon, quart, casque lourd…).

 

Il rappelle également aux élèves que nous sommes entrés dans un cycle de commémoration du Centenaire de la Grande Guerre et que l’Aisne est un des départements ayant été le plus touché. C’est l’occasion pour l’adjudant-chef Philippe et le CENZUB-94e RI,  de rendre hommage aux soldats de la première Guerre mondiale, de cultiver le lien Armée–Nation mais aussi de transmettre à cette jeune génération le sens de ces commémorations du Centenaire.

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 16:56
Crédits : SCH Sébastien POETTE

Crédits : SCH Sébastien POETTE

 

24/06/2014 Mme BOISGELOT - Armée de Terre

 

Ce rendez-vous unique permet aux officiers de toutes armes confondues, de se rencontrer et d’approfondir leurs connaissances interarmes.

 

Du 5 au 8 juin 2014, au centre d’entraînement aux actions en zone urbaine de Sissone, CENZUB, 450 lieutenants de l’Armée de Terre en formation, participent aux journées interarmes des divisions d’application. Ces futurs cadres chefs de section sont sensibilisés aux manœuvres interarmes qu’ils mettront en œuvre dès leur arrivée en régiment.

 

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 16:55
Le FELIN en zone urbaine

 

14/04/2014 CNE A. Philibert - Armée de Terre

 

Le 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (8eRPIMa) s’aguerrit au centre d’entraînement en zone urbaine (CENZUB). L’occasion de tester et évaluer l’équipement FELIN et de faire remonter les appréciations positives ou négatives des utilisateurs. Tous les retours d’expérience permettront aux industriels de perfectionner ce système d’arme, pour le rendre de plus en plus performant et en adéquation avec les besoins des combattants sur le terrain.

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 07:55
Préparation opérationnelle - Street fighters

 

10/04/2014 CNE A. Philibert - Armée de Terre

 

Depuis 2011, l’armée de Terre expérimente un dispositif inédit appelé simulation instrumentée du centre d’entraînement aux actions en zone urbaine (SYMULZUB), pour entraîner les sections au combat en zone urbaine, dans des conditions de réalisme aux limites des capacités de la simulation.

 

De la fumée, des sirènes, des coups de feu ; nous ne sommes pas en plein cœur d’une zone de combat. Bienvenue dans la ville de Jeoffrécourt au centre d’entraînement aux actions en zone urbaine-94e régiment d’infanterie (CENZUB-94e RI) durant un entraînement sur le SYMULZUB. « Le soldat est plongé dans une bulle dont l’environnement sonore et visuel est proche du réel », explique le chef de bataillon Collinet de La Salle, chef du pôle simulation du CENZUB²-94e RI. Depuis fin 2013, ce parcours est entré officiellement dans la programmation du commandement des forces terrestres (CFT), ouvrant à chaque régiment d’infanterie la possibilité d’y recourir. Concrètement, SYMULZUB est un ensemble de bâtiments instrumentés avec des équipements produisant des effets (fumée, bruits), des capteurs de localisation et de caméras permettant de suivre en permanence l’évolution des combattants, à l’intérieur comme à l’extérieur, et d’animer la zone de combat. «  C’est une manière de s’entraîner très intéressante et moderne, dans laquelle le soldat s’approprie le dispositif pour devenir son propre instructeur », ajoute le CBA de La Salle.

 

Tension palpable

 

Dans l’obscurité totale d’un sous-sol, un groupe de combat s’apprête à bondir au « top » de son chef. Ces hommes seront projetés au Mali dans quelques semaines. Les bruits de survol d’hélicoptères, de rafales, d’armes automatiques, de cris et d’explosions se mêlent à ceux, bien réels, du trinôme de tête qui progresse, Minimi en tête. « Les conditions sont telles que mes hommes n’ont plus l’impression de s’entraîner, mais bien de livrer un véritable combat. Je ressens la tension de mes chefs de groupe à la radio », constate un chef de section.

 

Durant les deux jours d’exercice, plusieurs scénarios se succèdent. Au CO, l’équipe chargée de l’analyse tactique et de la conduite observe chaque mouvement, en direct. Les émetteurs intégrés dans les gilets de simulation permettent de localiser les joueurs, où qu’ils soient. « On ne peut pas tricher ! », assure le CBA de La Salle. Toutes les informations sont enregistrées pour être analysées et réutilisées. Les joueurs sont confrontés à la réalité de leur action : tirs fratricides, manœuvres hésitantes, manipulations hasardeuses de l’armement, regroupements intempestifs sont autant de constats dont les leçons sont immédiatement prises en compte. « Les premiers retours sont excellents. Cet exercice, clé en main, emporte l’adhésion de tous », confirme le responsable du pôle simulation.

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 12:50
La Brigade Franco-Allemande au CENZUB


19 févr. 2014 Armée de Terre

 

Langue, systèmes de communication et d'organisation... Beaucoup de choses sont différentes entre Français et Allemands. Pourtant, début février, le 3e régiment de hussards, le 110e régiment d'infanterie et la panzer pionier kompanie 550 se sont entraînés ensemble au Centre national d'action en zone urbaine (CENZUB). L'objectif : apprendre à travailler ensemble et échanger les savoir-faire, pour être opérationnels en cas de projection de la brigade franco-allemande (BFA).

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 17:50
CENZUB-94e RI : première rotation franco-britannique de l’année.

 

31/01/2014 ASP M. FOUQUET - Armée de Terre

 

 Le Centre d’entraînement aux actions en zone urbaine – 94e régiment d’infanterie (CENZUB – 94e RI), basé à Sissonne, a accueilli en rotation AZUR (action en zone urbaine), du 13 au 24 janvier 2014, un SGTIA (sous-groupement tactique interarmes) britannique armé par une compagnie du 1st battalion the Duke of Lancaster’s Regiment (1 LANCS) et un SGTIA français, armé principalement par un escadron du 1errégiment étranger de cavalerie (1er REC).

 

 C’est dans le cadre du traité de Lancaster House, signé en 2010, que nos amis anglais viennent régulièrement s’entraîner dans la ville de combat de Jeoffrécourt. Ils sont alors immergés dans une situation opérationnelle proche de la réalité et peuvent bénéficier de l’expertise des formateurs qui travaillent au CENZUB-94e RI.

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 18:55
VHM - photo Sirpa Terre

VHM - photo Sirpa Terre

 

04/11/2013 Opérations

 

Le 21 et 22 octobre 2013, le 7e bataillon de chasseurs alpins (7eBCA) a participé à l’expérimentation tactique (EXTA) des véhicules haute mobilité (VHM), au centre d’entraînement aux actions en zone urbaine (CENZUB), dans l’Aisne. Le 7e BCA fera également partie de l’exercice CERCES en décembre prochain, qui évaluera le VHM en milieu montagneux.

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 16:55
le Cenzub, au cœur de la future programmation militaire

16 sept. 2013 ministeredeladefense

Pour sa première visite dans les forces terrestres depuis la rentrée de septembre, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s'est rendu, jeudi 12 septembre 2013, au Centre d'entraînement aux actions en zone urbaine (CENZUB) à Sissonne (Aisne). Ayant pour mission d'entraîner des sous-groupements tactiques interarmes (SGTIA) à dominante infanterie ou blindé en zone urbaine, le Cenzub a pour raison d'être la préparation opérationnelle, qui est une des grandes priorités de la future programmation militaire.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 19:55
Visite au CENZUB de J-Y Le Drian, ministre de la Défense

12/09/2013 Ministère de la Défense

 

Discours de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense lors de sa visite au CENZUB à Sissonne (Aisne), jeudi 12 septembre 2013

 

– Seul le prononcé fait foi –

 

Mesdames et Messieurs les élus,

Messieurs les officiers généraux,

Officiers, sous-officiers, chasseurs, cavaliers et soldats,

Mesdames et Messieurs,

 

Même si l’armée de Terre fut à l’honneur aux Universités d’été de la Défense de Pau, où je me trouvais avant-hier, c’est aujourd’hui ma première visite dans les forces terrestres depuis la rentrée de septembre, et je suis très heureux d’être avec vous à cette occasion. Cette première visite, j’ai tenu à la faire ici, au centre d’entraînement aux actions en zone urbaine de Sissonne.

 

Vous savez que nous sommes dans une année de préparation de l’avenir, avec un nouveau Livre blanc et un projet de loi de programmation militaire qui sera débattu cet automne au Parlement. Dans ce contexte, je suis venu voir au CENZUB comment l’armée de Terre se prépare à l’avenir, mais je suis venu dire, aussi, comment nous préparons son avenir.

 

La préparation opérationnelle, qui est la raison d’être du CENZUB, est au cœur de la future programmation. Il ne faut pas cacher que c’est un sujet sensible. Sensible, tout simplement parce que l’excellence de nos armées est très directement liée aux heures d’entraînement, comme celles qui sont dispensées ici. Sans préparation opérationnelle efficace, il n’est pas d’armée professionnelle ni de capacité militaire crédible. C’est un sujet sensible, aussi parce que nous avons constaté ces dernières années un fléchissement des activités opérationnelles – c’est un constat que j’ai fait dès mon arrivée. Ce fléchissement a plusieurs raisons : l’épuisement des stocks, que nos armées ont utilisés sans que le financement de leur complètement ne soit prévu ; le vieillissement des parcs ; mais également l’arrivée de matériels de nouvelle génération, dont le coût moyen d’utilisation et d’entretien est considérablement plus élevé. L’ensemble des facteurs se cumule. D’une façon générale, c’est le contexte financier qui a pesé sur l’activité et l’entraînement. Au regard du caractère prioritaire qu’ils revêtent, j’ai estimé que ce n’était pas acceptable.

 

C’est pour cette raison que nous avons fait de la préparation opérationnelle, malgré un contexte financier difficile, l’une des grandes priorités de la future programmation. Sur la période 2014-2015, nous allons donc stabiliser l’activité globale pour travailler ensuite à relever, peu à peu, les taux d’activité opérationnelle. Ce ne sera pas facile, mais c’est notre priorité, et je suis déterminé à la faire respecter.

 

Effort sur la préparation opérationnelle, effort aussi sur les équipements. Le programme SCORPION a été au cœur de la présentation qui nous a été faite, et je suis heureux que nous ayons su marquer, là encore, une priorité forte, malgré un contexte de crise. Mais c’est loin d’être le seul exemple. Je pense ainsi à la livraison des livraisons des derniers VBCI dès cette année. Je pense à la rénovation programmée des chars Leclerc. Je pense au lancement cette année du programme du missile MMP. Je pense à l’acquisition de drones tactiques, à l’arrivée des hélicoptères Tigre et NH90. Je pense aussi au programme de radio tactique Contact, à l’achat d’une nouvelle série de véhicules logistique de type PPT. Et je pense encore au programme emblématique de renouvellement des FAMAS. Ces quelques exemples suffisent à le montrer : l’armée de Terre va directement bénéficier de la hausse des crédits d’équipement à laquelle nous sommes parvenus sur la durée de la programmation.

 

On le comprend, le CENZUB est au cœur de ces enjeux de préparation de l’avenir. Il l’est sur le volet de la préparation opérationnelle, sur le volet capacitaire, mais il l’est aussi sur le plan de la stratégie. Le CENZUB, c’est en effet un lieu dédié à l’entraînement des forces terrestres dans l’un des milieux les plus probables d’engagement, l’un des plus difficiles aussi.

 

C’est un pôle d’excellence européenne. Si sa création en 2004 a bénéficié d’une étude approfondie des lieux équivalents en Europe, et s’est donc inspirée de ce qui se faisait de mieux, c’est aujourd’hui un centre d’entraînement que toute l’Europe nous envie, puisque nous avons le plaisir d’accueillir nos partenaires britanniques qui viennent s’entraîner ici.

 

Vous me permettrez donc d’adresser mes chaleureuses félicitations à l’encadrement du CENZUB, à tous ceux qui conçoivent et conduisent ces exercices dont nous venons d’avoir un très bel aperçu. Ils n’ont pas seulement l’art de conduire des opérations dans ce milieu si difficile. Ils ont aussi la manière, c’est-à-dire la pédagogie, d’en transmettre les subtilités aux unités qui passent par Sissonne.

 

Aujourd’hui, sans oublier les chars Leclerc du 12e régiment de Cuirassiers d’Olivet et du 501e régiment de Chars de combat de Mourmelon, c’est le 16e bataillon de chasseurs de Bitche que nous avons pu admirer. Je voudrais leur adresser un salut particulier, parce que c’est une unité que j’ai croisée dans un autre contexte, à des milliers de kilomètres d’ici. « Bataillon d’acier », j’ai pris la mesure d’une réputation qui n’est pas usurpée. Dans la province de Kapisa, vous avez pris part à une manœuvre de retrait particulièrement sensible. Cette manœuvre, vous l’avez réussie. Que ce soit sur le théâtre afghan, ici, en situation d’entraînement au combat en zone urbaine, ailleurs encore – je pense en particulier à la République centrafricaine où une compagnie du 16e BC se trouve actuellement –, à chaque fois, votre excellence vous distingue. Elle est, pour moi qui vous retrouve aujourd’hui, un motif de légitime fierté.

 

Je sais que le CENZUB a une autre compétence, autour de l’entraînement au contact des populations. Il couvre ainsi toute la palette des interventions auxquelles nous pouvons être conduits à faire face, depuis la gestion de crise jusqu’à des conflits de haute intensité. De la sorte, c’est, avec les autres centres spécialisés – je pense notamment au CENTAC , au CEPC , au CEITO , au CEB –, un élément-clé de la préparation opérationnelle et de la préparation de l’avenir.

 

Cette vocation est d’ailleurs plus ancienne qu’on ne l’imagine. Créé en 2004, le CENZUB est depuis cet été le gardien des traditions et du drapeau du 94e régiment d’infanterie, c’est-à-dire du « 94e de ligne », qui était à la fin du XIXe siècle spécialiste de la défense des villages ! Le CENZUB s’inscrit ainsi dans la longue durée d’un défi particulièrement complexe, celui du combat en zone urbaine, qui a de l’avenir.

 

Voilà le message que je voulais vous porter aujourd’hui. Ministre de la défense, je suis heureux et fier de ce que j’ai vu aujourd’hui. Vous avez toute ma confiance.

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 17:55
Les sous-lieutenants effectuent un exercice d’ infiltration - Crédits : S. Auche

Les sous-lieutenants effectuent un exercice d’ infiltration - Crédits : S. Auche

06/09/2013 Laura Bataille - Armée de Terre

 

Du 23 au 30 août 2013, le premier bataillon de l’école spéciale militaire (ESM) et la première brigade de l’école militaire interarmes (EMIA) des écoles de Saint-Cyr Coëtquidan ont réalisé leur exercice de rentrée au centre d’entraînement au combat en zone urbaine (CENZUB) de Sissonne, avec la participation des 120 élèves du séminaire HEC « leadership et esprit d’équipe ».

 

Dans un premier temps, les sous-lieutenants des deux écoles ont bénéficié de l’expertise des instructeurs spécialisés du CENZUB, lors d’une phase d’instruction par ateliers, sur le combat en zone urbaine. Un parcours de nuit  a clos cette première phase.

 

Après une opération aéroportée, près de 240 sous-lieutenants ont effectué un exercice de synthèse au cours duquel ils ont mené successivement une infiltration jusqu’au « village de Beauséjour ». Le but était de s’en emparer puis de le défendre et de finalement s’installer en contrôle de zone.

 

Enfin, les sous-lieutenants ont pu échanger avec les 120 élèves d’HEC qui étaient présents dans le cadre du séminaire HEC organisé pour la 8e année par les écoles de Saint-Cyr Coëtquidan. Ceux-ci jouaient en effet le rôle de la population civile et des ONG présentes dans la zone de responsabilité des unités.

 

L’objectif de ces 10 jours d’entraînement était d’acquérir les savoir-faire tactiques de base de combat, en zone urbaine, et de les restituer dans le cadre d’une action de la compagnie.

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 07:50
3rd Para Regiment taking part in a training exercise at CENZUB

3rd Para Regiment taking part in a training exercise at CENZUB

29 May 2013 Ministry of Defence

 

Following the Lancaster House agreement in 2010, British soldiers can spend 2 weeks at this centre to put their skills to the test.

 

CENZUB*, le Centre d’entrainement aux actions en zone urbaine, is a unique facility located near Sissonne in northern France dedicated to the training of ground troops. Spread over 10 square miles, it comprises of two replica villages complete with real houses, school buildings and streets as well as a live-firing range.

 

These are used by troops to gain practical experience of operations within a challenging urban environment, similar to what they can expect to find in conflict zones around the world. Following the Lancaster House agreement of 2010, British soldiers now have the opportunity to spend two weeks at the centre to put their skills to the test within an urban environment.

 

On 30 April, the Defence Attaché of the British Embassy Paris visited CENZUB and saw 3 Company Parachute Regiment in action. At CENZUB, soldiers usually have the opportunity to work in cooperation with a company of French soldiers, integrating their skills and resources including weaponry and military vehicles to form an effective battle plan, similar to that they may have to implement during a real deployment. Controlled from a central command centre, the exercises are designed to be as real as possible in order to challenge soldiers and prepare them fully for battle within an urban environment.

 

With joint-operations and integration of allied forces increasingly commonplace in military operations around the world, the ability to work effectively with foreign troops is of paramount importance. A recent example of this is the conflict in Mali where UK troops provided the French with equipment and logistical support. Indeed, 3rd Company Parachute Regiment were able to benefit from training which included lessons learned from France’s current involvement in Mali, ensuring their experience and training is as relevant and up-to date as possible.

 

CENZUB can be seen as a tangible example of Franco-British cooperation and the Lancaster House agreement in action, both forces working together to share skills and knowledge in order to strengthen bi-lateral relations and combined defence capabilities.

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