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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 18:55
48ème plongée à saturation : fin du suspens

 

20/11/2015 Sources : Marine nationale

 

Les plongeurs-démineurs Benjamin, Benoît, Nathaniel et Emeric ont retrouvé la terre ferme et l’air frais, au terme d’une semaine d’expérimentations dans le caisson hyperbare de la CEPHISMER, tels des astronautes revenant d’un séjour dans l’espace.

 

La 48ème plongée à saturation - nommée ENTEX48 – avait débuté le 9 novembre dernier après plusieurs semaines de préparation. Première expérience de ce type (plongée à -98m) pour ces quatre marins et plusieurs membres de l’équipe assurant la logistique du caisson pendant l’expérimentation, elle constitue un savoir-faire de haute technicité unique en France.

Pendant une semaine de huis-clos, les plongeurs sont toutefois maintenus en lien avec le monde extérieur par la télévision du caisson. Ils ont pu ainsi suivre l’actualité tragique des évènements de Paris : « Lors de notre sortie, nous nous sommes rendus compte de certains changements…comme enfermés dans une capsule, on reprend peu à peu contact avec le monde extérieur. Même marcher demande un temps de réadaptation ! » raconte Nathaniel.

 

Sept jours durant, la pression a été omniprésente, tant au niveau atmosphérique que mental. Comme sur les bâtiments, l’investissement de chaque marin de l’équipage a permis de mener avec succès ENTEX 48 !

 

Note RP Defense: voir La plongée d’essai « ENTEX 48 » a commencé lundi

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 12:55
Vue générale du caisson - photo Gilles Corlobé – Portail des Sous-Marins

Vue générale du caisson - photo Gilles Corlobé – Portail des Sous-Marins

 

10 novembre 2015. Par Gilles Corlobé – Portail des Sous-Marins

 

Ce lundi, 4 plongeurs d’essai de la CEPHISMER sont entrés dans un caisson pour une plongée en saturation à 100 m. Après moins d’une journée à cette profondeur, il faudra près de 5 jours pour ramener les plongeurs à la pression atmosphérique.

 

Ce caisson, construit dans les années 80, est unique en France. Il est le seul en effet à permettre, en plus de simuler le séjour à une immersion pouvant atteindre les 500 m, de plonger dans l’eau à cette profondeur.

 

Il n’y a que 2 m d’eau. Au cas où un équipement du plongeur viendrait à ne plus fonctionner, le plongeur n’aurait qu’à se mettre debout pour se retrouver de l’air et pouvoir ainsi respirer.

 

Lors d’une plongée en saturation, le plongeur reste suffisamment de temps en profondeur pour atteindre un équilibre entre son corps et les gaz qu’il respire. Il faut donc maitriser la vitesse de remontée pour que la désaturation se produise sans provoquer la création de bulles dans le sang (risque d’embolie gazeuse). Pendant toute la durée de la plongée, une équipe technique et médicale surveillera les différents paramètres de l’atmosphère et la santé des plongeurs.

 

Au cours de 2 paliers, à 80 et à 100 m, les 4 plongeurs devaient tester différents équipements, comme les limites de l’appareil de plongée CRABE qui équipe les plongeurs-démineurs. Lors de la phase de remontée, les plongeurs seront soumis à des mesures de bulles circulantes dans leur organisme.

 

La sortie des 4 plongeurs est prévue dimanche matin

 

Reportage photos

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 12:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

12/11/2015 Sources : Marine nationale

 

Depuis lundi 9 novembre, 4 plongeurs démineurs de la Cellule plongée humaine et intervention sous la mer (CEPHISMER) prennent part à un entraînement un peu particulier au cours d’une plongée, dite « à saturation ».

 

11 heures : après les ultimes vérifications médicales et techniques, la porte du caisson hyperbare de 30m3se referme sur Benjamin, Benoît, Emeric et Nathaniel. Ces quatre plongeurs-démineurs vont être isolés pendant une semaine afin de subir une simulation de descente à 98 mètres de profondeur, possible grâce à la modulation de la pression intérieure du caisson.

 

2 jours de descente, quatre jours pour « remonter », c’est-à-dire effectuer les paliers successifs permettant de sortir du caisson en sécurité : cette expérience nécessite une préparation rigoureuse : contrôle de la condition physique des marins sélectionnés, conditionnement logistique et sanitaire du caisson, réalisation et équilibrage des mélanges gazeux… « Toutes les précautions sont prises pour limiter les éventuels cas non conformes, mais l’entraînement réalisé au cours des derniers mois nous permet d’aborder cela dans les meilleures conditions » confie Emeric, l’un des quatre plongeurs.

 

Ces six jours « en isolement » doivent participer à la formation des plongeurs démineurs de la CEPHISMER et à la mise en œuvre par les équipes du caisson hyperbare CH500 en plongée à saturation dans différentes situations. Ils doivent également permettre de tester les limites de l’appareil de plongée CRABE dans un environnement Hélium / Oxygène. Cet appareil est utilisé par les plongeurs démineurs de la marine nationale, au cours de plongées réalisées dans la cuve qui communique avec le caisson hyperbare. Toute la semaine, les plongeurs réaliseront des mesures de bulles circulantes dans leur organisme lors de la phase de décompression, sous la surveillance d’une équipe médicale et technique armée 24h/24.

 

Cet entraînement, indispensable au maintien et au développement des savoir-faire liés à la plongée, permettra également d’enrichir les données sur la saturation du corps humain… Nos quatre plongeurs vous donnent rendez-vous la semaine prochaine pour leur « retour à la surface » !

photo Marine Nationalephoto Marine Nationale
photo Marine Nationale

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 12:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

6 novembre 2015. Portail des Sous-Marins ( Marine nationale - CECMED)

 

Du 9 au 15 novembre 2015 prochain, la plongée « ENTEX 48 » confinera 4 plongeurs-démineurs de la marine nationale, 7 jours durant, dans les 40m3 du caisson hyperbare de la CEPHISMER (Cellule Plongée Humaine et Intervention Sous la Mer), implantée sur la base navale de Toulon. Cette expérimentation en milieu clos permettra de tester dans un environnement Hélium / Oxygène non seulement les limites de l’appareil de plongée CRABE, utilisé par les plongeurs démineurs de la marine nationale, mais encore de soumettre les plongeurs à des mesures de bulles circulantes dans leur organisme lors de la phase de décompression.

 

Cet entraînement, indispensable au maintien et au développement des savoir-faire liés à la plongée, permettra également d’enrichir les données sur la saturation du corps humain, le tout dans une profondeur simulée qui atteindra les 100 mètres.

 

Par cette expérimentation, la CEPHISMER assure la pérennité d’un savoir unique perpétré par la marine nationale et partagé avec le milieu civil. Elle contribue également au développement de nouvelles procédures (Tables NSRS pour sauvetage d’un équipage de sous-marin), de nouveaux matériels (appareil CRABE) et poursuit l’étude de la physiologie humaine en milieu hyperbare.

 

Héritière de du Groupe de recherches sous marines crée après-guerre sous l’impulsion des « Mousquemers », la CEPHISMER est responsable de :

- l’élaboration de la réglementation de la plongée dans la marine ;

- l’expérimentation de nouveaux appareils ou procédures de plongée ;

- l’entretien des qualifications des plongeurs de la marine ;

- la mise en œuvre des moyens humains et matériels de la CEPHISMER lors d’opérations d’intervention sous la mer (ventilation de sous-marins en détresse) ;

- expertise/récupération d’épaves,… pour lesquelles son concours est demandé.

 

photo Marine Nationale

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 15:50
Dynamic Monarch, l’interopérabilité dans le sauvetage des sous-marins

 

 

16/05/2014 Actu Marine

 

C’est un entraînement un peu particulier qui a lieu depuis le 12 mai dans la mer Baltique : 18 pays (1), dont la France, sont rassemblés à Gdynia en Pologne pour confirmer leur interopérabilité et améliorer leur efficacité au sauvetage de sous-marins.

 

Dynamic Monarch est le plus important entraînement dans ce domaine au monde. Organisé tous les trois ans, il permet d’exercer la procédure et d’éprouver l’ensemble des moyens déployés (bâtiments de surface, moyens de patrouille maritime, plongeurs, équipes médicales…) depuis la réception du signal de détresse, la recherche du sous-marin jusqu'à l’évacuation du personnel depuis le navire échoué sur le fond de la mer.

 

La France occupe une place d’importance dans ce dispositif. En plus de bénéficier d’un savoir-faire reconnu (détenu notamment à la Cellule de Plongée humaine et intervention sous la mer, CEPHISMER), elle est copropriétaire (avec le Royaume-Uni et la Norvège) du NATO Submarine Rescue System (NSRS). Cet engin submersible est capable de se fixer sur le sous-marin, d’apporter les premiers secours et d’évacuer l’équipage. Il peut intervenir jusqu’à 600 mètres, donc très largement au-delà des moyens de plongée humaine. Avec la pression régnant au fond de l’eau et donc l’impératif d’étanchéité, on comprend l’importance de la compatibilité et de l’interopérabilité avec les sous-marins du monde entier.

 

L’ensemble de l’exercice organisé et dirigé par le commandement maritime de l’OTAN (MARCOM) qui est le centre de gravité maritime de l’Alliance Atlantique. Situé dans les alentours de Londres, il est placé sous le commandement d’un amiral Britannique dont le second Deputy Commanderest le vice-amiral d’escadre Christian Canova. Plus de 30 Français y sont affectés formant ainsi le premier contingent.

 

1 : Plusieurs marines de l’OTAN, la Suède qui fournit un sous-marin et le bâtiment base du NSRS ainsi que des observateurs de nombreux pays.

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 11:55
photo Marine Nationale

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18/10/2013 Stéphane Dugast - Marine Nationale

 

Parmi les unités dites rattachées à la Force d’Action Navale (FAN), la Cellule Plongée Humaine et Intervention sous la Mer (CEPHISMER) est une entité dont l’expertise dépasse désormais nos frontières. Rencontre avec son commandant : le CF Jord Lucas.

 

« Commandant, la CEPHISMER c’est quoi ?

C’est une sorte d’« état-major » de la plongée avec toutes ses prérogatives. Ses actions recouvrent des domaines aussi variés que l’écriture de la réglementation plongée, la définition des normes d’entraînement, la mise au point et la mise en service du matériel, le contrôle des unités et des plongeurs, la gestion des ressources humaines (le rotary 1des officiers mariniers plongeurs démineurs est préparé par la CEPHISMER pour la DPMM). Toutes les autorités organiques de la marine mettent en œuvre des plongeurs : ALFAN et ALFOST en premier lieu, mais également ALAVIA avec les plongeurs d’hélicoptère ou encore ALFUSCO à travers l’emploi des forces spéciales.

 

À quoi la CEPHISMER sert-elle ?

D’abord, une vingtaine de plongeurs d’armes (plongeurs démineurs et nageurs de combat) sont affectés à la CEPHISMER en qualité de « plongeurs d’essai ».Dans l’environnement sécurisé du Centre Hyperbare (CH), ils mettent au point les procédures de plongée (paliers de désaturation – domaine d’emploi des gaz NITROX et TRIMIX) et de fiabiliser puis d’« homologuer » les matériels qui seront ultérieurement mis en service.

Environ 800 plongées d’essais ont ainsi été conduites l’année dernière, dont 200 plongées par système dans le CH. Une plongée à saturation à 100 mètres a, par exemple, été réalisée avant l’été dernier. La période de désaturation s’est étalée sur six jours. Les plongeurs de la CEPHISMER participent également aux actions de contrôle. Tous les ans, 80 audits d’unités sont réalisés et 200 plongeurs de bord sont évalués lors du « contrôle professionnel ».

 

Quelles sont vos autres actions ?

La CEPHISMER présente également un volet très « opérationnel » car une partie du personnel est en charge de matériel lourd lié au sauvetage de sous-marin (robots sous-marins télé opérés jusqu’à 2 000 mètres de profondeur et scaphandre atmosphérique Newtsuit jusqu’à 300 mètres. Une autre partie participe au tour d’alerte de mise en œuvre jusqu’à 600 mètres du NSRS (Nato Submarine Rescue System). Cela demande au personnel une grande disponibilité. Ces équipes affichent d’ailleurs entre 100 et 120 jours de mer par an et assurent une alerte permanente à 24 heures. L’action des équipes « sauvetage de sous-marin » est évidente et primordiale. Pour le reste, toute l’énergie de la CEPHISMER est tournée vers la sécurité en plongée dans les armées. La plongée n’est pas une activité dangereuse, mais c’est une activité à risques. C’est par la définition de procédures robustes, par la mise au point de matériels fiables et par l’emploi de marins bien formés et bien entraînés que ce risque est maîtrisé.

 

1 : Appellation désignant le Plan Annuel des Mutations (PAM)

photo Marine Nationale

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