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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 12:20

10/06/2013 Le Point.fr (AFP)

 

La source du "Guardian" à l'origine du scandale sur le programme américain de surveillance des communications est sortie de l'ombre dimanche.

 

Un employé d'un sous-traitant de l'Agence de sécurité nationale (NSA), Edward Snowden, a révélé dimanche être à l'origine des fuites sur le programme américain de surveillance des communications, peu après l'annonce de l'ouverture d'une enquête pour l'identifier. "Je n'ai aucune intention de me cacher, parce que je sais que je n'ai rien fait de mal", a déclaré le spécialiste informatique de 29 ans dans un entretien publié par le quotidien britannique The Guardian, à l'origine avec le Washington Post des révélations sur ce programme de renseignement américain.

Alors que les autorités américaines ont annoncé avoir lancé une enquête pour découvrir qui était à l'origine de ces fuites, l'ancien employé de la CIA, réfugié depuis le 20 mai à Hong Kong, reconnaît : "Je ne pense pas pouvoir revenir chez moi." Le quotidien britannique publie également sur son site un entretien vidéo auquel Edward Snowden a pris part à visage découvert.

 

"Informer les gens"

Ex-technicien à la CIA, Snowden travaillait depuis quatre ans à la NSA - dont il a révélé des documents confidentiels - en tant qu'employé de divers sous-traitants, dont Dell ou Booz Allen Hamilton, son dernier employeur. "Mon unique objectif est d'informer les gens de ce qui est fait en leur nom et de ce qui est fait contre eux", assure-t-il au Guardian.

La révélation de son identité est survenue peu de temps après la diffusion d'extraits d'un entretien accordé à ABC News par le directeur du renseignement américain, James Clapper. Dénonçant à nouveau les "ravages" causés par les révélations du Guardian et du Washington Post, James Clapper avait annoncé qu'une enquête avait été ouverte pour découvrir l'origine de ces fuites.

La semaine dernière, le Washington Post et le quotidien britannique The Guardian ont fait la lumière successivement sur deux programmes secrets de l'Agence nationale de sécurité (NSA). L'un concerne la récolte depuis 2006 des données d'appels téléphoniques aux États-Unis par l'opérateur Verizon, et vraisemblablement d'autres opérateurs. L'autre programme, appelé PRISM, vise à intercepter les communications d'internautes étrangers, se situant hors des États-Unis, sur neuf grands réseaux sociaux comme Facebook.

 

"Aucune idée de ce que sera mon avenir"

"J'espère que nous serons à même de retrouver qui a fait cela, parce que cela cause de grands dommages à la sécurité de notre pays", avait déclaré M. Clapper sur ABC News. Samedi, il avait déclassifié un certain nombre d'éléments sur ces programmes de surveillance des communications, défendant déjà vigoureusement leur légalité et leur utilité dans la lutte antiterroriste et dénonçant les "révélations irresponsables" parues dans la presse.

Interrogé dimanche matin sur ABC, le journaliste du Guardian Glenn Greenwald avait quant à lui dénoncé une volonté d'"intimider les journalistes et leurs sources". "Chaque fois (...) que quelqu'un dévoile les méfaits du gouvernement, la tactique consiste à le diaboliser et le présenter comme un traître", a ajouté le journaliste.

"Je n'ai aucune idée de ce que sera mon avenir", déclare de son côté Edward Snowden au Guardian, disant espérer que Hong Kong ne l'extrade pas vers les États-Unis et envisager de demander l'asile à l'Islande, réputée pour soutenir "ceux qui défendent la liberté sur internet".

 

L'administration Obama intransigeante

Très sévère dans sa lutte contre les fuites d'informations confidentielles, l'administration Obama avait dû se défendre à la mi-mai après la révélation de la saisie sans précédent de relevés téléphoniques de l'agence de presse américaine AP, qui avait suscité l'ire des défenseurs de la liberté de la presse.

Elle s'était auparavant déjà montrée très agressive dans sa traque des fuites. Lundi s'est ouvert le procès en cour martiale du soldat Bradley Manning, qui encourt la réclusion à perpétuité pour avoir fourni des dizaines de milliers de documents secrets au site WikiLeaks.

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 22:20
photo USAF

photo USAF

31/05/2013 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

Mieux «domestiqués», les drones devraient changer de «maîtres», leur responsabilité opérationnelle passant de la CIA au Pentagone au cours des prochaines années, mais ils deviendront vraisemblablement à l’avenir l’outil de prédilection d’une Amérique qui ne veut plus des guerres «conventionnelles».

 

Dans son discours à la l’Université nationale de la Défense, la semaine dernière, le président Barack Obama, tout en défendant l’usage des drones dans la guerre au terrorisme, a insisté sur la sur la nécessité d’une plus grande transparence en la matière.

Cela signifie une plus grande surveillance du Congrès, mais aussi le transfert de la responsabilité opérationnelle des drones de la CIA au ministère américain de la Défense.

Le Pentagone, objet d’une plus grande surveillance et supervision du Congrès que la CIA, soumise plus directement à l’autorité du président américain, prendrait alors la relève de l’agence de renseignement et serait à son tour appelé à «s’engager dans l’usage de la force en dehors des zones de guerre», dans des endroits comme la Somalie ou peut-être le Mali ou le Pakistan.

Il y a toutefois loin de la coupe aux lèvres et aucun échéancier n’a encore été établi quant au transfert des opérations de drones au ministère de la Défense.

Mais on peut d’ores et déjà envisager plusieurs scénarios en cas de transfert.

Le personnel de la CIA aujourd’hui responsable de certaines opérations de drones pourrait dès maintenant être détaché et affecté au Pentagone ou certaines responsabilités pourraient être partagées entre les deux organismes.

Le transfert pourrait aussi se faire très progressivement.

Ce qui est certain, toutefois, c’est que l’administration américaine n’abandonnera pas le programme de drones.

 

L’Amérique veut éviter les guerres conventionnelles

Malgré les aspects controversés du programme, il est considéré comme «tactiquement» efficace. Et c’est une capacité que l’administration veut maintenir même si elle sait qu’elle doit éviter d’en abuser.

En outre, pour le président américain, l’utilisation de drones est de loin préférable, parce que moins dommageable, aux opérations dites «conventionnelles».

Dans son discours du 23 mai à l’Université nationale de la Défense, il a fait valoir que les États-Unis doivent agir avec efficacité, rappelant que l’Amérique est en guerre contre des terroristes qui, eux, n’hésiteront pas à faire autant de morts qu’ils le peuvent si on ne les empêche pas.

Débarrassé de la responsabilité opérationnelle, la CIA pourra quant à elle se concentrer davantage sur ses véritables missions et le directeur de la CIA, John Brennan soutient activement cette idée alors qu’il comme il tente de ramener l’agence à son rôle traditionnel de cueillette et d’analyse de renseignements.

 

Le nombre d’opérations diminuerait sous la responsabilité des militaires

En revanche, et c’est peut-être l’effet recherché, le transfert de la responsabilité opérationnelle des drones de la CIA au Pentagone pourrait diminuer le nombre d’opérations parce que l’armée n’a pas la souplesse opérationnelle de la CIA.

Pour James Andrew Lewis, directeur et chercheur principal du programme «Technologie» au Center for Strategic and International Studies (CSIS), un groupe d’étude et de réflexion américain basé à Washington, «Il [le drone] passera d’un outil utilisé de façon routinière à quelque chose qui est relativement exceptionnel» et qui appartiendra dorénavant plus au domaine militaire en général qu’à la lutte au terrorisme tout azimut.

De plus en plus de missions sont effectuées par les militaires, ajoute Lewis, pour qui la transition devrait être plus apparente au fil des ans et se faire en douceur, en partie grâce aux travail de Bob Gates, ancien secrétaire à la Défense et aussi ancien directeur de la CIA, qui a facilité un rapprochement entre le milieu américain du renseignement et les militaires.

Quoi qu’il en soit, les drones ne disparaîtront pas demain, l’Amérique refusant d’abandonner ce moyen de combattre le terrorisme sans être perpétuellement obligée d’être sur un pied de guerre et, surtout, sans être entraînée dans un autre conflit après 13 ans de sacrifices en Irak et en Afghanistan.


L’Évolution du champ de bataille («The Evolution of the Battlefied») (Vidéo: CSIS/20 mai)

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