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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 09:55
ITW du GCA (2S) Alain Bouquin, Conseiller Défense du Groupe Thales - @SDBRNews

 

Interview par Alain Establier - SDBR N°170 daté du 25/04/2017

 

SDBR : Général, vous avez eu de nombreuses responsabilités au sein de la Légion étrangère*. Pourquoi fait-on le choix d’intégrer un groupe industriel comme Thales ?

Bouquin : C’est une excellente question. D’abord, au cours de ma carrière je n’ai pas fait que la Légion et j’ai une double culture : une culture opérationnelle (légionnaire) et une culture capacitaire (opérations d’armement, programmes, préparation de l’avenir). La dimension capacitaire m’avait permis de connaître le monde industriel. Ensuite et c’est le plus important, je continue à servir mon pays. En France, nous avons le défaut de considérer que la seule manière noble de défendre son pays c’est par les armes. Je suis persuadé que servir dans l’industrie de défense est une autre manière de servir mon pays et j’ai l’ambition que mon pays soit doté des meilleurs équipements, des meilleurs matériels et des meilleures capacités pour permettre à ses armées de remplir leur mission.

 

Quel est votre rôle au sein de Thales ?

Je suis conseiller de défense, pour faire du lien entre l’industriel et l’opérationnel. L’industriel a besoin de comprendre le besoin des militaires mais il a aussi besoin de comprendre leur environnement, la complexité militaire et ce ne sont pas de simples spécifications posées sur un papier qui permettent à l’industriel de correctement appréhender le vrai besoin des Forces. A l’inverse, les Forces ont besoin de connaître les contraintes de l’industriel (certaines technologies ne sont pas matures, certains équipements coûtent très cher) donc il est nécessaire de se parler pour converger vers ce qui sera accessible à un horizon donné : répondre efficacement aux besoins en restant raisonnables. Mon rôle est aussi de préserver un certain équilibre entre l’Homme et la machine. L’Homme doit rester dans la boucle, sinon l’industriel risque de produire une très belle solution complètement automatisée, avec beaucoup d’intelligence artificielle, des logiciels, etc. mais, en opération, le militaire veut garder le contrôle. Donc il faut, dans tout système délivré aux Forces, une place pour que le militaire conserve la maitrise de l’emploi de l’équipement. Cela ne veut pas dire que certains automatismes ne seront pas acceptés, mais il faut que l’équipement soit débrayable pour que le militaire conserve la maitrise du feu, par exemple pour éviter le tir fratricide ou l’erreur de tir.

 

En juin prochain, au Paris Air Show, les SALA (Systèmes d'Armes Létaux Autonomes) seront probablement très visibles. Les Forces Spéciales de demain seront-elles robotisées ?

Je ne le pense pas, car il y aura toujours des cas non conformes. Le chef militaire est là pour prendre des décisions et ses responsabilités dans des situations complètement inimaginables. C’est ce qui fait souvent la différence de culture entre l’ingénieur et l’officier. L’officier doit décider car, à la guerre, il y a toujours des décisions à prendre. Il y aura donc toujours la présence d’un Homme en charge de ce qui va se produire. La « guerre des étoiles » ne remplira pas toute son efficacité face à des situations complètement originales où seule l’intelligence humaine reste pertinente. A cela, il faut ajouter les problèmes éthiques posés : nos démocraties peuvent-elles accepter qu’un jour un adversaire soit éliminé non pas sur une décision humaine mais sur la décision d’une machine ? Donc je reste persuadé que les systèmes que nous allons concevoir, même bourrés de logiciels et d’intelligence artificielle, laisseront place à l’Homme dans les boucles de décision. La force aérienne demain sera sans doute mixte, composée d’appareils pilotés et de drones de combat complètement automatiques ou pilotés depuis le sol. C’est imaginable dans le milieu aérien qui est un milieu homogène.

 

Et dans le milieu terrestre ?

C’est beaucoup plus compliqué en milieu terrestre, mais nous pouvons imaginer une force mixte composée d’hommes et de robots terrestres qui, dans un premier temps, assureront les servitudes les plus simples : transport, logistique, fourniture d’énergie. Progressivement, nous pourrons avoir des robots capteurs et de surveillance, voire de combat. Un tourelleau téléopéré sur un char n’est-il pas déjà un embryon de robot de combat ? Aujourd’hui, le tourelleau est téléopéré par un opérateur mais, demain, peut-être fonctionnera-t-il seul à l’aide de ses capteurs intelligents ? Et s’il est posé sur un socle à roulette, il deviendra un robot de combat… Tout cela viendra progressivement, mais il faudra d’abord apprendre à faire coopérer l’Homme et le robot sur le terrain, en faisant en sorte que l’Homme ait toujours la main. L’avantage du robot est tout de même sa réactivité et parfois son efficacité : exemple, un drone de combat aérien encaisse plus de G qu’un pilote, voit plus vite que le pilote grâce à ses senseurs tous azimuts et peut déclencher un départ missile plus rapidement qu’un pilote.

 

L’amiral Isnard, G-COS, évoquait au Sofins le temps d’avance nécessaire pour les Forces Spéciales. Que signifie pour vous ce temps d’avance ?

Je vous donne un exemple. Aujourd’hui, la vision nocturne est un différenciateur majeur face à nos adversaires. Il y a peu d’écarts sur l’armement, grâce à des fusils d’assaut de calibre 5.56 aux précisions équivalentes. En revanche, le vrai différenciateur des Forces Spéciales est l’aptitude à voir l’ennemi quand lui ne peut pas vous voir ; sauf que, dans 5 mois ou dans 5 ans, l’ennemi pourra acquérir les mêmes lunettes de vision nocturne que celles produites aujourd’hui par Thales. Il faudra donc imaginer un autre différenciateur dans le duel : meilleure résolution, meilleure portée, etc. Nous avons un temps d’avance sur la vision nocturne actuellement. Mais, me direz-vous, les Forces Spéciales sont rarement « au contact », alors pourquoi se préoccuper de la vision nocturne ? En fait, les Forces Spéciales sont un outil d’action dans la profondeur, au même titre qu’un missile de croisière ; elles n’agissent pas sur la ligne de front (s’il y en a) mais beaucoup plus loin dans la profondeur stratégique. En revanche, là où est leur action, elles sont face à un ennemi tactiquement à une distance courte (15/20 mètres). Elles agissent donc « au contact », avec discrétion et discernement.

 

Les Forces Spéciales agissent-elles seules ?

Et non. Elles agissent seules dans la conduite de l’action proprement dite, dans l’exécution de leur mission principale : destruction d’une infrastructure, libération d’un otage, etc. Par contre, elles s’appuient sur le Groupement d’Appui aux Opérations Spéciales (GAOS) pour tout ce qui est appui, soutien ou service : appui feu, logistique, énergie de leurs radios ou essence des véhicules, maintenance de leurs armes, pour traverser un champ de mines (sapeurs), etc. pour se concentrer sur leur mission majeure et ne pas perdre en efficacité en dispersant leur ressources sur des missions annexes.

 

Y a-t-il des relations particulières entre les Forces Spéciales et les industriels ou la DGA ?

La DGA est une interface indispensable pour les industriels et pour les Forces, faisant un métier que les Forces ne peuvent pas remplir, à savoir traduire un besoin opérationnel en une spécification technique, à chiffrer un coût, à estimer ce qui est accessible et ce qui ne l’est pas, puis à passer un marché public. La DGA fait remarquablement ce métier, le militaire ne saurait pas le faire. Ce qu’on peut en revanche parfois reprocher à la DGA, c’est un cloisonnement un peu trop hermétique alors que les Forces et les industriels ont besoin de se parler en tête à tête pour mieux se comprendre. L’industriel doit parler avec le militaire pour mieux prendre la mesure de ses besoins ; les attendus d’un document contractuel ne suffisent pas.

 

Et le processus classique est donc trop lourd et trop long pour les Forces Spéciales ?

Forces Spéciales revendiquent leur particularisme et leur réactivité avec un tempo réduit, idéalement de l’ordre de 6 mois : elles cherchent donc des méthodes d’acquisition qui permettent de réduire les délais. Elles peuvent par exemple prendre le prototype d’un industriel, avec encore des défauts, s’il leurs donne le temps d’avance dont elles ont besoin. C’est une logique d’urgence opérationnelle qui bouscule les états-majors, les industriels et bien sûr la DGA. Les Forces Spéciales partagent d’ailleurs cette vision avec la DRM. Pour que les industriels s’adaptent à ce tempo, il faut qu’ils sachent être réactifs. C’est pourquoi un industriel comme Thales est friand du RETEX des Forces Spéciales, par exemple sur un prototype de vision nocturne pour en faire de l’adaptation réactive et gagner des mois de mises au point.

 

N’est-ce pas un chemin risqué pour la garantie de prix raisonnables ?

Je ne le pense pas car nous sommes challengés par des PME innovantes et les « start-up », et si Thales veut rester dans la course à l’innovation face aux PME, il faudra rester sur le même tempo qu’elles et sur des registres de prix comparables. Sur l’aspect réactivité, il est possible de gagner du temps en sélectionnant des produits sur étagères qui conviennent à peu près, pour un certain emploi, et en demandant à la DGA d’en faire des opérations d’expérimentation réactives (OER) : cette procédure peut faire gagner plusieurs mois de délais. Ceci étant, l’acquisition de produit sur étagère ne peut pas se faire sur l’ensemble du spectre. Pour les produits susceptibles d’être exposés à des menaces électromagnétiques et cyber, nous devons être très prudents et passer par des produits durcis et normalisés.

 

A propos d’innovation, Thales a évoqué récemment quelques avancées sur des armes non létales. Pouvez-vous nous en parler ?

Nous réfléchissons de plus en plus au non-cinétique. Depuis l’invention de la poudre, le mot arme fait penser à arme à feu. Demain, nous aurons des effecteurs qui reposeront sur d’autres effets : jet de particules, émission électromagnétique de forte puissance, émission laser, etc. Beaucoup de travail reste encore à faire pour les rendre portables, mais ces outils fonctionnent. Par exemple, le projet REPTILE (micro-onde de forte puissance), capable de faire un trou dans une plaque métallique à 200 mètres, peut faciliter la chasse aux minidrones ou la progression de troupes. Le projet PEPS est capable de délivrer des émissions magnétiques micro-ondes pour détruire par impulsion toute l’électronique embarquée d’un objet non durci : par exemple, pour stopper un véhicule suspect à un barrage. Voilà des exemples de ce que Thales peut apporter aux Forces Spéciales en matière d’innovation.

Nous sommes à l’aube d’une belle histoire à construire avec les Forces Spéciales, en les convaincant que Thales est un partenaire de confiance, avec une panoplie d’outils qui couvrent déjà un large spectre pour elles, que nous ne sommes pas simplement des électroniciens de très haut niveau et que nous pouvons mettre en place une organisation de proximité avec elles.

 

* Saint-Cyrien de la promotion général ROLLET, le général BOUQUIN a été affecté au 4ème Régiment étranger en 1980 puis au 2ème REP en 1981. Il y occupera successivement jusqu'en 1990 les fonctions de chef de section, d'officier adjoint, de commandant de compagnie puis d'officier traitant au bureau opérations instruction. Après différentes responsabilités à l’EMA, en 2000 il prend le commandement du 2ème REP. En 2009, il prend le commandement de la Légion étrangère jusqu’en 2011. Il est officier de la Légion d'honneur, officier de l'ordre national du mérite, titulaire de la croix de la valeur militaire avec étoile de bronze et de la croix du combattant.

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 07:55
En avant la Légion !

 

02-10-2015 Éditorial du COM.LE du Képi blanc N° 780 - Réf : 420 | 232

 

“La 13e Demi-brigade de Légion étrangère actuellement stationnée aux émirats arabes unis sera transférée sur le camp du Larzac et verra ses effectifs renforcés. Un groupement tactique interarmes aux effectifs militaires similaires à ceux actuellement déployés relèvera sur place la 13e Demi-brigade…”. Cet ordre, diffusé le 31 juillet dernier, découle de la volonté politique de donner aux forces opérationnelles terrestres les moyens de tenir leur contrat opérationnel redimensionné pour un engagement dans la durée sur le territoire national. Il traduit la volonté du chef d’état-major de l’armée de Terre de construire le modèle “Au contact” pour remplir efficacement les missions de demain, découlant des nouvelles menaces.

 

Clin d’œil de l’histoire : c’est au camp du Larzac, ré-ouvert pour l’occasion en mars 1940, que la 13, nouvellement créée, perçut ses équipements et s’entraîna pendant trois semaines avant de partir pour la Norvège. Née pour faire la guerre, baptisée au feu lors de la seule victoire française de 1940 à Bjervik et Narvik, choisissant le camp du combat, auréolée de gloire à Keren, Massaouah, Bir Hakeim, El Alamein, Rome, Colmar et Authion, cette unité compagnon de la Libération donna à la France 96 compagnons. De 1940 à 1962, elle ne connut que la guerre, avec les sacrifices et les victoires que l’on connaît, pour libérer la France, puis pour combattre afin de défendre ses valeurs en Indochine et en Algérie.

 

Suite de l’éditorial

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 11:55
Festivités de la Saint Michel

 

30-09-2015 par 2e REP Réf : 335 | 665

 

A l’occasion des festivités de la St Michel 2015, le 2ème Régiment étranger de parachutistes a organisé un certain nombre de cérémonies ouvertes au public. Une cérémonie en hommage aux morts s'est déroulée samedi 26 septembre, au carré Légion du cimetière de Calvi. A la fin de cette cérémonie, l’orchestre de la Musique de la Légion étrangère a donné une aubade sur le port de Calvi, quai Landry. L’occasion de découvrir les prouesses de musiciens venus du monde entier servir la France.

 

Anciens chefs de corps

Enfin, une prise d’armes présidée par le COMLE a été donnée au camp Raffalli dimanche 27 septembre, en présence d'une délégation de l'AALPC emmenée par le général d'armée (2s) Bruno Dary. De nombreuses autorités civiles, militaires ainsi que d'anciens chefs de corps du régiment avaient également fait le déplacement, dont le Général Emmanuel Maurin, aujourd'hui à la tête de l'école d'infanterie de Draguignan, le général d’armée (2s) Michel Guignon, ancien Gouverneur militaire de Paris, ainsi que les généraux de division (2s) Alain Bouquin, Jean-Michel Wabinski et Rémy Gausseres.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 12:55
Et par Saint-Georges !

 

07-05-2015 par 1e REC Réf : 207 | 680

 

Implanté depuis moins d’un an sur le camp de Carpiagne, le 1er REC continue ses premières et a célébré dignement son saint patron, Saint-Georges, le samedi 25 avril en la mairie du 9ème et 10ème arrondissement de Marseille.

 

Le 25 avril 2015, l’ensemble du régiment s’est retrouvé lors d’une prise d’armes en l’honneur de saint Georges se déroulant pour l’occasion dans le parc Maison Blanche de la mairie du 9ème et 10ème arrondissement de Marseille en présence d’autorités civiles et militaires. Cette cérémonie a également permis au général commandant la Légion Etrangère, le général MAURIN, ainsi qu’au chef de corps du 1er REC, le colonel BOUZEREAU, de décorer des cadres et légionnaires s’étant particulièrement distingués lors des derniers engagements du régiment au Mali.

 

Cette cérémonie était précédée de la passation de commandement de l'escadron de reserve entre le CES RINGEVAL et le CNE CASTEL.

 

A l’issue de cette prise d’armes, clôturée par un défilé, un vin d’honneur s’est tenu au sein de la mairie durant lequel plusieurs légionnaires se sont vu remettre leur décret de naturalisation des mains du maire du 9ème et 10ème arrondissement de Marseille. Enfin, c’est au son de « la Colonne » que le colonel BOUZEREAU a donné rendez-vous à toute l’assemblée aux journées portes ouvertes du régiment se déroulant les 25 et 26 avril sur le camp de Carpiagne.

 

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 11:55
“La discipline et la camaraderie sont ta force…”

 

Le service des armes, l’entraînement au combat, les nécessités de la sécurité et la disponibilité des forces exigent le respect par les militaires d’un ensemble de règles qui constituent la discipline militaire, fondée sur le principe d’obéissance aux ordres. Le militaire adhère à la discipline militaire, qui respecte sa dignité et ses droits. La discipline militaire répond à la fois aux exigences du combat et aux nécessités de la vie en communauté. Elle est plus formelle dans le service qu’en dehors du service, où elle a pour objet d’assurer la vie harmonieuse de la collectivité.

 

C’est ainsi qu’est défi nie aujourd’hui la discipline militaire dans le Code de la défense. Si au fil de l’histoire militaire, lesformulations pour la décrire ont pu changer, force est de constater que l’essentiel demeure : le principe d’obéissance aux ordres est la clé du bon fonctionnement de nos armées. Vertu de bien commun, l’obéissance est fondée sur l’autorité, et ses limites viennent toujours de celles de l’autorité. Car l’obéissance exige qu’il y ait reconnaissance de cette autorité. Se soumettre à quelqu’un parce qu’on subit son ascendant, ce n’est pas obéir. Se conforter aux directives reçues uniquement parce qu’on en reconnait la sagesse, ce n’est pas non plus encore de l’obéissance, c’est du bon sens et de la prudence : il y manque le précepte, fondé sur une autorité légitime. Là seulement se trouve le vrai motif de l’obéissance. Cette légitimité vient de la liberté individuelle de chaque militaire, quel que soit son grade, d’avoir choisi en s’engageant, de consentir à la discipline, dans le seul bien du service.

 

Déjà en 1937, le mémento du soldat de la Légion étrangère rappelait cette vérité : “la force de la Légion réside avant tout dans la confi ance absolue et réciproque qui lie les légionnaires et leurs chefs... Ces chefs sont tes compagnons de souffrance et de danger… Bien souvent, il ne te sera pas donné de pouvoir discerner immédiatement la cause profonde d’un ordre. Dans ces circonstances, l’intérêt de tous le tien propre, exige que tu sois persuadé que le chef qui te le donne ne le fait que dans l’intérêt général du service. C’est cette discipline stricte mais librement consentie qui fait la force de notre Vieille Légion”.

 

Cette confi ance absolue qui lie les légionnaires et leurs chefs trouve sa force dans la vie quotidienne et le style de commandement : “C’est une chose d’importance, la discipline à la Légion, l’amour du chef, l’obéissance, sont de plus pure tradition”. Ces versets du chant de la Phalange magnifique sont là pour nous rappeler à tous nos devoirs réciproques. Le mémento de 1937 mentionnait d’ailleurs : “C’est au combat que tu comprendras l’amour qui doit lier le chef à ses légionnaires, dont les coeurs battent à l’unisson pour porter toujours plus haut et plus loin la gloire immortelle de la Légion étrangère.

 

Les devoirs envers les subordonnés mentionnés dans ce mémento sont toujours d’actualité :“Tu devras calquer en tous points ta conduite sur celle de tes chefs. Conscient de tes responsabilités, tu exigeras de tous l’obéissance immédiate et entière. Dans l’application des sanctions, tu seras, avant toute chose, juste et ferme. Cette fermeté n’exclura d’ailleurs nullement la bienveillance et les punitions que tu infl igeras aux fautifs devront avoir obligatoirement pour contrepartie les récompenses que tu décerneras à ceux qui se distinguent par leur activité et leur dévouement. En aucun cas, tu ne devras chercher à retirer un profit quelconque du pouvoir qui t’a été conféré pour le seul bien du service. Sacrifiant résolument les intérêts particuliers de chacun aussi dignes d’intérêt qu’ils puissent être, à l’intérêt général, tu ne prendras aucun repos tant que le bien-être matériel et moral de tes hommes n’aura étépleinement satisfait… Tu donneras l’exemple en tout, aussi bien dans ta vie privée que dans ta manière de servir. Ta dignité, ta conscience professionnelle et tes connaissances militaires sont seules susceptibles de te conférer le respect de tous.

 

Il en est de même pour les devoirs du légionnaire envers ses camarades : “La discipline de la Légion repose sur deux principes essentiels : l’autorité des chefs et l’égalité devant les règlements. Tous les légionnaires sont donc égaux. La Légion, qui est désormais ta seconde patrie, ne distingue ni nationalités, ni races, ni religions. Soldat de métier, venu volontaire pour servir dans un corps d’élite, tu domineras les partis et leurs luttes politiques par le culte de notre drapeau et l’amour du métier des armes, le plus beau de tous. Aucune question d’ordre politique ou confessionnel ne doit intervenir dans tes relations avec tes camarades, dont tu dois scrupuleusement respecter les croyances et les traditions. Tu ne devras jamais demeurer sourd au cri “à moi la Légion” d’un camarade en détresse, mais au contraire voler résolument à son secours. Il est bien entendu que tu n’auras recours à cet appel sacré que dans un danger pressant. Vivant résolument à l’écart du monde, tu ne manqueras jamais de manifester à l’égard de chacun de tes camarades la solidarité étroite qui doit unir les membres d’une même famille. Les traditions de camaraderie et d’entraide à la Légion sont universellement reconnues et admirées. Il t’appartient de les perpétuer. Respectueux de tes anciens dont l’expérience te sera précieuse en maintes circonstances, tu guideras de tes conseils désintéressés les jeunes engagés, afi n de leur épargner un apprentissage et une acclimatation parfois délicats”.

 

Ce mémento de 1937, référence de nos Anciens, respire le bon sens et la pertinence, tout comme notre Code d’honneur qu’il a largement inspiré. Cela prouve la pérennité de vérités simples : “la discipline et la camaraderie sont ta force”. Alors, du caporal au général, en respectant cet article du code d’honneur, nous pourrons dire comme Saint-Exupéry dans le Petit Prince : “J’ai le droit d’exiger l’obéissance, parce que mes ordres sont raisonnables.

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 16:55
Promotion SGT Marcel Kalafut

 

28-04-2015 4e RE -  Réf : 479 | 947

 

A la Légion étrangère, on ne pleure pas ses morts, on les honore!

 

Ce fut chose faite, le vendredi 24 avril 2015.

 

Les stagiaires FG1 ont reçu leur nouveau galon de sous-officiers des mains du général commandant la Légion étrangère.

 

Long parcours de 4 mois de stage ponctué par cette prestigieuse cérémonie ! Dès le départ, les jeunes sergents ont choisi d'honorer la mémoire du sergent Kalafut décédé au combat au Mali très récemment!

 

Ce choix a permis de réunir les groupes commando parachutistes du 2°REP et de la brigade qui étaient à ses côtés au cours de l'opération !

 

Les galons du major de stage sont arrivés par les airs avec une mise en place par saut par les GCP du 2°REP!

 

Honneur au sergent Kalafut ! Honneur aux hommes des troupes d'assaut ! MORE MAJORUM

Promotion SGT Marcel Kalafut
Promotion SGT Marcel Kalafut
Promotion SGT Marcel Kalafut
Promotion SGT Marcel Kalafut
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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 12:55
Camerone à Cassis pour le 1e REC

 

07-05-2015 par 1e REC Réf : 208 | 904

 

Invité par madame MILON, maire de Cassis, le Royal étranger a célébré le 152ème anniversaire du combat de Camerone dans le port de Cassis, en présence du général de corps d'armée YAKOVLEFF, ancien chef de corps et du général de division Jean MAURIN commandant la Légion étrangère.

 

Les anciens du régiment, les invités et les cassidens ont pu admirer la prise d'armes dans ce théâtre naturel, au bord de la mer, sous le cap Canaille.

 

Le récit du combat de Camerone déclamé par le lieutenant Bataille, face au régiment rassemblé devant la mer et le chant de la colonne ont couvert le doux bruit des vagues qui donnait à cette cérémonie sa teinte d'originalité.

 

Cloturé par un défilé le long du port, cette cérémonie majestueuse a permis aux légionnaires-cavaliers de s’implanter un peu plus dans leur nouvelle terre.

 

Reportage photos

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 07:55
Le général Alain Bouquin quitte l’armée

 

28 avril 2015 par Henri Weill - Ainsi va le monde !

 

Décision qui sera effective le 30 juin prochain. Ensuite, Alain Bouquin intégrera le groupe Thales comme conseiller Terre.

Général de corps d’armée, inspecteur de l’armée de terre depuis 2013, cet homme réservé est profondément attaché à la Légion étrangère qu’il commanda (COMLE de 2009 à 2011) et, en particulier, au 2ème régiment étranger de parachutistes (2ème REP) dont il fut le chef de corps au début du siècle (2000-2002).

Lorsqu’il dirigeait les « képis blancs » le général Bouquin avait eu à gérer quelques faits divers, un environnement médiatique "sensible" sans paraitre toujours soutenu par la hiérarchie de l’armée de terre de l’époque. Alain Bouquin avait alors négocié en diplomate et contribué à sortir de cette période de crispation. Son nom avait été cité l’été dernier comme possible n°2 de l’armée de terre (major général). Mais c’est l’un de ses camarades de la promotion Général Rollet à Saint-Cyr (dont Alain Bouquin sortit major), Bertrand Houitte de La Chesnais qui fut finalement choisi.

Le général de corps d’armée Alain Bouquin fera ses adieux aux armes, le 2 juin, aux Invalides, deux ans avant la limite d’âge.

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 17:55
1915, 1945, 2015 : histoire et continuité

 

03-02-2015 Éditorial du COM.LE du Képi blanc N° 773 Réf : 379 -1889

 

2015 sera une année riche en mémoire pour la Légion étrangère, puisque nous commémorerons le 100e anniversaire de la création du Régiment de marche de la Légion étrangère (dont le 3e REI est l’héritier), et le 70e anniversaire de la Libération de la France pour laquelle les légionnaires de la 13e DBLE, du RMLE et du 1er REC ont combattu héroïquement.

 

Pourquoi commémorer ?
Pour un soldat, commémorer, c’est conforter le présent, en témoignant de la pérennité des valeurs qui ont guidé en leur temps les acteurs des faits d’armes. Plus que la célébration du passé, il s’agit, collectivement, de donner du sens au présent pour se préparer au combat à venir.
Lorsque le général Rollet, en 1931, voulut marquer durablement le centenaire de la création de la Légion étrangère, il décida l’édification d’un monument aux morts, il commanda un livre d’or pour rappeler les faits d’armes de la Légion, et donna à la commémoration épisodique de la bataille de Camerone un caractère pérenne. En 1947, le colonel Gaultier souligna le caractère intemporel de cette commémoration en instituant le rite immuable du port de la main en bois du capitaine Danjou. Le général Olié, qui fut chef de corps du RMLE lors de la libération de l’Alsace, écrivait : « Il (le testament de Camerone) se solde par la longue et sanglante litanie des innombrables faits d’armes accomplis au cours de plus de cent années de combats, la longue et glorieuse litanie de victoires qui chargent les drapeaux et les étendards de la Légion étrangère et dont les noms s’inscrivent sous celui de Camerone, comme pour donner aux héros de Danjou le témoignage de la pérennité du serment qu’ils ont écrit de leur sang à Camerone. Dans un monde et une époque de petite foi, ce legs donne la certitude grave, exaltante, durable, d’agir et de servir un idéal d’honneur et de fidélité qui nous dépasse ».

Ainsi, commémorer, c’est se souvenir pour se préparer, au présent, à mener les combats quotidiens pour un idéal d’honneur et de fidélité qui nous dépasse.

 

Que commémorer ?
Créé le 11 novembre 1915, le Régiment de marche de la Légion étrangère est le premier régiment de l’Armée française à avoir reçu la fourragère aux couleurs de la médaille Militaire. Il est l’héritier des quatre régiments de marche constitués au début de la Grande Guerre, entre août 1914 et avril 2015, par l’afflux de 32 000 volontaires étrangers, de 51 nationalités différentes, venus défendre la France. Ces quatre régiments, présents sur le front de fin 1914 à fin 1915, s’illustrent en Argonne, dans la Somme, en Artois et en Champagne. Après de lourdes pertes, deux régiments rescapés, le 2e de marche du 1er Étranger et le 2e de marche du 2e Étranger fusionnent le 11 novembre 1915, pour devenir, par le sang versé, le Régiment de marche de la Légion étrangère. Il sera commandé à compter de 1917 par le lieutenant-colonel Rollet, le futur « Père Légion ». Au cours de ce conflit, près de 43 000 engagés volontaires pour la durée de la guerre ont combattu dans les rangs de la Légion, et plus de 35 000 d’entre eux furent tués, blessés ou disparus.

Les trois régiments de Légion étrangère qui libèrent l’Alsace début 1945, sont engagés depuis novembre 1944 dans la bataille des Vosges, au sein du 2e Corps d’armée (général de Monsabert) de la 1re Armée française du général de Lattre de Tassigny. Leur rôle dans la réduction de la poche de Colmar du 20 janvier au 2 février 1945 est décisif. Déjà très éprouvée dans les Vosges, la 13e DBLE combat au sein de la 1re Division motorisée d’infanterie (DMI) ; le 1er REC et le RMLE au sein de la 5e Division blindée. La bataille de Colmar se déroule dans des conditions extrêmement difficiles liées à l’hiver, particulièrement rigoureux cette année là, et au terrain qui n’offre pratiquement aucune couverture naturelle aux assaillants alliés. La 1re Armée y perd plus de 2 000 hommes. Le général de Lattre envoie après la libération de Colmar le communiqué suivant : « Au 21e jour d’une âpre bataille au cours de laquelle les troupes américaines et françaises ont rivalisé d’ardeur, de ténacité et de sens manoeuvrier, l’ennemi a été chassé de la plaine d’Alsace et a dû repasser le Rhin ». Pour marquer ce sacrifice, il choisit le blason vert et rouge de la ville de Colmar pour en faire l’insigne de la 1re Armée. Le RMLE, quant à lui, fait sienne la devise de la 5e DB « France d’abord ».

 

Un atout pour 2015
Qu’il me soit permis, pour cette année 2015, de rendre un hommage particulier à celui qui commanda la 1re Armée française il y a 70 ans, dans laquelle combattirent trois glorieux régiments de la Légion étrangère. Des historiens peuvent lui reprocher d’avoir trop demandé à telle ou telle formation. Je retiens « du Roi Jean », qui plus tard dira aux survivants de la RC4 « Bravo la Légion ! », d’avoir emporté la victoire en créant et commandant au feu la 1re Armée française faite certes de troupes aguerries, mais aussi de volontaires de la dernière heure. Sa devise « Ne pas subir » doit nous guider dans les combats quotidiens. Nous y arriverons si nous appliquons ses recommandations : « Ayez le culte de l’effort, le goût du travail bien fait, la fierté de l’oeuvre accomplie, le sens de la discipline et l’esprit de générosité ».

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 12:25
Le COMLE au 3e REI

 

04-03-2015 3e REI Réf : 220 -83

 

Le COMLE foule la terre guyanaise pour la 1ère fois.

 

Le général de division Jean MAURIN, commandant la Légion Etrangère, s'est rendu au 3e Régiment étranger d'infanterie du 22 au 27 février 2015 pour y effectuer une visite de commandement.

 

A son arrivée au quartier Forget, le général COMLE a reçu les honneurs rendus par un piquet de la 2ème compagnie. Le colonel Alain WALTER, lui, a ensuite présenté le régiment, lui permettant ainsi d'appréhender les problématiques en cours en ce début d'année 2015. Cette journée fut aussi l'occasion pour le Père Légion de rencontrer les anciens à l'issue de la cérémonie au carré légion et les familles lors du dîner au carbet Sophie.

 

Afin de lui donner le meilleur aperçu des opérations permanentes HARPIE et TITAN, le régiment a accueilli le général sur les postes permanents de Camopi, Saint-Georges et Grande Usine avant de lui proposer une démonstration dynamique des moyens mis en œuvre sur le centre spatial guyanais ainsi qu'une visite d'un site d'orpaillage illégal. A la fin de cette tournée des postes, le COMLE s'est rendu également au CEFE pour y constater toutes les possibilités d'entraînement qui y sont offertes. Il a ainsi pu aller à la rencontre des instructeurs et des aides-moniteurs forêt encadrant le stage international Jaguar dont la notoriété reflète l'excellence du centre.

 

Tout au long de cette visite marquée par de très nombreux échanges avec les cadres et les légionnaires, le général COMLE a pu apprécier la variété et l'intensité des missions remplies par le régiment de la SELVA ainsi que son excellent état d'esprit. Le 3 n'a pas failli à sa devise, " En avant, toujours en avant ! ".

Le COMLE au 3e REILe COMLE au 3e REI
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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 17:55
Le 2e REG fête Sainte Barbe

 

04-12-2014 2e REG Réf : 565 - 1334

 

Les légionnaires sapeurs de montagne du 2e REG ont fêté la Sainte Barbe mercredi 3 décembre 2014. Celle qui veille sur les sapeurs a été célébrée au quartier maréchal Kœnig, sous la direction du général de division Maurin, commandant la Légion étrangère.

 

C’est au son de la musique de la Légion étrangère (MLE), mercredi 3 décembre 2014, que cette cérémonie a vu remettre plusieurs décorations et brevets, notamment l’étoile d’éclaireur skieur du 2e REG, qui sanctionne une connaissance particulière du milieu de la montagne et un comportement exemplaire en altitude. Cette décoration marque la spécificité unique de ces légionnaires qui, sans nul obstacle et nul homme pour leur faire barrage*, sont l’appui génie de la 27e Brigade d’infanterie de montagne.

Héritiers des traditions du génie Légion d’Indochine, les légionnaires du plateau d’Albion ont défilé sur la place d’arme du régiment en arborant les fanions des unités du Tonkin.

 

Le 2e REG fête Sainte Barbe

A l’issu, les maires du plateau de Vaucluse ont remis à sept légionnaires leur décret de naturalisation. Moment solennel pour ces étrangers qui servent sous les armes de la France, et qui intègrent la Nation avec fierté.

Des détachements du régiment sont récemment rentrés de République de Côte d’Ivoire, de la Réunion et de Nouvelle Calédonie. Le 2e REG n’attend plus que le retour d’un détachement actuellement en mission Vigipirate à Lyon, pour préparer les traditionnelles fêtes de fin d’année au sein de la famille Légion.

 

*Extrait de « Rien n’empêche », le chant du 2e Régiment étranger de génie

Le 2e REG fête Sainte Barbe
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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 12:56
“Au drapeau !” “À l’étendard !”

 

27-11-2014 Éditorial du COM.LE du Képi blanc N° 771  - Réf : 375 / 444

 

À l’heure où des jeunes désoeuvrés, en mal être, renient notre pays et ses valeurs pour fuir vers des chimères destructrices, il me paraît utile de rappeler le rôle fédérateur que jouent les drapeaux de nos régiments, en particulier pour tous ces étrangers, Français par le sang versé.

 

Mens sana in corpore sano”, écrivaient les Romains. Une âme saine dans un corps sain. Si l’on applique cette devise au régiment, le corps, c’est la troupe. N’emploie-t-on d’ailleurs pas l’expression “corps de troupe” ? Plus elle est entrainée, physiquement et pour le combat, meilleure elle est. Mais l’entraînement, meilleur soit-il, ne suffi t pas à faire d’une troupe une unité soudée. Il lui faut une âme : c’est le drapeau du régiment.

 

“Au drapeau !” “À l’étendard !”
Tel est le commandement donné par le chef de corps en début de prise d’armes au régiment rassemblé pour rendre les honneurs à l’emblème unissant la troupe en armes. Le pouvoir du drapeau n’est pas seulement dans les couleurs nationales : chaque jour, celles-ci sont hissées à l’aube, descendues au couchant du soleil, au centre du régiment, dans un rituel immuable mené avec une rigueur simple mais solennelle par le sergent, chef de poste qui veillera la nuit sur le régiment. Le drapeau du régiment, outre les couleurs nationales qui donnent sa légitimité à la troupe en armes, c’est son identité, inscrite en lettres d’or sur la soie tricolore :
- l’inscription “République Française” ;
- un numéro, le nom du régiment, la devise “Honneur et Fidélité”;
- la liste des batailles dont la prima inter pares “Camerone 1863”
- sur la cravate, en fonction de l’historique, les insignes de décoration et fourragères.

 

Chaque drapeau de régiment est une pierre de la “voûte de gloire”. Cette expression est tirée du premier chapitre du premier livre d’or de la Légion étrangère, voulu par le général Rollet pour marquer, en 1931, le centième anniversaire de la création de la Légion étrangère. Le général Rollet voulut d’abord honorer la mémoire des morts de la Légion : il fit élever le monument aux morts de la caserne Viénot à Sidi Bel Abbès. En même temps, il demanda un Livre d’or, destiné lui aussi à glorifier ceux qui avaient vaillamment combattu sous le signe de la grenade à sept branches.

 

Très récemment, lors d’une rencontre fortuite à Puyloubier, un descendant d’une famille ayant longtemps vécu à Sidi Bel Abbès, me remit en don pour le musée un exemplaire de ce premier livre d’or de la Légion étrangère, édité en 1931. Très touché par ce geste, je l’en remercie publiquement par le biais de cet éditorial.

 

Pour la préface de ce premier livre d’or, fut choisi le discours prononcé par le maréchal de France Franchet d’Esperey pour l’inauguration du monument aux morts de Sidi Bel Abbès. En voici quelques extraits significatifs :
“Cent ans de gloire, sous les plis du drapeau tricolore, ont prouvé que le fondateur de la Légion avait eu une claire vision de la psychologie de ces errants. À l’ombre de ce drapeau a grandi une société, un ordre militaire laïc, unique dans le monde entier. Toutes les races s’y mélangent, tous les espoirs s’y confondent…”. “Troupe étrangère sous le drapeau français, son âme est devenue française”.

 

Comment aujourd’hui perpétuer la pertinence et la beauté de ce discours du Maréchal de France Franchet d’Esperey, écrit il y a 83 ans mais ô combien d’actualité ?
Bien sûr, en recherchant quotidiennement l’excellence. Mais d’abord, dans l’exécution des petites choses. Ensuite et surtout, en consacrant toute notre énergie pour aider le tout jeune légionnaire à s’intégrer dans la famille Légion qui l’accueille, au nom de notre pays, la France. Et cela, pas seulement à Castelnaudary, mais dans chaque régiment. Faisons tout pour que le légionnaire, particulièrement le plus jeune qui ne maîtrise pas encore notre langue, fasse sienne cette réponse d’un grenadier à l’empereur Napoléon qui l’interrogeait sur son lieu de naissance : “Sire, quand je contemple l’étendard de mon régiment, je vois le clocher de mon village”.

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 06:55
photo 2e REG

photo 2e REG

 

10-10-2014 2e REG - Réf : 560 -625

 

Le général de division Maurin, commandant la Légion étrangère (COMLE), a effectué sa première visite du 2e régiment étranger de génie, le mercredi 8 octobre 2014. Étaient avec lui les présidents des sous-officiers de la Légion étrangère (PSO LE) et des caporaux-chefs de la Légion étrangère (CCH LE).

 

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