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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 19:55
Campagne tireurs d’élite à longue distance chez les commandos à Djibouti

 

26/11/2013 Marine Nationale

 

Durant quatre semaines, la campagne annuelle de tir pour les meilleurs «tireurs d’élite à longue distance» (TELD) des forces spéciales françaises s’est tenue sur le camp des commandos Marine d’Arta (Djibouti).

 

Organisée conjointement par les commandos de Montfort et de Penfentenyo, cette campagne annuelle a concerné neuf équipes de six unités de forces spéciales représentant de Montfort, de Penfentenyo, Hubert, CPA 10, 1er RPIMA, et GIGN.

 

 

Campagne tireurs d’élite à longue distance chez les commandos à Djibouti

Faisant l’unanimité au sein de ces  unités pour la diversité des mises en situation et la richesse des enseignements tirés, la campagne TELD d’Arta est unique en son genre à plusieurs égards. Elle se déroule dans un environnement aride et désertique. Les conditions aérologiques exigeantes et évolutives (chaleur, luminosité, humidité, vent, poussière) sont très  proches des conditions connues et rencontrées sur les théâtres d’opérations. Enfin, le camp d’Arta bénéficie des nombreux champs de tir des forces françaises à Djibouti (FFDJ) qui permettent l’emploi des armes à toutes les distances et dans toutes les configurations de tir. Les tireurs peuvent être mis dans des situations tactiques complexes afin d’éprouver leurs capacités techniques dans un environnement difficile et en faisant appel à leurs ressources physiques et intellectuelles. Les binômes de tireurs ont reçu entre autre comme mission d’aller détruire en temps contraint un poste de missile et de neutraliser son chef de pièce, après avoir étudié un dossier de renseignement comprenant des fiches techniques et du renseignement humain.

 

 

Campagne tireurs d’élite à longue distance chez les commandos à Djibouti

Quatre exercices de synthèse réalisés chaque semaine ont maintenu une saine émulation tout au long de cette campagne annuelle.

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 12:55
Évacuation de  blessés de la zone hostile à bord d'un Véhicule léger de reconnaissance et d'appui (VLRA)  - R. Connan DICOD

Évacuation de blessés de la zone hostile à bord d'un Véhicule léger de reconnaissance et d'appui (VLRA) - R. Connan DICOD

 

13/11/2013 L. Picard / R.Connan  -  DICOD

 

Dans le cadre de leur préparation opérationnelle, des médecins et des infirmiers militaires participent à un stage de médicalisation en milieu hostile,  le « Médichos ». Les 17 et 18 octobre 2013, à Lorient, une dizaine d'entre eux ont suivi cette formation encadrée par les fusiliers commandos.

 

Reportage photos

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 12:55
Insigne du cours de nageur de combat

Insigne du cours de nageur de combat

 

25/10/2013 Marine nationale

 

Le cours des nageurs de combat (CNC) fête cette année son 67e anniversaire. Seule formation de forces spéciales interarmées, il reste moderne et adapté aux besoins actuels. Le Livre blanc a récemment rappelé la nécessité pour les armées de disposer de combattants de haute technicité.

 

Cette année, les sélections pour le 90ème CNC se sont achevées le 25 octobre 2013. Pendant deux semaines, les candidats issus de l’armée de Terre et de la Marine nationale se sont volontairement confrontés à l’inconnu. Les nageurs de combat recrutent des marins et des soldats capables de se remettre en question et désireux de se former à intervenir partout dans le monde en maîtrisant les trois éléments terre-air-mer.

 

Là où certains se découvrent des capacités insoupçonnées, d’autres ne peuvent que constater leurs inaptitudes physiques, psychiques ou psychologiques à l’emploi. Mais aucun ne peut prétendre être candidat à l’échec ou au succès tant qu’il n’a pas affronté cette épreuve.

 

Mais les modalités d’accès et le contenu de cette formation exigeante ne sont pas toujours bien connus au sein de nos armées, notamment le mode de recrutement, le niveau de condition physique et les capacités intrinsèques.

 

Tout commando Marine ou soldat de l’armée de Terre de moins de 30 ans peut postuler. La condition physique requise est souvent surestimée, tandis que les qualités de pugnacité et d’endurance nécessaires sont en revanche le plus souvent sous-estimées. Lorsqu’il plonge sanglé à son binôme avec lequel il ne peut communiquer, le candidat est seul face à ses décisions ou à ses doutes. C’est en lui seul qu’il trouve la volonté de continuer. Personne ne l’encourage, personne ne le porte en avant. Quant aux capacités intrinsèques de chaque candidat, elles sont essentielles, notamment dans le dépassement de soi. Au cours des nombreuses heures de plongée réalisées en respirant de l’oxygène pur en circuit fermé dans l’obscurité totale, le corps doit supporter le gaz sous pression tandis que l’esprit doit rester vif malgré le froid, l’environnement hostile et l’absence totale de repères temporels et spatiaux.

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 08:55
Parution d’un livre consacré à Philippe Kieffer, chef des commandos de la France libre

 

 

08/11/2013 Marine nationale

 

6 juin 1944 en Normandie, les soldats alliés débarquent en masse. Parmi eux, un groupe de 177 Français portant un béret vert. 177 commandos menés par un homme : Philippe Kieffer.

 

Un « Beau-Livre » rend hommage à ce marin dont on dit qu’il est le père fondateur des commandos Marine et un héros du jour J. Rien ne prédestinait Philippe Kieffer à devenir une figure tutélaire des commandos Marine de la seconde guerre mondiale. Banquier influent pendant 20 ans, ce natif d’Haïti rentre en France quelques mois avant le début des hostilités. Fort de ses convictions, mais sans expérience militaire, l’intéressé rejoint la France Libre. À 42 ans, il devient l’un des créateurs et le chef d’une troupe d’élite française, arborant le « béret vert ». Cette unité sera la seule à débarquer le jour J sur les plages de Normandie.

 

Ce bel ouvrage lève le voile sur le destin de Philippe Kieffer, au-delà des discours convenus et des légendes fabriquées.

 

En plus de revenir sur le rôle de Philippe Kieffer durant le conflit - de la formation des commandos en 1942, de leur entraînement en Écosse, des opérations de débarquement en Normandie à leurs faits d’armes en Hollande - l’auteur consacre dans son ouvrage une large place aux trois vies de Philippe Kieffer. Il revient sur ses origines alsaciennes et sa jeunesse, sa carrière civile ou encore son engagement politique après-guerre. Un « Beau-Livre » au sens propre comme au sens figuré.

 

Philippe Kieffer, chef des commandos de la France Librede Benjamin Massieu. 224 pages - 30 € (Editions Pierre de Taillac)

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 17:55
Déplacement du général de Saint-Quentin - photo Marine nationale

Déplacement du général de Saint-Quentin - photo Marine nationale

 

08/11/2013 17:14 Actu Marine

 

Le général Grégoire de Saint-Quentin, commandant le Commandement des opérations spéciales (COS) a rendu visite les 7 et 8 novembre 2013 aux commandos marine à Lorient. Après avoir visité la Brigade des Forces Spéciales de l’armée de Terre (BFST), en début de semaine, le général, commandant des opérations spéciales (GCOS) a terminé par une visite des unités des forces spéciales  par un déplacement en Bretagne.

 

Quelques semaines après sa prise de fonction, l’ancien commandant de l’opération Serval au Mali a souhaité prendre le temps de mieux connaître les unités qui composent son commandement. Durant deux jours, le général a rencontré les commandants de commandos. Il s’est fait présenter le commando Kieffer et le nouveau concept d’Escouade Spéciale de Neutralisation et d’Observation (ESNO) par le commandant du commando de Penfentenyo.

 

Le général de Saint-Quentin a embarqué sur un ETRACO

Le général de Saint-Quentin a embarqué sur un ETRACO

 

Le COS a été créé en juin 1992 à la suite des opérations conduites pendant la guerre du Golfe. Placé sous les ordres du chef d'état-major des armées (CEMA), il a trois objectifs majeurs :

- planifier, préparer et conduire les opérations spéciales,

- fédérer les unités spéciales des trois armées afin d'obtenir une synergie et une meilleure cohérence,

- adapter et améliorer les capacités des unités spéciales en coordination avec les autorités organiques.

 

Les unités de forces spéciales sont composées de 11 unités des trois armées, dédiées au COS :

- Unités des forces spéciales de l'armée de Terre (BFST) : le 1er RPIMa de Bayonne, le 13èmeRDP de Souges et du RHFS.

 

- Unités des forces spéciales de la Marine (ALFUSCO) : les commandos Trépel, Jaubert, de Penfentenyo, Kieffer et de Montfort, basés à Lorient, et le commando Hubert à Saint-Mandrier.

 

- Unités des forces spéciales de l'armée de l'Air (BFS) : le commando parachutiste de l'Air n°10 (CPA10) et l'escadron de transport POITOU (ET POITOU), basés à Orléans, l'escadrille spéciale Hélicoptères (ESH) basée à Cazaux.

 

Le général de Saint-Quentin visite les commandos marine à Lorient

Le général de Saint-Quentin visite les commandos marine à Lorient

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 12:55
Nageurs de combat - L’école du silence

11/10/2013 LTN E. Barnier / SIRPA Terre

 

Fin mai 2013, après cinq mois passés à l’école de plongée de Saint-Mandrier-sur-Mer, près de Toulon, 11 stagiaires terriens et marins sont encore en lice pour le prestigieux certificat de nageur de combat. Il leur reste deux mois d’efforts avant d’obtenir le précieux sésame qui leur permettra de rejoindre entre autres les rangs de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Immersion en eaux sombres.

 

Lundi de Pentecôte, jour chômé pour certains, 8h. En salle d’instruction, 11 stagiaires terriens du cours des nageurs de combat écoutent attentivement les consignes. Le rythme est donné : une semaine compte 7 jours, une journée dure 24 heures. Le stage est dense. « Messieurs, votre mission : dans la nuit du 20 au 21, neutraliser en discrétion et sans signature les objectifs à haute valeur ajoutée », annonce le premier maître (PM) S.T. Les élèves sont jeunes, 26 ans en moyenne. Ils sont marins ou terriens et viennent d’unités commandos marine ou de différents régiments de l’armée de Terre. Mais ils suivent ensemble, à Saint-Mandrier, la même formation : celle de nageur de combat. Exigeant, fatigant, ce stage est la promesse d’un sésame ouvrant les portes, pour les uns, du commando Hubert, pour les autres, du service Action de la DGSE.

 

Réputation surévaluée

 

L’appellation « centre parachutiste d’entraînement aux opérations maritimes » (CPEOM) cache, en réalité, un des centres du service Action de la DGSE. Les agents affectés au CPEOM sont tous spécialistes des opérations maritimes. Unité clandestine, discrète et mystérieuse, elle est la promesse de missions singulières et d’entraînements hors normes. Pour rejoindre ce « club fermé », la formation est longue et éprouvante. Le cours nageur souffre cependant d’une réputation d’inaccessibilité surévaluée. « Beaucoup de candidats se mettent une barrière et c’est dommage, regrettent les instructeurs. Sans tomber dans l’excès inverse et être surpris que ce soit dur, il faut juste savoir que c’est possible. » En pratique, le taux de sélection est comparable à n’importe quelle unité des forces spéciales. « Il faut mettre le chauffe-eau sur marche forcée pendant quelque temps, plaisante le PM R.D., avant d’ajouter plus sérieusement, et, surtout, il faut avoir la volonté d’aller au bout. »

« C’est une parenthèse de vie », explique le second maître J.T., un des stagiaires. « C’est un investissement personnel dans la durée, on se coupe de tout, on n’a le temps pour personne. C’est une vie de moine pendant la formation, avec le risque de ne pas terminer, mais ça vaut le coup. »

 

>>> Lire la suite dans le TIM n°248

Nageurs de combat - L’école du silence
Nageurs de combat - L’école du silence
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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 11:45
photo Navy Seals

photo Navy Seals

L'opération en Somalie a été menée par les «Navy Seals», l’élite de la marine américaine

 

08 octobre 2013 Par Caroline Paré - RFI

 

Une capture « justifiée, légale », c’est le secrétaire d’Etat américain John Kerry qui juge ainsi l’arrestation d’un chef présumé d’al-Qaïda par les forces spéciales américaines il y a plus de 24 heures en Libye. « Légale » quand de son côté Tripoli dénonce un « enlèvement ». Un raid donc en Libye, apparemment l’objectif a été atteint. Ce qui n’est pas le cas pour l’autre attaque menée toujours samedi par les Etats-Unis, cette fois en Somalie avec les shebabs visés. Alain Rodier, directeur de recherche pour le Centre français de recherche sur le renseignement, répond aux questions de RFI.

 

RFI : Comment interpréter ces deux opérations américaines. Est-ce que Washington a voulu lancer un avertissement ?

 

Alain Rodier : Ces opérations rentrent dans la continuité des « covert operations », c’est-à-dire des opérations secrètes que l’administration Obama mène depuis qu’elle est en place. Généralement, ces opérations c’est plutôt via des drones que ça se passe, mais là ils voulaient prendre les cibles vivantes et causer un minimum de pertes collatérales. Donc ils s’y sont pris autrement par des raids humains, avec des gens sur le terrain.

 

Est-ce que cela signifie qu’il y a une double préoccupation de la part de Washington, c’est-à-dire maintenir ce que le ministre de la Défense décrivait comme une pression constante sur les groupes terroristes. Mais aussi, comme cela a été le cas au Pakistan, éviter le développement de sentiments anti-américains quand des drones frappent des villages ?

 

Oui, cette deuxième raison est tout à fait valable. J’en rajouterais une troisième : l’image de marque des Etats-Unis dans la région, en Afrique et au Proche-Orient, est très détériorée depuis les révolutions arabes parce que leur action a été un petit peu incompréhensible pour les gouvernants et pour les populations. Leur retrait de l’optique d’attaquer la Syrie, par exemple, a porté préjudice à leur image. Donc deux actions offensives coup sur coup, ça permet d’affirmer qu’ils sont encore présents et qu’ils sont capables de frapper leurs ennemis où qu’ils se trouvent.

 

On peut justement s’interroger sur l’impact en termes d’images en Libye puisqu’on a vu la réaction pour le moins embarrassée des autorités de Tripoli ?

 

Les autorités de Tripoli, c’est dommage pour elles, mais elles ne gouvernent que Tripoli. Pour le reste, on connaît l’état du pays qui est complètement compartimenté entre tribus et différentes factions, donc en réalité ça ne représente pas grand-chose aux yeux des Américains. Par contre en Somalie, ils ont reçu l’accord du gouvernement provisoire. Donc ça pose moins de problèmes. Je tiens aussi à souligner que ce sont des opérations secrètes et très généralement dans ce genre de choses, on ne demande pas l’autorisation au pays où ça a lieu.

 

Pour le cas somalien, cette mission est secrète. D’ailleurs depuis bientôt 48 heures, très peu d’informations ont filtré sur le résultat ou peut-être même l’absence de résultats de cette opération.

 

Oui, il semble qu’en fin de compte ils aient rencontré une défense acharnée. Les Navy Seals ont débarqué depuis des embarcations rapides et sans doute aidés par au moins un hélicoptère. D’ailleurs, quand on connaît un petit peu le coin, on sait que les défenseurs bénéficiaient de positions favorables. Et sous le feu de la garde rapprochée de ce responsable kényan qui se surnomme « Ikrima » et qui était recherché. Pour éviter les pertes inutiles, les Américains se sont repliés prudemment.

 

Parce que vous disiez Navy Seals, commando de marine, parce que c’était une attaque par la côte ?

 

Dans ce cas-là, ce sont des distinctions d’experts. Effectivement, ce sont vraiment les forces spéciales. C’est une « covert operation » mais pas vraiment une opération secrète. Ce qui n’était pas le cas en Libye où, là, c’est vraiment la CIA, éventuellement appuyée par le commando Delta, qui dépend de l’armée de Terre, qui serait intervenue. Mais là ils sont intervenus en civils, dans des voitures civiles. C’est une opération totalement secrète. Alors que les Navy Seals intervenaient en uniforme avec le drapeau américain sur la manche.

 

Dans le cas somalien justement, il y a des interrogations par rapport au calendrier, la proximité avec l’attaque du centre commercial de Nairobi ?

 

Des rumeurs courent mais la valeur accordée est balancée. Des interceptions téléphoniques auraient laissé à penser que les preneurs d’otages au Kenya avaient communiqué avec cette ville en Somalie. Les Américains auraient peut-être pensé que les ordres venaient de ce responsable qu’ils visaient. Cela dit, ça permet également de justifier un petit peu les manœuvres d’espionnage que mènent  les Etats-Unis pour montrer qu’en fin de compte, leurs écoutes sont tout de même utiles pour leur sécurité nationale.

 

A lire : La face cachée des révolutions arabes, Editions Ellipses en 2012, avec le Centre français de recherche sur le renseignement.

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 07:55
Marius : parcours Commando

17/09/2013 Stéphane DUGAST - Sources : Marine nationale

 

Nom d’usage? Marius. Matricule? 0585-3861. Signes particuliers? Figure emblématique des commandos Marine devenue comédien sur grand ou petit écran. Cette fois, il raconte sa vie sans rien cacher de son passé tumultueux.Un récit autobiographique tranchant comme la lame d’une dague.

Passé de l’ombre à la lumière depuis le reportage À L’école des bérets verts diffusé sur France 2 et son apparition au cinéma dans Forces Spéciales, Marius partage désormais son quotidien entre ses activités, de directeur de la sécurité d’un port méditerranéen de comédien au cinéma ou à la TV et… désormais d’écrivain !

L’idée de raconter sa vie lui trottait en tête depuis un bon moment. C’est chose faite ! Marius - alias Alain A. - raconte avec verve, franchise et souvent faconde, les épisodes clefs de sa vie assurément sinueuse.

Si Marius est devenu un commando Marine respecté, c’est à la force du poignet et fort d’un mental à toute épreuve qu’il le doit. Sa route entamée dans le «milieu» marseillais ne démarrait pas sous les meilleurs auspices.

De sa jeunesse embrouillée, il est évidemment question dans ce récit autobiographique. Pour d’évidentes raisons de confidentialité, l’intéressé s’épanche en revanche peu sur son vécu opérationnel. Il préfère s’attarder sur ses premières années à l’école des fusiliers marins et commandos à Lorient, et le fameux «stageco», le stage pour devenir béret vert.

Marseille, l’enfance, les pleurs, l’assistance sociale, la peur, des malheurs, des bonheurs, des larcins, l'argent facile, une vie dorée, une garde à vue, un choix, Lorient, la Bretagne, les commandos, la sueur, les efforts, l’abnégation, la télé, la médiatisation, le cinéma, les strass, les paillettes, la famille, les valeurs…

C’est le parcours d’un homme à la dérive qui s’accomplira, deux décennies durant, dans l’univers des fusiliers-marins et commandos de Marine, lavant ainsi durablement son honneur. Un récit choc !

 

› À LIRE

Marius, parcours commando de Marius, 21€. Préface du VAE Christophe Prazuck et de Tchéky Karyo. (Editions Nimrod)

 

DÉDICACES. Marius dédicacera son livre à Brest les 20 septembre (librairie Dialogues) et 21 septembre (espace culturel Leclerc), à Lorient (librairie Chapitre) le 21 septembre, à Châtillon en Vendelais – entre Vitré et Fougères (cinéma Le Vendelais) le 22 septembre, à Paris le 23 septembre et à Marseille le 12 octobre.

 

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 11:55
Commander 670 - photo Zeppelin

Commander 670 - photo Zeppelin

4 septembre 2013, Portail des Sous-Marins

 

Le fabriquant de bateaux pneumatiques semi-rigides vient de décrocher un marché avec la Marine nationale. Au cours des sept prochaines années, l’entreprise ludoise fournira entre 7 et 40 bateaux. Les embarcations de 6,70 mètres sont destinées aux fusiliers marins et aux commandos basés à Lorient. La première livraison interviendra dès octobre 2013.

 

Référence : Le Maine Libre

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 20:55
Depuis sa création, la cellule cynotechnique de Kieffer participe aux opérations du COS

Depuis sa création, la cellule cynotechnique de Kieffer participe aux opérations du COS

25/07/2013 LV David Moan - Marine nationale

 

À Lorient, l'état-major de la Force des Fusiliers Marins et Commandos (FORFUSCO) écrit la doctrine et dresse la palette de compétences et d’employabilité des chiens dans la Marine nationale et au service du commandement des opérations spéciales. Tour d’horizon de la filière «cynotechnie».

 

Traditionnellement mascotte à bord des unités de la Marine, le chien devient vraiment actif au cours de la Guerre d'Algérie. Délaissé par la suite, il réapparaît lors de la création de la Force océanique stratégique, puis une cellule est créée en 1980 au Commandement des fusiliers marins (COFUSMA). Depuis, la FORFUSCO définit la politique générale d'emploi et fixe les directives relatives à la mise en œuvre, à la conduite de l'entraînement, aux qualifications opérationnelles et aux normes d'activités des équipes cynotechniques. Dans ce cadre, un officier marinier certifié « cynotechnie supérieur » est affecté au sein du bureau Entraînement de la division « Préparation protection défense » de l’état-major d’ALFUSCO. Il assure la fonction de conseiller dans ce domaine auprès d’ALFUSCO, effectue le suivi et la mise à jour des textes relatifs à la cynotechnie, donne des directives aux chefs de peloton et de groupes cynotechniques pour le maintien en condition des équipes cynotechniques et suit la gestion de l'effectif canin de la Marine. Par ailleurs, il est le représentant privilégié de l’état-major ALFUSCO au sein des commissions et groupes de travail du niveau interarmées pour l’élaboration et la mise en œuvre de la politique cynotechnique commune aux différentes armes.

 

En mode défensif

 

 Comme pour l’ensemble de la force, les champs d’intervention des chiens sont de deux natures : défensifs et offensifs. En mode défensif, les chiens évoluent comme chiens de patrouille, chiens détecteurs d'explosifs ou de stupéfiants. Leur mission est de participer à la protection de l’ensemble des infrastructures de la Marine nationale et des bâtiments de surface, en métropole et outre-mer. Les cynotechniciens spécialistes de la détection d’explosifs bénéficient d’une formation spécifique de six mois. Pour le chien, cette mission nécessite un entraînement quotidien.

 

Les 4 pattes du COS

 

Côté offensif, la cellule cynotechnie du commando Kieffer a vu le jour en 2008, lors de la création du commando. Moins de deux ans après, elle est déployée en opérations. Première composante « cyno » au sein du COS, elle s’est adaptée au besoin opérationnel. L’utilisation des chiens au sein des groupes de forces spéciales suppose leur familiarisation aux différents moyens d’insertion des commandos marine : véhicule, embarcation rapide, nage, aérolargage, héliportage, aérocordage. Utilisables pour des missions de libération d’otages ou de capture de cible à haute valeur (High Value Target - HVT) ou employés pour la reconnaissance de zones d’intérêts sensibles en milieu hostile, afin de rechercher des indices, les équipes cynotechniques du commando Kieffer ont des compétences bien spécialisées : détection de personnel, interceptions, recherche d’explosifs ou d’armements. Sous la conduite de leur maître certifié commando, ces chiens sont intégrés au sein des groupes d’actions spéciales des commandos marine et sont capables de travailler de manière très discrète en milieu hostile. Deux chiens de Kieffer, Tyron et Uran, ont été décorés après leurs engagements en Afghanistan et sont ainsi les premiers chiens décorés du COS[1].

 

Recrutement et formation

 

La formation initiale, qui permet au fusilier-marin d’assimiler les bases de la conduite d’un chien militaire, est effectuée à l’ École des Fusiliers Marins. Près de 35 marins reçoivent ensuite chaque année la formation spécifique de maître-chien. Les formations supérieures permettent d’acquérir les connaissances nécessaires à l’encadrement du personnel dans le dressage, l’entraînement des chiens et la gestion d’un chenil. Des stages complètent ces formations dans les domaines de la détection d’explosifs ou de stupéfiants.

Cellule cynotechnique de Kieffer en exercice à Djibouti.

Cellule cynotechnique de Kieffer en exercice à Djibouti.

La Cynotechnie en chiffres

 

    4 races principales utilisées dans la Marine : berger belge malinois, berger allemand, Springer Spaniel et le fox terrier;

    9 ans : âge de départ à la retraite des chiens de la Marine;

    12 : nombre d’heures que peut faire gagner un chien dans une procédure de recherche de drogues sur un navire;

    13 chenils dans la Marine (dans toutes les implantations en métropole et outre mer);

    35 élèves cynotechniciens formés par an;

    215 maîtres-chiens au sein de la Marine aujourd’hui;

    250 chiens actuellement en activité  dans la Marine.

 

[1] Les chiens dans la Marine ont des matricules et sont donc considérés comme des «chiens militaires».

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 10:55
SKREO 2013 : Les forces avancées en action

03/07/2013 Marine nationale

 

SKREO 2013 est un exercice amphibie majeur, qui s’est déroulé début juin au large des côtes sud de Bretagne. Il a mobilisé plusieurs composantes de la Marine nationale.

 

Lors de l’exercice amphibie SKREO 2013, plusieurs unités de la Marine sont ainsi intervenues dont  les éléments de la Force d’Action Navale (FAN), des éléments d’ALFAN, d’ALAVIA,  d’ALFUSCO et de l’armée de l’Air. Des nageurs de combat des Emirats Arabes Unis (EAU) et des plongeurs du génie ont complété le dispositif embarqué à bord du TCD Siroco, dans le cadre de cet exercice centré sur les opérations des forces avancées, les opérations de lutte contre les mines et le commandement d’un groupement de forces spéciales à terre.

 

La Marine au cœur de l’amphibie.

 

SKREO 2013 : Les forces avancées en action

La Marine nationale profite de ce type d’exercices pour entretenir sa maitrise du domaine amphibie et pour en faire évoluer la doctrine. La mission est exigeante, car elle combine les difficultés des trois milieux, maritime, aérien et terrestre, accrues par les problèmes d’interface. La maîtrise de l’environnement maritime est bien sûr primordiale, afin de garantir la sécurité des forces et la coordination des manœuvres. En particulier «L’appréhension des conditions météorologiques est un facteur clé de la réussite d’une action amphibie», rappelle d’ailleurs le CV Le Quilliec, commandant le TCD Siroco et les forces navales sur cet exercice. Mais il faut aussi tenir compte des paramètres tactiques et terrestres du contexte stratégique actuel, comme le durcissement des menaces asymétriques, la forte densité de population et l’urbanisation des littoraux, qui compliqueraient sérieusement un débarquement sur une côte défendue (1). Pour percer le dispositif ennemi au meilleur endroit, et au meilleur moment, la force amphibie doit donc exploiter au mieux ses atouts, furtivité, mobilité, endurance et puissance de feu, en étroite synergie avec les moyens terrestres à débarquer.

 

 

SKREO 2013 : Les forces avancées en action

Kieffer, pilote des forces avancées.

 

L’effet de surprise est capital. Il dépend en grande partie de l’action des forces avancées, insérées en avance de la force amphibie pour effectuer le «shaping» (2). Leur état-major est constitué d’une quinzaine d’hommes du Commando Kieffer, renforcés d’officiers des commandos marine et de la guerre des mines, ainsi que des renforts nécessaires de l’armée de Terre.

 

Embarqués à bord du TCD Siroco pendant la première phase de SKREO, commandos et démineurs planifient et conduisent ainsi chaque nuit des raids de reconnaissance offensive pour donner au commandant du groupe amphibie (CATG) une solution de débarquement sur la plage de Suscinio, dans une zone quadrillée par un plastron vigilant. Une fois la plage ouverte et les troupes du Landing Group (LG) lancées vers leur objectif, situé à Vannes-Meucon, les commandos se réarticulent alors rapidement autour d’un PC de forces spéciales à terre, en vue de poursuivre les actions de poursuite et de ciblage sur l’ennemi en appui à la manœuvre générale.

 

SKREO 2013 : Les forces avancées en action

Bilan de l’opération : une plage reconnue en vue du débarquement de la force amphibie, un chef insurgé, pisté discrètement depuis le début de l’opération par les capteurs de la marine et de l’armée de l’air, et finalement capturé sur sa vedette par un assaut de vive force, un camp de miliciens détruit par un raid motorisé et des embarcations hostiles neutralisées par nageurs de combat. Et « cerise sur le gâteau », un groupement de Forces Spéciales profondément inséré au cœur du dispositif ennemi en mesure d’appuyer la force amphibie pour la conquête de ses objectifs. 

 

(1) Réduction des effets collatéraux

 

(2) Renseigner sur l’ENI, reconnaitre des itinéraires pour des points clé, déminer, neutraliser des défenses, des dispositifs ou tout type de « high value targets »

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 11:55
Le commando Kieffer, les oubliés de la France libre (contribution)

06.06.2013 Thomas CASAUX - Défense globale

 

On ne va pas refaire l’histoire, tout le monde la connaît. Le 6 juin 1944 les Alliés lancent l’opération Overlord et font débarquer 175 000 soldats en Normandie. Parmi cette marée humaine qui s’engouffre sur les plages normandes, 177 hommes méritent l’attention. Le commando Kieffer.

 

Cette note a été réalisée par Thomas Casaux, étudiant en master I de relations internationales à l'université catholique de Lille, qui collabore à ce blog dans le cadre d'un stage.

 

« Messieurs les Français, passez les premiers »

 

Il est 7 h 55 quand la barge 527 accoste sur la plage de Sword Beach (à Colleville-Montgomery à l'est du dispositif allié). La rampe s’abaisse, le capitaine de corvette Philippe Kieffer donne l’ordre de débarquer. Ça y est, les seules forces françaises participant au débarquement de Normandie foulent le sol français.

 

Ils sont les premiers à débarquer dans ce secteur. Les Britanniques les font passer en tête de convoi. Ils auraient eu ces mots « Messieurs les Français, passez les premiers ». Ce moment, les 177 hommes du commando français en ont rêvé depuis le funeste mois de juin 1940. Les voilà lancés dans la reconquête de leur pays.

 

Ils se sont entrainés pendant des mois à la demande du général de Gaulle dans la rudeur des Highlands écossaises dans le  château d'Achnacarry pour être prêts le jour J (lieu de formation des bérets verts, les commandos britanniques). Ils sont destinés à réaliser des opérations éclairs sur le territoire français à l’image du raid sur Dieppe le 19 aout 1942 auquel ils participent aux côtés de Britanniques et de Canadiens.

 

« A ce moment précis, la terre et la mer semblaient soulevées par un grondement de tonnerre : bombes de mortier, sifflements d'obus, jappements agaçants de mitrailleuses, tout semblait concentré sur nous. » Commandant Kieffer

 

Leur premier objectif est La Brêche, une position près d’Ouistreham. Après l’avoir prise et détruit le canon de 50 mm qui pilonnait la plage, ils foncent sur la ville avec leurs frères d’armes britanniques et s’emparent de l'ex-casino, ce qui leur permet de contrôler rapidement Ouistreham (ce moment rappellera des souvenirs à ceux qui ont vu le film Le Jour le plus long). C’est une des premières villes françaises à être libérées.

 

A cet instant, sept Français sont tombés au champ d’honneur et soixante sont blessés, soit 40% des effectifs. Ils s’enfoncent alors dans les terres, traversent Saint-Aubin d'Arquenay pour atteindre leur objectif final : le Pegasus bridge à Bénouville. Ils y font la jonction avec les troupes aéroportées britanniques. En fin de soirée, les hommes de Kieffer se portent jusqu'à Amfreville, pris sans difficultés. A la tombée de la nuit, les commandos s'installent en position défensive avec le sentiment du devoir accompli. Il faut maintenant consolider la tête de pont pour protéger la construction du port artificiel d'Arromanches. Le commando français combat jusqu’au 27 aout 1944 avant d’être renvoyé en Angleterre. Seuls 24 commandos ne furent pas blessés pendant la bataille de Normandie.

Le commando Kieffer, les oubliés de la France libre (contribution)

Certes, les 177 hommes du commando Kieffer ne pèsent pas lourd face aux 175 000 soldats débarqués ou face aux 852 Américains tombés à Omaha Beach pour libérer l’Europe. Mais qu’importe le nombre, c’est le symbole qui prévaut. Avec le commando Kieffer, le débarquement de Provence d’août 1944 et l’épopée de la 2e division blindée du général Leclerc, la France combattante est rentrée chez elle.

 

Pour leur rendre hommage, Nicolas Sarkozy baptisera le sixième commando de marine, créé en 2008, « le commando Kieffer ».

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 06:55
Le 6 juin, Ouistreham accueille une cérémonie de traditions de la Forfusco

05.06.2013 par P. Chapleau – Lignes de Défense

 

Jeudi (6 juin) aura lieu à Colleville (Calvados) une cérémonie avec un dépôt de gerbe à la mer. A partir de 10h se tiendra sur la plage de Ouistreham la cérémonie de tradition de l’école des fusiliers marins avec la baptême de deux cours de fusiliers marins, la remise d’insigne de la préparation militaire "Kieffer" de Paris, ainsi que la remise de bérets verts d’une promotion de commandos marine (arrivant par la mer) qui sort de l’école.

source musee.fusco.lorient.free

source musee.fusco.lorient.free

Une remise de décorations aura également lieu sur la plage, en l’honneur des 177 commandos qui se sont illustrés le 6 juin en Normandie, seuls représentants de la France à débarquer par voie maritime le jour J. Ils faisaient partie du 1er bataillon de fusiliers marins commandos, fort de deux troops de combat et d’une 1/2 troop d’appui (K-Guns). Ils portaient le fameux béret vert, l'insigne porté à gauche dont le bord est relevé.

 

Jean Morel, Léon Gauthier et Jean Rosset, survivants de cet assaut maritime mythique, seront présents pour ces cérémonies.

 

Note RP Defense :

 

Informations 4, 5 et 6 juin 2013- Musée de Tradition des fusiliers marins et commandos

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 12:55
Dépôt de gerbe devant le cénotaphe de la Pointe Saint Mathieu

Dépôt de gerbe devant le cénotaphe de la Pointe Saint Mathieu

17/05/2013 Marine nationale

 

Vendredi 17 mai 2013, a eu lieu au Mémorial national des marins morts pour la France, à la pointe Saint Mathieu (29), une cérémonie d’hommage à quatre commandos marine morts en opérations extérieures.

Cénotaphe de la pointe Saint Mathieu le 17 mai 2013 à l'occasion de l'hommage aux quatre commandos marine

Cénotaphe de la pointe Saint Mathieu le 17 mai 2013 à l'occasion de l'hommage aux quatre commandos marine

Le vent souffle fort sur les bérets verts et les casquettes des marins présents. Plus de 200 personnes avaient fait le déplacement et faisaient face à l’immensité de l’océan pour rendre hommage à quatre commandos marine morts en opérations.

 

Des militaires, mais également les familles des disparus, des amis, ainsi que les membres de l’amicale des fusiliers marins et commandos et les membres de l’association « Aux marins », organisatrice de cette émouvant rassemblement.

 

Une première cérémonie militaire a laissé place à un rassemblement poignant de toute la délégation à l’intérieur du cénotaphe où sont affichées les photos des marins, civils comme militaires, morts pour la France. Comme de tradition au cénotaphe, la flamme du souvenir a été ravivée, par un jeune élève de l’école des fusiliers marins, accompagné du contre amiral Olivier Coupry, commandant la Force maritime des fusiliers marins et commandos. L’émotion était palpable, les mâchoires serrées, les gorges nouées quand se sont succédé aux pupitres, les amis, familles et anciens camarades d’école, de combat des quatre disparus. De témoignages personnels, aux anecdotes de cours ou à la lettre écrite à son père par la fille du CC Eychenne, ces moments de recueillements et d’hommages, font partie de la vie des militaires et demeurent un lien de solidarité très fort au sein de la communauté Marine nationale et commandos. Les familles ont ensuite dévoilé officiellement les photographies de leurs pères, fils, et maris, tombés au champ d’honneur.

 

Le cénotaphe de la Pointe Saint Mathieu à Plougonvelin a été érigé en 1927. Il est dédié à la mémoire de tous les marins (militaires et civils) morts pour la France. L’ensemble mémorial est constitué notamment d’un cénotaphe dont les murs sont recouverts de photos des marins disparus. C’est un lieu de mémoire et de recueillement ouvert au public. L’association « Aux Marins » œuvre à la promotion du lieu, organise chaque année de nombreuses cérémonies et assure le lien avec les familles des disparus.

 

Les commandos marine honorés étaient :

- Capitaine de corvette Jean-Loup Eychenne (Croatie 1992)

- Capitaine de corvette Yvon Graff (Serbie 1997)

- Maître Jonathan Lefort (Afghanistan 2010)

- Maître Benjamin Bourdet (Afghanistan 2011)

Ravivage de la flamme du souvenir lors de la cérémonie en hommage aux quatre commandos le 17 mai 2013

Ravivage de la flamme du souvenir lors de la cérémonie en hommage aux quatre commandos le 17 mai 2013

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 12:45
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

03/05/2013 Sources : EMA

 

Le 25 avril 2013, les commandos du centre d’entrainement au combat Arta ont effectué un exercice avec la frégate de surveillance Nivôse, en patrouille au large des côtes djiboutiennes, dans le cadre de l’opération Atalante

 

Il est tôt ce 25 avril lorsque trois embarcations rapides sont aperçues par le veilleur. Il s’agit du commando Arta qui a rendez vous avec le Nivôse au large de Djibouti pour un entrainement à l’assaut en mer. Appuyés par des tireurs d’élite embarqués sur l’hélicoptère Panther du Nivôse, les commandos marine prennent d’assaut la frégate de surveillance. Abordage, accrochage d’une échelle déployable, progression tactique sur les extérieurs. En quelques instants, la passerelle du Nivôse est sous le contrôle des commandos. Une investigation des locaux intérieurs est alors lancée. « Bâtiment sécurisé, équipage libéré de la citadelle dans laquelle il s’était réfugié, tous les pirates sont sous contrôle » rend compte le chef du commando.

photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

Les entrainements entre les bâtiments déployées en Atalante et les forces françaises stationnés à Djibouti sont essentiels au maintien des savoir faire opérationnels susceptibles d’être mis en œuvre, notamment dans le cadre de la lutte contre la piraterie.

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 07:55
14/04/09 - Retour sur la libération du Tanit

Mise à jour 28/06/2010 05:12 Sources : EMA

 

Le voilier de plaisance français le Tanit, avec à son bord 4 adultes et un enfant de 3 ans, avait été piraté le 4 avril dernier. Le 10 avril, une opération militaire a permis la libération de 4 otages dont l'enfant. Le père de l'enfant est décédé. 2 pirates ont été tués et 3 seront remis à la justice française.

 

Rappel des faits

Le Tanit, voilier de tourisme battant pavillon français avait quitté Vannes en juillet 2008 pour Zanzibar. A son bord, un couple et leur enfant, et 2 amis qui les ont rejoints pour la traversée du golfe d'Aden.

Le 17 mars 2009, le Tanit a croisé la route de la frégate de surveillance française Floréal dans le golfe d'Aden. Le bâtiment de la Marine qui, dans le cadre de l'opération Atalante, faisait route vers Al Mukalla, a accompagné pendant quelques heures le voilier Tanit auquel il a transmis toutes les consignes de sécurité et recommandations de navigation.

Les jours suivants, la cellule du control naval d'ALINDIEN, amiral responsable de la zone maritime de l'océan Indien, est entrée en contact avec les plaisanciers, réitérant ses recommandations, déconseillant au voilier de prendre les routes de navigation vers le Kenya et rappelant la vulnérabilité d'un voilier.

 

Le Tanit piraté

Le 4 avril 2009, le Tanit est à 450 nautiques (environ 700 km) des côtes orientales de la Somalie lorsqu'il est piraté.

Le 6 avril, alors que le Tanit ne répond plus depuis 2 jours, un avion de patrouille maritime Atlantique 2, permet de localiser le voilier à 280 nautiques des côtes somaliennes (Ras Hafun) et de confirmer la présence de pirates à son bord.

Une cellule de crise est armée au Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO) à l'état-major des armées pour diriger les opérations.

Les moyens navals nationaux déployés dans la région reçoivent l'ordre de rejoindre la zone où se trouve le Tanit. Sont mobilisés : la frégate de surveillance Floréal, déployée dans le cadre de l'opération Atalante, l'aviso Commandant Ducuing et la frégate de type La Fayette Aconit, déployés dans le cadre de la TF 150. L'Atlantique 2 reste en soutien des opérations.

 

Mise en place du dispositif militaire

Le 8 avril, les 3 bâtiments, renforcés par un détachement de commandos marine sont à proximité du Tanit.

Un premier contact radio est pris avec les pirates et les otages. Les pirates disent vouloir rejoindre la côte somalienne, ils sont menaçants et apparaissent très déterminés.

 

Négociations pour la libération des otages

De nombreuses propositions sont faites aux pirates au cours de la négociation. Ils les rejettent.

Le Tanit sous voile se rapproche des côtes somaliennes. Pour donner encore du temps aux négociations, la décision est prise d'immobiliser le Tanit, les militaires français réalisent un tir de précision sur le mât du voilier et font tomber la voilure. Le Tanit stoppé, dérive.

 

Libération du Tanit

Le 10 avril, les contacts avec les pirates se poursuivent.

Les pirates continuent de refuser toute transaction. Le courant rapproche le Tanit des côtes somaliennes desquelles il sera bientôt à moins de 30 kilomètres ouvrant la possibilité pour les pirates de débarquer les otages, en bénéficiant éventuellement de renforts venus de terre. Suivant les instructions du président de la République, l'ordre est donné de reprendre le Tanit avant la nuit.

Vers 15h30 (heure de Paris), l'opération de reprise est lancée. Elle combine l'action de tireurs d'élite et d'un groupe d'assaut. 4 otages sont libérés sains et saufs. Le skipper du Tanit est mortellement touché.

2 pirates sont tués, les 3 autres, dont 2 blessés sont capturés, ils seront remis à la justice française.

Les plaisanciers libérés et l'enfant sont accueillis à bord de l' Aconit avant d'être transférés vers Djibouti puis la France où ils sont arrivés dimanche 12 avril.

L'intervention militaire sur le Tanit est la 3ème intervention de vive force conduite par les forces armées françaises au large de la Somalie. La première, sur le voilier Ponant qui avait été piraté le 4 avril 2008, avait permis la libération de ses 30 membres d'équipages et l'interception de 6 pirates. La deuxième, sur le voilier de plaisance Carré d'As qui avait été piraté le 2 septembre 2008, avait permis la libération de ses propriétaires, un couple français, et l'interception de 6 pirates, un avait été tué durant l'opération.

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 16:55
Un nouveau commando marine nommé Kieffer

Le contre-amiral Marin Gillier, commandant la marine à Lorient et commandant de la force maritime des fusiliers marins et commandos. photo marine nationale

 

07 mai 2008 Jean-Laurent BRAS - Ouest-France

 

La nouvelle unité des forces spéciales dominera les nouvelles technologies du combat. Rencontre avec le contre-amiral Marin Gillier, patron des bérets verts de la Marine.

 

La Marine nationale avait envisagé d'ajouter une sixième unité aux cinq commandos marine qu'elle compte aujourd'hui (Jaubert, de Montfort, de Penfentenyo et Trepel, à Lorient ; Hubert, à Toulon).

 

Une sorte de sas d'aguerrissement des meilleurs fusiliers-marins avant l'incorporation dans les forces spéciales dont « il n'est pas question d'abaisser le niveau d'excellence », rappelle le contre-amiral Marin Gillier, commandant la Force des fusiliers marins et commandos (2 400 hommes au total dont plus de 500 commandos).

 

Basé à Lorient, ce sixième commando marine va bien voir le jour, mais sous une tout autre forme. Celle d'une unité spécialisée dans la mise en oeuvre des nouvelles technologies, capable d'agir en autonomie, d'apporter un soutien à d'autres unités ou d'armer des PC de forces spéciales.

 

Des spécialistes des nouvelles technologies

 

« Avec l'État-major, nous avons analysé des dizaines d'opérations menées sur tous les continents et dans toutes les situations par nos forces. Ce retour d'expérience a montré, y compris par comparaison avec d'autres nations alliées avec lesquelles nous sommes fréquemment engagés, que les forces spéciales françaises font preuve d'une totale maîtrise. Il y a cependant quelques domaines où nous devons encore gravir une marche pour rester au meilleur niveau mondial et prendre de l'avance face à l'évolution des menaces », note le contre-amiral Gillier, tout juste rentré de Somalie où il a dirigé l'opération de libération des otages du Ponant. Une mission pendant laquelle « toutes les techniques et tous les moyens, mis à part les avions de chasse, ont servi ! »

 

Ce sont précisément ces nouvelles techniques et technologies de combat que le sixième commando marine sera chargé de développer au sein des forces spéciales où, jusqu'à présent, « le système d'armes était d'abord l'homme ».

 

Issus pour moitié des rangs commandos marine et pour moitié des autres unités de la Royale, les trente-deux premiers membres du sixième commando seront électroniciens, informaticiens, spécialistes des télécommunications ou de la mise en oeuvre de drones. Ils seront capables de développer, si nécessaire dans un environnement hostile (radiologique, bactériologique ou chimique), leur savoir- faire en guerre électronique, contre-terrorisme, contre-minage... « Avant de prendre d'assaut une maison, il vaut mieux risquer un animal ou un drone que de risquer des hommes », rappelle Marin Gillier.

 

Un officier supérieur doublement heureux de compter, parmi les unités sous ses ordres, un commando au nom du fondateur des bérets verts de la Marine : Philippe Kieffer.

 

Le 6 juin 1944, ses 177 hommes furent les premiers à prendre pied sur la plage d'Ouistreham : « Pour former son groupe, le capitaine de corvette Philippe Kieffer avait aussi recruté dans toutes les spécialités de la Marine et il venait lui-même du Chiffre, les transmissions codées. Un retour aux sources en quelque sorte ! »

 

La remise du fanion aura lieu, jeudi, à Ouistreham, en présence du président de la République. La création officielle du commando Kieffer interviendra le 6 juin.

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