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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 13:45
Des Casques bleus de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) ( Photo: Archives/Sylvain Liechti /ONU)

Des Casques bleus de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) ( Photo: Archives/Sylvain Liechti /ONU)


12.11.2015 45eNord.ca (AFP)
 

L’ONU étudie la possibilité d’envoyer des Casques bleus au Burundi depuis la République démocratique du Congo voisine, si les violences s’amplifient et deviennent incontrôlables, ont rapporté mercredi des diplomates.

 

« Une option est de faire venir des soldats de la Monusco (la mission de l’ONU en RDC, NDLR) par la frontière avec le Burundi », a expliqué un diplomate du Conseil de sécurité qui s’exprimait sous couvert de l’anonymat.

Les 20.000 soldats de la Monusco en RDC sont soutenus par une force de réaction rapide constituée de soldats d’élite d’Afrique du Sud, du Malawi, et de Tanzanie, qui pourraient aussi être déployés au Burundi, a ajouté ce diplomate.

Dans un projet de résolution présenté lundi au Conseil de sécurité, la France a exhorté la communauté internationale à mettre fin aux violences qui s’intensifient au Burundi et réveillent le spectre d’un génocide, comme au Rwanda voisin en 1994.

Le texte, qui menace de sanctions les auteurs de ces troubles, pourrait être soumis au vote dès cette semaine.

Le projet de résolution demande notamment au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon de présenter des mesures d’ici 15 jours visant au renforcement de la présence de l’ONU au Burundi.

Le déploiement de Casques bleus au Burundi nécessiterait toutefois l’approbation des autorités burundaises ou une décision du Conseil de sécurité dans le cadre du chapitre 7, qui permet à l’ONU d’utiliser la force.

L’ambassadeur du Royaume-uni à l’ONU, Matthew Rycroft, dont le pays préside le Conseil de sécurité en novembre, a affirmé mercredi à la presse que les négociations sur la résolution progressaient « très rapidement » et qu’un vote pourrait avoir lieu dans les prochains jours.

Car il reste à savoir si la Russie –qui a un droit de veto– soutiendra ces sanctions, puisqu’elle considère ces violences comme des problèmes internes au Burundi.

La communauté internationale craint des violences à grande échelle, certains durs du pouvoir ayant récemment multiplié les propos incendiaires aux connotations ethniques, dans un pays à l’histoire post-coloniale jalonnée de massacres entre Hutus et Tutsis.

Le Burundi est sorti il y a moins de dix ans d’une longue guerre civile qui a fait quelque 300.000 morts entre 1993 et 2006.

Au moins 240 personnes ont été tuées et plus de 200.000 personnes ont quitté le pays depuis que le président Pierre Nkurunziza a annoncé en avril qu’il briguait un troisième mandat, jugé anticonstitutionnel par l’opposition. M. Nkurunziza a été réélu en juillet.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 08:45
photo MINUSCA

photo MINUSCA

 

11 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Nations unies (Etats-Unis) - La mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) a reçu de nouvelles allégations d'agressions sexuelles commises par des Casques bleus dans le pays contre des femmes et des jeunes filles, dont plusieurs sont désormais enceintes, a rapporté mercredi un responsable de l'ONU.

 

La Minusca a été informée aujourd'hui d'allégations concernant cinq femmes qui ont eu des relations sexuelles avec des Casques bleus. Trois d'entre elles ont moins de 18 ans, a précisé ce responsable, qui s'exprimait sous couvert d'anonymat.

 

Une équipe de la Minusca se rendra jeudi à Bambari, dans le nord de Bangui, pour collecter des informations sur ces allégations qui impliqueraient des soldats de la République démocratique du Congo.

 

Deux des cinq femmes sont tombées enceintes après ces agressions qui ont duré plusieurs mois, a précisé le responsable onusien.

 

La Minusca a déjà été frappée par des allégations similaires d'agressions commises y compris contre des mineures. La plus jeune victime citée avait 11 ans.

 

A la mi-septembre, dix-sept cas d'accusations d'exploitation ou d'abus sexuels visant le personnel civil ou militaire de l'ONU en Centrafrique avaient été signalés à la Minusca.

 

Des soldats français de l'opération Sangaris sont aussi sous le coup d'une enquête pour viols d'enfants en Centrafrique.

 

C'est au moins la deuxième fois que des soldats de RDC sont accusés d'exactions dans une mission de l'ONU. En août trois jeunes femmes dont une mineure avaient accusé des soldats congolais de les avoir violées et Kinshasa avait promis qu'ils seraient traduits devant la justice.

 

Il revient à chaque pays de sanctionner ses Casques bleus responsables d'infractions.

 

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait qualifié ces abus de cancer dans (son) organisation et avait annoncé qu'il n'hésiterait pas à rapatrier des contingents entiers de Casques bleus s'ils commettaient des exactions et que leurs pays d'origine ne les sanctionnaient pas.

 

M. Ban a limogé en août le chef de la Minusca puis a commencé à suspendre les salaires de Casques bleus impliqués dans des exactions.

 

Seize missions de maintien de la paix de l'ONU, comptant près de 105.000 soldats et policiers venant de 124 pays, sont actuellement déployées dans le monde.

 

Le pays contributeur reçoit environ 1.000 dollars par mois pour chaque Casque bleu.

 

Le chef actuel de la Minusca, le Gabonais Parfait Onanga-Anyanga a condamné de tels actes qui sont complètement inacceptables et promis de prendre rapidement des mesures appropriées si ces allégations sont confirmées.

 

L'ONU s'apprête en outre à envoyer plus d'un millier (1.140) de Casques bleus supplémentaires dans le pays, en proie à de nouvelles violences à l'approche d'élections législatives et présidentielle le 27 décembre.

 

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries entre communautés musulmane et chrétienne en 2013 et 2014.

 

Des responsables de l'ONU sont par ailleurs en discussion avec le Vatican concernant la sécurité du pape François lors de sa visite en Centrafrique les 29 et 30 novembre.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 13:45
photo Cne Guillaume - Armée de Terre

photo Cne Guillaume - Armée de Terre

 

03/11/2015 armée de Terre

 

Du 5 au 16 octobre 2015, un détachement du groupement de coopération opérationnelle – 6e bataillon d’infanterie de marine (GCO-6e BIMa) s’est rendu à Mbanza, en République Démocratique du Congo, pour conduire une remise à niveau des formateurs de l’École de formation et d’application des troupes blindées (EFATBL). Cette formation marquait la reprise des actions de coopération dans le domaine du combat blindé.

 

Une dizaine d’instructeurs ont conduit se détachement d’instruction opérationnelle (DIO) au profit de 28 cadres congolais qui recevront prochainement de nouveaux stagiaires et une nouvelle promotion d’officiers au sein de l’EFATBL.

 

Cette instruction intensive portait sur les connaissances des cadres dans les domaines de la pédagogie, du combat blindé, de l’instruction au tir sous tourelle et du secourisme au combat. De nouvelles aides pédagogiques ont été mises à leur disposition afin de les aider dans leur mission de formation.

 

Ce type de formation, qui a donné pleine satisfaction au forces armées congolaises, est appelé à se répéter. Le rendez-vous est d’ores et déjà pris avec l’EFATBL pour trois DIO courant 2016.

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 08:45
Un soldat passe la tyrolienne simple au-dessus de la mangrove. photo R.Senoussi / DICod

Un soldat passe la tyrolienne simple au-dessus de la mangrove. photo R.Senoussi / DICod

 

22/10/2015 R.Senoussi  - DICoD

 

Du 5 au 16 octobre 2015, une trentaine de militaires originaires du Congo, du Tchad et du Gabon ont participé à un stage international de combat en jungle organisé au Centre d’aguerrissement outremer et étranger (CAOME), situé à 20 km de Libreville. Ce module est un des 180 stages proposés par les éléments français au Gabon (EFG).

Le 1er septembre 2014, les EFG sont devenus un pôle opérationnel de coopération (POC) régionale sur le modèle des éléments français au Sénégal. Ainsi, tout en restant un point d’appui opérationnel et logistique, ils accompagnent les pays de la Communauté des Etats Economiques de l’Afrique Centrale (CEEAC) et le Rwanda dans le renforcement de leur sécurité collective et de leurs capacités de maintien de la paix.

 

Reportage photos

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 16:45
photo Ministère de la Défense (Archives)

photo Ministère de la Défense (Archives)

 

23/07/2015 Ministère de la Défense

 

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, entame ce jeudi une tournée africaine qui le mènera successivement en République centrafricaine, en République du Congo, en République arabe d’Egypte et en République de Djibouti.

 

A Bangui, il rencontrera la présidente de la transition centrafricaine, Mme Catherine Samba Panza, et fera le point sur le désengagement progressif du contingent français de l'opération "Sangaris", déployé depuis décembre 2013.

 

Le ministre ira ensuite au Congo où il rencontrera le président Denis Sassou Nguesso, avant de se rendre au Caire, où il aura un entretien avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.

 

Jean-Yves Le Drian terminera son déplacement par Djibouti où il sera reçu par le président Ismaël Omar Guelleh. Il y rendra également visite aux militaires français.

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 16:45
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

12/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Le patrouilleur hauturier (PH) l’Adroit qui effectue actuellement une mission de présence en Afrique de l’Ouest a fait une première escale de trois jours à Pointe Noire, au Congo. L’occasion d'approfondir la coopération avec les autorités congolaises. Le capitaine de frégate Regnier, commandant du patrouilleur, a notamment profité de cette escale pour échanger avec le commandant de la zone de défense n°1, le général Olessongo Ondaye.

 

Cette escale au Congo s’inscrit dans le prolongement des entraînements initiés par l’aviso Commandant l’Herminier, dans le cadre de l’opération Corymbe, une dizaine de jours plus tôt. Alors que les interactions avec le l’Herminer étaient centrées sur des manœuvres conjointes et des exercices de tir à la mer, cette escale a permis de faire découvrir aux forces congolaises les capacités de l’Adroit. Cet échange leur a notamment permis d’apprécier les dispositifs permettant au patrouilleur et à ses équipage de suivre la situation tactique en haute mer (système de missions Polaris) et d’assurer au large une très grande gamme de missions armées de police et de surveillance, domaines qui font l’objet d’une coopération soutenue entre la France et les pays riverains du Golfe de Guinée.

 

La Marine nationale française participe non seulement à la formation et à l'entraînement des marines riveraines du golfe de Guinée mais cherche aussi à coopérer en mer en échangeant des informations avec les centres de contrôles régionaux à terre. Plusieurs officiers du patrouilleur ont ainsi pu se rendre dans les bureaux du CRESMAC, le Centre Régional de Sécurité Maritime pour l'Afrique Centrale. Une rencontre inédite qui permet dès à présent de construire des bases d’échanges avec les différents acteurs locaux pour la conduite des opérations dans le sud du golfe de Guinée.

 

Parti le 10 mars 2015 de Toulon, le PH L’Adroit entame son dernier mois de mission. Après avoir participé à l’opération d’évacuation de ressortissants au Yémen, le patrouilleur a intégré l’opération européenne de lutte contre la piraterie Atalante, puis effectué une opération de surveillance de la zone économique exclusive française dans le canal du Mozambique. L’équipage se prépare maintenant sous le contrôle opérationnel de CECLANT (commandant en chef pour l'Atlantique et Préfet maritime à Brest) à plusieurs semaines d’échanges intensifs avec les marines africaines du golfe de Guinée, en soutien de l’opération Corymbe.

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 16:45
photo EMA / Marine Nationale

photo EMA / Marine Nationale

 

26/05/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 4 mai 2015, dans le cadre de l’opération Corymbe, le Commandant l’Herminier a effectué une première étape en Côte d’Ivoire. Puis, du 10 au 15 mai 2015, l’aviso a réalisé une série d’exercices avec les forces congolaises, placée sous le signe des relations internationales militaires.

 

Du 4 au 6 mai 2015, l’aviso Commandant l’Herminier a effectué une escale dans le port d’Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire. A cette occasion, un déjeuner officiel a notamment réuni des membres de l’état-major des FFCI et des autorités militaires ivoiriennes.

 

Si elle a permis d’entretenir les bons rapports franco-ivoiriens, cette rencontre conviviale a surtout été l’occasion de valider le projet d’un exercice commun qui se déroulera dans les prochaines semaines. Cet entraînement, centré sur la surveillance maritime, offrira un cadre unique aux forces aériennes et maritimes ivoiriennes pour exercer leurs capacités à coordonner une intervention multi-composantes.

 

Une fois les pleins en vivres et en carburant effectués, le Commandant l’Herminier a effectué une courte patrouille dans le golfe de Guinée avant de rejoindre Pointe-Noire, la capitale économique du Congo. Cette étape congolaise s’est déroulée au rythme intense des instructions et exercices au profit de la marine congolaise, en présence d’une mission parlementaire française présente pour l’occasion.

 

Parallèlement à ces instructions, le 10 mai 2015, l’aviso français a été le cadre d’une rencontre officielle réunissant autour d

 

e l’ambassadeur de France au Congo des autorités politiques et militaires de Pointe-Noire : le député-maire, le préfet, ainsi que le chef d’état-major de la marine congolaise et le général commandant la zone de défense.

 

Enfin, le 13 mai 2015, les députés Gwendal Rouillard et Olivier Audibert-Troin, membres de la commission de la Défense de l’Assemblée nationale, ont embarqué à bord de l’aviso pour assister à des manœuvres effectuées avec deux unités de marine congolaise. A cette occasion et pour la première fois, un patrouilleur congolais a pu réaliser une série de tirs. Avant de quitter le bord et après une nuit passée en mer, les parlementaires ont exprimé la confiance qu’ils portaient aux forces armées et leur joie d’avoir pu partager le quotidien des marins du Commandant l’Herminier en mission Corymbe.

 

En place depuis 1990, la mission Corymbe est un déploiement naval quasi-permanent, en mesure de soutenir les forces armées françaises dans le golfe de Guinée, zone d’intérêt stratégique pour la France. Le dispositif est armé par un bâtiment de la Marine nationale, ponctuellement renforcé par des moyens terrestres et aéromobiles embarqués, et peut soutenir à tout moment tout type d’opérations dans la région. De plus, cette présence quasi-permanente permet de coopérer avec les marines régionales amies, et ainsi de participer à leur montée en puissance et au développement de capacités africaines autonomes.

photo EMA / Marine Nationalephoto EMA / Marine Nationale
photo EMA / Marine Nationale
photo EMA / Marine Nationalephoto EMA / Marine Nationale

photo EMA / Marine Nationale

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 16:45
Légionnaires du 2ème REP ratissant les environs de Kolwezi

Légionnaires du 2ème REP ratissant les environs de Kolwezi

 

20 mai, 2015 Pierre Brassart (FOB)

 

Il y a 37 ans débutait l’une des plus fameuses opérations menées par l’armée française et la Légion étrangère. L’opération Bonite (ou Léopard) a conduit le 2ème Régiment étranger de parachutistes à sauter sur la cité minière zaïroise de Kolwezi (en actuelle République démocratique du Congo) pour sauver la population expatriée (majoritairement belge et française) qui s’y trouvait, menacée par des rebelles opposés au dirigeant zaïrois Mobutu.

 

La crise de Kolwezi, qui a débuté le 13 mai avec la déroute des forces zaïroises et la prise de la ville par les rebelles) a duré 9 jours, entre la prise de la ville et l’évacuation du dernier civil occidental de Kolwezi. Les gouvernements occidentaux (belge et français) hésitent à intervenir dans un premier temps, les Belges ne souhaitant pas montrer un soutien trop fort à Mobutu et les Français qui, bien que ne voulant pas trop empiéter sur les plates-bandes belges (le Zaïre étant une ancienne colonie belge) espèrent gagner des points auprès de Mobutu et étendre leur influence dans le plus grand pays francophone d’Afrique et l’un des plus riches du continent.

 

L’année précédente, la France avait déjà soutenu le Zaïre lors d’une première incursion rebelle dans la région de Kolwezi, qui avait duré plusieurs mois et avait nécessité un important renfort marocain pour reprendre le contrôle du territoire.

 

Lorsque les gouvernements européens concernés se rendent compte que la situation à Kolwezi se dégrade et que des civils commencent à être assassiner, ils se décident à intervenir. Cependant, les différences de points de vue politiques à propos du zaïre et de son dirigeant et les divergences sur le caractère de la mission à entreprendre empêchent qu’une opération commune soit mise en place.

 

Au lieu de cela, la France décide de lancer le 2ème REP de Calvi dans une opération qui a pour but de reprendre la ville et de la sécuriser pour écarter toutes menaces. La Belgique, elle, charge également son Régiment Para-Commando de reprendre la ville mais son objectif premier est l’évacuation de la population. Toute personne désirant quitter la ville, soit vers une autre ville zaïroise soit vers l’Europe (via Kinshasa et des vols affrétés par des compagnies occidentales) devra en avoir la possibilité.

 

De par cette différence dans les ordres donnés aux unités, les effectifs et les moyens engagés sont bien différents. La France estime que les quelques centaines d’hommes du 2ème REP seront suffisants pour reprendre la ville des mains des rebelles (dont le nombre est estimé entre 3 et 4000 hommes). Les légionnaires sont transférés à Kinshasa via des appareils commerciaux, sans une partie de leur matériel (notamment leurs parachutes et leur antenne médicale). Le gouvernement belge, lui, souhaite pouvoir mener son opération d’évacuation quoi qu’il arrive et donc ne veut pas compter sur les moyens zaïrois. Ce sont donc 8 C-130 (la quasi-totalité des moyens de transport tactique de la Force aérienne belge) qui sont envoyés au Zaïre emportant avec eux deux bataillons de para-commando, une compagnie anti-char, un escadron de reconnaissance et une antenne médicale parachutiste, soit un total d’un peu plus de 1100 hommes (le gros de la troupe partira par long-courriers commerciaux). Une vingtaine de véhicules est également chargée dans les appareils.

 

Grâce aux relations diplomatiques spéciales que la France entretient avec l’Algérie, les avions transportant les légionnaires peuvent traverser l’Afrique par la voie la plus rapide, alors que les Belges doivent contourner en passant par l’ouest. Ce détour pour les Belges permet aux Français d’être les premiers sur place.

 

De Kinshasa, la France lance directement son opération, le 19 mai, sans attendre les Belges. Ceux-ci atterrissent à Kamina (une base zaïroise située à deux pas de Kolwezi) lorsque les premiers légionnaires sautent sur Kolwezi. Ces derniers ont été équipés de parachutes américains, ce qui a impliqué un certain bricolage pour adapter les gaines de saut des légionnaires. Malgré un saut tardif (la nuit tombe vite) et le manque d’avions zaïrois (empêchant le 2ème REP de sauter avec l’ensemble de son effectif), les légionnaires prennent position et commencent à sécuriser la zone.

 

Le lendemain à l’aube, le 20 mai, les Belges effectuent un poser d’assaut sur l’aéroport de Kolwezi. Une fois celui-ci sécurisé, les bataillons para-commandos se mettent en route vers la ville. Plusieurs altercations ont lieu entre les parachutistes belges et français, mais une solution est vite trouvée après une discussion entre officiers légionnaires et para-commandos. Les zones d’habitation expatriée sont confiées aux Belges alors que les cités ouvrières où se concentrent les rebelles restant (la majorité d’entre eux ayant quitté la ville) reviennent aux légionnaires.

 

Les para-commandos commencent alors à ratisser la ville à la recherche des civils occidentaux, soulagés de voir enfin les secours après une semaine infernale. Les premiers convois arrivent à l’aéroport et un ballet incessant de C-130 commence afin d’évacuer tous les civils (car tous veulent partir) de Kolwezi. Il faudra deux jours pour évacuer plus de 2000 personnes. Une fois l’évacuation terminée, les para-commandos se replient sur Kamina tandis que les Français continuent à pourchasser les rebelles dans la région. Au final, 5 légionnaires et 1 para-commando mourront durant l’opération. Plusieurs légionnaires doivent la vie à l’antenne médicale avancée déployée par les Belges sur l’aéroport de Kolwezi.

 

Cette opération demeure le dernier grand saut mené par l’armée française. Ces dernières années, le 2ème REP a de nouveau fait parler de lui en effectuant plusieurs opérations aéroportées au Mali et dans la région sahélienne.

Civils expatriés attendant leur évacuation à bord de C-130 sur la piste de Kolwezi

Civils expatriés attendant leur évacuation à bord de C-130 sur la piste de Kolwezi

Para-commandos belges patrouillant dans Kolwezi à la recherche des expatriés

Para-commandos belges patrouillant dans Kolwezi à la recherche des expatriés

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 07:45
photo EMA

photo EMA

 

22/05/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 7 au 17 avril 2015, le 6ème BIMa (bataillon d’infanterie de Marine) a mené un détachement d’instruction opérationnelle (DIO) dans le domaine aéroporté au profit du groupement de parachutistes commandos (GPC) de Brazzaville.

 

Unité d’élite de l’armée congolaise, bénéficiant d’un recrutement privilégié et disposant d’une unité de type « forces spéciales », le GPC possède une réelle capacité à conduire de manière autonome des actions aéroportées.

 

Ce stage s’inscrit dans la continuité de l’appui au GPC dans sa montée en puissance dans le domaine des troupes aéroportées (TAP). Il participe au renforcement du partenariat des Eléments français au Gabon (EFG) avec les forces armées congolaises, et s’inscrit également dans une logique de SOUTEX (soutien des actions commerciales à l’exportation), suite aux dernières acquisitions en matériel TAP.

 

Les moniteurs français ont ainsi formé neuf chefs de groupe de saut, dans le domaine de l’inspection des parachutistes et de leur rôle à bord d’un aéronef. Un appui a été fourni aux moniteurs congolais pour la formation de 44 jeunes parachutistes. Le détachement comprenait également une formation au profit de quatre plieurs. Quatre chuteurs ont ainsi obtenu le premier niveau de maitrise de la chute ainsi que celui de la mise en œuvre du système d’ouverture Hand-Deploy.

 

En deux semaines, 95 sauts en chute et 350 sauts en ouverture automatique ont été réalisés depuis les hélicoptères MI-8 congolais sur la zone de saut de Bilolo, située au nord de Brazzaville.

 

Le stage a été clôturé par une cérémonie de remise de diplômes au cours de laquelle des cadres du GCO (groupement de coopération opérationnelle) du 6èmeBIMa se sont vu remettre le brevet de parachutisme militaire congolais, en présence de nombreuses hautes autorités, issues des rangs du groupement.

 

Cette formation s’inscrit pleinement dans le cadre de la nouvelle mission des EFG : la coopération opérationnelle régionale et la préparation des armées de la sous-région dans leurs engagements. Il a permis de renforcer les liens étroits de coopération qui existent déjà entre la France et le Congo en permettant, au cours d’un même DIO, de déployer l’ensemble des compétences TAP présentent aux EFG. Ces compétences couvrent un large spectre allant de l’appui à la formation initiale jusqu’à la formation de chuteurs opérationnels. Ces formations répondent à une demande toujours plus forte des partenaires de la France au sein de la CEEAC (communauté économique des Etats de l’Afrique) pour l’acquisition de compétences dans les domaines aéroportés et actions spécialisées.

 

Depuis le 1erseptembre les EFG sont devenus un pôle de coopération opérationnelle à vocation régionale. Tout en restant un point d’appui opérationnel et logistique, les EFG portent désormais leur effort sur les actions de coopération régionale. Elles visent plus particulièrement à accompagner les États africains dans le renforcement de leur sécurité collective et, ainsi, à contribuer à la stabilité régionale.

photo EMAphoto EMA
photo EMA

photo EMA

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 12:45
ONU : effectifs réduits en RDC

Territoire de Kalehe, Sud-Kivu : Le pont Luzira vient d’être remis officiellement le lundi 16 février 2015 au gouvernement provincial, après sa réhabilitation par la MONUSCO/Sud-Kivu. Photo MONUSCO/Tahina Andriamamonjitianasoa

 

26.03.2015 par BBC Afrique

 

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une résolution pour réduire d’ici quelques semaines la taille de la mission de l'ONU en RDC, la plus grande du monde, de 2000 soldats.

 

En effet, le Ministre congolais des Affaires Etrangères avait déclaré la semaine dernière que la RDC était prête à prendre la pleine charge de sa propre sécurité.

Pourtant, le chef de la mission de l’ONU au Congo l’a contré en affirmant qu’il y avait encore à faire pour réduire la menace des groupes armés contre les civils, et que tout retrait de la mission devait être progressif. Des groupes de la société civile ont quant à eux demandé à ce que la mission de l'ONU augmente ses troupes en RDC d’ici l'élection présidentielle prévue l'année prochaine.

 

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 20:45
photo AAR Airlift

photo AAR Airlift

 

22.03.2015 par Philippe Chapleau – Lignes de Défense

 

La société américaine AAR Airlift a été choisie par l'Onu pour assurer des prestations de transport aérien en RDC. AAR Airlift transportera des personnels et du fret au profit de la Monusco, la mission de maintien de la paix onusienne au Congo Kinshasa.

 

La valeur de ce contrat, d'une durée maximale de trois ans (avec les options), est estimée à 19 millions de dollars.

 

AAR déploiera à compter de juillet prochain des hélicoptères pour assurer ces prestations. La société assurera aussi la maintenance de ces appareils et le soutien logistique.

 

AAR est déjà présent en Afrique mais ce contrat, avec l'Onu, constitue une première. En septembre dernier, AAR avait décroché un contrat SAR et CASEVAC à partir de Niamey pour le compte du Naval Supply Systems Command ; un peu plus tôt en 2014, un autre contrat concernant les pays suivants: Ouganda, RCA, RDC et Soudan du Sud, lui avait été attribué par l'US Transportation Command.

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 17:45
RDC: l’armée lance son offensive contre les rebelles hutu rwandais dans l’est

Huit membres des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont péri, ce mercredi, dans des affrontements avec les rebelles (Photo: Archives/Ph. John Bompengo, Radio-Okapi)

 

24 février 2015 45eNord.ca (AFP)

 

L’armée congolaise a lancé mardi des opérations contre des rebelles hutus rwandais présents dans l’est de la République démocratique du Congo, presque un mois après l’annonce d’une offensive contre ces combattants, a-t-on appris de source militaire.

 

Les opérations contre les FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda) ont commencé au Sud-Kivu tôt ce matin et vont durer aussi longtemps que ces gens vont résister, a déclaré à l’AFP un officier des Forces armées de la RDC (FARDC) sous le couvert de l’anonymat.

 

Un haut responsable du Sud-Kivu a précisé que les opérations se déroulent dans le territoire d’Uvira, dans le sud de la province, soulignant que l’armée agissait sans les Casques bleus de l’importante mission de l’ONU en RDC.

 

L’officier de l’armée a confirmé qu’il s’agissait d’opérations unilatérales menées par les seules FARDC et qu’elles étaient commandées par le général de brigade Espera Masudi dans le secteur de Mulenge, dans les moyens plateaux d’Uvira.

 

Selon lui, tous les autres groupes armés réfractaires à se rendre risquent également de se voir attaqués.

 

Cette offensive est la première à se concrétiser depuis que l’armée congolaise a annoncé, le 29 janvier, qu’elle allait cibler les FDLR, dont des membres sont accusés de participation au génocide des Tutsi en 1994 au Rwanda, qui a fait quelque 800.000 morts, d’après l’ONU.

 

La Mission de l’ONU (Monusco) avait promis un soutien logistique, stratégique et opérationnel mais elle l’a finalement retiré parce que Kinshasa a refusé de remplacer deux généraux, Bruno Mandevu et Sikabwe Fall, chargés de piloter des attaques alors qu’ils sont, selon l’ONU, accusés de graves exactions.

 

Les FDLR compteraient entre 1.500 et 2.000 combattants. Elles sont principalement disséminées dans les provinces riches des Nord- et Sud-Kivu, instables depuis 20 ans et où des soldats ont commis de graves violations de droits de l’homme (meurtres, viols, enrôlements d’enfants, pillages…)

 

La communauté internationale avait laissé aux FDLR six mois, jusqu’au 2 janvier, pour déposer les armes et faire reddition, mais à peine 300 combattants s’étaient rendus, dont aucun des chefs recherchés par la justice rwandaise et internationale.

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 12:50
Opérations militaires en 2014 (Belgique)

 

23/12/2014 Liesbeth Bardyn - MIL.be

 

En 2014, la Défense a participé à une dizaine d'opérations. Le Mali, le Congo ou l'Afghanistan ne sont que quelques pays où nos militaires ont été actifs. Certaines opérations comme BELUFIL au Liban prennent fin, d'autres comme Desert Falcon en Irak commencent. Aperçu audiovisuel des opérations les plus importantes de cette année 2014.

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 08:45
Les EFG appuient l’exercice de la CEEAC : LOANGO 2014

 

01/12/2014 Sources : État-major des armées

 

Organisé par le secrétariat général de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), conjointement avec la République du Congo, l’exercice de la Force multinationale d’Afrique centrale (FOMAC), baptisé « LOANGO-2014 », s’est déroulé du 13 au 23 octobre 2014 dans la région de Pointe Noire.

 

Cet exercice visait à tester l’intervention de la force dans le cadre d’un déploiement rapide visant à résorber une situation humanitaire difficile.

 

« LOANGO-2014 » comprenait deux phases : un exercice d’état-major (CPX) et un exercice terrain ou FTX (Field Training Exercise). Il a mobilisé plus de 2 500 hommes issus des forces armées de huit des dix Etats de la CEEAC (Cameroun, Tchad, République Démocratique du Congo, Gabon, Guinée Equatoriale, Angola, Burundi et Congo), ainsi que de nombreux moyens matériels terrestres, aériens et maritimes, notamment un bâtiment amphibie.

 

Les éléments français au Gabon (EFG), ont été associés à ce rendez-vous majeur en réalisant des formations dans le cadre de détachements d’instruction opérationnel (DIO) au profit des bataillons de la FOMAC ou en assurant des missions de conseil au sein du poste de commandement interarmées (PCIAT). Ainsi, plus de cent officiers supérieurs des Etats membres de la CEEAC ont reçu l’appui des EFG pour la conception et la conduite de « LOANGO 2014 ».

 

Couronné d’un franc succès, cet exercice a mis en exergue l’intérêt des actions engagées par nos pôles opérationnels pour renforcer les capacités d’actions conjointes des forces africaines régionales dans des opérations de maintien de la paix.

 

Depuis le 1erseptembre 2014, les forces françaises au Gabon (FFG) sont devenues « éléments français au Gabon » (EFG), devenant ainsi la deuxième base opérationnelle de coopération sur la façade ouest-africaine avec celle constituée par les éléments français au Sénégal (EFS). Tout en restant un point d’appui opérationnel et logistique, les EFG portent désormais leur effort sur la coopération régionale en accompagnant les États africains dans le renforcement de leur sécurité collective, contribuant ainsi à la stabilité régionale.

 

Par ailleurs, dans le cadre des accords de partenariats rénovés conclus depuis 2008 avec huit de nos partenaires africains (Centrafrique, Cameroun,  Togo, Comores, Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Sénégal), les EFG contribuent aux coopérations opérationnelles bilatérales.

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 16:45
BelgianDefense photo Sedeyn Ritchie

BelgianDefense photo Sedeyn Ritchie

 

9/05/14 - 7sur7.be (Belga)

 

L'armée belge a dépêché deux petits groupes d'instructeurs en République démocratique du Congo (RDC) où ils doivent poursuivre l'encadrement de la formation d'unités de l'armée gouvernementale, ragaillardie par sa victoire l'an dernier sur la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), a annoncé vendredi le ministère de la Défense.

 

Quatorze instructeurs sont ainsi arrivés fin avril à Kananga (Kasaï occidental, centre), le siège de l'académie militaire des Forces armées de la RDC. Ils doivent y assurer durant quatre semaines la formation d'instructeurs congolais qui dispenseront à leur tour des cours aux soldats des FARDC selon le modèle "Train the Trainers" (TTT), a indiqué un porte-parole de la Défense au cours de son point de presse hebdomadaire.

 

Suivra une période de "coaching" des instructeurs (CTT) de cinq semaines, dispensée en juin par un plus petit nombre de militaires belges (neuf), a-t-il ajouté.

 

Deux autres militaires - un officier et un sous-officier - sont également présents à Kananga, mais sur une plus longue période, comme conseillers du commandant de l'académie formant les futurs officiers congolais.

 

Dans la province du Katanga (sud-est), huit autres instructeurs sont arrivés le 30 avril à Likasi, à 120 km au nord-est de Lubumbashi, le chef-lieu de la province, pour une mission de formation au profit de l'école de génie des FARDC. Elle doit durer deux mois, selon le porte-parole.

 

Une poignée de militaires belges se trouve enfin toujours à Kindu, le chef-lieu de la province du Maniema (est), où la Belgique a formé trois bataillons commando (les 321ème, 322ème et 323ème), considérés comme des unités d'élite et qui ont été engagés contre plusieurs rébellions.

 

Après la formation de ces trois bataillons, entre 2008 et 2013, l'armée belge a assuré jusque fin mars celle d'un état-major devant les chapeauter.

 

L'armée belge s'est aussi attelée à encadrer la formation d'un état-major de brigade qui doit "coiffer" trois bataillons URR.

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 11:55
Fusée Ariane: une rentrée atmosphérique à risque sous surveillance



18/04/2014 CDAOA - Armée de l'air

 

Vendredi 11 avril 2014 à 10h27, la rentrée atmosphérique à risque (RAR) n° 26039 a entamé sa percée dans l’atmosphère, au-dessus de la République Démocratique du Congo. Ce type d’événement fait toujours l’objet d’un suivi très précis des services français spécialisés pour estimer date, heure et lieu de retombée. Mais son orbite équatoriale a nécessité une coopération internationale.

 

Depuis l’annonce de la RAR n°26039, la division surveillance de l’espace (DSE) du commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) et le centre national des études spatiales (CNES) ont été mis en alerte. Ce débris spatial qui les préoccupe provient du 3èmeétage de la fusée ARIANE 44L R/B lancée le 22 décembre 1999, depuis le centre spatial guyanais de Kourou. À l’époque ce lanceur avait mis en orbite le satellite américain de télécommunication GALAXY 11. Après un séjour de 15 années dans l’espace, le 3ème étage de la fusée pèse moins de 100 kg et ne représente pas de danger pour les zones d’intérêts français. Mais la France reste néanmoins responsable en tant qu’État lanceur.

 

Seul problème, les moyens de détections françaises GRAVES et SATAM ne peuvent couvrir la zone de retombée et assurer son suivi. En effet, la rotondité de la Terre sert de masque naturel pour cette orbite équatoriale. La France a donc fait appel à l’homologue américain du CNES, le Joint Space Operations Center (JSpOC), qui a la capacité technique de suivre les trajectoires des orbites équatoriales. Au final, la RAR n° 26039 s’est entièrement consumée avant son arrivée sur Terre.

 

Chaque année, environ 400 débris spatiaux rentrent dans l’atmosphère. La plupart se désintègrent entièrement sans toucher la surface de notre planète.

 

À lire aussi : " Cosmos 1220 : une rentrée atmosphérique à risque"

 

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 16:45
Sangaris : patrouille mixte sur PK12

 

02/04/2014 Sources : EMA

 

Le 31 mars 2014, les soldats du groupe tactique interarmes (GTIA) Savoie de la Force Sangaris, en appui des soldats congolais de la MISCA, ont effectué des patrouilles à pied et en véhicules au point nommé « PK12 », un quartier situé au nord de la capitale centrafricaine et où coexistent des populations musulmanes et chrétiennes.

 

Après les vives tensions du samedi 29 mars, ces patrouilles mixtes montrent la détermination commune de la MISCA et de Sangaris de préserver l’équilibre sécuritaire dans Bangui. Cette présence accrue permet aux habitants de retrouver une libre circulation préalable indispensable au retour à une vie normale. Ce type d’action à base de patrouilles mixtes dans les quartiers sensibles de Bangui va se poursuivre dans les prochains jours.

 

Environ 2000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 18:30
F-511 TCG Heybeliada

F-511 TCG Heybeliada

 

25 March 2014 defenceWeb

 

Just over a week ago the Barbados Turkish Maritime Task Group departed Turkish Naval Base Golcuk to start its circumnavigation of Africa.

 

The task force comprises the frigates F-495 TCG Gediz, F-245 TCG Orucreis, the corvette F-511 TCG Heybeliada and the replenishment tanker A-595 TCG Yarbay Kudret Gungor Bosphorus Naval News reported.

 

South Africa is penned is as a definite for the group with SA Navy fleet headquarters at Simon’s town a port of call . The Denel Overberg Test Range will host the visitors for missile firing exercises in May.

 

Also on the task group’s mission list is maritime security and boarding training with the SA Navy in Simon’s town as well as in Lagos, Nigeria; Pointe-Noire, Congo; Luanda, Angola and Mombasa, Kenya.

 

Orucreis is also scheduled to take part in the Obangame Express Exercise from April 19 to 21. This is a US Naval Forces Africa at sea maritime exercise aimed at bettering co-operation among participating countries to increase maritime safety and security in the Gulf of Guinea. Its focus is maritime interdiction as well as boarding, search and seizure operations.

 

During the 102 day deployment the task force will navigate the African continent from west to east making 40 port visits in 28 countries. Exercises will be conducted with a number of African navies during the deployment.

 

It also marks the first crossing of the Cape of Good Hope by Turkish ships in 148 years. All told the mission is expected to log around 15 000 nautical miles during the deployment.

 

This deployment is not just a navigational and training exercise around Africa. It is also a powerful application of Turkish soft power to Africa the publication said. During the last decade Turkey realised there is more to Africa than the Mediterranean countries where Turkey had links for centuries. With the discovery of sub-Saharan Africa Turkish entrepreneurs started to do business with these countries. They were followed quickly by missions of Turkish Foreign Ministry and flights from Turkish Airlines.

 

As with the Italian Navy (Marina Militare) task group which did a similar voyage starting in November last year, the Turkish maritime group will also have representatives from a number of Turkish defence companies aboard who will use the vessels as a floating showcase for their products and use port visits to actively market them to local navies and defence forces.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 17:45
SANDF troops conducting jungle warfare training in Port St Johns

SANDF troops conducting jungle warfare training in Port St Johns

 

20 March 2014 by Guy Martin - defenceWeb

 

The South African National Defence Force is using Port St Johns as a jungle warfare training facility in preparation for the deployment of 850 troops to the Democratic Republic of Congo in May, when they will join the UN’s Force Intervention Brigade (FIB) tasked with rooting out rebels.

 

5 South African Infantry (SAI) Battalion will replace 6 South African Infantry Battalion at the end of May under Operation Mistral, marking the unit’s first time in the DRC. The deployment will be for a year – most previous UN deployments were for six months but it is more economical and effective to deploy forces for a year, as less time is spent acclimatising with one deployment per year than two.

 

6 SAI deployed in May-June last year, joining a battalion sized element from Tanzania and a battalion sized element from Malawi. Lieutenant Colonel Piet Paxton of the SANDF's Joint Operations Division said that, to his mind, the Tanzanian and Malawians have demonstrated good performance in the DRC.

 

5 SAI started with pre-deployment training and is now busy with mission readiness training. Phase 1 of training was conducted at the Boschoek Training Area between 10 and 22 February and covered shooting, helicopter drills, buddy aid, GPS training and offensive and defensive attacks. Phase 2 started on March 3 in Port St Johns and will end on March 21. It is covering patrols, jungle warfare, water orientation, combat shooting, house clearing and offensive and defensive actions.

 

Port St Johns was chosen as the ideal spot for jungle warfare training as its dense forests are an almost exact replica of what troops will experience in the DRC. The SANDF’s other more established training facilities focus more on grasslands and savannah scenarios.

 

Brigadier Gen Mannetjies de Goede, from the SA Army Infantry Formation, said that experiences in the Central African Republic and DRC made the SANDF realise that the battlespace has changed and that the SANDF needs to adapt with it. Training was occurring in silos, he said. Before 6 SAI deployed to the DRC it trained in Grahamstown which does not have forests – current training areas do not cover tropical training hence a request was made to train in Port St Johns. Training in jungle terrain is part of the SANDF’s initiative to improve combat readiness as soldiers will go straight into battle when they arrive in the DRC, de Goede pointed out.

 

Some combat readiness training was demonstrated to the media on Wednesday, including scenarios with 81 mm mortars, 12.7 mm heavy machineguns and 40 mm grenade launchers. Journalists were taken on a tour of the forest when ‘rebels’ attacked, capturing some and holding them hostage before SANDF troops charged through the foliage and rescued them, firing a good many blank rounds along the way.

 

However, training has not all been simulated. Whilst conducting urban patrol training in Port St Johns, the 5 SAI soldiers responded to a real life event on March 12. Armed men attempted to rob a cash in transit security crew in the town’s business district. The robbers opened fire at the soldiers, who retaliated. During an hour-long standoff, three armed robbers and a security guard were killed and R21 million was recovered. It appears that the security guard was in plain clothes and was carrying a gun when he was shot. No soldiers were injured in the incident but one bystander was injured by a bullet that tore through his shin. Several weapons were confiscated, including an R-4, an AK-47, a .38 Special revolver and 9 mm handgun.

 

In addition to training, 5 SAI also engaged in an outreach programme that assisted a place of safety that takes local boys off the street. SANDF personnel voluntarily donated R4 963 to the Eluxolweni initiative, which was used to buy clothes, food and blankets.

 

5 SAI will be deploying as part of the Force Intervention Brigade, made up of South African, Tanzanian and Malawian troops, and under the direct command of the Monusco Force Commander. The FIB’s offensive mandate is to reduce the threat posed by armed groups to state authority and civilian security in the eastern DRC and to make space for stabilisation activities. Other objectives are to protect civilians, monitor the arms embargo and support the DRC government. They are also charged with protecting United Nations personnel, facilities and equipment.

 

The troops of 5 SAI are expected to be engaged in combat operations as soon as they arrive in the DRC as there are still numerous rebel groups active following the withdrawal of the M23, such as the FDLR (Democratic Forces for the Liberation of Rwanda). Paxton said that there was a lot of action in the DRC last year and he didn’t see this changing in 2014.

 

At the moment there are various South African elements in the Democratic Republic of Congo. A special contingent includes aircraft personnel, military police, logisticians, engineers and others. This group is headquartered in Kinshasa and is under command of the UN mission in the DRC (Monusco). The South African aviation unit, which includes Rooivalk combat helicopters and Oryx transport helicopters, is based in Goma. The aviation unit is an operational tool of the Monusco’s force commander, meaning that the helicopters are under UN, not South African, control.

 

As the FIB supports the DRC government’s armed forces (FARDC), South Africa has also provided training to the FARDC under operation Thebe.

 

The DRC rotation, expected to take three weeks to complete, is one of the SANDF’s three external deployments. The other two are Operation Copper ensuring maritime security in the Mozambique Channel and Operation Cordite with Unamid in Sudan.

 

Click here to see the training in action.

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 17:45
U.N. and Congolese troops attack Rwandan Hutu rebels

United Nations peacekeepers in the Democratic Republic of Congo

 

13 March 2014 defenceWeb (Reuters)

 

U .N. peacekeepers in Democratic Republic of Congo and government forces have attacked Rwandan Hutu rebels based in eastern borderlands, U.N. and Congolese officials said on Wednesday.

 

The Democratic Forces for the Liberation of Rwanda (FDLR) rebels have been involved in nearly two decades of conflict that spilled into eastern Congo after neighboring Rwanda's 1994 genocide.

 

Government troops, backed by a United Nations brigade with a robust mandate to eradicate Congo's myriad eastern armed groups, won a rare victory last year against M23, a Congolese Tutsi rebel force that had been the FDLR's principal enemy.

 

Colonel Felix Basse, military spokesman for the Congo mission, known as MONUSCO, said U.N. troops had deployed in the Virunga National Park in North Kivu province and were backing a Congolese offensive against the FDLR.

 

"Since Sunday, we have deployed our men and we have had contact with FDLR in that zone," Basse told a news conference in North Kivu's provincial capital Goma. He said two rebels had been killed in the fighting so far.

 

Basse said the 3,000-strong U.N. Intervention Brigade, made up of troops from South Africa, Tanzania and Malawi, was taking part in the joint offensive. "These operations will continue. We have a mandate to protect the population and restore the authority of the state," he said.

 

The FDLR is made up in part of former Rwandan soldiers and Hutu militia who fled to Congo after taking part in the killing of 800,000 Rwandan Tutsis and moderate Hutus 20 years ago. They are accused of civilian killings and rapes by rights groups.

 

While their numbers have dwindled to a few thousand in recent years, previous attempts to disarm the rebels have failed. They are considered one of the principal obstacles to durable peace in the mineral-rich zone.

 

"So far the FDLR have refused to disarm, which is why we have attacked. We will not stop until they lay down their arms," Congolese government spokesman Lambert Mende said.

 

"We alone, or with the support of our partners in MONUSCO, must put an end to this threat against our populations."

 

Rwanda twice invaded Congo in the late 1990s to try to wipe out Hutu fighters, helping ignite two regional wars and countless smaller conflicts that killed millions of people.

 

Kigali has been accused of backing armed groups in eastern Congo, most recently by a panel of U.N. experts who say Rwanda armed and organized M23. Rwanda has denied this and says Congo's army is collaborating with the FDLR.

 

At the height of its 20-month rebellion M23 took control of Goma - eastern Congo's largest city - in the most serious threat to President Joseph Kabila's regime to date.

 

A U.N. experts' report in January said there were credible reports that the M23 continued to recruit fighters in Rwanda.

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 21:45
South African expertise and equipment again adds value to UN DRC operations

 

12 March 2014 defenceWeb

 

The South African contingent of the MONUSCO Force Intervention Brigade (FIB) has again proven its worth in the DRC with Rooivalk combat support helicopters and infantry soldiers pivotal in an encounter with APCLS (Alliance of Patriots for a Free and Sovereign Congo) rebels.

 

One of the three 16 Squadron Rooivalks that are now part of the FIB’s aviation unit provided air support for a South African infantry battalion in an attack on an APCLS stronghold at the weekend, Afrikaans daily Beeld reported.

 

“No South Africans were injured in the encounter and at least 11 rebels were killed,” Captain (SAN) Jaco Theunissen, SA National Defence Force (SANDF) Joint Operations spokesman told the paper.

 

The South Africans were, as in previous engagements with rebel groups including M23, deployed in support of FARDC, the Armed Forces of the DRC.

 

The weekend engagement took place in the Nyabiondo/Lukweti area of North Kivu, north-west of Goma.

 

APCLS rebels had taken up position on a mountain top and were using 12.7mm and 14.5 mm machine guns to keep the FIB/FARDC ground troops at bay. Efforts to dislodge the rebels using mortars proved unsuccessful and saw the Rooivalk called in to provide air support.

 

“The target was neutralised by Rooivalk by mid-Sunday afternoon and the rebel group deserted their position and ran away according to reports from soldiers on the ground,” Theunissen said adding the full extent of the damage suffered by the rebels was unknown, with 11 still to be confirmed kills.

 

A source told Beeld this was “just about the end” of APCLS.

 

“The FIB has taken back a number of towns previously controlled by APCLS,” he said.

 

According to Institute for Strategic Studies (ISS) DRC specialist Stephanie Wolters, APCLS is one of the smaller rebel groups operating in eastern DRC but it has been a factor in the overall destabilisation of the country.

 

Since being deployed to DRC last year as part of the FIB, the first ever UN peacekeeping mission to be given an offensive mandate, the South African contingent has been active in ensuring M23’s retreat into Uganda.

 

The South African developed and built Rooivalk has been in the forefront of a number of FARDC/FIB sorties against various rebel groups including the ADF (Allied Democratic Forces).

 

The combat support helicopter has earned high praise from Martin Kobler, MONUSCO head.

 

“Its accuracy enables us to achieve our clear objectives, including protection of civilians.”

 

The 16 Squadron rotary-winged aircraft were airlifted to the DRC last October and, in addition to several attacks on rebel forces and positions, have also flown reconnaissance and escort missions in the strife-torn country.

 

A number of SA Air Force (SAAF) Oryx helicopters are also in DRC as part of the MONUSCO peacekeeping mission.

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 20:45
RDC: la Monusco va agir contre les FDLR

 

10 mars, 2014 - BBC Afrique

 
 
L’armée congolaise et les Casques bleus de l’ONU préparent une offensive à l’encontre des rebelles hutu rwandais présents dans l’est de la RDC.
 

« Nous aménageons notre dispositif » et « nous ajustons nos effectifs sur le terrain » en vue de traquer les rebelles hutu des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) a avoué à l’AFP le lieutenant-colonel Félix-Prosper Basse, porte-parole militaire de la Mission de l'ONU pour la stabilisation en RDC (Monusco).

Le nombre de combattants au sein des FDLR est estimé entre 1 500 et 2 000. Ils sont disséminés dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu.

« Nous continuons à mettre la pression afin de les forcer à déposer les armes », a indiqué le colonel Basse qui préfère voir les FDLR « se désarmer et intégrer le processus de démobilisation ».

Si cette mission première venait à échouer, la Monusco se garde le droit de neutraliser ces rebelles.

 

Les FDLR affaiblies

 

Les miliciens des FDLR perdent actuellement du terrain dans la région du Luofu.

Les FDLR sont issues de Hutu rwandais réfugiés au Congo après le génocide de 1994 contre les Tutsi au Rwanda et sont accusées de compter encore dans leurs rangs des génocidaires.

Accusé d'atrocités à grande échelle contre des civils, le mouvement est d'abord une menace pour la population locale congolaise. Le président rwandais Paul Kagame continue néanmoins de le considérer comme un danger existentiel.

L'est de la RDC est déchiré par les conflits depuis vingt ans. Les milices y prospèrent, trouvant dans le contrôle de l'exploitation de ressources minières ou forestières une source importante de revenus.

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 18:45
Source: Réseau Documentaire International sur la Région des Grands Lacs africains, http://www.grandslacs.net/

Source: Réseau Documentaire International sur la Région des Grands Lacs africains, http://www.grandslacs.net/

 

25/02/14 - 7sur7.be (Belga reuters)

 

Une centaine de forces spéciales de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco) sont arrivées au Katanga, une province du sud-est en proie depuis plusieurs mois une résurgence de violences, a-t-on appris mardi de source onusienne.

 

"Une compagnie (100 à 120 hommes) de forces spéciales égyptiennes a été envoyée pour renforcer le contingent béninois (450 hommes) que nous avons sur place. (...) Ces forces spéciales sont arrivées depuis Bukavu (est)", a expliqué cette source de la Monusco, sous le couvert de l'anonymat.  "Ils ont commencé le travail d'occupation du terrain, ils ont commencé à patrouiller", a précisé cette source, sans donner plus de détails.

 

Depuis fin 2013, les attaques (pillages, incendies, enrôlement d'enfants...) se sont multipliées dans le "Triangle de la mort", une zone de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres carrés délimitée par les localités de Pweto, Manono et Mitwaba, et située dans la moitié nord du Katanga.

 

Les exactions sont notamment le fait de miliciens Maï-Maï, qui réclament une meilleure répartition des richesses entre le Nord, déshérité, et le Sud, poumon économique du pays. Les miliciens "Bakata Katanga", qui prônent l'indépendance de la province minière, sont également accusés d'exactions. A cause des violences, le Katanga compte désormais plus de 400.000 déplacés, contre 51.000 en mars 2011, selon l'ONU.

 

En janvier, le chef de la Monusco, Martin Kobler, avait affirmé que la situation dans le Katanga tournait à la "catastrophe humanitaire". Le 18 février, il avait annoncé l'envoi prochain de renforts en Casques bleus à Pweto, qui compte à elle seule 60.000 déplacés.

 

L'armée congolaise et la Monusco, chargée de la protection des civils, est l'une des missions de l'ONU les plus importantes au monde, avec quelque 20.000 hommes - dont une brigade d'intervention chargée de neutraliser les dizaines de groupes armés locaux et étrangers actifs dans l'est du pays.

 

La Monusco et l'armée avaient dû concentrer une grande partie de leurs forces dans l'est pour combattre la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), qui a finalement capitulé le 5 novembre dans la province du Nord-Kivu après un an et demi de lutte.

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 17:45
UN Force Intervention Brigade ready for robust action

 

 

14 January 2014 defenceWeb (Reuters)

 

Amid talk of M23 rebels regrouping, the United Nations has warned that its Force Intervention Brigade (FIB) in the DRC is ready to take “robust action at any time”.

 

Briefing the UN Security Council this week, UN mission in the Democratic Republic of Congo (MONUSCO) head Martin Kobler said the review of UN military deployment across eastern DRC would be finalised in the coming weeks.

 

“We will then have a more flexible force. We need it to be more agile, ready to deploy when needed and where civilians are threatened to take on the threat.

 

“With the FIB and our unmanned aerial vehicles, all armed groups are aware we have the will and the means to take robust action at any time,” he said.

 

South Africa, one of three troop contributing countries to the FIB under the command of Tanzanian Brigadier James Mwakibolwa, has actively contributed to the withdrawal of the M23 from eastern DRC. This was, among others, via Rooivalk combat support helicopters and the skills of SA National Defence Force (SANDF) snipers deployed to the FIB, the first UN peacekeeping force ever to have an offensive mandate.

 

The M23 appears to be regrouping only two months after the Tutsi-led insurgency was defeated by Congolese troops and UN peacekeepers, Kobler told Reuters.

 

“There are credible reports to emerging M23 activities in Ituri in north-eastern Congo,” he said, adding the Congolese government has been asked to speed up disarmament, demobilisation and re-integration of ex-M23 fighters who ended a 20 month revolt in November.

 

“I am also calling on the governments of Uganda and Rwanda to do everything possible to prevent M23 elements from sheltering or training troops on their territory. We should tolerate no military re-emergence of M23.”

 

U.N. experts - who monitor violations of UN sanctions on Congo - have long accused neighbouring Rwanda and Uganda of backing the M23, claims both governments have rejected.

 

In a report to the Security Council's Congo sanctions committee in December, the experts said they had credible information blacklisted M23 leaders were moving freely in Uganda and the group was still recruiting fighters in Rwanda.

 

M23 is one of dozens of rebel groups in eastern Congo. Millions of people have died from violence, disease and hunger since the 1990s as armed groups fight for control of the area's deposits of gold, diamonds, copper, cobalt and uranium.

 

Regional Peace Deal

 

Mary Robinson, UN special envoy to the Great Lakes charged with implementing a regional peace deal, told the 15-member Security Council that the DRC and neighbouring countries needed to take some confidence-building steps.

 

These included showing “none is harbouring individuals responsible for grave human rights violations, none is giving any kind of support or assistance to armed groups and none is interfering in the affairs of a neighbouring country”.

 

“There is worrying evidence these commitments are not yet being fully implemented by Rwanda and Uganda,” she said.

 

Kobler said following the defeat of M23, Congolese troops and UN peacekeepers had turned their attention to tackling the FDLR (Democratic Forces for the Liberation of Rwanda).

 

“First operations against FDLR saw some positions cleared,” he said adding only joint operations would be successful.

 

“I encourage Congolese forces to do more and intensify joint planning and execution of operations against FDLR.”

 

He also said military action could be expected soon against the Islamist Allied Democratic Forces (ADF), a group that “continues to spread terror and horror” in the Ituri region of Congo's north-eastern Orientale province.

 

He supported this by saying: “On December 13, in an ADF controlled areas, 21 bodies, including eight babies, very young children and pregnant woman, were found dead and mutilated with some beheaded. Three of the children were reportedly raped before they were murdered”.

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 08:45
RDC: l’ONU s’inquiète d’infiltrations d’hommes armés venus de Centrafrique

 

9 janvier 2014 45eNord.ca (AFP)

 

Les Nations unies ont indiqué mercredi s’inquiéter de l’infiltration dans le nord de la République démocratique du Congo d’éléments armés venus de Centrafrique, craignant un effet déstabilisateur.

 

«Dans la province de l’Équateur (nord-ouest), il y a des infiltrations d’éléments armés, des ex-FACA [Forces armées de la Centrafrique, NDLR], qui sont en train de traverser, qui sont déjà en RDC», a déclaré Abdallah Wafi, le représentant spécial adjoint de l’ONU au Congo, lors d’une conférence de presse à Kinshasa.

La FACA était le nom de l’armée centrafricaine jusqu’au renversement du président François Bozizé par la coalition rebelle Séléka en mars 2013.

«Dans la Province-Orientale (nord-est), des éléments de la Séléka [...] sont déjà sur le territoire congolais, leur présence a été signalée dans certaines localités et des populations commencent à fuir ces zones-là», a encore affirmé M. Wafi, sans donner de précisions sur le nombre de ces combattants ni sur l’ampleur des déplacements de population.

En mars 2013, aux premières heures de la prise de Bangui par la Séléka, des ex-soldats de la FACA s’étaient enfuis avec armes et bagages pour se réfugier de l’autre côté du fleuve Oubangui qui marque la frontière, dans la province de l’Equateur, a rappelé le responsable onusien.

M. Wafi a dit partager la préoccupation d’un journaliste congolais qui lui demandait s’il ne fallait pas craindre que l’afflux, dans le Nord du pays, de réfugiés et d’éléments armés venus de Centrafrique n’ait à long terme les mêmes effets que les mouvements de population et de guerriers en provenance du Rwanda à la suite du génocide de 1994. Leur venue est en grande partie à l’origine des maux de l’Est de la RDC, déchiré par les conflits depuis près de vingt ans.

Il faut prendre toutes les dispositions pour que ce qui s’est passé dans l’Est de la RDC ne se reproduise pas aujourd’hui dans l’Équateur ou la Province-Orientale, a-t-il ajouté.

Ce qui nous préoccupe, a-t-il précisé cependant, c’est l’ensemble de la situation en RDC, surtout après le coup de force apparent du 30 décembre qui a vu des insurgés lancer plusieurs attaques à Kinshasa, ainsi qu’à Lubumbashi (Sud-Est), deuxième ville du pays, et à Kindu (Est), réprimées dans le sang par les autorités.

Depuis le renversement en mars de M. Bozizé par la Séléka, coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Centrafrique a été emportée dans une spirale de violences intercommunautaires et religieuses.

Interrogée par l’AFP, Céline Schmitt, porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) à Kinshasa, a indiqué que la barre des 50.000 réfugiés centrafricains en RDC avait été franchie en décembre.

Mme Schmitt a indiqué également que plus de 3.000 citoyens congolais de Bangui étaient rentrés en RDC depuis le 31 décembre. Le HCR, a-t-elle ajouté, a construit des structures d’urgence pour les héberger à Zongo, la ville qui fait face à la capitale centrafricaine sur la rive gauche de l’Oubangui.

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