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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 11:25
photo EMA / Marine Nationale

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16/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Dans la nuit du 7 au 8 juin 2015, à près de 300 milles nautiques au Nord-Est de la Martinique, la frégate de surveillance Ventôse des forces armées aux Antilles (FAA) a intercepté un voilier qui s’apprêtait à traverser l’océan Atlantique en direction de la France. Lors de sa fouille, 86 kg de cocaïne ont été découverts, d’une valeur estimée à 2,7 millions d’euros sur le marché européen.

 

Alors qu’elle faisait route vers Fort-de-France pour y faire détruire par l’antenne Caraïbes de l’office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) les 524 kg de Marijuana interceptés le 4 juin 2015, le Ventôse a été dérouté vers le voilier Relambi, battant pavillon de Gibraltar, lui aussi suspecté de trafic de drogues par l’OCRTIS. Une fois le voilier localisé et stoppé par l’hélicoptère embarqué Panther, l’équipe de visite du Ventôsey est intervenue en pleine nuit. Les marins ont découvert à son bord un présumé narcotrafiquant de nationalité française et de nombreux colis contenant de la cocaïne.

 

Le 9 juin, de retour à la base navale de Fort-de-France, l’équipage du Ventôse a remis à l’OCRTIS le suspect, le voilier et la drogue. Cette interception en haute mer a été le déclencheur d’une vaste opération d’interpellations en Italie et en France aboutissant à l’arrestation de 18 personnes dont 15 ont été écrouées. C’est le résultat d’une longue enquête menée depuis un an par les différents services de la direction centrale de la police judiciaire.

 

Agissant dans le cadre de l’Action de l’État en mer, les forces armées aux Antilles opèrent régulièrement de manière coordonnée avec les autres administrations françaises ainsi que ses partenaires étrangers de la Caraïbe, pour réprimer les trafics de drogue en haute mer. Ces opérations sont placées sous l’autorité du préfet de la Martinique, délégué du gouvernement pour l’action de l’État en mer aux Antilles et conduites depuis le centre opérationnel interarmées implanté à Fort-de-France par le commandant supérieur des forces armées aux Antilles et commandant de la zone maritime Antilles. Elles sont menées en parfaite collaboration avec l'autorité judiciaire (JIRS de Fort de France).

 

Ces opérations illustrent la détermination et l'efficacité de l'action interministérielle menée par la France pour lutter contre le trafic de produits stupéfiants en zone maritime Antilles.

 

Ces opérations portent le bilan de cette année 2015 à plus de 5,9 tonnes de drogue interceptées en mer par l’action conjointe des services français dans la zone maritime Antilles.

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 07:25
photo EMA

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15/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 11 au 17 juin 2015, les forces armées hollandaises, les autorités locales et les forces armées aux Antilles (FAA) organisent un entraînement opérationnel d’intervention des moyens civils et militaires, sur un scénario de catastrophe naturelle sur l’île de Saint Martin et Sint Marteen.

 

HUREX (Hurricane Exercise) est un entraînement planifié et mené par les forces armées et autorités civiles néerlandaises auquel les FAA ont été conviées, soulignant ainsi la volonté des Néerlandais de consolider la coopération entre nos deux nations. Près de 200 militaires français et néerlandais participent à cette édition.

 

Simulant une intervention d’urgence et d’assistance à la population après une catastrophe naturelle, HUREX 2015 s'inscrit dans le cadre du cycle de préparation opérationnelle des FAA. La saison cyclonique 2015 a débuté officiellement le 1er juin 2015 pour la zone Atlantique Nord, et les petites Antilles sont plus particulièrement exposées de juillet à novembre. Aussi, afin d’être toujours prêt à intervenir au secours de la population si un tel phénomène météorologique devait se produire, les FAA s’entraînent plusieurs fois par an en simulant des missions d’assistance à la population antillaise.

 

Afin d’entretenir leur capacité d’intervention sur l’ensemble du territoire français aux Antilles, notamment pour des opérations d’urgence et de secours aux populations, les FAA s’entraînent ponctuellement au-delà de leurs zones de stationnement permanent. Le déploiement du 33e régiment d’infanterie de Marine (33e RIMa) ainsi que du bâtiment de transport léger (BATRAL) Dumont d’Urville permet donc de démontrer la capacité des militaires basés en Martinique à intervenir dans toutes les îles de la Caraïbe et notamment les îles françaises du Nord. Cet exercice constitue aussi une bonne opportunité de réaffirmer la mission permanente de souveraineté des forces armées sur l’ensemble du territoire national de la zone Antilles tout en entretenant notre coopération bilatérale avec le royaume des Pays-Bas.

 

Au-delà du secours d’urgence, la France et le royaume des Pays-Bas, entretiennent également une coopération renforcée dans le domaine de la lutte contre le narcotrafic régional. A ce titre, un programme de coopération opérationnelle portant sur le soutien dans les opérations aériennes et maritimes de lutte contre les trafics illicites de stupéfiants dans la zone de Saint-Martin et de Sint-Marteen a été signé en mars 2013.

 

Les forces armées aux Antilles (FAA) garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis les départements de la Martinique et de la Guadeloupe. Elles constituent un dispositif interarmées à dominante aéromaritime de premier plan sur le Théâtre Antilles-Guyane, en coordination avec les forces armées en Guyane (FAG).

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 11:55
Crédits photo FRANCIS PLR - GIGN

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Sources : GIGN

 

Dans le domaine des sports de combat, les entraînements au GIGN sont hebdomadaires.

Les techniques de percussions et de préhension sont travaillées entre autre sur des bases de boxe pieds-poings, de ju-jitsu brésilien et de Mixed Martial Arts (MMA). Elles sont ensuite adaptées aux besoins opérationnels propres à l'unité.

Cliquer ici pour rejoindre la page Facebook officielle du GIGN external link

 

 

Credits photo : GIGN

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 06:55
Le soutien de l’opération SENTINELLE

 

14/06/2015 Armée de Terre

 

La zone de rassemblement et d’attente (ZRA) de Brétigny sur Orge est le point d’entrée et de sortie de tous les soldats de l’opération SENTINELLE en Île-de-France.

 

Lors de chaque phase de relève, la ZRA accueille près de 7 000 hommes et les équipes avant leur affection sur les sites franciliens.

 

L’ancienne base aérienne, capable de gérer jusqu’à 1 300 soldats par jour, fournit tout l’équipement nécessaire à leur mission. Gilets pare-balles, casques, bombes lacrymogènes, matraques télescopiques font notamment partie du paquetage perçu. Armée par le service du commissariat des Armées, la ZRA offre des possibilités d’hébergement et de restauration pour garantir un soutien optimal aux unités montantes et descendantes.

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 07:25
photo Marine Nationale

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10/06/2015 Source: Etat-major des armées

 

Dans la nuit du 3 au 4 juin 2015, la frégate de surveillance Ventôse est intervenue à 130 milles nautiques au sud-ouest de Saint Martin pour intercepter le caboteur Lady Margaret battant pavillon d’Anguilla et suspecté de trafic de drogue.

 

Le 3 juin, l’agence américaine interministérielle de lutte contre le narcotrafic (Joint Inter Agency Task ForceSouth – JIATF-S) a alerté les autorités françaises qu’un bâtiment suspecté de trafic de drogue avait été localisé et suivi par leurs avions de patrouille maritime. Ce bâtiment, le caboteur Lady Margaret battant pavillon d’Anguilla, naviguait à 130 milles nautiques (240 km) au sud-ouest de Saint-Martin. Les renseignements américains, complétés par ceux de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), ont permis à la frégate Ventôse d’intercepter le Lady Margaret. Le 4 juin, à 03h17, l’hélicoptère embarqué Panther a localisé le bâtiment. Après avoir obtenu l’autorisation de l’Etat du pavillon, l’équipe de visite a pris le contrôle du caboteur dont l’équipage s’est montré coopératif. Quelques minutes après le début des recherches à bord, des ballots contenant 524 kg de marijuana ont été découverts.

 

La frégate de surveillance Ventôse a accosté le 9 juin 2015 à la base navale militaire de Fort-de-France, où l’antenne Caraïbes de l’office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) a récupéré puis détruit la cargaison de drogue.

 

Agissant dans le cadre de l’Action de l’État en mer, la Marine française aux Antilles opère régulièrement de manière coordonnée avec les autres administrations françaises ainsi que ses partenaires étrangers de la Caraïbe, pour réprimer les trafics de drogue en haute mer. Ces opérations sont placées sous l’autorité du préfet de la Martinique, délégué du gouvernement pour l’action de l’État en mer aux Antilles et conduites depuis le centre opérationnel interarmées implanté à Fort-de-France par le commandant supérieur des forces armées aux Antilles et commandant de la zone maritime Antilles. Elles sont menées en parfaite collaboration avec l'autorité judiciaire (JIRS de Fort de France).

 

Ces opérations illustrent la détermination et l'efficacité de l'action interministérielle menée par la France pour lutter contre le trafic de produits stupéfiants en zone maritime Antilles.

 

Les moyens des FAA contribuent sensiblement à l’action conjointe des services français dans la zone maritime Antilles, laquelle a permis la saisie de plus de 5,8 tonnes de drogue depuis le début de l’année 2015.

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 11:55
Premières missions de surveillance de gazoduc par drone en France

 

05.06.2015 par Aerobuzz.fr

 

En partenariat avec GRTgaz, Air Marine vient de réaliser les premières missions de surveillance de gazoduc (mai 2015), dans le Sud de Brive sur un terrain vallonné. Elles ont permis de confirmer l’intérêt de cette technologie alternative dans des zones difficiles d’accès et fortement boisées. Elles complètent le dispositif de surveillance existant : centre de surveillance à distance, inspections terrestres et survols aériens, notamment avec un bimoteur léger Tecnam. Selon Air Marine, les drones permettent d’avoir une meilleure vision des installations.

 

Depuis la mise en place de la nouvelle législation sur les drones en 2012, il s’agit du premier programme de surveillance de ce type. Air Marine est l’un des rares opérateurs français de drones à maîtriser les vols à longues distances hors-vue. Pour chaque mission, deux pilotes interviennent sur le terrain en vue de gérer la navigation du drone et l’analyse des données.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 16:55
Crédits : Marine Nationale

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23.05.2015

 

Missions, réorganisations, recrutement… Le contre-amiral Olivier Coupry, commandant la force des fusiliers marins et commandos marine nous accorde un entretien exclusif.

 

Vous avez pris le commandement de la force maritime des fusiliers marins et commandos en août 2012. Vous allez bientôt partir à un moment où vos unités sont mobilisées de toute part ?

Il me reste trois mois, je n’en suis pas tout à fait à l’heure du bilan. Mais effectivement, nous sommes particulièrementsollicités. Pour autant nous ne sommes pas en surchauffe. Nous avons des seuils maximums d’engagement, avec les commandos notamment, qui nous permettent de préparer les gens au mieux pour le succès de nos opérations et la sécurité de nos hommes. Car ce sont des opérations complexes, parties pour s’installer dans la durée.

 

Au-delà des Forces spéciales, il y a les fusiliers marins dont on imagine qu’ils sont intégrés à l’opération antiterroriste « Sentinelle » ?

Les attentats du 7 janvier ont eu deux conséquences pour nous. D’abord un besoin immédiat et important de renforcement de la protection de nos installations militaires. Dans le cadre de Sentinelle, nos fusiliers marins ont été employés pour la garde de sites civils ou militaires à Brest, Toulon, Paris (N.D.L.R. synagogue, hôpital et centre de commandement situé en pleine ville).

 

Cette mobilisation a été décidée alors même que vous réformiez le corps des fusiliers marins.

Nous sommes partis de plusieurs constats qui ont mis en évidence un vrai besoin de renforcement du dispositif de protection. Dans le même temps, je constatais une hausse des départs subis que j’avais du mal à contrôler, dus notamment à un manque d’attractivité du métier. Cela m’a conduit à proposer une réorganisation complète.

 

Comment se traduit cette réorganisation ?

Entre 2013 et 2014 on a fait un test pendant près d’un an dans deux de nos unités. À ce moment-là, on était au cœur de l’application de la loi de programmation militaire et des déflations d’effectifs. Or on a réussi à conserver nos effectifs (1 500 personnes), ce qui est en soi une gageure. Nous n’avons pas non plus changé le nombre d’unités (deux groupements et 7 compagnies).

Ce que l’on a changé, c’est leur mode de fonctionnement. On a redynamisé les cycles d’activité pour briser la routine qui s’était installée. Aujourd’hui, on alterne entre un mois de service en protection de site et un mois d’entraînement, pendant huit mois. Après, les fusiliers marins sont projetés à l’extérieur, notamment sur des missions de protection embarquée qui sont importantes, compliquées et ambitieuses. De plus, il y a des missions de protection de nos points sensibles en outre-mer et enfin des installations particulières comme le port de Djibouti par exemple. Dans l’ensemble, on a considérablement amélioré la préparation opérationnelle (combat, tir, et aptitude nautique).

 

Après plusieurs mois d’application, cette réforme est-elle une réussite ?

Au bilan c’est un grand succès qui a permis aux unités de retrouver de l’attractivité. Les départs subis qui étaient très importants en 2012-2013 se sont inversés. On a changé de paradigme dans la tête des marins. Ils sont passés de gardiens militaires à combattants. Ils sont revenus dans la grande tradition des fusiliers marins. Je voulais leur redonner de la fierté et le sens de ce métier-là. Ce ne sont pas des vigiles.

 

Mais cette réforme est-elle compatible avec les impératifs des opérations antiterroristes ?

On a dû y faire face à effectif constant. Mais cela leur a tiré dessus comme on dit chez nous. Le risque effectivement est de mettre en péril tout ce que l’on attend de cette réforme, parce que j’use le potentiel qu’on vient d’acquérir. On cherche toujours l’efficience maximum au moindre coût. On essaye toujours de limiter les effectifs… Mais cela a parfois été au risque de perdre le sens initial de notre engagement.

 

Ne pouvez-vous pas actionner le recrutement ?

Bien sûr. On a pris la mesure de cette affaire en augmentant les effectifs. On va recruter 500 fusiliers marins dont une part importante sera affectée à la Forfusco. Sur 2015, on augmente notre recrutement de 50 %. C’est considérable.

 

Finalement, ce contexte difficile est plutôt porteur pour la Force que vous commandez ?

En fait on a bénéficié d’un contexte très favorable parce qu’on est à la croisée de deux domaines d’actualité que sont la protection et les opérations spéciales. Ces dernières sont une priorité du livre blanc et de la loi de programmation militaire. Ce double effet positif fait qu’on est une force en croissance.

 

Cette croissance se traduit également par la création d’un 7e commando (lire dans notre édition du 21 mai) ?

Il y a effectivement un projet à l’étude à l’État-major de la Marine. Il est solide mais nécessite encore des compléments d’études. Nous en reparlerons plus tard.

 

Recrutement des fusiliers marins  : homme ou femme, de 17 à moins de 25 ans, de la 3e au bac (contrat de 4 ans) jusqu’à bas à bac 2 (contrat de 10 ans). Renseignements au Cirfa à Lorient, : 02 97 12 43 60 ou sur etremarin.fr.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 11:55
photo GMP

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05/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 3 juin, le général d’armée aérienne Gratien Maire, major général des armées (MGA), s’est rendu à Paris sur deux sites de l’opération Sentinelle : un groupe scolaire dans le 13e arrondissement, ainsi que le fort du Kremlin-Bicêtre lieu de stationnement d’un état-major et d’unités élémentaires.

 

Ce déplacement avait pour but d’aller à la rencontre des unités engagées, des hommes et des femmes sur le terrain, de constater les conditions d’exécution de  leur mission et de s’assurer plus particulièrement des progrès réalisés dans l’ensemble des domaines du soutien.

 

Dès l’annonce du déploiement dans la durée des 7 000 hommes de l’opération SENTINELLE, un effort de long terme sur soutien a été engagé, avec une priorité marquée sur les conditions de vie des militaires déployés. Il s’agit concrètement de consolider ce qui, dans les premiers mois de l’opération, a reposé sur une logique d’urgence.

 

Au cours de ses échanges avec les soldats et les cadres du 152e régiment d’infanterie (Colmar) et du 68e régiment d’artillerie d’Afrique (La Valbonne), le MGA a pu mesurer le professionnalisme et la détermination avec laquelle ces unités remplissent leur mission. Il a pu également mesurer, sur le terrain, les effets des premières réalisations et apprécier les mesures restant à mettre en œuvre, qui s’inscrivent dans une action générale de long terme mobilisant l’ensemble des acteurs du soutien.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 11:55
photo Marine Nationale

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02/06/2015 Marine Nationale

 

Les 27 et 28 mai 2015, dans le cadre du dispositif ORSEC maritime, les préfectures maritimes de l’Atlantique et de la Manche-Mer du Nord ont organisé un exercice majeur d’assistance à navire à difficulté (ANED) et de lutte contre une pollution maritime par hydrocarbure (POLMAR) au large de Saint-Malo et dans la baie du Mont Saint-Michel.

 

Baptisé « Roches Douvres », en référence au plateau de roches du même nom situé près de la zone d’exercice, cet entraînement interministériel « grandeur nature » a rassemblé plus de 300 militaires, agents de l’Etat, privés et bénévoles ainsi qu’une quarantaine de moyens nautiques et aériens.

 

Les unités de la marine nationale implantées à Brest et à Cherbourg étaient fortement impliquées avec de nombreux marins déployés sur le terrain et des équipes de gestion de crise mobilisées dans les états-majors des préfectures maritimes de l’Atlantique et de la Manche-Mer du Nord. « Roches-Douvres 2015 » a réuni plusieurs unités spécialisées telles que le centre d’expertise pratique de lutte contre les pollutions maritimes, le remorqueur d’intervention, d’assistance et de sauvetage Abeille Liberté ou encore le bâtiment d’assistance, de soutien et de dépollution Alcyon, mais également des unités plus polyvalentes telles que le patrouilleur de service public Flamant, le bâtiment de soutien de région Elan, les bâtiments écoles Jaguar et Panthère et la vedette côtière de surveillance maritime Trieux. Les flottilles 32  et 33F étaient également présentes avec un hélicoptère EC225 et un hélicoptère Caïman.

 

Roches-Douvres 2015 a permis d’entraîner plusieurs préfectures maritimes et terrestres à coordonner leur action en mer et à terre. Le scénario prévoyait notamment le remorquage d’un navire en difficulté vers un port refuge et la gestion d’une grave pollution maritime après le naufrage d’un pétrolier. Un scénario joué dans des conditions très proches de la réalité grâce à la présence, pendant quelques heures, d’un chimiquier polyvalent affrété pour l’exercice et la participation de cellules de crise d’armateurs et d’affréteurs.

 

L’exercice a également offert l’opportunité de collaborer avec la Grande-Bretagne, la Belgique et l'Agence européenne de sécurité maritime (AESM) qui avaient engagé respectivement un avion de patrouille maritime, un hélicoptère NH90 et un navire antipollution. Onze navires de pêche (chalutiers et barges mytilicoles) de la Manche, de l’Ille-et-Vilaine et des côtes d’Armor ont également participé aux opérations de dépollution en mer et des élèves de plusieurs établissements scolaires de Saint-Malo ont été sensibilisés à la lutte contre la pollution maritime.

 

Réalisé en coordination avec la préfecture de la zone de défense et de sécurité « Ouest » et les préfectures de la Manche, d’Ille-et-Vilaine, des Côtes-d’Armor et du Finistère, l’exercice s’est poursuivi à terre dans les ports de Granville, du Vivier sur mer et de Brest.

photo Marine Nationale

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 16:45
photo EMA / Armée de Terre

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04.06.2015  Notes d'Analyse Géopolitique - GEM

 

Economie mondiale et sécurité internationale au risque des crises sanitaires

 

L’Afrique de l’Ouest n’en a pas fini avec Ebola. Plus d’un an après avoir été officiellement déclarée par l’OMS, le 25 mars 2014, la chaîne de contamination n’est toujours pas maîtrisée. Le G7 réuni les 7 et 8 juin prochain en Allemagne y consacrera d’ailleurs une partie de ses travaux.

Si le pire n’est pas advenu, les conséquences de cette épidémie se font toujours sentir. Sa très forte médiatisation est certes liée à son importante létalité, les personnes contaminées trouvant la mort dans 50 à 80 % des cas. Mais aussi au risque qu’elle peut faire peser sur la stabilité des pays touchés.

Elle reflète surtout la place accrue des questions sanitaires dans les relations internationales. Et, en creux, la fragilité potentielle de notre monde globalisé.

L’épidémie de fièvre liée au virus Ebola s’est déclarée en Guinée en novembre 2013. Il a cependant fallu attendre mars 2014 pour qu’elle se déclenche, c’est-à-dire que l’on assiste à l’augmentation rapide de son incidence. Elle se propage dès lors au Liberia et en Sierra Leone, puis dans des pays hors de la zone, comme l’Espagne et les États-Unis.

« Cette fièvre hémorragique s’est ainsi muée en véritable crise de santé publique internationale », observe Jessica Some sur le site les-yeux-du-monde.fr (29/12/2014). « Ses implications sociales, humanitaires mais aussi économiques et sécuritaires ont suscité un vif intérêt des médias, des décideurs politiques et de l’opinion internationale, conduisant à des prévisions plus ou moins erronées. »

Le Center for Disease and Prevention américain va en effet jusqu’à prévoir près de 1,4 million de morts en moins d’un an. Au 23 mars 2015, l’OMS recense 24 842 cas, dont 10 299 mortels. Une mortalité certes tragique, mais concentrée lors du pic de l’épidémie, au 2e semestre 2014, lorsque plus de 1 000 nouveaux cas étaient dénombrés chaque semaine.

Et surtout, d’un niveau nettement inférieur au paludisme, par exemple (qui cause entre 1,4 et 3 millions de morts par an), ou même à la grippe (entre 250 000 et 500 000 morts par an).

 

De la santé à la sécurité internationale

Si la crise a pris une telle proportion, c’est en raison de sa diffusion au-delà de son foyer initial, en Afrique de l’Ouest et jusque dans les pays développés, par l’effet des flux migratoires. Soit un scénario catastrophe pour l’OMS, alors même que le virus Ebola est connu et surveillé depuis plus de vingt ans. Il n’est d’ailleurs pas anodin que les États-Unis décident d’envoyer des militaires sur place, et en nombre: 3000 au Liberia, soit autant que l’ensemble des forces françaises mobilisées face à la menace islamiste dans la bande sahélo-saharienne.

Sur son blog Défense en ligne (10/10/2014), Philippe Leymarie, journaliste au Monde diplomatique, propose cette analyse de la position américaine : « Faisant valoir qu’ en Afrique de l’Ouest ‘les hôpitaux, cliniques, centres de traitement sont dépassés, laissant les gens mourir dans la rue’, et que ‘les systèmes de santé publique sont prêts de s’effondrer’, Barack Obama, devant l’assemblée générale de l’ONU, le 25 septembre [2014], avait appelé l’ ensemble du monde à la rescousse, affirmant que ‘seule l’ Amérique a la capacité et la volonté de mobiliser le monde contre les terroristes de Daesh’, de ‘battre le rappel mondial contre l’agression russe’, et de ‘contenir et anéantir l’épidémie d’Ebola’.‘

C’est un exemple de ce qui se passe quand l’Amérique prend le leadership pour affronter les plus grands défis mondiaux’, avait-il conclu. Un discours aux traditionnels accents hégémoniques, sans doute destiné à convaincre surtout l’opinion américaine (qui avait élu ce président démocrate pour qu’il les tire des mauvais pas internationaux, plutôt que de les y ramener). Mais qui met pour la seconde fois un problème de santé publique au même rang que les grands conflits diplomatiques et militaires du moment. »

La première fois était en 2000, lorsque le Conseil de sécurité de l’ONU avait évoqué pour la première fois les menaces que pouvait générer le sida en Afrique, « avec des conséquences comme l’affaiblissement des armées nationales dans les pays les plus touchés par la maladie (au risque de ne pouvoir assumer leurs responsabilités en matière de surveillance des frontières, de dissuasion, etc.), ou l’impossibilité pour ces derniers de fournir aux forces internationales les contingents de paix promis. »

 

Quand la peur s’empare des économies…

De son côté, la Banque mondiale a très rapidement analysé les conséquences économiques de l’épidémie. Un premier rapport publié le 8 octobre 2014 fait état d’un risque de perte de croissance compris entre 2,2 et 7,4 milliards de dollars pour l’ensemble des pays de l’Afrique de l’Ouest sur l’année 2014.

Outre de moindres rentrées fiscales, une aggravation des déficits publics et une hausse des prix, « la maladie et la mortalité pèsent à la fois sur les systèmes de santé et les outils de production des pays en amoindrissant la force de travail de manière temporaire ou définitive ». Dans sa dernière note (18/05/2015), la Banque mondiale relève que la crise continue « de paralyser les économies de la Guinée, du Liberia et de la Sierra Leone, malgré la baisse significative du taux de contamination constatée dans ces trois pays ».

Selon ses estimations, « le manque à gagner du fait de l’épidémie se chiffrera en 2015 à 1,6 milliard de revenus pour les trois pays ». Pour y faire face, elle a mobilisé un montant total de 1,62 milliard de dollars à l’appui des efforts de lutte contre l’épidémie et de redressement de l’économie des pays les plus éprouvés par Ebola.

D’autant qu’aux effets, réels, de la maladie s’ajoute la peur de la contagion. Contagion locale bien sûr, mais également crainte d’une propagation insidieuse aux populations et donc aux économies africaines, occidentales et asiatiques. Surnommé « l’indice de la peur », l’indice Vix, qui mesure la volatilité des marchés d’actions aux États-Unis, a bondi de 100 % au plus fort de la crise, en octobre 2014.

La société London Mining, deuxième plus important producteur de minerai de fer de Sierra Leone illustre les effets possibles d’une telle crise: après avoir dû revoir ses prévisions d’extraction à la baisse au mois d’août 2014, le cours de ses actions a chuté de 80 % le 8 octobre à la Bourse de Londres, contraignant son conseil d’administration à demander le placement de la société sous tutelle judiciaire.

Son principal concurrent, le géant ArcelorMittal, a renoncé dans le même temps à un projet d’agrandissement d’une mine exploitée au Liberia, qui devait voir tripler sa production de minerai de fer.

De nombreux secteurs peuvent en effet subir de plein fouet une telle crise: extraction minière et agroalimentaire (en particulier les matières premières agricoles comme le cacao), transport et tourisme.

« Sitôt les premiers cas d’Ebola recensés ailleurs qu’en Afrique, les cours de certaines compagnies aériennes ont reculé en Bourse, rappelle le magazine Valeurs actuelles (30/10/2014). Comme ce fut le cas, le 7 octobre [2014], à la Bourse de Londres après la découverte d’un cas en Espagne, qui s’est traduit par un plongeon de 7 % du cours d’International Airlines Group, la maison mère de British Airways et d’Iberia ; comme le 1er octobre aux États-Unis, avec le recul de plus de 3 % des compagnies aériennes Delta Air Lines et American Airlines ».

Quant au groupe français Bolloré, il a vu ses actions perdre 18 % de leur valeur en un mois, les investisseurs ayant anticipé une baisse du chiffre d’affaires de sa filiale Bolloré Africa Logistics. L’effet domino est donc évident.

Déjà lors des épidémies de Sras et de grippe H1N1, le trafic aérien mondial avait baissé de 2,6 % et même de 32 % pour le trafic vers l’Asie entre avril 2003 et avril 2002!

 

La mobilisation des pays développés

Certaines ONG ont certes critiqué la lenteur de la réaction initiale de la communauté internationale, et en particulier de l’OMS. Ainsi Médecins sans frontières (MSF), dont le rapport Poussés au-delà de nos limites (mars 2015), qui retrace « une année de lutte contre la plus vaste épidémie d’Ebola de l’Histoire », fustige ceux qui ont « ignoré les appels à l’aide et ont réagi avec retard ».

Il est vrai que, sur le terrain, la situation est rapidement critique. « Présente en première ligne dès sa découverte, explique Le Monde (24/03/2015), MSF s’est vite rendu compte que celle-ci était hors norme, avec une multitude de foyers et une extension hors des zones forestières vers les grands centres urbains, favorisée par les mouvements de populations transfrontaliers. »

Il faut attendre le 8 août 2014 pour que l’OMS déclare que l’épidémie en cours est une « urgence internationale ». Critiquée dans le passé pour avoir diffusé des messages d’alerte ayant suscité une mobilisation et des dons « inutiles », il est vrai que l’organisation internationale s’est montrée prudente.

Mais dès lors, la mobilisation des États s’enclenche, et constitue encore aujourd’hui l’une des plus importantes face à un problème sanitaire.

Et ce sont des laboratoires français, britanniques et américains qui travaillent d’arrache-pied à la mise au point de traitements et vaccins contre le virus.

L’usage des fonds de secours reste toujours sujet à caution: des associations comme l’AGT guinéenne estiment que seuls 3 % des dons pour la lutte contre l’épidémie peuvent être tracés jusqu’aux actions de terrain.

Mais la Banque mondiale s’est engagée à créer un nouveau mécanisme de riposte d’urgence aux pandémies, afin que la communauté internationale soit mieux préparée aux situations d’urgence sanitaire.

Il devrait permettre, le cas échéant, d’acheminer plus rapidement les fonds. Nul doute qu’il soit mobilisé à l’avenir.

Dans notre monde globalisé, en matière sanitaire aussi, s’applique la théorie du chaos : le battement d’ailes d’un papillon peut déclencher une tornade à l’autre bout de la planète…

 

 

Pour aller plus loin:

  • « Ebola, une affaire de sécurité nationale », par Philippe Ley- marie, in Défense en ligne, blog hébergé par Le Monde diplomatique, 10/10/2014;
  • « Ebola. Quand la peur s’empare des économies », par Frédéric Paya, in Valeurs actuelles, 30/10/2014 ;
  • « Ebola : géopolitique d’une épidémie », par Jessica Some, les-yeux-du-monde. fr, 29/12/2014.
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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 16:56
CMCC Poste de controle - photo Armée de l'Air

CMCC Poste de controle - photo Armée de l'Air

 

03/06/2015 Marie BROYER - Armée de l'air

 

La mise en service opérationnelle du centre militaire de coordination et de contrôle 80/920 de Paris (CMCC) a été annoncée le 28 mai 2015. Localisé à Athis-Mons, ce CMCC résulte de la signature d’un d’accord avec le centre en route de la navigation aérienne (CRNA) Nord, et fait suite à plusieurs mois d’expérimentation.

 

Pour une meilleure coordination entre civil et militaire

L’accord signé au CNRA Nord conclut la troisième et dernière phase d’expérimentation de ce projet, et donne le feu vert au lancement du dernier des cinq CMCC existant sur le territoire national.

Le CMCC de Paris permet aujourd’hui un quadrillage complet de l’espace aérien de la métropole. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du ciel unique européen, et vise à mettre en place entre les États membres un dialogue concernant l’identification des dangers et la résolution des risques.

La coordination entre civil et militaire est établie par un règlement de la Commission européenne de 2005, dans lequel il est stipulé que le ciel doit être considéré comme un espace à la fois civil et militaire. De fait, les deux services travaillent ensemble, comme en témoigne le lieutenant-colonel Didier Stauffer, commandant du CMCC de Paris,  : « Nous sommes dans la même salle, nous nous connaissons. La valeur professionnelle des militaires est reconnue par nos homologues civils. ».

 

Les CMCC : des services de contrôle, pas de surveillance

Les centres militaires de coordination et de contrôle n’ont pas pour objectif la surveillance des vols au-dessus du territoire, comme le rappelle le lieutenant-colonel Stauffer : « Il n’y a pas, dans le domaine du contrôle, une interaction dans la lutte contre le terrorisme ».  Au contraire, la mission première des CMCC est de fluidifier le trafic, grâce à une meilleure visibilité des aéronefs « en route » (c’est-à-dire sur tous les aéronefs qui ne sont pas en phase de décollage ou d’atterrissage), une tâche jusque-là réservée aux centres de détection et de contrôle.

Avec la mise en service du CMCC de Paris, c’est la cohérence entre la gestion de l’espace aérien, la gestion des courants de trafics et le service de la circulation aérienne, qui est facilitée.

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 16:55
microdrones source EC

microdrones source EC

 

03/06/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le bilan de la lutte anti-drone reste pour l'heure très modeste. Sur 203 survols illégaux signalés, seulement treize affaires judiciaires mettant en cause essentiellement des touristes, ont été résolues.
 

C'est ce qu'on appelle un joli flop. L'Etat peine à identifier les téléopérateurs coupables de survols illégaux au-dessus des centrales nucléaires, notamment. Des vols qui ont pourtant mobilisé tout l'appareil répressif français, du ministère de l'Intérieur à l'armée de l'air en passant par la plupart des services de renseignement. En dépit de cette mobilisation, l'Etat a échoué. C'est ce qu'a révélé vendredi dernier, lors du colloque organisé par le Secrétariat général de la défense et la sécurité nationale (SGDSN), le magistrat du Bureau contre la criminalité organisée, le terrorisme et le blanchiment, Aurélien Létocart.

Le magistrat a dévoilé le bilan de l'action de l'Etat : 203 survols illégaux signalés, 63 procédures judiciaires, dont 55 clôturées, 13 affaires judiciaires résolues. "Nul ne sait qui est vraiment derrière ces survols", a d'ailleurs récemment reconnu à l'Assemblée nationale le général Jean-François Hogard, directeur de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD). Sur ces 13 affaires qui ont abouti, les magistrats ont finalement ordonné comme peine principale la confiscation des drones. Ils ont dû se contenter également de faire un rappel à la loi et ont éventuellement infligé des amendes inférieures à 1.000 euros.

 

Pas de répression

"Il n'y a pas eu de répression", a reconnu Aurélien Létocart. Pourquoi? Tout simplement, a-t-il précisé, parce que la justice a démontré que les téléopérateurs démasqués avaient "une absence de volonté de nuire" et "une méconnaissance de la législation en vigueur" en matière de vol de drone. Notamment des touristes arrêtés qui ont fait voler un drone dans le ciel de Paris, a-t-il reconnu. Des journalistes étrangers sont aussi à l'origine de survols de Paris par des drones ainsi qu'un agent de la... CNIL. Bref, du menu fretin, bien loin du terrorisme international. Ce qui fait grincer les dents au ministère de l'Intérieur, qui trouve que le bilan n'est pas très satisfaisant.

La question des drones est délicate. "Les citoyens ont l'impression qu'on peut impunément surveiller des sites sensibles", a regretté le général Jean-François Hogard. Pour autant, a fait observer le secrétaire général du ministère l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie Francis Rol-Tanguy, les centrales nucléaires et les sites durcis ne sont pas les installations qui présentent le plus de risques en termes d'impact. Contrairement aux infrastructures aéroportuaires à la merci de pertes d'exploitation, et à certaines installations d'importance vitale. Plus généralement, les drones peuvent filmer les centrales nucléaires. "Ce qui n'est pas tolérable", a convenu le patron de la DPSD.

 

Des drones difficilement détectables

Dans ce contexte, l'État travaille pour trouver des solutions pour empêcher les survols illégaux de drones mais n'a pas encore trouvé la solution technique face à cette menace asymétrique. "La détection des drones est relativement difficile compte tenu de leur petite taille", a reconnu le directeur de la protection des installations, moyens et activités de la défense (DPID), le contre-amiral Frédéric Renaudeau. "Il s'agit en effet de véhicules de petite taille mettant en œuvre des matériaux non métalliques, se déplaçant à faible vitesse et à basse altitude. Ces trois caractéristiques alliées à un haut niveau d'autonomie rendent ces véhicules très difficiles à détecter", a confirmé le directeur technique général de l'ONERA, Thierry Michal.

Selon le patron de la DPID, la meilleure détection passe par des radars capables d'identifier un drone et de le distinguer d'un autre aéronef ou d'un oiseau. "Nous sommes en particulier capables de mesurer en laboratoire la signature optique et/ou radar des aéronefs envisagés", a pour sa part indiqué Thierry Michal.

La mise en œuvre d'une lutte anti-drones nécessite de remplir l'ensemble des fonctions : détection, identification, décision, neutralisation. "L'efficacité du système impose d'assurer une veille permanente nécessitant une automatisation poussée et une réflexion attentive à la place de l'homme dans la boucle. Enfin, il faudra s'assurer de la cohérence de la complexité et du coût du système vis-à-vis de la menace réellement représentée par ces engins", a précisé le directeur technique général de l'ONERA.

 

Des solutions adaptées aux enjeux financiers

Le patron de la sécurité d'EDF, Patrick Espagnol, attend d'ailleurs "une réponse globale adaptée aux enjeux sécuritaires et financiers". Très clairement, EDF ne veut "pas d'une solution onéreuse", qui "s'appuie sur l'existant mais enrichi par la recherche et développement (R&D)". Car pour l'heure, a-t-il confirmé, la prise de contrôle d'un drone ou sa destruction restent "encore très aléatoires".

Ainsi, l'Agence nationale de la recherche (ANR) a lancé un appel à projets doté d'un million d'euros pour trouver des solutions à plus long terme. Sur les 24 projets soumis, deux ont été retenus, début avril : "Boréades" de l'entreprise CS et "Angelas" de l'ONERA. Deux études qui vont durer 18 mois. En outre, le ministère de la Défense s'est donné six à douze mois pour dégager des solutions capacitaires intérimaires.

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 16:25
Les FAG sécurisent le 223e lancement d’une fusée Ariane

 

02/06/2015 Sources : EMA

 

Du 20 au 27 mai 2015, les forces armées en Guyane (FAG) ont été engagées pour la sécurisation des abords terrestres, maritimes et aériens du centre spatial Guyanais, chargé d’assurer le lancement de fusées spatiales. Parmi les moyens déployés, des aéronefs de l'armée de l'air.

 

À l’occasion de chaque tir (Ariane, Soyouz ou Vega), la sécurité du centre spatial guyanais (CSG) est assurée par les militaires des FAG. Ils agissent dans le cadre du dispositif Titan pour lequel près de 300 militaires des trois armées sont déployés.

 

Les aviateurs permanents du centre de contrôle militaire, basés à Kourou et en lien direct avec la haute autorité de défense aérienne (HADA) qui peut déclencher les mesures actives de sureté aérienne (MASA), ont scruté l’espace aérien pour prévenir toute pénétration de la zone interdite de survol.

 

Dans les airs, un hélicoptère et un Casa de l’armée de l’air, ont assisté un patrouilleur de la marine nationale et une vedette de gendarmerie maritime, patrouilllant au large du centre spatial pour interdire l'accès aux côtes. Trois bateaux de pêche ont d'ailleurs été reconduits hors de la zone interdite. À terre, les légionnaires ont patrouillé dans les environs du centre pour empêcher toute présence humaine.

 

Ainsi, le 27 mai 2015 à 18h16, la 223e fusée de type Ariane 5 a pu quitter Kourou en toute sécurité et permettre la mise en orbite de deux satellites de télécommunications.

 

A 7 000 km de la métropole, les forces armées en Guyane (FAG) garantissent la protection du territoire national et de ses ressources. Fréquemment engagées en appui de l’action de l’État dans des missions à caractère interministériel, les FAG agissent sur un territoire rendu exigeant par son étendue (1 100 km de frontières terrestres), son littoral difficile et sa forêt équatoriale.

Les FAG sécurisent le 223e lancement d’une fusée Ariane
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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 10:55
Loi sur le renseignement : ce qu'en pensent vraiment les espions

"Il semble qu'un IMSI-catcher permette de recueillir toutes les données, mais mon objectif n'est pas celui-là. Il est de suivre une cible" (Général Jean-François Hogard, directeur de la protection et de la sécurité de la défense)

 

02/06/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Vu par les responsables des divers services (DGSE, DPSD, DRM...), le projet de loi relatif au renseignement est une avancée pour accroître leur efficacité tout en préservant les libertés individuelles. C'est ce qu'ils ont expliqué aux députés de la commission de la défense de l'Assemblée nationale.

 

Alain Zabulon, coordonnateur national du renseignement

"La première raison d'un tel projet de loi, c'est que la France est l'une des dernières démocraties occidentales à ne pas disposer d'un cadre légal cohérent et complet régissant l'action des services de renseignement. C'est une situation préjudiciable à la fois aux services, parce qu'un certain nombre d'outils, n'étant pas prévus par la loi, ne leur sont pas accessibles, et aux libertés, l'absence de régime légal impliquant l'absence de contrôle". (...) Une autre raison de légiférer, est que nous avons été sensibles au fait que les révélations Snowden sur les activités de la NSA avaient pu susciter des interrogations et des inquiétudes dans l'opinion publique. Il était légitime d'apporter une réponse législative afin de montrer que la politique du renseignement telle qu'elle est conçue par le gouvernement de notre pays ne relève pas de la même philosophie que celle qui prévaut aux États-Unis".

"Ce texte répond à deux finalités. La première est de doter d'un cadre juridique les moyens techniques et opérationnels indispensables à l'accomplissement de leurs missions par les services de renseignement. En 1991, dans le cadre d'une écoute téléphonique, on écoutait une personne avec un téléphone filaire. Les individus que nous suivons aujourd'hui possèdent dix cartes SIM, cinq téléphones différents, une dizaine d'adresses internet, et utilisent des stratégies de contournement pour échapper à la vigilance des services".

"Ensuite, nous transposons dans le domaine de la prévention un certain nombre de techniques qui ne peuvent être utilisées actuellement que dans le cadre de procédures judiciaires. Dans ce cadre, en effet, les services de renseignement, sur instruction du juge, peuvent utiliser des techniques telles que le balisage de véhicules ou d'objets - pour en localiser les déplacements -, la sonorisation ou la captation d'images dans les lieux privés, la captation de données informatiques, et ils peuvent même procéder à des intrusions domiciliaires afin d'y installer ces moyens techniques. Le projet de loi a pour objectif de transposer l'ensemble de ces techniques dans le domaine de la police administrative, c'est-à-dire de la prévention. J'insiste sur la différence fondamentale, dans notre système juridique, entre la police administrative, qui vise à prévenir, et l'autorité judiciaire, dont l'objet est de réprimer. Le renseignement se situe très en amont du judiciaire et doit pouvoir intervenir sur certains individus à un moment où aucune infraction n'a été commise mais où il est indispensable de pouvoir lever le doute sur leurs intentions, avant, le cas échéant, de saisir l'autorité judiciaire s'il y a matière à le faire".

"Il ne s'agit en aucun cas d'utiliser les moyens du renseignement pour espionner des mouvements sociaux qui font partie de la vie politique de notre pays, mais de renseigner sur certains groupements qui pratiquent la violence de manière délibérée. Ces finalités, qui correspondent à celles qui sont déjà assignées aux services, chacun dans le cadre de leurs missions respectives, sont désormais inscrites dans la loi ; le progrès tient à un encadrement, qui faisait défaut jusqu'alors, de leur action".

"La procédure d'utilisation de ces techniques est très précisément définie. La demande doit être écrite et motivée. Elle est validée par le ministre en charge du service ou son directeur de cabinet. Les décisions d'autorisation sont prises par le Premier ministre, après l'avis d'une autorité administrative indépendante dont je parlerai tout de suite après. Ces décisions d'autorisation ont une durée maximale fixée par la loi : plus le moyen est intrusif et susceptible d'être attentatoire à la vie privée, plus la durée d'autorisation est encadrée. Elle ne peut être reconduite que selon les mêmes modalités que la demande initiale".

"Les interceptions de sécurité conduites par les services de renseignement ne font aujourd'hui intervenir aucun juge. La CNCIS, si elle estime qu'une technique a été indûment utilisée, peut faire une recommandation a posteriori. Enfin, quand un administré présente une réclamation, on lui répond : 'Nous avons vérifié : tout va bien'. Je ne caricature pas. L'état du droit, actuellement, c'est à peu près le néant. Nous avons construit un dispositif global dans lequel les garanties sont aussi consistantes que les moyens accordés aux services. Nous avons eu de très longues séances au Conseil d'État, chaque article a fait l'objet d'une analyse très approfondie : le Conseil d'État nous a donné quitus de ce que ce texte réalisait un équilibre satisfaisant entre les deux exigences. Il a notamment démontré qu'une politique de prévention pouvait se placer sous l'empire de la police administrative sans que le droit ne s'en trouve violé. Son avis sera rendu public jeudi, en même temps que le projet de loi".

 

Bernard Bajolet, directeur général de la sécurité extérieure (DGSE) :

"Ce projet de loi est un texte très important puisque c'est le premier texte de portée générale encadrant l'activité des services de renseignement depuis la Seconde Guerre mondiale. Il a une portée bien plus vaste que la loi de 1991, qui ne concernait que l'interception des communications. Ce projet de loi définit les missions des services de renseignement, les techniques qu'ils sont autorisés à employer sur le territoire national, ainsi que les modalités du contrôle de l'utilisation de ces techniques par une nouvelle commission, la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR)". (...)  Nous sentions bien la nécessité de consolider ce cadre, surtout depuis l'affaire Snowden. Ce projet de loi est donc indispensable".

"L'article le plus important pour mon service est celui relatif à la surveillance internationale. Cet article L. 854-1 prend en considération la réalité des activités que nous menons. Sa rédaction nous convient. Cet article n'offre aucune capacité nouvelle par rapport à ce qui est aujourd'hui pratiqué et consacré par la jurisprudence de la CNCIS. Il indique que les flux que nous interceptons portent sur les transmissions émises ou reçues à l'étranger. Le 'ou' est important car cela signifie que ces communications peuvent être des communications mixtes, dont l'un des identifiants est rattaché au sol français. Dans ce cas, les conditions d'exploitation et de conservation des correspondances afférentes sont alors celles du droit commun, c'est-à-dire qu'elles sont exploitées dans un centre du GIC, service du Premier ministre, sous le contrôle de la CNCTR, sous réserve que leur délai de destruction court à compter de leur première exploitation".

"Il convient de doter nos services d'un instrument qui leur permettrait de détecter la préparation d'un attentat terroriste sur notre sol au moyen de l'exploitation de données techniques. C'est l'objet des articles 851-3 et 851-4, qui permettraient au GIC, de recueillir des métadonnées dans deux cas. Dans le premier cas, il s'agit de confronter ces métadonnées à des listes d'individus présentant une menace. Ces métadonnées restent anonymes jusqu'au moment où l'on détecte quelque chose qui conduit à demander une interception de sécurité. Dans le second cas, il s'agit de détecter certaines pratiques de communication. L'objectif n'est pas de surveiller des comportements sociaux, tels que la fréquentation de telle ou telle mosquée par telle ou telle personne. Mais nous connaissons les techniques qu'emploient les djihadistes pour dissimuler leurs communications et échapper à toute surveillance : ce sont ces attitudes de clandestinité qu'il s'agit de détecter afin de prévenir des attentats, sans avoir à pratiquer une surveillance de masse".

"L'équilibre trouvé entre les besoins des services et le contrôle nous paraît satisfaisant. Le contrôle par une autorité administrative indépendante légitime l'action des services et la sécurise, permettant d'établir une relation de confiance non seulement avec la CNCTR mais aussi avec la délégation parlementaire au renseignement. Notre souci, dans les discussions, était que ce contrôle légitime que nous appelons de nos vœux ne paralyse pas l'action des services. La disposition retenue concernant la surveillance internationale nous semble équilibrée".

"Un des objectifs du projet de loi est justement de nous doter des instruments qui nous permettront de limiter les angles morts, de nous doter de moyens de détection plus performants, sans porter atteinte aux libertés individuelles. (...) En termes de protection des libertés, je pense que le projet représente une avancée par rapport à la loi de 1991, qui ne prévoyait aucun contrôle pour l'activité de surveillance internationale, en consacrant la jurisprudence qui s'est développée au cours des dernières années. Le point nouveau concerne le recueil de métadonnées pour le suivi de personnes présentant une menace ou la détection de communications caractéristiques d'un réseau terroriste. Dans la mesure où l'anonymat n'est levé qu'en cas de demande d'interception de sécurité, je considère que les garanties sont solides.

 

Le général Jean-François Hogard, directeur de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD), qui employait 1.080 personnes fin 2014 :

Le projet de loi relatif au renseignement, "vu du service, constitue une avancée majeure. Nous disposerons désormais d'un cadre juridique unifié, cohérent et complet qui renforcera notre efficacité et sécurisera l'action des agents. Je souhaite sincèrement que, par les garanties qu'il instituera, il protège les libertés fondamentales et lève les suspicions qui pèsent parfois sur les services". (...) "Les mesures votées auront un impact direct sur mes capacités opérationnelles, tout particulièrement en matière de lutte antiterroriste. Le projet de loi constituera une avancée pour les missions de la DPSD. Il simplifie, synthétise et unifie un ensemble de textes hétérogènes. Il donne aussi une base solide à l'action des services de renseignement".

L'équipement, l'IMSI-catcher, "fait controverse. Je souhaite aborder ces questions comme directeur d'un service de renseignement, ne pas éluder certains aspects de mes missions mais aussi en préciser la portée véritable. Surtout, je dois souligner le besoin de mon service en matière de techniques de renseignement. J'entends assurer qu'il en fera une utilisation stricte et mesurée. (...) Il faut aussi s'adapter à la mobilité des cibles, c'est-à-dire non seulement à la mobilité physique, mais aussi à ce que j'appellerais une forme d'agilité numérique. La cible sait varier ses modes et outils de communication. Il est facile d'acheter plusieurs téléphones mobiles ou plusieurs cartes SIM avant de passer à l'acte. Il faut donc que nous complétions les moyens classiques, comme les écoutes administratives, par des moyens techniques tactiques, qui permettent de suivre la cible avec une agilité égale à la sienne".

"Ces moyens sont ceux dits de type « R. 226 », en référence à l'article du code pénal fixant les règles de leur utilisation par dérogation, dans un cadre général de prohibition. Il s'agit notamment des IMSI-catcher qui permettent d'identifier, de localiser, voire d'écouter, pour les modèles les plus perfectionnés, un téléphone portable".

"Je confirme mon besoin de tels équipements, y compris de la capacité d'interception des conversations. Ce point est fondamental en cas de passage à l'acte imminent, car il est fort peu probable que les autres données de connexion permettent de le détecter. Cependant, les IMSI-catcher ne constituent pas l'alpha et l'oméga du renseignement technique. La mobilité des cibles, leur agilité numérique et leur méfiance face aux écoutes au sens général, nous obligent, si nous voulons être efficaces, à disposer de toute la gamme des équipements adaptés aux fonctions prévues par la loi : capacités en géolocalisation, capacités en sonorisation et capacités de suivre les communications électroniques".

"Il semble qu'un IMSI-catcher permette de recueillir toutes les données, mais mon objectif n'est pas celui-là. Il est de suivre une cible. J'ai eu un excellent échange à ce sujet avec M. Delarue, président de la CNCIS, avec lequel j'ai établi une relation de confiance. Selon lui, l'IMSI-catcher permet de 'pêcher au chalut'. Pour ma part, je cherche à 'pêcher à la ligne'. Je veux m'assurer de manière discrète qu'une cible potentiellement nuisible évolue là où nous pensons". (...) Au-delà de toute considération technique, je confirme que, à terme, je serais en grande difficulté pour remplir mes missions au service de mes concitoyens si je ne pouvais disposer de moyens techniques de renseignement".

"L'état de la menace nous impose d'être parfois intrusifs. In fine, une menace est toujours incarnée. Derrière les définitions d'ordre général, figurées par la menace terroriste ou l'ingérence économique, nous faisons face quotidiennement et très concrètement à des individus ou des groupes d'individus. Il s'agit de personnes impliquées dans l'organisation d'attentats à venir, se préparant à cibler des communautés, des sites protégés par nos soldats ou les symboles de nos institutions, mais aussi d'hommes ou de femmes - du stagiaire au membre d'une officine - traités par un service étranger ou missionnés par un concurrent, afin de conduire des actions d'ingérence visant nos industriels de défense, dont ils veulent dérober les secrets et le savoir-faire". (...) Le texte nous permettra d'être mieux armés face à des États ou des concurrents dotés de moyens considérables et dénués de scrupules. Demain, nous les affronterons à armes égales".

"Parfois, l'emploi de techniques de renseignement sur de tels individus est incontournable. Ne pas être intrusif, c'est se priver de la possibilité de suivre de telles cibles - leurs intentions, contacts, complices ou donneurs d'ordres - et de connaître leurs agendas, particulièrement lors d'un passage à l'acte. Ne pas être intrusif en pareil cas, c'est aggraver le risque qui pèse déjà sur nos concitoyens, mais cette intrusion doit être contrôlée et concentrée sur l'adversaire".

"Mon service n'a ni le besoin, ni l'envie, ni les moyens d'utiliser des techniques de renseignement pour un recueil de grande ampleur. Notre besoin porte le plus souvent sur une cible qui a été identifiée comme une menace. Par ailleurs, je veux témoigner de l'éthique de mes personnels, qui constitue un garde-fou, associée à des savoir-faire et savoir-être spécifiques. Les agents sont formés sur le contenu des lois et règlements en vigueur". (...) Je souhaite simplement que le projet de loi sur le renseignement permette de répondre aux cas d'urgence. En tant qu'opérationnel, je sais qu'il faut parfois raisonner en minutes plus qu'en heures. Il faut donc que nous puissions agir dans ces cas qui restent rares". (...) En dehors du cadre strict des autorisations prévues par le projet de loi, nous n'utiliserons pas ces techniques de renseignement utiles à l'accomplissement au quotidien de nos missions. Je réponds de l'état d'esprit du personnel".

 

Le général Christophe Gomart, directeur du renseignement militaire (DRM), qui emploie actuellement 1 600 personnes :

"À propos du projet de loi relatif au renseignement qui vous est soumis, je souhaiterais faire trois observations. Premièrement, ce projet colle aux réalités présentes et futures de nos services de renseignement quant à leurs moyens et à leurs missions ; deuxièmement, il donne un cadre clair et applicable à tous les services de renseignement ; troisièmement, je pense que cette loi protégera bien nos citoyensLe projet définit les missions des services de renseignement, précise les finalités pour lesquels les services peuvent recourir aux techniques de renseignement prévues par la loi, fixe les techniques de renseignement et leurs conditions de mise en œuvre et définit des procédures de contrôle par une autorité administrative indépendante et par un contrôle juridictionnel".

"Pour la DRM, il s'agit d'un projet de loi complet et cohérent qui respecte un équilibre entre les nécessités opérationnelles des services et un contrôle indispensable pour la garantie des libertés publiques. Il assoit aussi la légitimité de l'action des services. Ce projet complète le dispositif existant sans remettre en cause les capacités déjà prévues par les dispositifs législatifs existants. Le dispositif prévu par ce projet, qui apparaît comme plus souple que celui en vigueur pour les interceptions de sécurité, présente cependant de solides garanties : pour les communications qui renvoient à des identifiants nationaux, leur conservation relève de la même procédure que celle prévue pour les autres techniques de renseignement sous le contrôle de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR). Par ailleurs, la CNCTR s'assure des bonnes conditions de mise en œuvre de ces mesures".

"Le directeur du renseignement militaire que je suis considère donc que ce projet de loi relatif au renseignement concourra au maintien et à l'assurance de l'efficacité des services de renseignements. Notre mission a besoin d'un cadre cohérent appuyé sur des capacités de contrôle. Je salue personnellement cette volonté de nous garantir un tel cadre et je peux vous assurer que l'ensemble des membres de mon service demeurent pleinement engagés dans leur mission, avec pour principale ambition de contribuer à la sécurité de nos concitoyens".

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 16:55
photo J.Redouane - MinDefFr

photo J.Redouane - MinDefFr

 

29/05/2015 C.Martin  - DICoD

 

L'utilisation malveillante des mini-drones représente, aujourd'hui, une menace importante qui nécessite des réponses aux niveaux législatif et opérationnel. Cette question était au centre du colloque « Drones civils : opportunités et menaces », organisé le 28 mai par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN).

 

Survol d’un site militaire, occupation de l’espace aérien, l'utilisation de plus en plus fréquente de mini-drones pose de nouvelles problématiques. Comment faire face à ce nouveau type de menace et comment agir de manière opérationnelle ? Pour y répondre bon nombre de représentants de l'État, des armées, de l'industrie et des partenaires internationaux se sont réunis, le jeudi 28 mai, au Palais d'Iéna à Paris, siège du Conseil économique, social et environnemental (CESE), lors du colloque « Drones civils : opportunités et menaces ».

 

Organisé par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), cette journée a été rythmée par des tables rondes, au cours desquelles les intervenants ont évalué les opportunités, mais aussi les menaces liées au développement de cette technologie qui s'inscrit dans l'air du temps. « La première menace est d'avoir un mini-drone acheté à Noël et utilisé par des personnes qui n'ont aucune notion d'aéronautique. Cet engin peut alors devenir un véritable boulet de canon pour nos aéronefs civils et militaires », a expliqué le chef d'état-major de l'armée de l'Air, le général d'armée aérienne Denis Mercier. « Il faut faire de la prévention auprès de tous les utilisateurs de drones. L'objectif est de se partager l'espace aérien avec le maximum de sécurité. »

 

Les mini-drones représentent un domaine économique en plein expansion et un loisir un plein essor. Ces engins apportent également une aide inestimable dans de nombreux domaines : surveillance de sites industriels, sécurité civile, innovation technologique, etc. Mais le risque principal est une utilisation malintentionnée. Une menace qui nécessite aujourd'hui des réponses opérationnelles. « Détection, identification, neutralisation. Il faut un large spectre de dispositifs pour faire face aux mini-drones malveillants, assure le contre-amiral Frédéric Renaudeau, directeur de la protection des installations, moyens et activités de la défense (DPID). Mais dans le futur, il faudra aller au-delà et être capable de s'adapter à l'évolution de cette menace. Notamment avec un cadre juridique adapté à nos besoins opérationnels. »

photo J.Redouane  - MinDefFr

photo J.Redouane - MinDefFr

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 10:55
Comment se défendre de la cybermenace

Avec les centrales nucléaires, les aéroports figurent au rang des infrastructures les plus sensibles.

 

29/05/2015 Mikaël Lozano – LaTribune.fr

 

Avec les centrales nucléaires, les aéroports figurent au rang des infrastructures les plus sensibles. Ultra-connectés, travaillant avec des prestataires par milliers, ces hubs sont des cibles de choix pour les pirates informatiques, au même titre que les grands industriels de l'aéronautique et du spatial. Consciente du péril, la France va imposer des règles sécuritaires aux entreprises les plus sensibles.

 

Mails infectés envoyés à des employés clés, intrusions sur les systèmes d'information... Indéniablement, les pirates informatiques, ou hackers, font preuve de plus en plus d'imagination et de sophistication. Avec des objectifs qui vont du vol de données commerciales à la subtilisation de savoir-faire technologique en passant par la mise à mal de sites industriels, sans négliger la malveillance voire la mise sur pied d'un attentat.

Quels moyens sont déployés par les aéroports français pour lutter contre ces menaces ? La question est sensible. Tellement sensible que tous ceux qui ont été contactés par nos soins ont préféré botter en touche, de peur de livrer des informations stratégiques...

 

Obligation de déclaration, pour les victimes d'attaques...

De son côté, l'Etat a décidé de prendre les choses en main pour éviter toute conséquence dramatique. Sont désormais sous surveillance plusieurs secteurs clés, dont le transport. Plus précisément, 218 opérateurs d'infrastructure vitale (OIV), dont les noms sont bien gardés, œuvrant dans ces secteurs et surveillés par l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI), branche cybersécurité du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale.

La Loi de programmation militaire 2014 - 209 a, en effet, constitué un tournant. Son article 22 a fait de la France « le seul pays qui protège, par la loi, les opérateurs d'importance vitale, en imposant la mise en place des règles de sécurité définies par l'ANSSI, la remontée d'informations de la part des victimes d'attaques afin de donner l'alerte, de voir s'il y a d'autres attaques simultanées et de les aider à y répondre », détaillait Guillaume Poupard, directeur général de l'ANSSI, lors de son audition devant la Commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat en novembre 2014.

 

 

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 16:25
photo EMA / Armée de l'Air

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26/05/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 17 mai 2015, après un mois et demi d’actions franco-brésiliennes contre les flux logistiques liés à l’orpaillage illégal, l’opération Tavara s’est achevée. Les forces armées en Guyane poursuivent désormais leur action en matière d’orpaillage illégal dans le cadre de l’opération Harpie, lancée en 2008.

 

Depuis le 7 avril 2015, une opération conjointe et simultanée avec les homologues brésiliens, intitulée Tavara,a était menée. L’objectif était d’assécher les filières logistiques, par la mise en place de contrôles fluviaux sur le fleuve Oyapock. Pour ce faire, des patrouilles en pirogues ont été effectuées conjointement avec l’armée brésilienne. En coordination avec les forces de gendarmerie, de police, de douanes et la PAF (police aux frontières), cette opération, qui a pris fin le 17 mai 2015, a permis de bloquer l’afflux de pirogues et donc le soutien logistique. Pris sous le coup de ces opérations qui paralysent les sites illégaux et désorganise leur activité sans nécessiter l’emploi de la force, les garimpeiros sont contraints d’abandonner les sites.

 

Actuellement, une centaine de brésiliens travaillent en coordination avec les forces armées en Guyane (FAG). Cette excellente coopération entre les forces françaises, brésiliennes et surinamienne s’est particulièrement illustrée lors du VIP DAY organisé le 6 mai 2015. Dans le domaine de la lutte contre l’orpaillage illégal, la coopération régionale entre la France, le Brésil et le Suriname se renforce pour accroître les résultats obtenus.

 

Le département de la Guyane se situe dans une région particulièrement touchée par les trafics illicites, notamment les activités d’orpaillage illégal. Pour lutter contre cette activité, sous la gouvernance du préfet de Guyane et du procureur de la République, l’opération Harpie a été lancée en 2008. Plus de 300 militaires des FAG, engagées dans un dispositif interministériel, sont déployés en permanence sur le terrain. Quatre axes stratégiques ont été définis dans le cadre d’un plan d’actions : la mise en place d’une filière légale d’orpaillage, le maintien d’un cadre sécuritaire permettant le développement d’une activité légale, le soutien à la justice et la coopération régionale avec les deux pays limitrophes, le Suriname et le Brésil.

 

Depuis l’été 2014, l’un des objectifs majeurs est d’intercepter les flux logistiques approvisionnant les sites illégaux, afin de restreindre les activités économiques d’orpaillage illégal. Corrélant rapidité d’action et effet de surprise, cette stratégie d’intervention a permis de saisir ou détruire plus de 70% des matériels de production.

 

En cette année 2015, les efforts sont plus particulièrement portés sur l’Ouest et l’Est de la Guyane où étaient recensés bon nombre de zones d’orpaillage (à proximité du Suriname et du Brésil). Les actions ont porté leurs fruits : l’indicateur, mis à jour par l’Office national des forêts, montre le passage de 500 sites d’orpaillage illégal à l’été 2014 à 290 fin mars 2015.

 

A 7 000 km de la métropole, les forces armées en Guyane (FAG) garantissent la protection du territoire national et de ses ressources. Fréquemment engagées en appui de l’action de l’Etat dans des missions au caractère interministériel, les FAG agissent sur un territoire rendu exigeant par son étendue (1 100 km de frontières terrestres), son littoral difficile et sa forêt équatoriale.

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 16:25
photo EMA / Marine Nationale

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26/05/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 24 mai 2015 au matin, la frégate de surveillance Ventôse des forces armées aux Antilles (FAA) est intervenue au large du canal de la Dominique pour intercepter un Go Fast se dirigeant vers la Guadeloupe. Ce Go Fast, suspecté de trafic de stupéfiants, avait été reporté aux autorités françaises par l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) via la NCA (National Crime Agency).

 

Avec le concours de l’agence interministérielle de lutte contre le narcotrafic aux USA - la Joint Inter Agency Task Force - South (JIATF-S) et de son avion de patrouille maritime C130, la frégate Ventôse a pu localiser et intervenir sur le Go Fast après son rendez-vous avec un bâtiment de pêche. Lors de la poursuite du Go Fast, effectuée par l’hélicoptère embarqué Panther de la flottille 36F, le rejet à la mer d’un ballot de drogue a pu être observé. L’équipe de visite du Ventôse l’a immédiatement récupéré avant de monter à bord du Go Fast.

 

Après accord du procureur de la République de Fort-de-France, le Go Fast a été remis aux garde-côtes Dominiquais. Les 3 présumés narcotrafiquants ont quant-à-eux été placés en garde à vue par l’OCRTIS dans le cadre de l’enquête judiciaire sous l’autorité du procureur de la République. La vingtaine de kilos de Marijuana a également été remise à l’OCRTIS, pour destruction.

 

Agissant dans le cadre de l’Action de l’État en mer, la Marine française aux Antilles opère régulièrement de manière coordonnée avec les autres administrations françaises ainsi que ses partenaires étrangers de la Caraïbe, pour réprimer les trafics de drogue en haute mer. Ces opérations sont placées sous l’autorité de Fabrice Rigoulet-Roze, préfet de la Martinique, délégué du gouvernement pour l’action de l’État en mer aux Antilles et conduites par le contre-amiral Georges Bosselut, commandant supérieur des forces armées aux Antilles depuis le centre opérationnel interarmées implanté à Fort-de-France.

 

Cette opération illustre l’excellente coopération avec les partenaires régionaux ainsi que l'efficacité de l'action interministérielle menée par la France pour lutter contre le trafic de produits stupéfiants en zone Antilles-Guyane.

 

Cette opération porte le bilan de cette année 2015 à plus de 5,2 tonnes de drogue interceptées en mer par l’action conjointe des services de l’État français dans la zone Antilles-Guyane.

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 11:55
L'armée craint les imprimantes 3D et les mini-drones

 

22 Mai 2015 par Guillaume Champeau - numerama.com

 

Dans son projet de loi d'actualisation de la loi de programmation militaire pour 2015-2019, qui renforce la cyberdéfense et le renseignement, le ministère de la défense évoque des menaces et risques "qui augmentent", parmi lesquels figurent les imprimantes 3D et les drones civils.

 

Le gouvernement a déposé un nouveau projet de loi d'actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) 2015-2019, qui traduisent notamment les annonces faites par Manuel Valls au lendemain des attentats de janvier 2015, concernant l'intensification de la lutte contre le terrorisme sur internet, et plus généralement l'intensification de tout le volet "cyberdéfense" de l'armée française. Déjà prévu par la LPM de 2013, le "dispositif de cyberdéfense militaire" devient "dispositif de cyberdéfense militaire renforcé".

Alors que la loi actuelle prévoyait le recrutement "d’au moins 350 personnels supplémentaires" consacrées à la cyberdéfense, le texte révisé dispose que "les moyens du ministère de la défense consacrés à la cyberdéfense accélèreront leur montée en puissance avec le recrutement d’au moins 1000 civils et militaires d’active supplémentaires sur la période 2014-2019, la consolidation des structures de commandement ainsi que le développement de capacités d’analyse et de surveillance permettant de suivre l’évolution des pratiques de nos adversaires dans l’espace numérique".

Le renseignement aussi se voit doté de moyens considérablement plus élevés que ce qui était prévu, avec le recrutement de 2 680 personnels supplémentaires (et non plus 430) consacrés à la lutte contre le terrorisme au cours des trois prochaines années, notamment 1 400 au ministère de l’Intérieur, 950 au ministère de la Justice et 80 au ministère des Finances (dont 70 pour les Douanes). 1 100 personnes seront alloués au renseignement intérieur, dont 500 à la DGSI. Le renseignement sera doté d'une enveloppe de 425 millions d'euros de crédits d'investissement, d'équipement et de fonctionnement.

 

DE NOUVELLES CRAINTES

"Le terrorisme international (...) exploite aussi l’expansion des réseaux sociaux et utilise tous les canaux et codes médiatiques pour séduire, convaincre, tromper, ou terroriser", analyse par ailleurs le ministère de la Défense. "Devenu un champ de bataille, le cyberespace s’affirme comme une dimension spécifique de la confrontation et ce, quel que soit le type d’affrontement. La menace cybernétique ne cesse en outre de s’intensifier et de se perfectionner".

L'armée estime par ailleurs que les risques et menaces "augmentent", alors qu'en 2013 le texte de loi disait qu'ils "restaient élevés".

En particulier, "la diffusion rapide de nombreuses technologies duales issues des marchés civils induit des fragilités inédites, voire des risques de rupture difficilement prévisibles. C’est le cas des mini-drones et micro-drones, aériens, terrestres ou marins, de la banalisation de la biologie moléculaire, de la fabrication par les technologies numériques, notamment les imprimantes 3D".

Faut-il dès lors s'attendre à ce que le ministère de la Défense pousse à un contrôle renforcé des imprimantes 3D et des drones civils qui, comme le montre l'Ukraine, peuvent aussi servir à surveiller et tuer ?

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 11:25
FAA : interception d’un Go Fast et saisie de drogue par la frégate Ventôse


27 mai 2015 Crédit : État-major / Marine nationale

 

Le 24 mai 2015 au matin, la frégate de surveillance Ventôse des forces armées aux Antilles (FAA) est intervenue au large du canal de la Dominique pour intercepter un Go Fast se dirigeant vers la Guadeloupe. Ce Go Fast, suspecté de trafic de stupéfiants, avait été reporté aux autorités françaises par l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) via la NCA (National Crime Agency).

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 12:50
photo Marine Nationale

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20/05/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le mercredi 20 mai 2015, le patrouilleur de haute mer de la marine nationale « Commandant Birot », engagé dans l’opération Triton depuis le 27 avril dernier, a porté assistance à une embarcation signalée en détresse en haute mer à 160 nautiques (296 km) dans le sud-est des côtes italiennes.

 

Cette mission de sauvetage était conduite sous la responsabilité du Centre de coordination des opérations de sauvetage de Rome (MRCC Rome - Maritime rescue coordination center).

 

Ce navire de pêche, « l’Afandina », d’une vingtaine de mètres de long, avait été préalablement détecté par un avion italien également engagé dans l’opération Triton.

 

Au total, 297 naufragés, dont 51 femmes et enfants, ont été recueillis et pris en charge par l’équipage du « Commandant Birot »,dont le médecin et les infirmiers du bord.

 

Le patrouilleur de haute mer fait actuellement route vers Tarente. À leur arrivée à terre, les personnes secourues seront prises en charge par les autorités italiennes.

 

Depuis la décision du Conseil européen  le 23 avril 2015 de renforcer la présence de l’Union européenne en mer, la France a mis à disposition de l’agence FRONTEX un bâtiment de la Marine nationale. Le « Commandant Birot »  patrouille au sud de l’Italie depuis le 27 avril dans la zone de l’opération Triton.

 

REPÈRES

 

FRONTEX : créée par le Conseil en 2004, l’Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l’Union européenne (FRONTEX) est opérationnelle depuis le 1er mai 2005. Elle vise à coordonner entre les États membres les opérations en matière de gestion des frontières extérieures. Outre sa responsabilité en matière de formation, d’analyse des risques et de recherche technologique, les principales missions de FRONTEX consistent à apporter une assistance technique et opérationnelle aux États membres en matière de gestion des frontières extérieures et à leur fournir l’appui nécessaire pour organiser des opérations de retour conjointes. De plus, l’agence met à disposition des États membres une force de réaction rapide composée d’un vivier de gardes-frontières européens, dont le déploiement peut intervenir en cas de crise.

 

OPERATION TRITON : lancée le 1er novembre 2014 et dirigée depuis l’ICC (International Coordination Center - centre de coordination international) de FRONTEX à Rome, cette opération navale a pour objectif de surveiller et de contrôler les flux migratoires en direction de l’Italie et des autres Etats de l’Union européennes. En cas de détresse en mer, les opérations de sauvetage sont coordonnées par le MRCC de Rome.

 

LE COMMANDANT BIROT : ce patrouilleur de haute mer assure des missions de surveillance de nos approches maritimes (Posture permanente), de service public (sauvetage, police des pêches), d’escorte de bâtiments en zone de crise (lutte contre les trafics, la piraterie et le terrorisme maritime) et des déploiements opérationnels plus lointains (Océan indien, Golfe de Guinée…).

 

LUTTE CONTRE L’IMMIGRATION ILLEGALE : ces actions s’inscrivent dans un cadre interministériel (Action de l’État en mer) et  international pour ce qui est des opérations coordonnées par l’agence européenne FRONTEX. Cette lutte est prioritairement dirigée contre les réseaux criminels qui exploitent la situation des migrants et qui les mettent en danger. Les opérations de lutte contre l’immigration illégale s’apparentent le plus souvent à de véritables actions d’urgence de sauvetage en haute mer, compte tenu de l’état des embarcations dans lesquelles naviguent les migrants. Elles revêtent par ailleurs une dimension humanitaire à laquelle les équipages de la Marine nationale sont formés et entraînés.

 

En 2014, la Marine nationale a intercepté près de 170 embarcations  et  170 passeurs et porté secours à près de 2 900 immigrants clandestins.

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 11:25
photo EMA

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18/05/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 11 au 13 mai 2015, les forces armées aux Antilles (FAA) ont accueilli le nouveau directeur de la Joint Inter Agency Task Force – South (JIATF-S) – le contre-amiral des US Coast Guard Christopher Tomney. Il était accompagné par le directeur des relations internationales de la JIATF-S, par l’officier de liaison néerlandais intégré dans son état-major et par l’officier de liaison français, le capitaine de frégate Jérôme Navarro.

 

Ce premier déplacement en Martinique était l’occasion pour le nouveau directeur de se faire présenter l’organisation de l’action de l’Etat en mer aux Antilles françaises, et plus particulièrement celle de la lutte contre les narcotrafics. Il a ainsi rencontré monsieur Fabrice Rigoulet-Roze, préfet de la Martinique et délégué du gouvernement pour l’action de l’Etat en mer (AEM) dans la zone maritime des Antilles. Le préfet a profité de cet entretien pour souligner l’importance de la coopération internationale, gage d’efficacité dans la lutte contre les trafics illicites.

 

Le délégué du gouvernement (DDG) pour l’AEM, monsieur Rigoulet-Roze, est assisté par le contre-amiral Georges Bosselut, en tant que commandant de la zone maritime (CZM). Sous son autorité, le CZM Antilles coordonne l’action en mer des administrations, la mise en œuvre de leurs moyens et prépare la réglementation relative à l’action de l’Etat en mer.

 

Les entretiens du contre-amiral Tomney avec le DDG AEM, le contre-amiral Georges Bosselut, ou encore l’état-major interarmées et le centre des opérations des FAA ont permis de réaffirmer la volonté de la France d’intensifier le travail commun, et de rappeler les capacités et la réactivité des moyens de la Marine nationale stationnée dans les Antilles françaises. Par ailleurs, cette visite du nouveau directeur de la JIATF-S a permis au contre-amiral Bosselut d’évoquer de nouvelles pistes, telles que la mise en place de radars de surveillance maritime aux Antilles françaises et la possibilité d’échanger les données recueillies avec le système américain.

 

Grâce à cette coopération internationale et avec le soutien des moyens de la JIATF-S, le bilan des saisies de drogue en mer par l’action conjointe des services de l'État français dans la zone Antilles-Guyane atteint déjà plus de 5,1 tonnes depuis début 2015.

 

Les forces armées aux Antilles garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis les départements de la Martinique et de la Guadeloupe. Elles constituent un dispositif interarmées à dominante aéromaritime de premier plan sur le théâtre Antilles-Guyane.

 

Repères :

 

1/ La Joint Interagency Task Force South est chargée de coordonner les opérations de détection et de lutte contre le narcotrafic dans la mer des Caraïbes et l’est de l’Atlantique. Implanté à Key West, l’état-major de la JIATF-S est composé d’environ 600 personnes, issues des forces armées, des agences et administrations participant à la lutte contre le narcotrafic. Il compte un officier de marine français en poste d’officier de liaison depuis 1998. La JIATF-S suit environ 2 500 « cas » de transport maritime et aérien par an et coordonne en permanence les moyens d’interception, tout en mettant en place des opérations dédiées à certaines zones. La France, les USA, les Pays-Bas, la Grande Bretagne et le Canada sont les principaux contributeurs de moyens maritimes et aériens. Au sein de l’organisation mise en place, le contre-amiral Georges Bosselut, commandant supérieur des FAA et commandant de la zone maritime Antilles, est chargé, sous l’appellation de CTG 4.6, de la coordination tactique des moyens dans la zone Est de la Caraïbe.

 

2/ Aux Antilles françaises, plusieurs administrations et organismes participent à l’action de l’Etat en mer : la Marine nationale, la direction de la mer, les douanes, la gendarmerie, la sécurité civile ou encore la société nationale de sauvetage en mer. Leur action consiste à assurer la sécurité (assistance aux navires en détresse, secours aux naufragés, etc.), garantir l’ordre public (lutte contre le narcotrafic notamment) et protéger l’environnement (lutte contre la pollution…) dans une zone économique exclusive française de près de 140 000 km2.

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 16:55
Entretien avec Thierry Houette, directeur associé de Kargus Sea Interconnection (KSI)

 

17 Mai 2015 Par Marine & Océans

 

Kargus Sea Interconnection (KSI) est le premier organisme de sûreté habilité par l'Etat français à la formation des personnels dédiés à la protection des navires battant pavillon français.

 

En quoi consiste et à quoi vous donne droit cet agrément reçu de l'Etat le 31 mars dernier ?
Il s'agit d'un agrément pour délivrer les formations professionnelles aux dirigeants et agents des entreprises privées de protection de navires (EPPN) : formation initiale et formation de recyclage de la compétence « emploi de l'arme en dotation ». Dans ce cadre, la société agréée peut se déplacer pour un stage dans les conditions fixées par la règlementation.

 

Quels ont été les critères requis pour l'obtenir et ceux-ci vous paraissent-ils suffisamment exigeants pour crédibiliser les sociétés agréées ?
Il sont au nombre de trois : dispenser des cours conformes aux exigences de l'arrêté du 7 janvier 2015 ; présenter des instructeurs de qualité ayant les compétences tant techniques que pédagogiques dans leur domaine d'intervention ; avoir des installations qui satisfont les besoins. Ces exigences sont suffisantes si le contrôle de l'Etat sur les centres de formation reste constant et permet de maintenir ce niveau d'exigence.

 

Les compagnies françaises sont-elles demandeuses d'une protection armée ? Plus largement, quel est aujourd'hui l'état du marché de la sécurité des navires, en France et à l'étranger ?

Toutes les compagnies dont les navires transitent dans les zones à haut risque de piraterie sont demandeuses d'une protection armée. Jusqu'ici, seule la Marine nationale était habilitée à assurer cette protection mais les délais des autorisations diplomatiques pour déployer nos marins n'étaient pas toujours compatibles avec les exigences du commerce maritime, de plus le plan de charge de la Marine pouvait être tel que toutes les demandes ne pouvaient être satisfaites. Pour le transit des armes, les sociétés privées utilisent le circuit douanier qui est court, de plus l'offre en matière de protection est abondante : ces deux raisons valident le recours aux entreprises privées de protection de navires.

Le marché est à double vitesse :

• Pour ce qui concerne la protection routinière des navires régulièrement en transit en zones à haut risque de piraterie, la tendance est à la volonté de baisser les coûts et à un faible préavis (besoin important en organisation logistique) et ainsi de faire appel à une main d'œuvre bon marché provenant de pays exotiques (Sri Lanka, etc.). Sur ce marché, l'activité des entreprises privées de protection de navires occidentales est en perte de vitesse au profit d'autres concurrents.

• Pour ce qui concerne la protection occasionnelle de navires ayant une capacité de manœuvre restreinte et une vitesse faible durant leur activité en mer, ce qui les rend très vulnérable, la garantie offerte est un élément important et les sociétés occidentales ont sans doute un avantage auprès des armateurs occidentaux (les plus nombreux).

Il y a un nombre restreint de navires sous pavillon français dans les zones à risques mais les garanties présentées par notre règlementation devraient susciter l'intérêt de certains armateurs non français. En particulier l'obtention de la carte professionnelle sera, je l'espère, une opportunité de développement de notre activité.

 

Ce nouveau label va-t-il permettre aux sociétés françaises de se redéployer sur ce marché ?
Oui car jusqu'à présent aucune référence n'était demandée. De ce fait, un grand nombre de sociétés proposaient des formations non labélisées pour des coûts et des durées variables. Pour les candidats, la situation était confuse et pour les armateurs, le contenu et la qualité de la formation proposée étaient difficiles à évaluer. De ce fait, peu de garanties étaient offertes. Avec un label inséré dans une véritable formation professionnelle, encadrée par l'Etat, les prestations dispensées par les organismes agréés devraient être appréciées et couvrir des marchés.

 

Votre société va-t-elle être amenée à recruter des agents privés de protection de navires (APPN) ?
Oui mais a travers une autre société appelée Prorisk International www.prorisk-international.fr qui est, comme KSI, une filiale de la SAS holding Groupe Prorisk www.groupe-prorisk.com

 

Quel est le profil idéal d'un APPN ?

C'est celui d'un ancien militaire ayant de l'expérience sur des théâtres en situation de crise. A cela il faut ajouter une culture maritime et une bonne maîtrise de la langue anglaise, la langue de travail à bord des navires. Une bonne condition physique, un équilibre psychique validé et une éthique conforme à celle de la profession appliquée dans le cadre de la stricte légitime défense, constituent les autres qualités essentielles d'un APPN.

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 11:55
photo Marine Nationale

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12 Mai 2015 Source : Marine nationale

 

Mardi 5 mai 2015, l’hélicoptère Caïman Marine a participé à l’opération « Archange 2015 », un entraînement de sauvetage de grande ampleur qui s’est déroulé au Mont-Saint-Michel. Il était organisé par la Préfecture de la Manche et la Préfecture de la zone de défense et de sécurité Ouest. Le scénario de l’entraînement prévoyait la chute d’un groupe de personnes en contrebas de l’une des terrasses des jardins de l’abbaye à la suite de l’attaque d’un chien agressif. 19 touristes ont chuté, certains sont gravement blessés tandis que d’autres sont décédés.

 

Les forts coefficients de marées coupent le Mont-Saint-Michel du continent, empêchant ainsi l’intervention des secours terrestres. Plusieurs hélicoptères sont alors mis en alerte et rejoignent le lieu du drame en vue d’extraire les victimes et les ramener sur la partie continentale. Des moyens aériens de la Sécurité civile, de la gendarmerie, du SMUR et de la Marine nationale se relaient entre 10h15 et 14h00, soit le déploiement de 7 aéronefs. L’hélicoptère Caïman Marine, arrivé sur zone à 13h15, a permis l’évacuation de  huit victimes médicalisées en vue de les déposer au Centre hospitalier universitaire de Rennes.

 

Il s’agissait de la première participation d’un moyen aérien de la Marine nationale à un exercice mené par les autorités civiles dont l’objectif était de tester la coordination et l’optimisation des moyens aériens à l’échelle zonale en situation de crise.

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 11:30
Terrorisme: Kerry veut de meilleurs accords de sécurité entre les pays du Golfe et les Occidentaux

 

13 mai 2015  Romandie.com (AFP)

 

Antalya (Turquie) - Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a réclamé mercredi de meilleurs accords de sécurité entre les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), les Etats-Unis et les Occidentaux pour combattre le terrorisme, à quelques heures d'un sommet avec le CCG à Washington.

 

Je pense que tous les Etats membres (de l'Otan) sont très conscients que définir un meilleur accord de sécurité entre le CCG, d'autres pays amis et les Etats-Unis sera essentiel pour les aider à repousser le terrorisme, a indiqué M. Kerry avant une réunion des chefs de la diplomatie de l'Otan à Antalya (sud-ouest de la Turquie).

 

Ce genre d'accord de sécurité peut aussi aider à combattre certaines activités qui se déroulent dans la région et qui sont perturbantes pour tous ces pays, a ajouté M. Kerry, faisant allusion à la rébellion des Houthis au Yémen qui a déclenché une campagne de frappes meurtrières d'une coalition de pays arabes emmenée par l'Arabie saoudite.

 

Barack Obama doit accueillir mercredi à la Maison Blanche les dirigeants du Golfe avec un message visant à rassurer: les Etats-Unis, engagés dans des négociations avec l'Iran sur son programme nucléaire, restent vigilants face aux activités déstabilisatrices de Téhéran.

 

En l'absence - remarquée - du roi Salmane d'Arabie saoudite, qui a décliné l'invitation à la dernière minute, le président américain devait s'entretenir dans le Bureau ovale avec le prince héritier Mohammed ben Nayef, ainsi qu'avec le fils du roi et ministre de la Défense, le prince Mohammed ben Salmane.

 

Ce sommet débute quelques heures après l'entrée en vigueur au Yémen d'une trêve humanitaire, mardi soir.

 

Washington et les États du Golfe doivent mettre au point un nouvel ensemble de mesures de sécurité au Proche-Orient. Mais l'exécutif américain est resté évasif sur le type de résultats auxquels il espère aboutir à l'issue de ces deux journées.

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