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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 08:50
photo EMA / Marine Nationale

photo EMA / Marine Nationale

 

11/12/2015 Sources : État-major des armées

 

Depuis le mois de juillet 2015, deux marins assurent les fonctions d’adjoint logistique (CJ4) et d’officier traitant du renseignement (CJ2) au sein de l’état-major de force, embarqué successivement à bord des porte-avions italiens Cavour puis Garibaldi. Ces officiers nous livrent le témoignage de leur expérience au cœur d’une opération européenne à dominante maritime : EUNAVFOR MED.

 

Le capitaine de corvette Mickael, adjoint logistique de la force :

« EUNAVFOR MED est une mission opérationnelle qui permet de faire travailler de concert une multitude de nations européennes avec un objectif commun. L’action de chacune des unités navales est dirigée, coordonnée et soutenue par l’état-major de force embarqué sur le bâtiment de commandement. Le rôle de la cellule CJ4 est de fournir le soutien pétrolier, les moyens de transport et l’assistance technique permettant d’optimiser l’endurance, et par conséquent la présence des bâtiments à la mer. Cette expérience en contexte européen est riche a plus d’un titre puisqu’elle impose la connaissance des procédures logistiques interalliées (identiques à celle en vigueur au sein de l’OTAN), une bonne maitrise de la langue anglaise et permet de découvrir les méthodes de travail de la nation hôte (l’Italie). Au-delà du contexte opérationnel, les longues périodes de navigation offrent l’occasion unique de tisser des liens de fraternité indéfectibles entre un Finlandais, un Français, un Grec… »

 

L’enseigne de vaisseau Wladimir, officier traitant du renseignement :

« EUNAVFOR MED Sophia est une opération qui s’inscrit dans le long terme. La mission vise à empêcher le trafic d’êtres humains en Méditerranée centrale et elle participe également à secourir les migrants en détresse. Pour cela, une cellule renseignement est essentielle au sein de l’état-major de force embarqué. Cette opération européenne dispose de très nombreux moyens de renseignement et notamment les aéronefs et bâtiments qui exercent une veille permanente des côtes, depuis la haute mer. Mon travail est de réunir ce renseignement, d’effectuer des recoupements et d’exploiter chaque élément qui nous est rapporté, et ceci dans le but de déterminer les différents modes d’action de ces trafiquants. C’est un travail minutieux et extrêmement précis qui nécessite de planifier, en fonction des moyens disponibles et des priorités, et d’analyser chaque détail qui prend son sens une fois recoupé à l’échelle de la force. Enfin, une partie importante du poste que j’occupe est d’assurer la bonne diffusion de l’information en interne à ma cellule, auprès des acteurs des autres cellules et des unités engagées qui restent le cœur de notre travail.

Issu de la promotion EN 2011, prendre part à cette opération européenne est une chance puisqu’elle me permet d’accroître ma culture opérationnelle et de l’inscrire dans un contexte international. J’ai aujourd’hui l’occasion de travailler aux côtés de deux Italiens, d’un Slovène et d’un Finlandais qui apportent de la diversité et de la richesse et contribuent à rendre l’action de notre cellule efficace. »

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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 18:50
L'UE finalise son projet sensible d'un corps européen de gardes-frontières

 

11 décembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Bruxelles - La Commission européenne va présenter mardi un projet audacieux de corps européen de gardes-frontières qui, selon les médias, va permettre d'imposer l'intervention de ce corps à un Etat membre ne parvenant plus à contrôler une frontière extérieure de l'UE.

Mais ce projet, attendu depuis plusieurs semaines, s'il est accepté par les Etats membres de l'UE, n'ira pas jusqu'à priver un pays de sa souveraineté dans la gestion de ses frontières, a nuancé une source européenne interrogée par l'AFP.

Les autorités nationales réussissent à faire de leur mieux, mais elles ne sont pas préparées pour l'afflux actuel de demandeurs d'asile, a reconnu vendredi le commissaire européen aux migrations, Dimitris Avramopoulos, lors d'un forum sur la Méditerranée à Rome.

Nous avons besoin de quelque chose de plus complet et de mieux structuré, a-t-il ajouté, sans évoquer les questions de souveraineté. Les Etats membres ne peuvent pas agir tout seuls. Nous avons besoin de plus d'instruments, a-t-il plaidé.

Le projet de création d'un corps européen de gardes-côtes et de gardes-frontières, annoncé depuis septembre, doit être présenté mardi devant le Parlement européen à Strasbourg, a confirmé vendredi le porte-parole de la Commission européenne, en évoquant une proposition importante et audacieuse.

Il fait partie d'une série de nouvelles propositions préparées par l'exécutif européen pour que l'UE reprenne la maîtrise de ses frontières extérieures, mises sous pression par un afflux sans précédent de migrants.

Le contrôle effectif de nos frontières extérieures est une condition vitale pour s'assurer que les accords de Schengen (régissant la libre-circulation) ne soient pas menacés, a expliqué devant la presse le porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas, qui s'est refusé à dévoiler plus en détails le projet.

 

- Réserves à l'Est -

Selon le quotidien belge Le Soir ainsi que le Financial Times, l'exécutif européen souhaiterait qu'il soit possible d'imposer une intervention de gardes-frontières européens à un Etat déficient dans le contrôle d'une frontière extérieure de l'UE.

L'agence européenne Frontex, chargée de la coordination de la gestion des frontières extérieures, dépend des ressources apportées par les Etats membres et ne peut intervenir dans sa forme actuelle qu'à la demande d'un Etat membre.

C'est ce que Frontex s'apprête à faire à la frontière gréco-macédonienne et en mer Egée, après une demande d'Athènes qui a trop tardé à être formulée selon les autres Etats membres. D'où l'idée d'une procédure plus contraignante que pourrait lancer la Commission.

Mais il ne sera jamais possible pour un garde-frontière européen d'intervenir dans une opération à une frontière sans l'accord du pays concerné, a souligné à l'AFP la source européenne.

L'exécutif européen souhaite renforcer considérablement le rôle actuel de Frontex pour en faire une agence aux effectifs et aux prérogatives renforcés, a-t-elle confirmé.

L'objectif serait d'avoir un corps européen composé de mille personnes à l'horizon 2020, et rapidement mobilisable, a dit cette source, mais l'idée c'est de pouvoir aider plus rapidement un Etat en difficulté, pas de le priver de sa souveraineté.

Le projet de gardes-frontières européens, soutenu notamment par la France et l'Allemagne, pourrait cependant se heurter à l'opposition d'Etats membres craignant de devoir renoncer à la maîtrise de leur territoire.

Plusieurs pays d'Europe de l'Est sont hostiles à ce projet, a dit à l'AFP une source européenne.

C'est une ingérence excessive dans les compétences internes des Etats, a commenté une source polonaise, craignant que le champ de compétence du nouveau corps européen aille au-delà du simple contrôle des frontières et qu'il inclut notamment des possibilités de procéder à des enquêtes et des arrestations au préjudice des autorités nationales.

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 13:56
photo Marine nationale

photo Marine nationale

 

10/12/2015 Sources : Marine nationale

 

Depuis le départ en mission du groupe aéronaval (GAN), toutes les flottilles de l’aéronautique navale sont engagées en opération. L’activité de la force de l’aéronautique navale illustre ainsi parfaitement le concept d’une Marine 3+1*.

 

La mission permanente de « protection » sollicite ainsi les flottilles 24F, 35F et 32F qui déploient un Falcon 50 Marine, et des hélicoptères Dauphin Service Public, et EC225sur toutes les façades maritimes métropolitaines et dans les DOM-COM. La 25F assure quant à elle cette mission de protection en Polynésie française et en Nouvelle Calédonie avec un Falcon 200Guardian.

 

La mission d’ « intervention » regroupe les déploiements Arromanches 2, Sophia, Atalante, Méditerranée orientale(Médor) et Corymbe.Arromanches 2sollicite le groupe aérien embarqué (GAé) (4F, 11F, 12F, 17F, 35F), deux E2C Hawkeye, des Rafale Marine et desSuper Etendard Modernisé(SEM) un détachement d’hélicoptère Caïmande la 31F sur la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, un détachement 22S sur le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Marne. La mission Sophia,qui vise à surveiller les flux en Méditerranée et à démanteler les réseaux criminels de passeurs, fait régulièrement intervenir la flottille 24F, depuis la Sicile. En MEDOR, la frégate de type La Fayette Courbetest actuellement déployée avec son détachement Pantherde la 36F. Dans le golfe de Guinée, un hélicoptère Alouette3 de la 22S est actuellement déployé sur le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistralen mission Corymbe. En océan Indien, un Falcon 50 Marineparticipe régulièrement à l’opération Atalante, depuis Djibouti. La 28F avec un Xinguet la 57S, avec un Falcon 10 Marineassurent une partie de la logistique opérationnelle de ces opérations.

 

La permanence de la dissuasion nucléaire met à contribution les flottilles d’avions de patrouille maritime Atlantique 2(21F et 23F) qui coopèrent avec les hélicoptères Lynxde la 34F pour son volet océanique (FOST). La force aéronavale nucléaire (FANu), qui, avec les forces aériennes stratégiques (FAS) constitue le volet aéroporté de la dissuasion, implique l’ensemble des flottilles du GAé, notamment les Rafale Marineet les Super Etendard Modernisé(SEM) qui mettent en œuvre le missile ASMP-A.

 

Les 5500 marins du ciel mettent en œuvre 220 aéronefs à partir de 5 bases de l’aéronautique navale (BAN). Cette force maritime est placée sous le commandement de l’amiral commandant la force aéronautique navale (ALAVIA), basé à Toulon.

 

* Intervenir, protéger, dissuader, en permanence

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 17:55
Mise en place d’une cellule d’aide aux volontaires de la Défense

 

08/12/2015 Sources : Gouverneur militaire de Paris

 

Vous désirez aider les armées et les pouvoirs publics mais ne savez pas comment faire ? Pour vous aider, une cellule téléphonique a ouvert le 1er décembre pour vous assister dans vos démarches.

 

Depuis le 1er décembre, une cellule temporaire d’aide aux personnes désireuses d’aider les armées et les pouvoirs publics est ouverte. Mise en place au sein du cabinet du gouverneur militaire de Paris, elle fonctionnera jusqu’à Noël.

 

Elle s’adresse aux personnes déjà réservistes et celles qui, désireuses de rejoindre la réserve opérationnelle ou la réserve citoyenne, souhaiteraient obtenir une réponse personnalisée et actualisée à leur volontariat. Cette cellule aura pour mission d’orienter ces personnes afin de faciliter la réalisation de leur projet.

 

Depuis les attentats du 13 novembre dernier, de nombreux citoyens ont manifesté leur désir de se porter volontaires pour aider les armées et les pouvoirs publics. Le ministère de la Défense se devait de répondre à cette demande en accueillant toutes les offres de volontariat.

 

Pour contacter cette cellule, un numéro est à votre disposition : 01 44 42 39 44, ou 08 01 820 120 de 9h à 17h30.

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 12:25
photo FAA

photo FAA


04.12.2015 par Forces Armées aux Antilles

Du 30 novembre au 05 décembre 2015, près de 200 militaires d’active et de réserve des forces armées aux Antilles (FAA) ainsi qu’une trentaine de militaires des Forces Armées en Guyane (FAG) ont participé à un entraînement opérationnel baptisé TCHEMBÉ 2015, se déroulant principalement sur Basse-Terre en Guadeloupe, à Marie-Galante et aux Saintes.

 

voir Ex. Tchembé 2015

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 08:54
Des munitions et des vidéos de l’EI saisies après la fermeture d’une mosquée française


06.12.2015 45eNord.ca (AFP)
 

Des munitions pour kalachnikov et des vidéos de propagande du groupe État islamique ont été saisies près de Paris lors des perquisitions menées dans le cadre de la fermeture d’une mosquée mercredi, ont indiqué dimanche les autorités locales.

 

Une vaste opération de police avait visé cette salle de prière présentée comme salafiste à Lagny-sur-Marne, à une trentaine de kilomètres à l’est de la capitale française, entraînant la fermeture du lieu de culte.

À l’occasion de perquisitions et de recherches associées, menées en différents lieux les 2 et 3 décembre, «divers matériels dont des supports informatiques, ont été découverts», précise dans un communiqué le préfet du département de Seine-et-Marne, en citant «des munitions de calibre 7,62, munitions pour arme de guerre de type kalachnikov, ainsi que des vidéos de propagande» du groupe djihadiste EI.

Un revolver et des documents sur le djihad avaient par ailleurs été trouvés chez des dirigeants de la mosquée, avait précédemment annoncé le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Les perquisitions avaient conduit à la notification de 22 interdictions de sortie du territoire et à «neuf mesures d’assignation à résidence d’individus radicalisés».

Le préfet a par ailleurs donné plus de précisions dimanche sur la madrassa (école coranique) non déclarée révélée par les perquisitions.

«Des installations propres à l’exercice d’un enseignement pour enfants, du mobilier, du matériel pédagogique» ont été découverts, «tant dans les locaux de prière objet de la fermeture qu’au domicile de l’un des habitués».

À titre d’exemple figurent, dans ce matériel pédagogique, «des disques de chants religieux à la gloire des martyrs du djihad liés à l’organisation terroriste Jabhat Al Nosra», branche syrienne d’Al-Qaïda, selon le communiqué.

«Aucune demande d’ouverture d’une école privée n’a été déposée» et la construction d’une école coranique «n’a aucunement été validée par le préfet», a souligné ce dernier.

Mercredi, le président de l’Association des musulmans de Lagny-sur-Marne, Mohammed Ramdane, avait dit sa surprise de voir les locaux fermés, en protestant qu’«on n’a rien trouvé». «On n’a rien caché, on ne cache rien», avait-il assuré.

La fermeture de la salle de prière de Lagny était la troisième décidée par les autorités depuis l’instauration de l’état d’urgence en France à la suite des attentats du 13 novembre, qui ont fait 130 morts et des centaines de blessées dans la région parisienne.

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 13:55
photo Marine nationale

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02/12/2015 Sources : Marine nationale

 

Magistrats, juges d’instruction : vendredi 27 novembre 2015, ils étaient une cinquantaine à bord de la frégate Surcouf pour la clôture d’un séminaire international sur la lutte contre le trafic de stupéfiants en haute-mer.

 

Organisé à Toulon par la direction des affaires criminelles et des grâces (ministère de la justice) avec le soutien de la marine nationale, ce séminaire visait à partager des retours d’expériences afin d’améliorer la coopération entre administrations mais également entre pays riverains (Espagne, Italie).

 

Au terme de deux journées d’échanges, une démonstration des capacités d’action de la marine nationale a été proposée aux participants. Un bâtiment suspecté de se livrer à un trafic de produits illicites a fait l’objet d’interrogations par la frégate Surcouf qui a envoyé son équipe de visite investiguer celui-ci. Le responsable de la lutte contre les activités illicites, fournit en temps réel de précieuses explications à un public attentif, qui découvre par cette démonstration « l’envers du décor » : rassemblement des présumés trafiquants, vérification des documents de bord, investigation. À bord du Surcouf, des ateliers complètent cette immersion, permettant aux participants du colloque de mieux appréhender les conditions de fouille, d’enregistrement mais aussi de rétention des personnes. « Nous comprenons mieux les méthodes mais aussi les contraintes rencontrées en haute mer par les marins » explique une magistrate nouvellement affectée à la juridiction interrégionale spécialisée de Fort de France.

 

En zone Antilles, ce sont plus de 8 tonnes de drogues qui ont été interceptées depuis le début de l’année, par l’action conjointe des services des services français dans la zone et des frégates de la marine nationale.

photo Marine nationale

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 08:50
« Notre mission est de démanteler les réseaux criminels fondés sur le désespoir des migrants et d’enrayer ainsi les pertes de vies humaines en mer. »

« Notre mission est de démanteler les réseaux criminels fondés sur le désespoir des migrants et d’enrayer ainsi les pertes de vies humaines en mer. »

 

02/12/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le contre-amiral Bléjean est l’adjoint du commandant de l’opération EUNAVFOR MED Sophia. Inséré depuis le mois de juin 2015 au sein de l’état-major européen de niveau opératif à Rome, il a répondu à nos questions après cinq mois d’opérations.

 

Amiral, en quoi consiste l’opération EUNAVFOR MED Sophia ?

EUNAVFOR MED est une opération européenne qui a été lancée le 22 juin 2015 suite à la noyade en Méditerranée de 700 migrants le 18 avril 2015 au large de l’île de Lampedusa. Cette année encore, près de 150 000 migrants, en majorité Africains, ont rejoint l’Italie par la Méditerranée centrale dans des conditions périlleuses. 2 800 hommes, femmes et enfants y ont perdu la vie depuis le mois de janvier 2015. Cette vague migratoire, principalement au départ de Libye, est organisée par des réseaux criminels. Notre mission est de démanteler ces réseaux fondés sur le désespoir des migrants et d’enrayer ainsi les pertes de vies humaines en mer. Elle participe aussi indirectement à l’effort global de lutte contre le terrorisme en le privant d’un apport financier illégal dont il profite.

 

Pouvez-vous nous parler des différentes phases de cette opération ?

L’entrée sur le théâtre en phase 1 s’est faite par le recueil de renseignements, notamment auprès des migrants recueillis en haute mer. Depuis le 9 octobre 2015, la phase 2 permet en haute mer, la visite et la fouille des moyens utilisés par les réseaux criminels ainsi que l’appréhension des présumés passeurs. Une résolution du conseil de sécurité des Nations Unies a été votée en appui de cette phase active. Les phases suivantes, lorsque les conditions juridiques seront réunies, nous permettront d’agir au plus près des réseaux criminels, dans les eaux territoriales puis sur la bande côtière. Elles nécessiteront un accord et une coopération étroite avec les autorités libyennes et régionales ainsi qu’une nouvelle résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies.

 

Quels sont les moyens français impliqués dans cette opération et quel est son bilan à ce jour ?

La France participe à tous les niveaux et de façon importante à cette opération interarmées en déployant des militaires dans les états-majors opératifs et de force, ainsi qu’en mettant à disposition aéronefs et navires. Elle se situe également au deuxième rang pour la fourniture de renseignements opérationnels. Un Falcon 50 réalise des vols réguliers de surveillance et de recueil de renseignement en mer et le long des zones habituelles de départ des migrants. La frégate légère furtive Courbe ta été intégrée pendant sept semaines, en octobre et novembre 2015, dans la force Sophia. Elle y a démontré brillamment les capacités et les savoir-faire français. Depuis son lancement, l’opération a permis de sauver directement près de 6 000 migrants et de transmettre aux autorités italiennes une quarantaine de présumés passeurs ; le Courbet a pris part à ces actions.

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 11:55
100 candidatures chaque jour à la DGSE

 

2 décembre 2015 par Henri Weill - Ainsi va le monde !

 

A l'instar de la police, de la gendarmerie, des armées, la DGSE enregistre "un flot continu" de candidatures. Une centaine par jour depuis les attentats de janvier dernier contre une trentaine auparavant. Envoyées par courrier ou par mail "déconseillé, pour des raisons de sécurité" explique-t-on à la direction générale de la sécurité extérieure. Qui devrait recruter six cents collaborateurs ces cinq prochaines années. Des ingénieurs télécom, informatique, des crypto-mathématiciens notamment mais aussi des experts en géopolitique et des linguistes (langues dites rares, de l'arabe au mandarin en passant par le tamacheq...). "Toutes les bonnes volontés spécialisées sont les bienvenues" précise-t-on à la DGSE.

 

Note RP Defense: voir Les conditions de recrutement

 

La DGSE recrute son personnel selon des modalités identiques à celles du reste de la fonction publique française. Néanmoins, une habilitation à connaître des informations protégées est le préalable indispensable à l'exercice de toute fonction. L'octroi de cette habilitation relève du ministre de la Défense. Sa décision est prise à partir des résultats d'investigations menées sur le candidat et son environnement qui permettent de déterminer ses éventuelles vulnérabilités au plan de la sécurité. Sous cette indispensable réserve, vous pouvez rejoindre le Service selon les modalités suivantes :

 

Si vous n'avez pas déjà un statut d'agent public :

- En accédant à l'un de ses corps spécifiques de fonctionnaires, au moyen de concours de catégorie A (à partir de la licence), de catégorie B (à partir du baccalauréat) ou de catégorie C (sans condition de diplôme).

- En vous portant candidat à un recrutement contractuel dans les spécialités ouvertes à ce titre.

 

Si vous avez déjà un statut d'agent public :

- Pour les militaires, par voie d'affectation, quelle que soit votre armée d'origine.

- Pour les fonctionnaires, par voie du détachement, quelle que soit votre administration d'origine.

Pour poser votre candidature ou pour obtenir de plus amples informations, vous pouvez contacter la DGSE, exclusivement par voie postale afin de préserver la confidentialité de votre démarche, aux adresses suivantes :

 

Le recrutement par concours

Ministère de la Défense

Case n°51 - AP 203

1, place Joffre 

75700 PARIS SP 07

 

Le recrutement contractuel 

Les détachements   

Affectation militaire 

Ministère de la Défense 

Case n°51 - AP 202

1, place Joffre

75700 PARIS SP 07 

 

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 11:55
Une affiche sur la façon de réagir en cas d'attentat diffusée par le gouvernement


04.12.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Le gouvernement diffuse depuis ce matin une affiche à l'adresse du grand public sur la façon de réagir en cas d'attentat, trois semaines après les tueries du 13 novembre à Paris. Cette affiche va être envoyée aujourd'hui aux différents ministères, qui seront chargés de la répercuter pour qu'elle soit rapidement affichée dans une série de lieux publics (mairies, préfectures, grands magasins, stades, musées...).

Elle est disponible pour téléchargement ici.

Inspirée de la signalétique des consignes de sécurité présentes à bord des avions, elle détaille trois grandes catégories de conseils en attendant l'arrivée des forces de l'ordre et des secours: s'échapper, se cacher, et alerter. Le premier conseil est de fuir si les conditions le permettent.

Si la fuite est possible, il est alors recommandé si possible d'aider les autres à quitter les lieux du danger, de ne pas s'exposer, d'alerter les gens autour de soi et de les dissuader de s'approcher du danger.

Si la fuite est impossible, il est recommandé de s'enfermer et de se barricader, ou à défaut de s'abriter derrière un obstacle solide comme un mur ou un pilier, d'éteindre la lumière et de mettre son téléphone sur silencieux et sans vibreur. Une fois en sécurité, il est recommandé d'appeler les numéros d'urgence comme le 17 et 112 (mais pas BFM ou tout autre médias!). A l'approche des forces de l'ordre, il est conseillé de ne pas courir vers elles, d'éviter d'avoir des gestes brusques, et plutôt de lever les mains en l'air, paumes ouvertes.

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 17:55
Hommage National aux victimes des attentats

 

30/11/2015 Sources : Etat-major des armées

 

« La France mettra tout en œuvre pour détruire l’armée des fanatiques qui ont commis ces crimes, elle agira sans répit pour protéger ses enfants », François Hollande.

 

Le 27 novembre, le général d'armée Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, était présent aux Invalides à l’occasion de l’hommage national rendu par le président de la République aux victimes des attentats du 13 novembre 2015.

Hommage National aux victimes des attentats
Hommage National aux victimes des attentats
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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 17:25
photo EMA

photo EMA

 

27/11/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 17 novembre 2015, à Miami, le contre-amiral Olivier Coupry - Commandant supérieur (COMSUP) des Forces armées aux Antilles (FAA), a rencontré le contre-amiral Scott Buschman - commandant du District Sevendes United States Coast Guards(USCG)*, dont la zone de responsabilité couvre la zone Caraïbe.

 

Le COMSUP a tout d’abord assisté au briefing opérationnel quotidien du District Sevendes USCG. Il était accompagné du chef du centre opérationnel des FAA, capitaine de vaisseau Xavier Larreur, de l’officier de liaison français intégré à la Joint Interagency Task Force South, du capitaine de frégate Jérôme Navarro et d’un représentant de la division de l’action de l’Etat en mer aux Antilles et du commissaire Pierre-Luc Duranson. Puis la délégation française et ses homologues américains des USCG ont évoqué les projets de renforcement de la coopération bilatérale franco-américaine dans la Caraïbe. Celle-ci porte sur la lutte contre l’ensemble des trafics illicites par voie maritime mais aussi sur la coordination des moyens en réponse aux incidents majeurs qui pourraient survenir en mer dans cette zone.

 

À l’issue de ces entretiens et après une visite de la station de Fort Lauderdale des USCG à Miami, plusieurs orientations ont été proposées afin d’améliorer la coopération opérationnelle entre les USCG et les FAA :

- l’intensification de la surveillance maritime et aérienne grâce aux nouveaux patrouilleurs des USCG affectés dans la zone et au soutien accru des aéronefs américains ;

- la coordination des programmes d’activité opérationnelle de nos unités pour optimiser la présence sur zone ;

-le renforcement du partage d’informations et d’expérience en amont et en aval des opérations de lutte contre le narcotrafic.

 

Les FAA garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis les départements de la Martinique et de la Guadeloupe. Elles constituent un dispositif interarmées à dominante aéromaritime de premier plan sur le Théâtre Antilles-Guyane, en coordination avec les forces armées en Guyane (FAG). Les FAA conduisent trois missions principales : l’action de l’Etat en mer sous l’autorité du délégué du Gouvernement pour l’action de l’Etat en mer(DDG AEM) afin de combattre efficacement le narcotrafic en mer et de coordonner la mise en œuvre des plans d’urgence en mer, l’assistance aux populations en cas de catastrophe naturelle et la coopération internationale et inter-administration.

 

* L’United States Coast Guard (USCG) est un organisme fédéral américain dépendant du département de la sécurité intérieur, chargé d’assurer la surveillance, la protection et le sauvetage des personnes en détresse dans les eaux territoriales américaines. Les USCG ont trois missions principales dans la zone Caraïbes : la lutte contre l’immigration clandestine, la recherche et le sauvetage de personnes et la lutte contre le trafic de stupéfiants en mer.

photo EMA
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photo EMA

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 12:55
Biomédecine : 100e ouverture de terrain militaire

 

20/11/2015 Armée de l'air

 

C’est cette semaine qu’a eu lieu la centième demande d’ouverture de terrain militaire dans le cadre de la mission de biomédecine. Forte du succès de cette mission au profit du ministère de la Santé, l’armée de l’air a doublé sa contribution par rapport à l’année 2014

 

L’agence de biomédecine sollicite régulièrement des ouvertures de terrains militaires dans le cadre de transports de greffons par voie aérienne. Ces derniers sont acheminés par des compagnies d’aviation privées mandatées par l’agence de biomédecine.

 

Parmi les acteurs de cette chaîne vitale, deux unités du commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes: le centre opérationnel de l’armée de l’air et le centre national des opérations aériennes. Elles travaillent ensemble pour ouvrir le terrain militaire adéquat et faire en sorte que l’appareil transportant le greffon puisse se poser dans les délais impartis.

 

En constante augmentation cette année, le nombre de missions au profit de l’agence de biomédecine a dépassé le nombre de 100. Ce chiffre record est en partie dû à la fermeture de l’activité civile en heures non ouvrables sur l’aéroport de Tours Val de Loire, terrain préférentiel (avec Villacoublay) pour les transferts d’organes depuis la fermeture de la base aérienne de Dijon.

 

Du prélèvement du greffon à sa transplantation, l’ensemble des acteurs de cette chaîne de vie n’a que quelques heures pour procéder à la greffe des organes prélevés. En effet, la durée maximale de vie d’un cœur est de seulement quatre heures, celle  d’un poumon de huit heures.

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 11:55
 photo ECPAD

photo ECPAD

 

20/11/2015 Sources : État-major des armées

 

Aujourd’hui, la force Sentinelle est constituée de 10 000 soldats - dont 6 500 en Ile-de-France et 3 500 en province. Au total, 50 unités de l’armée de terre ont été mises à contribution pour participer à cet effort. Retour sur cette montée en puissance.

 

Dans la nuit du 13 novembre 2015, l’armée a immédiatement renforcé les dispositifs sécuritaires des forces de sécurité intérieure (FSI) sur les sites frappés par les attentats terroristes. Dans les 48 heures qui ont suivi les attentats, 1000 hommes sont venus renforcer le dispositif Sentinelle d’Ile de France. Puis en 72 heures, 2000 hommes supplémentaires portent les effectifs déployés en France à 10 000 hommes. En région parisienne, l’arrivée de ces renforts porte à 150 le nombre d’unités militaires déployées. Elles sécurisent plus de 350 lieux – en appui des FSI. En province, la vigilance reste maintenue et le 20 novembre, 500 hommes ont renforcé les 3 000 soldats déjà en place. Lancée à la suite des attentats survenus à Paris les 7, 8 et 9 janvier 2015, l’opération Sentinelle vise à protéger les Français et sécuriser, en appui des FSI, les sites les plus sensibles à Paris et en province.

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 18:55
Bernard Squarcini : “Nous sommes entrés dans la terreur et le terrorisme de masse”

Pour l'ancien patron de la DCRI, devenue DGSI, "rien n'a été fait" pour coordonner les services de renseignements.

 

 

Bernard Squarcini. Directeur central du renseignement intérieur de 2008 à 2012, l’ancien préfet se livre sur l’état actuel de la menace terroriste. Pour lui, des décisions immédiates doivent être prises après les attentats.

 

Les services de renseignements français étaient-ils prêts ?

Clairement, oui. Il était prévu depuis les attentats de Bombay, en 2008, que de telles actions coordonnées et déterminées se produisent sur le territoire français et que la menace s’installe dans la durée. Nous savions que nous allions devoir monter en puissance pour faire face à ce type d’attentat. Il n’y a eu aucune surprise. En revanche, les services français paient les conséquences de certaines décisions politiques. Comme M. Hollande traite Bachar al-Assad de tous les adjectifs, les services syriens ne veulent plus coopérer avec les services français.

 

Comment travaillent nos services, alors ?

Nous sommes contraints de faire appel à des partenaires étrangers qui nous donnent les informations qu’ils souhaitent. Sans ces errements idéologiques, peut-être pourrions-nous éviter que des drames se produisent.

 

Vous avez proposé à votre ancien service il y a deux ans de lui transmettre une liste des Français qui combattent en Syrie. Pourquoi a-t-il refusé ?

Il y a déjà deux ans, les services syriens m’avaient effectivement proposé une liste des Français combattant en Syrie. J’en avais parlé à mon ancien service qui en a rendu compte à Manuel Valls. La condition des Syriens était que la France accepte de coopérer à nouveau avec leurs services de renseignements. On m’a opposé un refus pour des raisons idéologiques. C’est dommage car la proposition était une bonne amorce pour renouer nos relations et surtout, pour connaître, identifier et surveiller tous ces Français qui transitent entre notre pays et la Syrie. Résultat : on ne sait rien d’eux et on perd beaucoup de temps en demandant des informations aux agences allemandes, qui sont toujours restées sur place, mais aussi jordaniennes, russes, américaines et turques. On n’est absolument plus dans le concret.

 

Vous considérez que nous venons d’en payer les conséquences ?

Conscients de ces erreurs politiques et diplomatiques, les islamistes de Dae’ch ont commis un attentat remarquable. Parce qu’il se passe à Paris dans une région ultraprotégée, juste avant la Cop21, avec des cibles travaillées et à l’occasion du concert d’un groupe américain qui revient tout juste d’Israël. Les djihadistes ont frappé monsieur Tout-le-monde. Face à de telles attaques et compte tenu des prises de position du gouvernement, il est difficile pour les services de renseignements d’anticiper de manière précise le passage à l’acte. Des attentats sont déjoués. Mais qui sait si les commanditaires souhaitaient véritablement passer à l’acte ?

 

Lors des attentats de Paris, n’y a-t-il pas eu des dysfonctionnements entre la DGSI et la DGSE ?

L’enquête révèle qu’on est bien sur la piste d’une filière francobelge, connectée à la Syrie, qui a frappé méthodiquement la France. Pour la DGSI, que je connais bien pour en avoir été le directeur central, je sais qu’entre les renseignements intérieurs français et belge, les relations sont étroites. Mais je m’interroge : quel a été le travail de la DGSE sur les filières syriennes composées de Français en Europe ? Certains acteurs français du renseignement ne l’ont pas encore compris : il n’y a plus de différence aujourd’hui entre la menace intérieure et celle qui vient de l’extérieur. Il faut impérativement renforcer la coopération entre ces deux services. Il y a plusieurs mois, nous avions identifié le formateur de Mohamed Merah qui avait séjourné en Belgique. Nous savions qu’il formait tous les commandos européens et avions demandé à la DGSE de le “neutraliser” mais rien n’a été fait… Heureusement, il a finalement été “droné” par les Américains, mais bien après.

 

Suite de l'entretien

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 17:55
photo ECPAD

photo ECPAD


20/11/2015 Armée de Terre

 

L’Assemblée nationale a approuvé ce jour une prolongation de trois mois de l'état d'urgence en France. En effet, vendredi 13 novembre, alors que Paris et les abords du Stade de France à Saint-Denis subissaient plusieurs attaques simultanées, le président de la République a décrété cette mesure exceptionnelle qui restreint la circulation des personnes et des véhicules.

 

Créé par la loi du 3 avril 1955, l’état d’urgence a été institué au moment de la guerre d’Algérie. Il peut être déclaré sur tout ou partie du territoire en cas de péril imminent résultant d’un trouble à l’ordre public ou d’une situation de calamité publique. C’est le Parlement qui, initialement, avait le pouvoir de le décréter, mais une ordonnance de 1960 l’a également confié au gouvernement.

 

Qu’elle est sa durée ? 

La durée initiale de l’état d’urgence est de douze jours. Cette durée peut cependant être prorogée par une loi qui doit en fixer la durée définitive. Dans le cas des événements récents, le Parlement devra donc se prononcer sur une éventuelle prolongation de l’état d’urgence après le 26 novembre.

 

En quoi ça consiste ?

L’état d’urgence, dont les mesures sont appliquées dans les départements par les préfets,  permet aux autorités de limiter diverses libertés fondamentales comme la restriction de la circulation des personnes et des véhicules par le biais d’un couvre-feu, l’assignation à résidence, l’interdiction de séjour, l’institution de zones de sécurité au sein du pays, la fermeture de salles de spectacles ou l’interdiction de tout type de réunion.

 

Qu’elle est la place de l’armée de Terre ? 

Depuis les attentats de janvier 2015, l’armée de Terre participe activement à la protection du territoire national dans le cadre de l’opération SENTINELLE. Une opération renforcée par des effectifs supplémentaires venus, depuis ce week-end, de toute la France. Au total, ce sont donc 50 formations de l’armée de Terre qui ont été mises à contribution pour participer à cet effort. A noter que l’échelon supérieur est l’état de siège. Codifié dans le Code de la Défense, l’état  de siège permet le transfert des pouvoirs des autorités civiles aux autorités militaires.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 19:55
Sentinelle - photo Marine Nationale Armée de Terre ECPAD

Sentinelle - photo Marine Nationale Armée de Terre ECPAD

 

19/11/2015 Sources : État-major des armées

 

Depuis vendredi 13 novembre 2015, l’armée est mobilisée pour protéger les Français. Immédiatement après les attentats, les militaires ont renforcé les dispositifs sécuritaires des forces de sécurité intérieures (FSI). Dans la nuit du 13 novembre, 1500 militaires ont ainsi été engagés - en appui des FSI, pour sécuriser les sites frappés par les terroristes.

 

A partir du samedi 14, un renfort de 1 000 hommes a été déployé dans Paris et son agglomération. Après l’arrivée de ce premier renfort, 2 000 soldats supplémentaires ont été mobilisés. 1 500 d’entre eux sont en cours de déploiement en IDF. Aujourd’hui, la force est constituée de 10 000 militaires - dont 6 500 en Ile-de-France. 50 unités de l’armée de terre ont été mises à contribution pour participer à cet effort.

Le Service de santé des armées (SSA) a également été sollicité pour faire face à l’afflux de blessés. Au total, 58 blessés ont été pris en charge par les hôpitaux militaires.

 

Retour sur le renforcement de Sentinelle en appui des FSI

 

Nuit du vendredi 13 novembre 2015

1 500 soldats dépêchés en renfort des FSI sur les sites frappés par les attentats terroristes.

un poste de commandement tactique, 5 unités et 3 groupes de réaction rapide sont déployés : Bastille, Bataclan, République, Nation, Voltaire, Bichat.

Sécurisation du Sénat, de l’Assemblée Nationale et de Matignon.

Samedi 14 novembre 2015

Arrivée à l’aéroport de Roissy de 300 parachutistes du 3e RPIMa.

Dimanche 15 novembre 2015

700 militaires supplémentaires rejoignent la capitale.

Lundi 16 novembre 2015

2 000 soldats sont mobilisés pour l’opération Sentinelle.

En 72 heures, la force Sentinelle passe de 7 000 à 10 000 militaires déployés en métropole.

Plus de 350 lieux sécurisés dans Paris.

Mardi 17 novembre 2015

Intensification et densification des patrouilles.

Présence accrue dans la capitale.

En province, la vigilance est maintenue avec 3 000 militaires.

Mercredi 18 novembre 2015

240 militaires sont déployés ou placés en réserve d’intervention pour sécuriser la zone d’opération du RAID dans la ville de Saint Denis.

Jeudi 19 novembre 2015

Poursuite de l’arrivée des renforts (1 500 soldats en cours de déploiement) en Île-de-France.

L’arrivée de ces renforts porte à près de 150 le nombre des unités élémentaires présentes en région parisienne (dans le cadre de l’opération Sentinelle, une UE est constituée de 60 militaires).

 

En savoir plus.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 17:55
Opération Sentinelle pour la 5 cie du 2e REI

 

19-11-2015 par 2e REI Réf : 384 -1078

 

A la fin du mois d’octobre, la 5ème compagnie aux ordres du capitaine de SAMIE est désignée pour la mission Sentinelle première mission depuis sa création le 15 juin dernier.

 

Après une préparation riche en activités en commencent par un camp compagnie à l’IILE de Puyloubier ou elle a effectué une marche jusqu’au sommet de la Sainte Victoire, des séances d’instruction technique accompagné d’un gros travail de TIOR (Technique Intervention Opérationnelle Rapprochée) ainsi que la mise en application de cas concrets en vu de la mission Sentinelle.

 

Dès son retour au quartier, la 5ème compagnie continue son entrainement sans relâche afin « d’être prêt »!

 

Le 25 octobre 2015 la 5ème compagnie du 2e REI part pour Paris. Il s’agira de soutenir les forces de sécurité intérieure sur les sites dans l’ancien Vigipirate socle. L’Ecole militaire, les Invalides, l’îlot Saint-Germain et la tour Eiffel seront laissés sous la surveillance de la 5 qui s’attachera à remplir la mission avec honneur et fidélité.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:55
Bloc opératoire HIA Bégin - photo ECPAD

Bloc opératoire HIA Bégin - photo ECPAD

 

18/11/2015 Service de santé des armées - DCSSA

 

Hôpitaux militaires, centre de transfusion sanguine, psychiatres, DAPSA, CMA, le service de santé a été largement mobilisé suite aux attentats commis  dans Paris ce week-end.

 

Les deux HIA Percy et Bégin ont été immédiatement mobilisés. Chaque HIA a conditionné ses blocs opératoires pour faire face à l’afflux massif de blessés. Ils ont, au total, accueilli 58 blessés, soit 18% des urgences absolues. En une heure à Bégin, 8 ambulances ont acheminé une trentaine de blessés, dont 20 par balle et de nombreuses urgences psychologiques. Au même moment, 17 blessés étaient accueillis à Percy.  Dès l’arrivée des ambulances de la BSPP, les blessés étaient triés, catégorisés, examinés avant le passage au bloc opératoire. « Les équipes médicales ont mis en œuvre au profit des blessés français sur le territoire national ce qu’elles font habituellement en opération extérieure » a souligné le MG Gygax-Genero, directrice de l’HIA Bégin.

 

« Si chaque hôpital a eu un nombre important de blessés, aucun n’était dans un afflux dit saturant. Chaque victime a donc pu avoir le traitement nécessaire : le damage control, c’est-à-dire des mesures conservatoires qui permettent la survie du blessé, du membre » a expliqué les MCS Rigal, chef du service de chirurgie orthopédique de l’HIA Percy.

 

Une cellule médico-psychologique a également été déployée dans chaque HIA au profit des blessés, de leur famille, mais aussi du personnel soignant, fortement impacté. L’action du CTSA a été également déterminante dans la prise en charge des blessés grâce à un approvisionnement en sang efficace et continu. 

 

Le lendemain, une équipe de psychiatres et psychologues du Service intervenaient à l’école militaire pour soutenir les familles de victimes. « Nous étions là pour leur apporter une présence, un accueil, un réconfort, faire en sorte qu’ils puissent mettre des mots sur ces événements d’horreur absolus » a expliqué le médecin en chef Martinez, coordinateur national du soutien médico-psychologique des armées.

 

Pendant ce temps, les établissements du ravitaillement sanitaire déployaient 2500 garrots et pansements compressifs nécessaires aux 1500 militaires envoyés en renfort de l’opération sentinelle.

 

Rôdé à la prise en charge des blessés de guerre, physiques et psychiques, le personnel soignant a fait preuve d’une efficacité et d’un dévouement remarquables. Le ministre de la défense a d’ailleurs salué « la mobilisation, la réactivité et le sang-froid du personnel du SSA »lors de sa visite à Bégin, lundi 17 novembre. A midi, entouré du personnel hospitalier, il a observé une minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat.

 

L’action continue dans les hôpitaux au profit des blessés dont le parcours de reconstruction s’annonce long et difficile, toujours entouré du personnel soignant.

Infographie HIA-Attentas novembre 2015 - credits DCSSA

Infographie HIA-Attentas novembre 2015 - credits DCSSA

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:55
Le Raid confirme utiliser le "Made in Israel" dans son mode opératoire

 

18.11.2015 IsraelValley Desk – Défense (source LeFigaro.fr)

 

Jean-Michel Fauvergue, directeur du Raid, raconte en détails, comment ses hommes ont mené l’assaut dans le nord de Paris. L’opération, qui a duré sept heures, a occasionné «des centaines de coups de feu» et blessé 5 hommes de l’unité d’élite de la police.

 

LE FIGARO. – Que savez-vous avant de commencer l’assaut?

 

Jean-Michel FAUVERGUE. – Au départ, on nous a dit qu’il y avait trois personnes à l’intérieur. On pense qu’il y a une femme et deux hommes radicalisés.

 

Vous saviez que la femme portait un gilet explosif?

Oui, on savait que les terroristes étaient sans doute armés de kalachnikov et de gilets explosifs.

 

Abu Abdelhamid Abaaoud pouvait-il être présent?

On savait qu’il était peut-être là. Les autres services nous avaient transmis cette information.

 

Pouvez-vous nous raconter l’assaut?

L’assaut commence à 4h16 et il dure tout le temps du siège. On décide de faire une ouverture de porte à l’explosif car c’est généralement efficace et sidérant pour les gens qui sont à l’intérieur. Malheureusement, comme ça arrive quelques fois, ça ne marche pas bien. La porte blindée s’ouvre mal. On a du mal à rentrer et donc l’effet de surprise n’existe pas et très rapidement nos gars sont pris dans des échanges de tirs nourris. On riposte.

Les terroristes ont rapidement installé un porte-bouclier derrière la porte. Un porte bouclier assez lourd, posé sur une structure à roulettes. Ça n’est pas un bouclier sarcophage, mais ça y ressemble.

L’échange de tirs dure entre une demi-heure et trois-quarts d’heure. Des centaines de coups de feu sont échangés. Les terroristes ont également lancé des grenades offensives. Puis les tirs deviennent plus sporadiques, entrecoupés de périodes de feu plus intenses.

Après un long moment sans tir, on décide d’envoyer un chien pour qu’il fasse une reconnaissance des lieux. Malheureusement, Diesel, un chien d’attaque, est tué à la Brenneke.

On avait auparavant placé 6 tireurs d’élite devant les ouvertures, sur des immeubles aux alentours. L’un de nos hommes voit un des terroristes, lui demande de lever les mains. Il ne le fait pas. Le tireur d’élite tire. Le terroriste est touché mais continue de risposter à la kalachnikov. Les échanges de tirs continuent assez longtemps.

Puis la femme présente à l’intérieur envoie une longue rafale de tirs et s’ensuit une grande explosion. Les fenêtres, côté rue, volent en éclats. Un bout de corps, un morceau de colonne vertébrale, tombe sur une de nos voitures.

 

La femme s’est-elle jetée sur les forces d’intervention?

Non, nous sommes prudents. La femme s’est fait sauter toute seule dans l’appartement, en espérant que la force de l’explosion nous touche. Mais l’explosion ne nous a pas touchée, en revanche le choc a fait plier des murs porteurs. L’appartement est fragilisé mais il ne s’effondre pas.

Nous sommes au milieu de la mission, il est environ 9 heures. Les tirs de kalachnikov se poursuivent. Puis nous n’entendons plus qu’une kalachnikov car la deuxième s’est tue.

On décide alors de travailler à la grenade de 40mm. C’est une grenade qui contient 40 grammes d’explosif et qui sert à assourdir et à sidérer les assaillants. On en jette une vingtaine.

Puis on continue la progression dans l’appartement. C’est une progression raisonnée.

 

C’est-à-dire? Vous utilisez des moyens de reconnaissance?

On avance prudemment dans l’appartement. On envoie un drone pour regarder à travers les vitres et les velux mais ça ne nous apprend pas grand-chose.

On balance un premier robot muni d’une caméra pour faire une reconnaissance des lieux. Mais il est rapidement bloqué par les gravats. On emprunte un robot plus gros et plus haut, celui de la sécurité civile qui sert au déminage, mais il ne peut pas non plus progresser à cause des gravats. On n’arrive pas à le déployer.

On s’aperçoit qu’il y a des trous un peu partout, dans le parquet. Alors on décide d’utiliser l’appartement du dessous, du deuxième étage, pour passer des perches dotées de caméras. On voit alors qu’un corps est passé du troisième au deuxième étage. Le cadavre est abîmé car il a sans doute pris des grenades et il a reçu une poutre lorsqu’il est tombé. Il n’est pas identifiable.

On décide de repartir au troisième étage. D’autres personnes sont sur le pallier, deux hommes se cachaient sous du linge et avec ce qu’ils avaient trouvé. On les arrête. On continue notre progression mais on ne voit plus rien.

 

Des policiers ont été blessés durant l’assaut?

Cinq de nos hommes sont blessés, certains par balles, d’autres ont pris des morceaux d’explosifs. Ils ont été touchés aux bras, aux jambes, aux mains, dans le bas du dos, mais leur pronostic vital n’est pas engagé.

 

Vous êtes-vous coordonnés avec la BRI?

Oui, à la fin de l’opération, il fallait que l’on vérifie d’autres bâtiments, d’autres appartements qu’on nous avait désignés. La BRI est donc venue en renfort et c’est elle qui a fait cette mission.

Nous étions 110 policiers d’intervention sur le terrain, dont 70 du Raid.

 

Avez-vous des techniques d’intervention particulières?

L’engagement du Raid et de la BRI est un engagement total mais nos hommes ne sont pas suicidaires et on a mis au point des techniques d’intervention particulières. Mais ça pose problème de travailler sur des gens qui portent des gilets explosifs.

 

Ça pose quels problèmes?

On est obligé de rester à distance car effectivement il ne faut pas que l’on se fasse péter.

 

Est-ce que cette nouvelle forme de terrorisme va modifier vos techniques d’intervention?

On les a déjà modifiées. On s’est servi de l’expérience de nos amis étrangers et notamment des techniques utilisées en Israël mais aussi dans d’autres pays. Ce sont des techniques pour essayer d’avoir le moins de dégâts possibles avec un kamikaze.

 

C’est éprouvant pour les nerfs des hommes…

Oui, des hommes mais aussi des chefs. Vous êtes en train de commander une colonne et vous allez demander à vos gars d’aller au contact sur des individus qui sont prêts à se donner la mort.

Si cette série continue, le comportement de mes hommes restera le même. Si on arrive à conserver du temps de repos, ça se passera bien. Là, on est en train de gérer la fatigue et le repos".

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 07:55
photo DGPN

photo DGPN

 

18 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Paris - Tout laisse à penser que les personnes arrêtées ou tuées mercredi matin lors de l'assaut d'un appartement à Saint-Denis, au nord de Paris, pouvaient passer à l'acte pour un nouvel attentat, a déclaré le procureur François Molins.

 

Le cerveau présumé des attentats de Paris, Abdelhamid Abaaoud (129 morts), ne figure pas parmi les huit personnes interpellées, et on ignore s'il figure parmi les personnes décédées, a ajouté mercredi soir le procureur François Molins, en charge de l'enquête, lors d'une déclaration à la presse.

 

Des corps ont été retrouvés dans les décombres de l'appartement, mais le procureur a dit n'être pas en mesure de communiquer leur nombre, ni les identités. Les autorités avaient annoncé auparavant qu'au moins deux personnes avaient été tuées lors de l'assaut.

 

Les trois personnes interpellées dans l'appartement n'ont pas non plus été encore identifiés, leur identité étant en cours de vérification, a indiqué le procureur. Il a précisé que ni Abaaoud ni Salah Abdeslam, soupçonné d'avoir fait partie d'une des trois équipes de tueurs vendredi, ne figurent parmi les personnes arrêtées.

 

L'opération policière a été lancée sur la foi d'un témoignage lundi sur la présence en France d'Abaaoud, a ajouté M. Molins.

 

Le procureur a présenté Abaaoud comme un individu suspecté d'être l'inspirateur de nombreux projets d'attentats ou attentats terroristes en Europe pour le compte de l'organisation terroriste Etat islamique.

 

Le procureur a encore affirmé qu'un SMS indiquant on est parti, on commence a été envoyé le soir des attaques de vendredi à partir d'un téléphone portable qui a ensuite été découvert dans une poubelle à l'extérieur de la salle de concert du Bataclan. Les investigations s'attachent bien évidemment à déterminer quel est le destinataire de ce message, envoyé à 21H42, peu avant l'attaque, a-t-il ajouté.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 20:55
photo EMA

photo EMA

 

18/11/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 17 novembre 2015, le général d’armée Pierre de Villiers a reçu le Premier ministre, Manuel Valls, au Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO) à Balard, pour lui faire un point des engagements de l’armée française dans la lutte contre le terrorisme, en France et à l’étranger.

 

Repère

 

Depuis le 19 juin 2015, le commandement des opérations a rejoint Balard.

 

Lors de l’inauguration des nouveaux locaux du ministère de la Défense le 5 novembre 2015, le Président de la République s’était fait présenté le CPCO au sein du nouveau cœur opérationnel.

 

Après la réorganisation des états-majors d’armée puis celle de l’état-major des armées, ce regroupement constitue une nouvelle étape de la transformation du commandement des armées. Le chef d’état-major des armées (CEMA) voit son équipe de commandement regroupée en un même lieu autour de lui.

 

Entouré des chefs d’état-major d’armée qui le conseillent et l’assistent, il s’appuie par ailleurs sur les capacités désormais concentrées au sein du nouveau pôle opérationnel construit au cœur de Balard. Organisé autour du Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), le « Pôle ops » regroupe l’ensemble des équipes ou fonctions qui contribuent aux travaux d’anticipation stratégique, ainsi qu’à la planification et la conduite de nos engagements opérationnels (états-majors opérationnels, commandement interarmées de l’espace, cyberdéfense, renseignement, soutiens,…).

 

Le CPCO, à la fois état-major d’aide à la décision et centre de commandement, est connecté 7 jours sur 7 et 24h sur 24 avec l’ensemble des théâtres d’opération. Il permet au CEMA d’assurer le commandement des opérations militaires, de conseiller le gouvernement dans le champ des opérations et de proposer des options stratégiques au Président de la République, chef des armées.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 20:55
photo 1e BL - Armée de Terre

photo 1e BL - Armée de Terre

 

18/11/2015 Armée de Terre

 

48 heures après les attentats du 13 novembre à Paris, l’opération Sentinelle était renforcée de 1 000 hommes et femmes venus de toute la France. Pour coordonner cette montée en puissance, la 1re brigade logistique est entrée en piste très tôt samedi matin…

 

Toutes les 6 semaines, c’est la même mécanique qui se met en marche : les experts du centre de mise en œuvre (CMO) de la 1re brigade logistique travaillent en auto-relève pour assurer l’arrivée d’environ 4 000 soldats en Ile de France et le retour de 4 000 autres vers leur garnison. Un flux de 8000 hommes à envisager sur une période habituelle de 6 jours.

 

Ce week-end, le rythme s’est trouvé accéléré : en 48 heures, ces experts ont dû gérer l’arrivée et le déploiement fluide et rapide de plus de 1000 soldats supplémentaires, venant de 22 entités différentes.

 

Depuis le 8 janvier 2015, le CMO coordonne en effet les mouvements de relèves du dispositif Sentinelle d’Ile de France. Cette petite entité de l’armée de Terre travaille en deux phases :

- en amont : la planification de la relève avec les différents interlocuteurs (le niveau tactique sur zone, mais également les services du commissariat pour les véhicules et la perception de l’équipement sur la zone de transit de Brétigny, etc.) ;

- en temps réel : la conduite de la relève depuis le centre opérationnel de Saint-Germain-en-Laye afin de s’adapter aux impondérables d’un tel engagement.

 

Ce weekend, le CMO a donc été mis en alerte dans la nuit du 13 au 14 novembre pour assurer le déploiement exceptionnel qui lui était confié. Outre ce centre, près de 1000 hommes de la brigade logistique sont actuellement engagés sur l’opération Sentinelle, que ce soit sur les missions de surveillance, d’organisation ou sur des missions d’approvisionnement.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 20:55
photo ECPAD

photo ECPAD

 

16/11/2015 Armée de Terre

 

Le samedi 14 novembre 2015 en début de soirée, 300 parachutistes du 3e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (3e RPIMa) de Carcassonne sont arrivés à Paris par avions militaires, en renfort suite aux attentats du 13 novembre.

 

Suivez leur déploiement, de leur décollage de l’aéroport Toulouse Blagnac à leur perception d’armement et leurs patrouilles dans Paris et son agglomération.

 

Outre les missions traditionnelles dévolues aux régiments d’infanterie motorisée, le 3e RPIMa est organisé et entraîné pour couvrir une grande unité face à une menace inopinée, mener un combat sur les arrières, contrôler une zone à l’étranger… De par leur instruction axée principalement sur l’acquisition des actes élémentaires individuels du combattant (obtention du brevet militaire parachutiste ainsi que passage en centre d’entraînement commando), les militaires du 3e RPIMa ont donc pour vocation d’intervenir partout dans le monde, en France comme à l’étranger.

 

Au total, 5 000 soldats de Sentinelle sont mobilisés dans Paris et son agglomération. Près de 19 unités de l’armée de Terre ont été mises à contribution (voir la liste des régiments). 48h après les attentats du 13 novembre à Paris, l’opération Sentinelle a été renforcée de 1 000 hommes et femmes venus de toute la France. D’autres soldats arriveront d’ici mercredi.

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 16:55
Les vapocraqueurs 1 et 2 du site TOTAL de Carling Saint-Avold, en Moselle - Crédits : Total

Les vapocraqueurs 1 et 2 du site TOTAL de Carling Saint-Avold, en Moselle - Crédits : Total

 

18 novembre 2015 Par Gaëlle Fleitour - Usine Nouvelle

 

Information Usine Nouvelle : Préoccupés par les risques d’attentats pesant sur les sites hébergeant des produits dangereux, les industriels ont obtenu mardi de l’Etat de faire retirer du Web des informations trop précises. Explications.

 

 Depuis les attentats, la vigilance est maximale dans les usines classées Seveso, cette réglementation européenne qui encadre les sites industriels les plus sensibles. A travers la France, 1 170 établissements sont concernés, dont la moitié d’entre eux hébergent des produits chimiques jugés dangereux. Les industriels le savent, la menace est réelle depuis que des actes terroristes sont survenus cet été dans l’usine d’Air Products à Saint-Quentin-Fallavier (Isère) et sur le site pétrochimique de Berre-L’Étang (Bouches-du-Rhône). Mardi 17 novembre, une réunion a donc rassemblé durant l’après-midi le Ministère de l’Ecologie et l’Union des Industries Chimiques (UIC). Avec une urgence : retirer les informations sensibles des sites internet.

Suite de l’article

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