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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 11:55
EPPN: PRORISK a démarré ses premières missions d'escorte

 

16.10.2015  par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

ProRisk, société de sûreté maritime qui dispose de l'agrément EPPN depuis le mois de juin, vient d'assurer sa première mission sur un navire battant pavillon français.

Il s’agissait d’un pétrolier assurant une liaison entre Fujaïrah et Suez. Une équipe de quatre personnels français de ProRisk a passé 12 jours en mer, dont 8 en zone à risques. La société de Brest espère assurer une dizaine de rotations par an pour ce client.

 

Thoniers. Les activités de la société se développent par ailleurs. Ce vendredi, trois équipes de quatre agents privés de protection des navires (APPN) vont quitter la France pour une mission dans l'océan Indien.  Ces équipes vont embarquer sur trois thoniers senneurs pour des missions de protection de 70 jours.

A noter que KSI a organisé début octobre, un exercice de synthèse pour la formation de 19 APPN. L'exercice de simulation en mer (voir photo ci-dessus) a eu lieu entre Vannes et Quiberon.

 

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 11:55
EPPN: PRORISK a démarré ses premières missions d'escorte

 

16.10.2015  par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

ProRisk, société de sûreté maritime qui dispose de l'agrément EPPN depuis le mois de juin, vient d'assurer sa première mission sur un navire battant pavillon français.

Il s’agissait d’un pétrolier assurant une liaison entre Fujaïrah et Suez. Une équipe de quatre personnels français de ProRisk a passé 12 jours en mer, dont 8 en zone à risques. La société de Brest espère assurer une dizaine de rotations par an pour ce client.

 

Thoniers. Les activités de la société se développent par ailleurs. Ce vendredi, trois équipes de quatre agents privés de protection des navires (APPN) vont quitter la France pour une mission dans l'océan Indien.  Ces équipes vont embarquer sur trois thoniers senneurs pour des missions de protection de 70 jours.

A noter que KSI a organisé début octobre, un exercice de synthèse pour la formation de 19 APPN. L'exercice de simulation en mer (voir photo ci-dessus) a eu lieu entre Vannes et Quiberon.

 

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 10:55
Audition du général Denis Favier, directeur général de la gendarmerie nationale, sur le projet de loi de finances pour 2016

 

8 octobre 2015 Commission de la défense nationale et des forces armées - Compte rendu n° 6

 

Mme la présidente Patricia Adam. Nous sommes heureux de recevoir le général Denis Favier, directeur général de la gendarmerie nationale, pour une audition sur le projet de loi de finances pour 2016.

 

Général Denis Favier, directeur général de la gendarmerie nationale. Permettez-moi de commencer par vous éclairer sur la fin de gestion 2015. La situation budgétaire que nous connaissons aujourd’hui est moins tendue qu’il y a deux ans : une partie de la mise en réserve, environ 40 %, soit 38 millions d’euros – vient d’être levée, ce qui est essentiel, car notre marge de manœuvre est étroite. Il reste toutefois 51 millions d’euros à débloquer d’ici à la fin de l’année pour payer, notamment, les loyers du mois de décembre dus aux collectivités locales. Le ministre et moi-même sommes pleinement engagés dans cet objectif.

Pour 2016, malgré un cadre général où la nécessité de redresser les finances publiques demeure, le gouvernement a décidé d’accorder des moyens supplémentaires à la gendarmerie. Ce budget me permettra ainsi de mettre en œuvre trois priorités : conserver ma capacité de manœuvre, prendre la mesure des évolutions de la délinquance et de la menace terroriste, enfin adapter nos modes d’action par l’innovation.

Conserver notre capacité de manœuvre. Je voudrais d’abord souligner l’efficacité de notre action depuis le début de l’année. Ainsi, à Dammartin en Goële, c’est bien l’engagement coordonné à l’échelon central des unités territoriales, renforcées par des escadrons de gendarmerie mobile, des réservistes et les forces aériennes qui a permis de déceler les frères Kouachi, les contraignant à se retrancher avant que le GIGN ne procède à leur neutralisation.

En ce qui concerne le drame de l’Airbus A320 de la compagnie Germanwings nous avons conduit une opération extrêmement lourde dans une région d’accès difficile, quasi inaccessible. Nous avons, dans cette opération, coordonné des moyens spécifiques au profit des unités territoriales. L’organisation même de la gendarmerie, fondée sur la complémentarité entre les unités spécialisées et les brigades, a trouvé à s’exprimer pleinement à cette occasion. Sans hélicoptères, la manœuvre n’aurait pas été envisageable. Sans les unités de haute montagne pour encorder les techniciens qui ont fait les relevés d’empreintes, le travail de la police judiciaire aurait été impossible. Et sans techniciens capables de procéder à des prélèvements d’ADN sur le site, l’identification des victimes n’aurait pas pu se faire. Notre système intégré nous a permis de déployer une efficacité saluée par tous. La Chancelière allemande a d’ailleurs été fortement impressionnée par ce modèle permettant de s’engager efficacement dans une zone aussi déshéritée.

En dehors de ces opérations qui relèvent d’un caractère extraordinaire, nous sommes pleinement engagés au quotidien sur 95 % du territoire et au profit de 50 % de la population. Je voudrais rappeler plusieurs réussites marquantes en 2015. Je prendrai par exemple notre priorité, que constitue la lutte contre les atteintes aux biens, en premier lieu les cambriolages. Nous sommes en effet parvenus, au premier semestre 2015, à endiguer ce fléau. Les renforts d’escadrons de gendarmerie mobile et de réservistes dans les départements les plus touchés ont obtenu des succès probants. Nous avons pu garantir un dispositif estival conséquent grâce à l’engagement d’escadrons dans les zones d’activité saisonnière, ce qui a donné des résultats remarquables. Enfin, il y a quelques jours, nous avons pu redéployer des unités de gendarmerie mobile afin de relancer le plan anti-cambriolages dans les départements les plus concernés. C’est donc en manœuvrant que nous obtenons des résultats positifs contre la délinquance.

S’agissant de la lutte contre le terrorisme, il n’est pas aujourd’hui de zones préservées sur le territoire national et des ramifications de réseau peuvent s’implanter quel que soit l’endroit, urbain ou rural. Il nous faut donc travailler, sur l’ensemble du territoire national, à une perception fine des signaux faibles de la radicalisation.

C’est dans ce contexte que, quelques mois après l’attentat de Saint-Quentin-Fallavier, le ministre de l’Intérieur a décidé de créer un état-major opérationnel capable de rassembler les informations venant de tous les services de police et de gendarmerie pour s’assurer que les individus signalés étaient bien suivis. La gendarmerie est pleinement associée à cet état-major et des officiers sont présents dans cette structure.

Ma deuxième priorité vise à prendre la mesure des évolutions de la délinquance et de la menace terroriste. Le budget 2016 correspond bien à cet objectif. Ma première préoccupation en la matière concerne les créations de postes. La seconde concerne le budget hors titre 2, qui nous permet de fonctionner et d’équiper nos forces.

L’année 2016 sera conséquente en termes de création de postes. D’abord dans le cadre du plan de lutte contre le terrorisme, engagé après les attentats de janvier. La gendarmerie sera renforcée de 210 postes sur la période 2015-2017 dont cinquante-cinq postes au titre de 2016.

Ensuite au titre de l’engagement présidentiel de créer 200 postes opérationnels en 2016, nous bénéficierons de 129 créations nettes auxquelles s’ajoutera le redéploiement de 71 postes de l’administration centrale.

Enfin, récemment, il a été décidé de doter la gendarmerie de 370 créations de postes sur les 900 accordées au ministère de l’Intérieur dans le cadre du plan « Migrants ». Ce sont des postes de sous-officiers de gendarmerie, qui iront renforcer les effectifs des escadrons de gendarmerie mobile, très sollicités.

Au total, 2016 verra donc la création de quelque 500 postes. Cette dynamique nous permettra de mieux faire face aux demandes en matière de sécurité.

S’agissant des moyens, la dotation prévue hors titre 2 atteindra 1,2 milliard d’euros en crédits de paiement, soit une légère augmentation de 17 millions d’euros par rapport à 2015. Ce budget permettra de maintenir le fonctionnement courant des unités opérationnelles au niveau de 2015, soit 208 millions d’euros, et d’acquérir près de 2 000 véhicules, pour un coût de 40 millions d’euros, soit un chiffre identique à celui de 2015 et supérieur à ceux des années 2012 – 900 véhicules – et 2013 – 1 350 véhicules. Nous rattrapons un peu notre retard, même si c’est encore insuffisant, le besoin étant de 3 000 véhicules par an.

Nous poursuivrons notre plan de modernisation en matière d’informatique et d’outils d’aide au commandement, avec l’achat de 16 000 ordinateurs, pour un montant de 8,4 millions d’euros.

Nous améliorerons également l’équipement des forces, avec l’achat de gilets pare-balles, d’armements plus adaptés à nos nouvelles missions et de munitions, en complément des dotations déjà existantes. Tirant les enseignements des attentats de janvier, nous avons pris des dispositions pour durcir nos capacités d’intervention et renforcer notre protection.

La dotation hors titre 2 permettra également, en 2016 comme en 2015, le financement du plan d’urgence immobilier à hauteur de 70 millions d’euros. Ce plan est indispensable au regard de l’état du parc domanial. Compte tenu de l’ampleur des travaux à mener, cet effort devra être poursuivi dans la durée pour permettre la remise à niveau des casernes domaniales.

En ce qui concerne le plan de lutte contre le terrorisme, 23 millions d’euros ont été ouverts en 2015 et cinq millions d’euros de crédits seront ouverts en 2016 pour poursuivre l’achat de matériels destinés à la lutte antiterroriste. Ma troisième priorité vise enfin à renforcer notre capacité opérationnelle par l’innovation dans les techniques et les modes d’action. Je souhaite évoquer dans ce cadre le lancement d’un projet stratégique, baptisé NeoGend, qui vise à doter chaque gendarme d’une tablette numérique pour lui permettre, où qu’il soit, d’être en quelque sorte à lui seul « la brigade qui se déplace ». Le gendarme disposera ainsi, où qu’il se trouve, de toutes les applications « métier » indispensables à l’accomplissement de ses missions. L’outil numérique va donc développer une nouvelle proximité. L’innovation est présente également dans des secteurs extrêmement importants, comme la lutte contre la cybercriminalité ou le renseignement criminel. Comment traiter les informations de masse, ce que l’on appelle le big data ? Et comment, à partir de ces informations, bâtir une forme de renseignement prédictif pour bien orienter les services ? C’est un dossier sur lequel nous sommes très engagés. Enfin, nous poursuivrons nos efforts en criminalistique, notamment dans le domaine de l’ADN. Nous avons d’ailleurs installé, cette année, un remarquable pôle de police judiciaire à Pontoise, où nous avons regroupé ces trois capacités : criminalistique, renseignement criminel et lutte contre les cybermenaces. C’est une remarquable réalisation, essentielle pour notre performance en matière judiciaire, je vous invite à la visiter.

À l’innovation s’ajoute la modernisation du dispositif territorial. Vous le savez, la question sensible du maintien de petites unités dispersées et de faible activité continue de se poser.

 

M. Daniel Boisserie. Cette année, mon général, nous vous avons vu à la manœuvre. Je pense aux attentats de Charlie Hebdo et au crash de la Germanwings, sans oublier la lutte contre les cambriolages. Paradoxalement, c’est cette année qu’il y a eu, dans ma circonscription, une inflation considérable des cambriolages. Cela étant, les statistiques sont globalement excellentes et marquent une baisse de la délinquance dans ce domaine.

Les crédits consacrés à la gendarmerie seront, en 2016, plus que préservés : ils seront revalorisés et atteindront 8,23 milliards d’euros en crédits de paiement. Compte tenu des tensions qui pèsent sur les finances publiques, la gendarmerie s’en sort bien. C’est la sécurité des Français qui en dépend : nous pouvons donc tous nous en réjouir.

Ma première question porte sur la mise en réserve initiale. Comme l’an dernier, elle atteindra 8 % dès le début de la gestion. Cela étant, vous avez dit que 40 millions d’euros avaient été levés au titre de l’exercice 2015. Avez-vous des informations sur cette levée de la réserve initiale pour 2016, la pratique de la réserve bloquant depuis plusieurs années les commandes de la gendarmerie ?

Dans le cadre du plan de lutte contre le terrorisme notamment et au titre du schéma d’emplois pour 2016, nous attendons 184 postes de gendarmes supplémentaires. Les chiffres que vous avez donnés étant supérieurs à ceux que nous espérions, nous ne pouvons, là aussi, que nous en réjouir. Sur ce nombre, combien correspondent à des créations nettes et combien à des réaffectations en unités ? Je pense notamment aux militaires relevant du service du renseignement territorial.

Ces postes devaient être ouverts au sein des unités les plus mobilisées par la lutte antiterroriste. Pouvez-vous nous donner des précisions sur la répartition géographique de ces postes ? Vous avez dit qu’il fallait lutter contre le terrorisme sur tout le territoire, y compris dans les campagnes les plus reculées. Pourrions-nous en savoir un peu plus ?

J’en viens à une question sur un sujet qui m’est cher : la politique immobilière et le casernement. Nous avons hérité d’une situation difficile…

 

M. Yves Fromion. C’est récurrent !

 

M. Daniel Boisserie. Nous avons essayé d’y remédier, mais c’est loin d’être parfait. Dans beaucoup de casernements, on trouve encore des logements insalubres. Un gros effort a été fait, mais il y a des communes qui ne savent pas comment elles vont faire pour financer leurs nouvelles gendarmeries. Pouvez-vous nous donner des informations sur le déroulement du plan de réhabilitation triennal 2015-2017 ?

S’agissant de l’opération Sentinelle, on nous a dit qu’une masse budgétaire serait dégagée selon les unités. La gendarmerie étant concernée par l’opération Sentinelle, la réhabilitation de locaux et le budget qui y est consacré pourraient-ils bénéficier d’un financement interministériel qui ne serait pas affecté uniquement à la gendarmerie ?

En ce qui concerne les tablettes numériques, je crois savoir qu’une expérimentation est en cours au sein du groupement de gendarmerie du Nord. Toutefois, n’y a-t-il pas de problème au niveau du territoire, dans la mesure où il n’est pas entièrement couvert par les opérateurs de téléphonie ?

Parmi les décisions du comité interministériel de la sécurité routière du 2 octobre dernier, la mesure 5 m’inquiète, en tant que citoyen. Il s’agit de l’expérimentation des drones radars. En outre, 10 000 radars leurres vont être installés. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

La réorganisation des pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) est une question qui m’intéresse au plus haut point en zone rurale. Je pense qu’il est possible d’améliorer leur efficacité.

Enfin, à travers les visites que j’ai pu faire dans différentes unités, j’ai constaté que le moral des gendarmes était en hausse, ce qui est extrêmement important. Ils sont très fiers de leur grand chef et pensent qu’ils n’en ont jamais eu de meilleur.

 

M. David Comet. Il y a une « spécificité gendarmique », eu égard aux défis que nous devons relever aujourd’hui. La gendarmerie est une force vieille de 800 ans, qui présentait, selon mon professeur François Dieu, une dualité organique de force militaire et de force publique : force militaire en ce qu’elle assurait à la fois les missions d’une police militaire et la défense du territoire national ; force publique au travers de sa force de contrainte, de son activité policière et de sa participation au maintien de l’ordre.

Certes, c’est le ministère de l’Intérieur qui est maintenant votre autorité de tutelle. Il n’en demeure pas moins que la spécificité gendarmique repose toujours sur un système de valeurs particulier. J’aimerais avoir votre point de vue sur la nécessité d’éviter, à terme, un processus de fusion des forces gendarmiques et policières.

Depuis 800 ans, cette institution a réalisé un maillage territorial complet avec son réseau de brigades territoriales. Force armée chargée d’une mission de police, rattachée aujourd’hui au ministère de l’Intérieur, la gendarmerie s’est développée principalement dans les campagnes. S’adaptant au mouvement de périurbanisation, elle est également présente dans les zones les plus reculées, où elle est le symbole de la présence de l’administration de l’État.

Son utilité est grande en matière de renseignement. Elle participe à la défense du territoire et à la lutte contre le terrorisme au travers de la surveillance générale qu’elle exerce, dans une logique de proximité et de réseau. Pouvez-vous faire le point sur ce rôle de surveillance générale de la gendarmerie au profit de nos concitoyens ?

Peut-on dire que les crises, concernant ses institutions, qui ont secoué la gendarmerie en 1989, puis en 2001, sont aujourd’hui définitivement terminées ? Quid du moral des troupes ?

 

M. Yves Fromion. Mon général, vous avez parlé du rôle de la gendarmerie dans « la perception fine des signaux faibles ». Cette formule admirable me conduit à vous poser une question sur l’évolution du maillage de la gendarmerie sur le territoire, c’est-à-dire la présence des brigades ou des communautés de brigades.

Je suis député d’une circonscription à la fois urbaine et rurale. Quel que soit le Gouvernement, j’ai vu se fermer un certain nombre de gendarmeries. Il est évident que le maillage, qui est la force de la gendarmerie, a perdu aujourd’hui de sa densité, donc de son efficacité.

Quelle politique entendez-vous mener dans les années à venir ? Allez-vous continuer à fermer des brigades ? Les communautés de brigades, qui devaient être la version définitive du dispositif sur le territoire, vont-elles à leur tour être remises en cause ?

L’un de vos prédécesseurs, Pierre Mutz – qui fut par ailleurs mon camarade de promotion à Saint-Cyr – est venu dans ma commune mettre en place une communauté de brigades. Comme on est loin, aujourd’hui, de cette époque ! Dans mon département, il est envisagé des regroupements qui devraient prendre la taille d’une demi-compagnie ! Pendant ce temps, c’est le vide qui se crée tout autour. À l’origine, les communautés de brigades devaient permettre d’accroître la mobilité des gendarmes en évitant qu’ils ne restent derrière un guichet : aujourd’hui, ils manquent de véhicules et de carburant, et, chaque fin d’année, on les voit venir réclamer un peu d’essence aux services techniques de la ville. Il y a donc une contradiction entre le regroupement d’unités et les moyens dont vous disposez.

Que comptez-vous faire dans les années qui viennent pour maintenir le maillage sur le territoire et faire en sorte que la « perception fine des signaux faibles » soit une réalité et pas seulement une formule magique ?

La gendarmerie a la chance d’avoir un dispositif de réserve souvent cité en exemple. On le voit sur le terrain, vos réservistes participent à des missions, qui ne sont pas forcément les missions de sécurité extrêmes. Quels changements le dispositif de réserve va-t-il connaître dans le cadre de l’évolution générale de la gendarmerie et de la sécurité ?

À Saint-Martin-d’Auxigny, chef-lieu de canton de ma circonscription, les élus attendent depuis des mois que la gendarmerie apporte la subvention promise de 400 000 euros pour lancer la construction des bâtiments de la brigade. J’ajoute que les élus de ce territoire seraient ravis que vous veniez poser la première pierre.

 

Général Denis Favier. J’ai déjà été invité par M. Pillet, sénateur du Cher, pour poser la première pierre d’une brigade dans sa commune.

 

M. Yves Fromion. C’est à côté de chez moi ! Ainsi, vous pourriez faire d’une pierre deux coups, si je puis dire ! (Sourires.)

 

Général Denis Favier. Je vous remercie pour vos questions qui montrent tout l’intérêt que vous portez à la gendarmerie et auxquelles je vais répondre successivement.

Vous me demandez si, en plaçant la gendarmerie sous l’autorité du ministère de l’Intérieur et non plus du ministère de la Défense, on a touché à sa militarité. Très clairement non. Je pense même qu’elle est plus importante aujourd’hui qu’elle ne l’était lorsque j’y suis entré il y a une trentaine d’années, à ma sortie de Saint-Cyr. La gendarmerie a vraiment affirmé au sein du ministère de l’Intérieur, peut-être par une forme de réflexe identitaire, son statut militaire.

Y a-t-il un risque de fusion entre la police et la gendarmerie ? Non. Tous les jours, je suis en contact avec le ministre de l’Intérieur et tous les jours il se loue des services de la gendarmerie. Dans une affaire comme le crash de la Germanwings, il faut un corps militaire capable de s’engager jour et nuit dans une zone hostile afin d’aller rechercher les victimes. Dans le cadre des attaques terroristes du début de l’année, une force militaire est très bien adaptée pour conduire un contrôle de zone sur une vaste étendue de jour comme de nuit. Cela correspond bien à nos capacités, et à notre vocation. La pérennité de la gendarmerie sous statut militaire est une garantie pour les gouvernements de disposer d’une force capable d’être engagée dans des conditions très dégradées. Il ne me semble pas possible que cela soit contesté.

Vous m’avez demandé si les crises de 1989 et de 2001 étaient derrière nous. En 1989, je commandais une compagnie de gendarmerie et, en 2001, j’étais commandant de groupement : je peux attester que les problématiques le sont désormais bien mieux prises en compte grâce au dialogue interne qui s’est instauré. Des relations de confiance se sont installées entre les personnels représentant leurs pairs et la hiérarchie. Quant aux associations professionnelles nationales de militaires (APNM), qui font leur apparition, elles auront une place à tenir dans le dialogue. Certes, il faut toujours être prudent dans nos jugements, mais je suis plutôt optimiste et je ne perçois pas de situation préoccupante à l’échelle de l’institution.

Monsieur Fromion, la gendarmerie a pour mission d’être présente dans tous les territoires, car aucun n’est aujourd’hui préservé. Mon intention est bien de capter les signaux faibles sur tout le territoire. Mais dois-je le faire avec le dispositif qui existait au xixe siècle et au début du xxe ? Je ne suis pas efficace avec des brigades dispersées de quatre ou cinq gendarmes car elles n’ont plus la capacité de faire face aux enjeux actuels. En concertation avec les élus, en lien avec le préfet et les autorités locales, j’essaie donc de procéder, chaque fois que cela a un sens opérationnel, à la fermeture de petites unités et d’en regrouper les effectifs et les moyens au sein de brigades plus importantes. Certes, cela augmente les distances à parcourir et nécessite des véhicules, mais je dégage davantage de puissance avec des gendarmes qui sont plus mobiles.

Une fois posé ce principe, je ne peux pas être statique. J’innove donc. En la matière, je crois beaucoup au numérique. La 4G arrivera même dans les territoires les plus reculés. Le gendarme sera beaucoup plus performant grâce à sa tablette numérique. Il sera capable d’enregistrer les plaintes partout, d’interroger des fichiers, de dresser un procès-verbal d’accident de la circulation et d’y intégrer des photographies. Cet outil, NeoGend, nous permettra de mettre en place une nouvelle proximité qui ne sera pas nécessairement territoriale, mais numérique. Ces tablettes numériques sont expérimentées actuellement dans le département du Nord. Nous en avons acheté 1 200 avec toutes les applications « métier ». Les retours que nous avons sont extrêmement positifs et dépassent même ce que j’avais imaginé lorsque le projet a été lancé. Nous tirerons les enseignements de cette expérimentation qui sera ensuite déployée dans les quatre départements de la Bourgogne, dont la Nièvre qui n’est pas parfaitement couverte par la 3G et la 4G. Lorsque nous en aurons dressé le bilan, nous étendrons le dispositif à l’ensemble du territoire.

Je dois offrir également des alternatives à la fermeture des brigades. Par exemple, nous nous abonnons à des maisons de services au public et travaillons parfois avec La Poste en occupant, dans certains villages, par exemple le jour du marché, un local où nous accueillons le public.

Dans certaines brigades, très peu de personnes se présentent à l’unité, il n’y a guère d’appels la nuit. Les gendarmes sont bien présents, mais ils ne produisent pas de sécurité. Aujourd’hui, on ne peut plus raisonner de la sorte.

Cette politique avance pas à pas. Cette année, nous procédons au redéploiement de quatre-vingts brigades. Cela se fait de manière consensuelle. Il n’y a pas eu, dans les territoires, de blocage. Les élus ont naturellement été associés. En définitive, le service de sécurité que nous proposons est de meilleure qualité, en tout cas il est jugé comme tel localement.

 

M. Yves Fromion. Mon général, en tant que responsable de la gendarmerie, vous assumez vos responsabilités au mieux de la perception que vous avez de votre mission. J’appelle votre attention sur des remarques que j’ai très souvent entendues de la part des gendarmes, qui nous disent rencontrer davantage de difficultés aujourd’hui pour capter le renseignement auprès de la population, parce qu’ils sont moins présents, plus éloignés. Je comprends vos arguments, mais la tablette numérique ne remplacera pas les contacts réguliers. Dans la ville dont j’ai été maire pendant vingt-cinq ans, il n’y a plus de gendarmes les jours de marché. Le danger de la politique que vous menez, c’est de couper le gendarme du contact de terrain, et donc du renseignement.

 

Général Denis Favier. Monsieur le député, comme je viens moi-même des territoires, je mesure la portée de ce que vous dites. Il nous faut développer d’autres possibilités de recueil du renseignement. Je pense à la concertation avec les maires qui sont bien informés de ce qui se passe dans leur commune.

Je pense également à la « Participation citoyenne qui s’implante bien. Elle consiste à encourager l’alerte en temps réel et la remontée d’informations venant de la population dès lors qu’un fait anormal se produit.

Il ne faut pas non plus ignorer que la gendarmerie a vu l’organisation générale de la fonction renseignement évoluer autour d’elle et que les personnels, sur le terrain, ont pu avoir le sentiment qu’ils étaient moins sollicités qu’autrefois. C’est donc avec beaucoup d’énergie que nous avons remis l’accent sur le recueil du renseignement. Je suis par exemple très attentif, à l’acculturation rurale des gendarmes issus du milieu urbain, notamment pour aller au contact d’un monde agricole qu’ils méconnaissent parfois.

Je considère que les effectifs de la gendarmerie sont suffisants pour faire le travail sur le territoire national. Encore faut-il que ces 100 000 gendarmes soient bien positionnés, ce qui n’est pas toujours le cas. En quoi est-il utile de maintenir l’enseigne de la gendarmerie devant une caserne quand le service se prend chaque jour à quelques kilomètres de là pour des raisons d’efficacité et de service à la population ? On donne l’impression d’être présent, alors que ce n’est pas vrai.

Quant à la réserve, elle est essentielle à la manœuvre que nous conduisons. Chaque jour, ce sont près de 2 000 réservistes qui travaillent avec nous alors qu’ils ont une activité professionnelle par ailleurs. Ce sont des citoyens qui participent à l’exercice de leur propre sécurité. Je constate que les armées se tournent vers nous car ce dispositif a une excellente image. Cette réserve opérationnelle, forte de 25 000 personnels, est donc un élément précieux. Elle a besoin d’un budget lui permettant de bien fonctionner, ce qui est le cas. Je salue également le rôle de la réserve citoyenne, qui comprend 1 300 personnes. Elle est un relais de la société civile dans de nombreux segments de la vie économique, comme la transition professionnelle, la recherche. Grâce aux deux leviers que sont la réserve opérationnelle et la réserve citoyenne, il existe ainsi un lien très fort entre la gendarmerie et la Nation.

Chaque année ont lieu les assises de la réserve citoyenne de la gendarmerie. Nous recevrons demain, à Pontoise, dans le pôle « Police judiciaire », des cadres d’entreprise, des personnels du monde enseignant, etc. Des partenariats se développent et montrent qu’il y a une véritable communion d’idées en matière de sécurité.

 

M. Yves Fromion. Quel est le coût d’un gendarme réserviste pour une journée ?

 

Général Denis Favier. Tout dépend de son grade. En moyenne le coût est de 80 euros par jour.

Pour 2016, un peu plus de 40 millions d’euros ont été inscrits au budget pour la réserve, ce qui est considérable. La réserve est vraiment utile.

Vous l’avez compris, ce qui me pose problème, c’est la faiblesse de ma masse manœuvrable dans le cadre de la dotation prévue hors titre 2, qui s’élève à 1,2 milliard environ. J’ai des loyers à payer pour 500 millions environ, ainsi que d’autres dépenses obligatoires. Une fois toutes ces dépenses couvertes, il me reste environ 300 millions d’euros de marge manœuvrable pour équiper mes forces. Et c’est sur cette somme-là que la mise en réserve doit être appliquée. Quand le taux est de 8 %, on aboutit à 100 millions d’euros. C’est pour cela que, chaque année, je lutte pour obtenir ces 100 millions, sans lesquels je ne peux équiper la gendarmerie. Si le taux de réserve est de 9 %, ce qui n’est pas impossible, cela nous met dans une position très difficile. Dès le début de l’année, il me faut rechercher avec l’appui du ministre la levée de la mise en réserve.

J’en viens aux effectifs. La gendarmerie bénéficie, au titre du plan de lutte antiterroriste, de 210 postes budgétaires entre 2015 et 2017 répartis de la façon suivante : 100 effectifs en 2015, 55 en 2016, 55 en 2017. Par ailleurs, le président de la République a pris l’engagement de créer 200 postes par an pour la gendarmerie tout au long du quinquennat. Pour 2016, cela se traduira par la création de 129 postes et le redéploiement de 71 postes en état-major de l’administration centrale. Quand on additionne 129 et 55, on aboutit à 184 créations nettes auxquelles il faut désormais ajouter les 370 postes du plan de lutte contre l’immigration irrégulière qui vont venir abonder les escadrons de gendarmerie mobile. Au total, cela nous fait quasiment 500 postes budgétaires. L’année est donc positive.

L’immobilier domanial qui n’était pas budgété depuis plusieurs années à la hauteur du besoin a conduit à la mise en œuvre d’un plan d’urgence de 70 millions d’euros par an. Dans ce cadre, nous avons, cette année, engagé la rénovation de cinq casernes – au Havre, à Bouliac, à Gap, à Metz et à Niort. D’autres opérations moins importantes sont également initiées. Au total, cela permettra de réhabiliter 3 400 logements environ au titre de l’exercice 2015.

 

M. Daniel Boisserie. Sur ce point, je voudrais évoquer un problème récurrent. Aujourd’hui, les promoteurs privés s’intéressent de moins en moins à la construction de gendarmeries en raison d’un problème de loyer d’équilibre. Ce sont souvent les offices départementaux d’HLM qui se chargent de l’opération. Mais ce n’est pas toujours le cas. Les collectivités ne peuvent plus construire de gendarmerie, parce qu’elles n’en ont pas les moyens. Comment peut-on améliorer la situation ?

 

Général Denis Favier. C’est assez difficile. Une solution consiste à travailler directement avec la collectivité. M. Fromion a évoqué la subvention attendue dans sa circonscription. Elle relève du décret de 1993. La masse budgétaire que l’on m’octroie dans ce cadre-là ne me permet pas de financer plus d’opérations.

L’opération Sentinelle ne nous concerne pas au plan budgétaire. Les crédits que vous évoquez ne vont pas abonder la gendarmerie. Ces montants concernent par exemple les infrastructures pour l’accueil des forces des armées. Opérationnellement, il n’y pas non plus d’impact direct de l’opération Sentinelle dans ma zone de compétence, seuls 89 militaires des armées, sur les 7 000 qui sont déployés y travaillent.

Au-delà de l’opération Sentinelle, l’engagement des armées sur le territoire national est une question majeure car nous sommes face à des menaces terroristes importantes sur le territoire national. Le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) doit rendre ses conclusions dans le courant du mois de décembre. Une vraie réflexion dans laquelle nous prenons notre part a lieu sur ce sujet.

 

Mme la présidente Patricia Adam. Nous tenons à ce qu’un débat ait lieu ici.

 

Général Denis Favier. Faire l’économie de l’engagement de l’armée de terre sur le territoire national serait une erreur considérable, ne serait-ce qu’en termes d’apport de capacité de recueil de renseignements. Se posera immanquablement la question de savoir comment coordonner les opérations. Le rôle du préfet est bien sûr primordial.

Monsieur Boisserie, vous évoquez la question de l’utilisation des drones en matière de sécurité routière. Il s’agit en effet de faire face à un véritable fléau face auquel il faut mobiliser toutes les volontés et tous les moyens technologiques. Je dois rendre une première évaluation sur ce thème dans les prochains jours.

À travers le rôle des PSIG, vous évoquez la question des territoires et des limites administratives. Il me semble que l’on peut aller plus loin. Il faut dépasser le cadre du département. Votre circonscription est elle-même située aux confins de trois départements : il existe des options pour renforcer sous plafond le dispositif opérationnel. Mais il s’agit de régions différentes, avec des parquets différents, des cours d’appel différentes. S’ajoutent à cela des blocages administratifs et des questions d’habilitation d’officiers de police judiciaire. L’année dernière, j’ai travaillé sur un cas similaire entre la Lozère et le Cantal, une brigade de Lozère pouvant intervenir plus rapidement dans le sud du Cantal. Nous y sommes finalement parvenus.

 

M. Daniel Boisserie. Il suffirait que le ministère de la Justice et le ministère de l’Intérieur s’entendent. Je pense que l’on peut débloquer les choses assez facilement.

Je comprends mal l’attitude des préfets qui ne tiennent pas à ce qu’il puisse y avoir des PSIG interdépartementaux. Certains mettent en demeure des élus de construire une gendarmerie. Or ce n’est pas leur rôle. Vous serez certainement obligé de ramener certains à la réalité.

 

Général Denis Favier. Cela demandera du temps, mais les choses sont en marche. Ces sujets font débat dans le cadre de la réorganisation régionale. En tout cas, s’agissant des interventions, les limites administratives ne pourront pas perdurer. Demain, grâce à sa tablette NeoGend, on engagera le gendarme qui est le plus proche du lieu de l’opération. Il y a encore trop de barrières, notamment en zone de montagne. Cela n’a pas de sens. Mais la situation va évoluer dans les années à venir. On avance à pas comptés, mais on progresse.

 

M. Yves Fromion. C’est mieux que de fermer des brigades !

 

Mme la présidente Patricia Adam. Général, je vous remercie.

 

Télécharger Audition du général Denis Favier, directeur général de la gendarmerie nationale, sur le projet de loi de finances pour 2016

*

* *

Membres présents ou excusés

Présents. - Mme Patricia Adam, M. Daniel Boisserie, M. David Comet, M. Yves Fromion

Excusés. - Mme Danielle Auroi, M. Claude Bartolone, M. Philippe Briand, M. Jean-Jacques Candelier, M. Guy Delcourt, Mme Marianne Dubois, Mme Geneviève Fioraso, M. Philippe Folliot, M. Yves Foulon, M. Serge Grouard, M. Christophe Guilloteau, M. Éric Jalton, M. Charles de La Verpillière, M. Jean-Yves Le Déaut, M. Frédéric Lefebvre, M. Bruno Le Roux, M. Maurice Leroy, M. Damien Meslot, M. Jean-Claude Perez, M. Alain Rousset, M. François de Rugy, M. Michel Voisin

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 05:30
Joint Operation Triton 2015 - Search and Rescue by Belgian navy photo Frontex

Joint Operation Triton 2015 - Search and Rescue by Belgian navy photo Frontex

 

16 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Bruxelles - La Commission européenne a annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi qu'elle avait conclu un plan d'action commun avec la Turquie pour endiguer les flux migratoires, à l'issue d'un sommet des chefs d'Etats à Bruxelles.

 

Nous nous sommes mis d'accord sur le contenu exact de ce plan d'action, a indiqué le chef de l'exécutif européen, Jean-Claude Juncker, lors d'une conférence de presse dans la nuit de jeudi à vendredi.

 

Alors que diverses sources européennes ont fait état d'une demande de la Turquie d'une aide de 3 milliards d'euros, M. Juncker a indiqué que cet aspect du plan devait encore être négocié dans les jours qui viennent.

 

Nous saluons l'accord pour un plan d'action commun UE-Turquie, a indiqué de son côté Donald Tusk, le président du Conseil européen, instance qui réunit les chefs d'Etats et de gouvernement des 28 membres de l'UE.

 

C'est une étape majeure dans la gestion de la crise migratoire, a-t-il indiqué au nom des dirigeants européens réunis lors du sommet.

 

Le plan d'action conclu avec la Turquie comprend notamment une accélération des négociations pour faciliter l'octroi de visas aux ressortissants turcs voyageant dans l'UE, en échange d'une meilleure coopération de la Turquie pour endiguer les flux de migrants.

 

Mais ceci ne veut pas dire que nous renonçons aux critères de base qui sont la règle dans ce domaine, a dit M. Juncker, à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles dans la nuit de jeudi à vendredi, ajoutant qu'une première évaluation des progrès dans les négociations sera réalisée au printemps 2016.

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 11:25
photo EMA / Marine Nationale

photo EMA / Marine Nationale

 

14/10/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 7 octobre 2015, les Forces armées aux Antilles (FAA) ont participé à un exercice de lutte contre une pollution maritime au large de la commune du Robert, intitulé Igwàn 2015. Cet exercice était organisé dans le cadre du volet maritime du dispositif Organisation de réponse de la Sécurité civile (ORSEC). Il a permis de mettre en œuvre la stratégie de crise interministérielle pour faire face à ce type de situation. Ce dispositif est dirigé par le Délégué du gouvernement à l’action de l’État en mer (DDG AEM), M. Fabrice Rigoulet-Roze, préfet de la Martinique, assisté du contre-amiral Olivier Coupry, commandant supérieur des FAA et commandant de la zone maritime des Antilles.

 

Igwan 2015 est le premier exercice de lutte antipollution de grande ampleur organisé depuis l’entrée en vigueur du dispositif ORSEC aux Antilles. Basé sur un scénario réaliste de pollution d’hydrocarbure en mer et s’étendant aux côtes de la Martinique, cet exercice comportait deux principaux enjeux : articuler le dispositif maritime ORSEC avec une manœuvre terrestre de lutte anti-pollution pilotée par la direction de la mer et par le service interministériel de défense et de protection civiles de la Préfecture ; garantir la bonne coordination entre les différents services de l’État impliqués. L’intervention consistait à déployer, depuis Fort-de-France et un point d’appui logistique installé au quai industriel du Robert, des moyens maritimes et aériens pour reconnaître, contenir et collecter les hydrocarbures en mer. Durant cette phase, le remorqueur portuaire côtier Maïto a mis en place un barrage antipollution hauturier avec l’aide d’un remorqueur privé affrété pour l’occasion, il a aussi conduit les opérations de confinement et de récupération d’hydrocarbures grâce à son écrémeuse. Le temps de l’exercice, un officier sur le le Maïto était en charge de la coordination des moyens aériens et maritimes mis en œuvre sur zone. La séquence à terre visait notamment à assurer le traitement des hydrocarbures ramassés en mer.

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 07:25
photo M.Monjardé Marine nationale

photo M.Monjardé Marine nationale

 

13/10/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 8 octobre 2015, la frégate de surveillance Ventôse de la Marine nationale est intervenue à 400 milles nautiques de l’arc Antillais pour intercepter un voilier suspecté de trafic de stupéfiants.

 

L’opération a été mise en place à l’initiative de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) en partenariat avec l’agence interministérielle de lutte contre le narcotrafic aux USA – la Joint Inter Agency Task Force – South (JIATF-S). Pisté grâce au concours d’un avion de patrouille maritime Falcon 50 de la Marine nationale, le voilier a été intercepté alors qu’il débutait une traversée transatlantique en direction de l’Europe. Après avoir obtenu l’autorisation de l’Etat du pavillon conformément à l’article 17 de la convention de Vienne de 1988 grâce à la grande réactivité du ministère des Affaires Etrangères, l’équipe de visite de la frégate Ventôse a pris rapidement le contrôle du voilier dont l’équipage s’est montré coopératif. A quai, la cargaison transférée sous la responsabilité de l’OCRTIS a été pesée à plus de 535 kilogrammes de cocaïne pure.

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 07:20
photo MI SG Dicom A.Lejeune

photo MI SG Dicom A.Lejeune

 

13 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Paris - Les juges français ont sollicité les autorités judiciaires américaines pour identifier une personne qui semble avoir donné par mail des instructions à Amédy Coulibaly, l'un des auteurs des attentats de Paris en janvier, a appris mardi l'AFP de source proche du dossier.

 

Des courriels avaient été découverts dans l'ordinateur retrouvé le 9 janvier au supermarché Hyper Cacher, en périphérie de Paris, où Amédy Coulibaly a assassiné quatre hommes juifs avant d'être tué dans l'assaut des forces de l'ordre.

 

Si possible trouver et travailler avec zigotos biens, recommande le mystérieux interlocuteur d'Amédy Coulibaly, selon le contenu d'un de ses mails du 8 janvier, détaillé mardi par la chaîne BFMTV et dont l'AFP a eu connaissance.

 

Ces échanges sont connus des enquêteurs depuis janvier et ont permis d'écarter rapidement la thèse du loup solitaire au profit de celle de possibles commanditaires à l'étranger. Leur teneur avait été partiellement révélée au début des investigations.

 

Le tueur et son interlocuteur échangeaient via le service de messagerie netcourrier, créant quatre adresses le 1er janvier, a précisé la source proche du dossier.

 

Chacun disposant des codes, les messages n'étaient pas envoyés, chacun consultant les brouillons avant de les écraser, selon le système de la boîte morte.

 

Le 8 janvier à 17H21, soit au lendemain de la tuerie au siège du journal satirique Charlie Hebdo commise par les frères Kouachi et quelques heures après le meurtre par Amédy Coulibaly d'une policière municipale en banlieue de Paris, un message est rédigé.

 

Il sera mis à la poubelle deux heures plus tard par Coulibaly, détaille à l'AFP la source proche du dossier qui évoque un message très opérationnel.

 

Pas possible amis, travailler tout seul, préférence au premier truc prévu, écrit l'interlocuteur. Aller au plus facile et plus sûr et plus nombre pour recommencer plusieurs fois, poursuit-il, ajoutant la possibilité d'agir en grande ceinture si problème au centre.

 

Il recommande d'expliquer dans vidéo que toi donner à zigoto les outils. Dans une vidéo de revendication diffusée après sa mort, Amédy Coulibaly expliquera avoir fourni des armes aux deux frères.

 

L'auteur du message semble être à l'étranger, puisqu'il lui demande si possible de parler de ce qui se passe ici en particulier. Coulibaly a évoqué dans sa vidéo la situation en Syrie.

 

L'interlocuteur de Coulibaly donne enfin la marche à suivre pour utiliser une nouvelle adresse mail, celle d'une messagerie éditée par une société située en Pennsylvanie, dans l'est des Etats-Unis, précise la source proche du dossier.

 

C'est pour cette nouvelle adresse que les enquêteurs français ont demandé dès le 29 janvier l'aide des Américains, selon cette source.

 

Ils leur ont demandé le 25 juin de leur transmettre l'ensemble des informations utiles sur ce compte, ouvertures de session, carnet d'adresses, contenu des boîtes... Une requête dont ils ont souligné l'urgence, selon la source qui précise que l'interlocuteur de Coulibaly n'a pour l'heure pas été identifié.

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 21:50
Belgian frigate Leopold I - photo EUNAVFOR MED

Belgian frigate Leopold I - photo EUNAVFOR MED

 

12/10/2015 EUFORNAV MED

 

On October 10 2015, the Belgian frigate Leopold I officially has joined EUNAVFOR MED – Operation Sophia.

The Belgian ship will work together with the other ships already deployed in the region.

On 7 October, as announced by the EU Political and Security Committee last 28 September, Operation EUNAVFOR MED – Operation Sophia will move to its second phase which would allow for the boarding, search, seizure and diversion of smugglers' vessels on the high seas under the conditions provided for by applicable international law. 

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 16:40
"Ukraine 2015" - The NATO crisis management response

 

12 oct. 2015 by NATO

 

”UKRAINE 2015” organized by NATO’S Euro-Atlantic Disaster Response Coordination Centre (EADRCC) and the State Emergency Service (SES) of Ukraine, is the third such consequence management field exercise hosted in Ukraine to date.

This year, the scenario involved elements of chemical and biological threats and search and rescue. For the first time – the telemedicine technology will be used to diagnose a patient from a distance. This is a project run through the NATO Science for Peace and Security programme. Exclusive footage from the exercise and interviews with the experts complete this video.

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 12:55
Protéger la mer : une priorité pour les équipes d’évaluation et d’intervention de la Marine

 

09/10/2015 Actu Marine Nationale

 

Les 1er et 2 octobre 2015, la préfecture maritime de la Méditerranée, en partenariat avec le centre d’expertise pratique de lutte antipollution (CEPPOL) de la Marine nationale, a organisé un stage de formation au profit d’une vingtaine d’officiers de l’arrondissement maritime Méditerranée composant les équipes d’évaluation et d’intervention sur navire en difficulté (EEI).

 

Les équipes d’évaluation, envoyées sur place par hélitreuillage dès lors qu’un navire se signale en avarie grave au large des côtes françaises, sont « les yeux et les oreilles » du préfet maritime (PREMAR). Elles sont chargées de fournir une expertise indépendante sur la situation rencontrée par le navire en difficulté. Elle peuvent être amenées à notifier au capitaine du navire une mise en demeure, prise par le PREMAR sur le fondement du droit international et du code de l’environnement, de faire cesser le danger que la situation du navire représente pour l’environnement. 

 

Si le préfet maritime décide une action d’office, l’équipe prend alors le nom d’équipe d’intervention. Elle peut être renforcée, notamment, par des experts dans tous les domaines requis : manœuvre des navires, lutte contre les incendies et les voies d’eau, risques technologiques et sanitaires. L’action peut déboucher sur un remorquage imposé, réalisé par le remorqueur d’intervention, d’assistance et de sauvetage Abeille Flandre.

 

Intervenant le plus tôt possible en amont de la survenance d’un accident, les EEI font partie du dispositif de prévention des atteintes environnementales aux côtes françaises et aux eaux maritimes que pourrait occasionner le naufrage ou l’échouement d’un navire.

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 07:55
Crédits photos © MIKA / GIGN

Crédits photos © MIKA / GIGN

 

09.11.2015 GIGN

 

Des gendarmes du GIGN ont effectué une séance de sauts autour du site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

 

A l'occasion de la traditionnelle fête des parachutistes de la Saint-Michel, un détachement de gendarmes du GIGN a participé à une séance de sauts au-dessus du Mont-Saint-Michel, mercredi 7 octobre 2015.

 

Cette séance de sauts a été marquée par la présence d'Andy, chuteur opérationnel au sein de l'unité, qui effectuait son dernier saut avant son départ du GIGN.

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 11:50
Pirater le système de contrôle d'un avion, c'est possible selon l'Agence européenne de la sécurité aérienne

 

08 octobre 2015 Par Olivier James –Usine Nouvelle

 

Le directeur de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) s’inquiète des failles des avions en matière de cybersécurité. Un hacker a fait la preuve concrète de cette menace auprès des experts de l’agence.

 

La confirmation est maintenant indiscutable. Le hacker qui avait prétendu avoir piraté un avion de ligne en mai dernier avait pourtant provoqué le scepticisme chez nombre d’experts. Le directeur de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA), Patrick Ky, a levé le doute : "l’aviation est vulnérable à la cybercriminalité". Des propos tenus jeudi 8 octobre, lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes de la presse aéronautique et spatiale (AJPAE). Pour soutenir ses dires, Patrick Ky a expliqué en détails comment un hacker en avait fait la preuve formelle… au sein même de l’AESA ! "Nous avons organisé il y a quelques mois une cession sur la cybersécurité au sein de l’agence, raconte Patrick Ky. Un groupe de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) nous a alors assuré que le risque cybernétique état faible. Juste après cette présentation, j’ai fait intervenir un hacker, détenant également une licence de pilote d’avion commercial. En moins de cinq minutes, il est arrivé à entrer dans le réseau d’une compagnie aérienne avec un profil d’administrateur. Il s’agissait du réseau ACARS, le réseau de messageries entre l’avion et le sol".

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 16:50
Les drones loisirs sont dans le collimateur de l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA)

Les drones loisirs sont dans le collimateur de l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA)

 

09/10/2015 Par Michel Cabirol - LaTribune.fr

 

Le directeur exécutif de l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA), Patrick Ky, estime qu'il y a un sujet d'actualité avec les drones de moins de 25 kg. Il regrette le trop grand nombre d'incidents.

 

Pour l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA), il y a un sujet d'actualité drones. Et pas qu'un peu. "On regarde de très, très près ce dossier, a expliqué le directeur exécutif de l'AESA, Patrick Ky, qui était l'invité jeudi de l'Association des journalistes professionnels de l'aéronautique et de l'espace (AJPAE). On s'aperçoit qu'il y a de plus en plus de drones qui volent n'importe où, n'importe comment". Et cela énerve également les pilotes d'avions commerciaux.

 

Les incidents se multiplient

L'inquiétude semble justifiée. Car les incidents se multiplient. le 21 juillet, un drone est passé à environ cent mètres d'un appareil de la compagnie allemande Lufthansa arrivant à Varsovie en provenance de Munich, selon l'agence polonaise de la navigation aérienne. L'appareil, un Embraer 195, se trouvait à environ dix kilomètres de l'aéroport international de Varsovie Okecie, à l'altitude de 700 mètres, quand ses pilotes ont aperçu un objet volant. L'objet n'a pas perturbé cependant l'atterrissage normal de l'appareil de la Lufthansa.

Un incident similaire s'est produit l'année dernière à Cracovie. En Californie, les pompiers se sont plaints le 21 juillet de voir cinq drones gêner leurs hélicoptères dans leur combat contre un incendie. En France, depuis le début de l'année, trois vols de drones ont été signalés par des pilotes dans l'axe des pistes d'Orly et deux à Roissy, selon le porte parole de la Direction générale de l'aviation civile.

 

L'AESA va publier un début de réglementation à la fin de l'année

Ce sont les drones dans la catégorie Open (moins de 25 kg), le plus souvent des "jouets inoffensifs", qui posent le plus de problèmes. "C'est la catégorie la plus compliquée", a reconnu Patrick Ky. L'Agence souhaiterait intégrer une puce contrôlée par le système GPS dans ces drones de loisirs pour les empêcher d'entrer dans les zones à risques et de voler au-delà d'une certaine altitude. Toutefois, Patrick Ky a rappelé que l'AESA n'était pas encore compétente pour réglementer des aéronefs de moins de 150 kg. "La réglementation doit changer", a-t-il fait valoir, tout en se montrant optimiste. En outre, il s'est interrogé à voix haute pour savoir comment on pouvait s'assurer de la présence de cette puce alors que la majorité de ces drones sont fabriqués en Chine.

Après avoir lancé une consultation publique qui s'est terminée la semaine dernière (3.400 commentaires envoyés), l'AESA va publier d'ici à la fin de l'année "une opinion technique". Ce document servira de base à une future réglementation sur ce type de drones

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 16:20
Migration: l’ONU autorise l’UE à agir par la force contre les passeurs

Le porte-aéronefs italien Cavour, qui participe à l’opération Euro Navfor Med, qui peut aussi compter sur 2 navires allemands et 1 britannique, ainsi que sur 5 aéronefs, 1 avion français, 1 luxembourgeois, 2 italiens, et 1 hélicoptère britannique. photo EUNAVFOR MED

 

09.10.2015 45eNord.ca (AFP)

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU a donné son aval vendredi à l’Union européenne pour arraisonner en haute mer des navires de migrants venant de Libye qui tentent de gagner l’Europe, dans le but de résoudre sa plus grave crise migratoire depuis la Seconde Guerre mondiale.

 

Cette résolution a été adoptée par 14 voix pour et une abstention (le Venezuela) parmi les 15 membres du Conseil.

 

Les Européens ont étendu mercredi leur opération militaire navale pour lutter contre les passeurs dans les eaux internationales au large de la Libye.

 

L’opération, baptisée Sophia du nom d’une fillette recueillie en mer, était cantonnée jusqu’ici à la surveillance des réseaux de passeurs.

 

Six bâtiments de guerre européens, italien, français, allemands, britannique et espagnol, peuvent désormais arraisonner par la force, inspecter, saisir et détruire les navires utilisés par les trafiquants.

 

La résolution d’origine britannique, qui était en discussion depuis plusieurs semaines, donne une légitimité internationale accrue à cette opération qui vise à endiguer le flot ininterrompu de centaines de milliers de migrants et de réfugiés.

 

« Cette résolution n’est qu’une petite partie de la solution à un immense défi », a reconnu l’ambassadeur britannique Matthew Rycroft.

 

L’Union européenne s’efforce aussi, à grand peine, de se répartir les réfugiés et d’aider les pays proches de la Syrie qui accueillent l’essentiel des quatre millions de Syriens ayant fui la guerre.

 

L’ambassadeur vénézuélien Rafael Ramirez a estimé que le plan anti-passeurs européen « était disproportionné et établissait un précédent dangereux ». « Ce n’est pas en bâtissant des murs ou par une action militaire qu’on résoudra ce grave problème », a-t-il dit.

 

La résolution autorise les Européens à « inspecter en haute mer au-delà des côtes de la Libye des navires qu’ils soupçonneraient sérieusement d’être utilisés » par les passeurs pour acheminer des migrants depuis la Libye.

 

Ils devront cependant s’efforcer d’obtenir au préalable le consentement des pays dont les navires battent pavillon.

 

Si les soupçons sont confirmés, les navires pourront être « saisis » et ensuite être rendus inutilisables ou détruits.

 

Les migrants trouvés sur les navires arraisonnés seront secourus et transportés en Italie pour que leurs demandes d’asile puissent être examinées, et les passeurs interpellés seront jugés.

 

La résolution demande aux pays membres de l’ONU de coopérer avec la Libye et de poursuivre systématiquement en justice les trafiquants. Elle souligne que les migrants « doivent être traités avec humanité et dignité », dans le respect de leurs droits.

 

L’autorisation sera valable pour une période d’un an et ne s’appliquera qu’au trafic de migrants dans les eaux internationales au large de la Libye.

 

La résolution est placées sous le chapitre 7 de la Charte de l’ONU qui prévoit de recourir à la force pour assurer la paix et la sécurité internationales.

 

Plus de 500.000 migrants et réfugiés, notamment syriens, ont gagné l’Europe depuis le début de l’année. Plus de 3.000 se sont noyés en tentant de traverser la Méditerranée en direction de l’Italie ou de la Grèce.

 

L’adoption de ce texte dont l’objectif premier est de « sauver les vies des migrants menacées », avait été retardée plusieurs fois par des objections de la Russie, puis des trois pays africains du Conseil (Angola, Nigeria, Tchad) et du Venezuela.

 

Ces pays membres du Conseil invoquaient le respect de la souveraineté nationale ou une réticence à autoriser l’usage de la force de façon trop large.

 

Selon des diplomates, la Russie a été convaincue par les limites mises à une intervention militaire. Et les pays africains par une lettre des autorités libyennes internationalement reconnues qui soutenaient le texte.

 

Pour l’instant, l’opération militaire européenne contre les passeurs ne peut pas s’étendre aux côtes de la Libye, faute d’un accord de la part d’un gouvernement libyen unifié.

 

La Libye est encore divisée entre deux gouvernements et deux parlements rivaux malgré les efforts de l’ONU.

 

Celle-ci a proposé vendredi les noms des membres du futur gouvernement d’union nationale, qui doivent encore être examinées par les deux parlements.

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 07:45
FAZSOI : Entraînement sur les îles Eparses

 

08/10/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 5 au 9 octobre 2015, les Forces armées dans la zone Sud de l’océan Indien (FAZSOI) ont effectué un exercice d’entraînement sur l’île de Juan de Nova en collaboration avec les forces de la gendarmerie, l’état-major de zone de défense de la préfecture de la Réunion et la préfecture des Terres australes et antarctiques françaises.

 

L’objectif de cet exercice était de planifier et de conduire une opération de sécurité générale sur le territoire national en appui de la gendarmerie, dans un environnement particulier : les îles Eparses.

 

L’exercice était basé sur un scénario fictif faisant état de la présence de narcotrafiquants repérés sur l’île de Juan de Nova (dans le canal du Mozambique) par une patrouille de surveillance.

 

Lors de cet exercice, les FAZSOI ont successivement mené une infiltration de commandos par la mer, un largage de commandos parachutistes puis d’une section d’infanterie parachutiste, avant l’arrivée des gendarmes du groupe de peloton d’intervention en poser d’assaut. En plus des unités mobilisées, les FAZSOI ont mis en œuvre la frégate de surveillance Floreal et son hélicoptère Panther, ainsi que deux avions de transport Casa du détachement air 181.

 

Les FAZSOI garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis La Réunion et Mayotte. Elles constituent le point d’appui principal du théâtre « océan Indien » pour lutter contre de nouvelles menaces comme la piraterie ou l’immigration illégale, assurer la surveillance des zones économiques exclusives associées à l’ensemble des îles de la zone de responsabilité et conserver une capacité régionale d’intervention rapide.

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 16:55
La liberté d'informer sacrifiée sur l'autel du secret-défense

 

 

Pour la première fois, des journalistes ont été condamnés pour atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation. Un arrêt dangereux.


La peine est légère, mais la condamnation insupportable. Pour avoir regardé sous les jupes du renseignement, Christophe Labbé et Olivia Recasens, journalistes au Point, et Didier Hassoux, plumier du Canard enchaîné, ont été condamnés en septembre dernier par la cour d'appel de Paris à une amende de 3 000 euros avec sursis. Leur tort ? Avoir porté atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation en révélant l'identité réelle d'un agent secret. Une infraction introduite dans notre Code pénal en 2011 et qui n'avait, jusque-là, jamais été utilisée contre des journalistes. À l'origine du litige, un livre, L'Espion du président, paru aux éditions Robert Laffont en 2012. L'ouvrage, en grande partie consacré à Bernard Squarcini, le patron de la toute puissante Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, aujourd'hui devenue DGSI), lève le voile sur les très nombreux dysfonctionnements des services de renseignements français. Il avait fortement déplu en haut lieu.

 

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 14:55
photo ECPAD

photo ECPAD

En janvier, trois jours après les attentats de janvier, l'armée à la demande du gouvernement avait déployé dans l'urgence 10.000 hommes de troupes -

 

08/10/2015 Par Michel Cabirol – laTribune.fr

 

Qui va payer les surcoûts de l'opération Sentinelle? Ils pourraient peser sur le budget de la défense.

 

Selon nos informations, les surcoûts de l'opération Sentinelle vont s'élever à 180 millions d'euros en 2015 pour le ministère de la Défense. Qui va les payer ces surcoûts liés aux opérations intérieures (OPINT) ? Vont-ils relever de la solidarité interministérielle ? Depuis la rentrée, les militaires sont inquiets sur cette incertitude qui plane sur leur budget. "C'est à la fois peu et à la fois beaucoup, cela peut par exemple neutraliser la montée en puissance des crédits pour le Maintien en condition opérationnelle", explique-t-on à La Tribune. En 2016, le ministère de la Défense avait prévu de doubler le budget du MCO, en souffrance avec la répétition des opérations extérieures (OPEX), de 250 à 500 millions d'euros (autorisation d'engagement).

Aujourd'hui encore 7.000 militaires (contre 3.000 militaires déployés au Sahel) sont mobilisés pour assurer la sécurité de 5.000 sites identifiés comme sensibles en France, selon le Premier ministre, manuel Valls, - des lieux touristiques, des gares et des aéroports, des bâtiments publics et bien sûr les sites religieux, notamment - en complément de l'opération Vigipirate conduite par les forces de sécurité du ministère de l'Intérieur. En janvier, trois jours après les attentats de janvier, l'armée à la demande du gouvernement avait déployé dans l'urgence 10.000 hommes de troupes. Soit un coût de 1 million d'euros.

"C'est un effort nouveau et considérable, à la hauteur, bien sûr, de la menace terroriste. (...) Nous assumons financièrement cet effort dans le cadre du budget pour 2016, comme dans ceux qui vont suivre parce que nous savons que c'est une priorité", avait expliqué le 1er juillet à l'Assemblée nationale le Premier ministre, Manuel Valls, sans pour autant préciser quels crédits seraient affectés à ces nouvelles dépenses.

 

Un job en deçà des capacités des militaires

Ce nouveau contrat opérationnel de protection fait de plus en plus grogner au sein des états-majors, qui restent prêts à remplir leur mission. "C'est un simple travail de vigile, regrette-t-on. C'est cher payé par rapport à la formation que nous avons donnée pendant six mois aux soldats". D'autant que certains soldats pourraient être mobilisés entre 24 et 30 semaines par l'opération Sentinelle en 2016, selon un chef de corps. Et la crainte est d'aller vers une armée à deux vitesses.

C'est d'ailleurs ce qu'expliquait déjà en juillet à l'Assemblée nationale le député UDI Philippe Folliot. "Nous pouvons nous interroger, sur le moyen terme, sur ce déploiement dans la durée des forces de l'armée de terre pour des missions qui sont peut-être plus du ressort de la police et de la gendarmerie, voire de sociétés privées", avait-il souligné.

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 14:54
photo Armée de Terre (TIM)

photo Armée de Terre (TIM)

 

8 octobre, 2015 par Nathan Gain (FOB)

 

François Hollande l’avait promis : l’armée devait bénéficier d’un (solide) coup de pouce pour 2016. Chose promise, chose due, la feuille de route budgétaire du gouvernement français dévoilée la semaine passée a confirmé l’augmentation du budget du ministère de la Défense pour l’exercice à venir. Celui-ci devrait donc bénéficier d’une majoration budgétaire de 3,7% ; pour un montant total de 31,73 milliards d’euros (+1,13 Md par rapport à 2015). Une augmentation somme toute logique, car les troupes françaises sont déployées sur plusieurs fronts à l’étranger et doivent également affronter une menace terroriste grandissante, aussi bien externe qu’interne à l’Hexagone.

 

Le gouvernement français avait annoncé son intention d’augmenter les dépenses militaires en avril, citant la nécessité d’être plus proactif en matière de lutte contre le terrorisme à la fois sur le sol français et dans le reste du monde. Si l’action a depuis suivi les mots, il manquait encore les moyens.

 

Conséquence directe du contexte sécuritaire actuel, le ministère de la Défense va ouvrir 2300 nouveaux postes. Une hausse en réalité bien plus conséquente, vu qu’il était au départ prévu de supprimer 7500 postes, qui seront compensés par la création de… 7500 emplois. « Soit, un gain net de 9800 postes » en 2016, précise Bercy.

 

Outre l’emploi, l’achat de nouveau matériel militaire devrait également profiter du gonflement budgétaire. Les 17 Mds d’euros (+ 273 millions d’euros) alloués dans ce but assureront les livraisons prévues pour l’année prochaine. Au menu pour 2016 : neuf Rafale, trois A400M, cinq hélicoptères Tigre, six hélicoptères NH90, une frégate FREMM, un sous-marin Barracuda, et 25 véhicules terrestres.

 

Tournant résolument le dos aux 7% de diminution budgétaire initialement prévus dans la LPM 2014-2019, le gouvernement français a donc résolument inversé la tendance. Une sanctuarisation du budget militaire qui devrait se confirmer, François Hollande ayant annoncé une augmentation globale des dépenses militaires de 3,9 Mds d’euros d’ici 2020. Le budget de la Défense gonflerait donc à 35 Mds d’euros par an (1,8% du budget national), et frôlerait la barre des 2% recommandés par l’OTAN.

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 16:50
EUNAVFOR MED - OPERATION SOPHIA enters Phase 2

 

Rome, October 7 2015 EUNAVFOR MED

 

Today, as agreed by the EU Ambassadors within the Political and Security Committee on September 28, the EU naval operation against human smugglers and traffickers in the Mediterranean, "EUNAVFOR MED - OPERATION SOPHIA pdf - 407 KBfrançais (fr) ”, moved to phase 2 in International Waters.

After having achieved all the objectives of the first phase in terms of intelligence gathering, training and deployment, the Operation Commander, Admiral Enrico Credendino , stated the Force’s readiness for next stage.

During the second phase, the EUNAVFOR MED - OPERATION SOPHIA assets will conduct boarding, search, seizure and diversion, on the high seas, of vessels suspected of being used for human smuggling or trafficking.

In order to accomplish this highly operative part of the mission, the member States agreed to enhance the Force by deploying more assets at sea.  

At the moment EUNAVFOR MED - OPERATION SOPHIA can count on 6 naval units (the Italian flagship “Cavour”, 2 German, 1 UK, 1 French and 1 Spanish warships) and 7 air assets among planes and Helicopters. 3 more vessels will join the naval Force in the Area of Operation in few weeks. 

In its first phase, launched on 22 June 2015, EUNAVFOR MED - OPERATION SOPHIA patrolled on the high seas gathering information detecting and monitoring the smuggling networks. Nevertheless, the ships contributed to save more than 3000 migrant’s lives performing several rescues at sea and, Following our activities, 16 suspected smugglers and traffickers have been arrested by the Italian authorities. 

EUNAVFOR MED, established on 18 May 2015, is part of a wider EU’s comprehensive approach to migration, tackling both current symptoms and root causes such as conflict, poverty, climate change and persecution.

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 16:45
Migrant crisis: EU to begin seizing smugglers' boats

 

07.10.2015 BBC Africa

 

The EU is beginning a new operation in the southern Mediterranean to intercept boats smuggling migrants.

 

Under Operation Sophia, naval vessels will be able to board, search, seize and divert vessels suspected of being used for people smuggling. Until now, the EU has focused on surveillance and rescue operations. So far this year, more than 130,000 migrants and refugees have crossed to Europe from the north African coast. More than 2,700 have drowned. However, many more migrants and refugees - mainly Syrians fleeing the country's civil war - are taking a different route. They are crossing overland into Turkey, before a short journey by sea to European Union member Greece and onwards to central and northern European countries, with Germany the preferred destination. The migrant crisis was one of the issues raised by French President Francois Hollande and German Chancellor Angela Merkel in a rare joint address to the European Parliament in Strasbourg on Wednesday.

 

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 16:25
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

06/10/2015 Sources : État-major des armées

 

Dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2015, la Frégate de surveillance (FS) Ventôse est intervenue pour intercepter un go fast faisant route vers la Guadeloupe, suspecté de trafic de drogue par l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), dans le cadre de sa mission de collecte du renseignement opérationnel.

 

Lors de son action, la frégate a bénéficié du soutien d’un avion de patrouille maritime des forces armées canadiennes, déployé à Fort-de-France pour participer aux opérations internationales de lutte contre les trafics de stupéfiants dans la Caraïbe. Trente-trois ballots de drogue ont été saisis par la frégate pour un poids de près de 800 kg de marijuana. La drogue récupérée a été remise à l’antenne Caraïbes de l’OCRTIS pour destruction le 1er octobre 2015, qui a également placé en garde à vue les 4 présumés narcotrafiquants dans le cadre de l’enquête judiciaire, sous l’autorité du procureur de la République.

Dans le même temps, après avoir identifié un voilier suspecté de se livrer à un trafic de stupéfiants au départ d’Amérique du Sud, les agents de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) se livraient à une enquête de longue haleine qui leur a permis de confirmer leurs soupçons. Ils ont alors signalé le bâtiment aux Forces armées aux Antilles (FAA) via l’agence interministérielle de lutte contre le narcotrafic aux USA – la Joint Inter Agency Task Force – South. Pisté grâce au concours d’un avion de patrouille maritime CP 140 Aurora des forces armées canadiennes et d’un Falcon 50 de la Marine nationale, le voilier Sequoyah a été intercepté le 3 octobre 2015 au matin par la FS Ventôse. La cargaison saisie à son bord s’élève à 808 kg de cocaïne pure. En Europe, cette cocaïne pure serait coupée en moyenne 5 fois et représenterait donc plus de 4 millions de sachets de 1 g. La drogue récupérée a été remise à l’antenne Caraïbes de l’OCRTIS pour destruction. Dans le cadre de l’enquête judiciaire, sous l’autorité du procureur de la République de la juridiction interrégionale spécialisée de Fort-de-France Eric Corbaux, l’OCRTIS a placé en garde à vue les 3 présumés narcotrafiquants.

 

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 15:55
Ministere de l Interieur photo DICOM Jean-Luc ZIEGLER

Ministere de l Interieur photo DICOM Jean-Luc ZIEGLER

 

07/10/2015 Par Christophe Cornevin – LeFigaro.fr

 

Une douzaine d'experts chevronnés dispose d'un fichier de 11.400 personnes radicalisées, dont 16% de mineurs.

 

L'affaire Yassin Salhi, chauffeur-livreur de 35 ans qui a décapité le 26 juin son ex-patron à Saint-Quentin-Fallavier (Isère), a provoqué un électrochoc Place Beauvau. Le terroriste présumé qui avait fait l'objet d'une fiche S, pour «Sûreté du territoire», était en effet sorti des écrans radars du renseignement en raison d'une vie a priori rangée. Avant de passer à l'acte dans ce que les psychiatres ont appelé une «explosivité émotionnelle», l'homme s'était donc littéralement fondu dans le paysage sans qu'aucune unité ne suive plus sa trace. Fût-ce à distance.

 

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 10:55
photo UIISC 7 / Armée de Terre

photo UIISC 7 / Armée de Terre


07/10/2015 Armée de Terre

 

98 sapeurs-sauveteurs de l’unité d’instruction et d’intervention de la sécurité civile n°7 (UIISC 7) de Brignoles sont déployés depuis samedi soir dans le Sud-est de la France.

 

Suite aux intempéries qui ont ravagé la région dans la nuit de samedi à dimanche, deux sections - soit une vingtaine de militaires - ont quitté leur régiment vers 2h du matin pour prendre part au recensement et aux recherches de personnes en situation de détresse.

Dans la journée de dimanche, 20 nouveaux sapeurs sont déployés pour renforcer l’aide à la population et ainsi s’atteler aux opérations de pompage, de nettoyage des maisons et des ponts encombrés.

Les militaires de l’UIISC 7 ont passé la nuit du 4 au 5 octobre sur place et poursuivent actuellement leur mission.

L’UIISC 7 est une unité de l’armée de Terre appartenant à l’arme du génie. La devise des UIISC est « Servir pour sauver. »

 

MISE A JOUR n°2 :

Ce 7 octobre 2015, la mission continue pour l'UIISC 7 de Brignoles :

- 98 militaires répartis en 4 sections sont désormais déployés sur toutes les zones d'intervention ;
- 3 500 m2 de surface ont été nettoyés ;
- 19 750 m3 d'eau ont été pompés. 

La mission du jour : une reconnaissance des cours d'eau organisée avec le conseil général.

L'anecdote : hier, dans une résidence inondée, un "joyeux anniversaire" chanté par les habitants a retenti pour une jeune sapeur-sauveteur qui fêtait ses 27 ans !

 

MISE A JOUR n°1 :

Ce 6 octobre 2015, 95 militaires (soit 4 sections) sont toujours engagés sur le terrain :

- 1 quartier résidentiel a été reconnu ;
- 17 maisons, 2 appartements, 2 entreprises, 2 locaux commerciaux ont été nettoyés ;
- 10 500 m3 d'eau ont été retirés.

En terme de matériel actuellement en oeuvre on compte :

- 6 camions-citernes ;
- 6 embarcations ;
- 3 camions de pompage à moyenne capacité ;
- 3 poids lourds (pour le transport du matériel et des hommes) ;
- 1 grue levage ;
- 1 camion mécano ;
- 4 véhicules légers.

Continuez à nous suivre, d'autres mises à jour sont à venir !

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 17:50
Les centrales nucléaires vulnérables aux cyberattaques

 

6 octobre 2015 45eNord.ca (AFP)

 

L’industrie nucléaire, en retard dans la prévention du risque technologique, constitue une cible particulièrement vulnérable aux cyberattaques, elles-mêmes de plus en plus répandues et sophistiquées, selon un rapport publié lundi.

 

Les acteurs de l’industrie nucléaire «commencent, mais ont du mal, à lutter contre cette nouvelle menace insidieuse», analyse le groupe de réflexion britannique Chatham House dans une étude reposant sur 18 mois d’enquête.

L’institut estime que les centrales nucléaires «manquent de préparation pour affronter une urgence en matière de cybersécurité, dans un incident de grande ampleur, et auraient du mal coordonner une réponse adéquate».

En cause : un financement insuffisant de cette prévention, un manque de formation, de normes réglementaires et de culture de la cybersécurité, l’utilisation croissante du numérique dans les systèmes d’exploitation des centrales et le recours à des logiciels de série peu onéreux, mais plus vulnérables au piratage, observe le rapport.

Chatham House dénonce le «mythe répandu» selon lequel les centrales nucléaires seraient protégées parce qu’elles ne seraient pas connectées à internet.

Dans les faits, de nombreuses installations ont progressivement mis en place une forme de connectivité et leurs systèmes informatiques peuvent être piratés par des moyens parfois très simples.

Ainsi, le virus Stuxnet, qui avait perturbé le fonctionnement de sites nucléaires iraniens en 2010, avait été implanté au moyen d’un périphérique USB. Selon Chatham House, cette attaque est devenue une référence dans le monde des cybercriminels et leur a permis d’améliorer leur technique.

«Une fois que l’existence de Stuxnet a été connue, explique le rapport, les pirates à travers le monde se sont inspirés de son fonctionnement et ont incorporé certaines de ses fonctionnalités à leurs propres logiciels à visée malveillante».

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 16:56
photo EMA

photo EMA


06/10/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Vendredi 2 octobre, le général Pierre de Villiers était présent à l’École militaire pour participer à l’ouverture, par le Premier ministre, des sessions nationales de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN) et de l’Institut National des Hautes Etudes de la Sécurité et de la Justice (INHESJ).

De septembre 2003 à juin 2004, alors qu’il était encore colonel, le général de Villiers a participé à cette formation. Onze ans plus tard, devenu chef d’état-major des armées, il continue de rencontrer régulièrement les auditeurs de sa session - la 56e - poursuivant avec eux un dialogue qui repose sur une solide amitié et une estime réciproque.

 

REPERES

L’IHEDN est un lieu de formation, de réflexion et de débats de haut niveau sur les questions stratégiques. Il réunit chaque année une centaine de responsables qui appartiennent à la fonction publique civile et militaire, mais aussi au monde de l’entreprise, ainsi qu’à différents secteurs d’activité en France comme à l’étranger. Au cours d’une année de formation, les auditeurs approfondissent leur connaissance des questions de défense, de politique étrangère, d’armement et d’économie de défense ». Les officiers, auditeurs du Centre des hautes études militaires (CHEM), sont également auditeurs de la session nationale politique de défense de l’IHEDN. Des officiers suivent également chaque année la session nationale armement et économie de Défense de l’IHEDN.

L’INHESJ intervient dans les domaines de la formation, des études, de la recherche, de la veille et de l’analyse stratégique en matière de sécurité intérieure, sanitaire, environnementale et économique ainsi que dans ceux intéressant la justice et les questions juridiques. L’INHESJ met en œuvre trois sessions nationales : Sécurité et justice, Management stratégique de la crise, Protection des entreprises et intelligence économique. Chaque année, un à deux officiers sont invités à suivre la scolarité dispensée par l’INHESJI.

Ces deux instituts sont des établissements publics nationaux à caractère administratif placés sous la tutelle du Premier ministre. Leurs sièges sont situés à l’Ecole militaire à Paris.

 

Liens : vous pouvez retrouver le discours prononcé par le Premier ministre sur le site internet de l’IHEDN http://www.ihedn.fr/userfiles/file/Discours%20PM%202%20octobre.pdf

ou sur celui de l’INHESJ http://www.inhesj.fr/sites/default/files/files/communication/discours_pm_valls_2102015.pdf

 

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