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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 15:55
Honneurs militaires à l’Hôtel national des Invalides (13° RDP) - 28 Sept.

 

source: GMP

 

Le général de corps d’armée Bruno Le Ray, gouverneur militaire de Paris, vous informe qu’une cérémonie d’honneurs militaires sera organisée en l’Hôtel national des Invalides le jeudi 28 septembre en hommage à un sous-officier du 13e Régiment de dragons parachutistes mort pour la France au Levant le samedi 23 septembre 2017.

 

La cérémonie intime d’honneurs militaires réservée à la famille et aux proches sera présidée par le général de corps d’armée Bertrand Houitte de la Chesnais, major général de l’armée de Terre, à l’Hôtel national des Invalides à 18h30. Auparavant, le cortège funèbre passera sur le pont Alexandre III à 17h30. En cette circonstance, le gouverneur mIlitaire de Paris invite le plus grand nombre de nos concitoyens à manifester leur hommage à notre camarade, et leur solidarité avec sa famille et ses compagnons d’arme, par une présence digne, silencieuse et fraternelle sur le pont Alexandre III.

 

Une cérémonie d’hommage de la Nation présidée par Madame Florence Parly, ministre des Armées, aura lieu le vendredi 29 septembre 2017 à Souges.

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 05:55
photo EMA / COS

photo EMA / COS

 

25.07.2017 par Alain Establier – n° 176 de la lettre d’information SDBR

 

SDBR : Est-ce qu’un marin a un regard différent lorsqu’il prend la direction du COS (Commandement des Opérations Spéciales) ?

 

VA Laurent Isnard : Nous venons de fêter les 25 ans du COS, qui existe depuis 1992 avec comme premier commandant le général Lepage. Ensuite, se sont succédés des terriens, des marins et des aviateurs, ce qui démontre la continuité de notre travail. Au fil du temps, l’environnement a changé, l’outil a muri et s’est bien développé, mais aujourd’hui nous devons aller plus loin dans la capacité d’emploi du COS. Il n’y a pas de regard particulier d’un marin par rapport à un terrien ou à un aviateur, car voila 10 ans que je fais de l’interarmées, entre autres au CPCO (Centre de planification et de conduite des opérations), et j’ai profité durant cette période du regard et de l’expérience des autres sur les activités. Pour autant, je suis très fier de mon uniforme de marin mais je reste très ouvert sur l’extérieur. Il est important de ne pas avoir de barrières et de fonctionner en réseau ou en hub, modes de partage et de rencontre où chacun prend ce dont il a besoin et apporte au pot commun les éléments d’un projet supérieur : telle est l’idée maitresse.

 

Est-ce une approche collaborative comme on dit souvent dans les colloques ?

C’est une approche du monde moderne, certes moins confortable que le fait d’être propriétaire de son périmètre, mais qui oblige à dépendre des autres, pour leur disponibilité ou leur bon vouloir, qui vous oblige à avoir une bonne connaissance de votre environnement (informations, effecteurs, etc.) et qui vous met en situation d’inconfort parfois, car la décision complète ne dépend pas que de vous. En revanche, nous gardons notre autonomie en termes de capacités d’équipages, avec des équipes très spécialisées appliquant des procédures tout aussi spécialisées : commandos, renseignement, commandement dédié travaillant en boucle courte et faible préavis, etc. Autour de ces équipes, s’agrègent beaucoup d’effecteurs que nous allons chercher dans chacune des armées : patrouille de rafale, sous-marin, équipe régimentaire, etc.

 

Etes-vous intégré au CPCO ?

C’est un autre sujet. Le CPCO se situe au niveau stratégique. Le lien hiérarchique du G-COS est le CEMA, avec le sous-chef Opérations, son adjoint. L’avantage du COS est d’avoir une chaîne de commandement très courte : CEMA, ministre des armées, PR (chef des armées). Toujours bien sûr en coordination avec le CPCO, qui est la « tour de contrôle » pouvant mettre des moyens à disposition intégrés à la manœuvre globale. Sur certains théâtres nous fonctionnons seuls, sur d’autres nous sommes aux cotés des forces conventionnelles.

 

En 2012, le général Christophe Gomart, alors G-COS, nous disait qu’il souhaitait un bon pré-positionnement des Forces Spéciales, au plus près des zones potentielles de crise. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Aujourd’hui ce stade est dépassé, car la variété et la multitude de nos engagements amènent les unités à être pré-positionnées et même déjà engagées : Levant, Afrique en plusieurs endroits, Méditerranée, etc. Ensuite, il s’agit de définir des priorités selon la durée prévisionnelle de la mission. Nous avons aujourd’hui un très bon maillage des espaces où nous sommes susceptibles d’être engagés. En face, nous avons un ennemi qui se déplace en faisant fi des frontières, que ce soit avec des moyens conventionnels ou en utilisant le cyberespace : donc rien n’est normé. Les frontières sont une contrainte juridique pour nous, mais l’ennemi s’en affranchit facilement, entre autres par les ramifications dont il dispose dans plusieurs zones. C’est finalement une guerre en réseau contre des réseaux : partage d’information, accueil, soutien logistique, engagement. Nous avons un réseau d’officiers de liaison maillé sur différents continents, pour partager avec nos alliés de l’information, de la formation, voire de l’appui si nécessaire.   

 

Etes-vous fournisseur ou client des régiments ?

Les deux à la fois, car nous travaillons avec tout le monde. Prenons l’exemple de l’entreprise : dans un monde moderne, un industriel peut très bien avoir gagné un marché de fournitures et se retrouver également client pour des services fournis par un autre partenaire de ce même marché. C’est exactement la même chose chez les militaires : par exemple, le COS recueille du renseignement, qui est intégralement donné à la DRM, pour synthèse et analyse, et qui nous redonnera des éléments nécessaires à notre mission ou à une autre mission.

 

A propos de renseignement, y a-t-il une synergie réelle entre les différents acteurs du renseignement en France ?

En matière de renseignement, les services français sont plutôt dans un esprit de relations bilatérales, même si aujourd’hui d’importants progrès ont été observés, notamment à travers la mise en place de structures centralisées et spécialisées. A titre d’effecteur, le COS est dans ce type de schéma, que ce soit avec les services français (DRM, DGSE) ou alliés. Ce qui nous intéresse, c’est le renseignement à fin d’action : soit que nous en obtenions à l’occasion d’une opération et nous leur donnons, soit que nous en recevions des services. Sur certaines opérations (comme à Ouagadougou), nous travaillons en plateau, avec plusieurs services français et alliés : cela devient une plateforme neutre, pour accueillir des officiers de liaison de différents services de renseignement et les mettre en relation.

 

Les équipements dont disposent les Forces Spéciales (FS) sont-il satisfaisants ?

Tout dépend du référentiel. Par rapport à 1992, nous ne sommes plus dans la même dimension. Je commandais en 1999 le commando Hubert ; les avancées faites dans le domaine des nageurs de combat sont extraordinaires. Les progrès faits dans les trois composantes des Forces Spéciales sont considérables. En revanche, les cultures des unités et des milieux dans lesquels elles évoluent ont été conservées. Le COS a progressé au niveau des compétences individuelles (4400 avec les réservistes) et dans les domaines du collectif, des matériels et des procédures opérationnelles. La chaine de commandement a aussi évolué. Il est à noter que les états-majors de chacune des trois composantes, Terre, Air, Mer, ont rationnalisé et mis en cohérence le recrutement, la formation et l’entraînement des commandos et des équipages.

Les efforts à faire concernent l’ISR (Acquisition d’images par avion de renseignement et drones Reaper), la 3D (hélicoptères et avions de transport tactique en particulier) et les drones. Le besoin sera toujours supérieur au nombre de drones d’observation détenus, mais aujourd’hui nos drones doivent pouvoir embarquer des modules de guerre électronique et des armes. En véhicules terrestres, la DGA avait commandé en 2016, auprès de Renault Trucks Défense, des Véhicules Légers des Forces Spéciales (VLFS) et des Véhicules Lourds des Forces Spéciales (PLFS), destinés à remplacer respectivement les Véhicules de patrouille SAS (VPS) et les Véhicules Légers de Reconnaissance et d’Appui (VLRA). Nous avons reçu en début d’année les  premiers PLFS et nous devrions recevoir les premiers VLFS en 2018. En ce qui concerne la Marine, les embarcations rapides du type « Ecume » sont aujourd’hui « matures » et sont embarcables et parfois même prépositionnées sur différents bâtiments en service. Pour l’armée de l’Air, la capacité hélicoptère ravitaillable en vol ouvre un domaine d’emploi exceptionnel et complémentaire à celui de l’aéro-combat détenu par le 4e RHFS (4e Régiment d'hélicoptères des forces spéciales).

 

Sur quels types de missions les FS sont-elles engagées actuellement et quid pour l’avenir?

Actuellement, nous sommes engagés prioritairement sur des missions de lutte contre les terroristes ; c’est ce qui nous engage sur presque tous les théâtres que vous connaissez. Pour l’avenir, nous devons dès à présent nous préparer au combat de haute intensité, du fait du retour de la compétition des Etats-puissances : comment s’y intégrer ? Cela nécessite de développer certaines compétences chez les pilotes d’hélicoptères et d’avion de transport, ainsi que dans le combat commando. Dans les zones de combat de haute intensité, il faut utiliser certaines procédures pour pénétrer sous les radars, pour parer aux missiles en franchissement d’espace aérien, pour combattre essentiellement en zone urbaine, etc. A la différence de ce que vous voyez à Mossoul, par exemple, dans le combat de haute intensité auquel je fais allusion, il faut ajouter la profondeur du théâtre ; car ce sont des Etats qui s’affrontent, avec des armées complètes et tout leur panel de moyens. Dans ce contexte, le déploiement des FS ne correspond plus aux environnements que nous connaissons actuellement. Il faut donc s’y préparer et redécouvrir ce que les officiers d’aujourd’hui n’ont pas connu.

 

Quelles innovations les industriels pourraient apporter aux Forces Spéciales demain ?

J’avais exprimé au SOFINS en mars, devant les industriels, ce que nous attendons en termes d’innovation. Pour résumer, nous attendons des avancées dans le recueil du renseignement (ROEM et mise en place des équipes), dans le domaine de la communication (protégée des attaques cyber, de l’espionnage et des indiscrétions) et dans le traitement des données ainsi que les drones. Pour le recueil de renseignement, l’EMA, en collaboration avec la DRM, travaille avec des spécialistes des langues étrangères et avec des industriels capables d’apporter une aide automatisée à la traduction.

Au COS, nous faisons le choix d’avoir des interprètes locaux sur le terrain. Car nous sommes dans une logique de présence très en amont de crise sur les théâtres d’opérations et de constitution d’un réseau de partenaires, pour pouvoir avoir une appréciation de la situation, en avance de crise, puis une collaboration efficace et fiable au moment d’un éventuel engagement.  C’est une des grandes évolutions du COS moderne : être présent avant que la crise ne se déclenche, pour mieux comprendre son évolution, créer un réseau de partenaires locaux, accompagner la crise puis, lorsqu’elle est résolue, rester le temps de l’accalmie pour revenir en tant que de besoin. Cela ne se traduit pas par une inflation importante de personnels car, plus vous avez une connaissance fine de l’environnement, mieux vous pouvez mesurer les forces nécessaires à déployer.

 

Vos souhaits pour le COS et les FS ?

Dans la dynamique de mes prédécesseurs à ce poste, je souhaite que le COS puisse continuer à diversifier ses formes d’actions, pour augmenter l’employabilité, la réactivité et l’efficacité des Forces Spéciales afin de pouvoir atteindre les objectifs confiés par le Chef des armées et les autorités politiques de notre pays.

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 09:55
ITW du GCA (2S) Alain Bouquin, Conseiller Défense du Groupe Thales - @SDBRNews

 

Interview par Alain Establier - SDBR N°170 daté du 25/04/2017

 

SDBR : Général, vous avez eu de nombreuses responsabilités au sein de la Légion étrangère*. Pourquoi fait-on le choix d’intégrer un groupe industriel comme Thales ?

Bouquin : C’est une excellente question. D’abord, au cours de ma carrière je n’ai pas fait que la Légion et j’ai une double culture : une culture opérationnelle (légionnaire) et une culture capacitaire (opérations d’armement, programmes, préparation de l’avenir). La dimension capacitaire m’avait permis de connaître le monde industriel. Ensuite et c’est le plus important, je continue à servir mon pays. En France, nous avons le défaut de considérer que la seule manière noble de défendre son pays c’est par les armes. Je suis persuadé que servir dans l’industrie de défense est une autre manière de servir mon pays et j’ai l’ambition que mon pays soit doté des meilleurs équipements, des meilleurs matériels et des meilleures capacités pour permettre à ses armées de remplir leur mission.

 

Quel est votre rôle au sein de Thales ?

Je suis conseiller de défense, pour faire du lien entre l’industriel et l’opérationnel. L’industriel a besoin de comprendre le besoin des militaires mais il a aussi besoin de comprendre leur environnement, la complexité militaire et ce ne sont pas de simples spécifications posées sur un papier qui permettent à l’industriel de correctement appréhender le vrai besoin des Forces. A l’inverse, les Forces ont besoin de connaître les contraintes de l’industriel (certaines technologies ne sont pas matures, certains équipements coûtent très cher) donc il est nécessaire de se parler pour converger vers ce qui sera accessible à un horizon donné : répondre efficacement aux besoins en restant raisonnables. Mon rôle est aussi de préserver un certain équilibre entre l’Homme et la machine. L’Homme doit rester dans la boucle, sinon l’industriel risque de produire une très belle solution complètement automatisée, avec beaucoup d’intelligence artificielle, des logiciels, etc. mais, en opération, le militaire veut garder le contrôle. Donc il faut, dans tout système délivré aux Forces, une place pour que le militaire conserve la maitrise de l’emploi de l’équipement. Cela ne veut pas dire que certains automatismes ne seront pas acceptés, mais il faut que l’équipement soit débrayable pour que le militaire conserve la maitrise du feu, par exemple pour éviter le tir fratricide ou l’erreur de tir.

 

En juin prochain, au Paris Air Show, les SALA (Systèmes d'Armes Létaux Autonomes) seront probablement très visibles. Les Forces Spéciales de demain seront-elles robotisées ?

Je ne le pense pas, car il y aura toujours des cas non conformes. Le chef militaire est là pour prendre des décisions et ses responsabilités dans des situations complètement inimaginables. C’est ce qui fait souvent la différence de culture entre l’ingénieur et l’officier. L’officier doit décider car, à la guerre, il y a toujours des décisions à prendre. Il y aura donc toujours la présence d’un Homme en charge de ce qui va se produire. La « guerre des étoiles » ne remplira pas toute son efficacité face à des situations complètement originales où seule l’intelligence humaine reste pertinente. A cela, il faut ajouter les problèmes éthiques posés : nos démocraties peuvent-elles accepter qu’un jour un adversaire soit éliminé non pas sur une décision humaine mais sur la décision d’une machine ? Donc je reste persuadé que les systèmes que nous allons concevoir, même bourrés de logiciels et d’intelligence artificielle, laisseront place à l’Homme dans les boucles de décision. La force aérienne demain sera sans doute mixte, composée d’appareils pilotés et de drones de combat complètement automatiques ou pilotés depuis le sol. C’est imaginable dans le milieu aérien qui est un milieu homogène.

 

Et dans le milieu terrestre ?

C’est beaucoup plus compliqué en milieu terrestre, mais nous pouvons imaginer une force mixte composée d’hommes et de robots terrestres qui, dans un premier temps, assureront les servitudes les plus simples : transport, logistique, fourniture d’énergie. Progressivement, nous pourrons avoir des robots capteurs et de surveillance, voire de combat. Un tourelleau téléopéré sur un char n’est-il pas déjà un embryon de robot de combat ? Aujourd’hui, le tourelleau est téléopéré par un opérateur mais, demain, peut-être fonctionnera-t-il seul à l’aide de ses capteurs intelligents ? Et s’il est posé sur un socle à roulette, il deviendra un robot de combat… Tout cela viendra progressivement, mais il faudra d’abord apprendre à faire coopérer l’Homme et le robot sur le terrain, en faisant en sorte que l’Homme ait toujours la main. L’avantage du robot est tout de même sa réactivité et parfois son efficacité : exemple, un drone de combat aérien encaisse plus de G qu’un pilote, voit plus vite que le pilote grâce à ses senseurs tous azimuts et peut déclencher un départ missile plus rapidement qu’un pilote.

 

L’amiral Isnard, G-COS, évoquait au Sofins le temps d’avance nécessaire pour les Forces Spéciales. Que signifie pour vous ce temps d’avance ?

Je vous donne un exemple. Aujourd’hui, la vision nocturne est un différenciateur majeur face à nos adversaires. Il y a peu d’écarts sur l’armement, grâce à des fusils d’assaut de calibre 5.56 aux précisions équivalentes. En revanche, le vrai différenciateur des Forces Spéciales est l’aptitude à voir l’ennemi quand lui ne peut pas vous voir ; sauf que, dans 5 mois ou dans 5 ans, l’ennemi pourra acquérir les mêmes lunettes de vision nocturne que celles produites aujourd’hui par Thales. Il faudra donc imaginer un autre différenciateur dans le duel : meilleure résolution, meilleure portée, etc. Nous avons un temps d’avance sur la vision nocturne actuellement. Mais, me direz-vous, les Forces Spéciales sont rarement « au contact », alors pourquoi se préoccuper de la vision nocturne ? En fait, les Forces Spéciales sont un outil d’action dans la profondeur, au même titre qu’un missile de croisière ; elles n’agissent pas sur la ligne de front (s’il y en a) mais beaucoup plus loin dans la profondeur stratégique. En revanche, là où est leur action, elles sont face à un ennemi tactiquement à une distance courte (15/20 mètres). Elles agissent donc « au contact », avec discrétion et discernement.

 

Les Forces Spéciales agissent-elles seules ?

Et non. Elles agissent seules dans la conduite de l’action proprement dite, dans l’exécution de leur mission principale : destruction d’une infrastructure, libération d’un otage, etc. Par contre, elles s’appuient sur le Groupement d’Appui aux Opérations Spéciales (GAOS) pour tout ce qui est appui, soutien ou service : appui feu, logistique, énergie de leurs radios ou essence des véhicules, maintenance de leurs armes, pour traverser un champ de mines (sapeurs), etc. pour se concentrer sur leur mission majeure et ne pas perdre en efficacité en dispersant leur ressources sur des missions annexes.

 

Y a-t-il des relations particulières entre les Forces Spéciales et les industriels ou la DGA ?

La DGA est une interface indispensable pour les industriels et pour les Forces, faisant un métier que les Forces ne peuvent pas remplir, à savoir traduire un besoin opérationnel en une spécification technique, à chiffrer un coût, à estimer ce qui est accessible et ce qui ne l’est pas, puis à passer un marché public. La DGA fait remarquablement ce métier, le militaire ne saurait pas le faire. Ce qu’on peut en revanche parfois reprocher à la DGA, c’est un cloisonnement un peu trop hermétique alors que les Forces et les industriels ont besoin de se parler en tête à tête pour mieux se comprendre. L’industriel doit parler avec le militaire pour mieux prendre la mesure de ses besoins ; les attendus d’un document contractuel ne suffisent pas.

 

Et le processus classique est donc trop lourd et trop long pour les Forces Spéciales ?

Forces Spéciales revendiquent leur particularisme et leur réactivité avec un tempo réduit, idéalement de l’ordre de 6 mois : elles cherchent donc des méthodes d’acquisition qui permettent de réduire les délais. Elles peuvent par exemple prendre le prototype d’un industriel, avec encore des défauts, s’il leurs donne le temps d’avance dont elles ont besoin. C’est une logique d’urgence opérationnelle qui bouscule les états-majors, les industriels et bien sûr la DGA. Les Forces Spéciales partagent d’ailleurs cette vision avec la DRM. Pour que les industriels s’adaptent à ce tempo, il faut qu’ils sachent être réactifs. C’est pourquoi un industriel comme Thales est friand du RETEX des Forces Spéciales, par exemple sur un prototype de vision nocturne pour en faire de l’adaptation réactive et gagner des mois de mises au point.

 

N’est-ce pas un chemin risqué pour la garantie de prix raisonnables ?

Je ne le pense pas car nous sommes challengés par des PME innovantes et les « start-up », et si Thales veut rester dans la course à l’innovation face aux PME, il faudra rester sur le même tempo qu’elles et sur des registres de prix comparables. Sur l’aspect réactivité, il est possible de gagner du temps en sélectionnant des produits sur étagères qui conviennent à peu près, pour un certain emploi, et en demandant à la DGA d’en faire des opérations d’expérimentation réactives (OER) : cette procédure peut faire gagner plusieurs mois de délais. Ceci étant, l’acquisition de produit sur étagère ne peut pas se faire sur l’ensemble du spectre. Pour les produits susceptibles d’être exposés à des menaces électromagnétiques et cyber, nous devons être très prudents et passer par des produits durcis et normalisés.

 

A propos d’innovation, Thales a évoqué récemment quelques avancées sur des armes non létales. Pouvez-vous nous en parler ?

Nous réfléchissons de plus en plus au non-cinétique. Depuis l’invention de la poudre, le mot arme fait penser à arme à feu. Demain, nous aurons des effecteurs qui reposeront sur d’autres effets : jet de particules, émission électromagnétique de forte puissance, émission laser, etc. Beaucoup de travail reste encore à faire pour les rendre portables, mais ces outils fonctionnent. Par exemple, le projet REPTILE (micro-onde de forte puissance), capable de faire un trou dans une plaque métallique à 200 mètres, peut faciliter la chasse aux minidrones ou la progression de troupes. Le projet PEPS est capable de délivrer des émissions magnétiques micro-ondes pour détruire par impulsion toute l’électronique embarquée d’un objet non durci : par exemple, pour stopper un véhicule suspect à un barrage. Voilà des exemples de ce que Thales peut apporter aux Forces Spéciales en matière d’innovation.

Nous sommes à l’aube d’une belle histoire à construire avec les Forces Spéciales, en les convaincant que Thales est un partenaire de confiance, avec une panoplie d’outils qui couvrent déjà un large spectre pour elles, que nous ne sommes pas simplement des électroniciens de très haut niveau et que nous pouvons mettre en place une organisation de proximité avec elles.

 

* Saint-Cyrien de la promotion général ROLLET, le général BOUQUIN a été affecté au 4ème Régiment étranger en 1980 puis au 2ème REP en 1981. Il y occupera successivement jusqu'en 1990 les fonctions de chef de section, d'officier adjoint, de commandant de compagnie puis d'officier traitant au bureau opérations instruction. Après différentes responsabilités à l’EMA, en 2000 il prend le commandement du 2ème REP. En 2009, il prend le commandement de la Légion étrangère jusqu’en 2011. Il est officier de la Légion d'honneur, officier de l'ordre national du mérite, titulaire de la croix de la valeur militaire avec étoile de bronze et de la croix du combattant.

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 08:55
SOFINS 2017 : le GICAT dévoile ses deux nouvelles offres capacitaires pour les forces spéciales et les unités d'intervention

 

22.03.2017 source GICAT

 

Du 28 au 30 mars 2017 se tiendra la troisième édition du salon SOFINS sur le camp de Souge. Cet événement est un concept inédit visant à développer une synergie en matière d’équipements entre les forces spéciales françaises et le tissu national des industriels, des PME et du monde de la recherche.

Cette année, notre groupement sera le plus représenté avec pas moins de 58 sociétés membres qui viendront présenter leurs offres, produits et services aux forces spéciales françaises et étrangères.

A cette occasion, le GICAT a décidé de lancer ses deux nouvelles offres capacitaires "Made in France" destinées à répondre aux problématiques très spécifiques des forces spéciales et unités d'intervention.

suite de l'article

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 10:30
photo Thomas Goisque

photo Thomas Goisque

 

www.thomasgoisque-photo.com

 

Depuis plus de deux ans, les hommes du C.O.S (Commandement des Opérations Spéciales) sont déployés au Levant et mènent, en toute discrétion, des opérations contre l’Etat islamisque.
Au nord de l’Irak, ils ont joué un rôle majeur auprès des combattants kurdes dans les batailles de Mossoul et de Kirkouk. Issus des trois armes Terre-Air-Mer, ces commandos de l’ombre nous ont ouvert leurs portes en opération contre les fous d’Allah.


Accéder directement au reportage

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 11:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

03/02/2016 Armée de l'air

 

Jeudi 28 janvier 2016, la division aérotactique de l’escadron de survie opérationnelle et parachutiste d’essai (ESOPE) a organisé une démonstration du système ROSY (Rapid Obscuring SYstem) sur le champ de tir de Captieux (Gironde). Ce nouveau moyen de protection est en cours d’expérimentation au centre d’expertise aérienne militaire (CEAM).

 

ROSY est un système de « masquage », dans les domaines du visible et de l’infrarouge, pour véhicules tactiques. Il contribue, entre autres, à la protection à 360°, de jour comme de nuit, des véhicules en mouvement ou à l’arrêt, victimes d’attaques surprises, d’embuscades ou d’émeutes, lors de patrouilles de reconnaissances ou de convois.

photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

En une seconde, ce système produit un écran de fumée de grande surface et de longue durée. Léger, fonctionnel, polyvalent et pratique à mettre en œuvre, il pourrait remplacer les systèmes actuels, lourds et contraignants, si les forces en exprimaient le besoin. Ce moyen de protection équipe déjà quelques pays, dont certains sont membres de l’Otan.

 

De nombreux représentants des forces des trois armées ont assisté à cette démonstration, organisée en liaison avec la société Rheinmetall. Des membres du commandement des opérations spéciales, de la section technique de l’armée de terre, des commandos parachutistes de l’air n°10 et n°30, du 1er régiment parachutiste d’infanterie de marine, du 13e régiment de dragons parachutistes, de la force maritime des fusiliers marins et commandos, ou encore de la direction générale de l’armement, ont ainsi pris part à la manœuvre. Ils ont pu apprécier, en conditions réelles, l’efficacité de ce moyen de protection.

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 13:55
Véhicules légers des forces spéciales (VLFS) - photo RTD

Véhicules légers des forces spéciales (VLFS) - photo RTD

 

07/01/2016 DIRECTION GÉNÉRALE DE L’ARMEMENT

 

La Direction générale de l’armement (DGA) a notifié le 30 décembre  2015 à la société Renault Trucks Defense (RTD)  la réalisation de 241 Véhicules Légers des Forces Spéciales et de 202 Véhicules Lourds des Forces Spéciales, ainsi que l’intégration d’équipements de renseignement et de communication sensibles et leurs éléments de soutien. Ces véhicules équiperont l’ensemble des forces spéciales qui emploient actuellement un parc hétéroclite de véhicules particulièrement usés par le rythme de leurs engagements en opérations extérieures. 25 véhicules lourds seront livrés en 2016 dans un premier standard pour répondre aux besoins les plus urgents. Les premiers véhicules légers seront livrés à partir de 2018.

 

Ce programme répond à des besoins opérationnels des plus exigeants pour des missions de renseignement, de neutralisation, d’actions dans la profondeur en zones hostiles avec le plus de discrétion possible, et vise à améliorer l’interopérabilité et le niveau de performance du parc de véhicules des composantes Terre, Air et Marine des forces spéciales.

 

 Aux côtés de la société Renault Trucks Defense, l’organisation industrielle pour la réalisation du marché des véhicules des forces spéciales comprend également les sociétés Panhard, filiale de RTD, (conception et production du véhicule léger) et Essonne Sécurité (conception et production d’équipements communs aux deux véhicules).

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 16:45
Un millier de soldats français sont toujours déployés au Mali, essentiellement dans le cadre de Barkhane - photo EMA / Armée de Terre

Un millier de soldats français sont toujours déployés au Mali, essentiellement dans le cadre de Barkhane - photo EMA / Armée de Terre

 

23/12/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les forces françaises de l'opération Barkhane ont mené dans la nuit de samedi à dimanche dernier une opération contre le groupe djihadiste Al Mourabitoune à Ménaka dans le nord du Mali, a annoncé mardi soir le ministère français de la Défense.


Dans la nuit du 19 au 20 décembre, les forces françaises ont conduit une opération dans la région de Ménaka, au Mali, contre un élément du groupe terroriste Al Mourabitoun, responsable de nombreux attentats à l'encontre des populations malienne et nigérienne, des forces armées locales et des forces internationales. Le groupe Al Mourabitoun a notamment revendiqué l'attaque contre l'hôtel Radisson Blu de Bamako qui avait fait 20 morts le 21 novembre dernier dans la capitale malienne.

"Au terme de combats violents qui ont duré près de quatre heures, deux pick-ups et une dizaine de motos ont été saisis. Une dizaine de terroristes ont été neutralisés. Une quantité importante d'armements et d'explosifs a été récupérée".

Al Mourabitoune, groupe djihadiste sahélien dirigé par Mokhtar Belmokhtar et lié à Al Qaïda, a également revendiqué l'attaque d'un restaurant de Bamako où cinq personnes ont été tuées en mars dernier et celui commis en août dans l'hôtel Byblos de Sévaré, dans le centre du Mali, où 17 personnes ont trouvé la mort. De nombreux combattants opèrent dans le vaste désert du nord du Mali, dont certains sont liés à Al Qaïda, ou bien à des organisations laïques de la communauté touarègue, en lutte pour l'indépendance d'une région qu'ils appellent Azawad.

Un millier de soldats français sont toujours déployés au Mali, essentiellement dans le cadre de Barkhane. La mission de l'Onu compte elle près de 10.000 hommes.

 

Etat d'urgence au Mali

Lundi, le gouvernement malien a proclamé l'état d'urgence pour une durée de dix jours, à la suite de ce que des sources proches de la sécurité présentent comme une série de menaces émanant de groupes djihadistes. Après l'attaque contre l'hôtel de luxe Radisson Blu, à Bamako le 20 novembre, le gouvernement avait alors proclamé l'état d'urgence pour une durée de dix jours.

"L'institution de l'état d'urgence vise à donner aux autorités compétentes les moyens de droit leur permettant de mieux circonscrire et combattre tout projet d'atteinte à la sécurité des personnes et de leurs biens et toute tentative de troubles à la quiétude des populations", a estimé le gouvernement dans un communiqué, sans donner davantage de précisions.

Selon deux sources proches des services de sécurité, des menaces lancées par des groupes djihadistes ont précipité lundi l'annonce du rétablissement de l'état d'urgence. L'une de ces sources a indiqué que cela faisait suite à une rencontre de chefs islamistes dans la région de Kidal, la semaine dernière. Des tirs de roquettes ont visé lundi dernier la ville de Gao, dans le nord du Mali, où stationnent des casques bleus et des soldats français.

Gao est une des principales bases de l'armée française dans le cadre de l'opération régionale antiterroriste Barkhane. Cette opération, qui mobilise quelque 3.500 soldats français dans cinq pays de la région, a pris le relais de l'opération Serval lancée au Mali en janvier 2013 pour repousser les groupes armés islamistes qui menaçaient de prendre le contrôle de Bamako.

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 12:45
photo EMA

photo EMA

 

21-12-2015 Par RFI

 

Après avoir un moment disparu des radars, les islamistes sont de plus en plus présents sur le terrain dans le nord du Mali, surtout dans la région de Tombouctou.

En plein cœur de Tombouctou, un homme armé a abattu la semaine dernière, dans la nuit du 17 au 18 décembre, trois civils dont l’animateur vedette d’une radio confessionnelle de la ville. La radio Tahnint était communément appelée la Radio chrétienne de Tombouctou. Pour plusieurs sources, aucun doute, ce triple assassinat est signé al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 07:55
‎Furtivité‬ Forces-spéciales 3/4


15.10.2015 Ministère de la Défense

Dans la perception de notre environnement, ce qui est clair et lumineux semble être en relief, donnant la sensation d’avancer vers nous et donc d’être plus proche. Au contraire, ce qui est sombre, voire noir, parait être en creux, donnant une impression de fuite et donc d’être plus loin. Le camouflage consiste à altérer le remplissage de la silhouette en rendant vide ce qui est plein et en mettant en relief ce qui est creux pour leurrer les mécanismes de perception du cerveau.

 

Reportage photos

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 11:57
Trois militaires des forces spéciales françaises blessés par une mine au Mali

 

15 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Paris - Trois militaires des forces spéciales françaises déployées au Mali dans le cadre de l'opération Barkhane ont été blessés cette semaine par une mine, a révélé jeudi le ministère français de la Défense.

 

Trois membres des forces spéciales ont été blessés dans le cadre de l'opération Barkhane cette semaine, a déclaré lors d'un point presse le porte-parole du ministère, Pierre Bayle. Ils ont sauté sur une mine dans le nord du Mali mardi en fin d'après-midi, a précisé le porte-parole de l'état-major français, le colonel Gilles Jaron.

 

Le ministère s'est refusé à toute précision sur l'état de gravité des blessés et les circonstances précises dans lesquelles ils ont été touchés.

 

L'opération Barkhane compte 3.000 militaires français, dont environ 1.300 au Mali. Elle est concentrée sur la lutte, notamment transfrontalière, contre les groupes jihadistes.

 

Elle a succédé à l'opération Serval, lancée en janvier 2013 pour traquer les groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda qui occupaient depuis plus de neuf mois le nord du Mali.

 

Neuf soldats français sont morts au combat au Mali dans ces opérations, le dernier en juillet 2014 dans un attentat suicide.

 

Fin août, un soldat de 23 ans était par ailleurs décédé à la suite d'un tir accidentel effectué par l'un de ses camarades dans l'enceinte d'un camp de la force Barkhane, à Gao.

 

Des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères. Longtemps concentrées dans le Nord, les attaques jihadistes se sont étendues depuis le début de l'année vers le centre, puis à partir de juin au sud du pays.

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 07:55
photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

 

13.10.2015 Ministère de la Défense

 

Sur le terrain, il faut se camoufler pour ne pas être distingué des éléments naturels. Le mécanisme de reconnaissance humain détecte tout ce qui tranche avec l’environnement, dans la forme et le mouvement. Fixé par l’œil, l’élément perçu est analysé par le cerveau. Ses contours, essentiellement, sont comparés aux différentes formes connues stockées dans la mémoire de l’observateur. La silhouette humaine est identifiée par les contours de la tête, des épaules, du tronc avec ou sans les membres supérieurs, et du « V » inversé des jambes.
Pour se dissimuler, le fantassin doit casser les formes de son corps, à l’aide de tenues de camouflage et de branchages par exemple. Le cerveau trompé de l’adversaire ne disposera plus d'une forme perceptible à comparer avec ses modèles de référence, et il sera en défaut de solution d'identification.

 

Reportage photos

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 10:55
photo Ministère de la Défense

photo Ministère de la Défense

 

12.10.2015 par Ministère de la Défense

 

Dans toute forme de combat, surprendre son ennemi est un avantage considérable. Pour réussir cette phase délicate, il est impératif de s’approcher au plus près de son adversaire et de l’observer sans se faire repérer. Sur le terrain, le fantassin doit se fondre dans l’environnement ambiant. Il va devenir indécelable grâce au camouflage, l’art de la dissimulation.

 

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 15:45
Coup d'Etat au Burkina: les militaires français sur place n'ont pas à interférer

 

17 septembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Saclay (France) - Le contingent militaire français présent au Burkina Faso n'a pas à interférer dans les évènements en cours à Ouagadougou, où des militaires putschistes ont renversé les autorités de transition, a déclaré jeudi le président français François Hollande.

 

Ce contingent sur place, fort de 220 soldats des forces spéciales qui participent à l'opération antiterroriste Barkhane au Sahel, n'a pas à interférer, a dit à la presse M. Hollande, en marge d'un déplacement en banlieue de Paris.

 

Je condamne ce coup d'Etat, je le condamne fermement parce qu'un processus électoral était en cours, les dates étaient arrêtées, le corps électoral était recensé et il y avait donc un processus, a-t-il souligné.

 

Il ne peut pas être expliqué que des groupes puissent empêcher cette transition démocratique qui était en cours. J'appelle donc ceux qui ont commis cet acte à libérer les personnes qui sont retenues, et notamment le président de la transition qui encore aujourd'hui est pris en otage, et j'appelle ces groupes à cesser immédiatement leur action, a ajouté François Hollande.

 

Des élections présidentielle et législatives étaient prévues le 11 octobre au Burkina pour mettre un terme à la transition mise en place depuis que la rue a chassé l'ex-président Blaise Compaoré en octobre 2014 après 27 ans au pouvoir.

 

La France a une relation d'amitié à l'égard du Burkina Faso et la France ne peut pas laisser faire ce qui se produit aujourd'hui, a aussi déclaré le chef de l'Etat français sans autre précision sur ce que Paris peut faire.

 

Toutes les mesures sont prises pour s'assurer de la sécurité des ressortissants français dans le pays, a-t-on précisé dans son entourage.

 

Le ministère des Affaires étrangères avait appelé dans la matinée les Français résidant à Ouagadougou à rester confinés à leur domicile. L'ambassade de France sur place a par ailleurs annoncé la fermeture, pour la journée de jeudi, des établissements scolaires français dans la capitale et à Bobo Dioulasso, la deuxième ville du pays.

 

Le nombre de Français recensés au Burkina, une ancienne colonie française, est de 3.500 personnes, dont 92% d'expatriés, qui vivent pour la plupart dans la capitale, selon le ministère des Affaires étrangères. De nombreux Français se rendent également chaque année au Burkina, destination privilégiée pour les associations et ONGs.

 

En octobre 2014, lors de la chute de Blaise Compaoré, Paris avait assuré ne pas avoir fait intervenir ses militaires. La France avait reconnu ensuite avoir facilité la fuite de M. Compaoré vers la Côte d'Ivoire.

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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 16:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

12/09/2015 Ministère de la Défense

 

Lanester (Morbihan), vendredi 11 septembre, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a présidé la cérémonie d’inauguration du 7e commando marine « Ponchardier ».

 

« C’est un événement rare dans la vie de nos armées » a déclaré le ministre lors de son allocution.

 

Vendredi 11 septembre, le ministre s’est rendu en Bretagne pour présider la cérémonie d’inauguration du 7e commando marine baptisé « Ponchardier ». Celui-ci regroupe 150 marins, commandos marine et personnel expert des appuis opérationnels aux opérations spéciales. Il rassemble les capacités spéciales de la marine en terme d'appui à l'engagement maritime, terrestre et 3D (insertion air), ainsi que l'armement spécial.

 

Créée le 1er septembre 2015, cette nouvelle unité renforce les commandos Hubert, Jaubert, Kieffer, De Montfort, De Penfentenyo et Trepel, crées entre 1946 et 2008. Sa devise est « A la vie, à la mort ».

 

« Sa création intervient dans uncontexte lourd de menaces directes pour la sécurité de la France et des Français », explique le ministre. Le renforcement des forces spéciales a été prévu par le livre blanc de 2013. Développé dans le plan Forces spéciales 2017, il est renforcé dans l’actualisation de la loi de programmation militaire votée au mois de juillet.

 

photo Marine Nationalephoto Marine Nationale

photo Marine Nationale

Accompagné par le chef d’état-major de la Marine, l’amiral Bernard Rogel, le ministre a rencontré les forces spéciales de la marine nationale rattachées à la Force maritime des fusiliers marins et commandos de la marine nationale (FORFUSCO).

 

Le vice-amiral Pierre Ponchardier :

 

Pierre Ponchardier - photo Ordre de la Libération

Pierre Ponchardier - photo Ordre de la Libération

Pierre Ponchardier (1909-1961) se révèle être un marin et un chef hors du commun. Sous-marinier, il devient pilote de l’aéronavale.

Résistant, il s’illustre pendant la seconde guerre mondiale au service de la Nation en créant avec son frère le réseau de résistance Sosie. Il est fait Compagnon de la Libération.

Il fonde les commandos parachutistes en Indochine dont la devise sera« A la vie, à la mort ». Il fonde par la suite la demi-brigade des fusiliers marins en Algérie.

« Pacha » du porte-avions La Fayette, il commande ce bâtiment avant de prendre le commandement de l’aviation navale en Méditerranée. Par la suite, il exerce en tant que sous-chef d’état-major de la marine avant de prendre le commandement de la zone maritime de l’Atlantique Sud et de la base stratégique de Dakar (Sénégal).

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 12:55
Création du 7e Commando Marine « Ponchardier »

Pierre Ponchardier - photo Ordre de la Libération

 

08/09/2015 Ministère de la Défense

 

Le vendredi 11 septembre 2015, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, se rendra à Lanester (Morbihan) pour présider la cérémonie d’inauguration du 7e commando marine « Ponchardier ».

 

Accompagné par le chef d’état-major de la marine, l’amiral Bernard Rogel, le ministre rencontrera les forces spéciales de la marine nationale rattachées à la Force maritime des fusiliers marins et commandos de la marine nationale (FORFUSCO).

 

Ce commando aura vocation à appuyer les opérations spéciales.

Cette nouvelle unité d’élite a été créée le 1er septembre 2015 et sera baptisée du nom du vice-amiral Pierre Ponchardier. « Pacha » du porte-avions La Fayette, le vice-amiral Pierre Ponchardier (1909-1961) a également exercé en tant que sous-chef d’état-major de la marine avant de prendre le commandement de la zone maritime de l’Atlantique-Sud et de la base stratégique de Dakar (Sénégal). Il s’est illustré pendant la seconde guerre mondiale au service de la Nation en créant avec son frère le réseau de résistance Sosie.

 

Il a été fait Compagnon de la Libération.

Création du 7e Commando Marine « Ponchardier »Création du 7e Commando Marine « Ponchardier »

 

Pierre Ponchardier est né le 4 octobre 1909 à Saint-Etienne (Loire) dans une famille d'industriels.

Il entre à l'Ecole Navale le 1er octobre 1927. A sa sortie de l'Ecole, il est attiré d'abord par les sous-marins, puis par l'aviation embarquée.

Lieutenant de vaisseau en 1937, il sert dans l'aéronavale comme chef d'escadrille.

A la fin de la campagne de France, il refuse la défaite et, depuis Bordeaux où son unité s'est repliée, s'embarque avec trente de ses pilotes sur un bateau à destination du Maroc.

De retour en métropole en 1941, il commande l'escadrille 1 B et, clandestinement, prend la relève du capitaine de frégate Nomy dans l'organisation de résistance que celui-ci, compromis, doit quitter en s'envolant pour l'Angleterre.

Avec son frère, Dominique Ponchardier, il met sur pied à la fin de l'année 1942 le réseau de renseignements "Sosies". Bientôt cette organisation couvre la France entière ; Dominique s'occupant de la zone nord et Pierre de la zone sud ; les deux frères rivalisent d'énergie et d'efficacité.

Chef de la partie maritime de ce réseau de renseignements (toutes les côtes de France), le capitaine de corvette Pierre Ponchardier (alias Paul Pierret, Geneviève, Sosie Senior), fournit à partir de janvier 1943 des renseignements hebdomadaires et des documents d'une valeur capitale pour les Alliés (mouvements maritimes sur toutes les côtes de France, abris de sous-marins, ravitaillement en pétrole des sous-marins allemands, photos des défenses des ports, photos du sous-marin de poche, etc.).

A son actif on relève également plus de trente passages de frontière ainsi que la suppression directe de plusieurs membres de la Gestapo. En outre, Pierre Ponchardier a sauvé de nombreux condamnés en les récupérant, les abritant et les convoyant en sécurité.

Recherché sous ses différentes identités et formellement trahi, ainsi que les siens en janvier 1944, il ne cesse pas son service, l'améliorant même de semaines en semaines.

Chargé avec son frère, en août 1944, de reconstituer un réseau en Alsace-Lorraine, les deux hommes font le coup de feu dans tous les endroits sur leur route où le maquis se bat contre les Allemands. Arrêtés au-dessous de Belfort par des éléments en retraite de l'armée allemande, ils réussissent à s'évader dans la nuit du 7 au 8 septembre 1944, bousculant les sentinelles chargées de les garder.

Après la défaite de l'Allemagne, Pierre Ponchardier est choisi par le chef de l'aéronautique navale française, le contre-amiral Nomy, pour constituer et instruire le Commando Parachutiste d'Extrême-Orient qui doit combattre en Indochine (1945-1946).

En 1946, Pierre Ponchardier est promu au grade de capitaine de frégate ; il commande le Groupe de commandos parachutistes de l'Aéronavale puis le Commandant Robert Giraud en Extrême-Orient (1947-1948).

Adjoint au commandement de la Marine sur le Mékong (1948-1950), il est attaché naval du Général commandant les forces armées en Extrême-Orient (1950-1952).

Auditeur au collège de défense N.A.T.O. (1953-1954), il prend ensuite le commandement du porte-avions La Fayette.

A la tête de la Demi-Brigade de Fusiliers Marins en Algérie en 1956, le commandant Ponchardier est, l'année suivante, nommé Major général du port de Toulon.

En 1957-1958, il reçoit ses étoiles de contre-amiral et commande l'Aéronautique navale en Méditerranée avant d'être nommé sous-chef d'Etat-major général de la Marine en 1958.

Promu vice-amiral en mars 1960, il occupe dès lors les fonctions de commandant de la zone maritime d'Atlantique sud et de commandant désigné de la base de Dakar.

Le vice-amiral Pierre Ponchardier est décédé le 27 janvier 1961 dans un accident d'avion sur l'aérodrome de Tambacounda (Sénégal). Les obsèques ont eu lieu à Dakar et l'inhumation à Villefranche-sur-mer.


• Grand Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 20 janvier 1946
• Croix de Guerre 39/45
• Croix de Guerre des TOE (18 citations)
• Croix de la Valeur Militaire
• Médaille de la Résistance
• Médaille des Evadés

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 16:55
Des commandos pour des missions hors-normes

 

18/07/2015 Armée de Terre

 

Des soldats des forces spéciales françaises, appartenant au 1er régiment de parachutistes d'infanterie de marine (1er RPIMa), ont exceptionnellement ouvert leurs portes aux rédacteurs de l'armée de Terre.

 

Ces dernières années, ces soldats d'élite ont été engagés sur tous les théâtres d'opération. Dans le milieu très fermé des forces spéciales, on les appelle les SAS (Stick Action Special). Ces groupes de commandos d'une dizaine d'hommes sont habitués à travailler en totale autonomie.

 

Durant 48h, le commandement des opérations spéciales a autorisé le suivi d'un des entraînements de ces soldats d'élite. Un entraînement spécifique, pour des missions hors normes.

 

Découvrez le quotidien de ces commandos, qui ne laisse aucune place au hasard :

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 16:45
Sahel : Trois terroristes mis hors de combat.

 

07/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 5 juillet 2015 en fin d’après-midi, les forces spéciales françaises ont conduit une opération dans la région nord de Kidal au Mali.

 

Au cours des combats, deux terroristes ont été capturés et un troisième, Ali Ag Wadossene, a été tué. Il s’agit d’un des responsables opérationnels d’AQMI dans la zone.

 

Deux militaires français des forces spéciales ont été blessés. Leur pronostic vital n’est pas engagé. Ils bénéficieront d’une évacuation stratégique vers la France très prochainement.

 

Cette opération, qui déstabilise la chaîne de commandement d’une katibat d’AQMI, porte à nouveau un coup dur aux groupes armés terroristes au Sahel

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 07:55
photo MinDefFr

photo MinDefFr

 

30.06.2015 par Jean-Dominique Merchet

 

Le magazine Raids révèle la composition du nouveau Groupe d'appui aux opérations spéciales

 

Le magazine Raids (n°350, juillet 2015) publie en exclusivité un long article sur le Groupe d'appui aux opérations spéciales, dont la création a été annoncée récemment dans le cadre des réformes de l'armée de terre. Il ne s'agit pas d'affecter telle ou telle unité au COS (commandement des opérations spéciales) mais de créer un réservoir de forces, relativement modeste (400 à terme), capable de travailler au pied levé avec les unités du Commandement des forces spéciales terre (ex-BFST). Une meilleure articulation entre forces spéciales et forces conventionnelles en est attendue. 

 

Voici les unités concernées :

- venant du 54ème régiment de transmissions : les patrouilles légères d'appui électronique (PLAE) , et si besoin, les systèmes de guerre électronique de l'avant (SGEA) sur VAB. 

- venant du 61ème régiment d'artillerie : les analystes-interprétateurs d'images de drones et de satellites. 

- venant du 28 ème groupe géographique : des spécialistes de topographie et de cartographie. 

- venant du 2ème régiment de hussards : des personnels spécialisés  dans l'interrogation de personnes capturées ou de prisonniers de guerre. 

- venant du 132ème bataillon cynophile de l'armée de terre, des binômes hommes-chiens spécialisés dans l'attaque (intervention)  ou la recherche d'explosifs

- venant du 2ème régiment de dragons, des spécialistes du NRBC

- venant du 17ème régiment du génie parachutiste : des équipes EOD (déminage), des éléments chargés de la fouille opérationnelle spécialisée, des moyens permettant d'établir une zone de poser aviation et des équipes d'aide au déploiement pour l'aménagement des camps isolés

- venant du 35ème régiment d'artillerie parachutiste : la capacité de fournir un appui feu (mortier de 120 et Caesar 155mm) 

 

De son côté, la Marine nationale s'était déjà engagée dans cette voie, avec la création du commando Kieffer, regroupant divers spécialistes, et celle d'un 7ème commando, chargé de l'appui, issu de la base fusco à Lorient. L'armée de l'air devrait rapidement annoncer  une réorganisation des ces trois Commandos parachustistes de l'air.

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 16:50
Le Sherpa FS de Renault Trucks Defense lors du SOFINS 2015

Le Sherpa FS de Renault Trucks Defense lors du SOFINS 2015

 

29 mai, 2015 Pierre Brassart (FOB)

 

Suite à l’actualisation de la Loi de Programmation Militaire 2014-2019, les Forces Spéciales peuvent voir l’avenir sous un jour meilleur vu l’importance croissante qui leur est accordée, particulièrement sur le plan matériel et opérationnel.

 

Ainsi, si le renforcement des effectifs du COS même reste identique à ce qui avait été annoncé précédemment, à savoir 1000 hommes supplémentaires, un groupement d’appui aux opérations spéciales (GAOS) sera mis en place au sein de l’armée de Terre. Ce groupement ne serait pas une unité constituée mais plutôt une réserve d’opérateurs, spécialistes dans leur domaine, auxquels les forces spéciales pourraient faire appel en cas de besoin (les GCM et les GCP pourraient être de bons candidats).

 

Sur le plan matériel, un programme d’acquisition rapide de 25 véhicules poids lourd forces spéciales (PLFS)  devrait être lancé en anticipation du programme véhicules forces spéciales, qui devraient être lancé en 2015 (VLFS/PLFS). Le but du programme PLFS est de remplacer les vénérables VLRA. Plusieurs véhicules peuvent concourir pour ce programme, notamment le Sherpa FS de Renault Truck Defense et le VLRA 2 Commando d’ACMAT, qui ont tous deux été présentés lors du dernier salon SOFINS. De nouvelles jumelles de vision nocturnes à hautes performances vont également être acquises.

 

Sur le plan aérien, le nouveau texte de loi parle de l’armement de 2 C-130H sans plus de détail. L’armement de C-130 pourrait prendre différentes formes. Beaucoup avancent la possibilité de monter des missiles Griffin. L’AGM 176 Griffin a été développé par l’entreprise américaine Raytheon dans le but d’offrir une munition qui allie précision et puissance de destruction réduite dans le but de diminuer les dommages collatéraux. Le Griffin est tiré depuis un lanceur multiple tirant depuis la soute via la rampe arrière.

 

Les Américains ont une grande expérience du gunship. D’abord de bons vieux C-47 Dakota équipés de miniguns de 7,62mm (AC-47 Spooky), jusqu’aux AC-130H équipés d’un canon de 105mm, d’un Bofors de 40 mm et d’un minigun de 25mm. Plus récemment, les Américains se sont tournés vers une solution qui combine un canon automatique de 30 mm et des munitions de précision, portées sous les ailes (missiles Hellfire, Small Diameter Bombs) et dans la soute (missiles Griffin ou munitions guidées Viper Strike). Les AC-130 dernières générations sont de véritables systèmes d’armes dotés d’une vaste gamme de munition.

 

Armer deux C-130H français d’une telle arme serait assurément offrir une puissance de feu appréciable pour les Forces Spéciales, permettant, par exemple, aux C-130 du Poitou de fournir, en plus d’un soutien ISR, une capacité d’appui-feu, sans devoir faire appel aux appareils de l’armée de l’Air. Le texte de la LPM actualisée ne précise pas quel type d’armement serait adapté sur les C-130.

 

Une autre solution envisageable, et qui a le mérite d’être française, est celle du SSA-1101 Gerfaut du bureau d’étude AA/ROK qui est un système d’appui-feu qui permet à un C-130 d’emporter 4 AASM sur un pylône externe. Si cette idée est intéressante, et permet effectivement de se passer des Rafales ou des Mirages pour le largage de bombes, elle offre moins de flexibilité que les munitions plus légères. De plus, si se passer des chasseurs-bombardiers peut sembler séduisant, cela signifie également se passer du canon interne des appareils, qui offre un pallier supplémentaire dans l’usage de la force tout en étant amplement suffisant pour certains types de cible (surtout quand on compare le prix d’une rafale d’obus de 30mm avec le prix d’un AASM).

 

Une autre solution dont personne ne parle pourrait venir d’Italie. Oto-Melara a récemment présenté pour la première fois sa plateforme gunship palettisée. Ce système consiste en un canon multitube Vulcan de 20mm (un GAU-12/22 de 25mm est également adaptable) monté avec tous ses systèmes de contrôle de tir et de visé sur une palette militaire standard 88’x108’. Cette palettisation permet à des avions adaptés aux transports de telles palettes (C-130, C-160, C-27J) de se transformer en gunship et ce sans modification de l’appareil (l’arme tirant depuis une des portes latérales de l’appareil). Il ne faut que quelques minutes pour installer cette plateforme dans l’appareil. Le ministère de la Défense italien a sélectionné ce système pour les besoins de ces propres Forces Spéciales. La solution d’Oto-Melara comporte suffisamment d’avantage que pour avoir le mérite qu’on s’y intéresse.

 

La meilleure solution, qu’elle comporte des Griffin, des AASM, une plateforme canon, une combinaison de ces armes ou encore d’autres que l’on a pas abordées ici, sera celle que les Forces Spéciales choisiront. Ce sont eux qui savent le mieux ce qui est le plus adapté à leurs besoins. Malgré l’importance qui leur est donnée dans l’actualisation de la LPM, ils ne pourront certainement pas obtenir tous les outils qu’ils jugent nécessaire, mais à eux de définir leur liste de priorités, et à nos politiques de prendre la peine de les prendre en compte.

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 06:25
photo EMA

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22/05/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 30 mars au 30 avril 2015, dans le cadre de l’exercice Piranha, un détachement du 1er régiment de parachutistes d’infanterie de Marine (RPIMa) spécialisé dans l’intervention en « milieux difficiles», s’est rendu en Guyane au 9e régiment d’infanterie de Marine (RIMa), afin de développer ses savoir-faire en milieu équatorial.

 

En partenariat avec la section de commandos de recherche et d’action en jungle, spécialiste du combat en forêt amazonienne, l’exercice Piranha a permis aux forces spéciales de s’entraîner à évoluer et combattre en jungle, et d’entretenir leurs compétences dans ce milieu hostile, à travers différents stages. Cet entraînement a été marqué par la réalisation d’un saut en parachute sur la zone de Macouria, une première pour les chuteurs du 1er RPIMa. L’exercice s’est conclu par leur participation à une mission Harpie de lutte contre l’orpaillage illégal, afin de parfaire leur expérience opérationnelle en milieu équatorial.

 

A 7 000 km de la métropole, les forces armées en Guyane (FAG) garantissent la protection du territoire national et de ses ressources. Fréquemment engagées en appui de l’action de l’Etat dans des missions au caractère interministériel, les FAG agissent sur un territoire rendu exigeant par son étendue (1 100 km de frontières terrestres), son littoral difficile et sa forêt équatoriale.

photo EMAphoto EMA

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 12:45
Sahel : deux importants chefs terroristes mis hors de combat

 

20/05/2015 Communiqué de presse du Ministère de la Défense

 

Dans la nuit du 17 au 18 mai, les forces spéciales françaises ont conduit une opération dans lenord du Mali.

 

Quatre terroristes ont été tués au cours des combats. Parmi eux figurent Amada Ag Hamaalias « Abdelkrim le Touareg » et Ibrahim Ag Inawalen  alias « Bana »,  deux des principaux chefs  d’AQMI  et  d’Ansar  Eddine.  Ces  deux  groupes  sont  responsables  de  nombreuses attaques  terroristes  contre  les  forces  internationales,  ainsi  que  d’exactions  répétées  à l’encontre des populations maliennes.Cette opération, après celle ayant mis hors de combat Ahmed El Tilemsi, haut responsable du MUJAO, porte un nouveau coup dur aux groupes armés terroristes sahéliens.Le ministre de la Défense félicite les forces françaises pour leur action et leur déterminationdans la lutte menée contre les groupes armés terroristes au Sahel.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:45
photo EMA (archives)

photo EMA (archives)

 

20/05/2015 Par Le Figaro.fr avec Reuters



Le ministère de la Défense vient d'annoncer la mort de quatre "terroristes" dont deux des principaux chefs d'Al-qaida au Maghreb islamique (Aqmi) et d'Ansar Dine, tués par l'armée française dans le nord du Mali. Un des chefs abattu, "Abdelkrim le Touareg", est lié à l'enlèvement et au meurtre des journalistes de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon à Kidal, en 2013.

L'opération des forces spéciales a été menée dans la nuit du 17 au 18 mai, selon le ministère. "Quatre terroristes ont été tués au cours des combats", indique la Défense française dans un communiqué. "Parmi eux figurent Amada Ag Hama alias 'Abdelkrim le Touareg' et Ibrahim Ag Inawalen alias 'Bana', deux des principaux chefs d'Aqmi et d'Ansar Eddine".

"Ces deux groupes sont responsables de nombreuses attaques terroristes contre les forces internationales, ainsi que d'exactions répétées à l'encontre des populations maliennes", ajoute-t-il.

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 16:56
SOFINS, l’innovation au service des forces spéciales

 

24/04/2015 Ministère de la Défense

 

Rendez-vous de la communauté de défense des forces spéciales et étrangères avec les entreprises et le secteur de la recherche, le « Special operations forces innovation network seminar » (SOFINS) s’est tenu du 14 au 16 Avril 2015 sur le camp de Souge en Gironde.

 

Conçu par le Commandement des opérations spéciales (COS) sous le haut patronage du ministère de la Défense et en partenariat avec la Délégation générale de l’armement (DGA), Sofins permet de créer un contact direct entre les forces spéciales et les entreprises, pour répondre au mieux aux besoins particuliers des unités sur le terrain. Retour en images sur cet  événement devenu incontournable.

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 10:55
Ouverture du SOFINS 2015 « forces spéciales /entreprises »

Le Sofins est le rendez-vous incontournable des forces spéciales françaises et étrangères avec les entreprises et le secteur de la recherche - photo R. Pellegrino/ECPAD

 

15/04/2015 E. Krempff  /DICOD - Economie et technologie

 

Rendez-vous incontournable des forces spéciales françaises et étrangères avec les entreprises et le secteur de la recherche, le Sofins (Special operations forces innovations network seminary) lance sa deuxième édition le mardi 14 avril en Gironde, sur le camp de Souges.

 

Mardi 14 avril 2015, Jean-Yves Le Drian,  ministre de la défense, le général Grégoire de Saint-Quentin, commandant des opérations spéciales (GCOS) et le général Christophe Gomart, ancien GCOS et actuel directeur du renseignement militaire, ont lancé la deuxième édition du Sofins (Special operations forces innovations network seminary) qui se tient pour trois jours sur le camp de Souge (Gironde), fief du 13e régiment de dragons parachutistes.

 

Conçu initialement par le Commandement des opérations spéciales (COS) sous le haut patronage du ministre de la Défense et en partenariat avec la Direction générale de l’armement, le séminaire pour objectif de favoriser les échanges entre les utilisateurs, comme les forces spéciales, et les concepteurs de matériels innovants : industriels, PME, laboratoires. « Sofins est devenu une référence, a déclaré le général de Saint-Quentin lors de cette première journée. C’est une dynamique forte qui porte la créativité de nos opérateurs et in fine, le succès des opérations ».

 

Lors de cette journée de lancement,  Jean-Yves le Drian a rappelé l’importance de Sofins « qui s’est imposé comme un rendez-vous incontournable. (…)Son attractivité s’est considérablement renforcée ; 156 entreprises exposantes, soit plus de 50% par rapport à il y a deux ans, 20 start-up (…) j’espère que ce salon contribuera à leur développement, et je me félicite aussi de l’ampleur de la dimension internationale : plus de 40 délégations étrangères sont présentes aujourd’hui ».

 

Au programme durant ces trois jours : expositions, tests de produits, groupes de travail, démonstrations par des opérateurs des forces spéciales et tables rondes.

 

« Notre démarche aujourd’hui est bien d’intégrer d’emblée le besoin des forces spéciales dans un nombre croissant de programme d’armement, et d’optimiser le lien entre les forces spéciales et le monde de l’entreprise. L’objectif est clair : il vise à raccourcir la boucle innovation-développement-acquisition », a ajouté le ministre. Il a ensuite salué les valeurs et l’engagement total des unités spéciales, « vous formez une communauté humaine remarquable (…) dotée d’une culture de l’initiative et d’un sens de la mission au service de nombreux partenaires et de nombreux alliés. »

 

Sofins et le pacte défense PME

Sofins, séminaire international et biannuel, est un exemple concret de la mise en œuvre du Pacte défense-PME lancé le 27 novembre 2012 par le ministre de la défense.

Le COS entretient des liens étroits avec les entreprises de taille intermédiaire (ETI) et les PME ; la réactivité, la flexibilité et la capacité d’innovation de ce type d’entreprises sont des atouts indéniables pour répondre, dans des délais réduits, aux besoins capacitaires des forces spéciales.

 

Démonstrations dynamiques des forces spéciales lors du Sofins 2015 – photo ECPAD

Démonstrations dynamiques des forces spéciales lors du Sofins 2015 – photo ECPAD

Retrouvez également le diaporama de la démonstration réalisée par les forces spéciales sur le camp de Souge :

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