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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 12:45
Ufast et Raidco Marine: un contrat de 30 navires pour la marine ivoirienne

29.01.2013 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

Lu dans le marin ce matin:
 

Le chantier naval Ufast (Quimper) vient de décrocher un important contrat : la construction d’une trentaine d’unités de surveillance maritime en composite et aluminium pour la Côte d’Ivoire, livrables d’ici à 2015. Il s’agit d’embarcations rapides et de vedettes, principalement dans le segment de taille de 9 à 12 mètres, et de trois patrouilleurs de 33 mètres (photo ci-dessus). Ce contrat s’accompagne d’un volet de formation et de maintenance.
Pour faire face à cette commande, Ufast a massivement investi en 2013. Objectif : renforcer ses effectifs et tripler la surface de production à 6 000 m2. 'Le chantier a désormais la capacité de produire en parallèle plusieurs types de bateaux en série, en composite et aluminium, jusqu’à 35 mètres", explique la dirigeante, Virginie Monnier-Fleury.

 

Dans Ouest-France, mon confrère Jean-Pierre Buisson précise que ce contrat a été signé en partenariat avec la société lorientaise Raidco Marine, gérée par Jean-Michel Monnier. Une "société qui, après avoir fourni le Sénégal, doit également livrer au Togo, dans le courant de l'année, deux patrouilleurs de 33 mètres, pourvus d'une coque en acier et fabriqués par le chantier lorientais STX. La commande ivoirienne serait d'un montant estimé à plus de vingt millions d'euros. C'est la plus importante signée par l'entreprise finistérienne spécialisée dans les embarcations rapides à bas coût d'exploitation".
Il poursuit: "Capable de livrer des unités jusqu'à 35 mètres, Ufast vient de compléter sa gamme par le rachat au chantier CNB de moules et d'outillages permettant la production, à Quimper, de vedettes de type RPB 20 dont vingt-quatre sont en service dans la gendarmerie maritime française. Avec sa nouvelle génération de navires, l'entreprise bretonne mise le marché des unités destinées à répondre aux besoins en matière de lutte contre la pêche illégale et la piraterie. Un créneau porteur, notamment en Afrique".

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 08:45
La bataille d'Abidjan et la capture de Laurent Gbagbo: quel rôle ont joué les Français?

 

20 janvier 2014 Par Christophe Boisbouvier - RFI

 

La bataille d'Abidjan et le jour où Laurent Gbagbo a été capturé, c'était il y a trois ans, le 11 avril 2011. Quel rôle précis ont joué les militaires français ? Jusqu'où sont-ils allés ? Jean-Christophe Notin a recueilli les témoignages de nombreux militaires français de l'opération Licorne. Aujourd'hui, il publie aux éditions du Rocher l'ouvrage Le Crocodile et le scorpion. Il répond aux questions de RFI.

 

RFI : Dans la bataille d’Abidjan, tout le monde se souvient des combats de la dernière semaine. Mais vous nous dites que le premier bras de fer, c’est dès le mois de janvier pour le carburant. Et ça commence à la sortie d’Abidjan sur l’autoroute du Nord...

 

Jean-Christophe Notin : Oui, puisque Gbagbo voulant éviter l’affrontement en direct avec les Français a choisi la manière détournée d’instaurer un blocus en fermant à la fois le port et l’aéroport. Donc, évidemment, la force française Licorne, basée à Port-Bouet dans Abidjan, aurait pu se retrouver rapidement à court de carburant. Elle a été obligée de constituer des convois très lourds avec des dizaines de blindés, de véhicules accompagnés d’hélicoptères qui devaient gagner Bouaké, la zone à peu près sûre où on pouvait instaurer un pont aérien. Donc, ces convois passaient par la sortie - ce qu’on appelle le corridor nord à Abidjan - où les forces pro-Gbagbo, elles, avaient instauré un barrage.

 

Et finalement, les convois français ont pu forcer les barrages sur l’autoroute du Nord.

Oui, parce que les Français ont une très grande expertise de ce genre d’événements grâce à la gendarmerie nationale. Les gendarmes mobiles qui sont équipés de blindés, eux-mêmes équipés de lames pouvant pousser les éventuels véhicules au milieu. Ça s’est relativement bien passé à chaque fois, mais on n’est pas passé loin, à plusieurs reprises, d’incidents assez graves.

 

→ A (RE) LIRE : Les événements des 11 et 12 avril en Côte d'Ivoire, minute par minute

 

A partir de février, le camp de Laurent Gbagbo perd des positions dans la ville, notamment à cause de ce commando invisible qui tend des guets-apens dans le quartier Abobo. Est-ce qu’on sait aujourd’hui qui était derrière ce commando invisible ?

Il y a eu beaucoup de fantasmes et de rumeurs sur le sujet. Maintenant que l’on dispose de l’analyse des services de renseignements auxquels j’ai pu avoir accès, on sait que c’était le légendaire « IB » [ Ibrahim Coulibaly, ndlr] qui avait participé à toutes les révoltes depuis une dizaine d’années, qui avait réussi à fédérer grosso modo une centaine de partisans qui ont mené des opérations coups de poing contre les forces de sécurité.

 

En mars, c’est le bombardement d’un marché d’Abobo, puis le vote du Conseil de sécurité en faveur de frappes anti-Gagbo. Le 4 avril, les frappes des hélicoptères de Licorne et de l’Onuci [opération de maintien de la paix de l'ONU en Côte d'Ivoire] commencent, mais le camp Gbagbo résiste farouchement et vous dites que les pilotes d’hélicoptère sont alors pris du « syndrome du faucon noir » ?

Oui, avec un guetteur s’installant sur un toit et tirant au lance-roquettes sur l'hélicoptère. C’est exactement ce qui s’est passé à Mogadiscio en 1993, « La chute du faucon noir » [bataille de Mogadiscio appelée ainsi, ndlr]. Ça aurait été une scène évidemment terrible et qui aurait contrebattu l’effet politique qu’on voulait pour l’opération.

 

→ A (RE) LIRE : L'étrange bataille d'Abidjan  et  Crise ivoirienne: chronologie des événements du 8 au 10 avril
 

Dans la nuit du 8 au 9 avril, il faut exfiltrer un diplomate britannique de sa résidence de Cocody tout près de celle de Laurent Gbagbo. Quatre hélicoptères français sont engagés. Et vous dites qu’à ce moment-là, les militaires français sont passés tout près de la catastrophe ?

Oui, une opération qui était encore inconnue à ce jour et que je révèle donc grâce à mes sources au sein des forces spéciales. C’est une opération impliquant une cinquantaine de forces spéciales, plusieurs hélicoptères et qui a donc failli très mal tourner : les forces spéciales se sont retrouvées quasiment bloquées contre un mur comme pour un peloton d’exécution. L’affrontement a duré plusieurs heures, les Français ont failli enregistrer plusieurs pertes au sol, mais également en l’air. Les hélicoptères ont été impactés.

 

Ce qu’on apprend dans votre livre, c’est que lors d’un redécollage d’urgence, un hélicoptère tape un lampadaire et il est sur le point de se crasher.

Oui, pour récupérer les hommes au sol, les pilotes ont pris des risques considérables. Ils ont tapé ces lampadaires. Ils les ont d’ailleurs sciés. Evidemment ça n’arrange pas trop la conduite d’un hélicoptère et ça aurait vraiment pu tourner au drame absolu.

 

Les Français comme les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) pro-Ouattara à ce moment-là sont surpris par la capacité de résistance du dernier carré de Laurent Gbagbo. Est-ce qu’il n’y avait que des soldats ivoiriens dans ce dernier carré ?

Non. Déjà le dernier carré est constitué des meilleures troupes de Gbagbo : les Cecos [Centre de commandement spécial], la Garde républicaine. Mais il y avait également beaucoup de mercenaires libériens et quelques Angolais qui étaient vraiment très motivés et par l’argent et par différentes substances que les Français ont pu retrouver sur place.

 

Des substances de quelle nature ?

De la drogue.

 

On arrive à la journée décisive du 11 avril : comme les FRCI du camp Ouattara n’arrivent pas à approcher la résidence Gbagbo, c’est une colonne de blindés français qui fait la percée. Il est 11H45. Il y a cette phrase inoubliable - c’est dans votre livre - d’un officier français de la base opérationnelle de Port-Bouet au capitaine qui commande le premier blindé de la colonne : « Balance-moi ton putain d’obus dans le portail de cette baraque ! » 

Oui, c’est là où on voit une certaine exaspération à Paris qui veut absolument conclure ce jour-là. Donc les blindés français ont montré la voie de Gbagbo, les FRCI ne suivent pas. Donc le commandement français estime qu’il faut en plus pratiquer des ouvertures dans les murs pour être sûr que les FRCI rentrent, d’où ce fameux lieutenant-colonel qui donne l’ordre de « bréchage ».

 

Le « bréchage », en termes pudiques, c’est la frappe sur le portail de la résidence de Laurent Gbagbo.

Le portail et les murs.

 

Et derrière le portail, il y avait un anti-char ?

Oui, ça a été la grosse découverte. Une arme anti-aérienne qui n’était pas prévue et qui aurait pu tirer sur les assaillants s'il n’avait été détruit par le blindé français.

 

Qui a tiré un deuxième coup…

Oui.

 

Et alors, la question évidemment que tout le monde se pose : est-ce qu’après ce « bréchage », les Français ont participé à l’assaut de la résidence elle-même ?

Non, là c’est vraiment la limite absolue qui a été donnée par le sommet de l’Etat : ne pas entrer dans la résidence de Gbagbo. Ça se comprend également, la bataille est terminée. Il n’y a pas besoin d’engager des vies humaines françaises, risquer des vies alors que, de toute façon, Gbagbo est coincé.

 

Qu’est-ce que vous prouve que les Français n’ont pas participé à l’assaut final ?

C'est d'après les témoignages que j’ai recueillis au sein de la résidence française, qui était juste à côté des troupes qui étaient engagées. J’ai rencontré ceux qui, vraiment, non seulement ont détruit le mur, qui étaient en survol de la résidence, ça m’étonnerait quand même qu’avec une telle conjonction de témoignages on n’aboutisse pas à la vérité.

 

Laurent et Simone Gbagbo sont donc capturés, mais ce que vous dites, c’est qu’une fois l’assaut terminé, les Français vont rendre visite à cette fameuse résidence.

C’est une des surprises de ce livre. En soirée, quelques éléments français de différents services - DGSE, GIGN et l’ambassadeur également - se sont rendus sur place. Le but étant de vérifier le contenu des papiers de Laurent Gbagbo.

 

Et de ne pas seulement les regarder…

On imagine qu’il y a eu certaines saisies.

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 17:45
Cote d’Ivoire : le détachement Fennec de la force Licorne s’entraîne

 

25/12/2013 Sources : EMA

 

Le 9 décembre,au large des côtes ivoiriennes, le détachement Fennec (DET FENNEC) de la force Licorne a réalisé des manœuvres d’appontage en interaction avec le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Dixmude. Ce dernier, engagé dans la mission Corymbe, effectuait une escale technique de ravitaillement de 24 heures au port autonome d’Abidjan.

 

Cet entraînement a pour objectif de maintenir les qualifications du pilote au profit du détachement Fennec de la force Licorne.

 

L’hélicoptère Fennec de l’opération Licorne a effectué une vingtaine d’appontages sur la plate-forme hélicoptère du BPC Dixmude en variant les scénarios d’approche.

 

Le pilote s’est ainsi entraîné à réaliser des appontages de base avec une approche à vue du bâtiment de projection et de commandement. En cas de mauvaise visibilité, le pilote du Fennec s’est exercé à mettre en œuvre une approche aux instruments. Dans ce cas de figure, c’est alors le BPC qui dirige le pilote « aveugle » avec le moyen radar.

 

Le BPC Dixmude est déployé dans le cadre de l’opération Corymbe, une mission de présence quasi permanente des forces armées françaises dans le golfe de Guinée depuis 1990. Elle est armée par un ou plusieurs bâtiments de la Marine nationale qui peuvent être renforcés par des moyens terrestres et aéromobiles embarqués.

 

La force Licorne, stationnée au camp de Port-Bouët à Abidjan, comprend 450 hommes qui accompagnent la réforme de l’armée ivoirienne en soutien de l’ONUCI.

Cote d’Ivoire : le détachement Fennec de la force Licorne s’entraîne
Cote d’Ivoire : le détachement Fennec de la force Licorne s’entraîne
Cote d’Ivoire : le détachement Fennec de la force Licorne s’entraîne
Cote d’Ivoire : le détachement Fennec de la force Licorne s’entraîne
Cote d’Ivoire : le détachement Fennec de la force Licorne s’entraîne
Cote d’Ivoire : le détachement Fennec de la force Licorne s’entraîne
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Cote d’Ivoire : le détachement Fennec de la force Licorne s’entraîne
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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 12:45
Côte d'Ivoire : L’embargo sur les armes est-elle levé ?

 

21 novembre 2013 Le Democrate

 

Le chef de l'unité de contrôle de l'embargo de l'Opération des Nations-Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI), Gamaliel Ndaruzaniyé, a indiqué mardi à Abidjan qu'une "exemption" a été faite sur l'embargo de l'ONU sur les armes qui frappe la Côte d'Ivoire dans la perspective d'outiller les forces de sécurité ivoirienne.

 

L'expert de l'ONU qui intervenait lors d'un entretien avec des médias a noté que des questions sécuritaires qui persistent peuvent donner lieu à une exemption pour que l'Etat continue de fonctionner

 

"La Côte d'Ivoire est en train de procéder à une réforme de sa police et de ses services de sécurité. Dans ce cadre et dans la situation où des armes légères sont par exemple nécessaires à la police pour le maintien de l'ordre, le gouvernement peut faire une demande d'exemption", a expliqué M. Ndaruzaniyé.

 

A en croire celui-ci, le Conseil de sécurité peut donner son autorisation, si la procédure est correctement suivie.

 

Selon lui, le récent don de 500 armes légères par la France aux forces de sécurité de Côte d'Ivoire obéit à cette exemption.

 

"Dans ce cas, ces armes ont été soumises à une demande d’exemption et la France et la Côte d'Ivoire ont respecté cette procédure. Il n'y a pas eu d'entorse sur l'embargo", a-t-il assuré.

 

Un embargo sur les armes a été imposé à la Côte d'Ivoire en 2004, alors qu'une belligérance prévalait entre l'ex-rébellion et les ex-forces loyalistes.

 

La Résolution 2101 du Conseil de sécurité relative à l'embargo est en vigueur jusqu'au 30 avril 2014, mais des situations d’exemption sont prévues, concernant notamment la réforme du secteur de la sécurité.

 

Dans le contexte de cette réforme, la France a offert samedi aux autorités ivoiriennes 500 pistolets automatiques dont 250 à la police et 250 à la gendarmerie, en vue de lutter contre le "grand banditisme", deux ans après la crise postélectorale marquée par des violences.

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 16:45
170 FRCI bientôt déployés au Mali pour le maintien de la paix

26 septembre 2013 abidjan.net AIP

 

Abidjan - Quelque 170 éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) qui ont subi durant six semaines, une formation auprès de la force française Licorne et appelés à être sur le théâtre des opérations au Mali pour contribuer au maintien de la paix, ont présenté, mercredi, au camp militaire de Port-Bouët (Abidjan), leur savoir-faire.

 

Selon le ministre ivoirien en charge de la Défense, Paul Koffi Koffi, ces expériences de repartir en projection sur le théâtre des opérations sur le continent offre une occasion aux soldats de se rapprocher davantage et de créer par la même occasion la cohésion en leur sein.

 

"C’est une bonne occasion de créer la cohésion au sein de notre armée, de rapprocher les uns et les autres et de créer un esprit de corps et surtout d’apprendre", a déclaré Paul Koffi Koffi.

 

Il a en outre salué la qualité de la formation dispensée à ses éléments qu’il a qualifié d’encadrement exceptionnel et appelé la force Licorne ainsi que l’ONUCI à continuer dans ce sens afin que l’armée ivoirienne, en gestation, puisse amorcer le changement en inculquant aux soldats le savoir-faire et la savoir-être.

 

"Vous avez déployé pour cette formation, 150 de vos éléments auprès de 170 des nôtres, on a pratiquement un pour un. Je voudrais vous recommander de continuer car nous avons une armée en gestation avec ces nouvelles recrues", a-t-il dit.

 

Poursuivant, le ministre a précisé qu’"un militaire, ce n’est pas seulement celui qui porte des armes mais celui qui obéit aux règles et aux droits de l’homme et qui a un comportement exemplaire sur le terrain".

 

Le ministre de la Défense a également indiqué qu’après la première compagnie de ravitaillement, cette deuxième compagnie sera chargée de la protection de la logistique. Il a souhaité qu’elle fasse honneur à la Côte d’Ivoire et s’inscrive dans la dynamique internationale.

 

A cette occasion, le Comanfor de la force Licorne, le lieutenant colonel Rémi Bouzereau et le lieutenant colonel Baudet, chef des opérations de la Licorne ont été distingués au grade de Chevalier de l’Ordre national ivoirien. Les Capitaines Fournier, officier traitant du centre des opérations de la Licorne et Brulais, Commandant d'unité de l'escadron Alpha de la Force Licorne, ont quant à eux été élevés au rang de Chevalier de l’ordre national du mérite ivoirien.

 

Deux sections du Bataillon d’infanterie de Daloa, d’une section du Bataillon commando parachutistes et d’une section du Bataillon blindé d’Abidjan ont pris part à cette formation.

 

Depuis janvier, ce sont près de 1.500 soldats ivoiriens qui ont été formés par la force Licorne.

170 FRCI bientôt déployés au Mali pour le maintien de la paix
170 FRCI bientôt déployés au Mali pour le maintien de la paix
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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 12:45
Batlog Misma photo EMA May 2013

Batlog Misma photo EMA May 2013

22 aout 2013 Le Democrate

 

L’armée ivoirienne a entamé des réformes sous la houlette des autorités militaires du pays, dans la perspective de renforcer son efficacité, a constaté mardi dernier Xinhua.

 

Pour le ministre ivoirien de la Défense Paul Koffi Koffi, il s’agit de réformes majeures dans le secteur de la Défense, afin que la Côte d’Ivoire que le chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara veut émergente d’ici 2020, soit un pays qui rassure.

"Les innovations sont d’importance capitale pour relever les défis de la sécurisation post-crise et de la défense optimale du territoire", a noté le ministre.

"Nous venons d’achever l’élaboration des textes devant régir l’organisation de la Défense, le commandement des Forces, le statut, la carrière des militaires et le profil des postes, la formation, etc.", a-t-il indiqué.

Paul Koffi Koffi a par ailleurs fait état des projets de centres d’instruction pour les militaires du rang, afin de renforcer leur formation commune de base et réinstaurer la discipline, ainsi que la promotion du genre avec l’accès désormais des filles à l’Ecole militaire préparatoire technique ( EMPT).

Au chapitre des réformes dans le secteur de la formation, le ministre a révélé la création d’un institut des hautes études stratégiques de défense dans le pays.

Pour certaines autorités militaires, l’acquisition de nouvelles tenues militaires et l’élaboration d’un code d’éthique et de déontologie devant régir la fonction militaire se présentent également comme des axes clés de la mue de l’armée ivoirienne.

"Ce projet de charte d’éthique et du code de déontologie vise à instaurer un nouvel état d’esprit dans les armées. La Côte d’Ivoire veut se doter d’une armée qui doit demeurer un "miroir" pour la société", a estimé un officier général des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI).

 

Pour celui-ci, l’heure du professionnalisme a sonné après les dérapages qui ont suivi la guerre.

 

"Des éléments incontrôlés se laissaient aller à des comportements répréhensibles, mais tout cela relève maintenant du passé", a noté l’officier.

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 22:30
photo EMA

photo EMA

 

 

01 juin 2013 Par RFI

 

Le ministère français des Affaires étrangères recommande une vigilance accrue à ses ressortissants résidant ou de passage en Côte d'Ivoire. Ce message a été publié le 27 mai sur le site internet du ministère et fait référence à l'activisme de groupes terroristes opérant dans la bande sahélienne, en lien avec le conflit au Mali. Une mise en garde qui vient confirmer un soupçon qui planait depuis plusieurs mois en Côte d'Ivoire.

 

La rumeur courait bien avant le déclenchement de l'offensive française au Mali. La menace s'est précisée fin 2012, et c'est en mars que les premières arrestations de jihadistes ont eu lieu à Abidjan. Une cellule de moins de dix hommes, de nationalité égyptienne selon certaines sources, a été démantelée dans une opération conjointe entre les forces de sécurité françaises et ivoiriennes. Ces jihadistes s'apprêtaient à viser des intérêts français en Côte d'Ivoire.

 

Une menace toujours d'actualité, probablement motivée par l'activisme d'Alassane Ouattara, président en exercice de la Cédéao, dans la résolution de la crise malienne, ainsi que par la présence de plus de 10 000 Français en Côte d'ivoire. Des spécialistes évoquent aussi la porosité des frontières et le manque de moyens des forces de sécurité ivoiriennes dans le nord.

 

La crainte d'infiltrations se fait ressentir : des soldats ivoiriens sont postés dans le nord-ouest de la Côte d'Ivoire depuis plusieurs mois et des imams radicaux sont surveillés de près, à l'intérieur du pays comme à Abidjan.

 

Des sources proches de la présidence ivoirienne affirment que la sécurité a été renforcée à l'aéroport d'Abidjan et autour des sites sensibles. Quant à la France, elle encourage les services de renseignement ivoiriens à accorder toute l'importance qu'elle mérite à cette menace jihadiste.

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 07:45
photo EMA

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09/05/2013 Sources : EMA

 

Le samedi 4 mai 2013, un élément précurseur du bataillon logistique (BATLOG) de la MISMA, constitué par les forces de la République de Côte d’Ivoire (FRCI), est arrivé à Bamako, au terme d’un mouvement routier de trois jours. Constitué d’une centaine de militaires et d’une vingtaine de véhicules, il a été placé sous la responsabilité de la MISMA.

 

Cet élément précurseur sera prochainement rejoint par une soixantaine de militaires ivoiriens. Pendant cinq semaines, environ 160 officiers, sous-officiers et soldats ivoiriens, constituant l’escadron de transport du BATLOG et plusieurs éléments de soutien, suivront à Bamako la dernière phase de leur mise en condition opérationnelle. Durant celle-ci, les conducteurs s’approprieront leurs camions, véhicules logistiques et engins de levage. Les spécialistes du soutien de l’homme seront formés par les militaires français de la force Serval sur les matériels du soutien du combattant (tentes, douches et cuisines de campagne, motopompes, citernes, etc.). A l’issue de cette mise en condition, le BATLOG sera à disposition de la MISMA, en appui de ses opérations.

photo EMA

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Les militaires ivoiriens du BATLOG ont suivi un cycle de formations dispensées par la force Licorne, initié le 5 février 2013. La formation s’est déroulée en République de Côte d’Ivoire, sous la forme de détachements d’instruction opérationnelle (DIO) du 4 au 29 mars 2013. Ce cycle d’instruction de sept DIO différents a notamment porté sur les domaines du combat (réaction face à une embuscade), du déplacement, de la logistique (constitution et déplacement d’un convoi), du génie (lutte contre les IED) et du secourisme de combat. Trois d’entre eux ont été dédiés  à la formation de l’état-major, ils comprenaient l’organisation et le fonctionnement d’un Poste de commandement (PC), la conception et l’élaboration d’ordres et le montage d’un PC de campagne.

photo EMA

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Le BATLOG de la MISMA sera constitué en outre d’une unité de maintien en condition des matériels, d’une unité sanitaire, d’une unité d’infrastructure et d’une compagnie de quartier-général, toutes issues des pays contribuant à la MISMA.

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 07:45
photo EMA

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09/05/2013 Sources : EMA

 

Le 6 mai 2013, un détachement de liaison (DL) de la force Licorne a été projeté à Bamako afin de faciliter l’intégration des premiers éléments du Bataillon logistique (BATLOG) ivoirien au sein de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA).

 

Profitant du retour à Bamako d’un élément d’escorte et de transport ayant accompagné un convoi désengagé de l’opération Serval, le détachement, composé de deux officiers, d’un sous-officier et d’un militaire du rang rejoindra les 103 éléments précurseurs du BATLOG ivoirien arrivés à Bamako samedi 4 mai.

Côte d’Ivoire : la force Licorne accompagne le déploiement du BATLOG ivoirien au Mali

Sa mission consistera à épauler les soldats des forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) lors de leurs premières semaines au Mali où ils seront formés à l’utilisation des matériels fournis par la France et les Etats-Unis. Le DL apportera également une aide précieuse à l’état-major du BATLOG puisqu’il le conseillera et facilitera les interactions avec les différentes unités militaires présentes sur place.

Côte d’Ivoire : la force Licorne accompagne le déploiement du BATLOG ivoirien au Mali

Partis pour le Mali le 2 mai dernier à l’issue d’une cérémonie militaire présidée par le chef d’Etat major général (CEMG) des FRCI, ce premier détachement ivoirien comprend un escadron de transport et une partie des officiers du centre opérationnel (CO) qui composeront l’état major du bataillon logistique. Ces éléments précurseurs seront rejoints par les autres membres du bataillon dans les semaines à venir.

 

Etape emblématique de la coopération bilatérale existant entre la France et la Côte d’ivoire, cette mission parachèvera le cycle de formation dispensé par la force Licorne au profit du BATLOG ivoirien. Des DIO pack VITAL débutés en mars dernier à l’exercice de validation avant projection « Agbanian » en avril, les militaires français auront accompagné les soldats ivoiriens dans chacune des étapes ayant permis leur projection sur le théâtre malien.

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 07:45
Serval : manoeuvre de désengagement du 1er au 5 mai 2013

Serval : manoeuvre de désengagement du 1er au 5 mai 2013

10/05/2013 Sources : EMA

 

Point de situation sur les opérations de la force Serval depuis le 2 mai 18h au 9 mai 18h

 

Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec plus de cent vingt sorties, principalement dans la région de l’Adrar des Ifoghas et le long de la boucle du Niger, de Gao à Tombouctou. Une dizaine de sorties ont été dédiées à l’appui CAS des opérations terrestres, près d’une centaine au transport de nos forces et de nos matériels, les autres sorties étant consacrées au soutien des opérations (ravitaillement et renseignement).

 

Au sol, la relève de la brigade Serval continue tandis que les opérations se poursuivent.

 

Les opérations de relève entre la 3e BM et la 6e BLB se déroulent sur les différentes positions de la force Serval. A Gao notamment, les précurseurs du 2ème mandat de la brigade Serval ont rejoint depuis quelques jours leur prochaine zone de déploiement. Le 8 mai, le général Bernard Barrera a accueilli son successeur, le général Laurent Kolodziej (commandant la 6e BLB). La transmission des consignes a commencé ainsi que les rencontres avec les interlocuteurs privilégiés de la force sur zone. L’ensemble de l’état-major descendant a également pris en compte sa relève.

Opération Serval : point de situation du 09 mai 2013

Malgré ces opérations de relève, les opérations de sécurisation se poursuivent dans le centre et dans le nord du pays.

Inauguration mairie de Gao - 3 mai 2013

Inauguration mairie de Gao - 3 mai 2013

A Gao tout d’abord, le GTIA 2 poursuit ses patrouilles en ville. Le 3 mai, le général BARRERA a assisté à l’inauguration de la Mairie de GAO, en présence des autorités civiles (M. le préfet de GAO, des chefs de quartier ainsi que des « cadres de concertation » de la ville de Gao) et militaires locales. Ce bâtiment a fait l’objet d’une rapide rénovation après les combats de février, marquant ainsi la volonté de la commune de GAO de retrouver une vie normale, notamment par le biais d’une administration bien installée.

 

Le 4 mai, la brigade Serval a détaché une QRF (quick reaction force) au profit des FAM suite au double attentat-suicide dont ils ont été victimes dans la région d’AMAKOULADJI sur un de leurs convois et qui a causé la mort de 2 soldats maliens et blessé 3 autres. Ces blessés ont été évacués sur GAO et pris en charge par l’ACA française. La QRF a été envoyée, avec une escorte du GTIA 2, pour étudier sur place les conditions précises de cette explosion.

 

Sur les autres positions françaises, les opérations de patrouille et de reconnaissance se poursuivent sans pour autant donner lieu à des accrochages avec les terroristes.

 

Enfin, la montée en puissance de la force africaine continue. Cette semaine, les précurseurs du bataillon logistique ivoirien sont arrivés au Mali où, appuyés par quelques militaires de l’opération Licorne, ils vont se déployer prochainement et armer l’escadron de transport de ce bataillon logistique.

Sensibilisation des forces armées maliennes aux IED (engins explosifs improvisés) le 5 mai à Gao

Sensibilisation des forces armées maliennes aux IED (engins explosifs improvisés) le 5 mai à Gao

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 17:45
Les mystères du bombardement du camp français de Bouaké en Côte d'Ivoire

 

15.12.2010 par Jean-Philippe Rémy,  Correspondant régional Afrique, Johannesburg - lemonde.fr

 

Le pic de la tension entre la France et la Côte d'Ivoire a sans doute été atteint en novembre 2004. Alors que le pays était scindé entre le Sud, contrôlé par Laurent Gbagbo, et le Nord, aux mains des rebelles des Forces nouvelles, l'opération "Dignité" devait permettre aux troupes loyalistes de reprendre le contrôle de l'ensemble du territoire aux rebelles des Forces nouvelles. L'offensive avait débuté par des attaques de l'aviation ivoirienne contre des villes rebelles grâce à l'acquisition d'hélicoptères de combat et d'avions de chasse achetés par la Côte d'Ivoire malgré un embargo des Nations unies.

L'opération "Dignité" a tourné à la catastrophe, le 6 novembre, lorsque deux de ces Sukhoï, pilotés par des Biélorusses (avec des copilotes ivoiriens) ont attaqué un camp de soldats français (installé au lycée Descartes de Bouaké) de la force Licorne, déployée pour tenir une "zone de confiance" entre le Sud et le Nord.

Neuf soldats français et un civil américain réfugiés dans le camp pour se protéger des attaques aériennes avaient été tués. Des militaires français avaient ensuite détruit l'aviation ivoirienne, déclenchant à Abidjan de gigantesques émeutes antifrançaises, conduisant à plus de 8 000 évacuations. Dans le chaos, l'armée française avait ouvert le feu à plusieurs reprises sur des foules hostiles. Ce dossier demeure un des grands contentieux entre les deux pays.

Or les pilotes des Soukhoï impliqués dans l'attaque du camp français, arrêtés à Abidjan, ont été détenus quatre jours par l'armée française avant d'être autorisés à quitter la Côte d'Ivoire et se rendre au Togo. Là, le gouvernement les a arrêtés avant de proposer aux Français de les interroger.

 

SURPRISE

Un peu plus d'un an plus tard, l'ex-ministre de l'intérieur du Togo, François Boko, est reçu "à sa demande" dans une ambassade américaine pour y raconter le passage des pilotes dans son pays, dossier sur lequel il avait toute autorité à l'époque. Il confirme alors aux diplomates américains que "les six pilotes et les techniciens" impliqués dans le pilotage et la maintenance des Soukhoï ont bien été détenus à Lomé.

Auparavant, les avions de chasse étaient aussi passés par là. C'est par le Togo que la Côte d'Ivoire avait importé ce matériel, en violation de l'embargo de l'ONU : "Les deux Soukhoï 25 utilisés dans le bombardement ont été fournis au GCI [gouvernement de Côte d'Ivoire] par l'ex-gendarme français Robert Montoya. [Il] se les était procurés, ainsi que d'autres avions et d'autres types de matériel, en Biélorussie. Il avait aussi engagé des pilotes et des techniciens biélorusses. Les avions sont arrivés en pièces détachées au Togo, où ils ont été assemblés avant de voler jusqu'à la Côte d'Ivoire."

François Boko insiste : "Les responsables togolais étaient informés de la présence des avions et des pilotes-techniciens au Togo. (…) Les forces françaises aussi devaient être au courant de cette présence puisque les avions biélorusses étaient garés dans la partie de l'aéroport de Lomé utilisée par les Français pour leurs propres missions aériennes de soutien des troupes françaises en Côte d'Ivoire."

Plus étrange est le refus des autorités françaises d'interroger les pilotes, comme François Boko le leur propose après leur avoir "communiqué leur identité et leurs activités via l'ambassade de France à Lomé, mais aussi par l'intermédiaire du général Poncet, qui commandait alors l'opération Licorne en Côte d'Ivoire".

 

LE CAS DE ROBERT MONTOYA ÉVOQUÉ

L'ex-ministre de l'intérieur togolais exprime ensuite sa surprise : "Après avoir gardé les neuf Biélorusses environ deux semaines, Boko se voit demander par les Français (y compris par le général Poncet, qui a communiqué directement avec Boko) de les relâcher. La seule explication qu'on lui ait fourni (à nouveau, en incluant celle du général Poncet), a été que la France 'ne cherchait pas à compliquer ses relations avec la Biélorussie'", conclut l'auteur du télégramme.

François Boko poursuit sur le cas de Robert Montoya, ancien membre de la cellule antiterroriste de l'Elysée compromis dans les années 1980 dans une affaire d'écoutes téléphoniques, et installé entre le Togo et plusieurs autres pays. M. Montoya conseillait alors la présidence ivoirienne.

François Boko ajoute que "depuis que la presse française a commencé à écrire [à son] sujet, sa femme s'est rendue chez un notaire au Togo qui (...) a liquidé toutes [ses] sociétés avant d'en créer de nouvelles, avec des propriétaires différents". Depuis, Robert Montoya a été poursuivi mais l'essentiel des interrogations sur l'épisode franco-ivoirien de novembre 2004 demeurent.

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