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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 13:40
Crimée: la Russie remettra 350 blindés et véhicules à l'Ukraine

 

SEBASTOPOL/MOSCOU, 28 mars - RIA Novosti

 

Moscou remettra à Kiev environ 350 blindés et véhicules militaires se trouvant en Crimée, la république qui a officiellement adhéré le 21 mars à la Fédération de Russie, a annoncé vendredi un représentant du ministère russe de la Défense.

 

"La Russie souhaite que les blindés ukrainiens se trouvant en Crimée soient retirés en Ukraine. Elle prépare environ 350 blindés et véhicules militaires à l'envoi après avoir fait un inventaire des biens militaires de la République de Crimée", a indiqué le responsable.

 

Il s'agit surtout de matériels fabriqués en URSS pendant les années 1970 qui ne sont pas utiles aux forces armées russes.

 

"Il serait inefficace et onéreux de démanteler ces matériels, les réparer ou moderniser" en Russie, a-t-il ajouté.

 

Le président russe Vladimir Poutine a ordonné de rendre à l'Ukraine les armements et matériels appartenant aux unités militaires de la Crimée restées fidèles aux autorités de Kiev. Il a également appelé à respecter la décision des policiers ukrainiens qui avaient préféré quitter la Crimée pour rentrer en Ukraine.

 

Selon le chef d'Etat-major général des Forces armées de Russie Valeri Guérassimov, des drapeaux russes ont été hissés dans l'ensemble des 193 unités militaires de la république de Crimée, officiellement entrée au sein de la Fédération de Russie le 21 mars dernier. Vendredi, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a annoncé que les effectifs des unités restées fidèles à Kiev s'étaient retirés du territoire de la Crimée.

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 13:40
Crimée: la Russie forme des unités de défense aérospatiale

Missiles sol-air S-400

 

MOSCOU, 28 mars - RIA Novosti

 

Les Troupes de défense aérospatiale russes forment de nouvelles unités en Crimée, la république qui a adhéré le 18 mai à la Fédération de Russie, a rapporté vendredi à Moscou le commandant des troupes, Alexandre Golovko.

 

"Nous formons des unités de défense aérospatiale en Crimée", a indiqué le général Golovko lors d'une rencontre du président russe Vladimir Poutine avec des officiers de haut rang des Troupes de défense aérospatiale.

 

Le général a en outre annoncé qu'un nouveau lot de missiles sol-air S-400 viendrait équiper un régiment des Troupes de défense aérospatiale à la fin de 2014. "Le 93e régiment de la garde doté de missiles S-400 est entré en service le 17 mars dernier dans la région de Moscou. A la fin de l'année, nous recevrons un lot de missiles pour un autre régiment", a déclaré le général.

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 13:40
Les événements de Crimée ont montré les "nouvelles capacités" de l'armée russe (Poutine)

 

MOSCOU, 28 mars 2014 marine-oceans.com  (AFP)

 

Le président russe Vladimir Poutine a souligné vendredi que le rôle joué par les soldats russes en Crimée avait montré les "nouvelles capacités" de l'armée, dont il s'est employé à rétablir la puissance.

 

"Les événements de Crimée ont été un examen. Ils ont démontré les nouvelles capacités de nos forces armées, et le moral solide des hommes", a déclaré le président, confirmant implicitement la participation des militaires russes à la prise de contrôle de la péninsule ukrainienne.

 

Il a remercié "le commandement et les hommes de la Flotte de la mer Noire et des autres unités déployées en Crimée pour leur retenue et leur courage", lors d'une cérémonie de remise de décorations au Kremlin, retransmise à la télévision.

 

Le professionnalisme des militaires russes "a permis d'éviter les provocations et d'empêcher l'effusion de sang, de garantir les conditions d'un référendum libre et pacifique", a ajouté M. Poutine.

 

"Il faut maintenant poursuivre le développement des capacités de combat des unités de nos forces armées. Y compris dans l'Arctique", a encore déclaré le président russe.

 

M. Poutine avait demandé, et obtenu fin février du Sénat russe l'autorisation de faire intervenir l'armée en Ukraine. Des hommes en armes très bien équipés mais sans signe distinctif avaient pris le contrôle des infrastructure de la péninsule de Crimée, mais il n'y a eu aucune confirmation officielle de l'intervention de militaires russes avant le référendum du 16 mars et le rattachement de la Crimée à la Russie.

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 13:40
Jusqu’au bout, le dernier bâtiment ukrainien le chasseur de mines Cherkassy a défié la Russie

 

28 mars 2014. Portail des Sous-Marins

 

Sa tentative de rejoindre la haute-mer bloquée par des épaves de navires sabordés par les Russes, le chasseur de mines ukrainien Cherkassy est parvenu jusqu’à mardi après-midi à conserver une distinction symbolique, même si elle était inévitablement brève : il a été le dernier navire militaire ukrainien en Crimée à n’avoir pas encore été saisi par la marine russe.

 

Depuis les rives du golfe découpant la façade occidentale de la péninsule depuis la mer Noire, les Russes regardaient le navire pris au piège se déplacer constamment. Ils ont ensuite envoyé des patrouilleurs à sa poursuite pour essayer de le capturer, mais en vain.

 

Tous les autres navires ukrainiens bloqués dans le même golfe, le lac de Donuzlav, avaient déjà été capturés au cours des jours précédents.

 

Mardi soir, les Russes ont une nouvelle fois tenté de prendre le chasseur de mines d’assaut. Il y a eu des coups de feu, des explosions et de la fumée, pendant que des hélicoptères survolaient le navire.

 

Les responsables de la base militaire russe la plus proche ont refusé de faire une déclaration au cours de l’assaut.

 

Les Russes se sont assurés qu’aucun navire ukrainien pris au piège dans le lac de Donuzlav, ne pourraient s’échapper.

 

Ils ont coulé 2 vieux bateaux en travers de l’étroit bras de mer qui le relie à la mer Noire, puis, ils ont cueilli un à un les bâtiments ukrainiens, lors d’opérations généralement non-violentes.

 

Le mardi après-midi, le Cherkassy, en service depuis 1977 et armé de 4 canons, avait réussi à échapper à toute capture.

 

Le chasseur de mines a essayer de forcer le passage, parvenant presque à s’échapper par l’étroit de passage rejoignant la mer Noire. Mais au dernier moment, il a été heurté par une embarcation russe, qui l’a contraint à faire demi-tour.

 

Les Ukrainiens ont utilisé des canons à eau pour repousser le navire russe le plus proche. Les 2 côtés étaient lourdement armés, mais le commandant du Cherkassy a reçu l’ordre de n’utiliser ses armes qu’en légitime défense. Les Russes n’avaient pas encore tiré sur son navire.

 

Les Ukrainiens ont aussi jeté des charges explosives autour de leur chasseur de mines pour maintenir les Russes à l’écart.

 

Une partie de la stratégie du Cherkassy était de garder le navire en mouvement, faisant des allers et retours d’un bout à l’autre du lac, rendant ainsi leur capture plus difficile.

 

Le Cherkassy disposait d’assez d’eau, de nourriture et de carburant pour tenir quelques jours.

 

Mardi soir, les Russes sont finalement parvenus à capturer le chasseur de mines.

 

Joint par téléphone, le commandant du Cherkassy a expliqué que l’attaque finale avait impliqué 3 patrouilleurs, 2 hélicoptères et un remorqueur.

 

L’équipage du Cherkassy a essayé de tenir les Russes au loin en jetant des grenades fumigènes, respectant les ordres de ne pas tirer. Les Russes ont tiré dans l’eau à la mitrailleuse. Puis ils ont lancé des charges explosives pour tenter de désemparer le gouvernail.

 

Ils y sont parvenus et le Cherkassy a perdu sa seule véritable protection : sa capacité à manœuvrer pour rester loin des navires attaquants.

 

Alors que les forces spéciales russes abordaient le chasseur de mines, le commandant a ordonné à son équipage de s’enfermer sous les ponts. Pendant ce temps, il négociait leur reddition avec les commandos russes.

 

« Nous sommes parvenus à un accord pour que personne ne soit blessé, » a-t-il expliqué.

 

Le chasseur de mines a été remorqué vers le port. Les Russes étaient polis, selon le commandant, et respectaient la longue résistance du Cherkassy.

 

Le commandant a obtenu une dernière faveur : lui et quelques officiers ont passé une dernière nuit à bord du Cherkassy, avec le pavillon ukrainien flottant. Ils ont ensuite débarqué le matin, laissant les Russes l’affaler eux-mêmes.

 

Référence : Wall Street Journal (Etats-Unis)

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 07:40
Ukraine Says 100,000 Russian Troops Near Border

 

Mar. 27, 2014 - By Dan De Luce – Defense News

 

WASHINGTON — Nearly 100,000 Russian forces have massed on Ukraine’s border, a top Ukrainian defense official told an American audience Thursday, giving a number far higher than US military estimates.

“Almost 100,000 soldiers are stationed on the borders of Ukraine and in the direction ... of Kharkiv, Donetsk,” Andriy Parubiy, chairman of Ukraine’s national security council, said via a webcast from Kiev.

“Russian troops are not in Crimea only, they are along all Ukrainian borders. They’re in the south, they’re in the east and in the north,” Parubiy said.

After its intervention in the Crimean Peninsula, Russia is plotting to foment separatist sentiment elsewhere and Kiev fears a possible incursion in the country’s east, he told the Atlantic Council, a Washington think tank.

Parubiy said any day “we might see a huge attack on the territory of continental Ukraine and we are getting ready for it.”

Although US defense officials have put the number of Russian troops closer to 20,000, a US lawmaker said Thursday that much stronger Russian forces had deployed towards Ukraine’s border.

“Over the past week we’ve seen the buildup of up to 80,000 additional Russian troops,” Rep. Mike Turner said in a statement.

Turner said the force included large numbers of armored vehicles, battle tanks, artillery, helicopters and planes.

The Republican lawmaker accused the White House of withholding “critical” information about the full scope of Russian troop movements and demanded the administration reveal what it knows to help “vulnerable allies.”

Pentagon officials previously have said more than 20,000 Russian troops — including airborne units and armored vehicles — have deployed along Ukraine’s border, a force big enough to seize control of the eastern region.

But a senior defense official expressed skepticism at Parubiy’s estimate of Russian troop strength.

“That sounds too high,” the official, who spoke on condition of anonymity, told AFP.

Russia has assured Washington that the Russian forces were there to carry out a “spring” exercise but the Pentagon on Thursday acknowledged there was no indication of any drill underway.

“We’ve seen no specific indications that exercises are taking place,” spokesman Rear Adm. John Kirby told reporters.

He declined to discuss US intelligence assessments on the possibility of a Russian attack into eastern Ukraine but said the military presence only served to aggravate tensions.

Kirby said that “regardless of the intent, it does nothing to de-escalate the tension in Ukraine.

“It does nothing to improve the stability in that part of the world.”

Parubiy said the Ukrainian government supported moves by Western countries to impose punitive sanctions on Russia and appealed for a public display of military partnership to send a signal to Moscow over its actions.

“We are calling on our partners to hold a common military exercise” that would “show that the cooperation and partnership is still there,” he said through an interpreter.

He urged “visible support, visible presence of our partners” at this moment of crisis.

The Russian troops that have deployed in Crimea were well-trained special forces, he said.

After Russia’s takeover of Crimea, Moscow had launched a new strategy aimed at disrupting Ukraine’s upcoming presidential elections in May, according to Parubiy.

Kiev authorities had “arrested” separatist leaders in the east and Moscow’s attempts to provoke street demonstrations were faltering with fewer people turning out for the protests, he said.

US President Barack Obama and NATO chief Anders Fogh Rasmussen have both denounced Moscow’s incursion into Crimea but have called for a diplomatic solution to the crisis.

NATO has bolstered its presence in Eastern Europe since Russia’s intervention, deploying radar surveillance aircraft to the area while Washington has sent F-16 fighter jets to Poland.

Obama has ruled out military action in Ukraine, which is not a member of the NATO alliance.

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 07:40
L’Assemblée générale de l’ONU «invalide» l’annexion de la Crimée

 

 

27-03-2014 Karim Lebhour correspondant à New York, RFI

 

L’Assemblée générale de l’ONU a déclaré « invalide » l’annexion de la Crimée par la Russie avec 100 voix pour. Cette résolution n’est pas contraignante. Elle n’aura pas de conséquences légales, mais le résultat du vote avec un grand nombre d’abstentions révèle le malaise au sein de la communauté internationale.

 

Avec seulement 100 voix pour, 11 contre et 58 abstentions sur les 193 membres de l'Assemblée, cette résolution sur l’Ukraine n’est pas une démonstration écrasante de l’isolement de la Russie, comme le voulaient les Occidentaux. C’est une victoire a minima. Parmi les 58 pays qui se sont abstenus, on compte des poids lourds de la diplomatie mondiale : Le Brésil, l’Inde, la Chine, l’Egypte et un grand nombre de pays Africains, parmi lesquels l’Afrique du Sud, le Mali, le Rwanda, le Sénégal... 24 autres pays n’ont même pas participé au vote.

 

Méfiance face à l'activisme de l'Europe et des Etats-Unis

 

Une hésitation qui dépasse largement la douzaine de pays systématiquement opposée aux résolutions occidentales, pour un texte pourtant très modéré soutenant l’intégrité territoriale de l’Ukraine et le respect de la charte de l’ONU, sans mentionner la Russie. Ce vote se veut un avertissement à la Russie contre la tentation d’envahir l’est de l’Ukraine ou la Moldavie. Mais le résultat exprime surtout la méfiance d’une grande partie de la planète sur l’activisme de l’Europe et des Etats-Unis pour faire condamner l’annexion de la Crimée.

 

■ Les points abordés par la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU

 

La résolution adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies estime que le référendum qui a conduit à l’indépendance de la Crimée « n'a aucune validité et ne saurait donc servir de fondement à une quelconque modification du statut de la République autonome [ de Crimée, ndlr] et de Sébastopol. »

 

Dans sa résolution, l'Assemblée générale « demande à tous les États, organisations internationales et institutions spécialisées de ne reconnaître aucune modification du statut de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol résultant de ce référendum et de s'abstenir de tout acte ou contact susceptible d'être interprété comme valant reconnaissance de ce statut tel que modifié. » Elle demande également « à tous les États de mettre fin et renoncer à toute action visant à rompre partiellement ou totalement l'unité nationale et l'intégrité territoriale de l'Ukraine. » La résolution plaide enfin pour « un dialogue politique direct » et enjoint aux parties prenantes à « faire preuve de retenue ».

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 19:40
Tu-22M3 Beltyukov

Tu-22M3 Beltyukov

 

MOSCOU, 27 mars - RIA Novosti

 

Selon certaines informations, l'aérodrome militaire de Gvardeïskoe, près de Simféropol en Ukraine, pourrait accueillir un régiment russe de bombardiers supersoniques Tu-22M3 (code Otan : Backfire), en renfort de la flotte de la mer Noire russe, écrit jeudi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

 

Le corps devrait être déployé en Crimée en 2016, selon l'agence Interfax-AVN, se référant à une source anonyme du ministère de la Défense - dont les représentants officiels se refusent à tout commentaire officiel.

 

A l’époque soviétique la 2e division d'aviation de la flotte de la mer Noire comptait trois régiments de bombardiers basés à Gvardeïskoe, Vesseloe et Oktiabrskoe. Ils disposaient d'abord de bombardiers stratégiques Tu-16, puis de Tu-22 plus modernes de diverses versions.

 

Après le partage de la flotte Noire la Russie a récupéré 19 Tupolev et 20 sont restés en Ukraine. Les bombardiers russes ont dû être retirés de Crimée – une partie des avions ont été "mutés" dans la flotte du Nord, une autre partie dans la flotte du Pacifique. Les Ukrainiens, de leur côté, ont démantelé leurs bombardiers. D'après des témoins, les militaires américains qui assistaient à la découpe de ces appareils sautaient littéralement de joie. Un lieutenant-colonel américain a même avoué que le Tu-22M3 était une épine dans le pied des QG de l'Otan en Europe, qui a pu enfin être enlevée.

 

Les bombardiers stratégiques, y compris navals, sont effectivement un outil très menaçant.

 

Ce matériel a été créé pour remplir des missions dans les zones terrestres et maritimes des théâtres d'opérations. Le Tu-22M3 pouvaient tirer des missiles Kh-22 et Kh-15, ainsi que bombarder des cibles ennemies. Les militaires ont même surnommé cet avion de "dévoreur de navires". Leur utilité sur l'axe stratégique sud a toujours existé mais le contexte actuel est d'autant plus opportun pour le retour des bombardiers en Crimée.

 

Une infrastructure devra être mise en place sur la péninsule pour le déploiement de ces appareils. Il n'est pas nécessaire de rétablir tous les aérodromes où étaient basés les bombardiers stratégiques de la flotte de la mer Noire à l'époque soviétique ni d'avoir toute une division de Tupolev en Crimée. Les experts affirment que la modernisation du Tu-22M3 de ces dernières années avait démultiplié les performances opérationnelles de l'appareil. Par conséquent, si le ministère de la Défense prenait cette décision, le déploiement des bombardiers sur la péninsule devrait se limiter à un seul régiment.

 

Rappelons qu'à l'heure actuelle les unités aériennes des aérodromes militaires de Crimée de Gvardeïskoe et de Katcha sont réunies en une seule base aérienne. Elle abrite des avions de reconnaissance Su-24, amphibie Be-12, des hélicoptères d'attaque et de transport. Selon certaines informations, après la modernisation de l'infrastructure d'aérodrome des chasseurs Su-27, des avions anti-sous-marins Tu-142 et Il-38, ainsi que des hélicoptères K-27 et Ka-29 pourraient également être projetés sur la péninsule.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 08:40
Crimée: l'ex-commandant de la Marine ukrainienne nommé dans la flotte russe

 

SIMFEROPOL, 24 mars - RIA Novosti

 

L'ex-commandant de la Marine ukrainienne Denis Berezovski a été nommé lundi commandant adjoint de la flotte russe de la mer Noire sur décision du ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, en déplacement de travail en Crimée.

 

Le contre-amiral Berezovski a prêté serment au peuple de la Crimée, hostile aux nouvelles autorités de Kiev, le 2 mars dernier, soit 14 jours avant le référendum sur l'adhésion de la Crimée à la Fédération de Russie.

 

Un changement de pouvoir ayant toutes les caractéristiques d'un coup d'Etat s'est produit en Ukraine le 22 février dernier. La Rada suprême (parlement) a destitué le président Viktor Ianoukovitch, réformé la constitution et fixé l'élection présidentielle anticipée au 25 mai. M.Ianoukovitch a déclaré qu'il avait quitté le pays sous la menace de persécutions, mais qu'il restait le président légitime de l'Ukraine. Moscou conteste la légitimité des nouvelles autorités du pays.

 

Peuplée en majorité de russophones, la république autonome ukrainienne de Crimée a refusé de reconnaître les nouvelles autorités de Kiev et proclamé son indépendance vis-à-vis de l'Ukraine et la réunification avec la Russie au terme d'un référendum du 16 mars où 96,7% des habitants de la péninsule ont appuyé cette décision. La Russie et la Crimée ont signé le traité sur le rattachement de la république de Crimée et de la ville de Sébastopol à la Fédération de Russie le 18 mars dernier. Kiev a protesté, en le qualifiant d'"annexion" de la Crimée par la Russie, soit de rattachement forcé de la péninsule.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 08:40
Crimée: des drapeaux russes dans toutes les unités militaires

 

MOSCOU, 26 mars - RIA Novosti

 

Des drapeaux russes ont été hissés dans l'ensemble des 193 unités militaires de la république de Crimée, officiellement entrée au sein de la Fédération de Russie le 21 mars dernier, a déclaré mercredi le chef d'état-major général des Forces armées de Russie Valeri Guerassimov.

 

"Au 26 mars, des drapeaux de la Fédération de Russie ont été hissés dans les 193 unités militaires et institutions des Forces armées ukrainiennes déployées sur la péninsule de Crimée. Des cérémonies solennelles de salut au drapeau russe ont été tenues dans les casernes militaires", a fait savoir M. Guerassimov. 

 

Et d'ajouter que les militaires ayant choisi de poursuivre leur service sous les drapeaux ukrainiens, environ 1.500 personnes, avaient rendu les armes et quitté les casernes. Leur transfert vers l'Ukraine est en cours de préparation.

 

Au terme d'un référendum du 16 mars, la Crimée a proclamé son indépendance par rapport à l'Ukraine et la réunification avec la Russie. La Russie et la Crimée ont signé le traité sur le rattachement de la république de Crimée et de la ville de Sébastopol à la Fédération de Russie le 18 mars. 

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 21:40
Crimée: les Russes se sont emparés du dernier navire ukrainien (porte-parole Défense)

 

 

25 mars 2014 marine-oceans.com (AFP)

 

SIMFEROPOL - Les forces russes ont pris le contrôle mardi soir du dernier navire battant encore pavillon ukrainien en Crimée, a annoncé un porte-parole du ministère ukrainien de la Défense, Vladislav Seleznev.

 

Une demi-heure après le début de l'assaut, ponctué par des bruits d'explosions, probablement celles de grenades assourdissantes, le dragueur de mines Tcherkassi était remorqué par le remorqueur Kovel vers le débarcadère de la garnison n°5, sur la rive du lac Donouzlav, ont indiqué les sources sur place citées par M. Seleznev.

 

Les membres d'équipage ont indiqué qu'il n'y avait pas de blessés parmi eux, a ajouté le porte-parole.

 

Quand les assaillants étaient montés à bord du Tcherkassi, l'équipage s'est barricadé à l'intérieur du navire, a-t-il indiqué sur sa page Facebook.

 

Selon un marin ukrainien à bord entré en contact avec le journal en ligne Ukraïnska Pravda, les assaillants sont arrivés à bord de deux vedettes rapides, tandis que des hélicoptères survolaient le lac.

 

Les forces russes qui s'étaient emparées lundi du grand navire de débarquement Kostiantyn Olchanski, avaient essayé également en même temps de prendre contrôle du Tcherkassi, mais le navire a manoeuvré habilement, sans s'arrêter, pour ne pas se laisser aborder, selon ce marin, Olexandre Goutnik.

 

Les navires ukrainiens étaient bloqués sur le lac Donouzlav, la flotte russe ayant coulé deux de ses propres bateaux dans le passage conduisant vers la mer Noire.

 

Après s'être emparés par la force lundi à l'aube d'une base d'infanterie de marine à Feodossia, les Russes ont quasiment achevé la prise de contrôle de la Crimée.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 16:40
colonel Mikhaïlo Koval source veooz.com

colonel Mikhaïlo Koval source veooz.com


25.03.2014 par RFI
 

Le président par intérim Oleksandre Tourtchinov a proposé au Parlement, le remplacement d’Igor Tenioukh par le colonel Mikhaïlo Koval. Cette nomination est un symbole puisque le nouveau ministre est un haut gradé des garde-frontières postés en Crimée et qui a été brièvement détenu par des forces pro-russes.

Le ministre démissionnaire Igor Tenioukh était l'objet de vives critiques sur sa gestion de la crise en Crimée et il avait lui-même proposé sa démission ce mardi 25 mars.

 

Nombreuses critiques

De nombreuses voix se sont élevées en Ukraine contre la façon dont a été gérée la crise de la Crimée par l'armée ukrainienne. Cette dernière n'a opposé aucune résistance aux forces russes ou pro-russes qui ont pris possession, le plus souvent sans combat, de la plupart des bases et navires ukrainiens présents dans la péninsule.

 

Lourde tâche

Le leader du parti Udar, l'ex-boxeur Vitali Klistchko a été l’un des plus critiques, il a même menacé de demander le départ du président par intérim Oleksandre Tourtchinov lui-même. C’est donc désormais un militaire qui a la lourde charge d'organiser la défense du pays, alors que le gouvernement affirme que la Russie masse des troupes à sa frontière est.

Le général Koval, nouveau ministre de la Défense, né en 1956, était auparavant en poste en Crimée ; il y commandait les garde-frontières. Le 5 mars, il avait été brièvement retenu par les forces pro-russes qui ont pris le contrôle de la péninsule finalement rattachée il y a une semaine à la Russie.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 12:40
Le président ukrainien par intériem Olexandre Tourtchinov (2e G) , le Premier ministre Arseni Iatseniouk (2e D) et le ministre de la Défense Igor Tenioukh (C) le 1er mars 2014 à Kiev ( Serice de presse du PM ukrainien)

Le président ukrainien par intériem Olexandre Tourtchinov (2e G) , le Premier ministre Arseni Iatseniouk (2e D) et le ministre de la Défense Igor Tenioukh (C) le 1er mars 2014 à Kiev ( Serice de presse du PM ukrainien)

 

25 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

KIEV - Le Parlement ukrainien a approuvé mardi la démission du ministre de la Défense Igor Tenioukh, critiqué pour sa gestion de l'humiliante perte de la Crimée, et nommé à sa place Mikhaïlo Koval.

 

D'abord rejeté faute du nombre de voix suffisant, le départ de M. Tenioukh a finalement été approuvé par 228 députés et la nomination de son remplaçant par 251 voix au cours d'une séance agitée.

 

Le général Koval, né en 1956, était posté en Crimée et avait été brièvement détenu début mars par les forces pro-russes qui ont pris le contrôle de la péninsule rattachée la semaine dernière à la Russie.

 

La gestion de la crise par Kiev, accusé d'impuissance et d'improvisation, s'attirait des critiques de plus en plus vives, y compris au sein du pouvoir de transition en place depuis la chute de Viktor Ianoukovitch.

 

M. Tenioukh avait lui-même proposé sa démission devant les députés.

 

Nous avons besoin que ceux qui travaillent et prennent les décisions soient des spécialistes, des gens capables de prendre les bonnes décisions et en répondre dans des conditions extrêmes, des conditions de danger, des conditions de confrontation militaire, a déclaré le président du Parlement et président du pays par intérim Olexandre Tourtchinov.

 

L'autorité de ce dernier dans ce dossier avait été mise en cause par l'ex-champion Vitali Klitschko, qui avait menacé de demander son départ faute de changement à la tête du ministère de la Défense.

 

Après la nomination de M. Koval, M. Tourtchinov a mis au vote sa propre démission, qui a été largement rejetée, seuls deux députés l'approuvant.

 

Les forces russes et pro-russes qui ont le contrôle de la Crimée depuis trois semaines ont pris possession ces derniers jours, le plus souvent sans combat, de la plupart des bases et navires ukrainiens sur la péninsule rattachée à la Russie depuis la semaine dernière.

 

M. Tourtchinov a annoncé lundi le retrait des troupes de Crimée et leur redéploiement dans le reste du pays.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 11:40
L'Ukraine évacue ses militaires et civils de Crimée

 

25.03.2014 Muriel Pomponne correspondante à Moscou - RFI
 

L'Ukraine a décidé de retirer ses troupes de Crimée où l'essentiel de ses bases est tombé en trois semaines d'occupation sous le contrôle de la Russie. Le ministre de la Défense Sergueï Choïgou a d'ailleurs été ce lundi le premier responsable du gouvernement russe à se rendre en Crimée.

 

Le ministre de la Défense russe, Sergueï Choïgou, n'a même pas attendu que toutes les bases ukrainiennes soient tombées dans l'escarcelle russe, pour se rendre en Crimée, et visiter les installations militaires russes.

A cette occasion, il a nommé le contre amiral Berezovski commandant en second de la flotte russe de la mer noire. Ce marin avait prêté allégeance à la Russsie, le 2 mars dernier, alors qu'il venait d'être nommé à la tête de la marine ukrainienne à Sebastopol.

 

Ultimatum russe

Sergueï Choïgu a précisé que les militaires ukrainiens de Crimée devaient désormais choisir, soit d'entrer dans l'armée russe, soit de quitter la Crimée. Et justement d'après l'Etat major ukrainien, environ la moitié du personnel militaire de Crimée aurait choisi de servir la Russie. Le retrait des autres militaires ukrainiens est en cours et devrait s'achever rapidement.

 

→ A (RE) LIRE : Crimée : les forces pro-russes accusées de tortures

 

Les civils aussi évacués

Ceux qui continuent à se déclarer Ukrainiens subissent les désagréables. Les familles des militaires ukrainiens sont particulièrement exposées. Alors, le président ukrainien par intérim, Oleksander Tourtchinov, a annoncé leur évacuation de la Crimée.

Depuis l’annexion de la Crimée par la Russie, les militaires ukrainiens sur place subissent quotidiennement des humiliations et des agressions de la part de forces russes. Les autorités centrales s’inquiètent donc sérieusement du sort de leurs familles et jugent leur situation dangereuse.

 

La prise en charge des évacuations

Le président ukrainien par intérim, Oleksander Tourtchinov a déclaré : « Le Conseil de sécurité et de Défense nationale a demandé au Conseil des ministres de procéder à l’évacuation de familles des militaires exposées au réel danger pour leur vie ou pour leur santé. Le Conseil des ministres a été chargé d’assurer le déplacement de familles des militaires, ainsi que de tous ceux qui seraient obligés de quitter leurs domiciles à cause des pressions et de l’agression des troupes d’occupation de l'armée russe. »

Les Russes exigeant le départ de tous les officiers ukrainiens de Crimée vers l’Ukraine continentale, il serait de toute façon difficile à leurs familles de rester sur place. Le drame d’un pays commence à apporter son lot de tragédies simplement humaines.

 

En Ukraine, la mobilisation se poursuit

Elle a été lancée par un décret présidentiel le 17 mars dernier et doit durer 45 jours. Il s'agit notamment d'étoffer les rangs de la garde nationale, destinée à épauler l'armée dans la défense du territoire. L'Ukraine dit aussi percevoir des signes inquiétants du côté d'Odessa et affirme avoir envoyé des renforts sur ses frontières sud, est et nord.

 

→ A (RE) ECOUTER : L'émission décryptage : La crise en Crimée

 

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 08:40
Russie-Ukraine: entretiens des ministres des AE à La Haye

 

LA HAYE, 24 mars - RIA Novosti

 

Une rencontre du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avec le ministre ukrainien des Affaires étrangères par intérim, Andreï Dechtchitsa, a commencé lundi soir à La Haye, aux Pays-Bas, a appris RIA Novosti d'une source au sein de la délégation russe.

Il s'agit des premiers entretiens entre Moscou et les représentants des nouvelles autorités de Kiev après le changement du pouvoir du 22 février.

Un changement de pouvoir ayant toutes les caractéristiques d'un coup d'Etat s'est produit en Ukraine le 22 février dernier. La Rada suprême (parlement) a destitué le président Viktor Ianoukovitch, réformé la constitution et fixé l'élection présidentielle au 25 mai. Viktor Ianoukovitch a déclaré qu'il avait quitté le pays sous la menace de persécutions, mais qu'il restait le président légitime de l'Ukraine. Moscou conteste la légitimité des nouvelles autorités du pays.

Peuplée en majorité de russophones, la république autonome ukrainienne de Crimée a refusé de reconnaître les nouvelles autorités de Kiev et proclamé son indépendance et la réunification avec la Russie au terme d'un référendum du 16 mars. La Russie et la Crimée ont signé le traité sur le rattachement de la république de Crimée et de la ville de Sébastopol à la Fédération de Russie le 18 mars. Kiev a protesté, en le qualifiant d'"annexion" de la Crimée par la Russie, soit de rattachement forcé de la péninsule.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 19:40
LST Kostiantyn Olshansky

LST Kostiantyn Olshansky

 

24 mars 2014 17h24 Romandie.com (AFP)

 

NOVOOZERNE - Une vedette russe s'est lancée lundi à l'assaut du navire de débarquement ukrainien Konstiantyn Olchanski stationnant sur le lac Donouzlav, dans l'ouest de la Crimée, ont constaté des reporters de l'AFP.

 

A l'approche de l'embarcation russe, des tirs ont été entendus et un grand nuage de fumée s'est élevé devant le navire ukrainien, selon les journalistes. D'après un porte-parole ukrainien, il s'agit d'un rideau de fumée lancé par l'équipage.

 

Selon ce porte-parole, représentant du ministère ukrainien de la Défense en Crimée Vladislav Seleznev, les assaillants sont ensuite montés à bord de l'Olchanski alors que l'équipage s'est enfermé à l'intérieur du navire.

 

Les journalistes de l'AFP ont vu, quelques heures avant l'assaut, une vingtaine de marins en rang sur le pont. Pendant l'assaut, ils ont entonné l'hymne ukrainien sous le drapeau de leur pays.

 

Selon les médias locaux, le reste de l'équipage avait décidé de passer du côté russe.

 

Le Kostiantyn Olchanski avait participé en 2011 à l'évacuation des étrangers quittant la Libye. Il peut transporter jusqu'à 500 personnes.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 17:40
source Vladislav Seleznev

source Vladislav Seleznev

 

 

24 mars 2014 07h54 Romandie.com (AFP)

 

KIEV - Les forces russes ont pris d'assaut lundi à l'aube une base militaire ukrainienne à Féodossia en Crimée, a indiqué sur sa page Facebook le porte-parole des forces ukrainiennes en Crimée Vladislav Seleznev.

 

L'opération a été menée avec des blindés légers et des hélicoptères, des coups de feu ont été entendus, selon la même source. Trois camions transportant les soldats ukrainiens les mains liées ont quitté la base deux heures plus tard, a ajouté le porte-parole.

 

Aucune information n'a été donnée quant à une éventuelle résistance armée de l'unité d'infanterie de marine des forces ukrainiennes attaquée par les forces russes à Feodossia.

 

Les forces russes et pro-russes ont occupé ces derniers jours sans combats plusieurs bases ukrainiennes en Crimée et saisi plusieurs bateaux de la flotte ukrainienne, dont l'essentiel est basée dans les ports de la péninsule désormais rattachée à la Russie malgré les protestations de Kiev et de l'Occident.

 

La situation en Crimée est complexe. Ces derniers jours des navires ont été bloqués puis saisis (par les Russes), en dépit du fait que tous les commandants avaient l'ordre d'utiliser les armes, a reconnu dimanche le ministre ukrainien de la Défense Igor Tenioukh.

 

Les forces russes en Crimée cherchent depuis quatre jours à s'emparer des dernières bases encore tenues par les forces ukrainiennes.

 

Deux bases ont été saisies samedi par les forces russes, à Novofedorivka et à Belbek.

 

Des tirs ont été entendus lors de l'opération contre la base de Belbek, et le ministère ukrainien de la Défense, confirmant l'évacuation de la base par ses hommes, a fait état de deux blessés, un journaliste et un soldat ukrainien.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 17:40
La Crimée se vide de ses militaires ukrainiens

 

24-03-2014 à 13:28 par RFI

 

Conséquence directe de l’annexion de la Crimée par la Russie la semaine dernière, les forces russes cherchent depuis quatre jours à s’emparer des dernières bases encore tenues par l’armée ukrainienne. Dernier épisode en date : la prise d’assaut ce lundi 24 mars au matin d’une base militaire ukrainienne à Feodossia. Mais les coups de force seront désormais inutiles en Crimée, Kiev venant de décider le retrait de ses forces.

Selon le communiqué du ministère ukrainien de la Défense, le commandant de la base à Feodossia et son adjoint ont été jetés à terre et ont reçu des coups de pied au visage. Un hélicoptère les a ensuite emmenés dans une direction inconnue. Plusieurs soldats ukrainiens auraient été blessés et entre soixante et quatre-vingts capturés.

L’attaque a été menée avec des blindés légers et des hélicoptères. Des tirs de mitrailleuses ont été entendus. Selon les autorités ukrainiennes, les Russes auraient posé comme condition de la libération des militaires retenus, « le départ des officiers ukrainiens de Crimée vers l’Ukraine continentale ».

 

Retrait

Un vœu exaucé de fait, puisqu’à Kiev, le président par intérim, Oleksandre Tourtchinov, a indiqué ce même jour que les forces ukrainiennes encore en Crimée allaient se retirer. Un véritable changement de ton : les autorités ukrainiennes avaient autorisé jusque-là l’usage de la force pour défendre ses bases. Une consigne sans effets puisque la décision appartient au commandant du complexe investi.

Ainsi les forces russes ont occupé ces derniers jours pratiquement sans combat plusieurs bases ukrainiennes en Crimée et ont saisi plusieurs bateaux de la flotte ukrainienne. Les humiliations subies par les militaires en Crimée sont de plus en plus mal vécues par l’opinion publique ukrainienne, qui commence à demander des explications au gouvernement.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 17:40
Kiev décide de transférer ses troupes de Crimée vers l'Ukraine continentale

 

24 mars 2014 10h48 Romandie.com (AFP)

 

KIEV - L'Ukraine a décidé lundi de retirer ses troupes de Crimée, a indiqué le président par intérim Olexandre Tourtchinov, alors que l'essentiel des bases ukrainiennes sur la péninsule sont passées sous le contrôle de la Russie.

 

Le Conseil de sécurité nationale et de défense a ordonné au ministère de la Défense de redéployer les unités militaires qui se trouvent en Crimée, a déclaré M. Tourtchinov devant les chefs de groupes parlementaires.

 

La péninsule a été rattachée à la Russie vendredi dernier, malgré les sanctions et les protestations occidentales.

 

L'annonce de M. Tourtchinov marque un changement de position des autorités ukrainiennes qui avaient auparavant autorisé les militaires à tirer pour défendre leurs bases en Crimée occupée depuis plus de trois semaines par les troupes russes.

 

Mais la décision finale appartenait aux commandants sur le terrain et les bases sont tombées pratiquement sans combat aux mains des Russes.

 

Les forces russes et pro-russes ont également saisi ces derniers jours plusieurs bateaux de la flotte ukrainienne, dont l'essentiel est basé dans les ports de la péninsule.

 

Les forces russes ont pris d'assaut lundi à l'aube une base militaire ukrainienne à Feodossia en Crimée, une opération au cours de laquelle plusieurs fusiliers marins ukrainiens ont été blessés et entre 60 et 80 capturés, selon le ministère ukrainien de la Défense.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 13:40
Le ministre russe de la Défense inspecte la Crimée

 

24 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

MOSCOU - Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, est en Crimée lundi pour y inspecter notamment les installations militaires, ont indiqué les médias.

 

Le ministre est le premier haut responsable du pouvoir russe à se rendre dans la péninsule ukrainienne depuis son rattachement à la Russie.

 

Ces derniers jours, les forces russes ont pris sans combat le contrôle de pratiquement toutes les bases ukrainiennes de la péninsule.

 

M. Choïgou a rencontré des officiers ukrainiens ralliés à la Russie, et leur a garanti qu'ils pourraient bénéficier de tous les avantages sociaux des militaires russes et servir dans toute région du pays, selon l'agence Ria Novosti.

 

Il a également demandé aux responsables militaires russes sur place de prendre soin de récupérer et de de faire l'inventaire de toutes les armes disponibles dans les unités ukrainiennes, selon un reportage télévisé.

 

Le ministre, qui a déjà rencontré les responsables des autorités locales pro-russes, doit encore inspecter dans la journée les installations de la Flotte russe de la mer Noire, basée à Sébastopol, selon la chaîne la chaîne publique Pervy Kanal.

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 20:40
Crimée: les Occidentaux durcissent les sanctions, Moscou réplique

 

20 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

BRUXELLES - Le ton s'est encore durci jeudi dans la crise ukrainienne entre les Occidentaux et la Russie, qui a répliqué du tac au tac à l'annonce d'un durcissement des sanctions américaines et européennes.

 

La Russie a publié sa propre liste de sanctions contre des responsables américains, quelques minutes seulement après l'annonce par le président américain, Barack Obama, de nouvelles mesures punitives.

 

Qu'il n'y ait aucun doute: à chaque acte hostile, nous répondrons de manière adéquate, a prévenu le ministère russe des Affaires étrangères. Un porte-parole du Kremlin a qualifié d'inacceptables les sanctions contre la Russie.

 

La première liste russe vise trois conseillers de M. Obama et plusieurs parlementaires, dont le sénateur conservateur John McCain. Ce dernier s'est aussitôt déclaré fier d'être sanctionné par Moscou.

 

Pour leur part, les 28 dirigeants de l'UE se sont retrouvés en milieu d'après-midi à Bruxelles pour un sommet largement dominé par la crise aux frontières de l'Union.

 

Ils devaient décider d'allonger la liste des personnalités russes et ukrainiennes pro-russes frappées d'interdiction de visa et de gels des avoirs. Une douzaine de noms devraient être ajoutés aux 21 annoncés lundi, selon des sources diplomatiques.

 

La liste des 21 ne suffit pas car elle n'inclut que des responsables de très bas niveau. Il est temps de viser l'entourage proche du président russe, Vladimir Poutine, a plaidé la présidente lituanienne, Dalia Grybauskaité.

 

- Obama menace la Russie d'isolement -

 

M. Obama a menacé Moscou d'aller plus loin et de viser des secteurs clé de son économie. La Russie doit comprendre qu'une escalade supplémentaire ne fera que l'isoler davantage de la communauté internationale, a-t-il affirmé lors d'une courte intervention à la Maison Blanche.

 

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE ont également brandi la menace de sanctions économiques, mais certains d'entre eux se sont montrés extrêmement réticents.

 

Si la Russie accepte d'ouvrir des discussions, s'il y a désescalade, alors il n'y aura pas de passage à d'autres sanctions, a déclaré François Hollande. A l'inverse, s'il y a une montée de revendications illégitimes, des opérations de troupes, des menaces, alors il y aura d'autres sanctions, a ajouté le président français.

 

Mais nous devons être extrêmement précautionneux car l'UE doit à la fois garder des armes en cas d'escalade ultérieure et veiller aux intérêts des Européens, a mis en garde le Premier ministre belge, Elio Di Rupo.

 

Son homologue suédois, Fredrik Reinfeldt, a souligné que son pays avait 400 entreprises présentes en Russie qui sont inquiètes de ce qui va se passer.

 

A défaut de sanctions économiques, les Européens vont s'entendre sur l'annulation de la prochaine réunion UE-Russie prévue en juin à Sotchi, où la tenue du G8 semble également très menacée.

 

Ils vont parallèlement affirmer un soutien fort à l'Ukraine en signant vendredi matin avec le Premier ministre, Arseni Iatseniouk, le volet politique de l'accord d'association avec l'UE, une décision qui sera mal accueillie par la Russie.

 

- Ukrainiens évacués de Crimée -

 

Dans ce contexte de tensions, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit très préoccupé en rencontrant jeudi à Moscou Vladimir Poutine.

 

Il a de nouveau appelé à un dialogue honnête et constructif entre Moscou et Kiev. Et a insisté sur le déploiement en Ukraine d'observateurs de l'Onu et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

 

A Kiev, le Parlement a adopté jeudi une résolution affirmant que l'Ukraine ne reconnaîtra jamais l'annexion de la Crimée par la Russie et ne cessera pas sa lutte pour sa libération, aussi longue et douloureuse qu'elle soit.

 

Les autorités ukrainiennes préparent un plan d'évacuation des militaires stationnés en Crimée - ils seraient plus de 20.000 - et de leurs familles. Mais une centaine de soldats russes continuaient jeudi à encercler la grande base de Perevalne, dans le sud de la péninsule.

 

Kiev avait annoncé mercredi plusieurs mesures ponctuant la rupture avec Moscou, dont l'instauration de visas pour les Russes. Cette décision a été critiquée jeudi par M. Iatseniouk, selon lequel il convient d'éviter toute précipitation car un grand nombre d'Ukrainiens vivant dans l'est et le sud du pays sont intéressés au maintien du régime sans visa avec la Russie.

 

Parallèlement, Moscou a annoncé que son administration avait commencé à délivrer des passeports russes en Crimée.

 

Le Blitzkrieg institutionnel du rattachement de la péninsule est désormais presque terminé: la Douma (chambre basse du Parlement russe) a ratifié jeudi le traité signé mardi par M. Poutine avec les leaders pro-russes de Crimée.

 

Un seul député, Ilia Ponomarev, du parti de centre-gauche Russie Juste, a voté contre.

 

Les députés ont aussi adopté une loi constitutionnelle sur l'incorporation de la Crimée au territoire russe.

 

La chambre haute, le Conseil de la Fédération, doit examiner ces deux textes vendredi.

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 20:40
photo ukrainebusiness.com.ua

photo ukrainebusiness.com.ua

 

20 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

SIMFEROPOL - Un groupe d'hommes armés s'est emparé jeudi de la corvette ukrainienne Ternopil, à l'ancre à Sébastopol, a annoncé le porte-parole du ministère ukrainien de la Défense en Crimée Vladislav Seleznev.

 

Des grenades assourdissantes ont été utilisées lors de l'attaque et on a entendu des rafales d'armes automatiques, a-t-il dit à l'AFP, ajoutant qu'il ignorait le sort de l'équipage, n'ayant pas de liaison avec lui.

 

Sur Facebook, M. Seleznev avait expliqué que des miliciens pro-russes et des soldats russes avaient bloqué l'accès à la zone, tandis qu'un bateau avec des hommes armées s'approchait du Ternopil pour le prendre d'assaut.

 

Il n'a pas précisé si les forces russes s'étaient également emparées du Slavoutitch, une autre corvette ukrainienne stationnant à côté du Ternopil.

 

L'AFP a tenté sans succès de joindre au téléphone un officier à bord du Slavoutitch.

 

Un peu plus tôt dans la journée de jeudi, le commandant de la flotte russe en mer Noire, Alexandre Vitko, était monté à bord du Slavoutitch dans l'intention de négocier une reddition.

 

Les deux corvettes étaient bloquées ces derniers jours dans le port de Sébastopol par la marine russe et s'étaient éloignées l'une et l'autre du quai dans le but d'éviter une attaque.

 

Les forces russes et pro-russes en Crimée cherchent depuis deux jours à s'emparer des bases des forces ukrainiennes dans la péninsule, rattachée de facto à la Russie malgré les protestations de Kiev et de l'Occident. Deux bases, dont le QG de la marine ukrainienne à Sébastopol, ont été occupées mercredi.

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 14:05
Ueli Maurer: la présidence de l'OSCE met la neutralité en danger

 

20.03.2014 Romandie.com (ats)

 

Le conseiller fédéral Ueli Maurer craint dans une interview publiée jeudi par la "Weltwoche" que la présidence de l'OSCE en temps de crise ukrainienne ne nuise à la neutralité suisse. Il a ensuite assuré regretter certaines de ses déclarations.

 

"Dans une position exposée comme la présidence de l'OSCE" (l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), il existe un "danger croissant que la Suisse officielle ne soit plus considérée comme neutre", affirme le ministre de la Défense dans cette interview. Si la Confédération veut mener une politique de neutralité, elle ne peut pas avoir de tels liens, ajoute-t-il.

 

Le Conseil fédéral est "conscient que le double rôle de la Suisse peut amener à une situation peu confortable", ajoute-t-il. Selon lui, il faut se demander si la Suisse est un petit Etat neutre et indépendant avec à sa tête le président de la Confédération Didier Burkhalter ou si le président de l'OSCE Didier Burkhalter domine.

 

Le Neuchâtelois avait de son côté affirmé mardi que la présidence de l'OSCE obligeait la Suisse à être "doublement impartiale". Selon lui, l'actuelle crise en Ukraine renforce la Suisse dans sa neutralité.

Regret de "certains propos"

 

Ueli Maurer a ensuite affirmé "regretter certains des propos" intégrés dans cet entretien "fixé en dernière minute avec la 'Weltwoche'". Certaines de ces déclarations "vont à l'encontre du principe de collégialité", affirme-t-il sur le site internet du Département fédéral de la défense (DDPS).

 

Dans cette prise de position, révélée par le quotidien "Le Matin", le Zurichois se dit "fortement attaché à la collégialité, ainsi qu'à la bonne collaboration avec ses collègues". Il regrette en particulier "que ses propos donnent l'impression que les membres du Conseil fédéral ne s'engagent pas suffisamment pour défendre les intérêts de la Suisse, comme la neutralité".

 

Dans l'interview à la "Weltwoche", M. Maurer s'exprime aussi sur la situation en Crimée. Il dit comprendre la réaction des habitants de la péninsule ukrainienne, parce que la majorité des Criméens sont des Russes. Mais il juge en revanche "inacceptable" l'attitude du président russe Vladimir Poutine.

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 12:40
Quand Poutine souffle sur les braises nationalistes


20.03.2014 par Laurent Marchand - Tout un monde
 

L’image était hier saisissante, mardi, au Kremlin. Orchestrée, mais néanmoins troublante. Devant son gouvernement, devant son Parlement, Vladimir Poutine a reçu une vibrante ovation, à de nombreuses reprises. Dès qu’il évoquait les droits des Russes, la solidarité russe, la permanence de la Crimée russe au-delà des aléas de l’histoire récente, la salle était debout. La mise en scène du pouvoir du Kremlin était évidente, mais il y avait comme un supplément de pathos. Comme si la Russie, en annexant de facto et de jure la Crimée, célébrait d'abord le retour de sa propre grandeur. Ce discours, pourtant, comportait, comme plusieurs déclarations récentes, un germe préoccupant. Poutine a, certes, affirmé explicitement ne pas vouloir dépecer l'Ukraine, la couper en morceaux et pousser plus loin l'action menée en Crimée. Dans le même temps, il a aussi exprimé, une nouvelle fois, une logique dangereuse : la solidarité russe. Comme si les vraies frontières de la Russie s'arrêtaient là où il y a une communauté russe. Rallumer ainsi le feu nationaliste peut être encore plus préoccupant que la symbolique de restauration de l'ère soviétique. Car sous le calme apparent du continent européen, les braises nationalistes ne se sont jamais vraiment éteintes. 

 

Les contradictions de l'Occident ne sont pas minces. Poutine en use. En rappelant le Kosovo. On peut aussi évoquer bien sûr les doutes qui pèsent sur le respect du droit international que les opérations menées en Irak, en Libye. Par ailleurs, il ne fait aucun doute qu'historiquement, culturellement, linguistiquement, la Crimée ait des liens substantiels avec Moscou. Et que la volonté de ses habitants de retrouver la Russie est réelle.

Toutefois, on ne peut mettre sur un même pied l'opération masquée des troupes spéciales russes et le débat sur l'autonomie, voire l'indépendance d'une communauté nationale. Cette arme est toujours à double tranchant. Moscou n'a pas fait dans le détail lorsqu'il s'agissait des demandes d'autonomie des Tchétchènes.

Peut-on réduire l'exhibition de Poutine au Kremlin à l'expression d'un simple patriotisme ? Les voisins de la Grande Russie, en Lettonie, en Lituanie, en Estonie, ne peuvent évidemment pas le croire. D'autant moins, que la propagande de la télévision russe réactive, en diffusant des documentaires sur la collaboration des baltes avec les Nazis, un clivage historique fonctionnel à ses visées d'aujourd'hui. Dans ses discours, Poutine ne cesse de brouiller les frontières de l’appartenance russe. Qualifiant de patriotes les russophones d’autres Etats. Estimant que le retour de la Crimée n’est qu’une réunification. Que Moscou défendra les Russes où qu’ils se trouvent. Ce qui, naturellement, crée la panique dans les pays baltes, rescapés encore meurtris de l’ère soviétique.

La corde nationaliste russe est devenue, sous Poutine, la clef de voute de la politique russe. Un point d’équilibre intérieur. Même Navalny, son principal opposant, en use. Même Gorbatchev applaudit. Et la crise ukrainienne sonne l’heure de la revanche. Poutine, depuis des mois, ressort toute une symbolique très prégnante en Europe orientale. L’antifascisme, l’antinazisme. La fierté russe d’avoir fait barrage. Cette fibre rassure les Russes, mais elle effraye, et on le comprend, à Riga, Lviv, ou Varsovie.

L’Europe, qui n’a pas su se doter d’une politique russe, va devoir tenir compte de ce regain nationaliste. Durablement. Et éviter la contagion sur un continent où, derrière l'étiquette de populisme collée à certains mouvements, se cache en fait une résurgence du nationalisme, comme l'illustre la solidarité de nombreuses formations d'extrême droite, y compris en France, avec les pratiques mises en acte par Poutine. En outre, n'assiste-t-on pas, dans le débat hongrois de ces dernières années où la nostalgie de la Grande Hongrie est portée par les forces les plus extrémistes, à un discours similaire?

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 12:20
La crise ukrainienne peut-elle influencer la coopération dans l’Arctique?

 

19 mars 2014 par Michael Delaunay – 45eNord.ca

 

Alors que la prochaine rencontre du Conseil de l’Arctique se tiendra au Canada, du 25 au 27 mars à Yellowknife (Territoires du Nord-Ouest), réunissant les 8 pays circumpolaires dont les Etats-Unis, le Canada et la Russie, la crise ukrainienne en cours pourrait avoir des effets sur les relations et les négociations en cours et à venir entre la Russie et les autres pays membres du Conseil de l’Arctique. 

 

De possibles effets sur les relations commerciales

Les Etats-Unis ont décrété une série de sanctions dont le gel de capitaux appartenant à des responsables russes et la délivrance de visas à certains citoyens russes. L’Union Européenne (UE) a elle décidé de stopper les négociations en cours avec la Russie à propos des visas UE-Russie, ainsi que de geler les avoirs de certains ressortissants russes et menace d’appliquer d’autres sanctions, tout comme les Etats-Unis, après les résultats du référendum sur le rattachement de la Crimée à la Russie qui s’est tenu le 16 mars.

En réaction aux sanctions des pays occidentaux, la Fédération de Russie a menacé de geler à son tour les avoirs des sociétés occidentales en Russie, dans le cas où les sanctions étasuniennes et européennes seraient effectivement mises en oeuvre. Toutefois cette mesure risque de causer plus de tort à la Russie qu’aux entreprises occidentales concernées.

En effet, le pays s’est engagé dans une course à l’exploitation des ressources présentes sur son territoire et au large de ses côtes arctiques. Pour mener à bien ces projets, elle a besoin de l’expertise des sociétés occidentales telles que Statoil, Total et Technip.

Les entreprises françaises Total et Technip sont engagées dans le développement du champs gazier Yamal avec la société russe Novatek. Par ailleurs, Total et Novatek développent ensemble un autre projet d’exploitation de champ gazier dans le district autonome de Iamalo-Nenetsie (Nord), à Termokarstovoye. De plus, l’entreprise pétrolière d’État norvégienne Statoil est engagée avec Total dans le projet d’exploitation du champs gazier Chtokman.

Geler les avoirs de ces entreprises ne ferait que priver les société russes du savoir-faire et des technologies nécessaires et ainsi retarder la mise en exploitation de ces champs d’hydrocarbures, dont la Russie a pourtant bien besoin pour financer, entre autre, ses investissements dans son économie et dans la défense, et en premier lieu pour la modernisation de la Flotte du Nord.

 

Des effets à moyen et long terme sur les négociations au sein du Conseil de l’Arctique ?

Alors que les accords et négociations entre les pays de la région Arctique, restent assez éloignés et peu influencées par les grands désaccords qui animent la Russie et les Etats-Unis et de manière plus large les Occidentaux et la Russie, il semble pour le moment peu probable que la crise de Crimée empêche les pays du Conseil de l’Arctique de continuer leurs négociations sereinement.

Toutefois, comme l’a signalé le Premier ministre islandais Sigmundur Gunnlaugsson, alors en visite au Canada à Edmonton le 7 mars : «Clearly, it has made many players in the Arctic quite worried about developments and whether they might be a sign of what is to come

Sigmundur Gunnlaugsson poursuit en affirmant que l’envoi de troupes russes en Crimée, et donc l’utilisation de la force armée, pourrait affecter les négociations qui se tiennent au sein du Conseil de l’Arctique en faisant planer un climat de méfiance à l’égard des autorités russes. Cela pourrait impacter, selon le Premier ministre islandais, la signature d’accords portant sur l’environnement et le développement économique de la région Arctique: «It makes other governments more worried about what might happen in the future, so it creates a sense of insecurity and maybe lack of trust. If what we see in Ukraine turns out to be an exception and Russia goes back to friendly relations with its neighbours, then it shouldn’t have an effect. […] But if it is a sign of what it to come, it is quite worrying

Cette façon d’agir, de manière unilatérale, pourrait crisper les relations et les négociations entre la Russie et les sept autres pays du conseil de l’Arctique. La méfiance de ces pays à l’égard de la Russie pourrait ralentir la conclusion d’accords importants pour la région en terme d’environnement, de sécurité maritime, d’exploitation des ressources et de développement économique de la région Arctique.

Selon Rob Huebert, Professeur associé au Centre for Military and Strategic Studies de l’Université de Calgary,la Finlande et la Suède apparaissent « nerveuses » suite aux événements de Crimée dans laquelle la Russie est impliquée.

Jusqu’ici, les accords et négociations menés au sein du Conseil de l’Arctique ont été peu influencés par les désaccords des pays circumpolaires dans d’autres régions du monde, notamment par ce que la dimension militaire a été exclu des compétences du Conseil de l’Arctique mais aussi par ce que depuis 1996 une tradition de coopération forte existe dans la région Arctique. Cela peut-il changer avec cette crise ukrainienne ?

 

Des effets immédiats sur la coopération militaire

L’un des effets immédiats de cette crise dans la zone Arctique est l’arrêt de la coopération militaire entre les Etats-Unis, le Canada et la Russie. En effet, Chuck Hagel, le secrétaire à la Défense américain a ordonné l’arrêt de la coopération militaire avec la Russie.  Le Canada en a fait de même et a renvoyé en Russie tous les militaires russes présents sur son sol dans le cadre d’échanges.

L’exercice naval militaire Northern Eagle, impliquant la Russie, les Etats-Unis et la Norvège, supposé se tenir en mai 2014 en mer de Barents et dans les eaux norvégiennes est pour le moment fortement compromis d’après un responsable de la défense norvégien. L’exercice naval annuel FRUKUS, qui devait réunir la France, les Etats-Unis, la Russie et le Royaume Uni en avril 2014, est également menacé d’annulation. Il est à noter que ce dernier est l’exercice naval international le plus important auquel la Flotte du Nord russe n’ait jamais participé.

La France a quant à elle déclaré qu’elle étudiait l’option de sanctions en matière de coopération militaire avec la Russie alors qu’au début du mois de mars les chantiers Naval de Saint-Nazaire ont lancé la campagne d’essais en mer du BPC Vladivostock, un des deux Bateau de Projection et de Commandement acheté par la Russie à la France pour 1,2 milliards d’Euros.

Côté russe, le ministère russe de la défense a annoncé le 8 mars son intention d’interdire aux inspecteurs étrangers du désarmement nucléaire, qui opèrent dans le cadre du traité START, d’accéder aux sites nucléaires russes et notamment ceux situés dans l’Arctique russe dans la région de Mourmanksk à Gadzhievo, ainsi qu’à Severomorsk et dans toute la péninsule de Kola, terrain de jeu des sous-marins nucléaires soviétiques.

Enfin, hasard du calendrier, du 7 au 22 mars se tient en Norvège l’exercice de l’OTAN Cold Response, il réunit pas moins de 16 000 soldats de 16 pays occidentaux dont la Norvège, les Etats-Unis, le Canada, la France et la Suède. L’exercice qui se déroule au dessus du cercle polaire dans tout le nord de la Norvège, près des frontières suédoises et finlandaises, non loin de la frontière russe, a pour but d’entraîner les armées de l’OTAN au combat en conditions hivernales et aux manœuvres inter-armées.

 

Des mouvements de troupes et des annonces à but dissuasifs ?

Les annonces concernant le réinvestissement de l’Arctique par les forces armées russes sont devenues habituelles, toutefois en pleine crise entre l’Occident et la Russie, cela peut attirer davantage l’attention des décideurs politiques.

Les autorités russes ont annoncé il y a quelques jours vouloir rouvrir la base d’Alakourtti (Nord-Ouest), située à 70 km de la frontière finlandaise, et y installer un régiment de guerre électronique. Cette unité composée de 3 000 hommes, est spécialisée dans l’interception des communications afin de surveiller «l’OTAN et d’autres pays. Il s’agit plutôt d’une protection renforcée de la flotte Arctique. Mourmansk et Severodvinsk sont stratégiquement importantes pour la Russie» Il s’agirait également de contrôler les mouvements des aéronefs dans l’Arctique et notamment aux alentours de la Route Maritime du Nord, aussi appelée passage du Nord-Est.

Depuis quelques jours, dans le cadre d’un exercice militaire de grande ampleur dans la région Arctique russe, la 98éme division de la Garde s’est déployée sur l’île de Kotelny (Nord-Est) dans l’archipel de Novossibirsk située en plein dans le passage du Nord-Est. Durant cet exercice, 350 parachutistes ont été largués sur l’île, depuis l’aérodrome de Tiksi (situé sur le continent), pour simuler une attaque sur l’aérodrome de Temp. Au total ce sont près de 3 5000 parachutistes qui ont été largués dans la région depuis quelques jours. Cet exercice ne semble pas avoir été programmé avant la crise ukrainienne, comme les mouvements de troupes qui ont eu lieu à la frontière russo-ukrainienne.

Ces annonces et ces exercices militaire sont organisés alors que le 9 mars, le vice-premier ministre Dmitri Rogozin a posté le message suivant sur son compte Facebook: «After the overt threats by the United States and NATO nobody will doubt the necessity of rearming our army and fleet and of reviving our defense industry and military science.»

De vieux réflexes de la guerre froide semblent resurgir à l’occasion de cette crise ukrainienne, où « l’Occident impérialiste » menée par les Etats-Unis s’oppose à la Fédération de Russie, ex-empire soviétique.

Par ailleurs, les Etats-Unis ont renforcé leur soutien aux pays baltes par l’envoi d’avions F-15 supplémentaires et l’OTAN a annoncé le 10 mars l’envoi en Pologne et en Roumanie d’avions de surveillance aérienne E-3 AWACS afin de surveiller les mouvements d’aéronefs dans la région.

Les effets de cette crise, si elle dure, risquent de se faire sentir jusque sur le toit du monde, en plein océan Arctique. Jusqu’à maintenant le Conseil de l’Arctique a fonctionné loin des désaccords internationaux qui existent entre les 8 pays circumpolaires. La réunion de Yellowknife fin mars sera un test afin de jauger les réactions des différents pays suite à la crise ukrainienne.

Les tensions pourraient également êtres plus vives encore, à l’occasion du dépôt de la demande d’extension de la ZEE russe à 350 miles marins, qui doit être faite sous peu, elle vise à revendiquer, comme le Canada, une zone allant jusqu’au Pôle Nord.

Ce qui est sur c’est que Vladimir Poutine ne semble pas vouloir lâcher la Crimée alors que le président russe a signé le 18 mars un décret reconnaissant l’indépendance de la Crimée et a demandé à la Douma (Parlement russe) d’étudier la demande de rattachement à la Russie de cette dernière.

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 09:40
L'armée russe prend deux bases ukrainiennes en Crimée

 

20.03.2014 Romandie.com (ats )

 

Les forces russes ont accru leur mainmise sur la Crimée. Des soldats appuyés par des miliciens ont pris le contrôle d'une base de la marine ukrainienne à Sébastopol puis d'une autre, à 30 km de Simféropol, capitale de Crimée.

 

Après la prise du quartier général de la flotte ukrainienne à Sébastopol, également le port d'attache de la flotte russe en mer Noire, l'amiral ukrainien Serhiy Haïdouk a été emmené par les forces spéciales russes, a dit un porte-parole de l'armée ukrainienne.

 

Le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov "a donné au pouvoir autoproclamé de la Crimée trois heures pour libérer tous les otages", dont M. Haïdouk, en menaçant de prendre des "mesures adéquates" de représailles. Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a ensuite appelé dans la soirée les dirigeants de Crimée à relâcher l'amiral, selon son ministère, cité par Interfax.

 

Compte tenu du rattachement de la Crimée à la Russie scellé mardi, la libération du chef de la marine ukrainienne devrait survenir rapidement. Une agence locale, Kryminform, reprise par plusieurs médias russes, a affirmé que le chef de la marine avait été conduit au siège du parquet "pour interrogatoire" sur l'ordre transmis de Kiev autorisant les soldats ukrainiens à utiliser leurs armes.

 

Pas d'intervention américaine

 

Sur le plan diplomatique, les Etats-Unis et l'Europe examinent toujours les moyens de faire pression sur le Kremlin, notamment par de nouvelles sanctions. Un Conseil européen se tiendra jeudi et vendredi à Bruxelles. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, rencontrera M. Poutine jeudi à Moscou avant de se rendre vendredi à Kiev.

 

Barack Obama a exclu toute intervention de l'armée américaine pour empêcher le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie. "Nous n'allons pas nous impliquer dans une aventure militaire en Ukraine", a déclaré le président des Etats-Unis dans le cadre d'un entretien accordé à la chaîne de télévision de San Diego KNSD.

 

Kiev a pour sa part décidé d'introduire les visas pour les Russes et de sortir de la Communauté des Etats indépendants (CEI) regroupant onze ex-républiques soviétiques. Parallèlement, elle prépare un plan d'évacuation des militaires et leurs familles, selon le secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de défense, Andriï Paroubiï.

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