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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 19:32
Les forces russes ont occupé une deuxième base ukrainienne en Crimée

 

19 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

NOVOOZERNE - Les forces russes, qui ont occupé mercredi matin le quartier général de la marine ukrainienne à Sébastopol, ont pris ensuite le contrôle de la base ukrainienne à Novoozerne, dans l'ouest de la Crimée, ont constaté des journalistes de l'AFP.

 

Quelque cinquante militaires ukrainiens ont quitté la base, sous la surveillance de soldats russes, tandis que des miliciens pro-russes hissaient le drapeau russe.

 

Le commandant adjoint de la base a déclaré à l'AFP par téléphone que les hommes des milices pro-russes sont entrés les premiers, précédés par un groupe de femmes et d'enfants.

 

Les soldats russes sont arrivés derrière eux.

 

Les soldats ukrainiens, bien qu'armés, n'ont pas opposé de résistance, a-t-il ajouté, et personne n'a souffert.

 

Des militaires ukrainiens sont restés sur le terrain de la base et certains d'entre eux, en collaboration avec des soldats russes, gardent maintenant le dépôt d'armes de l'unité, a encore indiqué l'officier.

 

En occupant plus tôt le quartier général des forces navales ukrainiennes à Sébastopol, les milices pro-russes se sont saisies du chef de la marine, Serguiï Gaïdouk.

 

Une agence locale, Kryminform, reprise par plusieurs médias russes, a affirmé qu'il avait été conduit au siège du parquet pour interrogatoire sur l'ordre transmis de Kiev autorisant les soldats ukrainiens à utiliser leurs armes.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 19:29
Kiev donne trois heures à la Crimée "pour libérer tous les otages"

 

19.03.2014 Romandie.com (ats)

 

Kiev a donné mercredi trois heures aux autorités pro-russes de Crimée "pour libérer tous les otages", dont le chef de sa marine. L'ultimatum a été prononcé par le président ukrainien Olexandre Tourtchinov, selon un communiqué.

 

M. Tourtchinov a menacé "le pouvoir autoproclamé de la Crimée" de prendre des "mesures adéquates" de représailles. Les otages sont "militaires et civils", indique-t-il, sans préciser leur nombre ou leur identité.

 

Peu après, Washington a appelé Moscou à parler à Kiev concernant les bases en Crimée où les otages sont détenus.

 

L'officier Serguiï Gaïdouk a été capturé dans la matinée par les forces pro-russes lors de l'occupation du quartier général des forces navales à Sébastopol. Les bases militaires ukrainiennes en Crimée sont encerclées depuis plusieurs semaines par les forces russes et pro-russes.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 16:40
Crimée: l'Otan ne reconnaît pas l'adhésion (Rasmussen)

 

BRUXELLES, 19 mars - RIA Novosti

 

L'Otan ne reconnaît pas le rattachement de la république autonome de Crimée à la Russie, a déclaré mardi à Bruxelles le secrétaire général de l'Alliance Anders Fogh Rasmussen.  

"La Russie a ignoré tous les appels à revenir à des positions conformes au droit international et elle continue de progresser sur une voie dangereuse. L'adhésion de la Crimée est illégale et illicite et les alliés au sein de l'Alliance ne la reconnaissent pas", a fait savoir M.Rasmussen.  

"Il est indispensable que toutes les parties fassent preuve de retenue et adoptent toutes les démarches nécessaires pour éviter la poursuite de l'escalade", a ajouté le secrétaire général.  

Un changement de pouvoir s'est opéré le 22 février à Kiev. La Rada suprême (parlement ukrainien) a démis le président Viktor Ianoukovitch de ses fonctions et réformé la Constitution. Se proclamant toujours président légitime, M.Ianoukovitch a qualifié ces événements de "coup d'Etat". Moscou a aussi mis en doute la légitimité des récentes décisions de la Rada suprême ukrainienne.     

Plusieurs régions de l'Est et du Sud de l'Ukraine et la république autonome ukrainienne de Crimée ne reconnaissent pas les nouvelles autorités de Kiev.   

La Crimée a décidé de tenir un référendum sur son statut politique le 16 mars. Selon le bilan définitif, 96,77 % des personnes ayant pris part au vote se sont prononcées en faveur du rattachement de la région à la Russie en tant que sujet fédéral.  

Le président russe Vladimir Poutine a reconnu lundi l'indépendance de la république de Crimée.  Mardi, la Russie et la Crimée ont signé un accord sur l'entrée de la république autonome et de la ville de Sébastopol dans la Fédération de Russie.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 16:40
200 miliciens pro-russes occupent le siège de la marine ukrainienne à Sébastopol

 

 

19 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

SEBASTOPOL (Ukraine) - Des miliciens pro-russes ont occupé mercredi matin le siège de la marine ukrainienne à Sébastopol, en Crimée, sans qu'un coup de feu ait été tiré, a indiqué à l'AFP Serguiï Bogdanov, le porte-parole de la marine ukrainienne.

 

Ils sont environ 200, certains sont cagoulés. Ils ne sont pas armés et aucun coup de feu n'a été tiré de notre côté, a-t-il expliqué.

 

Les officiers se sont barricadés à l'intérieur du bâtiment et des négociations sont en cours, a poursuivi M. Bogdanov.

 

Même si nous avons l'autorisation d'utiliser nos armes pour nous défendre, nous ne le faisons pas et nous ne le ferons pas, a-t-il précisé.

 

Selon l'agence de presse officielle russe Itar-Tass, les militants ont hissé un drapeau russe sur le siège de la marine ukrainienne.

 

Ils ont d'abord protesté à l'extérieur du bâtiment et y ont ensuite fait irruption en découpant une grille, selon cette même source.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 08:40
Mali: les rebelles touaregs du MNLA à Moscou

 

18-03-2014 par RFI

 

La sécession de la Crimée pourrait donner des idées à bien des mouvements indépendantistes et ce, jusqu’en Afrique. Vendredi, les rebelles touaregs du MNLA, habitués aux confins désertiques du nord du Mali, sont allés jusqu’à Moscou rencontrer le représentant spécial du président Poutine pour l’Afrique. Une visite qui n’a pas plu aux autorités maliennes. Lundi, l’ambassadeur de Russie au Mali a été convoqué par le ministre malien des Affaires étrangères.

 

« On a trouvé que ce n’était pas amical, car la Russie ne nous avait même pas prévenu », explique le ministre malien des Affaires étrangères, Zahabi Ould Sidi Mohamed. L’ambassadeur russe a donc été sommé de s’expliquer, dans un entretien à l’issue duquel le ministre malien s’est dit « rassuré » par un discours « sans ambiguïté ». L’ambassadeur russe n’a pas souhaité s’exprimer sur cet entretien, mais, dans un communiqué, Moscou a en effet affirmé son attachement à « l’intégrité territoriale du Mali » et sa disponibilité pour faciliter les discussions entre le gouvernement national et les rebelles touaregs.

 

→ A (RE)LIRE : À Moscou, le MNLA tente de faire entendre sa voix

 

Vendredi dernier, une délégation du MNLA s’était rendue à Moscou. Le secrétaire général du mouvement, Bilal Ag Acherif, y avait « porté le message du peuple de l’Azawad », évoqué sa « souffrance » et présenté les causes du conflit qui l’opposent à l’Etat malien. Contrairement à la Crimée, l’Azawad n’est donc pas près d’être reconnue par Moscou comme un Etat indépendant, et encore moins de rejoindre la Fédération de Russie...

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 17:40
Crimée: Berne ne suivra pas les sanctions de l'UE et des Etats-Unis

 

18.03.2014 Romandie.com (ats)

 

La présidence de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) oblige la Suisse à être "doublement impartiale" dans la crise en Ukraine, affirme Didier Burkhalter dans une interview publiée mardi. Berne ne s'alignera ainsi pas automatiquement sur les sanctions décrétées par l'UE et les Etats-Unis.

 

"La Suisse analyse la situation et ce que font ses principaux partenaires", a déclaré le président de la Confédération dans une interview parue mardi sur le site internet de la "NZZ". "Nous nous laissons un peu de temps et ne faisons pas simplement ce que fait l'alliance X ou Y", a-t-il ajouté.

 

"Rien à voir avec la démocratie"

 

A Moscou, le président Vladimir Poutine a paraphé mardi le traité intégrant la Crimée à la Russie, au surlendemain du référendum par lequel les électeurs de la presqu'île ont voté à près de 97% en faveur du rattachement.

 

Le ministère ukrainien des affaires étrangères a réagi en déclarant que l'Ukraine "ne reconnaîtra jamais" le rattachement de la Crimée à la Russie: l'accord signé à Moscou n'a "rien à voir avec la démocratie, le droit et le bon sens".

 

Comportement occidental "irresponsable"

 

Vladimir Poutine a par ailleurs fustigé l'Union européenne et les Etats-Unis. Dans la crise ukrainienne, "les Occidentaux ont franchi la ligne rouge et se sont comportés de manière irresponsable", a affirmé le président russe, estimant qu'ils font preuve de "cynisme", agissent selon "le droit du plus fort" et ignorent "le droit international".

 

La Russie incontournable

 

Des "Occidentaux" qui vont devoir maintenir des liens avec la Russie même s'ils n'acceptent pas la sécession de la Crimée et son intégration probable dans la Fédération russe selon le professeur André Liebich, professeur honoraire à l'Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID) à Genève, dans un entretien avec l'ats.

 

Les sanctions ne sont jamais "unilatéralement nocives", souligne le spécialiste, notant que l'Union européenne et les Etats-Unis ont besoin de la Russie, sur des dossiers comme la Syrie ou l'Iran, mais aussi pour des questions énergétiques.

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 08:40
L'entrée de la Crimée dans le giron russe se concrétise

 

18.03.2014 Romandie.com (ats)

 

Le président russe Vladimir Poutine a informé officiellement le Parlement et le gouvernement russe de la demande de la Crimée de faire partie de la Russie. Il s'agit de la première étape législative nécessaire pour pouvoir incorporer la péninsule dans la Fédération russe.

 

Conformément à la Constitution, M. Poutine a informé les deux chambres du Parlement, la Douma et le Conseil de la Fédération, ainsi que le gouvernement russe, a indiqué mardi le Kremlin. Il doit s'exprimer plus tard dans la journée sur le sujet devant les deux chambres du Parlement russe, les dirigeants des régions russes et les représentants de la société civile.

 

Lundi soir, le président russe a signé un décret reconnaissant l'indépendance de la péninsule séparatiste ukrainienne de Crimée, défiant les pays occidentaux qui ne reconnaissent pas les résultats du référendum de dimanche, qui a plébiscité le rattachement de la péninsule à la Russie.

 

Sanctions occidentales

 

De leur côté, les Occidentaux ont réagi sans tarder au plébiscite des Criméens en faveur de leur rattachement à la Russie. L'Union européenne (UE) et les Etats-Unis ont imposé des sanctions à des responsables ukrainiens et russes.

 

Vladimir Poutine ne figure pas directement sur la liste américaine de gel des avoirs et d'interdiction de voyage contre onze personnes. En revanche, deux proches collaborateurs de M. Poutine sont concernés. Le président ukrainien déchu Viktor Ianoukovitch est également visé.

 

Le vice-Premier ministre russe Dmitri Rogozine ainsi que le "Premier ministre" pro-russe de Crimée, Sergueï Axionov, figurent également sur la liste, de même que des députés de la Douma, la chambre basse du parlement russe.

 

21 personnes visées par Bruxelles

 

Concernant les représailles européennes, les sanctions visent treize responsables russes et huit Ukrainiens pro-russes. Le "Premier ministre" de Crimée fait partie des 21 personnes. Cette liste ne devait pas intégrer directement des membres du gouvernement russe.

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 13:40
Crimée: les frontières sous contrôle des autorités

 

SIMFEROPOL, 17 mars - RIA Novosti

 

Les autorités de Crimée, qui ont adopté lundi une déclaration d'indépendance vis-à-vis de Kiev suite au référendum sur le statut de cette république autonome, assurent la protection de la frontière, a déclaré le président du Conseil suprême (parlement) Vladimir Konstantinov.

"La protection de la frontière est complètement à notre charge, et nous règlerons tous les problèmes en la matière par voie de négociations avec Kiev. Quoi qu'il en soit, les autorités de Kiev doivent d'abord se légitimer", a indiqué M.Konstantinov.

Et d'ajouter que désormais, les passeports seraient tamponnés "République de Crimée" aux points de passage de la frontière de la république de Crimée.

Un changement de pouvoir s'est opéré le 22 février à Kiev. La Rada suprême (parlement ukrainien) a démis le président Viktor Ianoukovitch de ses fonctions et réformé la Constitution. Se proclamant toujours président légitime, M.Ianoukovitch a qualifié ces événements de "coup d'Etat". Moscou a aussi mis en doute la légitimité des récentes décisions de la Rada suprême ukrainienne.

Plusieurs régions de l'Est et du Sud de l'Ukraine et la république autonome ukrainienne de Crimée ne reconnaissent pas les nouvelles autorités de Kiev. La Crimée a décidé de tenir un référendum sur son statut politique.

Le référendum en question, dont l'Occident conteste la légitimité, s'est déroulé dimanche 16 mars. Selon le bilan définitif, 96,77% des personnes ayant pris part au vote se sont prononcées en faveur du rattachement de la région à la Russie en tant que sujet fédéral.

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 12:40
Le Parlement ukrainien approuve une mobilisation partielle

 

 

17 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

KIEV - Le Parlement ukrainien a approuvé lundi une mobilisation partielle de ses forces armées pour faire face à l'ingérence de la Russie dans les affaires intérieures de l'Ukraine.

 

275 députés ont approuvé cette mobilisation demandée par le président par intérim Olexandre Tourtchinov compte tenu de l'aggravation de la situation politique dans le pays (...) et de l'ingérence de la Russie dans les affaires intérieures de l'Ukraine. 33 députés n'ont pas pris part au vote, aucun n'a voté contre.

 

Les députés ont également approuvé l'octroi de près de 6,9 milliards de hryvnias supplémentaires (530 millions d'euros) pour assurer l'aptitude au combat des forces armées.

 

Ces votes sont intervenus au lendemain du référendum de la péninsule séparatiste de la Crimée occupée depuis fin février par les troupes russes qui a voté à 96,77% son rattachement à la Russie.

 

M. Tourtchinov a qualifié lundi ce référendum de grande farce. La Russie cherche à couvrir son agression en Crimée par une grande farce nommée référendum qui ne sera jamais reconnu ni par l'Ukraine, ni par le monde civilisé, a déclaré M. Tourtchinov devant les députés.

 

Un député du parti Batkivchtchina de l'ex-Premier ministre Ioulia Timochenko a pour sa part ironisé lundi sur les résultats sensationnels en Crimée. Nous nous attendions à 101% vu la manière dont le référendum a été organisé, a déclaré Mykola Tomenko pendant la séance parlementaire.

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 07:50
As Ukraine Crisis Unfolds, DoD's Options Are Limited

 

 

Mar. 16, 2014 By AARON MEHTA – Defense News

 

WASHINGTON — As the situation in Ukraine continues to worsen, the US and its allies in Europe find themselves with a limited set of options at the same time the Pentagon is trying to plan for potential fallout.

The most likely path seems to be economic sanctions of some kind, hand in hand with moves to isolate Russia internationally. But even without direct conflict, experts warn Russia’s reaction could lead to fallout with the world’s militaries.

Economic sanctions are “the most viable national security tool we’ve got,” said David Asher, adjunct senior fellow at the Center for a New American Security.

“There is no doubt for me we have tremendous coercive leverage against Putin and his cronies’ finances by going after Russia’s ability to do banking relations in the United States,” Asher said, referring to Russian President Vladimir Putin. “That would be a huge wakeup call for them.”

Asher, a former State Department official, helped organize the use of the Patriot Act to target the Macao-based Banco Delta Asia over its ties to North Korea in 2005. He believes similar regulations could be effective against Russia. Such a move would require proof of illegal activity, but given the notorious nature of Russian money laundering, Asher is confident the US would have a wealth of evidence at its disposal.

“There would have to be an investigation by the Department of Treasury, but I don’t think it would be hard to find a smoking gun when it appears the room is on fire with illicit financing from Russia,” Asher said.

It’s not just Russian-based banks that could be targeted. An analyst who follows corruption in Europe identified Austria and Latvia as home to banks that frequently launder Russian funds.

“What we are looking at is a number of economic measures,” said Julianne Smith, senior vice president of Beacon Strategies. That starts with targeted sanctions but could grow to include visa restrictions and asset freezes for rich oligarchs, in the hope they will provide pressure on Putin.

Smith, who served as principal director for European and NATO policy at the Office of the Secretary of Defense before joining Vice President Joe Biden’s staff as deputy national security adviser, said the US may try to isolate Russia.

Smith expects to see pressure on France not to deliver two Mistral helicopter carriers purchased by Russia.

But bilateral relations between Paris and Washington seem to be close. When US Secretary of State John Kerry met Russian Foreign Minister Sergei Lavrov in Paris on March 5, Kerry paid tribute to France’s work in international crises, not just the Ukraine.

“We especially thank our friends here in France for their partnership as we work to address these challenges and many others,” Kerry told journalists after meeting Lavrov, French Foreign Minister Laurent Fabius and other foreign ministers.

“For instance, Iran’s nuclear program, violence in the Central African Republic — we’re working together — [and] pursuit of reconciliation in Mali.”

Asked about the Mistral issue, Marie Harf, State Department spokeswoman, said “We would hope that any country would exercise judgment and restraint when it comes to transferring military equipment that could exacerbate tensions in any conflict region.”

Harf deferred comment on whether the US is pressuring France on the issue, but as of now, a French diplomat said there has not been pressure on Paris. “There is dialogue, friendship and confidence,” the diplomat said. “The ministers [Laurent Fabius and John Kerry] are in constant contact.”

Another part of that isolation strategy involves severing of military-to-military relationships, and Russia has already been disinvited to military training exercises hosted by the US. But cutting military relationships could backfire, Smith said.

“In the medium and long term, when you turn the lights out on mil-to-mil relationships, you suffer, because, down the road, you hit a crisis, and people don’t know whom to call. They don’t know who is in charge,” Smith warned. “We will turn the lights out in an effort to penalize Russia, but there could be some costs to the US as well, because we won’t have that longstanding connective tissue.

“In Pakistan, we did the same thing and found that it ends up hurting both of us,” she said. “Sometimes the military channel is the only one that is functioning and working because people aware of the risks of ratcheting things up can talk to each other and say, ‘Let’s try to sort this out.’ ”

 
Russian Reaction

The question facing US and European officials is how Putin will react to global pressure. Does he give in to economic pressure or stand his ground and force the issue — potentially setting up further conflicts between Russia and the West?

“President Obama and Secretary Kerry are very aware of the enormous risks of having the ‘have to have’ bilateral relationship with Russia become frayed or, at worst, snap, with the imposing of sanctions,” one former State Department official said. “But Putin must take responsibility for his grab of the Crimea and must be made to understand the consequences.

“The US and Russia are fundamental to the international communities’ ability to work the diplomatic levers of many of the world’s day-to-day flare-ups, and it would be very dangerous for this relationship to become undependable or ‘out of service,’ ” added the former official.

Responses from Russia could take varied forms, including severing ties with US industry in the region. From a defense perspective, there are two simple ways for Russia to directly impact current Pentagon operations.

The first is to cut off supplies of the RD-180 engine, used by the United Launch Alliance (ULA) joint venture of Boeing and Lockheed Martin in its Atlas V rocket for both commercial and military satellite launch. Eric Fanning, Air Force undersecretary, raised that concern last week.

“The partnership we’ve had with Russia on that engine has been very important, I think to both of us,” Fanning said. “But there are a number of concerns the Air Force has and others have anytime we’re relying on such an important piece of equipment from vendors outside the United States.”

While noting that there have been no signals from Russia that the RD-180 supply could be endangered, Fanning said the service is “monitoring very closely the current bilateral situation to make sure we can protect that supply.”

If Russia did cut off supplies of the RD-180, it might be more symbolic than actually painful for the US, according to Marco Caceres, director of space studies with the Teal Group

“The Atlas V isn’t launching that much, so short-term impact would be minimal,” Caceres said. “The long-term impact would be that Atlas V would have to find another engine and that wouldn’t be easy.”

The biggest impact might come not to US military launch, but to the corporate firms that provide it. Right now, military launch is provided either by ULA’s Atlas V or Delta IV. For years, the US has wanted to maintain two families of launch vehicles in case one failed. However, SpaceX looks poised for certification this year. The combination of having a third launch option, along with the lack of RD-180 parts, might lead to the end of the Atlas V.

That may be all hypothetical, however, as Caceres doubts Russia would block sales of RD-180s, primarily because of the financial impact.

“It’s not to the benefit of the Russians to do this. These are engines that bring in hard currency to Russia, the same way Russian oil and gas does,” he said. “Russia doesn’t really export much else of any consequence. ”

Russia also could cut off access for US materiel traveling through its territory as the US exits Afghanistan, but that may provide more of a hiccup than a roadblock. Both Marine Gen. Joseph Dunford, the head of NATO forces in Afghanistan, and Air Force Gen. Paul Selva, the nominee to head US Transportation Command, expressed confidence last week that other options are available.

“If the Russians were to take action to constrain our access to the Russian segments of the Northern Distribution Network, we have other options to move that cargo in and out of Afghanistan,” Selva told senators at his nomination hearing.

A less direct avenue would be for Putin to expand military sales to countries such as Syria, which has already received significant military support from Russian industry. If Putin feels the pinch fiscally, he could open further sales to Syria or other nations.

Pierre Tran in Paris and Zachary Fryer-Biggs in Washington contributed to this report.

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 22:50
Poutine à Obama : le référendum en Crimée pleinement conforme au droit international

 

16 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

MOSCOU - Le président russe, Vladimir Poutine, a maintenu dimanche, appelé par son homologue américain Barack Obama, que le référendum en Crimée était pleinement conforme au droit international, a indiqué le Kremlin.

 

Le référendum a été pleinement conforme aux principes du droit international et à la Charte de l'ONU, et a pris en compte notamment le précédent du Kosovo, la province serbe à majorité albanaise devenue indépendante avec le soutien des Occidentaux, a déclaré M. Poutine, selon le Kremlin.

 

Les habitants de la péninsule (de Crimée) ont eu la garantie de pouvoir exprimer librement leur volonté, a ajouté M. Poutine à propos du référendum dénoncé par les Occidentaux, par lequel 95% des habitants de cette région russophone d'Ukraine se sont prononcés pour le rattachement à la Russie, selon des résultats préliminaires.

 

Vladimir Poutine a mis l'accent sur l'incapacité et l'absence de volonté des pouvoirs actuels à Kiev de juguler les groupuscules ultranationalistes et radicaux qui déstabilisent la situation et terrorisent la population, y compris la population russophone, a encore indiqué le Kremlin.

 

A propos de la possibilité, évoquée par les Occidentaux, d'envoyer en Ukraine davantage d'observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), M. Poutine a souligné que de son point de vue l'activité d'une telle mission devait s'étendre à toutes les régions ukrainiennes.

 

MM. Poutine et Obama ont convenu que malgré les différences d'appréciation, il était nécessaire de chercher ensemble des moyens de stabiliser la situation en Ukraine, a également indiqué le Kremlin, soulignant que l'entretien téléphonique avait eu lieu à l'initiative du président américain.

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 21:40
Les Russes promettent de ne plus bloquer les bases ukrainiennes en Crimée jusqu'à vendredi

 

16 mars 2014 Romandie.com ( AFP)

 

KIEV - Les commandants des forces russes et ceux des forces ukrainiennes dans la péninsule de Crimée se sont mis d'accord pour que les bases ukrainiennes ne soient plus bloquées jusqu'au vendredi 21 mars, a annoncé dimanche le ministre ukrainien de la Défense par intérim, Igor Tenioukh.

 

Ces bases ont jusqu'à présent été bloquées par des forces russes ou pro-russes, et leur approvisionnement était devenu difficile.

 

Des accords ont été conclus entre commandants (...) selon lesquels jusqu'au 21 mars aucune mesure ne sera prise pour bloquer nos unités, a dit M. Tenioukh aux journalistes avant le début du conseil des ministres, indiquant avoir parlé avec un vice-ministre russe de la Défense et avec le commandant adjoint de la flotte russe.

 

La situation de nos unités en ce qui concerne leur blocage est devenue normale. Je pense que cette trêve se prolongera jusqu'au 21, a-t-il ajouté.

 

Cependant, deux reporters de l'AFP en Crimée ont constaté dimanche après-midi que la base de l'armée ukrainienne à Perevalne, dans le sud de la péninsule, était toujours encerclée par des hommes armés en treillis qui ne portent pas d'insignes permettant de les identifier.

 

C'est le 21 mars que la Douma, la chambre basse du parlement russe, doit voter un projet de loi portant sur le rattachement de la Crimée à la Russie, objet du référendum dimanche dans la péninsule ukrainienne.

 

Le même jour l'Ukraine espère signer avec l'Union européenne le volet politique de leur accord d'association.

 

Les soldats, aviateurs et marins resteront en Crimée sur le terrain de leurs bases, a encore dit le ministre ukrainien.

 

Les décisions sur la suite des événements seront prises par la direction politique du pays et le ministère de la Défense en fonction de l'évolution de la situation, mais personne ne quittera la Crimée, a-t-il assuré.

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 20:50
Joint statement on Crimea by President of the European Council Herman Van Rompuy and President of the European Commission José Manuel Barroso

 

 

Brussels, 16 March 2014 EUCO 58/14 PRESSE 140 PR PCE 53

 

As stated by all 28 EU Heads of State or Government on 6 March 2014, the European Union considers the holding of the referendum on the future status of the territory of Ukraine as contrary to the Ukrainian Constitution and international law. The referendum is illegal and illegitimate and its outcome will not be recognised.

 

The solution to the crisis in Ukraine must be based on the territorial integrity, sovereignty and independence of Ukraine, in the framework of the Ukrainian Constitution as well as the strict adherence to international standards. Only working together through diplomatic processes, including direct discussions between the Governments of Ukraine and Russia, can we find a solution to the crisis. The European Union has a special responsibility for peace, stability and prosperity on the European continent and will continue pursuing these objectives using all available channels.

 

We reiterate the strong condemnation of the unprovoked violation of Ukraine's sovereignty and territorial integrity and call on Russia to withdraw its armed forces to their pre-crisis numbers and the areas of their permanent stationing, in accordance with relevant agreements.

 

In advancing these goals, the Ministers of Foreign Affairs will evaluate the situation tomorrow in Brussels and decide on additional measures in line with the declaration of the Heads of State and Government of the EU of 6 March.

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 19:40
Crimée: Moscou et Kiev acceptent une trêve jusqu’au 21 mars

 

16 mars 2014 par Nicolas Laffont - 45eNord

 

Les ministres russe et ukrainien de la Défense se sont mis d’accord pour observer une trêve en Crimée jusqu’au 21 mars, a annoncé le ministre ukrainien intérimaire de la Défense, dimanche.

 

«Un accord a été conclu avec la flotte (russe) de la mer Noire et avec le ministère russe de la Défense en vue d’une trêve en Crimée jusqu’au 21 mars», a dit Ihor Tenioukh en marge d’une réunion du gouvernement

 

Les forces russes ne prendront aucune initiative contre les installations militaires ukrainiennes dans la péninsule au cours de cette période, a ajouté le ministre devant la presse, précisant du coup que les sites militaires procèdent à un réapprovisionnement de leurs réserves.

 

Cette annonce intervient alors que les habitants de la Crimée votent, dimanche 16 mars, pour décider de leur rattachement à la Fédération de Russie. Ce référendum se déroule en présence de troupes russes qui contrôlent depuis deux semaines la région aux côtés de milices séparatistes.

 

De plus, l’annonce de cette trêve n’a pas empêché le nouveau premier ministre ukrainien de promettre que tous les meneurs séparatistes en Crimée seront pourchassés et traduits en justice.

 

«L’État ukrainien trouvera les meneurs du séparatisme et de la division qui, aujourd’hui sous la protection des troupes russes, essaient de détruire l’indépendance ukrainienne», a déclaré Arseni Iatseniouk lors d’une réunion du gouvernement intérimaire, selon une dépêche de l’agence Reuters.

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 14:40
Les chefs de la défense des Etats-Unis et de la France discutent de l'Ukraine avant le référendum en Crimée

 

 

2014-03-16 xinhua

 

Le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel et le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian ont discuté samedi par téléphone de la situation en Ukraine, avant le référendum prévu dimanche en Crimée.

 

MM. Hagel et Le Drian "ont affirmé la solidarité de l'alliance de l'OTAN" et l'importance du travail étroit et conjoint des Etats-Unis et de la France pour soutenir les alliés d'Europe centrale et de l'Est, a déclaré dans un communiqué le porte-parole du Pentagone, l'amiral John Kirby.

 

Ils ont discuté de leur "examen (respectif) de la coopération militaire bilatérale avec la Russie", et promis que les officiels de haut rang des deux pays resteraient en contact étroit sur cette affaire lors des prochains jours, a expliqué M. Kirby.

 

MM. Hagel et Le Drian se sont également entretenus sur l'assistance américaine actuelle aux opérations françaises en Afrique, a-t-il indiqué.

 

A l'approche du référendum en Crimée qui déterminera si la Crimée doit se séparer de l'Ukraine pour se joindre à la Russie, Washington a augmenté la pression sur Moscou. Plus tôt cette semaine, la Maison Blanche avait indiqué que Moscou serait peut-être exclue du G8.

 

Les Etats-Unis ont critiqué le déploiement des forces armées russes en Crimée ces dernières semaines, malgré la déclaration du président russe, Vladimir Poutine, indiquant que son objectif était simplement de protéger la population russophone dans la région.

 

La Crimée, qui abrite la Flotte russe de la mer Noire, est au centre de la crise ukraine actuelle depuis la destitution du président ukrainien Viktor Ianoukovitch le 22 février par le Parlement.

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 22:40
Dossier Mer Noire : Introduction

14 mars 2014 by · http://alliancegeostrategique.org

 

La mer Noire est une annexe de la Méditerranée, et plus précisément, du bassin oriental de cette dernière. Relativement isolée par son éloignement au Nord et par les détroits du Bosphore (de la mer Noire à la mer de Marmara) et des Dardanelles (de la mer de Marmara à la Mer Egée), elle a besoin d’être connectée au reste du système maritime « mondial » (selon comment s’entend la notion de « monde », les empires se concevaient « monde ») pour prospérer.

 

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 21:40
photo Northrop Grumman

photo Northrop Grumman

 

14 mars 2014 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

 

Un drone militaire américain a été intercepté à haute altitude au-dessus de la Crimée et électroniquement abattu, a affirmé vendredi le groupe public russe d’armements Rostekhnologuiï (Rostec), rapporte l’AFP.

 

Le drone volait à environ 4.000 mètres d’altitude et était pratiquement invisible du sol. Il a été possible de rompre la liaison avec ses opérateurs américains grâce à un système radio-électronique, dit Rostec dans un communiqué qu’a pu consulter l’agence française.

Le communiqué, que l’Agence de presse a pu consulter avant qu’il ne soit retiré du site de Rostec, présentait l’appareil selon l’agence comme un drone de reconnaissance et de frappe.

L’appareil a effectué une descente et est tombé pratiquement intact entre les mains des forces d’autodéfense de Crimée, disait Rostec, qui précisait être le constructeur du système de lutte électronique utilisé, mais sans révéler pas qui l’avait utilisé dans cette affaire.

« Le drone MQ-5B faisait partie, à en juger par son numéro d’identification, de la 66e brigade américaine de reconnaissance militaire, basée en Bavière », indiquait encore Rostec.

La photographie sur le site de Rostec montrait, toujours selon l’agence, un drone en vol en gros plan, armé de deux petits missiles, et non les débris de l’appareil au sol après son interception présumée.

La flotte russe de la mer Noire à Sébastopol, en Crimée, est susceptible d’être équipée d’équipements de détection ou d’interception.

Des milliers d’hommes en armes, présumément des militaires russes, sont actuellement déployés en Crimée où Moscou soutient la tenue d’un référendum dimanche sur le rattachement à la Russie, après l’arrivée au pouvoir à Kiev d’une coalition pro-occidentale.

photo Northrop Grumman

photo Northrop Grumman

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 20:40
Crimée: crise en Europe, bruits de tambours et manoeuvres militaires

 

13 mars 2014 par Jacques N. Godbout – 45eNord.ca

 

À trois jours du référendum en Crimée, on entend le bruit des tambours. Tout le monde est sur un pied de guerre:la Russie mène des manoeuvres militaires aux portes de l’Ukraine qui annonce ce jeudi se doter d’une Garde nationale pendant que l’OTAN intensifie sa présence, rassurante pour les pays voisins comme la Pologne, irritante pour les Russes et leurs alliés.

 

Moscou a annoncé ce jeudi 13 mars le lancement de manoeuvres militaires dans plusieurs régions situées à la frontière avec l’Ukraine.

« Le but principal de ces mesures est de vérifier l’aptitude des troupes à mener des exercices de combat », a affirmé le ministère russe de la Défense, précisant que les exercices militaires auraient lieu jusqu’à la fin du mois dans les régions de Rostov, Belgorod, Tambov et Koursk.

Dans la région de Rostov-sur-le-Don,notamment, 4.000 hommes d’unités de parachutistes, 36 avions et environ 500 véhicules participent notamment aux manoeuvres, rapporte aujourd’hui l’agence russe Itar-Tass.

Par ailleurs, alors que l’OTAN a intensifié les vols de reconnaissance de ses avions-radar AWACS au-dessus de la Pologne et de la Roumanie, dans le cadre de «la surveillance» de la crise en Ukraine,l’Armée de l’Air russe a envoyé six chasseurs Su-27 et trois avions de transport militaire à l’aérodrome Bobruisk en Biélorussie ce jeudi 13 mars, rapporte l’agence Itar-Tass, citant le ministère de la Défense du Bélarus.

« En cas de poursuite de l’accumulation de troupes dans les États voisins, le Bélarus, prendra en réponse des mesures adéquates sur son territoire», a déclaré pour sa part le ministère biélorusse de la Défense.

Hier, mercredi, le président biélorusse Alexandre Loukachenko avait déclaré que le Bélarus pourrait offrir à la Russie de déployer jusqu’à 15 avions de combat de plus sur le territoire biélorusse en raison de l’activité de l’OTAN près de sa frontière ,

« Le Bélarus va réagir de façon adéquate au renforcement des forces de l’OTAN à proximité des frontières biélorusses », a-t-il annoncé, notant que le Bélarus avait « réagi calmement jusqu’à ce qu’un grand exercice commence dans le sud de la Pologne ». « Cette escalade ne se se produit pas en Syrie, en Libye ou en Irak, mais près de nos frontières. Elle affecte nos intérêts », a conclu le président Loukachenko

Pendant ce temps, les Occidentaux jettent leurs dernières forces pour tenter d’infléchir la position de Vladimir Poutine, qui n’a pas manifestement l’intention de reculer défend le droit à être rattachée à la Russie de la Crimée où 1,5 million de personnes ce cette région russophone et russophile doivent se prononcer sur le rattachement de la région à la Russie après que le parlement local a déclaré mardi faire sécession de l’Ukraine.

La Crimée est désormais quasiment coupée du reste du pays, les forces russes en contrôlant les points stratégiques. Tout est en place pour une sécession rapide: le « Premier ministre », Serguiï Axionov, s’est autoproclamé « chef des armées » et les habitants n’ont désormais plus accès qu’aux chaînes de télévision russes. Des hommes en treillis fouillent tout voyageur arrivant à Simféropol et seuls les vols en provenance de Moscou peuvent y atterrir

 

Une Garde nationale ukrainienne de 60.000 hommes

L’armée ukrainienne n’interviendra pas dans la péninsule de Crimée contrôlée par les forces russes afin d’éviter de dégarnir sa frontière à l’est avec la Russie, avait pour sa part déclaré mardi le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov.

Mais les députés ukrainiens ont décidé ce jeudi 13 mars de créer une Garde nationale qui viendrait prêter main forte à l’armée ukrainienne et ses 130.000 hommes, dont une moitié de conscrits, alors que la Russie dispose au total d’une armée de 845.000 soldats.

Cette Garde nationale, placée sous l’autorité du ministère de l’Intérieur et qui pourrait compter jusqu’à 60.000 hommes, sera notamment composée des mêmes groupes d’ »autodéfense » qui étaient en première ligne à Kiev pendant les trois mois de contestation.

Quelques 40.000 volontaires se seraient déjà présentés aux centres de recrutement de l’armée.

Cette nouvelle force se forme dans l’urgence alors que les Ukrainiens s’inquiètent d’un déploiement des Russes dans l’est du pays, voulant avant tout empêcher une intrusion des forces russes dans l’est du pays, région où vivent aussi de nombreux Ukrainiens d’origine russe.

Pendant ce temps, les Européens accélèrent le rapprochement avec l’Ukraine. Le volet politique de l’accord d’association avec l’Union européenne pourrait être signé au cours du prochain sommet de l’UE, prévu à Bruxelles les 20 et 21 mars.

Les chefs des diplomaties américaine, John Kerry, et russe, Sergueï Lavrov vont quant à eux se rencontrer une nouvelle fois vendredi à Londres, mais, pour l’instant, ça ressemble de plus en plus à Obama qui met Poutine en garde qui lui-même met Obama en garde…

Incompréhension totale, chacun poursuit sur sa trajectoire et, tant pis s’il y a une collision!

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 20:40
L'Ukraine renforce sa défense face à la Russie qui manoeuvre à ses portes

 

13 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

KIEV - L'Ukraine s'est dotée jeudi d'une Garde nationale, mobilisant les volontaires des barricades de Kiev pour renforcer sa défense face à la Russie qui mène des manoeuvres militaires à ses portes, à trois jours du référendum qui doit entériner la perte de la Crimée.

 

Selon l'agence russe Itar-Tass, 4.000 hommes d'unités de parachutistes, 36 avions et environ 500 véhicules participent notamment à des manoeuvres lancées dans la région de Rostov-sur-le-Don, près de la frontière ukrainienne.

 

Sur la scène internationale, les Occidentaux jettent leurs dernières forces pour tenter d'infléchir la position du maître du Kremlin, Vladimir Poutine, qui refuse de retirer les milliers d'hommes déployés dans la péninsule ukrainienne de Crimée depuis fin février. Mais le président russe, qui affirme agir dans l'intérêt des russophones d'Ukraine, n'a pas donné le moindre signe qu'il accepterait les demandes des Occidentaux.

 

La chancelière allemande, Angela Merkel, dirigeante européenne la plus écoutée au Kremlin, a mis en garde Vladimir Poutine contre les graves conséquences économiques et politiques à long terme qu'aurait pour Moscou la poursuite de son action en Ukraine.

 

En Crimée, les autorités séparatistes pro-russes achèvent dans les 48 heures les préparatifs du référendum où 1,5 million d'Ukrainiens doivent se prononcer sur le rattachement de la région à la Russie. L'issue du scrutin ne fait pas beaucoup de doutes.

 

- 60.000 hommes -

 

Les députés ukrainiens ont adopté la création d'une Garde nationale qui viendrait prêter main forte à l'armée ukrainienne et ses 130.000 hommes, dont une moitié de conscrits, alors que la Russie dispose au total d'une armée de 845.000 soldats.

 

Cette Garde nationale, placée sous l'autorité du ministère de l'Intérieur et qui pourrait compter jusqu'à 60.000 hommes, sera notamment composée des groupes d'autodéfense qui étaient en première ligne à Kiev pendant les trois mois de contestation.

 

Le secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de défense, Andriï Paroubiï, avait indiqué avant le vote qu'il s'agissait d'une réponse aux défis auxquels est confrontée l'Ukraine, dans une allusion à l'entrée de forces russes en Crimée, la péninsule du sud du pays sur le point d'être absorbée par la Russie.

 

Quelques 40.000 volontaires se sont déjà présentés aux centres de recrutement de l'armée.

 

Cette nouvelle force se forme dans l'urgence alors que les Ukrainiens s'inquiètent d'un déploiement des Russes dans l'est du pays. Dans une interview à l'AFP, le président ukrainien par intérim, Olexandre Tourtchinov, a déclaré mardi qu'il voulait avant tout empêcher une intrusion des forces russes dans l'est du pays, région où vivent aussi de nombreux Ukrainiens d'origine russe.

 

Il avait affirmé que d'importantes unités de blindés russes étaient concentrées côté russe.

 

L'annonce jeudi par Moscou du lancement de manoeuvres militaires dans plusieurs régions situées à la frontière avec l'Ukraine n'est pas de nature à calmer les esprits.

 

Le but principal de ces mesures est de vérifier l'aptitude des troupes à mener des exercices de combat, a affirmé le ministère russe de la Défense, précisant que les exercices militaires auraient lieu jusqu'à la fin du mois dans les régions de Rostov, Belgorod, Tambov et Koursk.

 

- Obama met Poutine en garde -

 

A Washington, le président Barack Obama a affiché mercredi son soutien à l'Ukraine en recevant son Premier ministre, Arseni Iatseniouk, à la Maison Blanche et en mettant une nouvelle fois en garde Vladimir Poutine.

 

Nous continuerons à dire au gouvernement russe que s'il poursuit sur le chemin actuel (...) nous serons obligés d'imposer un coût aux violations du droit international par la Russie en Ukraine, a déclaré M. Obama.

 

M. Iatseniouk a repris les éléments d'un célèbre discours prononcé jadis par le président Ronald Reagan à Berlin et a exhorté Vladimir Poutine à abattre ce mur d'intimidation et d'agression militaire.

 

Mais, à trois jours de la consultation sur l'avenir de la péninsule où vivent deux millions de personnes, dont des minorités tatare et ukrainophone, rien ne semblait en mesure d'enrayer son glissement dans le giron russe.

 

La Crimée est désormais quasiment coupée du reste du pays, les forces russes en contrôlant les points stratégiques. Tout est en place pour une sécession rapide: le Premier ministre, Serguiï Axionov, s'est autoproclamé chef des armées et les habitants n'ont désormais plus accès qu'aux chaînes de télévision russes. Des hommes en treillis fouillent tout voyageur arrivant à Simféropol et seuls les vols en provenance de Moscou peuvent y atterrir.

 

Entre Russes et Occidentaux, l'incompréhension reste totale, malgré plusieurs échanges ces dix derniers jours entre les chefs des diplomaties américaine, John Kerry, et russe, Sergueï Lavrov. Les deux hommes vont se rencontrer une nouvelle fois vendredi à Londres.

 

Les Européens accélèrent le rapprochement avec l'Ukraine. Le volet politique de l'accord d'association avec l'Union européenne pourrait être signé au cours du prochain sommet de l'UE, prévu à Bruxelles les 20 et 21 mars.

 

Et l'organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a suspendu pour le moment le processus d'adhésion de la Russie et va plutôt renforcer sa coopération avec l'Ukraine.

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 13:40
Russia assembles troops for further action in Crimea, claims Ukraine

 

 

13 March 2014 army-technology.com

 

Russia is reportedly assembling troops and weaponry near its border with Ukraine, raising threats of a full-scale invasion of the Crimean Peninsula.

 

The Ukraine National Security and Defence Council secretary Andriy Parubiy said the forces massing include more than 80,000 soldiers, up to 270 tanks, 180 armoured vehicles, 380 artillery systems, 18 multiple-launch missile systems, 140 combat aircraft, and 90 combat helicopters, as well as 19 warships and cutters.

 

"Critical is the situation not only in Crimea, but along the entire north-eastern frontier," Parubiy said. "In fact, Russian troop units are two or three hours of travel from Kiev."

 

Pictures of Russian armoured vehicles, including motorised infantry vehicles, tanks, as well as Grad BM-21 multiple rocket launch vehicles, on the move in regions close to the Ukrainian border, only adds to the invasion reports.

 

However, Russian Deputy Defence Minister Anatoly Antonov has denied any military buildup on its 1,250m border with Ukraine, and noted that the country had also accepted Kiev's request to conduct a surveillance flight over its territory to check for a threat.

 

"We have decided to allow such a flight," Antonov said. "We hope that our neighbours are assured that there is no military activity that threatens them on the border."

 

Both Russia and Ukraine are entitled to unarmed aerial surveillance flights over each other's territories in the framework of the Open Skies Treaty signed by 34 states parties in 1992.

 

The force buildup reports come as the Crimean Peninsula prepares for the 16 March referendum, dubbed illegitimate by the Ukraine Government, on joining the Russian Federation.

 

Both houses of the Russian Parliament have announced support for Crimea, which is claimed to been taken over by pro-Putin troops, if it votes to leave Ukraine and join the federation.

 

Meanwhile, G7 leaders have warned the Russian Federation 'to cease all efforts to change the status of Crimea contrary to Ukrainian law and in violation of international law' and threatened 'further action' if it seizes Crimea.

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 16:40
Une patrouille de reconnaissance russe interceptée en Ukraine

 

 

12/03/14 – 7sur7.be (Belga)

 

Les services spéciaux ukrainiens ont affirmé mercredi avoir arrêté dans la région de Kherson (sud) une "patrouille de reconnaissance de l'armée russe" venue de Crimée pour chercher des renseignements sur des unités ukrainiennes présentes dans la zone. De leur côté, une centaine d'artistes russes ont signé mercredi une lettre de soutien à Vladimir Poutine dans son offensive en Ukraine et en Crimée.

 

Cette annonce des services spéciaux (SBU) survient alors que la tension monte entre Kiev et Moscou et que les responsables ukrainiens craignent de voir la Russie chercher, après le rattachement de la Crimée, à contrôler d'autres régions ukrainiennes voisines sur les rives de la mer Noire, dont celle, proche, de Kherson.

 

Le groupe de reconnaissance, affirme le SBU dans un communiqué, a pénétré dans la région en contournant les points de contrôle à la frontière administrative entre la Crimée et le reste de l'Ukraine.

 

Ses membres, dont le nombre n'est pas précisé, devaient chercher à établir le degré de préparation au combat de trois unités, un bataillon et une brigade d'artillerie et de missiles et une brigade automobile.

 

Mardi, les autorités ukrainiennes avaient déclaré avoir arrêté à Donetsk, dans l'est russophone, un "saboteur" russe qui y formait des groupes armés et préparait, selon elles, des attentats à l'explosif.

 

Dans leur lettre de soutien à Vladimir Poutine dans son offensive en Ukraine et en Crimée, les artistes disent ne pas pouvoir rester "des observateurs indifférents et au coeur froid". "Nous soutenons fermement la position du président russe pour l'Ukraine et la Crimée", écrivent-ils.

 

Parmi les signataires figurent le directeur du théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg, Valéri Guergiev, et celui du Bolchoï de Moscou, Vladimir Ourine, les conservatrices des musées moscovites du Kremlin Elena Gagarina, fille du premier cosmonaute soviétique Iouri Gagarine, et du musée Pouchkine Irina Antonova.

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 12:40
Ministre ukrainien de la Défense: « La Russie a déployé 220 milliers de soldats aux frontières du sud-est de l'Ukraine et en Crimée »

 

 

11 Mars 2014 APA

 

Bakou –. « La Russie a déployé 220 milliers de soldats aux frontières du sud-est de l'Ukraine et en Crimée » a annoncé le ministre ukrainien par intérim de la Défense Igor Tenioukh à la Rada suprême.

 

Comme rapporte l’APA citant « korrespondent.net », le ministre par intérim a dit que la Russie effectue des exercices militaires autour de la frontière orientale de l'Ukraine et en Crimée. Les militaires russes disposent 1800 chars, plus de 400 hélicoptères, 150 avions et 60 navires de guerre.

 

Dans son discours, le premier ministre de l'Ukraine Arseni Iatseniouk a déclaré que la Rada suprême doit faire appel aux Etats-Unis et Royaume-Uni qui se portaient garants de l'intégrité territoriale de l’Ukraine dans le cadre du Mémorandum de Budapest et les encourager à protéger l’Ukraine contre l’agression russe : « Nous lançons un appel au Parlement de députés à voter en faveur du renvoi aux participants du Mémorandum de Budapest à honorer leurs engagements ».

 

Iatseniouk a également noté que l'Ukraine qui a renoncé à son statut de puissance nucléaire, selon le Mémorandum de Budapest, maintenant laissé sans protection devant un Etat armé jusqu'aux dents: « Si vous ne suivez pas vos garanties, alors expliquer comment vous persuader l'Iran ou Corée du Nord d'abandonner ses armes nucléaires?.. »

 

Le président du Parlement, président par intérim Alexandre Tourtchinov a également souligné que l'Ukraine fera appel à des pays qui se portaient garants de l'intégrité territoriale de l’Ukraine pour une assistance technique et militaire: « Ils doivent s'acquitter de leurs obligations. Nous avons apporté des forces armées du pays en état d'alerte, effectué des exercices et clairement voir dans quel état ils sont. Nous commençons à rétablir l'armée » a-t-il conclu.

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 08:40
Russie-Ukraine : la crise en six questions

 

11 Mars 2014 Par Pierre-Alexandre Bouclay – V.A.

 

Etat des lieux. Moscou a pris un gage en Crimée pour négocier au mieux ses intérêts, menacés par la révolution de Kiev. L’Occident a peu d’options. Seule l’Allemagne peut tirer son épingle du jeu.

 

Pressions russes, menaces américaines, flottements ukrainiens, médiation allemande, absence française, glissements boursiers… La chute du président Viktor Ianoukovitch, le 22février, chassé par la contestation née en novembre dernier sur la place Maïdan de Kiev, a déclenché une crise internationale inattendue. L’attention s’est focalisée sur la Crimée, une province autonome ukrainienne mais peuplée en majorité de Russes, entrée en quasi-sécession avec l’aide de Moscou qui en fait un gage dans l’inévitable négociation qui va commencer.

 

Le 27 février, selon un scénario bien préparé à Moscou, des groupes de gens armés favorables à la sécession bloquaient le Parlement et hissaient le drapeau russe. Le premier ministre était destitué. Son remplaçant, Sergueï Aksenov, le chef du parti Unité russe (4 % aux dernières législatives), appelait les forces ukrainiennes de la région à passer sous ses ordres. Il demandait à Moscou d’intervenir, au nom de la sécurité des citoyens russes.

 

Le 1er mars, le Sénat russe votait à l’unanimité l’autorisation d’une intervention militaire. Les routes menant sur la presqu’île de Crimée et les deux aéroports principaux étaient bloqués par des groupes de militaires non identifiés, appartenant aux forces spéciales russes. Les casernes ukrainiennes de Crimée restées fidèles au pouvoir central étaient encerclées. L’armée russe exigeait leur désarmement, “pour leur sécurité”. Après un pic d’inquiétude, marqué par le minikrach de la Bourse à Moscou, la pression pouvait commencer à retomber. Les problèmes restaient pourtant en l’état, comme le montre notre point de situation.

 

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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 20:40
La Crimée déclare l'indépendance, Russes et Américains discutent chacune de leurs propositions

 

11 mars 2014 19h41 Romandie.com (AFP)

 

SIMFEROPOL (Ukraine) - Les autorités séparatistes de Crimée ont fait un pas de plus vers le rattachement à la Russie en adoptant mardi une déclaration d'indépendance, alors que Russes et Américains discutent de leurs propositions concurrentes pour sortir de la crise.

 

Parallèlement, les Européens, Britanniques et Français en tête, ont évoqué de nouvelles sanctions. Et la chancelière allemande, Angela Merkel, a parlé devant des parlementaires allemands d'annexion de la Crimée, dérobée par la Russie.

 

Au Parlement régional de la Crimée, la presqu'île à majorité russophone où Moscou a envoyé des milliers d'hommes, 78 des 81 députés ont adopté une déclaration d'indépendance visant à préparer le rattachement à la Russie.

 

Les parlementaires ont notamment évoqué le précédent de l'indépendance du Kosovo, reconnue par l'ONU, pour justifier leur démarche.

 

La République de Crimée sera un État démocratique, laïc et multinational, qui s'engagera à maintenir la paix et l'entente inter-ethnique et interconfessionnelle sur son territoire, indique la déclaration.

 

Un référendum est prévu dimanche sur le rattachement à la Russie. Ensuite, la Crimée s'adressera à la Fédération de Russie pour y être admise sur la base d'un accord intergouvernemental idoine en tant que nouveau sujet de la Fédération.

 

La Russie a immédiatement adoubé la déclaration d'indépendance de la Crimée, la qualifiant d'absolument légale.

 

Moscou en a profité pour retourner l'exemple de l'indépendance du Kosovo contre les Occidentaux en rappelant que la Cour internationale de justice avait considéré à l'époque qu'une déclaration unilatérale d'indépendance d'une partie d'un Etat ne violait aucune norme du droit international.

 

Le vote des parlementaires intervient alors que les forces russes contrôlent désormais les points stratégiques de la péninsule ukrainienne. Tout est en place pour une sécession rapide de la péninsule: le Premier ministre, Serguiï Axionov, s'est autoproclamé chef des armées et les 2 millions de Criméens, majoritairement russophones, ont vu les chaînes russes remplacer les chaînes ukrainiennes sur leur poste de télévision.

 

Des hommes en treillis fouillent tout voyageur arrivant à Simféropol en provenance du nord et seuls les vols en provenance de Moscou peuvent y atterrir.

 

La région est de facto interdite aux responsables et observateurs internationaux. Mardi, l'ONU a annoncé que son émissaire en Ukraine, Ivan Simonovic, avait renoncé pour le moment à s'y rendre.

 

- Propositions russes et américaines concurrentes -

 

A la veille d'un déplacement à Washington du Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, qui va chercher l'aide du président américain, Barack Obama, à cinq jours du référendum en Crimée, l'incompréhension est totale entre Russes et Occidentaux.

 

Le Premier ministre britannique, David Cameron, a averti qu'il y aurait des sanctions dures si Moscou ne change pas de cap. Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a agité la menace de nouvelles sanctions dès cette semaine.

 

Mais, globalement, le dialogue de sourds qui a succédé à l'intense activité diplomatique de la semaine dernière ne laisse pas présager d'une possible sortie de crise.

 

Washington et Moscou campent sur leurs positions et sur leurs idées concurrentes de sortie de crise. Les Etats-Unis ont accusé le Kremlin de ne pas tenir compte des propositions sur la table après que Moscou eut avancé ses contre-propositions.

 

Signe de détente, cependant: Moscou a indiqué mardi que les chefs de la diplomatie des deux pays, Sergueï Lavrov et John Kerry, avaient discuté de leurs propositions concrètes visant à assurer la paix en Ukraine.

 

Ils ont échangé leurs avis sur les propositions concrètes de la Russie et des Etats-Unis pour assurer la paix civile et la concorde dans ce pays, a indiqué le ministère dans un communiqué, sans donner de détails.

 

- Ianoukovitch espère rentrer à Kiev -

 

Le président déchu, Viktor Ianoukovitch, réfugié en Russie depuis qu'il a été renversé en février après trois mois de contestation pro-occidentale, qui a fait une centaine de morts à Kiev, a réaffirmé être le président légitime de l'Ukraine.

 

L'ancien président est apparu devant les caméras pour la deuxième fois depuis sa chute. Se posant en seul président légitime de l'Ukraine, il a toutefois semblé en désaccord avec le Kremlin en disant regretter que la Crimée se détache de l'Ukraine.

 

Dès que le permettront les circonstances -- je suis certain qu'il ne faudra pas attendre longtemps -- je reviendrai forcément à Kiev, a-t-il assuré, appelant la communauté internationale à cesser de soutenir un coup d'État perpétré par une clique composée d'ultra-nationalistes et de néo-fascistes.

 

Le pays va se ressaisir et retrouver son unité, a-t-il encore déclaré, alors que la direction russe a semblé appuyer la perspective d'une partition du pays et a estimé que M. Ianoukovitch n'avait plus d'avenir politique.

 

Pour sa part Vladimir Poutine voit sa stratégie saluée par les Russes, selon les instituts de sondage, qui donnent au président russe un record de popularité depuis sa réélection en 2012. Plus de deux tiers des Russes approuvent sa politique.

 

- Manoeuvres militaires -

 

Dans ce contexte tendu, le ministre ukrainien de la Défense, Igor Tenioukh, a annoncé des manoeuvres militaires. Les Ukrainiens sont prêts à défendre leur État, a-t-il dit.

 

Sur le plan économique, la Banque mondiale (BM) a déclaré être prête à apporter jusqu'à 3 milliards de dollars d'aide à l'Ukraine cette année pour lui permettre de faire face à ses graves difficultés financières.

 

Et la Commission européenne a proposé de fortes réductions des tarifs douaniers, pour un montant évalué à quelque 500 millions d'euros par an. Cette facilité douanière s'ajoute au plan d'aide massif d'un montant d'au moins 11 milliards d'euros, sous forme de prêts, de dons et d'avantages commerciaux.

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 17:50
Crimée: visite d'observateurs militaires de l'OSCE relève du pouvoir local

 

 

MOSCOU, 10 mars - RIA Novosti

 

Il est inutile d'appeler la Russie à contribuer à une visite en Crimée d'observateurs militaires de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), cette question relevant des autorités légitimes de la presqu'île, indique lundi le ministère russe des Affaires étrangères.

 

"Moscou a pris note des propos tenus le 7 mars dernier par l'ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'OSCE Daniel Baer lors d'une réunion spéciale du Conseil permanent de l'Organisation. Le diplomate américain a appelé les autorités russes à aider à une visite de la Crimée par les observateurs militaires de certains pays membres de l'OSCE", lit-on dans le communiqué.

 

 Selon la diplomatie russe, cet appel est pour le moins étonnant et se trompe manifestement d'adresse.

 

"Tout activité de suivi de l'OSCE en Crimée doit être concertée avec les autorités légitimes de Crimée", stipule le document.

 

Un groupe d'observateurs militaires et civils envoyé par l'OSCE à la demande du nouveau gouvernement ukrainien a été obligé de rebrousser chemin sans pouvoir entrer en Crimée. Un groupe de 40 militaires sans armes de 21 pays a été envoyé en Ukraine par l'Organisation conformément au chapitre III du Document de Vienne 2011 (Réduction des risques). Le groupe n'a pas été autorisé à entrer sur le territoire de la Crimée.

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