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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 17:40
Ukraine : tirs russes en Crimée à quelques heures d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU de l'ONU

 

 

10.03.2014 Le Monde.fr (AFP)


 

Des soldats russes ont ouvert le feu à l'arme automatique, lundi 10 mars, lors de la prise de contrôle d'un site militaire ukrainien en Crimée à la mi-journée. Ces tirs n'ont fait aucun blessé, a déclaré le commandant ukrainien de la base navale de Bakhtchissaraï, cité par l'agence de presse Interfax.

 

Lire : Face aux tensions, l'Ukraine veut accélérer son rapprochement avec l'Europe

Cet incident survient alors que le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies doit se réunir une nouvelle fois à huis clos, lundi après-midi, sur la crise ukrainienne, ont indiqué des diplomates. Cette rencontre informelle, qui commencera à 15 heures (20 heures à Paris), a été demandée par l'Ukraine, dont le représentant à l'ONU assistera aux discussions.

Il s'agit de la cinquième réunion du Conseil sur ce dossier en dix jours. « La semaine va être très tendue à l'approche du référendum de dimanche », a commenté un diplomate du Conseil. Le Parlement, prorusse, de Crimée a convoqué le scrutin pour décider d'un rattachement éventuel de la péninsule à la Russie. Une initiative jugée illégale par Kiev et les Occidentaux.

 

Voir notre reportage en Crimée : Vu de Crimée : « C'est un gang qui tient le pouvoir à Kiev »

 

PROPOSITIONS RUSSES

 

Le Conseil de sécurité n'a pour l'instant pas réussi à adopter une position commune sur la crise ukrainienne. Moscou, membre permanent du Conseil, dispose d'un droit de veto et à ce titre peut bloquer toute prise de position de cette instance.

 

Lire : Ukraine : intense activité diplomatique pour infléchir la position russe

 

Toutefois, le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a annoncé lundi que la Russie ferait ses propres propositions aux Occidentaux afin de « ramener la situation dans le cadre du droit international en tenant compte des intérêts de tous les Ukrainiens sans exception ».

Déclarant que des propositions transmises par le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, n'avaient pas satisfait Moscou, M. Lavrov a semblé écarter le principe d'un groupe de contact, auquel avaient appelé la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président américain, Barack Obama. Dans les propositions transmises à Moscou, « nous avons trouvé une conception qui, semble-t-il, ne nous convient pas vraiment, parce que tout y était formulé dans le sens d'un prétendu conflit entre la Russie et l'Ukraine et dans celui de la reconnaissance du fait accompli », a déclaré M. Lavrov, selon l'agence presse ITAR-TASS.

 

Voir notre chronologie des événements en Ukraine :  Ukraine : des premières manifestations à la crise internationale

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 17:40
La Russie va faire des propositions pour un règlement en Ukraine

 

10 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

MOSCOU - La Russie va faire des propositions aux Occidentaux pour un règlement de la crise en Ukraine, a déclaré lundi le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, cité par l'agence Itar-Tass.

 

Nous avons préparé (..) nos propres propositions. Elles visent à ramener la situation dans le cadre du droit international en tenant compte des intérêts de tous les Ukrainiens sans exception, a déclaré M. Lavrov, qui rencontrait lundi le président Vladimir Poutine, selon l'agence.

 

Indiquant que des propositions transmises par le secrétaire d'Etat américain John Kerry n'avaient pas satisfait Moscou, Sergueï Lavrov a semblé écarter le principe d'un groupe de contact auquel avaient appelé la chancelière allemande Angela Merkel et le président américain Barack Obama.

 

Dans les propositions transmises à Moscou, nous avons trouvé une conception qui semble-t-il ne nous convient pas vraiment, parce que tout y était formulé dans le sens d'un prétendu conflit entre la Russie et l'Ukraine et dans celui de la reconnaissance du fait accompli, a déclaré M. Lavrov, selon Itar-Tass.

 

Les Occidentaux, Etats-Unis et Allemagne en tête, ont appelé ces derniers jours le président russe Vladimir Poutine à accepter la création d'un groupe de contact pour régler la crise ukrainienne.

 

La présidence américaine a précisé vendredi qu'il s'agissait d'un groupe de contact qui mènera le dialogue entre l'Ukraine et la Russie pour une désescalade de la situation et pour la restauration de l'intégrité territoriale de l'Ukraine.

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 16:40
Les observateurs militaires de l'OSCE bloqués à l'entrée en Crimée

 

07 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

TCHONGAR (Ukraine) - Les observateurs militaires de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont été bloqués vendredi au moment d'entrer en Crimée, comme la veille, ont constaté des journalistes de l'AFP.

 

Près du village de Tchongar, l'un des deux points d'accès possibles à la péninsule, les deux autocars transportant les quarante observateurs, suivis d'une cinquantaine de voitures civiles ukrainiennes, ont été empêchés de passer par une dizaine d'hommes armés non identifiés.

 

L'un des observateurs, qui a demandé à rester anonyme, a confié à l'AFP : Nous allons tenter de négocier avec ces gens. Nous tentons simplement d'entrer en Crimée, en tant qu'invités du gouvernement ukrainien et sous mandat de l'OSCE.

 

Plusieurs hommes en armes, portant des treillis dépareillés, des cagoules et des fusils d'assaut, se tenaient devant les cars, près d'un barrage qu'ils ont installé avec des plots de béton en forme de chicane.

 

Les deux autocars sont suivis d'une cinquantaine de voitures conduites par des partisans des autorités de Kiev portant des drapeaux bleus et jaunes, qui se sont arrêtés derrière eux et ont formé une petite manifestation.

 

L'une des manifestantes, Ludmila Korbec, 55 ans, a agité un drapeau et dit : Nous ne voulons pas que l'Ukraine soit divisée. L'OSCE est en position de négocier, nous voulons que la décision soit prise de façon pacifique.

 

Jeudi, c'est sur l'autre accès à la Crimée que les observateurs avaient été contraints de faire demi-tour par des hommes armés difficilement identifiables.

 

Selon une source diplomatique occidentale, les forces qui s'étaient interposées étaient deux groupes d'hommes armés, très professionnels, bien entraînés.

 

Après avoir passé la nuit dans la ville ukrainienne de Kherson, plus au nord, la délégation de l'OSCE a décidé vendredi de tenter d'entrer en Crimée par l'autre route, plus à l'ouest, avant d'être à nouveau bloquée.

 

La mission de ces observateurs militaires non armés, représentant 21 des 57 pays membres de l'OSCE, est de tenter de faire retomber la tension en Crimée, où les forces russes encerclent des bases militaires ukrainiennes et où les parlementaires locaux, majoritairement pro-Moscou, ont décidé de se séparer de Kiev et d'organiser le 16 mars un référendum de rattachement à la Russie.

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 12:50
Three scenarios for Ukraine

Alerts - No16 - 07 March 2014 Nicu Popescu

 

In the last two weeks Ukraine has experienced two major shocks. The Ukrainian revolution was one of the most violent transitions to date, and not just in the post-Soviet space. And the Russian military intervention in Crimea arguably constitutes the biggest European security crisis since the Balkan wars of the 1990s.

These events will continue to be accompanied by competing narratives and conflicting propaganda from both inside and outside Ukraine. But what matters now is how to manage the political fall-out from the crisis and draw the right lessons to prevent a recurrence of similar events in the future. A useful way to consider future policy responses is to organise them around possible scenarios. For Ukraine, there may be at least three: a return to the status quo ante, a ‘Transnistrisation’ of Crimea, and a future with more military interventions.

 

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 19:23
L'envoyé spécial de l'ONU retenu par des hommes armés en Crimée

 

 

05.03.2014 Romandie.com (ats)

 

L'envoyé spécial de l'ONU en Crimée, Robert Serry, était retenu jeudi par des hommes armés en uniforme à Simferopol, la capitale de la péninsule ukrainienne, a annoncé le ministère ukrainien des Affaires étrangères. A New York, l'ONU a confirmé que son représentant était menacé par des hommes armés, démentant tout enlèvement.

 

"Son véhicule a été bloqué à Simféropol par des inconnus armés", a déclaré un porte-parole du ministère, Evguen Perebyinis. "Ils ont d'abord essayé de l'emmener par la force à l'aéroport, mais il a refusé. Ils continuent de le retenir", a-t-il ajouté, sans plus de précision sur le lieu.

 

Par ailleurs, trente-cinq observateurs militaires de l'OSCE, issus de 18 pays, sont partis vers l'Ukraine. Ils commenceront leur mission dans la ville d'Odessa, au sud, et doivent rester une semaine dans le pays. Il n'est pas encore sûr qu'ils puissent se rendre en Crimée.

 

Les observateurs, non armés et qui ne comptent aucun Suisse, devront clarifier "les doutes portant sur les activités militaires de la Russie sur le territoire ukrainien".

Plan d'aide de l'UE

 

En outre, la Commission européenne a présenté un plan d'aide "d'au moins 11 milliards d'euros" en faveur de l'Ukraine, à la veille du sommet européen extraordinaire. L'aide s'étalerait sur les deux prochaines années, a déclaré le président de l'exécutif européen, José Manuel Barroso.

 

Et l'UE va geler à partir de jeudi les avoirs dans l'Union de 18 responsables ukrainiens impliqués dans les violences survenues à Kiev en février, a-t-on appris mercredi de source diplomatique. La liste européenne pourrait inclure le président déchu Viktor Ianoukovitch.

Formation en Suisse repoussée

 

Enfin, il n'y aura pas de militaires russes à Andermatt (UR) ces prochains jours. La Suisse repousse les cours de formation prévus en mars en raison de la crise en Ukraine. Elle invoque l'obligation de faire preuve de neutralité dans le contexte international tendu, indique mercredi à l'ats le Département de la défense (DDPS).

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 16:40
Ukraine: les experts relativisent la menace d'une invasion russe

 

05 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

LONDRES - Sans minorer la gravité de la crise en Ukraine, les experts militaires relativisent la menace d'une offensive généralisée russe. Principales raisons avancées: l'armée ukrainienne héritière de l'ère soviétique reste un adversaire non négligeable... et Moscou a peut-être déjà atteint son principal objectif en occupant la Crimée.

 

Le Kremlin ne va pas s'aventurer dans une guerre de grande ampleur contre l'Ukraine. Si la Russie décidait de passer à l'attaque, ce serait un désastre. Ils ne veulent pas le faire, ils n'ont pas besoin de le faire, assure à l'AFP Igor Sutyagin, spécialiste auprès du Royal United Services (RUSI), prestigieux institut londonien.

 

L'Ukraine ne saurait être comparée à la Géorgie, où l'armée russe s'était imposée à la faveur d'une guerre-éclair en 2008, relève pour sa part Matthew Clements, du groupe de défense Jane's intelligence review. Son armée constituerait un véritable défi militaire pour la Russie. D'autant qu'une offensive généralisée pourrait révéler les faiblesses dans la capacité (de l'armée russe) à organiser des opérations combinées terre-air-mer.

 

Ben Barry, général britannique à la retraite désormais expert auprès de l'Institut International d'Etudes Stratégiques (IISS), doute aussi des intentions russes. Même si sur le papier, la Russie dispose d'une supériorité considérable.

 

- Une armée post-soviétique -

 

La Russie aligne six fois plus de soldats, deux fois plus de réservistes et de chars d'assaut, six fois plus d'avions de combat, et 19 fois plus de navires de guerre, selon l'IISS.

 

Face à elle, l'armée ukrainienne forte de 130.000 hommes n'en est pas moins crédible, juge Igor Sutyagin. En dépit de ses tares.

 

C'est une armée obsolète dotée d'un équipement qui date de l'ère soviétique.

 

Elle compte un trop grand nombre de conscrits, en raison des retards dans les projets de professionnalisation. N'a pas de défense aérienne, si l'on excepte 36 batteries hors d'âge.

 

L'IISS relève aussi le manque de pièces détachées qui cloue au sol nombre d'avions et rend inapte au service en mer quantité de navires, à commencer par son unique sous-marin.

 

D'autre part, s'il n'existe aucun doute sur l'obéissance aux ordres dans l'armée russe, on peut se poser la question des allégeances dans les rangs ukrainiens, où des défections sont à craindre, selon Ben Barry.

 

Cependant, si les Ukrainiens ont l'impression d'être victimes d'une agression russe, cela pourrait grandement renforcer le moral des troupes et le soutien de la population aux forces armées ukrainiennes, tempère aussitôt le général.

 

Les forces régulières pourraient compter sur le soutien de milices d'auto-défense et de partisans, confirme Igor Sutyagin.

 

- Mission accomplie en Crimée? -

 

Interrogé sur les scénarios possibles, il n'exclut pas que Moscou alimente une certaine instabilité dans l'est de l'Ukraine où résident d'importantes populations russes.

 

En termes purement militaires, une invasion est plausible, mais la vraie question est de savoir si le Kremlin n'a pas d'ores et déjà atteint ses objectifs, s'interroge Ben Barry.

 

Le président Vladimir Poutine a assuré mardi que l'envoi de troupes en Ukraine n'était pas nécessaire pour le moment. Dans les faits, l'armée russe est sur place en Crimée, avec probablement le soutien des forces spéciales, les redoutés Spetsnaz, dit le général.

 

L'occupation de la Crimée constitue un levier puissant dans les négociations avec l'Ukraine secrètement en cours ou à venir.

 

Si la Crimée voulait vraiment devenir un protectorat russe, et déclarer son autonomie, faire sécession avec Kiev, alors la Crimée est en très bonne position pour parvenir à ses fins dit-il. Il est possible que la Russie s'en contente, et que sa stratégie soit d'éviter le conflit armé.

 

Igor Sutyagin est plus radical dans l'analyse. Les Russes vont s'employer à maintenir la situation sous contrôle en Crimée, jusqu'à la tenue d'un référendum. Ils veulent établir un pays semi-indépendant qui serait une marionnette contrôlée depuis Moscou, afin d'influencer la politique de Kiev. Ni plus ni moins, ils ne vont pas combattre.

 

Quoi qu'il en soit, la première leçon de la crise en cours est inquiétante, si elle signifie qu'après toutes ces années passées à crier au loup au sujet des visées expansionnistes de la Russie, le loup a fini par sortir du bois, remarquent deux chercheurs, Samuel Charap et Keith Darden, dans une analyse diffusée par l'IISS.

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 13:40
source Libértion.fr

source Libértion.fr

 

05.03.2014 Romandie.com (ats)

 

Les forces russes ont pris le contrôle partiel de deux bases de lancement de missiles en Crimée, bloquant dans l'une d'elles le bâtiment abritant les missiles, ont indiqué mercredi des sources militaires ukrainiennes. Dans les deux cas, l'opération s'est déroulée sans échanges de tirs.

 

Cette nouvelle manoeuvre constitue une montée d'un cran dans la confrontation entre les forces russes et ukrainiennes sur la péninsule majoritairement russophone de Crimée. Dans la plupart des cas jusqu'à présent, les soldats russes encerclaient les bases ukrainiennes, sans y rentrer.

 

A Fiolent, des membres des forces russes et des manifestants pro-russes ont pénétré dans la base, située près du port de Sébastopol qui abrite la flotte russe de la mer Noire, a indiqué un porte-parole en Crimée du ministère ukrainien de la Défense, Volodymyr Bova.

 

"Les soldats russes sont sur le territoire de l'unité, mais ils ne font que bloquer la partie où se trouvent les missiles", a-t-il expliqué. "Il y a bien des missiles, mais ils sont désarmés", a-t-il précisé.

 

Sous contrôle ukrainien

 

A Evpatoria, les forces russes ont pénétré dans la base A4519, prise d'assaut mardi soir par des soldats et des manifestants pro-russes, mais d'où les missiles et matériel stratégique avaient été évacués.

 

Le poste de commandement et le centre de contrôle de la base restent sous contrôle ukrainien, a précisé un porte-parole de l'armée, Olexiï Mazepa.

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 13:40
Crimée : ralliement de 3 régiments de défense anti-aérienne

 

04.03.2014 Par La Voix de la Russie

 

Trois régiments de défense anti-aérienne des forces armées d'Ukraine sont passés dans le camp du gouvernement de la République autonome de Crimée, a communiqué un porte-parole du gouvernement.

 

« Au total plus de 700 soldats et officiers se sont déclarés disposés à défendre la population de la Crimée. Les unités s'étant rangées du côté du gouvernement de Crimée sont dotées de plus de 20 systèmes de missiles Bouk et de plus de 30 systèmes S-300PS », a déclaré le porte-parole.

 

Il a été annoncé que les militaires des 50e, 55e et 147e régiments de défense anti-aérienne déployés à Eupatoria, Théodosie et au cap Fiolent avaient rallié le camp du « peuple de Crimée »

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 12:40
Crimée: 22.000 militaires ukrainiens ont fait défection (Poutine)

 

MOSCOU, 4 mars - RIA Novosti

 

22.000 militaires ukrainiens et plusieurs dizaines de systèmes de missiles sol-air S-300 sont passés sous l'autorité du gouvernement de la république autonome de Crimée, a annoncé mardi à Moscou le président russe Vladimir Poutine.

"Il semble qu'on souhaite reproduire le scénario de Kiev en Crimée et qu'on puisse y organiser une série d'attaques terroristes. Cela inquiète beaucoup les habitants de Crimée. Ils ont donc créé des comités d'autodéfense et ont pris le commandement des unités militaires locales (…). Plusieurs dizaines de systèmes de missiles S-300 et d'autres armes, ainsi que 22.000 militaires sont passés sous l'autorité des Criméens. Dieu merci, cela s'est passé sans coup férir et c'est le peuple de Crimée qui contrôle tout", a indiqué M.Poutine lors d'une conférence de presse.

Suite au changement de pouvoir à Kiev où la Rada suprême a destitué le président du pays, le Conseil suprême de Crimée a décidé fin février de tenir un référendum sur l'élargissement des pouvoirs de la république autonome ukrainienne de Crimée. Initialement fixée au 25 mai, la date du référendum a ensuite été avancée au 30 mars.

Le premier ministre criméen Sergueï Aksenov a adressé une demande d'aide au président russe Vladimir Poutine. 

Le représentant de la Russie auprès de l'ONU Vitali Tchourkine a annoncé que le président Poutine avait en outre reçu une lettre de Viktor Ianoukovitch, que la Russie considère comme le président légitime de l'Ukraine. M.Tchourkine a présenté une photocopie de la lettre où M.Ianoukovitch demande d'envoyer des troupes russes en Ukraine pour protéger les civils.

Le 1er mars, le Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe) a autorisé le recours à la force en Ukraine en vue de régler la situation dans ce pays. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Grigori Karassine a plus tard expliqué que l'adoption de la résolution ne signifiait pas le recours immédiat à la force. Le porte-parole du président russe Dmitri Peskov a précisé que M.Poutine n'avait pas pris de décision sur l'utilisation des Forces armées russes à l'étranger.

Région peuplée principalement de russophones, la Crimée a été rattachée en 1954 à l'Ukraine qui faisait alors partie de l'Union soviétique. Il s'agissait d'une décision purement formelle, car le transfert de ce territoire était effectué à l'intérieur du même Etat. Après la chute de l'URSS en 1991, la Crimée est restée au sein de l'Ukraine, mais a reçu le statut de république autonome.

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 19:40
L'Otan discutera de l'Ukraine avec la Russie mercredi

 

04 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

BRUXELLES - L'Otan a de nouveau accusé mardi la Russie de violer la souveraineté de l'Ukraine, mais a décidé de débattre de la crise directement avec l'ambassadeur russe mercredi, malgré la suspension par les Etats-Unis des liens militaires avec Moscou.

 

En dépit des appels répétés de la communauté internationale, la Russie continue de violer la souveraineté de l'Ukraine et son intégrité territoriale, et de violer ses engagements internationaux, a déclaré le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, à l'issue de la réunion des 28 ambassadeurs de l'Alliance à Bruxelles, la deuxième sur la crise ukrainienne en trois jours.

 

Ces développements présentent de sérieuses implications pour la sécurité et la stabilité de la zone euro-atlantique, a-t-il ajouté.

 

Les ambassadeurs poursuivront mercredi leurs discussions au cours de deux réunions, d'abord avec leurs homologues chargés de la sécurité auprès de l'Union européenne, puis avec celui de la Russie auprès de l'Otan.

 

Ce dernier, Alexandre Grushko, a accepté le principe de cette réunion exceptionnelle, prise à l'initiative de plusieurs pays membres de l'Alliance, a indiqué Oana Lungescu, la porte-parole de l'Otan.

 

M. Grushko avait critiqué lundi la tenue de la réunion de mardi en estimant qu'elle attisait la tension et démontrait qu'une mentalité +Guerre froide+ primait toujours à l'Otan, selon des médias russes.

 

Au cours de cette réunion, les Alliés ont décidé de renforcer l'échange de renseignements sur la crise ukrainienne et d'examiner en détail ses implications pour l'Alliance, a-t-on indiqué de source diplomatique. Mais il n'est absolument pas prévu que l'Otan endosse un rôle opérationnel, a-t-on précisé.

 

La réunion avait été demandée par la Pologne, qui a invoqué l'article 4 du Traité fondateur de l'Otan. Ce dernier stipule que tout Allié peut demander des consultations chaque fois qu'il estime que son intégrité territoriale, son indépendance politique ou sa sécurité est menacée.

 

Dimanche, M. Rasmussen avait accusé la Russie de menacer la paix et la sécurité en Europe. Les Etats-Unis, membres influents de l'Otan, ont décidé lundi de suspendre tous les liens militaires avec Moscou.

 

Le Conseil Otan-Russie (COR) a été créé en 2002 pour favoriser la coopération entre les deux partenaires sur les enjeux sécuritaires, comme la gestion des crises ou la lutte contre le terrorisme et la piraterie. Le principal sujet de contentieux est le projet de bouclier antimissile que développe l'Otan en Europe et que la Russie considère comme une menace pour ses intérêts.

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 19:40
L'Otan et l'UE inquiets de l'intervention russe en Ukraine

 

04-03-2014 par RFI

 

Alors que la marine russe bloque le détroit de Kerch en Crimée avec ses navires, et après les déclarations du président Vladimir Poutine, la Commission européenne a annoncé qu'elle aidera l'Ukraine à payer sa dette de 2 milliards de dollars concernant le gaz russe. L'Union européenne, tout comme l'Otan, continue de condamner l'intervention de la Russie.

 

A l’issue d’une réunion interne à l’Otan, élargie par la suite à des représentants ukrainiens, l’Alliance atlantique réitère sa condamnation d’actes commis par Moscou en Crimée. Des actes jugés « contraires au droit international ».

Dans un premier temps, l’Otan invite les Nations unies ou l’OSCE, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, à déployer les observateurs internationaux afin de vérifier le retour dans leurs casernes des forces russes en Crimée. Enfin, les consultations sont souhaitées dans le cadre du Conseil de coopération Otan-Russie.

 

→ A (RE) LIRE : L’escalade militaire en Ukraine pourrait coûter cher à la Russie

 

L'avenir des Tatars en jeu

Dans cette crise ukrainienne, plusieurs pays de l’Otan ont une préoccupation supplémentaire. C’est le cas de la Turquie, inquiète du sort des 250 000 Tatars de Crimée, traditionnellement hostiles à la Russie et culturellement proches des Turcs. C’est le cas aussi de la Grèce, pour des raisons similaires vis-à-vis de la communauté grecque de Mariupol, dans le sud de l’Ukraine.

 

→ A (RE) LIRE : A la Une : va-t-on vers la guerre en Ukraine ?

 

Quant aux Américains et aux Britanniques, ils sont avec la Russie les garants de l’intégrité territoriale de l’Ukraine, en vertu des accords de Budapest de 1994 sur la dénucléarisation de l’Ukraine.

Les chefs d'Etat et de gouvernement des pays de l'Union européenne (UE) se réuniront en sommet extraordinaire jeudi pour examiner la situation en Ukraine.


Suspension de la coopération militaire américano-russe

Lorsque le Pentagone annonce la suspension de sa coopération militaire avec la Russie, il ne précise pas les secteurs qui seront touchés. Mais même si les choses se font de manière discrète, la coopération entre Moscou et Washington revêt des aspects stratégiques pour les deux pays, particulièrement dans la lutte contre le terrorisme.

Après les attentats du 11-Septembre, Washington et Moscou se sont découverts un ennemi commun : le jihadisme international en Tchétchénie et au Daguestan pour les Russes, en Afghanistan et dans la péninsule arabique pour les Américains.

Cette coopération sous forme d'échanges d'informations s'est poursuivie jusqu'à ces derniers jours. Durant les Jeux olympiques de Sotchi, Moscou avait même accepté la présence, en mer Noire, de bâtiments de guerre et de forces spéciales américaines officiellement « prêtés » à la Russie pour participer à la sécurisation de l'événement.

 

Des contrats d'armements remis en question

D'un point de vue industriel, le Pentagone a commandé des hélicoptères russes pour équiper l'armée afghane. Cet accord a été finalisé fin 2010 au sommet de l'Otan de Lisbonne : 63 appareils commandés dont 12 ont déjà été livrés. L'éventuelle annulation du contrat ne fâchera pas certains parlementaires américains qui s'étaient déjà opposés à l'achat d'appareils auprès de l'agence russe d'armement qui fournit aussi l'armée de Bachar el-Assad en Syrie.

Reste le problème de la sortie des forces de l'Otan en Afghanistan. A l'origine, une partie du trafic militaire terrestre américain devait transiter, en autres, par la Russie pour être évacuée par la Lettonie. Enfin, le traité de limitation des armes nucléaires « Start Nouveau », signé en 2010, ne sera certainement pas remis en cause. Mais, la rupture de la coopération militaire pourrait compliquer temporairement le processus mutuel de vérification.

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 17:40
Ukraine : Poutine rappelle les soldats russes dans leurs bases

 

04 mars 2014 par Julien Baldacchino, France Bleu

 

Le président russe Vladimir Poutine a appelé, ce matin, les soldats russes qui effectuaient des exercices militaires inopinés à regagner leurs bases. Ces exercices avaient été ordonnés la semaine dernière par Poutine lui-même. Selon le ministre russe de la Défense, ce rappel n'a rien à voir avec la situation en Ukraine.

 

Surprise, ce mercredi matin : Vladimir Poutine a ordonné aux soldats russes qui effectuaient des exercices militaires "de rentrer dans leurs bases permanentes", selon le porte-parole du Kremlin. Une marche-arrière pour le président russe, puisque c'est lui-même qui avait ordonné, mercredi dernier, ces exercices inopinés. Quelque 150.000 soldats des districts militaires de l'Ouest du pays devaient procéder à ces exercices.

 

Pour Moscou, ces opérations n'ont rien à voir avec la situation en Ukraine et, plus particulièrement, dans la péninsule de Crimée. Pourtant, les manoeuvres des soldats ont été ordonnées quelques jours seulement avant le déploiement de soldats russes en Crimée.

 

Un ultimatum russe lancé à l'Ukraine ?

 

Mais les soldats envoyés en Crimée ne sont pas assumés par Moscou : même si leurs véhicules ne laissent aucun doute sur la nationalité des militairess, ils ne portent pas d'insigne. Résultat : ils ne sont pas concernés par l'ordre de retour aux bases formulé par Vladimir Poutine ce mardi.

 

Des premières sanctions ont été annoncées dans la nuit de lundi à mardi par les Etats-Unis : Washington a suspendu toute coopération militaire avec la Russie, alors que, selon les autorités ukrainiennes, la Russie a lancé un ultimatum à l'Ukraine : "reconnaître les nouvelles autorités en Crimée, dposer les armes et s'en aller, ou être prêt à subir un assaut". Une information démentie par la Russie.

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 12:40
Crimée: les forces spéciales russes en première ligne

 

04/03/2014 Le Point.fr

 

Des experts militaires basés à Londres sont formels: les premiers soldats qui ont pris le contrôle de la Crimée sans tirer un coup de feu appartenaient aux forces spéciales et unités aéroportées russes; certains évoquent même une implication des commandos d'élite, les fameux Spetsnaz.

 

Igor Soutiaguine, spécialiste du monde russe auprès du prestigieux centre de recherches RUSI (Royal United Services) est le plus catégorique : "Les unités qui ont été dépêchées pour bloquer les gardes-côtes ukrainiens (à Perevalne) ce week-end étaient des Spetsnaz", assure-t-il à l'AFP.

 

"Ils étaient reconnaissables à leurs équipements spécialisés, et pourraient appartenir à la 3e Brigade basée à Toliatti", dans l'oblast de Samara, près de la frontière avec le Kazakhstan, précise-t-il.

 

Ces hommes aguerris "sont spécialisés dans la reconnaissance en profondeur et le sabotage". D'après lui, "des fusiliers marins d'au moins deux brigades de la mer Noire et de la mer Baltique les ont épaulés".

 

Matthew Clements, du groupe de défense Jane's intelligence review, est moins spécifique quant aux unités engagées ces derniers jours dans la péninsule du Sud de l'Ukraine.

 

"Les Russes ont déployé beaucoup d'efforts pour empêcher la moindre identification. Cependant, il y a en Crimée, de toute évidence, des unités d'élite aéroportées et, d'après ce que l'on sait, des forces spéciales également", avance-t-il.

 

Un troisième expert occidental s'exprimant sous couvert de l'anonymat confie : "A 200%, le mode opératoire s'inscrit dans la plus pure tradition des Spetsnaz, spécialistes s'il en est pour créer la confusion sinon le chaos dans le cadre d'une action psychologique".

 

Les trois experts s'exprimaient lundi au moment où les gardes-frontières ukrainiens faisaient état de l'arrivée de nouveaux renforts russes en Crimée, en violation des accords internationaux.

 

Les images des premiers soldats non-identifiés agissant pour le compte des autorités pro-russes locales ont fait le tour du monde. Sur leurs uniformes kakis, tous signes distinctifs susceptibles de trahir leur nationalité, leur corps d'origine ou leur grade, avaient été soigneusement effacés.

 

Et de leurs visages recouverts d'une cagoule noire, on n'entrevoyait que les yeux.

 

Armés de kalachnikovs, ils se sont montrés parfaitement disciplinés quand ils ont pris position, sans prononcer un mot et sans jamais faire usage de leurs armes, autour de lieux stratégiques : aéroports, bâtiments officiels ou casernes de l'armée ukrainienne.

 

- Le silence est la règle -

 

Des avions de transport militaires, des hélicoptères ou des navires de guerre les ont acheminés sur place. Moscou s'est gardé du moindre commentaire sur les forces engagées. Le silence est la règle au sujet des Spetsnaz du GRU, qui dépendent de la Direction générale des renseignements de l'état-major des armées russes.

 

Leurs actions sont généralement entourées du plus épais secret militaire, à l'instar des SAS en Grande-Bretagne. Spécialistes du sabotage, de l'élimination et de la prise d'objectifs stratégiques, ils sont régulièrement envoyés en éclaireurs derrière les lignes ennemies, en uniforme ou en civil, dans des conditions souvent ultra-périlleuses.

 

Héritiers des groupes du NKVD qui ont multiplié les coups de main contre les nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale, ils ont été depuis de tous les coups durs et conflits. Amnesty International les a accusés de crimes contre l'humanité pendant la guerre de Tchétchénie.

 

Ils se sont illustrés en Afghanistan et en Géorgie.

 

On leur a aussi prêté un rôle actif dans la libération d'otages au théâtre moscovite de la Doubrovka en 2002 et dans une école à Beslan, en Ossétie du Nord, en 2004. Dans les deux cas, les opérations avaient été montées par des séparatistes tchétchènes et dans les deux cas, le bilan de l'intervention avait été particulièrement sanglant.

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 12:18
Remarks by EU High Representative Catherine Ashton following the extraordinary Foreign Affairs Council on Ukraine

 

Brussels, 03 March 2014 Ref 140303/02

 

" As you know, I called today the meeting of EU foreign ministers because of the extremely worrying developments in Ukraine, the second such meeting in less than two weeks. We discussed the situation over several hours.

As you will see in the conclusions we have agreed, we condemned the clear violation of Ukraine's sovereignty and territorial integrity by an act of aggression of the Russian armed forces and the authorisation of the use of the Russian armed forces on the territory of Ukraine.

Without question this is in breach of Russia's international obligations and its commitments.

We are firmly convinced that there needs to be a peaceful solution to this current crisis, in full respect of international law.

We call on Russia to immediately withdraw its troops to the areas where they are permanently stationed on the basis of the agreement for the Black Sea Fleet stationed in Ukraine.

We also call on Russia to agree to the request of Ukraine to hold consultations and to take part in urgent consultations amongst all signatories and adherents of the Budapest Memorandum of 1994.

We will continue to promote any constructive dialogue aimed at reaching a peaceful solution and continue our ongoing engagement in in ternational facilitation efforts, working with the UN, the OSCE, and other international organisations.

We also welcome the possible OSCE fact-finding mission.

In the absence of de-escalating steps by Russia, the EU will decide what the consequences will be for bilateral relations between the EU and Russia. We talked about the potential of suspending the bilateral talks on visa matters and the New Agreement and we will consider targeted measures.

Today, we also commended the measured response shown so far by Ukraine. We stand by the efforts of the new government to try and stabilise the situation.

We recognised the importance of inclusiveness at all levels of government, including reaching out to regions and ensuring an adequate level of protection of national minorities.

We also support the efforts of the government to pursue reforms.

As you know, we are working with the international community and international financial institutions, especially the IMF, on an international assistance package to address the urgent economic needs of Ukraine, based on that commitment to reform.

To that end, today in Kyiv we have sent a fact-finding mission from the European Commission to start that work.

And finally we once again confirmed our offer of the Association Agreement as well as our commitment to enhancing people to people contacts."

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 12:13
Poutine juge que l'usage de la force militaire en Ukraine «n'est pas nécessaire pour le moment»

 

 

04/03/2014 Par Le Figaro.fr avec Agences

 

Le président russe Vladimir Poutine assure ce matin qu'il n'est pas nécessaire d'user de la force militaire en Crimée actuellement, même si la Russie en garde la possibilité. Il s'agirait d'une décision de dernier recours.

 

Il affirme également qu'un "coup d'Etat anticonstitutionnel" a eu lieu en Ukraine. Il dénonce une "prise de pouvoir par les armes". Pour Vladimir Poutine, Viktor Ianoukovitch est le seul président légitime en Ukraine, même s'il n'a pour l'instant plus aucun pouvoir.

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 09:00
Poutine renvoie les militaires russes postés près de la frontière ukrainienne dans leurs casernes

 

 

04/03/2014 Par Le Figaro.fr avec Reuters

 

Vladimir Poutine a ordonné aux soldats russes engagés dans des manoeuvres militaires près de la frontière ukrainienne de retourner dans leurs casernes, selon le porte-parole du Kremlin.

 

Dmitri Peskov précise que ces exercices militaires, dont la Russie a nié qu'ils soient en rapport avec les événements en Ukraine, ont été un succès. Ces manoeuvres militaires étaient organisées dans l'ouest de la Russie, une région limitrophe de l'Ukraine.

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 18:54
Une intervention de l'armée russe en Ukraine pas nécessaire pour le moment

 

03 mars 2014 Romandie.com (AFP)

 

MOSCOU - Le président de la chambre basse du Parlement russe (Douma), Sergueï Narychkine, a estimé lundi qu'une intervention de l'armée russe en Ukraine n'était pas nécessaire pour le moment.

 

La décision prise par le Conseil de la Fédération (sénat russe, ndlr) nous donne ce droit, et nous pouvons l'utiliser si nécessaire, mais ce n'est pas nécessaire pour le moment, a déclaré M. Narychkine à la chaîne de télévision publique Russie 24.

 

Interrogé par un journaliste lui demandant s'il y avait une possibilité de trouver une solution à la situation en Ukraine par un dialogue politique, le président de la Douma a répondu évidemment.

 

Je ne veux même pas, comme mes collègues, prononcer le mot +guerre+, a-t-il ajouté.

 

A la demande du président Vladimir Poutine, les deux chambres du Parlement russe avaient donné leur feu vert samedi pour une intervention militaire en Ukraine, jusqu'à la normalisation de la situation politique dans ce pays où de nouvelles autorités pro-occidentales ont été portées au pouvoir après trois mois de manifestations contre le régime du président pro-russe déchu Viktor Ianoukovitch.

 

Le porte-parole de M. Poutine, Dmitri Peskov, avait indiqué le même jour que le chef de l'Etat n'avait pas encore pris de décision après avoir obtenu le feu vert des deux assemblées, comme l'exige la Constitution.

 

Lundi, des commandos armés pro-russes ont pris de fait le contrôle de la Crimée, péninsule ukrainienne à majorité russophone, la plus farouchement opposée aux nouvelles autorités de Kiev.

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 08:40
Ukraine : l'aveu d'impuissance de l'ONU

 

 

01.03.2014 Par Alexandra Geneste (New York (Nations Unies) correspondante) - Le Monde.fr

 

A peine investi de la mission de se rendre en Crimée, l'envoyé spécial du Secrétaire général de l'ONU en Ukraine, Robert Serry, faisait demi-tour. Après avoir pris contact avec les autorités de la république autonome de Crimée, explique dans un communiqué le diplomate néerlandais, il a rapidement conclu « qu'une visite en Crimée aujourd'hui est impossible ». Son annonce est intervenue peu avant que le président russe Vladimir Poutine n'obtienne le feu vert du Conseil de la Fédération pour une intervention militaire en Ukraine.

 

Lire les autres réactions La communauté internationale prise à dépourvu

 

Mandaté par le patron de l'ONU, Ban Ki-moon, pour « prendre des contacts », M. Serry – qui fut le premier ambassadeur de son pays en poste à Kiev – était officiellement chargé de « transmettre un message » en faveur de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine, et sur la «nécessité de réduire la tension» et de revenir au dialogue.

Devant l'escalade de la situation, sa mission n'aura duré que quelques jours.  Il est attendu à Genève où il doit rendre compte, ce dimanche, de sa visite à M. Ban. Sera-t-il investi d'une nouvelle mission, et amené à retourner en Ukraine à peine rentré ? Tout dépendra de l'issue des consultations du Conseil de sécurité de l'ONU à New York, convoqué samedi après-midi pour une réunion d'urgence sur l'Ukraine. La seconde en deux jours.

 

« FAIRE BAISSER LA TENSION »

Lors des premières consultations à huis clos, vendredi 28 février, l'ambassadrice américaine Samantha Power avait demandé l'envoi d'urgence d'une « mission internationale de médiation », « indépendante et crédible » en Crimée « pour commencer à faire baisser la tension et faciliter un dialogue politique pacifique et productif entre toutes les parties ukrainiennes ». Une idée immédiatement rejetée par son homologue russe, Vitali Tchourkine, rappelant que Moscou avait « pour principe de ne pas accepter les médiations imposées ».

Les Etats-Unis sont « très inquiets des informations sur un déploiement militaire russe en Crimée » et ils « demandent à la Russie de retirer les forces militaires qui ont été amassées » pour que les Ukrainiens puissent « décider de leur propre destin », avait insisté devant la presse Mme Power à l'issue des consultations. A aucun moment toutefois, les 15 pays-membres ne sont allés jusqu'à qualifier ce déploiement d'« agression », comme l'affirment les autorités de Kiev. « Nous avons un accord avec l'Ukraine sur la présence de la flotte russe de la mer Noire à Sébastopol et nous agissons dans le cadre de cet accord », a tenu à souligner M. Tchourkine, en référence à l'accord de Budapest de 1994.

Moscou s'était opposé à la tenue de cette première réunion d'urgence demandée par l'Ukraine, au lendemain de la prise de contrôle d'aéroports en Crimée par des hommes armés, et avait cherché à en obtenir le report. L'ambassadeur russe avait plaidé en faveur d'un report de 24 heures, afin de réunir plus d'informations sur la réalité de la situation, jugeant les reportages médiatiques « exagérés ». « Nous avons observé le séparatisme en Crimée, qui provient en grande partie de Russie », a déclaré l'envoyé ukrainien auprès des Nations unies, Iouri Sergueïev, avant d'estimer : « Je pense que nous sommes assez forts pour nous défendre. Nous avons un sentiment fort que nous agissons correctement ».

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