Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 16:50
Hearing on EU-NATO relations - Subcommittee on Security and Defence

 

05-02-2014 SEDE

 

The Subcommittee will hold a public hearing on EU-NATO relations in the aftermath of the December 2013 European Council and ahead of the NATO Summit in September 2014 with high-level representatives from NATO, the EEAS and the European Defence Agency.

 

When : 12 February 2014


Further information
draft programme and poster
meeting documents

Partager cet article
Repost0
21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 08:50
Calendrier des think tanks à Bruxelles Mise à jour : Lundi 20 Janvier 2014

Mise à jour par la Représentation permanente de la France auprès de l’UE

Partager cet article
Repost0
21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 08:45
Opération européenne en Centrafrique: "Une volonté de soutenir l'effort français"

 

20/01/2014 par Pauline Hofmann lexpress.fr

 

Les Etats européens ont donné leur accord à l'unanimité pour venir en soutien de la France en Centrafrique. L'eurodéputé Arnaud Danjean souligne que chaque pays européen doit encore définir exactement dans quelle mesure.

 

Cela faisait plusieurs semaines que François Hollande réclamait ce soutien. Il l'a enfin obtenu. Les ministres européens des Affaires étrangères se sont prononcés pour une intervention en Centrafrique ce lundi.  

Les partenaires européens enverront donc un soutien logistique et humain à la France, près de deux mois après le début de l'opération Sangaris. Mais au-delà de la volonté idéologique, tout reste à définir, selon l'eurodéputé Arnaud Danjean, président de la sous-commission de défense au Parlement européen. 

 

Les Vingt-Huit ont donné leur accord à l'unanimité pour une intervention européenne en Centrafrique. Cette assentiment général est-il étonnant?

Toute opération engagée au titre de la politique de sécurité et de défense commune doit obtenir l'unanimité. Tout le monde doit donner son feu vert même si tout le monde ne participe pas à l'opération. Et c'est d'ailleurs ce qui posait problème auparavant. Les plupart des Etats européens étaient favorables à un soutien européen à l'intervention française, mais les Britanniques s'y opposaient. 

 

Pourquoi les Britanniques ont-ils changé d'avis?

Le blocage britannique n'est pas un blocage dur sur ce cas précis. Ils sont historiquement toujours réticents à l'engagement d'une mission de la politique de sécurité et de défense commune européenne. Il s'agit d'une position idéologique. Les Britanniques préfèrent les missions de format ad hoc, que les Etats qui le souhaitent s'engagent. Dès qu'il faut l'unanimité, cela engage la position diplomatique de l'Europe. 

 

Des soldats européens seront donc envoyés en Centrafrique...

A chaque fois qu'une mission militaire européenne se déploie, il est important de rappeler que chaque pays décide des soldats qu'il implique dans l'opération. Ce sont bien des contingents nationaux qui seront déployés et non pas une armée européenne, qui n'existe pas. 

Nous sommes pour l'instant dans une phase délicate. Un accord politique a été trouvé mais le plus dur reste à faire. Les Vingt-Huit doivent faire un tour de table, que l'on appelle une "génération de force", lors duquel chacun des pays doit annoncer sa contribution réelle. Et pour l'instant, ils sont peu nombreux à avoir répondu présent. 

 

Cet accord européen est-il une marque de soutien à l'intervention française qui se déroule en Centrafrique depuis bientôt deux mois?

Il s'agit bien sûr de l'expression d'une solidarité vis-à-vis de l'action française. Cet accord, demandé par la France depuis le début, témoigne d'une volonté de soutenir l'effort français. Cette position est bienvenue, bien que tardive, mais le plus dur reste à faire. Il faut traduire cela dans les actes. On parle de 300 à 500 soldats européens en plus sur le terrain centrafricain, mais il reste à les trouver rapidement. Or, on assiste là à un réel challenge. Jusqu'à présent, les missions européennes arrivaient à se déployer dans un délai de 3 à 4 mois, plutôt que dans le mois, comme le demanderait le conflit en Centrafrique.

Partager cet article
Repost0
20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 20:50
La politique étrangère et de sécurité européenne : politique commune ou agrégat de diplomaties nationales ?

20.01.2014 Maxime Lefebvre - robert-schuman.eu

 

Malgré le lancement d'une politique étrangère puis de défense commune, l'Union européenne n'a pas véritablement dépassé le stade westphalien de l'organisation des relations internationales. Elle est le plus souvent divisée sur les grands sujets et sur les crises majeures. Elle ne veut pas faire la guerre. La solution à ces blocages ne peut être que pragmatique : agir davantage ensemble, formuler les intérêts européens, et développer les outils communs. L'année 2014, avec les changements qui s'annoncent à la tête des institutions, peut être l'occasion d'un renouveau.


Lire la suite

Partager cet article
Repost0
17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 13:50
The EU in Somalia – beyond Atalanta

 

Alerts - No3 - 17 January 2014 Julien Daemers

 

The Joint Communication on the EU’s ‘comprehensive approach’ to external conflict and crises issued on 11 December 2013 argues that this approach ‘has already been successfully applied as the organising principle for EU action in many cases in recent years, for example, in the Horn of Africa […]’. In Africa the European Union has notably been heavily involved in Somalia, in particular in supporting the country’s security and stability. Media attention has primarily focused on the success of the EU’s first naval CSDP operation Atalanta in combating piracy off the coast of Somalia, complemented in July 2012 by a regional EU maritime capacity-building mission, EUCAP Nestor. Furthermore, this year the EU takes over the chairmanship of the Contact Group on Piracy off the Coast of Somalia.

These efforts have been conducted in parallel with the EU’s continued engagement in support of Somali security on land through its financing (since 2007) of the salaries of the AU Mission (AMISOM) troops fighting Al-Shabaab (AS) and through its training (since 2010) of one third of the Somali National Army (SNA) with the Training Mission in Somalia (EUTM Somalia) – not to mention the Instrument for Stability (IfS) and other development-related programmes.

 

Download document

Partager cet article
Repost0
23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 13:50
The conclusions of the European Council (19/20 December 2013).

 

Brussels, 20 December 2013 EUROPEAN COUNCIL - EUCO 217/13

 

For the first time since the entry into force of the Lisbon Treaty, the European Council held a thematic debate on defence. It identified priority actions for stronger cooperation. This debate was preceded by a meeting with the NATO Secretary-General. He presented his assessment of current and future security challenges and welcomed the ongoing efforts and commitments by the EU and its Member States as being compatible with, and beneficial to NATO.

 

The European Council welcomed the general approach reached by the Council on the Single Resolution Mechanism, which will be a cornerstone of the Banking Union. The European Council reviewed the economic situation and the progress in implementing the Compact for Growth, Jobs and Competitiveness. The European Council also identified the main features of the Partnerships for Growth, Jobs and Competitiveness to support structural reform, with a view to concluding discussions by October next year.

Partager cet article
Repost0
22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 20:13
Centrafrique: la France n'obtient qu'un timide engagement de l'Europe

 

20 décembre 2013 Par RFI

 

A l'issue du second jour du sommet des dirigeants de l'UE à Bruxelles, François Hollande s'est déclaré satisfait du soutien apporté par ses partenaires européens sur la question de la Centrafrique. Mais les Européens se sont tout de même montrés très prudents et ont reporté la décision d'une mission commune à janvier 2014.

Avec notre envoyé spécial à Bruxelles, Guillaume Naudin

L'Europe se décidera donc à accompagner la France en Centrafrique, un peu ou un peu plus au mois de janvier, lors d'un Conseil des Affaires étrangères de l'Union européenne. Autrement dit, les chefs d'Etat et de gouvernement ont laissé la question à leurs ministres des Affaires étrangères et à une échéance ultérieure.

François Hollande peut présenter ce résultat comme une accélération des procédures européennes plutôt longues. Il ne faut pas oublier qu'il était venu chercher à Bruxelles un soutien un peu plus marqué de ses partenaires qui préfèrent donc jouer la prudence.

Soutien moral

Message reçu puisque le président français envisage désormais des missions humanitaires ou de santé. En tout cas, pas les missions les plus périlleuses pour d'éventuels renforts européens. La question des financements des opérations extérieures est, elle aussi, repoussée à plus tard.

Une certitude cependant : la chancelière allemande Angela Merkel a expliqué qu'il n'y aurait pas de financement rétroactif. Jusqu'à une éventuelle décision à venir, c'est donc la France qui assume seule le coût de sa participation à l'opération en Centrafrique. En attendant, elle devra donc se contenter d'un soutien que l'on qualifiera de « moral » de la part des Etats membres.

→ A (RE)LIRE : Jean-Yves Le Drian: en RCA, notre mission c’est le «désarmement impartial»

Partager cet article
Repost0
21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 19:50
Statement by Claude-France Arnould following the Council Conclusions on CSDP

 

Brussels - 20 December, 2013 by Claude-France Arnould - European Defence Agency

 

"Heads of State and Government yesterday highlighted the importance of an effective Common Security and Defence Policy (CSDP) for the security of European citizens, peace and stability in our neighbourhood as well as in the broader world. They have also underlined that Europe needs strong military capabilities and a healthy, innovative and competitive European Defence Technological and Industrial Base.

The taskings by Heads of State and Government stemming from the EU Summit for the European Defence Agency are substantive. In terms of capability development, we will push forward four key programmes: Remotely Piloted Aircraft Systems (RPAS), Air-to-Air Refuelling, Satellite Communications and Cyber.

The Council supports a more systematic and long-term approach to cooperation through increased transparency and information-sharing in defence planning. In this context, we will continue to assess progress on the implementation of the Agency’s Code of Conduct on Pooling & Sharing and propose an appropriate policy framework by the end of 2014, as mandated by the European Council. Within the same timeframe the Agency will also propose ways in which Member States can cooperate more effectively and efficiently in pooled procurement projects.

As regards the strengthening of Europe’s defence industry, EDA will closely work together with the European Commission to develop proposals to stimulate further dual use research, to develop defence industrial standards and a roadmap for a comprehensive EU-wide Security of Supply regime.

This year was marked by intensive preparations for this EU Summit, which gave a fresh boost to European defence matters. It is especially important that this new dynamic in defence and security is maintained and developed. EDA will strive to ensure that further concrete and substantive deliverables are achieved when the European Council next assesses progress in June 2015." 

 

More information:

 

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 13:50
European defence – to be continued

 

Alerts - No44 - 20 December 2013 Antonio Missiroli

 

Fifteen years after the Franco-British St Malo Declaration, ten after the release of the European Security Strategy, and five after the review of its implementation and the last discussion on defence matters among the EU heads of state and government, the European Council has just brought to a (preliminary) conclusion a policy debate that was long overdue. 

Considering the current unfavourable political context – one of fiscal austerity and budgetary cuts, turmoil in the Union’s neighbourhood (and beyond), and military intervention fatigue in Europe and the wider ‘West’ – the text agreed by the EU leaders on 19 December can be considered a major step forward, also because it indicates a way forward, with explicit deadlines and responsibilities for reviewing, researching, and reporting. EU citizens, officials in Brussels and the capitals as well as our allies and partners will not have to wait another lustrum for the next milestone in the development of the Common Security and Defence Policy (CSDP).

 

Download document

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 13:50
"L'Europe de la défense se fera de manière pragmatique" (ministre français de la Défense)

 

19-12-2013 Par Li Zhijian - French.china.org.cn

 

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a insisté jeudi sur le pragmatisme à adopter pour construire l'Europe de la défense, alors qu'un Conseil européen des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne (UE) doit se dérouler les 19 et 20 décembre à Bruxelles.

 

"L'Europe de la défense sera de manière pragmatique, et non théorique", a-t-il souligné sur la radio française Europe 1, tout en disant s'attendre à "des progrès concrets" à l'occasion du Conseil consacré prioritairement à cette question clé.

 

"C'est assez invraisemblable que, depuis cinq ans, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE n'aient pas abordé les questions de défense. Cela montre l'urgence d'aborder ces questions ensemble", a-t-il estimé, commentant la rareté des réunions de haut niveau sur ce volet de la coopération européenne.

 

"La France, dans la préparation de ce Conseil européen, a eu le souci de faire en sorte qu'il y ait des avancées concrètes, pragmatiques", a-t-il mis en avant, expliquant que les efforts dé ployés depuis 20 ans pour établir une stratégie européenne à cet égard ont échoué car dénués d'esprit pratique.

 

"L'Europe de la défense est essentielle, en ce moment", a indiqué M. Le Drian, détaillant les raisons pour lesquelles "le vieux continent" devrait mettre en oeuvre une politique de défense commune et efficace.

 

"D'abord, parce que les Américains ont tendance à regarder de plus en plus vers le Pacifique. Ensuite, parce que les crises, les menaces sont là. On le voit en Méditerranée, en Afrique. L'Europe est loin d'être à l'abri de ces risques et de ces menaces", a expliqué le ministre français.

 

M. Le Drian a notamment cité quelques sujets devant être traités par l'UE, dans le cadre de cette relance de sa politique de défense et de sécurité, à savoir la sécurité des approvisionnements et des routes maritimes, notamment dans la corne de l'Afrique, et la sécurisation des frontières dans le Sahel.

 

La force Atalante, mise en place par l'UE en 2008 pour combattre la piraterie le long des côtes somaliennes, et dont le succès global a été salué par le ministre de la Défense, illustre l'intérêt pour les Vingt-Huit de lancer des initiatives concrètes de ce type.

 

Le sommet européen, qui doit se tenir jeudi et vendredi, a pour thème principal la politique de sécurité et de défense commune, mais devrait également permettre aux dirigeants européens de se pencher sur les questions d'union bancaire et d'immigration clandestine

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 13:50
«Les Etats manquent de volonté politique pour une défense commune en Europe»

 

19.12.2013 Elisa Perrigueur - leparisien.fr



La défense, sujet sensible, sera au coeur des discussions du sommet européen à Bruxelles, ce jeudi. Pour Jean-Yves Le Drian, «il était temps». Les Etats européens, souverainistes, peinent souvent à s'accorder sur des interventions ou budgets communs. François Hollande va tenter d'obtenir un soutien militaire dans le cadre de l'opération Sangaris en Centrafrique.

 

Mission difficile selon Arnaud Danjean, eurodéputé membre du PPE (Parti Populaire Européen) et président de la sous-commission Sécurité et Défense. 

Aujourd'hui, on entend souvent cette question : que fait l'Europe ? En Syrie, au Mali.... existe-t-il une réelle politique de défense ?  
Arnaud Danjean. Chaque fois qu'on parle de défense en Europe, il faut bien préciser que ce n'est pas Bruxelles qui décide mais bien les Etats individuellement. Beaucoup trop souvent les 28 n'arrivent pas à se mettre d'accord sur des interventions et arrivent après la bataille. Les blocages résultent d'un manque de volonté politique des pays (certains considérerons par exemple que ce n'est pas de leur responsabilité d'intervenir...) parfois c'est en raison d'un manque de capacités (peu de budget militaire...)

Une politique de défense européenne est-elle indispensable ?
Pendant ces dernières 60 années, nous nous sommes reposés sur les Américains, maintenant ce n'est plus possible. Aujourd'hui, les budgets des Etats Européens sont également en baisse. Une politique européenne est donc nécessaire, mais il y a trop d'absence de volonté politique de la part de beaucoup d'Etats. La France est l'un des plus volontaires en matière de défense, mais je n'attends malheureusement pas grand chose de ce sommet sur ce point.  

Selon vous, quelle peut-être la réaction des Européens sur la Centrafrique ? Va-t-on vers l'intervention de plusieurs pays de l'UE ? 
La Centrafrique est un cas très compliqué. Le Mali, par exemple, concernait plus de pays car nous avions une réelle menace terroriste, une menace commune. Pour la Centrafrique, on parle d'un drame humanitaire, même si les Etats sont touchés par la situation, ils pensent que leur intervention en va pas changer le cours des choses et qu'il n'y a pas de menace pour leur propre sécurité. De plus, l'Union Européenne a alloué un gros budget pour l'aide humanitaire en République centrafricaine (50 millions d'euros débloqués récemment). Je suis donc sceptique quant à une intervention d'autres pays européens sur le terrain malgré les annonces. 
 

La politique de défense européenne est entrée en vigueur le 1er décembre 2009, avec le Traité de Lisbonne, la politique de sécurité et de défense commune vise à renforcer le rôle de l'UE en matière de gestion des crises civiles et militaires. Aujourd'hui, l'UE compte 17 missions et opérations menées au nom de l'UE dans le monde. On distingue les opérations non militaires (13), qui disposent d'un budget européen et les opérations militaires (4) qui sont au frais des Etats (actuellement en Somalie et au Mali par exemple)...

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 13:50
Arnaud Danjean, député européen, président de la sous-commission Défense du Parlement européen

 

19 décembre 2013 Par Nicolas Brousse - RFI

 

Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union sont actuellement réunis pour un sommet à Bruxelles consacré à la défense européenne. Ce dossier est un véritable serpent mais l’actualité pourrait bien donner raison à ceux qui souhaitent des avancées dans ce domaine. L’intervention française en Centrafrique ou la restructuration de la branche défense d’EADS attestent en effet des défis que les Européens doivent aborder.

 

La crise financière a cependant poussé un grand nombre de pays membre à réduire leurs budgets militaires. Une tendance qui inquiète et fait dire à certains que l’Union pourrait perdre son industrie si elle n’inverse pas la tendance. Le sujet est d’autant plus sensible qu’il touche à l’un des symboles de la souveraineté nationale. On en parle avec Arnaud Danjean (France), député européen (PPE), président de la sous-commission Défense du Parlement européen.

ALLO BRUXELLES 19/12
(02:46)
Partager cet article
Repost0
20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 13:50
EP President addresses Defence Summit - Subcommittee on Security and Defence

20-12-2013 SEDE

 

On 19 December 2013 the President of the European Parliament Martin Schulz addressed the European Council. His speech, a large part of which is dedicated to European Security and Defence Policy, can be found below.


Further information Address (available in six languages):

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 12:50
Les "groupements tactiques", ces troupes européennes jamais déployées

 

19/12/2013 par Gaëlle LE ROUX - france24.com

 

Alors que s’ouvre le Conseil de l’Europe, la France veut proposer la création d’un fonds commun pour financer les opérations militaires extérieures. L’Union européenne dispose pourtant d’une défense commune, qui n’a jamais été mobilisée.

L’Union européenne rechigne à envoyer des troupes en Centrafrique. Il y a un an, elle se montrait fort réticente à s’engager au Mali aux côtés de la France. Lors du Conseil de l’Europe, qui s’ouvre jeudi 19 décembre, le président François Hollande apparaît déterminé à impliquer l’Union européenne (UE) coûte que coûte dans les opérations extérieures dont Paris est, depuis plusieurs années, l’instigateur. "L’Europe fait beaucoup mais elle fait ponctuellement. Il faudrait un fonds européen permanent, pas un fonds par opération", a lâché le chef de l’État français le 13 décembre, en marge d’un déplacement au Brésil.

François Hollande compte donc faire officiellement cette proposition lors du Conseil européen. Il n’est pas question, a ajouté le président, que l’Europe finance spécifiquement l’opération française en Centrafrique, les soldats tricolores n'étant "ni les mercenaires ni les gendarmes de l’Europe". Il entend, par cette bourse commune, inciter les pays d’Europe à s’engager davantage sur les terrains extérieurs. Au moins sur le plan financier, comme l’explique Federico Santopinto, spécialiste de la prévention et de la gestion des conflits dans l’UE pour le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (Grip) : "La France considère que ses interventions au Mali et en Centrafrique sont dans l’intérêt de tous les pays membres de l’Union européenne, et qu’il n’y a pas de raison qu’elle en assume seule le coût".

Un outil de défense européen

Pourtant, l’Europe est d’ores et déjà dotée d’un arsenal de défense, commun aux 28 États membres. Dans le cadre de la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) ont été notamment créés les "groupements tactiques", une force d’intervention rapide destinée au maintien de la paix, à la prévention des conflits et au renforcement de la sécurité internationale. Ces groupements, appelés aussi "battlegroups", destinés à intervenir partout dans le monde, ont vu le jour en 2004 et sont pleinement opérationnels depuis 2007. Depuis presque sept ans, deux bataillons de 1500 soldats sont constamment mobilisés, les États membres assurant à tour de rôle, par groupe de deux ou trois, cette permanence.

L’objectif, en plus de permettre à l’Union européenne d’acquérir une certaine autonomie militaire, est de permettre une intervention européenne ultra-rapide sur les terrains sensibles. Ainsi, cette "armée européenne" doit pouvoir entamer ses opérations au maximum dix jours après l’adoption, par le Conseil de l’Europe, de la feuille de route d’une l’opération militaire. Leur mission dure au minimum un mois, mais elle peut être prolongée, sur décision de ce même Conseil européen, jusqu’à 120 jours.

Les "groupements tactiques" sollicités par l’ONU

Sur le papier, cet instrument militaire européen a tout pour être redoutablement efficace et apporter à l’Europe une crédibilité concrète en matière de politique extérieure. Mais jamais, en sept ans, ces "groupements tactiques" n’ont été mobilisés. Les occasions n’ont pourtant pas manqué.

En 2007, alors que la force d’intervention rapide européenne venait d’être mise sur pieds, l’ONU a demandé un renfort européen au Tchad et au Darfour, en proie à une crise humanitaire de grande ampleur. Alors que les troupes d’intervention rapide étaient prêtes à partir, l’Union européenne a préféré monter une opération spécifique, Eufor Tchad, qui est arrivée sur le terrain six mois après l’appel à l’aide de l’ONU. Les États membres considéraient, au contraire de l’ONU, que le Tchad n’était pour eux ni une priorité, ni une urgence.

À deux autres reprises, en 2008 et en 2012, l’ONU a appelé l’Europe à mobiliser ses troupes d’intervention rapide pour venir prêter main forte en République démocratique du Congo aux Casques bleus de la Monuc (mission des Nations unies en RDC) et mettre fin aux viols et exactions dans l’est du pays. Faute de consensus entre les Vingt-Huit, les "groupements tactiques" ne sont pas intervenus.

Et une fois de plus en 2013, à en croire le blog très au fait des questions européennes Bruxelles2, ces soldats resteront dans leurs casernes. Début décembre, alors qu’ils s’attendaient à partir pour la Centrafrique de façon imminente, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a fait cesser la mobilisation sous prétexte que le Royaume-Uni n’avait pas encore donné son accord. En la matière, l’opposition de Londres est connue comme le loup blanc : les Britanniques, traditionnellement proches des Américains, estiment que la sécurité européenne est, sur le terrain, assurée par l’Otan.

Manque de volonté politique

"Théoriquement, les ‘battlegroups’ auraient pu intervenir en Centrafrique mais aussi au Mali, [début 2013], leurs statuts entraient dans le cadre de ces opérations, précise Federico Santopinto. Mais le problème, c’est que l’Union européenne n’a jamais fait d’intervention militaire musclée." En cause ? Un manque de volonté des États membres et une absence de politique extérieure commune. "En créant un outil d’intervention commun sans déterminer de politique étrangère commune, le Conseil de l’Europe a mis la charrue avant les bœufs", estime l’analyste.

Et sans politique commune, difficile pour les Vingt-Huit de trouver l’unanimité nécessaire pour décider de la mobilisation de ses forces d’intervention rapide. D’autant que les règles de fonctionnement de ces forces n’incitent pas les pays qui en ont la charge à voter en faveur d’une intervention. Si les troupes d’intervention rapide européennes partent sur le terrain, il revient en effet aux deux ou trois pays en charge des "groupements tactiques" de risquer la vie de leurs propres hommes, mais aussi de financer l’opération en quasi-totalité, au nom de l’Europe.

Finalement, mobiliser ces troupes européennes est presque mission impossible. "La proposition de François Hollande de créer un fonds commun pour financer les opérations de défense est un aveu d’échec des ‘battlegroups’, analyse Federico Santopinto. C’est une solution de repli face au non fonctionnement des outils dont l’Europe dispose."

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 12:50
Europe de la défense : les Belges montent au front

 

19 décembre 2013 Olivier Rogeau – LeVif.be

 

Sortir du coma l’Europe de la défense, un vœu pieux ? Côté belge, on veut croire à un sursaut lors du sommet des Vingt-Huit, ces 19 et 20 décembre.

 

Branle-bas de combat au sein des cellules stratégiques des ministres fédéraux, réunies au sein d’un groupe de coordination. Les experts belges peaufinent la contribution du gouvernement Di Rupo au sommet européen des 19 et 20 décembre, consacré, une fois n’est pas coutume, à la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC). Au menu, trois questions essentielles : comment mieux répondre aux crises internationales ? Comment combler les lacunes en matière de capacités militaires ? Comment encourager l’intégration de l’industrie européenne de défense ?

 

L’incapacité de l’Union européenne à agir sur les théâtres libyen, malien, syrien, voire centrafricain aujourd’hui, rappelle l’état toujours embryonnaire de la PSDC. La réticence de certains Etats à améliorer son fonctionnement, ses moyens et ses ambitions y est pour beaucoup. Néanmoins, la décision de consacrer le thème principal du sommet européen à cette politique concrétise la volonté de relancer une défense européenne jugée peu efficace et peu visible. Dès juillet, la Commission européenne a balisé le terrain dans un plan d’action présenté comme un « new deal » pour le marché européen de la défense, les industriels, les centres de recherche.

 

Ce que veulent les Belges

 

Les Belges, eux, devraient défendre, selon nos sources, l’idée de mettre le sujet de la sécurité et de la défense au moins une fois par an à l’ordre du jour du Conseil européen. Ils voudront souligner les enseignements à tirer des coopérations régionales réussies : Benelux, European Air Transport Command d’Eindhoven… Ils insisteront aussi sur la nécessité de développer une capacité d’intervention humanitaire d’urgence (EU-Fast) et sur l’amélioration de la formation des militaires, en particulier des officiers, au départ du programme Erasmus militaire lancé en 2008.

 

« Aucune raison de croire que le sommet européen ne sera pas à la hauteur des espérances… quoique ? N’y-a-t-il pas un risque de décalage entre les paroles et les actes ? », s’interroge le colonel Corinne Faut, directeur général de l’Institut royal supérieur de défense (IRSD). « Je ne m’attends pas à une grande révolution lors de ce sommet, pronostique de son côté le député fédéral PS Christophe Lacroix, membre de la commission de la Défense nationale. Certains Etats auront toutefois à cœur de glisser le pied dans la porte entrouverte pour qu’elle ne se referme pas complètement. L’attitude de la France me semble, à cet égard, pragmatique et proactive. Vu l’inertie de la politique de défense commune, elle prône la création d’un groupe de pays pionniers, dont le socle serait le traité militaire franco-britannique de Lancaster House de 2010. »

 

L’Eurocorps délaissé ?

 

Les partisans d’un tel projet fondent leur argumentation sur le fait que l’Europe de la défense peine à sortir d’un état comateux. Elle s’est engluée, depuis dix ans, dans une « impasse conceptuelle », estiment les sénateurs français, pour qui les insuccès de l’Union dans cette matière souveraine doivent inciter un noyau de pays volontaires - France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie… - à structurer leur collaboration en marge des institutions européennes. La mise sur pied de cet « Eurogroupe de défense » permettrait au Vieux Contient de se doter d’une capacité militaire autonome et d’assumer ses responsabilités au sein l’Alliance atlantique.

 

Cette logique française ne convainc pas tous les experts belges. « Le gouvernement Hollande tourne le dos aux Allemands, au risque de tout casser, déplore Patrick Descy, secrétaire permanent à la CGSP-Défense. Cela crée un malaise au sein-même du PS français. Les projets de coopération militaires franco-britanniques se multiplient au détriment d’un axe franco-allemand, pourtant indispensable pour pouvoir planifier des opérations à l’étranger. » Le désengagement de Paris à l’égard de l’Eurocorps de Strasbourg serait, selon Descy, le signe le plus frappant du changement de cap : « La capacité aérienne française n’est plus à la disposition de ce noyau d’armée européenne constitué en 1992. En outre, Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, a supprimé le régiment d’infanterie basé en Allemagne et qui faisait partie de la brigade franco-allemande, pilier symbolique de l’Eurocorps. Si, aujourd’hui, pour 13 millions d’euros par an, une institution comme l’Eurocorps, capable de mobiliser 60 000 hommes, n’est pas utilisée, c’est que l’Europe de la défense n’est vraiment pas pour demain ! »

 

Un futur drone européen

 

Les engagements stratégiques et matériels disparates des pays européens sont un autre sujet de débat. L’Union compte actuellement 13 constructeurs d’avions, 10 de missiles, 9 de véhicules militaires, 8 de navires. Cette fragmentation se traduit par une duplication des efforts de développement et de production. Un gâchis dans les dépenses européennes d’autant plus affligeant que les coupes budgétaires sont de plus en plus contraignantes. L’Europe ne consacre plus que 1,6 % de son PIB à sa défense, contre 5 % pour les Etats-Unis. Particulièrement frappées, les dépenses de recherche et développement ont chuté de 14 % ces dernières années. Dans ce domaine, les Américains dépensent aujourd’hui cinq fois plus que les Européens.

 

« Faute de capacités de défense suffisantes, nos pays seront à la merci de chantages militaires et leur diplomatie s’en trouvera paralysée », prévenait récemment Didier Reynders. Mais le ministre des Affaires étrangères sait aussi que la crise économique et l’absence de perception d’une menace aux frontières rendent inexorable le déclin des capacités militaires européennes. En Belgique comme dans d’autres pays de l’Union, la Défense est devenue la variable discrète d’ajustement du budget.

 

« Nous gardons tout de même des niches d’excellence, signale le député Lacroix : les interventions de la marine, les opérations de déminage, le soutien logistique ». Et l’avenir ? Bruxelles compte participer, aux côtés de Paris, Berlin et Londres, au développement du futur drone européen « MALE » (moyenne altitude, longue endurance). Elle envisage aussi d’adhérer à des programmes de R&D dans le domaine aéronautique, où la Wallonie et la Flandre ont des compétences reconnues. Ces projets, destinés à mettre en place une production européenne à l’horizon 2020, visent à rendre l’Europe moins dépendante de fournisseurs non-européens.

 

L’inertie de Catherine Ashton

 

Longtemps privée d’orientations par le Conseil européen, l’Europe de la défense va-t-elle enfin prendre son envol ? « Les questions de défense n’ont plus été à l’agenda depuis cinq ans, constate André Dumoulin, chercheur à l’Institut royal supérieur de défense. Décembre 2013 est une opportunité stratégique que les Etats européens ne peuvent se permettre de manquer. »

 

Toutefois, d’autres spécialistes laissent entendre qu’on ne doit pas s’attendre à des avancées substantielles sous l’ère Ashton. La Haute Représentante pour la politique étrangère de l’UE peine à cacher son manque d’ambition pour la politique de sécurité et de défense commune. Dans son rapport supposé être une contribution cruciale au sommet de décembre, Catherine Ashton se contente, pour l’essentiel, de mettre en avant le rôle que l’Europe est appelée à tenir dans le monde et la palette d’instruments militaro-humanitaires dont elle dispose pour répondre aux conflits. En revanche, pas un mot sur le Quartier général militaire européen, un projet dont la nécessité est reconnue par tous, sauf par le Royaume-Uni, qui ne veut pas en entendre parler.

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 12:50
L’Europe de la Défense, un concept à réinventer

 

19.12.2013 Helen Chachaty journal-aviation.com

 

L’Europe de la Défense, concept censé définir une stratégie de défense globale, est régulièrement fustigée, tant du côté politique que du côté industriel. Si des études sont menées et si quelques progrès sont à noter dans le domaine de la coopération, les chantiers restent nombreux. Car au-delà des belles déclarations politiques, il s'agit à présent de mettre en route des projets concrets afin de (re-)lancer une Europe de la Défense qui semble au point mort et incapable d'avancer. Deux prises de position sur cette thématique permettent de constater le blocage actuellement existant.

 

Du côté des plus virulents, on retrouve Tom Enders, PDG d’EADS (futur Airbus Group). Celui-ci n’hésite pas, lorsque l’occasion se présente, à déplorer le manque de volonté et d’engagement politique lorsqu’il s’agit de coopérer à l’échelle européenne. « Arrêtez de publier des déclarations d’intentions et passez à l’action. » Si les relations entre les militaires et l’industrie sont « toujours bonnes », c’est du côté de l’échelon politique que vient le blocage, notamment en raison des ressources budgétaires contraintes de la quasi-totalité des pays.

 

Un avis renforcé par l’échec à l’automne 2012 de la fusion entre BAE Systems et EADS. « L’industrie a tenté, le politique s’est interposé » a déclaré Tom Enders lors de la conférence annuelle de l’Agence européenne de Défense. Les réticences - notamment de l’exécutif allemand - avaient empêché les deux géants de l’aéronautique de s’unir pour créer un grand groupe, qui aurait ainsi pu concurrencer plus directement un géant américain tel que Boeing. « Major Tom » avait par ailleurs profité de la cérémonie de livraison du premier A400M à Séville en septembre dernier pour enjoindre les chefs d’État à se saisir de manière concrète de questions fondamentales telles que la création d’une autorité européenne de certification militaire.

 

La sphère politique ne se montre toutefois pas moins critique lorsqu’il s’agit d’évoquer la coopération en matière de Défense à l’échelle européenne. « Impasse conceptuelle », situation « contre-productive », tels sont les mots que l’on peut trouver dans le rapport d’information de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées du Sénat. Présenté en juillet, le texte appelle les dirigeants à se saisir à bras le corps de ces questions, en proposant notamment un renforcement de la BITD, ou encore la formation d’un « Eurogroupe de Défense », afin de renforcer les coopérations bilatérales ou multilatérales dans des domaines clés.

 

Le sénateur Daniel Reiner déplore quant à lui un manque de « souffle européen », qui s’est éteint, alors que l’UE en a pourtant « bien besoin ». Il se montre également plutôt prudent quant à l’issue du Conseil européenne qui se tient ces jours-ci à Bruxelles : « On en attend de moins en moins, il y a de belles déclarations, mais on attend des prises de décision concrètes ».

 

Focus : L'Europe de la Défense attend son heure

Les chantiers de l’Europe de la Défense

 

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 12:45
photo EMA

photo EMA

 

20.12.2013 Par Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen) Le Monde.fr

 

Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement qui avait, notamment, à son programme l'annonce de projets communs pour l'Europe de la défense aura surtout servi à acter les divisions des Vingt-Huit quant au financement de missions comme celles de la France en Centrafrique.

 

Jeudi 19 décembre, François Hollande espérait un soutien financier mais aussi opérationnel. Paris tente de forcer l'élargissement du dispositif Athena, qui sert déjà à financer une partie des missions militaires européennes. Catherine Ashton, la Haute représentante pour la diplomatie, rentera un rapport et il semble acquis que le système évoluera pour les opérations décidées à l'avenir.

 

Et pour la Centrafrique ? M. Hollande aimerait transformer l'intervention française en une opération européenne mais il doit, pour cela, décrocher une autre aide que celle offerte, à l'heure actuelle, par quelques uns. Jeudi soir, il ne pouvait toutefois évoquer que la Pologne, qui va envoyer un avion gros porteur et ses 50 hommes d'équipage. La Belgique n'a rien décidé et ne veut agir, dit-elle, que « dans le cadre d'une mission commune ».

 

UN ENJEU PLUS SYMBOLIOQUE QUE FINANCIER

 

Le dossier centrafricain devait être rediscuté vendredi et le président entendait souligner désormais qu'il serait bon « politiquement et pour la solidarité » que la France ne reste pas seule sur le terrain. L'enjeu semble donc être devenu, en l'espace de quelques jours, plus symbolique que financier. Le président avait lancé l'idée d'un fonds permanent de financement de missions visant à assurer la sécurité de l'ensemble du continent.

 

A son arrivée à Bruxelles, il se réjouissait d'avoir reçu un appui politique de « la quasi-totalité » des pays membres et ajoutait : « donc les financements doivent suivre ». « Nous ne pouvons pas cofinancer une mission si nous ne participons pas à la décision » répliquait la chancelière allemande Angela Merkel.

 

« Quand nous sommes intervenus, nous ne pouvions pas convoquer un Conseil européen et nous avons été amenés à agir unilatéralement », répondait M. Hollande. Il pense que les ministres des affaires étrangères pourraient acter prochainement une demande formelle d'appui à l'opération « Sangaris ». D'autres sont plus dubitatifs.

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 11:55
photo EMA

photo EMA

L'Europe de la défense n'avance pas. Il faudrait créer un groupe d'Etats pionniers, fédérant leurs armées, dont les forces françaises, ici en Afrique

 

19/12/2013 Jacques Gautier (UMP) et Daniel Reiner (PS) – LaTribune.fr

 

Pour faire exister une défense européenne, il faudrait un Etat fédéral. Cette perspective s'éloignant, la création d'une Eurogroupe de défense permettrait de contourner l'obstacle. Par Jacques Gautier et Daniel Reiner, sénateur UMP et PS, vice présidents de la Commission des affaires étrangères du Sénat

 

Le sommet de Bruxelles sur la défense européenne se déroule aujourd'hui. Les décisions seront modestes et moquées par les eurosceptiques. Gardons-nous de le faire, car toute avancée est bonne à prendre. Pour nous, la décision la plus importante sera celle que prendront, sans doute, les chefs d'Etat et de gouvernement de parler régulièrement - c'est-à-dire au moins une fois par an - des questions de défense.

 

Il faut un "plan"

 

 Néanmoins, soyons lucide. Ce n'est pas de cette façon que nous créerons une défense européenne. Personne n'a jamais construit une cathédrale en empilant des tas de pierres.  Il nous faut un « plan », ou au moins un tracé. Quel est-il ? Une authentique défense européenne ne se résume pas à un club d'utilisateurs d'équipements militaires américains. C'est quelque chose de bien plus ambitieux. La défense européenne c'est la défense de l'Europe par les Européens, pour les Européens.

 

La capacité à intervenir ensemble

 

La défense de l'Europe, c'est la capacité que nous aurions - collectivement - d'assurer la protection de nos espaces de souveraineté, de nos frontières, de nos populations et de nos intérêts - à supposer qu'ils soient communs. La défense de l'Europe, c'est sa capacité à intervenir - ensemble - pour gérer les défis de contexte d'une crise internationale, en Afrique ou ailleurs. Or cette défense européenne ne se construira pas à force d'avancées « concrètes » et « pragmatiques » dont on nous rebat les oreilles depuis plus de quinze ans. De grâce arrêtons de prononcer ces mots, sinon nous finirons pas ressembler au chœur d'Aïda qui chante « marchons, marchons » et qui ne va nulle part.

 

Prendre le risque de tromper le peuple

 

Dire que l'on fait la défense européenne quand on ne fait que des économies d'échelle, c'est non seulement une erreur intellectuelle, mais c'est prendre le risque de tromper le peuple en lui laissant croire qu'une telle défense existe. Or, il peut constater de ses yeux, en Libye, au Mali, en Syrie, ou en RCA, qu'une telle défense n'existe pas ! Ce n'est pas servir l'Europe que donner l'illusion du mouvement alors qu'on reste sur place. Les citoyens européens ne veulent plus de cette Europe qui réglemente la chasse à la palombe, mais qui est incapable de les protéger ou de défendre leurs valeurs.

 

Penser le monde tel qu'il est et non tel qu'on voudrait qu'il soit

 

l n'est pas de pire dévoiement de l'esprit que de penser le monde tel qu'on voudrait qu'il soit et non tel qu'il est. La défense européenne est dans une impasse : les Etats européens préfèrent voir leurs défenses nationales s'amenuiser jusqu'à disparaître plutôt que de s'unir.

 

Nous avons trop concentré nos efforts sur la mise en place d'outils tels que les battle groups, qui ne servent à rien, sinon à dire que « l'on fait quelque chose ». Il nous faut sortir de cette approche instrumentale et nous concentrer sur la création d'un « cerveau » européen, d'une instance d'arbitrage capable, à partir d'une vision partagée, de prendre des décisions, de déclarer la guerre et de faire la paix.

 

Un État fédéral, condition d'une défense européenne

 

Pour en sortir, il faut changer de perspectives. La défense européenne ne progresse pas parce que l'Europe politique ne progresse pas. Et l'Europe politique n'avance pas, parce que l'Europe que nous connaissons n'est pas une construction étatique, mais une organisation pour gérer un marché. La seule organisation européenne d'essence fédérale est la Banque centrale européenne.

 

Pour que la défense européenne existe, il faudrait un Etat fédéral. Aujourd'hui l'idée européenne est tellement abîmée que le seul fait de prononcer le mot « fédéral » condamne à l'anathème. Et c'est malheureusement vrai que le projet européen s'est éloigné et qu'aucune grande voix ne le porte plus.

 

Créer un groupe pionnier d'États

 

Alors que faire ? Baisser les bras, cultiver le repli et faire assaut de « pragmatisme » ? C'est le plus sûr moyen de se condamner à plus ou moins long terme. Nous avons choisi de proposer une autre voie, de regarder les choses en face et de changer de perspectives. C'est parce que c'est difficile qu'il faut le faire.

 

Puisque la défense européenne bute sur la voie de la souveraineté, il faut contourner cet obstacle. Comment ? Comme nous l'avons toujours fait : en créant un groupe pionnier d'États qui le veulent et qui le peuvent et qui décident une fois pour toutes de se mettre d'accord pour être toujours d'accord. C'est ce que nous avons fait avec l'euro. C'est ce que nous avons fait avec les frontières. Et c'est ce que nous devons faire avec la défense européenne. Si elle existe un jour, une telle défense ne sera ni à la carte, ni à géométrie variable. Elle sera au contraire, « à la vie à la mort ». Dans une authentique défense commune ce n'est pas « la mission qui forge la coalition ». C'est la coalition qui conditionne la mission. C'est l'antique alliance des Grecs - la symmachie : « vos amis sont nos amis et vos ennemis sont nos ennemis ».

 

Un Eurogroupe de défense

 

Pour y arriver nous avons proposé la constitution d'un Eurogroupe de défense, c'est-à-dire un groupe d'États pionniers, un « noyau dur ». Nous ne pouvons pas en tracer les contours, car ils doivent être librement définis et consentis par ceux qui les négocieront. Nous disons simplement qu'il est indispensable qu'il comporte du point de vue industriel, l'Italie et l'Allemagne, et du point opérationnel le Royaume-Uni et la Pologne.

 

Mais il ne faut en exclure personne. Le Danemark a une solide tradition guerrière, de même que la Suède qui est l'un des rares pays européens à disposer encore d'une base industrielle de défense importante. Les Pays-Bas ont une grande tradition maritime militaire, la Belgique partage avec nous la formation de ses pilotes de chasse et l'Espagne a montré sa volonté de compter. Désunis nous nous effacerons. Unis, nous existerons. C'est donc à la constitution de cet Eurogroupe qu'il faut travailler. Cela demandera du temps et surtout de la volonté. En avons-nous encore ?

 

 

Jacques Gautier (UMP) et Daniel Reiner (PS) vice-présidents de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat et co-rapporteurs du programme 146 « équipement des forces ». Ils ont été tous les deux représentants du Sénat de la République à la commission du Livre blanc. Ils ont co-signé en juillet 2013 un rapport d'information du Sénat intitulé : « Pour en finir avec l'Europe de la défense - vers une (authentique) défense européenne ».

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 08:50
L'Europe doit-elle se doter d'une armée commune?

 

18.12.2013 JDD
 

La défense sera le thème central du Conseil européen des 19 et 20 décembre. L’Union européenne s’est depuis longtemps dotée des outils institutionnels pour développer son volet militaire, pourtant, cette "Europe de la défense" que beaucoup appellent de leurs vœux, reste introuvable. Et la politique de sécurité et de défense commune de l’UE se résume pour l’instant à la possibilité de participer à des opérations de maintien de la paix.

Ces derniers jours, il a été beaucoup reproché aux États membres de l’Union de laisser la France en première ligne à Bangui. Certains ont déploré une occasion manquée pour le premier déploiement d’un groupement tactique de l’UE. Pourtant, Laurent Fabius a annoncé ce mardi, que des soldats issus d’autres pays européens, seraient bientôt déployés en Centrafrique. "Je crois pouvoir vous affirmer que nous aurons bientôt des troupes au sol qui seront apportées par nos collègues européens", a-t-il déclaré, avant d'ajouter : "Je tiens à le souligner, car c’est l’une des premières fois que cela se produit."

L'intervention en Centrafrique peut-elle inaugurer les prémices d'une véritable Europe de la Défense? Le Conseil européen de décembre peut-il rassembler les pays membres autour de cette idée? Autour d'Arnaud Ardoin, les invités du débat de ça vous regarde en parlent ce soir.

 

sur LCP jeudi dans l'émission Ça vous regarde à 19h45.

 

Invités :

Arnaud Danjean, député européen (Groupe du Parti Populaire Européen), président de la sous-commission "sécurité et défense"

Paul Quilès, ancien ministre de la Défense et Arrêtez la bombe!, Le Cherche Midi, 2013

Isabelle Lasserre, rédactrice en chef adjointe au service étranger du Figaro et correspondante diplomatique

Yvan Stefanovitch, journaliste et auteur de Défense française, le devoir d'inventaire, Editions du Moment, 2013

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 08:50
Brussels Summit: EU to Refocus on Stalled Defense Initiatives

 

 

Dec. 18, 2013 By Christopher Alessi - spiegel.de

 

Hopes are high that Thursday's summit will lead to the EU buffing up its defense capabilities and facilitating drone development and other projects.

 

Hopes are high that Thursday's summit will lead to the EU buffing up its defense capabilities and facilitating drone development and other projects. Pictured: an MQ-1B Predator drone.

 

EU leaders are gathering in Brussels Thurday in an effort to shore up the bloc's common defense policy, amid growing doubts over whether Europe can bridge divergent national views on the continent's security role.

 

European leaders are set to meet in Brussels on Dec. 19 for their last meeting of the year. But this European Council summit will differ from most of the other recent quarterly meetings in that its agenda will not focus primarily on the euro-zone debt crisis. Instead, for the first time in five years, EU heads of state will gather to discuss the bloc's beleaguered Common Security and Defense Policy (CSDP).

 

The summit will address a number of objectives that have eluded the European Union in the past, including strengthening joint military capabilities, pooling defense resources, and spurring a more competitive European defense industry. The 28 leaders are expected to outline blueprints for shared policies on cyber defense, maritime security, drones, and air-to-air refueling capacity.

 

The renewed focus on CSDP comes at a time when the United States -- Europe's traditional security provider -- has begun to shift its strategic focus to Asia, pressuring the EU to strengthen its defense capacity on the Continent and in the neighboring Middle East/North Africa region.

 

Read more

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 16:50
The Time is Now

 

Brussels - 17 December, 2013 by Claude-France Arnould, Chief Executive, European Defence Agency

 

In order to be a credible security provider and to protect its interests, the EU requires the full suite of tools: diplomatic, economic, development, and of course military. But as recent operations have demonstrated, Europeans are still faced with critical gaps in military capabilities. There is, moreover, fragmentation of demand and supply. Investment in the technologies that will be needed to field the systems of tomorrow is in decline. And because of the rising costs of major defence systems, coupled with the on-going squeeze on defence budgets, no single Member State is able alone to have the full inventory of capabilities. The choice is simple: cooperate to acquire and maintain capabilities, or risk losing them altogether.

 

The issues are political. What defence needs is a political boost. That’s why the discussion by EU Heads of States and Government at the European Council this December is so important. For it is they, and they alone, who can arbitrate in favour of defence. 

Cooperation in defence is not new and the European Defence Agency has been created to facilitate it more systematically. We launched many new joint projects in some vital capability areas such as air-to-air refuelling, counter improvised explosive devices, satellite communications or medical field hospitals. None of these could have been realised by one Member State alone; and all of them are absolutely vital for operations. 

Welcome though these projects are, a more systematic approach to cooperation or Pooling & Sharing is necessary, so that cooperation becomes second-nature; so that we avoid the mistakes of the past when, for example, over twenty variants of the same helicopter were produced; so that we extend cooperation beyond the acquisition phase into the whole life of the system; so that we improve interoperability; so that we get as much effect from our hard-pressed Euros. 

Three outcomes from the European Council in December would be really significant. First, a commitment to major projects: air-to-air refuelling, Remotely Piloted Aircraft Systems (RPAS, or drones), satellite communications, and cyber defence. Not only are these capabilities a military necessity, our American partners have clearly expressed that they will not  go on providing most of the key enabling capabilities. Europeans must be able to act by themselves. 

Second, investment in innovation and technology, including dual-use. Europe needs to stay independent when it comes to critical technologies. Europeans have already missed the first generation of RPAS. EDA has made concrete proposals for the next generation of European medium altitude, long endurance RPAS. We have also made suggestions on governmental satellite communications and cyber defence. All have significant civil and military applications. It is important to harness synergies, maximise dual-use technologies, generate economies of scale and extend the comprehensive approach into the area of capabilities development. 

And third, support to industry, in particular Small and Medium Enterprises, so many of which are at the cutting edge of technological innovation. Defence is vital. But it is not just about the immediate ability to project force based on a healthy defence and security industry which is an essential component of the industrial fabric of Europe that generates growth, innovation and jobs.

It is probably unrealistic to expect defence budgets to increase in the near future. But we need EU Heads of State and Government to take defence to the next level. We have to move away from expensive fragmentation to cost-effective cooperation. 

 

 

More information: 

 

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 14:50
EDA Assists Dual-Use Projects to Access Funding

 

Brussels - 18 December, 2013 European Defence Agency

 

The European Defence Agency (EDA) together with the European Commission (EC) support industries and institutes active in dual-use research to access European Structural Funds (ESF), with special focus on SMEs. Recently, seven projects have been selected according to technical eligibility criteria and R&T priorities and assisted in the application process.

 

EDA and EC coordinate their research efforts in the areas of defence and security. Moreover, exploiting existing EU supporting tools and funds for dual-use research projects is a means to promote innovation in the European Defence Technological and Industrial Base (EDTIB) while retaining key technological and industrial capabilities in Europe.  EDA’s work on ESF analyses the potential of accessing ESF for dual-use R&T projects and to provide interested stakeholders with a methodology to do so.

SMEs are the backbone of the European economy with more than 20 million SMEs in the EU representing 99% of business. European SMEs often develop dual-use goods or services in a wide range of industries: energy, telecom and ICT, automotive, material, chemical, aeronautics and space etc. Innovation in the supply chain depends massively on SMEs, which are a key enabler for future industrial competiveness. EDA consequently developed and currently implements an SME Action Plan with a menu of supporting measures including facilitating access to ESF.  

“The main goal of EDA’s Action Plan on SMEs is to ensure that key technical and industrial priorities are developed and maintained in Europe. In a climate of budget constraints, we need to efficiently use existing EU instruments to harness synergies for civil-military research”, said Claude-France Arnould during a press briefing on 12 December. Daniel Calleja Crespo, Director-General of DG Enterprise and Industry at the European Commission added at the same occasion that cross-fertilisation between civil and defence was an increasingly important factor for the future of the European Defence Technological and Industrial Base. The European Commission thus encouraged and promoted civil-military synergies. 

 

Awareness, project support & methodoloy

The main objectives of EDA’s work on ESF are to raise awareness among Ministries of Defence and defence industry as regards the use of ESF and a series of dedicated workshops in different countries have been organised so far; to identify and support eligible pilot projects in R&T and industrial capabilities for the European Structural Funds; and to develop a methodology to be used by the Ministries of Defence to increase eligibility for future projects.

In terms of concrete support to projects, twelve Member States submitted 72 project proposals for screening. While the Agency provided guidance and support to 44 projects, it selected seven pilot projects (from Bulgaria, Poland, Germany, Portugal, France, UK and Spain) which were actively assisted in the development of the application folders. Out of the selected projects, two applications have been successfully submitted by the project holders to the national managing authorities for co-funding, while the rest will be submitted during the current or the next financial framework 2014-2020.

Janusz Michalcewicz, CEO of the Polish SME EUROTECH which applied for project funding for developing an airborne collision avoidance system for Remotely Piloted Aircraft Systems and Very Light Aircraft in low-altitude airspace based on numerical image processing, confirmed during the press briefing that access to additional funding was essential for innovative dual-use research. He highlighted that the necessary administrative procedures to access ESF pose a heavy burden on SMEs. The support provided by the EDA and the Polish Ministry of Defence was therefore essential for his company to proceed with the research.

 

Next steps

ESF has the potential to become an additional source of funding research and innovation dual-use projects in the field of security and defence. After an experimental phase in 2013, EDA will promote a more systematic approach in support of Member States, taking advantage of the programming period 2014-2020.

 

More information

 

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 13:45
UE: la Centrafrique au menu du sommet européen de Bruxelles

 

18 décembre 2013 Par Grégoire Lory - RFI

 

Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a annoncé mardi 17 décembre devant l'Assemblée nationale que plusieurs partenaires européens apporteraient leur soutien militaire à la France en Centrafrique. Mais l'opération Sangaris n'a pour l'instant reçu que peu de soutiens concrets de la part des partenaires européens de la France autres qu'un soutien financier à la MISCA. La Centrafrique sera au programme du sommet européen de Bruxelles les 19 et 20 décembre.


 

Dans leur ensemble les Etats membres de l’Union rechignent à intervenir sur le terrain en Centrafrique aux côtés de la France. Paris a pourtant invité ses partenaires à participer à l’opération en cours. Et à en croire le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, ces appels devraient porter leurs fruits.

 

à (re)lire : Laurent Fabius annonce des renforts européens en Centrafrique

 

Toutefois pour l’instant il n’y a rien de confirmé en provenance des différentes capitales. Il a même été question de mise au point. Ainsi en Belgique : des rumeurs annonçaient en effet l’envoi de 150 soldats belges pour une mission de protection. Une hypothèse jugée prématurée par le ministère belge de la Défense ainsi que par l’état-major. L’armée serait en fait pour l’instant en train d’étudier la demande française d’un soutien autre que du transport aérien.

D’autres Etats membres ont aussi fait savoir qu’il n’était pas à l’ordre du jour d’envoyer des hommes sur le terrain. C’est le cas du Royaume-Uni, de l’Allemagne ou encore de la Pologne. Mais tous soutiennent l’intervention française. Londres et Berlin ont mis à disposition des appareils pour permettre le transport de troupes ou de matériel. Cette aide logistique pourrait d’ailleurs être élargie. La Pologne confirme être prête à engager un avion de transport tout comme les Pays-Bas.

 

La politique de sécurité et la Centrafrique au menu du conseil européen

La question centrafricaine sera aussi évoquée à partir de demain lors du sommet des chefs d’Etats et de gouvernement de l’Union. Les 28 doivent se pencher sur la politique européenne de sécurité et de défense (PESD). Ce sera donc l’occasion pour le président français de préciser son idée de Fonds européen permanent de soutien aux opérations militaires. Ce dispositif permettrait de financer les interventions en urgence dans un pays en crise.

Car si les Européens semblent divisés sur les questions militaires, l’Union intervient par d’autres canaux en Centrafrique. Les Européens financent ainsi à hauteur de 50 millions d’euros la MISCA, la Mission internationale de soutien sous conduite africaine.

 

→ à (re)lire : Cinq options pour un soutien international à la Misca en Centrafrique

 

A travers ses programmes d’aide au développement, l’Union est là aussi très impliquée. La Commission a annoncé lundi le déblocage de plus de 18 millions d’euros supplémentaire pour l’aide humanitaire. Cette enveloppe va permettre de répondre à une partie des besoins urgents comme la distribution d’eau, de produits alimentaires et encore des abris. La Commission a aussi déployé un service aérien. Jusqu’à 200 rotations quotidiennes ont lieu entre Douala au Cameroun et Bangui pour acheminer des marchandises et du personnel humanitaire.

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 11:50
L’introuvable armée européenne

 

17 décembre 2013 Jan Rood, Kees Homan - De Volkskrant Amsterdam

 

Que ce soit pour intervenir militairement ou investir dans l’industrie de la défense, les Européens manquent cruellement de coordination et y perdent en crédibilité. Relancée par l’intervention française en Centrafrique, la question sera débattue au sommet des 19 et 20 décembre

 

Mieux vaut tard que jamais. Voilà une réaction que pourrait susciter le Conseil européen du 19 et 20 décembre, où pour la première fois depuis très longtemps, les chefs d’Etats et de gouvernements européens discuteront de la politique de sécurité et de défense commune. Un type de discussion qui a toute sa raison d’être.

En 1991, le ministre belge des Affaires étrangères de l’époque, Mark Eyskens, avait comparé l’Europe à “un géant économique, un nain politique et un verre de terre lorsqu’il s’agit d’élaborer une capacité de défense”. Certes, ces dernières années, l’UE est devenue plus active dans le domaine de la sécurité. Mais la grande ambition, maintes fois exprimée, d’investir dans une réelle politique commune de défense et de sécurité, y compris une capacité militaire autonome, ne s’est pas réalisée. Tandis que le monde qui nous entoure change et nous oblige, nous, Européens, à considérer notre sécurité plus sérieusement comme un dossier commun.

 

Plus efficace et plus visible

Dans un monde de plus en plus multipolaire, les Etats-Unis ne sont plus prêts à intervenir en derniers recours si la sécurité européenne est menacée. On observe aussi une instabilité croissante dans le voisinage direct de l’UE – l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient, le Caucase. De plus, les menaces se diversifient et, surtout, imbriquent sécurité externe et interne.

La réponse logique à cela semble être davantage de coopération et de prise de responsabilité européennes, et le Conseil européen mise là-dessus : l’Europe doit être plus efficace et plus visible dans le domaine de la sécurité, il faut plus d’investissements dans les capacités militaires, et il faut renforcer l’industrie européenne de défense. Les documents publiés par la Commission européenne et par [la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires extérieures] Catherine Ashton en amont de ce Conseil européen, en soulignent la nécessité.

L’intervention en Libye a montré que – par manque d’unité et de moyens – l’UE est obligée de laisser les Etats-Unis et l’OTAN prendre l’initiative.

On observe que ces dernières années, les missions en dehors du territoire sous drapeau européen ont été moins nombreuses et à plus petite échelle. La contribution européenne à la sécurité et la stabilité mondiales est surtout constituée de formation et de soutien, et non pas d’un véritable déploiement de moyens militaires. L’intervention en Libye a montré que – par manque d’unité et de moyens – l’UE est obligée de laisser les Etats-Unis et l’OTAN prendre l’initiative.

Dans le cas du Mali et de la République centrafricaine, la France n’a pas attendu l’avis de l’UE. “Attendre l’Europe, c’est comme attendre Godot”, comme le disait un diplomate français, cité par le Figaro. La décision d’intervenir a été prise de façon entièrement unilatérale. Et ceux qui veulent et peuvent, ont la possibilité d’y contribuer, mais au fond l’opération reste française [l’Espagne.

 

Des coopérations bilatérales

Ce qui est encore plus grave, est la situation des capacités militaires. Celles-ci étaient déjà insuffisantes, mais sous pression de la crise financière et économique, tous les Etats membres coupent dans leur budget de la défense. Et une quelconque coordination au niveau européen est quasiment inexistante. C’est justement aujourd’hui, compte tenu des insuffisances déjà existantes en matière de moyens cruciaux, qu’une coordination des mesures d’austérité ainsi que des investissements s’imposent, si on souhaite maintenir une défense européenne crédible.

Mais ici encore, les Etats de l’UE préfèrent des coopérations bilatérales pour des raisons pratiques, comme la coopération [aérienne] belgo-néerlandaise, aux coopérations européennes. Le pooling and sharing sur une base bilatérale est l’adage. Ce n’est pas mauvais en soi, mais à long terme ce type de coopérations ne sera viable que si elles sont encadrées dans une stratégie européenne plus large. Or, celle-ci n’existe pas.

L’achat et le déploiement de matériaux et la coopération nécessitent plus que jamais une coopération entre pays, mais cela vaut aussi pour l’industrie de la défense européenne qui est très fragmentée. Comparés à d’autres pays, les Etats de l’UE investissent peu en recherche et développement militaire. Le peu d’investissements effectués ont par ailleurs peu d’impact parce que les Etats membres – surtout les grands – protègent leur propre industrie. Résultat : des doublons, des frais de production trop élevés, des matériels très coûteux et une perte de compétitivité sur les marchés internationaux.

Mais la plus grande perte serait que, si cette situation se poursuit, l’Europe ne soit plus en mesure de garantir sa propre sécurité en s’appuyant sur sa puissance industrielle.

Bref, face aux ambitions militaires confondues, la réalité n’est faite que de coupes claires. La question est de savoir si les 19 et 20 décembre, les Etats de l’UE seront prêts et capables de renoncer à leur propres intérêts en faveur de l’intérêt général. Sinon, ce sera un nouveau sommet européen de perdu, et les propos de Mark Eyskens seront toujours d’actualité, tant d’années après.

Partager cet article
Repost0
17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 16:50
Background Information EU Council

 

Brussels - 16 December, 2013 European Defence Agency

 

Security and defence is on the agenda of the European Council of 19-20 December. EU leaders are expected to provide political guidance on the way ahead for the Common Security and Defence Policy (CSDP). Their discussion will be cover the effectiveness, visibility and impact of CSDP; capabilities and defence industry. 

 

The Common Security and Defence Policy (CSDP) is an essential tool in the foreign policy of the European Union. Since 2003, the EU has deployed some 30 missions and operations around the world. CSDP also offers the framework for enhanced cooperation among Member States by Pooling & Sharing military capabilities, the only way forward in a context of growing threats and budgetary limitations. It also supports the strengthening of the European defence industry, which is essential for the EU's strategic autonomy as well as a driver for jobs, growth and innovation. 

 

In preparation to the EU Council, the European Defence Agency made proposals for four capability programmes and their associated roadmaps in order to address critical shortfalls identified in recent operations: 

  • Air-to-Air Refuelling, with the objective of establishing a multinational fleet from 2019;

  • Remotely Piloted Aircraft Systems, with the objective of laying the foundations for a European solution in the 2020-2025 timeframe;

  • Governmental Satellite Communication, with the objective of preparing the next generation in the 2025 timeframe; 

  • Cyber Defence, with a focus on technology, training and protection of EU assets. 

 

EDA also proposed measures to back defence industry in Europe, including SMEs, by supporting research and innovation in Europe through prioritisation (list of European critical defence technologies), investment in critical technologies and greater synergies with EU instruments. More information can be found in the dedicated factsheets here below.

 

More information:

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories