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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 17:45
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

13/05/2015 Sources : État-major des armées

 

Dans le cadre de l’opération Barkhane, le lieutenant-colonel Marcel est chef du soutien opérationnel (CSO) du détachement air (DETAIR) de Niamey. Ancien navigateur sur Mirage IV et réserviste depuis quelques années, il apporte son expérience acquise dans le civil, avec une approche différente dans les missions qui lui sont confiées.

 

Entré à l’école des pupilles de l’air en 1976, le lieutenant-colonel Marcel est devenu sergent navigateur trois ans plus tard, avant d’intégrer l’école militaire de l’air pour accéder au corps des officiers. Sa « première carrière », comme il aime à l’appeler, qui s’est faite sur avion Mirage IV, lui a permis de participer à de nombreuses opérations et missions, aussi variées qu’enrichissantes. Parmi les plus marquantes, le colonel cite son passage dans le domaine de la formation en qualité d’instructeur, mais aussi la première mission opérationnelle du Mirage IV au-dessus d’un théâtre d’opération extérieure. Une « seconde carrière » l’a amené à Ramstein en Allemagne, où il assume la fonction d’officier de liaison au centre d’opération, avant de rejoindre la base de Metz comme CSO, puis la direction de la protection et de la sécurité de la défense en 2002. A son départ de l’armée d’active en 2008, il est devenu responsable de la sécurité d’un grand centre commercial à la frontière luxembourgeoise.

 

Par la suite, la réserve opérationnelle s’est imposée à lui comme une suite logique : « en tant que militaire, il m’a paru normal de me porter volontaire pour assurer les fonctions dans mon domaine de compétences n’importe où, n’importe quand ». Sans jamais avoir perdu le contact avec le monde opérationnel de l’aéronautique, il est ainsi venu renforcer les rangs de la base aérienne de Mont de Marsan pour, de façon ponctuelle, prendre tour à tour les fonctions de CSO, chef des opérations, directeur des vols, ou encore chef du champ de tir de Captieux, avant de rejoindre le Niger en mars 2015.

 

A Niamey, sous l’autorité du commandant du DETAIR, le chef des services opérationnels est principalement chargé d’assurer, en liaison avec le chef du soutien technique aéronautique (CSTA), le chef du soutien médical, ainsi que les commandants des unités navigantes, le suivi de la gestion de la plateforme aéronautique, pour assurer la mise en œuvre des aéronefs. « Ce poste me permet de voir tous les jours le résultat de notre travail. En effet, partir en opération extérieure (OPEX) a toujours été la finalité de notre métier de militaire, et cela l’est encore aujourd’hui pour moi. Je ne ressens pas de différence entre la mission de réserviste et celle d’active, je me considère avant tout militaire, prêt à renforcer les forces armées en effectuant la mission qui m’est confiée. J’espère cependant apporter un éclairage nouveau à travers ma double expérience dans les mondes militaire et civil. Cette dernière me permet en effet de prendre du recul et de me remettre en permanence en question, ce qui fait la force de notre métier selon moi. »

 

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

photo EMA / Armée de l'Air

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 15:50
Drone Male : un marché de dupes pour Paris ?

Armement Berlin achète une partie d'un satellite d'observation CSO (210 millions d'euros sur 300 millions au total) à la France tout en exigeant un retour d'activités. Du coup Paris offre à Berlin la part industrielle principale du futur drone MALE (credits Airbus DS)

 

01/04/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

L'Allemagne achète une partie d'un satellite d'observation CSO (210 millions d'euros sur 300 millions au total) à la France. En contrepartie, Paris offre à l'Allemagne la part industrielle principale du futur drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) européen.

 

Incroyable... La France laisse le leadership à l'Allemagne dans les drones MALE. Pourquoi? Parce que Berlin achète une partie d'un satellite d'observation CSO (210 millions d'euros sur 300 millions au total) à Paris tout en exigeant un retour d'activités pour son industrie qui n'a développé aucune compétence pour ce type de matériel. Du coup, la France, très  généreuse (beaucoup trop?) dans ses coopérations, offre à l'Allemagne la part industrielle principale du futur drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) européen, un système d'armes pourtant stratégiques pour les armées qui interviennent en opération extérieure comme l'armée française à l'inverse de son homologue allemande.

L'argumentaire "à la France les satellites d'observation optique, à l'Allemagne le drone Male européen" ne tient pas pour des raisons en partie historique, opérationnelle et de bon sens. Car l'Allemagne raccroche les wagons sur un programme déjà lancé et qu'elle a refusé à de nombreuses reprises. En revanche, elle va prendre le leadership d'un futur programme de drone MALE si il est un jour lancé. Car l'histoire d'un programme MALE européen a déjà une longue histoire agitée.

 

Une coopération refusée par l'Allemagne

En occultant l'histoire des programmes de satellites d'observation optique et des drones MALE européens, la signature de cette coopération entre la France et l'Allemagne serait beaucoup moins scandaleuse. Mais voilà, il y a l'histoire. Faut-il rappeler que Berlin a refusé à plusieurs reprises une coopération avec Paris à la fin des années 80 pour développer les satellites d'observation optique Hélios 1, puis dans les années 90. Officiellement en raison des nuages qui pouvaient limiter les capacités opérationnelles des satellites, selon Berlin. Mais dans les faits, ce serait bien les États-Unis qui ont fait pression sur l'Allemagne pour faire capoter cette coopération.

Du coup, Berlin a préféré développer des satellites radar SAR-Lupe. Une fois encore, la France est revenue à la charge en proposant une coopération à l'Allemagne. En vain. En dépit du refus de l'Allemagne et d'un certain nombre de pays européens, la France a malgré tout poursuivi le développement d'Hélios 1 et est devenue le pays européen référent en matière d'observation optique avec les satellites Hélios, puis Pléiades. Finalement l'Italie, et l'Espagne sont rentrées dans le programme Hélios. Puis en 2010, la France a lancé, à nouveau seule, le programme CSO (Composante Spatiale Optique) pour remplacer les satellites Hélios. Le système comprend 2 satellites pour les armées françaises.

 

Retour industriel, la question clef

Récemment encore, le délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon, avait poussé en novembre dernier un coup de gueule sur la coopération franco-allemande, notamment dans le spatial. Les industriels allemands pointaient un retour industriel faible pour l'Allemagne, le troisième satellite devant être majoritairement construit à Toulouse. Mais à qui la faute?

"Les sujets de coopération avec l'Allemagne sont aujourd'hui extrêmement faibles. On parle depuis des années d'une coopération autour des satellites d'observation, d'une énième version de drone franco-italo-allemand, et c'est tout". S'agissant du programme qui va succéder à Hélios, Laurent Collet-Billon s'est montré très critique envers l'Allemagne :"Où en sommes-nous de la politique spatiale ? Nulle part ! On discute toujours avec l'Allemagne de la construction d'un troisième satellite CSO à son profit. La question tourne autour de ce que ce pays pourrait récupérer industriellement en retour. Des questions se posent, à l'infini, sur l'accès aux images et leur transmissibilité à des tiers. (...) L'Allemagne propose de construire un satellite intégralement réalisé par OHB, une société allemande..."

Car Berlin souhaitait confier à OHB et Airbus Defence and Space Allemagne la réalisation d'un satellite d'observation optique. "Avec 200 millions d'euros, c'était une utopie, estime un bon connaisseur du spatial militaire. Ils auraient eu un satellite avec une performance de type Pléiades au maximum".

 

La France profitera d'un troisième satellite CSO

Pour autant, pour être complet, la France trouve également son intérêt dans la construction d'un troisième satellite CSO. Un quadruple intérêt même. Avec un troisième satellite qui est cofinancé, la répétitivité du système est augmentée : les satellites passent beaucoup plus vite au-dessus de la zone qui doit être surveillée. Clairement, un plus pour l'armée française mais aussi allemande, qui aura accès à "un certain pourcentage de droits d'accès aux images" des trois satellites.

Les industriels Airbus Defence and Space et Thales Alenia Space récupèrent de la charge de travail qui est toujours la bienvenue. Enfin, le choix allemand d'acheter un satellite de fabrication française permet aux établissements français de ne pas être confronté à termes à une concurrence allemande (OHB ou Airbus Defence and Space Allemagne).

 

Drone Male : une erreur stratégique de la France?

Comment la France peut-elle laisser le manche à l'Allemagne alors que bien rares sont les pays qui disposent d'autant de compétences grâce aux Dassault Aviation, Airbus, Safran et autres Thales pour créer une filière industrielle solide? La France, pourtant si fière de son autonomie stratégique en matière militaire, est contrainte, après avoir été obligé d'acheter aux États-Unis les fameux Reaper (faucheuse en français), de se mettre dans la roue de l'Allemagne.

En juin 2007, Charles Edelstenne évoquait déjà un problème sur le projet européen EuroMale, l'ancêtre de ce nouveau programme et qui avait avorté : "le budget français, déjà contraint, va servir à dupliquer hors de France des compétences qui existent déjà en France, explique-t-il alors lors d'une conférence de presse. Je le déplore et les leçons des programmes en coopération ne sont pas apprises". Sous-entendu, on développe des compétences en Allemagne, qui ne les a pas.

Le coût de développement du futur drone de reconnaissance de type MALE qui devrait voir le jour à l'horizon 2025 s'il aboutit, s'élèverait à environ un milliard d'euro. Une étude de faisabilité, qui représentera 60 millions d'euros, sera signée à l'occasion du salon aéronautique du Bourget. L'Allemagne, la France et l'Italie mettraient chacun 20 millions d'euros.

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 07:45

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/dga/bourget-2009/vue-d-artiste-de-musis-credit-eads-astrium/318342-1-fre-FR/vue-d-artiste-de-musis-credit-eads-astrium.jpg

credits Eads Astrium - source defense.gouv.fr

 

October 10, 2011 defpro.com

 

Earth observation military satellite contract increases Sofradir’s achievements in supplying state-of-the-art IR detectors for space

 

Paris, France | Sofradir, a leading developer and manufacturer of advanced infrared detectors for military, space and industrial applications, announces today that it has been awarded a multi-million Euro contract to manufacture Infrared (IR) detectors for the engineering and flight model phases for the MUSIS/CSO next generation Earth observation military satellites. These satellites will replace the current Helios 2 observational system.

 

Within the framework of the four-year MUSIS/CSO contract, Sofradir will deliver to Thalès Alenia Space France (TAS-F), a leading worldwide manufacturer of satellite and space equipment, high resolution custom design IR focal plane arrays for the optical imaging cameras. The exact value of the contract was undisclosed.

 

“After our successful involvement in the satellites Helios IIA and IIB, launched in 2004 and 2009 respectively, Sofradir is proud to be part of the MUSIS/CSO project and have the continued confidence of the French MoD and TAS,” said Philippe Bensussan, chairman and CEO at Sofradir. “Our expertise in developing state-of-the-art IR detectors for Earth observation applications will be further strengthened through this collaboration. We look forward to other opportunities to make our MCT IR detectors that operate reliably in harsh environments available for other challenging space projects in Europe and around the world.“

 

The CSO (Optical Space Component) is the French government’s contribution to the future MUSIS (MUltinational Spacebased Imaging System) that will include optical and radar space components. Astrium, a leading aerospace company, is the prime contractor for the CSO satellite development contract. The French space agency CNES awarded the contract to Astrium in 2010. CNES was delegated by the French procurement agency DGA to manage the project.

 

Sofradir first became involved in MUSIS/CSO in 2005, when it carried out a feasibility study and preliminary development of the IR detectors. Sofradir will complete delivery of all the IR detectors by 2015. These are based on Sofradir’s Mercury Cadmium Telluride (MCT) technology, a highly complex semiconductor material that is unavailable to all but a few manufacturers in the world because it is tricky to master.

 

MCT IR technology

 

Sofradir has worked with Mercury Cadmium Telluride (MCT/HgCdTe) IR technology for 25 years. It is the only MCT IR manufacturer in the world, outside the US, to produce 4,000 – 4,500 units per year. This high volume provides two advantages: The ability to reproduce consistently IR detectors that exhibit the high levels of performance required for space applications. The high volume also generates an enormous amount of performance and reliability data, a valuable asset and prerequisite for guaranteeing product performance and reliability. Space contractors benefit from the continual improvements and innovation gained from this data.

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