Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 12:30
photo USAF

photo USAF

 

24/07/2015 Par Eugénie Bastié – LeFigaro.fr



Des chasseurs turcs ont frappé des positions de Daech en Syrie. Au même moment, une intervention spectaculaire mobilisant 5000 policiers et plusieurs hélicoptères visait à la fois les cellules dormantes de Daech et les militants du PKK à Istanbul. 251 personnes ont été arrêtées.

 

Ankara a décidé de bombarder, tôt vendredi matin, plusieurs objectifs tenus par le mouvement radical État islamique en Syrie, au lendemain d'un accrochage entre l'armée turque et les djihadistes à la frontière. Les trois F-16 ont décollé de Diyarbakir, dans le sud-est de la Turquie, aux premières heures de la matinée, visant deux positions de l'État islamique et un «point de rassemblement» de combattants, avant de regagner leur base. Un tournant dans l'attitude jusque là ambigüe de la Turquie vis-à-vis de l'Etat islamique: le pays pourtant membre de l'OTAN, refusait toujours d'intervenir militairement dans la coalition. Cependant, «les chasseurs turcs n'ont pas franchi la frontière durant l'opération», a dit un responsable turc. Le gouvernement veut pour le moment éviter une «intervention» directe sur le sol syrien, se gardant de traverser la frontière. Des rumeurs diffusées par la presse ces dernières semaines laissaient entendre qu'une intervention d'envergure des forces militaires turques dans le Nord de la Syrie pourrait avoir lieu, afin d'établir une zone tampon pour les réfugiés syriens et empêcher les Kurdes de contrôler la zone. Le président Recep Tayyip Erdogan a autorisé hier les Américains à frapper la Syrie depuis le sol turc.

 

Suite de l'article

Partager cet article
Repost0
24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 07:55
photo ECPAD

photo ECPAD

 

18/07/2015 Par Elise Lambert - francetvinfo.fr

 

Les attaques terroristes visant les militaires se sont multipliées. Lundi, un projet d'attentat contre le fort Béar a été déjoué.

 

"Tu tues mes frères, je te tue", avait lancé Mohamed Merah près du corps sans vie du soldat Imad Ibn Ziatem en 2012 avant de s'enfuir sur son scooter, caméra sanglée sur le thorax, l'arme encore chaude à la main. Quelques mois plus tard en octobre 2012, c'est un coup de filet au cœur de la cellule islamiste de Cannes-Torcy sur la Côte d'Azur qui permet d'éviter un attentat à la bombe chez des militaires. Début 2015, à Nice, Moussa Coulibaly attaque au couteau trois militaires en faction devant un centre communautaire juif.

Depuis quelques années, les actions islamistes visant les militaires se sont multipliées : à chaque fois, les auteurs de ces attaques revendiquent leur haine de l'armée et de la police. Le dernier événement en date étant l'attentat déjoué contre le fort Béar, lundi 13 juillet. Pourquoi les jihadistes s'en prennent-ils aux militaires ? Francetv info a posé la question à plusieurs spécialistes des questions de défense et de terrorisme. 

 

 

Lire l'article

Partager cet article
Repost0
24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 07:30
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

21.07.2015 par Marine Nationale
 

Le 17 juillet 2015, les avions de l'opération Chammal ont franchi le cap des 1000 missions aériennes. Dix mois plus tôt, le 19 septembre 2014, une patrouille de Rafale, un C135 FR et un  Atlantique 2 réalisaient les premières missions aériennes ide l'opération Chammal, sur ordre du président de la République, marquant ainsi le lancement de l’opération.

Deux missions aériennes se sont succédé le 17 juillet 2015: une patrouille de Mirage 2000D, stationnée sur la Base aérienne projetée de Jordanie, et un avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL2), au départ de son terrain de stationnement dans le golfe arabo-persique. Les appareils ont décollé respectivement à 19h et peu avant 22h, heure de Paris. La patrouille de M2000 a effectué une mission de reconnaissance armée au-dessus de la région de Mossoul pour une durée de 4h45, dont 3 heures sur zone.

L'Atlantique 2 a réalisé une mission ISR (intelligence, surveillance et reconnaissance) de renseignement dans la profondeur, au-dessus de la zone de l'Anbar, qui a duré 11h30, dont 6 heures sur zone. Il s’agissait de la 354e mission pour le Mirage 2000D et de la 87ème mission pour l'ATL2. C’est ainsi l'avion de patrouille maritime Atlantique 2 qui a effectué la 1000e mission aérienne d'un avion français dans le cadre de l'opération Chammal.

Le 19 septembre 2014, la France, avec l'opération Chammal, affirmait sa participation à l'opération Inherent Resolve, rejoignant une coalition qui à l'époque était constitué d'une petite vingtaine de pays. L’opération Chammal disposait de: trois puis six Rafale Air (A), un C135 FR et un Atlantique 2 de la Marine nationale, auxquels allaient s'ajouter en novembre 2014 un E3F i, trois puis six Mirage 2000D, projetés sur une base aérienne en Jordanie ii. Ce dispositif était renforcé par un groupe aéronaval composé de douze Rafale Marine (M), neuf  Super Étendard Modernisés (SEM) et un  E2C Hawkeye du 23 février au 18 avril 2015. Au plus fort de son engagement, la France comptait une quarantaine d'avions dans l’opération Chammal.

 

Suite de l'article

Partager cet article
Repost0
20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 20:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

20/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Trois commandos parachutistes de l’Air (CPA) déployés en Jordanie dans le cadre de l’opération Chammal nous expliquent leur parcours et nous livrent leurs impressions sur leur métier respectif.

 

Le caporal Vincent est commando parachutiste de l’Air depuis l’âge de 19 ans. C’est son frère, militaire du rang dans l’armée de l’Air, qui l’a encouragé à pousser la porte d’un Centre de Recrutement et d’Information des Forces Armées (CIRFA) où il a d’emblée fait le choix de devenir CPA. Il a validé une première batterie de tests destinés à évaluer son potentiel pour devenir militaire: tests médicaux et psychotechniques, anglais, sport (course à pied, tractions, parcours d’aisance). Il s’en est suivi une deuxième série de tests à Dijon durant lesquels il s’est soumis à de nouveaux tests physiques (piscine et abdos), puis s’est présenté à un entretien devant une commission militaire chargée d’évaluer sa motivation à devenir commando. Retenu par le jury, le caporal Vincent a intégré l’escadron de formation des commandos de l’air (EFCA) à Dijon.

Son parcours de formation a duré 8 mois, au cours desquels il a enchaîné les stages : d’abord, une formation de 6 semaines à l’École d’enseignement technique de l’armée de l’air (EETAA) à Saintes, pour devenir aviateur, puis les stages de qualification Maquis (premier niveau de formation professionnelle, durant 3 semaines) et MATOU (Module d’acquisition des techniques opérationnelles en unité, pendant 12 semaines) à Dijon et, enfin, un stage de parachutisme de 15 jours à Pau (une semaine de préparation au sol et une semaine de sauts). A l’issue de ces stages, il a effectué sa demande pour intégrer le CPA 20 et a vu son choix satisfait.

 

Selon le caporal Vincent, celui qui souhaite intégrer les CPA doit impérativement « avoir un bon niveau sportif, être motivé et faire preuve d’une grande stabilité émotionnelle pour endurer la formation et les OPEX en milieu hostile ». Il doit également « avoir à l’esprit qu’il sera souvent en déplacement et, par conséquent, loin de sa famille ». A titre d’exemple, il effectue actuellement sa deuxième OPEX à seulement 22 ans. « Les opérations extérieures (OPEX) et intérieures (OPINT), les entraînements au tir et les opportunités de carrière constituent, pour moi, une source de motivation quotidienne ».  « Je me plais au CPA 20 et souhaite passer l’examen dit de « passerelle jeune » afin de devenir sous-officier ».

 

En 2007, le caporal Laurent, baccalauréat d’électrotechnicien en poche, s’est renseigné sur les carrières militaires auprès du CIRFA de Toulouse. Attiré par « l’aventure » il a alors décidé d’intégrer la filière fusilier commando dans l’armée de l’Air. Après sa formation à l’EETAA, il a choisi de servir au sein de l’escadron de protection de Cazaux et, deux mois plus tard, a passé les tests de sélection pour devenir commando de l’Air. Retenu pour la spécialité, il a effectué le stage Matou et fait sa demande d’intégration au CPA 30 de Bordeaux en 2008. Par la suite, il a entamé un nouveau processus de sélection pour, cette fois, intégrer le groupe spécialisé Recherche et Sauvetage au Combat (RESCO/CSAR) du CPA 30, auquel il appartient désormais avec la spécialité tireur d’élite longue distance. « Pour appartenir à un groupe spécialisé, il faut réaliser des stages qualifiants permettant d’acquérir des compétences spécifiques (transmetteur, auxiliaire sanitaire, tireur d’élite, etc.). »

 

Ce qui lui plaît le plus dans son métier de commando ? « Travailler en groupe réduit avec des personnels hautement qualifiés en qui j’ai une totale confiance, avoir des responsabilités et vivre l’aventure ». Et des aventures il en a vécu… puisqu’il est parti 2 fois en Afghanistan (en 2010 et 2012) mais aussi en Lybie (en 2011), au Mali (en 2013) et au Tchad (en 2014) avec des mandats d’environ 4 mois par OPEX. Le caporal Laurent réalise actuellement sa sixième OPEX et « reconnait que pour faire ce métier il faut être discipliné et avoir l’esprit de sacrifice, puisqu’on exerce un métier à risques où l’éloignement familial est fréquent ».

 

La caporal-chef Olympe s’est engagée dans l’armée de l’Air en 1999, à l’âge de 17 ans. Comme elle était très sportive, le CIRFA (à l’époque le Bureau Air Information) lui a proposé d’emblée de devenir fusilier commando. Elle a d’ailleurs fait partie des premières femmes incorporées dans cette spécialité qui leur est ouverte depuis 1998.

Après 7 ans au sein de l’escadron de protection de Dijon, elle s’est vue proposer un poste d’instructeur au sein de l’EFCA où, durant 8 ans, elle s’est occupée essentiellement de la formation des MTA (Militaire Technicien de l'Air) effectuant le stage Maquis. En mars 2014 elle a réussi les sélections pour intégrer les CPA et s’occupe désormais de la gestion des départs OPEX/OPINT et des déclenchements inopinés de missions au CPA 20. Sa carrière à Dijon a été ponctuée par les OPEX : Sarajevo (en 2000), Dakar (en 2001) et Djibouti (en 20002, 2004 et 2008) et actuellement la Jordanie.

 

Parallèlement, son talent pour la course à pieds lui a permis de remporter à plusieurs reprises la première place au championnat militaire national Air de cross. Sélectionnée à deux reprises par le Centre National des Sports de la Défense (CNSD) pour faire partie de l’équipe de France bis de cross, son équipe a terminé première sur le podium, en Belgique et en Suisse, lors des championnats interarmées.

La caporal-chef Olympe apprécie « La fraternité d’armes, la cohésion, l’esprit d’équipe, l’endurance physique et servir mon pays à l’étranger pour participer à la protection de nos ressortissants ».

Au 1er semestre 2015, elle est retenue pour intégrer le corps des sous-officiers au sein du CPA 20 et passera bientôt sergent. A 34 ans, cette maman de deux enfants a déjà une carrière bien remplie à son actif et un avenir prometteur.

 

photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

Partager cet article
Repost0
20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 18:30
photo EMA / Ministère de la Défense

photo EMA / Ministère de la Défense

 

20/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 17 juillet 2015, les avions de l'opération Chammal ont franchi le cap des 1000 missions aériennes. Dix mois plus tôt, le 19 septembre 2014, une patrouille de Rafale, un C135 FR et un Atlantique 2 réalisaient les premières missions aériennes de l'opération Chammal, sur ordre du Président de la République, marquant ainsi le lancement de l’opération.

 

Deux missions aériennes se sont succédé le 17 juillet 2015: une patrouille de Mirage 2000D, stationnée sur la Base aérienne projetée de Jordanie, et un avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL2), au départ de son terrain de stationnement dans le golfe arabo-persique. Les appareils ont décollé respectivement à 19h et peu avant 22h, heure de Paris. La patrouille de M2000 a effectué une mission de reconnaissance armée au-dessus de la région de Mossoul pour une durée de 4h45, dont 3 heures sur zone.

 

L'Atlantique 2 a réalisé une mission ISR (intelligence, surveillance et reconnaissance) de renseignement dans la profondeur, au-dessus de la zone de l'Anbar, qui a duré 11h30, dont 6 heures sur zone. Il s’agissait de la 354e mission pour le Mirage 2000D et de la 87ème mission pour l'ATL2. C’est ainsi l'avion de patrouille maritime Atlantique 2 qui a effectué la 1000e mission aérienne d'un avion français dans le cadre de l'opération Chammal.

 

Le 19 septembre 2014, la France, avec l'opération Chammal, affirmait sa participation à l'opération Inherent Resolve, rejoignant une coalition qui à l'époque était constitué d'une petite vingtaine de pays. L’opération Chammal disposait de: trois puis six Rafale Air (A), un C135 FR et un Atlantique2 de la Marine nationale, auxquels allaient s'ajouter en novembre 2014 un E3F, trois puis six Mirage 2000D, projetés sur une base aérienne en Jordanie. Ce dispositif était renforcé par un groupe aéronaval composé de douze Rafale Marine (M), neuf Super Étendard Modernisés (SEM) et un E2C Hawkeye du 23 février au 18 avril 2015. Au plus fort de son engagement, la France comptait une quarantaine d'avions dans l’opération Chammal.

 

Toute la gamme de missions aériennes a été programmée pour les avions Chammal français, depuis le CAOC (1) au Qatar :

- ISR et Renseignement dans la profondeur pour les Rafale A et M équipés du Pod Reco NG (système de reconnaissance de nouvelle génération) et l'Atlantique 2, au-dessus du territoire irakien. Les missions de renseignement sont fondamentales pour cartographier l’adversaire et analyser son comportement en coordination avec nos alliés. Le produit de ces missions est exploité en synergie au sein de la coalition.

- Reconnaissance armée pour les M2000, les SEM et les Rafale A et M, permettant de fournir un appui aérien aux forces armées irakiennes.

- Ravitaillement en vol pour le C135 FR au profit de tous les avions des pays de la coalition ayant engagés des forces aériennes dans l'opération Inherent Resolve, dont Chammal est la participation française.

- Coordination & Contrôle pour l'E3F et l'E2C et ponctuellement l'ATL2 iv dans le cadre de missions SCAR-C (Strike Coordination and Reconnaissance – Coordinator). La France, à tour de rôle avec les rares autres pays de la coalition à posséder cette capacité, surveille le ciel irakien, contrôle et coordonne les missions des avions alliés de la coalition Inherent Resolve, dont nos Rafale A et M, nos M2000, l'ATL2 et notre ravitailleur C135, engagés dans Chammal.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage2000D) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique2. Il comprend également des militaires projetés à Bagdad et Erbil pour la formation et le conseil des militaires irakiens.

 

(1) CAOC, Combined Air Operation Center : centre interallié des opérations aériennes

photo EMA / Ministère de la Défensephoto EMA / Ministère de la Défensephoto EMA / Ministère de la Défense
photo EMA / Ministère de la Défensephoto EMA / Ministère de la Défensephoto EMA / Ministère de la Défense
photo EMA / Ministère de la Défensephoto EMA / Ministère de la Défensephoto EMA / Ministère de la Défense

photo EMA / Ministère de la Défense

Partager cet article
Repost0
20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 16:30
La Belgique a assuré 5,5% des missions d'attaque contre l'EI (20.07.2015)

 

20/07/15 7sur7.be

 

La composante Air a effectué, en neuf mois d'opération en Irak au profit de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, 163 attaques au sol contre des objectifs terrestres du groupe terroriste sunnite Etat islamique (EI) en 796 sorties, a indiqué lundi un haut responsable militaire, trois semaines après la fin de cette mission, qui devrait reprendre d'ici un an en alternance avec les Pays-Bas.

 

Six chasseurs-bombardiers F-16 belges ont opéré  uniquement en Irak  entre début octobre 2014 et fin juin dernier au départ de la Jordanie, notamment pour appuyer les troupes irakiennes au sol qui s'opposent à l'avancée de l'EI (alias Daech en arabe). Ils ont effectué 3.552 heures de vol dont une partie de nuit, attaquant 163 objectifs de Daesh, parfois avec plusieurs bombes de 250 kilos, ce qui représente 5,5% de l'effort de la coalition internationale.

"Sans causer de dommages collatéraux", grâce aux précautions prises, a assuré le commandant de la composante Air, le général Frederik Vansina, au cours d'un point presse sur la base aérienne de Kleine-Brogel (Limbourg) à l'occasion d'un vol en F-16 du ministre de la Défense, Steven Vandeput.

 

Un système d'alternance avec les Pays-Bas

La campagne aérienne produit ses effets et l'avancée de Daech a été stoppée, le mouvement ayant perdu 30% des territoires qu'il contrôlait en dépit de quelques "succès tactiques temporaires", a-t-il ajouté, tout en admettant que la lutte contre l'EI serait de "longue haleine".

La participation belge aux opérations aériennes a été suspendue fin juin, pour des raisons budgétaires, avec un retour des avions quelques jours plus tard à Florennes.

La Belgique et les Pays-Bas ont toutefois convenu d'un système d'alternance qui font que les deux forces aériennes se relèveront mutuellement à partir de l'été 2016.

Partager cet article
Repost0
16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 16:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

16/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Poursuivant avec les forces aériennes de la coalition une activité soutenue, les avions français de l'opération Chammalont réalisé cette semaine 17 sorties aériennes, réparties entre 12missions de reconnaissance armée pour les Mirages 2000Dde la base aérienne projetée de Jordanie et 5 missions ISR (intelligence, reconnaissance et surveillance) de renseignement dans la profondeur pour l'Atlantique 2 et les Rafaleéquipés du Pod Reco NG (système de reconnaissance de nouvelle génération).

 

Ces ISR et ces missions de reconnaissance armée, planifiées par le CAOC (Combined air and space operation center) au Qatar et suivies depuis le centre des opérations Chammal, le JOC, ont permis la réalisation de 5 frappes dans les régions de Mossoul, Sinjar et Ramadi, et la neutralisation de 8 objectifs, dont 4 positions de tir et une zone en cours de fortification.

 

Suite de l’article

Partager cet article
Repost0
9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 16:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

09/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Programmées par le CAOC (Combined air and space operation center) au Qatar, suivies en conduite par le JOC (joint operation center) Chammal, 12 missions aériennes ont été conduites cette semaine. Elles ont permis de réaliser 4 frappes dans les régions de Mossoul, Sinjar, Falloujah et Baiji. Sept objectifs ont été détruits, constitués par des bâtiments et de l’armement lourd du groupe terroriste Daech.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un appui (aérien et formation) aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage2000D) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique2. Il comprend également des militaires projetés à Bagdad et Erbil pour la formation et le conseil des militaires irakiens.

 

Partager cet article
Repost0
8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 16:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

08/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 28 juin 2015, trois Mirage 2000D de la 3e escadre de Nancy ont rallié la base aérienne projetée (BAP) en Jordanie, après avoir réalisé un vol de convoyage sans escale d’une durée de 5 heures.

 

Ces avions Mirage 2000Dont immédiatement été équipés, par les mécaniciens du Détachement chasse de la BAP, de contremesures électroniques (brouillages, leurres infrarouge, leurres électromagnétiques et détecteurs de départ missiles) et selon une configuration avionique (fréquences radio, codes GPS, codes armement) propre au théâtre d’opération Chammal, afin d’être aptes à effectuer des missions de guerre. Simultanément trois autres Mirage 2000Dont été remis en configuration métropole en vue de leur retour sur la base aérienne 133 de Nancy. Ils auront effectué plus de 1000 heures de vol et 215 sorties durant leur déploiement en Jordanie. Pendant deux jours, toutes les spécialités de mécaniciens et tous les services ont été concernés par les manœuvres liées au convoyage : avioniques, armuriers, motoristes, servitudes, oxygène et bureau technique.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un appui (aérien et formation) aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage2000D) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique2. Il comprend également des militaires projetés à Bagdad et Erbil pour la formation et le conseil des militaires irakiens.

photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

Partager cet article
Repost0
7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 17:30
Entraînement au tir par les commandos parachutistes en Jordanie

 

7 juil. 2015 Crédit : État-major des armées / Armée de l'air​

 

Opération Chammal, Juillet 2015
Séance d’entraînement au tir par les commandos parachutistes du groupement de protection de la base aérienne projetée en Jordanie

 

Partager cet article
Repost0
7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 17:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

07/07/2015 Armée de l'air

 

Projeté en Jordanie dans le cadre de l’opération Chammal depuis le 28 mars 2015, le sergent-chef François est armurier opérationnel. Portrait.

 

Sur la Base aérienne projetée (BAP), le rôle du sergent-chef François consiste à diriger l’équipe d’assemblage des bombes qui seront posées sous les Mirage 2000. Il assure ainsi toutes les vérifications importantes lors de ces différentes phases. Pour assembler une bombe, il faut d’abord préparer le corps de bombe puis lui apposer les kits avant et arrière ; en fonction de la munition, les kits utilisent le mode de fonctionnement laser ou GPS/INS.

 

En métropole, le sergent-chef François est chef d’une équipe de cinq personnes dans un dépôt de munitions de différents types : petits calibres, bombes, leurres, etc., dans le but de répondre aux besoins d’entraînement des militaires de l’armée de l’air. Le métier d'armurier lui permet « d’être au cœur de l’opérationnel et de pouvoir partir régulièrement en mission et en opération extérieure (OPEX) » ; la Jordanie est d’ailleurs sa 3e OPEX.

 

Ainsi, en 2009, il était renfort armurier sur avion à Kandahar, en Afghanistan. A ce titre, il était chargé de poser les bombes sous les avions. Puis, en 2011, il a effectué deux mois à Souda, en Crète, dans le cadre de l’opération Harmattan, à nouveau en tant que renfort armurier sur avion.

 

En 2009, il a également participé à la campagne de tir de l’exercice Red Flag en Alaska, durant laquelle il assemblait les bombes larguées sur les champs de tir. Puis en 2010 et 2011, déployé au Maroc pour une campagne de tir programmée, dans le cadre des accords franco-marocains en vigueur, il travaillait à l’assemblage des bombes au sein de la division munitions. Enfin, il a participé à la campagne de tir de l’exercice Mapple Flag au Canada en 2012, où il occupait les mêmes fonctions qu’au Maroc.

 

Retrouvez toutes les informations sur l'opération Chammal en cliquant  ici.

photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

Partager cet article
Repost0
7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 12:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

06/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Que serait aujourd'hui une opération extérieure sans moyens de transmissions, sans SIC (systèmes d’information et de communications)?

 

Plus encore dans le cadre de l’opération Chammal où les 700 militaires français sont répartis sur plusieurs sites éloignés les uns des autres, dont notamment le détachement français du CJTF-OIR [1] au Koweït.

 

Commandée par le capitaine de vaisseau Yann, l’unité française de Chammal au Koweït intégrée dans le CJTF, dépend, pour ses transmissions nationales, de trois hommes, transmetteurs aguerris et expérimentés. Leur mission ne se limite pas aux transmissions, les militaires français sont aussi responsables des réseaux et des ordinateurs.

 

Le sergent Pascal est l’administrateur des réseaux "ordinateur", le sergent Nicolas est spécialiste informatique, l'adjudant Romain a quant à lui la responsabilité des réseaux satellitaires. Tous les trois sont des vétérans des moyens SIC, passés par l'école des transmissions de Rennes-Cesson Sévigné, avec plusieurs opérations extérieures à leur actif : Côte d'Ivoire, Harmattan, Barkhane, Serval, Proterre aux Antilles, et maintenant Chammal.

 

Le sergent Pascal gère la téléphonie chiffrée et non chiffrée, les routeurs, et les réseaux informatiques ainsi que le réseau de conférence vidéo. Le sergent Nicolas a en charge, en parallèle du sergent Pascal, les ordinateurs, les serveurs, le câblage, une quinzaine de "stations", tandis que l'adjudant Romain assure l'installation et l'exploitation des antennes, reliées aux satellites de transmission des armées, Syracuse. Il s'occupe également du "MCO" (maintien en condition opérationnelle) de niveau 1, c'est-à-dire des réparations assez simples, ne nécessitant pas d'importante main d'œuvre, comme le changement de certaines pièces.

 

A tour de rôle, ils prennent la permanence, pour assurer une présence en continu des SIC dans la tente française. Ils sont unanimes : "le cœur du métier, c'est sur le terrain, et le terrain c'est l'opex". Et chacun rajoute que si sur d'autres théâtres, ils étaient cantonnés à un domaine "ici pour Chammal, il faut être polyvalent et connaître un minimum du travail de nos coéquipiers. La mission est prioritaire. S'il arrive quelque chose la nuit, quand on est seul, il faut être à même de pouvoir commencer la réparation en attendant l'arrivée du spécialiste dédié".

 

De leurs relations avec leurs camarades des autres pays de la coalition se trouvant également dans le camp, ils restent discrets, mission oblige : "Ici, il n'y a pas les 60 nations de la coalition, néanmoins, juste à côté de nous se trouvent nos collègues SIC italiens, un peu plus loin les australiens, les canadiens, les anglais et les espagnols et bien sûr à un autre endroit du camp, les américains. C'est un vrai challenge d'arriver à échanger et de confronter nos méthodes de travail. Les américains viennent pratiquement tous les jours pour "la mise à la clé" de nos moyens de téléphonie utilisés pour les communications entre pays du CJTF, car nous ne gérons pas les moyens de la force, uniquement les moyens français".

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un appui (aérien et formation) aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage2000D) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2. Il comprend également des militaires projetés à Bagdad et Erbil pour la formation et le conseil des militaires irakiens.

 

[1]  Le CJTF-OIR, le Combined Joint Task Force – Operation Inherent Resolve : Force interarmées multinationales de l’opération Inherent Resolve

photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

Partager cet article
Repost0
6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 21:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

06/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 30 juin 2015, l’avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL2) engagé dans le cadre de l’opération Chammal depuis novembre 2014, a été relevé par un autre avion et un nouvel équipage en provenance de la base aéronavale de Lann-Bihoué (France).

 

"A bord" depuis le 21 novembre 2014, cet avion à la cellule si particulière a réalisé au cours de ces derniers mois de nombreuses missions ISR (intelligence, reconnaissance et surveillance) au-dessus de l'Irak. Après un certain nombre d'heures de vol, il est planifié pour effectuer une rotation des appareils afin de gérer au mieux le "potentiel utilisable" de chaque avion.

 

Outre des missions ISR, l'Atlantique réalise également des missions XINT (mission d'interdiction aérienne) et SCAR-C (coordination du vol des chasseurs), où il peut être amené à coordonner les vols de plusieurs avions en missions de renseignement et de reconnaissance armée contre le groupe terroriste Daech. A ce titre, un membre particulier de l’équipage, le FAC(A) (forward air controller airborne) est nécessaire à bord de l’Atlantique 2 pour coordonner l’ensemble des actions d’appuis aériens. Une quinzaine de missions de ces deux types a ainsi été réalisée depuis novembre 2014 en coordination avec le CAOC (Combined Air Operation Center) au Qatar afin de détecter, d’identifier et de frapper d’éventuelles cibles d’opportunités.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un appui (aérien et formation) aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage 2000D) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

Partager cet article
Repost0
6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 20:30
Photo Jürgen Braekevelt MIL.be

Photo Jürgen Braekevelt MIL.be

 

03/07/2015 Johan Lievens – MIL.be

 

Les six F-16 belges sont rentrés sains et saufs ce 2 juillet à la base de Florennes. Depuis octobre 2014, ils exécutaient des missions contre le groupe terroriste État Islamique (EI) en Irak depuis une base jordanienne. L’opération Desert Falcon est terminée.

 

Le vol retour a duré six heures. Les pilotes ont souhaité garder l’anonymat vu les circonstances. « Cela fait du bien d’être de retour », raconte l’un d’eux. « L’ambiance était bonne et chacun a pu rentrer sain et sauf. »

 

Outre les missions de reconnaissance, les F-16 ont effectué des opérations cinétiques depuis le ciel irakien. Les interventions sont racontées avec grande prudence. « Nous menions les missions quotidiennes généralement entre Belges et parfois avec d’autres partenaires de la coalition », raconte le pilote. « Les vols duraient environ cinq heures chacun de jour comme de nuit. Cette alternance se faisait ressentir mais il y avait assez de moments prévus pour se reposer. » Les pilotes étaient constamment tenus au courant des activités ainsi que des troublantes images publiées par l’EI sur les médias sociaux. « Quand tu vois ce genre de choses, tu sais pourquoi tu es là », affirme un pilote.

 

Le Conseil des ministres avait décidé, le 24 septembre dernier, d’envoyer six F-16 et un groupe de 120 personnes en appui en Jordanie.

Photo Jürgen Braekevelt MIL.bePhoto Jürgen Braekevelt MIL.be
Photo Jürgen Braekevelt MIL.be

Photo Jürgen Braekevelt MIL.be

Partager cet article
Repost0
6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 07:30
Terrorisme : la stratégie de la pieuvre

 

06/07/2015 Par Jean Guisnel - Le Point

 

Daesh a acquis une dimension que ceux qui l'ont précédé n'ont jamais approchée. Armes lourdes, recrutement, propagande. Le djihadisme 2.0 gagne du terrain.

 

Les conquêtes territoriales de l'Etat islamique feront date dans l'histoire du djihadisme. Sur le plan militaire, ce groupe a acquis une dimension que ceux qui l'ont précédé n'ont jamais approchée. La fameuse mouvance Al-Qaeda a beau avoir mené bien des actions spectaculaires, elle n'est jamais parvenue à se tailler un territoire d'une telle superficie ni à menacer des Etats dans leur existence même - ce que le groupe d'Abou Bakr al-Baghdadi est en passe de réussir en Syrie, en Irak et dans une moindre mesure en Libye.

 

Suite de l’article

Partager cet article
Repost0
6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 06:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

04/07/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 15 juin 2015 a eu lieu la cérémonie de passation de commandement de la base aérienne projetée (BAP) en Jordanie. Après quatre mois de présence, le colonel Stéphane a rendu son commandement au profit du colonel Laurent.

 

Durant sa période de commandement, le détachement chasse a réalisé plus de 1800 heures de vol en mission de guerre et délivré une grande part des 162 [1] frappes de l'opération Chammal à l’aide de bombes de précision contre le groupe terroriste auto-proclamé Daech : plusieurs centaines de combattants ennemis ont été tués; de l’artillerie lourde, des véhicules blindés, des dépôts de munitions et des usines de production d’IED (engins explosifs improvisés) ont été détruits.

 

Dans le même temps, ce sont plusieurs centaines de rapports de renseignement issus des capacités de recueil électromagnétique et image que la BAP aura transmis aux échelons opératifs et stratégiques, apportant ainsi une large contribution à la connaissance des actions et des intentions de l’adversaire.

 

La BAP, système de combat et pion tactique élémentaire interarmées à dominante Air permettant la mise en œuvre cohérente et maîtrisée de toutes les capacités qui y sont déployées, s’inscrit désormais dans le temps et prouve chaque jour l’efficacité de son fonctionnement grâce aux excellents résultats obtenus depuis sa mise en place. Elle constitue un instrument de puissance au service de la coalition Inherent Resolve et de l'opération Chammal dans sa mission de lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un appui (aérien et formation) aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage 2000D), d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et de 130 militaires dans les régions de Bagdad et Erbil.

 

[1] Bilan des frappes au 2 juillet 2015

Partager cet article
Repost0
3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 16:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

03/07/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 25 juin 2015, un A400M Atlas a terminé une tournée de ravitaillement logistique sur les terrains où se trouvent des avions de l'opération Chammal dans le golfe arabo-persique : la base aérienne projetée de Jordanie, le Qatar et d’autres lieux de déploiements des éléments français en zone ALINDIEN.

 

Le 25 juin 2015, l'avion de transport s’est posé à 23h15. Le voyage, qui avait commencé la veille en France, a été long, passant par la Jordanie puis le Qatar. La nuit est tombée à 19h, la température s'est donc un peu adoucie, autour de 35°C. Le tarmac est occupé par des Rafale, l'Atlantique 2 et maintenant l'A400M.

 

Les pistards de l'escale ont guidé l'Atlas, qui, après quelques évolutions sur le parking, a arrêté ses quatre turbopropulseurs à huit pales. La trappe arrière s'est ouverte, un tarmac et un porte-palette se sont approchés, accompagnés des permanents de l'escale aérienne. Membres de l'équipage de l'A400M et pistards se sont activés pour "dépalettiser" l'Atlas de son chargement : équipements divers et commandes logistiques variées destinés aux escadrons Rafale, à l'Atlantique 2 ou tout simplement aux unités du site. Pendant ce temps, le conducteur avitailleur effectuait le plein de l'Atlas.

 

Puis le moment du chargement est arrivé. Un moteur de Rafale, ne pouvant être réparé sur site, est monté dans la soute de l'avion, accompagné de quelques autres palettes, en route pour la France. L'Atlas, nouveau fer de lance du transport et de la projection française, est reparti le lendemain.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un appui (aérien et formation) aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage 2000D) et d’un avion de patrouille maritime  Atlantique 2. Il comprend également des militaires projetés à Bagdad et Erbil pour la formation et le conseil des militaires irakiens.

photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

Partager cet article
Repost0
3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 16:30
ISIS Sanctuary June 19, 2015 - credits ISW

ISIS Sanctuary June 19, 2015 - credits ISW

 

3 juillet 2015 par Michel Goya – La Voie de l’Epée

 

Version complète d'un article paru dans Le Monde du 2 juillet 2015

 

Il n’existe fondamentalement que deux manières de terminer une guerre : la négociation, plus ou moins explicite, ou la destruction de l’un des camps. En Irak, les Américains, par l’intermédiaire ou non du gouvernement irakien, ont négocié avec l’armée du Mahdi en 2004 et 2008 ou avec les tribus sunnites à la fin de 2006. En revanche le dialogue n’y a jamais été envisagé, ni possible en fait, avec l’Etat islamique en Irak, premier avatar de Daech. La destruction était donc la seule option et en 2007 et elle a presque réussi. Elle reste, à ce jour et pour l’instant, encore la seule voie envisagée face à l’Etat islamique (EI).

 

Le problème opérationnel qui se pose aujourd’hui est que si une campagne aérienne peut parfois imposer une négociation favorable, croire que cela peut entraîner la destruction de l’Etat islamique est en revanche un vœu pieux. C’est un espoir pourtant régulièrement mis en avant par certains responsables américains mais qui apparaît plus comme un argument de justification des actions en cours que comme une hypothèse sérieuse. Comme au temps du « comptage des corps » vietnamiens, le Pentagone peut se targuer de tuer 1 000 combattants ennemis chaque mois. Daech n’en augmente pas moins ses forces, et son expansion est surtout limitée par son incapacité à occuper le terrain au-delà de l’espace arabe sunnite qui lui assure ressources et légitimité.

 

Il est possible en fait que cette campagne aérienne, dont tous les Sunnites de la région constatent qu’elle les frappe eux et pas Assad, soit également et paradoxalement un sergent-recruteur  pour l’ennemi. D’un point de vue tactique, Daech a également adopté les méthodes de furtivité terrestre bien connues, comme la dispersion des forces, leur immersion dans la population, l’emploi de véhicules civils, la construction d’abris souterrains, etc. qui réduisent considérablement l’efficacité de la puissance aérienne. Pour autant, ces méthodes, en particulier la dispersion, ont aussi pour effet de rendre vulnérable à une offensive terrestre de grande ampleur. Or, celle-ci ne vient pas. 

 

Pour détruire un Etat ou une organisation formant un proto-Etat comme le « califat », on ne connaît pas pour l’instant d’autre moyen que de commencer par disloquer son armée et de réduire tout ce qui lui fournit les moyens et, surtout, les raisons de combattre. Cette dislocation ne peut, elle-même, être obtenue, à la manière de l’opération française Serval au nord du Mali, qu’en s’emparant du territoire contrôlé par l’ennemi tout en agissant sur les sources politiques de sa force et en préservant la population civile environnante.

 

Contre Daech, deux objectifs géographiques sont possibles : Mossoul, la grande ville du nord de l’Irak et capitale économique de l’organisation, et l’Euphrate, de Falloujah à Raqqa, la capitale politique. La deuxième option est la plus difficile mais sans doute la plus décisive. Une fois les drapeaux du califat auto-proclamé retirés de Falloujah, Ramādī, Abu Kamal, Deir ez-Zor et Raqqa, la capacité de résistance des autres territoires de l’EI sera très affaiblie, y compris à Mossoul. Les allégeances diverses hors du territoire central s’en trouveront également fragilisées.

 

Cette offensive sur l’Euphrate serait logiquement menée par un corps aéroterrestre blindé appuyé par une capacité de frappe en propre précise et puissante, et dont la mission serait de progresser le long du fleuve, de cloisonner une à une les cités pour s’en emparer puis de les nettoyer de toute présence ennemie visible. Elle pourrait partir d’Urfa en Turquie, à condition que le gouvernement d’Ankara l'accepte ou, plus probablement, de  Bagdad, base politique et logistique bien plus aisée. La mise en place de ce corps prendrait techniquement des semaines, des mois si on ajoute le processus de décision politique préalable à la formation d'une coalition.

 

Autour de ce corps aéroterrestre et en profondeur du dispositif adverse, une autre force de frappe et de raids, s’attaquerait à la structure de commandement, à la logistique, aux mouvements et aux concentrations de forces. C’est bien cette combinaison des contraires entre l’impossibilité pour l’ennemi de se concentrer sous peine d’être frappé et l’impossibilité de résister efficacement à une puissante attaque au sol en étant dispersé qui donnerait un plein effet opérationnel.

 

L’armée de Daech est constituée de plusieurs dizaines de milliers d’hommes, les estimations pouvant varier de 30 000 à 80 000, parfois plus si on intègre des unités non-permanentes de défense locale. C’est, en dépit de quelques matériels lourds, fondamentalement une force d’infanterie équipée de véhicules légers et d’armements soviétiques des années 1960. En soi, il n’y a là rien de très puissant, une très faible fraction par exemple des armées de Saddam Hussein broyées par les coalitions menées par les Américains. La différence est que les combattants de l’armée de Daech sont plutôt compétents tactiquement et surtout très motivés. Ce dernier point fait toute la différence, surtout face à des forces armées et milices qui ne le sont pas hors de leur zone ethno-confessionnelle mais aussi face à des armées professionnelles occidentales, tout à fait résolues mais dont les gouvernements sont sensibles aux pertes. En 2003, il a fallu, malgré toute l’armée irakienne, moins d’un mois aux divisions américaines pour s’emparer de Bagdad depuis le Koweït. Un an plus tard, la prise de la seule ville de Falloujah, tenue par quelques milliers de combattants légers, a nécessité neuf mois d'efforts.

 

D’un point de vue tactique, cette motivation extrême permet d’introduire sur le champ de bataille des combattants-suicide, souvent motorisés, qui servent de missiles de croisière du pauvre. Avec la mobilité des milliers de véhicules légers disponibles, elle autorise aussi des modes d’action très décentralisés, en essaim offensifs ou défensifs, enveloppant les forces adverses ou s’infiltrant entre elles à la recherche du combat rapproché.

 

Comme la reprise de Tikrit l’a montré en mars dernier ou les batailles de l’époque de l’occupation américaine, face à un tel adversaire s’emparer de chaque ville le long de l’Euphrate sera difficile et prendra à chaque fois des semaines sinon des mois, pour éliminer jusqu’au dernier combattant suicide ou le dernier piège explosif. Pour reprendre Falloujah en novembre 2004, face à 3 000 combattants, les Américains ont déployé 15 000 hommes et d’énormes moyens de feux. La saisie de la ville a demandé une semaine de combats difficiles et encore un mois supplémentaire de nettoyage de toutes les habitations, le tout au prix de 73 tués et plusieurs centaines de blessés. Le contingent américain présent en Irak (130 000 hommes) avait alors mis plus d’un an pour reprendre le contrôle des villes du Tigre et de l’Euphrate au nord de Bagdad. L’ordre de grandeur pour une offensive sur l’Euphrate menée par une force moderne représente donc au moins dix fois ce que la France a déployé avec l’opération Serval, soit plus de 40 000 hommes avec des milliers de véhicules blindés terrestres et d’aéronefs. Il faut s’attendre ensuite à ce que cette force déplore plusieurs centaines de morts et des milliers de blessés, et beaucoup plus s’il s’agit de forces moins modernes, protégées et professionnelles que les troupes occidentales.

 

Encore ne s’agit-il là que de la phase de conquête, il faut ensuite contrôler et sécuriser le terrain pris tout en poursuivant la traque d’une organisation revenue à la guerre souterraine. Cela peut durer plusieurs années et nécessiterait de nombreux moyens humains, au moins 100 000 hommes, et de quoi administrer et faire vivre ce Sunnistan, avant une normalisation de la situation. Cela implique un comportement respectueux de la force occupante mais aussi, et c’est l’élément le plus important, un contexte politique qui fasse que cette force ne soit pas perçue comme illégitime.

 

Cette phase de stabilisation peut, si elle est bien conduite et avec les moyens suffisants, permettre de dégager des marges de résolution politique tout en tarissant l’Etat islamique et les autres organisations radicales de ses ressources, le combat n’en sera pas terminé pour autant. Après avoir été chassé de Bagdad et d’Anbar en 2007, l’EII a survécu pendant des années dans les provinces de Salah al-Din et surtout de Ninive avant de reprendre de l’ampleur. La traque, affaire de police et de services, doit donc continuer pendant la stabilisation, et elle constitue aussi une œuvre de longue haleine.

 

Actuellement, aucun acteur régional ne possède les moyens pour réaliser toutes ces opérations. Les armées locales, qui ne sont plus vraiment des armées étatiques mais des forces de défense du régime et des groupes non-sunnites, n’ont pour l’instant pas la motivation pour réaliser la conquête de l’Euphrate et cela dépasse largement le seul problème de formation technique et tactique auquel s’attache, en Irak, la coalition. Rappelons que depuis la chute de Saddam Hussein, le département d’Etat américain a formé, avec l’aide de sociétés privées, une première « nouvelle » armée irakienne  qui s’est effondrée en avril 2004 ; que le département de la défense a pris le relais ensuite, encadrant (une équipe de conseillers par bataillon, état-major, camp d’entraînement), finançant (25 milliards de dollars), appuyant par ses feux et soutenant par sa logistique, une collection de 200 bataillons qui ne se sont vraiment avérés utiles aux côtés des Américains qu’au bout de trois ans. Avec la politique sectaire de Nouri el-Maliki et la concentration des forces efficaces autour de sa personne, cette troupe est ensuite rapidement devenue une armée Potemkine. Les Américains et leurs alliés peuvent donc s’efforcer de reformer une troisième « nouvelle » armée irakienne mais il n’y a guère de raison pour que les mêmes causes ne produisent les mêmes effets. Quant à l’armée d’Assad, actuellement la plus grande organisation terroriste au monde, il ne peut être sérieusement question de l’épauler sous peine de renforcer encore la position politique de l'ennemi. Ajoutons encore une fois que la conquête ne constitue qu’une première phase et pas forcément la plus compliquée. Si ces forces sont déjà incapables de s’emparer des bastions de l’EI, elles sont encore plus incapables de les tenir si elles se comportent comme elles se sont toujours comportées jusque-là.

 

De fait, actuellement, seules des armées professionnelles occidentales, et peut-être russe, peuvent envoyer des soldats combattre avec courage et efficacité sur l’Euphrate avec éventuellement l’appoint de forces des monarchies arabes, jordanienne surtout. Pour la phase de stabilisation, un contrôle par les forces d’Assad ou par des milices chiites irakiennes est par totalement inconcevable, comme l’ont montré, en Irak seulement, les suites de la prise de Tikrit ou les précédents des « forces spéciales de la police » utilisées par les gouvernements à dominante chiite depuis 2005. Pour assurer cette mission, il est pour l’instant difficile d’imaginer autre chose qu’une force internationale arabo-occidentale, en admettant que l’on trouve suffisamment d’Etats volontaires pour s’engager dans un nouvel « Afghanistan ».

 

Or et très clairement, les Etats extérieurs à la région, Etats-Unis en premier et sans qui rien d’important ne peut se faire, n’ont pas la volonté de s’engager vraiment, même lorsqu’ils sont frappés sur leur sol. Les affres des occupations afghane et irakienne sont encore trop récentes pour imaginer qu’un exécutif envisage sérieusement de le proposer à son opinion. En l’état actuel de la situation politique locale et intérieures aux différents membres de la coalition, il n’y aura donc pas de conquête de l’Euphrate, ni de stabilisation du territoire actuellement tenu par Daech.

 

La principale force de l’Etat islamique est la somme des contradictions et ambiguïtés qui paralysent ceux qui l’entourent pour qui il constitue à la fois un ennemi pour soi et un allié contre les autres. Envisager simplement de détruire militairement l’Etat islamique suppose donc d’abord une modification profonde du contexte politique environnant. Que le pouvoir se transforme à Bagdad et Damas, de gré ou par la force des événements, en quelque chose de plus légitime à la fois aux yeux de la communauté internationale et aux arabes sunnites de la région, ou au moins que le gouvernement turc considère Daech comme un ennemi et non un allié et il sera alors possible pour une coalition de mener une vraie offensive.

 

Sans cela, et c’est ce qui est le plus probable, sauf peut-être du côté de Damas, Daech continuera d’exister. Il faudra alors accepter de vivre en situation de guerre endémique, et donc d’accepter d’autres attaques terroristes, jusqu’à l’acceptation de l’existence d’un nouvel Etat radical au Moyen-Orient. La situation ressemblera alors en proportion réduite à l’attitude des Occidentaux face aux Bolcheviks, refusant leur existence mais ne voulant pas mener, outre quelques petites expéditions périphériques, une guerre directe contre eux et se contentant de soutenir des factions locales divisées. L’URSS s’est finalement formée, a occupé tout le vide politique qu’elle pouvait occuper pour se consacrer ensuite prioritairement à la mise en œuvre du communisme « dans un seul pays » et secondairement au Komintern. L’Occident a fini pas vivre avec la présence d’une URSS, contenue mais reconnue jusqu’à son effondrement. Plus récemment, l’Iran des mollahs a mis en place en 1979 une version chiite de l’Etat islamique actuel. La France et les Etats-Unis en particulier, l’ont affronté indirectement (provoquant la mort de plus de Français que Daech pour l’instant) puis se sont contentés de le contenir, avant, sans doute sous peu, de le reconnaître et de faire la paix. Nous avons également accepté de vivre, et même un temps de s’associer, avec la Libye de Kadhafi, que nous avions combattu au Tchad et qui avait, entre autres et là-aussi, tué plus de citoyens français par attentats que Daech. Nous sommes très proche d’une Arabie Saoudite, qui sur le fond n’est pas très différente idéologiquement de l'EI, mais qui a le bon gout de ne pas filmer ses exécutions et d’être riche. Un tel processus d'acceptation serait long, difficile à admettre, mais il est possible, sinon malheureusement hautement probable, faute de réelle volonté contraire. Il reste à imaginer ce que va représenter la vie avec Daech.

Partager cet article
Repost0
3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 07:30
Dans le cadre du programme «Rewards for Justice», le secrétaire d'Etat John Kerry avait offert 3 millions de dollars pour des informations sur Tareq al-Harzi.

Dans le cadre du programme «Rewards for Justice», le secrétaire d'Etat John Kerry avait offert 3 millions de dollars pour des informations sur Tareq al-Harzi.

 

2 juillet 2015 45eNord.ca (AFP)


 

Le Pentagone a annoncé jeudi la mort dans une frappe aérienne en Syrie mi-juin d’un haut responsable logistique du groupe djihadiste Etat islamique (EI), Tareq ben Tahar al-Awni al-Harzi.

 

Tareq al-Harzi a été tué «par une frappe de la coalition le 16 juin à Shadadi», dans la province d’Hassaké (nord-est de la Syrie), selon le porte-parole du ministère américain de la Défense, le capitaine de vaisseau Jeff Davis.

Tareq al-Harzi est le frère d’Ali al-Harzi, un recruteur de l’EI dont le Pentagone a annoncé la mort le 22 juin dans un raid de l’aviation américaine à Mossoul, dans le nord de l’Irak.

Tareq al-Harzi était chargé de «lever des fonds», de «recruter» et de «faciliter les voyages» de combattants du groupe ultra-radical Etat islamique, a déclaré Jeff Davis.

Il a participé aux «achats et au transport d’armes depuis la Libye jusqu’en Syrie». Et il a facilité en Irak les attaques suicide avec des véhicules bourrés d’explosifs, une technique dont le groupe Etat islamique a fait une arme redoutablement efficace.

«Sa mort réduira la capacité du groupe Etat islamique à intégrer des combattants étrangers dans les combats en Syrie et en Irak, et à déplacer des hommes et des armements entre la Syrie et l’Irak», a indiqué le porte-parole.

Dans le cadre du programme «Rewards for Justice», le secrétaire d’État John Kerry avait offert 3 millions de dollars pour des informations sur Tareq al-Harzi.

De son côté, Ali al-Harzi, tué selon les Américains le 15 juin, donc la veille de la mort de son frère, était recherché pour son rôle présumé dans l’attaque contre le consulat américain à Benghazi en Libye, le 11 septembre 2012.

Cette attaque avait coûté la vie à l’ambassadeur des États-Unis en Libye, Christopher Stevens, et à trois autres Américains.

Partager cet article
Repost0
2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 19:30
Comment lutter contre Daesh ?


01.07.2015 LeMonde.fr
 

La communauté internationale parviendra-t-elle à vaincre l'organisation Etat islamique qui vient de célébrer le premier anniversaire du « califat » ? Analyse des stratégies militaires pour réduire son emprise au Proche-Orient.

 

- Détruire les capitales du « califat », par Michel Goya, colonel dans les troupes de marine et historien. Il est possible de vaincre militairement Daech grâce à une grande opération héliportée et aéroportée sur l’Euphrate. Un combat qui pourrait durer plusieurs années et qui nécessiterait au moins 100 000 hommes sur le terrain

 

- La logique suicidaire de Daech pourrait provoquer sa propre chute, par Hamit Bozarslan, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). La logique nihiliste de l’Etat islamique pourrait se retourner contre lui et accélérer son effondrement.

 

A lire aussi :

 

- Face à la progression de l’Etat islamique, quelle stratégie pour la coalition ? La réunion des alliés de la coalition mardi à Paris doit permettre d’échanger sur le plan à adopter après les récentes avancées des djihadistes..... Le premier ministre irakien, Haïder Al-Abadi, est arrivé, mardi 2 juin, à Paris, déterminé à relancer la dynamique contre l’expansion de l’Etat islamique.

 

- Face à l'avancée djihadiste, les Etats-Unis impuissants

 

- L'art militaire de l'antiterrorisme Au fil des années, la lutte contre le terrorisme a glissé du terrain policier vers le domaine militaire. Pour l'armée française, elle devient un élément structurant.

Partager cet article
Repost0
2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 15:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

02/07/2015 Sources : État-major des armées

 

Les Mirage 2000, les Rafale et l'Atlantique 2 de l'opération Chammal ont poursuivi leurs missions ISR de renseignement dans la profondeur ainsi que de reconnaissance armée.

 

Cette semaine, 14 missions de renseignement ont été menées, qui ont conduit à 6 frappes dans les régions de Mossoul, Sinjar et Falloujah. 13 objectifs ont ainsi été détruits dont des positions de tir et un centre de transit de Daech.

 

Ces dernières missions de renseignement et de reconnaissance armée portent le bilan total au 1er juillet 2015 à 964 sorties, 162 frappes qui ont permis la neutralisation de 252 objectifs.

 

Dans les régions de Bagdad et d’Erbil, le volet appui à la formation et conseils se poursuit au profit des forces armées iraquiennes. Cet appui est assuré par le DIO 13 (13e DBLE – demi-brigade de Légion étrangère) en charge de l’instruction opérationnelle de l’Iraqi Counter Terrorism Service (ICTS), et le détachement Advise & Assist (3e brigade légère blindée relevée par la 27e brigade d’infanterie de montagne) dont la mission est axée sur la formation et le conseil des militaires de la 6e division iraquienne. Composé de 130 militaires, le détachement français a formé  depuis mars 2015 :

1 000 stagiaires de l’ICTS aux savoir-faire ZURB (combat en zone urbaine), SAN (sauvetage au combat) et contre-IED (engins explosifs improvisés) ;

300 moniteurs de la 6e division iraquienne en ZURB, SAN, contre-IED et au travail d’état-major.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage 2000D), d’un avion de contrôle aérien E3F et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

Partager cet article
Repost0
1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 18:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

01/07/2015 Sources : État-major des armées

 

Le capitaine Patrick, déployé dans le cadre de l’opération Chammal depuis le 28 mars 2015, est chef du soutien technique Mirage 2000, l’un des services de soutien technique de la base aérienne projetée en Jordanie. Son rôle est d’encadrer et de superviser le travail des 66 mécaniciens œuvrant sur les 6 Mirage 2000 du théâtre. Son unité, structurée par spécialité (avioniques, vecteurs, armuriers, motoristes, et personnels spécifiques) travaille par équipe de jour comme de nuit en fonction du tempo opérationnel.

 

En métropole, le capitaine Patrick occupe le poste d’adjoint au chef de la division management d’un escadron de soutien technique aéronautique (ESTA) sur base aérienne, et a essentiellement en charge le maintien de la navigabilité pour une quarantaine de Mirage 2000.

 

Attiré par la technologie de pointe, notamment électronique, ainsi que par les aéronefs, et désireux de travailler sur des matériels très performants, c’est tout naturellement qu’il a choisi d’intégrer l’armée de l’Air en 1988 avec la spécialité « électronicien de bord ».

 

Après sa formation à Nîmes, puis à Rochefort, il est affecté à la BA 124 de Strasbourg au sein de la 33eescadre de reconnaissance, où il a occupé les fonctions de spécialiste des capteurs de reconnaissance sur les MirageF1 CR. Muté en 1994 sur la BA 112 de Reims, toujours en escadre de reconnaissance, il a occupé tous les postes correspondant à ses grades successifs, passant d’équipier à chef de service, d’abord au sein du groupement d’entretien et de réparation des matériels spécialisés, puis à l’escadron technique spécialisé, et enfin au sein de l’escadron de reconnaissance 2/33 Savoie.

 

Affecté à l’ESTA de Dijon en 2007, le capitaine Patrick a réussi l’examen pour devenir major mais a décidé, en raison de son jeune âge (38 ans) et des perspectives professionnelles qui s’offraient à lui, de passer également l’examen permettant d’accéder au corps des officiers. Promu lieutenant en 2008, il a rejoint une unité de contrôle de la navigabilité puis, 4 ans plus tard, l’ESTA, où il est actuellement en poste. « Etre passé par tous les grades de sous-officier me permet aujourd’hui de bien appréhender les difficultés professionnelles que rencontrent mes jeunes sous-officiers et de les aider à les résoudre ».

 

De sa carrière, il retient le fait « d’avoir eu l’opportunité de travailler sur tous les capteurs de reconnaissance et d’avoir produit des images dans le cadre de son métier, ce qui est gratifiant pour un mécanicien» mais aussi son « passage du Mirage F1 CR, avion de reconnaissance, au Mirage 2000, avion de guerre, qui constitue une suite logique dans la carrière de mécanicien avion».

 

Déployé à plusieurs reprises en Arabie Saoudite, au Tadjikistan, au Tchad et au Mali, le capitaine Patrick totalise une dizaine d’opérations extérieures (OPEX) ; il a également participé à des exercices tels que Maple Flag et TLP, ainsi qu’à plusieurs campagnes de tirs à Solenzara et Cazaux. Les OPEX et missions ont constitué pour lui autant de riches expériences permettant de le former aux postes de chef d’équipe puis de chef de service.

 

« Parmi mes meilleurs souvenirs figurent les moments forts des OPEX, les escadrillages, les remises d’insignes selon les traditions et l’esprit de solidarité et de cohésion que l’on trouve encore entre les pilotes et les mécanos».

photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

Partager cet article
Repost0
1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 17:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

01/07/2015 Sources EMA

 

Le 11 juin 2015, sur une base qatarienne, quelques militaires français insérés dans le CAOC (1) positionné au Qatar au sein de la coalition Inherent Resolve, dans le cadre l'opération Chammal, ont fait un dernier adieu à l'E3F en bout de piste.

 

L'E3F, l’avion Awacs de commandement et de conduite aéroporté, s'en retournait en France, après une mission de 3 mois. Plus qu'un simple "radar volant" permettant le contrôle des aéronefs dans une zone précise, l'E3F coordonnait le vol de missions aériennes multiples, comme le CAOC, mais en l'air. Ce mastodonte de 100 tonnes à vide, de près de 45 mètres tant en envergure qu'en longueur, emportait un équipage de 15 à 20 personnes selon la nature des missions.

 

"Nous pouvions partir pour des missions courtes de 5 à 6 heures, tout comme pour des missions très longues, jusqu'à 12 à 16 heures, si un ravitaillement en vol était programmé" explique le chef de mission, "notre mission consistant, à tour de rôle avec les quelques autres pays de la coalition, et ils sont très peu nombreux à posséder cette capacité, à surveiller le ciel irakien, à contrôler et coordonner les missions des avions alliés, dont nos Rafale, nos M2000, l'ATL2 et notre ravitailleur C135, engagés dans Chammal ".

 

Une grosse trentaine de missions ont ainsi été réalisées pendant ces 3 mois, totalisant près de 340 heures de vol dont 120 de nuit, permettant la surveillance continue du ciel irakien et le contrôle de plusieurs milliers de mouvements aériens dans la zone. Engagé sur tous les fronts, l'E3F, qui avait participé aux opérations Harmattan et Serval, a assuré dans le même temps la participation française aux mesures de réassurance en Europe de l’Est et la mission permanente de surveillance du territoire national.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un appui (aérien et formation) aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage2000D) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

 

(1) CAOC : combined air operation centre : centre interalliés des opérations aériennes

Partager cet article
Repost0
1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 12:30
RAF strike on ISIL vehicle in Iraq June 26

 

1 juil. 2015 by DefenceHQ

 

On Friday 26 June, a Reaper on patrol over western Iraq located an engineering vehicle, used by ISIL to construct defences in the area. Despite the efforts to conceal the vehicle, the Reaper was able to destroy the target with a Hellfire missile.

Partager cet article
Repost0
30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 16:30
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

30/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Initialement déployés dans le cadre d’un détachement, les Mirage 2000D présents en Jordanie sont dorénavant soutenus et accueillis au sein d’une base aérienne projetée (BAP).

 

Alors que l'opération Chammal entre dans son neuvième mois, le colonel Laurent vient de prendre le commandement de cette BAP, entité opérationnelle air positionnée en Jordanie, sur décision du chef d'état-major des armées et en plein accord avec les autorités jordaniennes.

 

Le colonel Laurent nous présente ici en quoi consiste une base aérienne projetée, et quelles sont les particularités de la BAP déployée en Jordanie dans le cadre de l’opération Chammal.

 

Rédacteur : Mon colonel, nous sommes en Jordanie, mais sur une base aérienne ?

 

Colonel Laurent (COMBAP) : Comme en Métropole, nous sommes sur une base aérienne, qui, ici en Jordanie pour Chammal, comme ailleurs pour une autre opération, est le système de combat et le pion tactique élémentaire de la composante aérienne.

 

Un système de combat !? Au même titre que les Mirage 2000 ?

 

COMBAP : Seuls, les Mirage 2000 ne peuvent pas partir au combat. Pour qu’ils effectuent une sortie aérienne, j’ai besoin de toutes les femmes et tous les hommes qui assurent au quotidien le soutien et les fonctions spécifiques nécessaires à l’activité aérienne.

Pour que les avions décollent, j’ai besoin de tous ces militaires aviateurs qui participent à la réalisation de la mission, chacun dans leur métier : gérer, nourrir, armer, protéger, soigner, entretenir et réparer, …

Toutes ces personnes, associées aux matériels, aux bâtiments et aux avions, tout cet ensemble donc, forme une entité indivisible, dont les rôles sont complémentaires : un système de combat, dont je suis le commandant.

C’est vers moi que se tourne le commandement des opérations pour que les missions aériennes de l’opération se réalisent, pour que le personnel les assure dans les meilleures conditions de sécurité, en vol comme au sol.

 

Mon colonel, pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste concrètement la projection d’une base aérienne ?

 

COMBAP : Que se passe-t-il quand la France décide de participer à une opération loin du territoire national ? Elle utilise ses moyens, elle les projette. Mes camarades de l'armée de Terre vont envoyer un GTIA, un groupement tactique interarmes, lequel sera déployé par nos avions ou par les bateaux de la Marine nationale. Mes camarades marins vont utiliser une frégate, un BPC (bâtiment de projection et de commandement) ou parfois même le groupe aéronaval.

L'armée de l'Air, quant à elle, déploie une base aérienne. Mais vous comprenez que si elle peut envoyer des avions, et ce sont d'ailleurs parmi les premiers à partir, elle ne peut en revanche projeter ni la piste, ni les bâtiments. Pour autant, nous en avons besoin. Deux solutions vont se présenter. Il n'y a rien, il faut tout faire. Ou bien comme ici en Jordanie, certaines infrastructures sont déjà existantes. La projection des personnels et des moyens est alors adaptée à la situation. Au final, nous avons notre système de combat, le même qu'en France, une base aérienne, mais projetée, dont j'assure le commandement.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage2000D) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

photo Armée de l'Airphoto Armée de l'Air
photo Armée de l'Airphoto Armée de l'Airphoto Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories