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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 12:55
Rapport d’alerte - La France peut-elle vaincre Daech sur le terrain de la guerre de l’information?

 

20 mai 2015 par EGE

 

L'Ecole de Guerre Economique publie le Rapport d'alerte "La France peut-elle vaincre Daech sur le terrain de la guerre de l’information?" sous la direction de Christian Harbulot.

 

Le 8 avril 2015, la chaîne française TV5 Monde était victime d’une cyberattaque inédite. Les pirates informatiques se revendiquant du « Cybercaliphate », associé au groupe djihadiste « Daech », ont pénétré les réseaux informatiques de ce média français prenant le contrôle de ses moyens de diffusion télévisuels et sur Internet. Depuis, cet électrochoc a engendré une prise de conscience majeure sur la guerre de l’information qui fait rage contre le groupe terroriste.

Aujourd’hui, ce rapport dresse pour la première fois un constat accablant sur les enjeux colossaux liés à la guerre de l’information contre Daech. Quels sont les moyens déployés par les pirates informatiques sur Internet ? Que revendiquent-ils ? Comment la France peut-elle vaincre Daech sur le terrain de la guerre de l’information ?

Préfacé par Alain Juillet, président du Club des Directeurs de Sécurité des Entreprises (CDSE) et ancien Haut Responsable à l'Intelligence Economique, ce rapport d’alerte constitue une réflexion stratégique essentielle pour mieux comprendre les enjeux liés à la fois à la guerre de l’information et au développement du terrorisme.

 

TÉLÉCHARGER LE RAPPORT

Le communiqué de presse

Le Kit Média

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 16:30
Le "califat" du groupe Etat islamique entre dans sa seconde année

 

29.06.2015 Romandie.com (ATS)

 

Le "califat" du groupe État islamique (EI), à cheval sur la Syrie et l'Irak, entre dans sa deuxième année. La communauté internationale s'avère incapable d'arrêter les atrocités des djihadistes qui ont récemment frappé en Tunisie ou au Koweït.

 

Le groupe dirigé par Abou Bakr al-Baghdadi avait annoncé le 29 juin 2014 qu'il redonnait naissance à une forme de gouvernement islamique dénommé le "califat" et assuré qu'il allait "durer et s'étendre". En un an, il a élargi son territoire en Syrie et en Irak en dépit de la création d'une coalition conduite par les États-Unis, qui veut l'éradiquer.

L'EI a également réussi à constituer un réseau de groupes qui lui sont affiliés à travers le monde. Le groupe cherche à distiller la peur bien au-delà des pays où il est présent.

Cette semaine, il a revendiqué une attaque meurtrière en Tunisie qui a coûté la vie à 38 personnes, majoritairement des touristes étrangers. Il est également soupçonné d'être derrière l'attentat-suicide contre une mosquée chiite au Koweït, qui a fait 26 morts.

L'EI pourrait aussi avoir servi d'inspiration à l'auteur d'une attaque en France qui a égorgé son patron et tenté de faire exploser son véhicule dans une usine de gaz.

"Ce n'est pas clair si ces actions sont centralisées ou coordonnées par l'EI. Mais nous risquons de voir des membres ou des sympathisants de l'EI, rentrés chez eux après avoir reçu une formation militaire, mener à leur initiative des attaques dont l'ampleur dépend de leur capacité, de leurs moyens et des opportunités", note Yezid Sayegh, chercheur au Centre Carnegie pour le Moyen-Orient.

 

Tueries et exécutions brutales

La manière dont l'EI gouverne son territoire en Syrie et en Irak suscite la peur et l'horreur. Des tueries massives et des exécutions brutales sont devenues sa marque de fabrique. Le groupe contrôle environ la moitié du territoire syrien, dont une large partie est inhabitée, et près d'un tiers de l'Irak.

En Syrie seulement, il a exécuté en un an plus de 3000 personnes, dont 1800 civils, a indiqué dimanche l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Parmi eux, 74 enfants. Ce bilan inclut 200 personnes tuées dans la ville kurde de Kobané (nord) lors d'une attaque la semaine dernière et 900 membres de la tribu sunnite des Chaïtat qui ont péri en 2014 pour s'être opposés aux djihadistes.

Aucun chiffre précis sur les crimes commis en Irak n'est disponible. Mais le groupe est soupçonné d'avoir exécuté des milliers de personnes, dont 1700 recrues, en majorité chiites, assassinées au nord de Bagdad.

A cela, il faut ajouter les milliers de morts dans les combats en Syrie et en Irak: rebelles syriens, combattants kurdes, militaires dans les deux pays, ainsi que des miliciens chiites en Irak.

 

Manque d'armes et de motivation

Ses adversaires ne peuvent se targuer de réels succès. En tout cas pas les militaires irakiens, particulièrement critiqués pour avoir abandonné leurs positions à la mi-2014.

"Bagdad possède en principe des forces suffisantes pour contrôler le territoire, mais le problème, c'est que toutes les forces combattant l'EI ne reçoivent pas leurs instructions de Bagdad. Certaines agissent à leur guise et d'autres reçoivent leurs instructions d'ailleurs", remarque Zaid al-Ali, auteur du livre "Le combat pour l'avenir de l'Irak".

En Syrie, seules les forces kurdes, soutenues par la coalition internationale, ont infligé de réels revers à l'EI. Selon des analystes, les rebelles manquent d'armes de qualité et les forces du régime manquent de motivation pour faire plier les djihadistes.

 

Corruption et autoritarisme

Même la coalition ne peut se prévaloir que de succès limités. Elle a épaulé les troupes au sol qui ont réussi à chasser l'EI de Kobané et de Tall Abyad en Syrie, ainsi que de Tikrit et de la province de Diyala en Irak. Mais les djihadistes continuent d'engranger des victoires, comme la capture récente de la cité antique de Palmyre en Syrie ou la capitale provinciale de Ramadi en Irak.

Pour les analystes, le succès de l'EI résulte plus de problèmes politiques que de questions militaires. Il est dû à des "divisions confessionnelles, de la corruption et des décennies d'autoritarisme", affirme ce chercheur.

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 16:30
Comment fabrique-t-on un djihadiste 2.0 ?


02.06.2015 par Soukaïna Brahma (85ème session Querqueville, 2014) et Steven Bassez (80ème session Limoges, 2013) - Membre du comité Moyen-Orient de l’ANAJ-IHEDN
 

À l’heure où le Moyen-Orient fait face à l’ascension fulgurante de Daech en Syrie et en Irak, les pays occidentaux, loin d’être épargnés par la menace du terrorisme islamiste, constatent que nombre de leurs ressortissants combattent à l’étranger mais sont également prêts à passer à l’action sur leur territoire, comme le démontre les récentes attaques en Australie, au Canada, aux Etats-Unis mais aussi en France.

Comment des Européens qui ont grandi dans des démocraties peuvent-t-ils renier les principes démocratiques et du vivre-ensemble, au profit d’une idéologie théocratique, expansionniste et ouvertement meurtrière ? Quels sont les vecteurs d’influence de cette idéologie ?

Jadis, le romantisme révolutionnaire des années de guerre froide qui planait sur l’Europe a débouché sur la création de groupes armés[1]. Répondant à l’inspiration d’une partie de la jeunesse, ces groupes n’hésitaient pas à utiliser l’action armée, que ce soit contre des policiers ou contre des civils. Le djihad[2] est en quelque sorte le successeur de cette mouvance, même s’il n’y a pas de lien direct. Présenté comme une mission messianique (cette dimension n’était pas présente concernant l’euroterrorisme), les protagonistes sont les élus[3]. Cette idéologie répond ainsi à un besoin spirituel et politique[4].

Force est de constater que l’appartenance à des cultures étrangères n’est aucunement un critère de recrutement pour les terroristes – au contraire. Le djihad séduit aussi bien des individus issus d’une culture musulmane que des candidats issus du monde judéo-chrétien, voire de familles totalement athées[5]. Il ressort également que les personnes prises pour cibles par les recruteurs ne le sont pas par hasard et qu’une emprise psychologique est développée de façon assez similaire aux techniques constatées lors de dérives sectaires déjà bien connues des autorités publiques.

Contrairement aux idées reçues, les prisons ne constituent pas une voie privilégiée de conversion à l’idéologie islamiste en France. Seulement 16% des conversions au salafisme[6] sont liées à un séjour en prison. Pour ces prisonniers convertis, la religion offre un cadre balisé et la possibilité de se créer des repères. L’UCLAT[7] travaille actuellement sur le renforcement du statut d’aumônier musulman pour endiguer les méthodes d’endoctrinement de cellules salafistes clandestines. L’Etat envisage également une séparation des détenus au sein même des maisons d’arrêts[8].

Ces mesures destinées aux prisons ne peuvent se transposer au cyberespace. Ainsi, Internet apparaît dorénavant comme un outil privilégié par les recruteurs djihadistes. Formidable espace de communication, l’Internet permet une diffusion anonyme et rapide, à la fois générale et ciblée, de l’idéologie djihadiste.

 

La prison n’est pas le principal terreau de l’islam radical

80% des conversions se font via des canaux autres que le passage en prison[9]. Internet est devenu l’arme de prédilection de la nébuleuse islamiste pour toucher et sensibiliser de nouvelles recrues. Internet permet non seulement de multiplier les cibles des recruteurs, essentiellement des adolescents et des jeunes adultes, mais également de conserver un certain niveau d’anonymat. Cet outil offre également l’avantage de supprimer la contrainte liée à la distance. Dorénavant, toute personne disposant d’un appareil connecté peut consulter et diffuser des contenus prosélytes.

Hors Darknet[10], les cyber-terroristes réussissent tout de même à communiquer via des applications d’appels gratuits comme Skype. La surveillance des services de police spécialisés étant en partie axée sur l’échange de courriers électroniques, les correspondants se laissent des messages dans le dossier « brouillons » d’une messagerie classique.

Il est difficile de fournir des statistiques précises en termes de recrutement, faute d’études accessibles au public. Certains individus se radicalisent seuls à travers la consultation de forums et de sites web affiliés à la nébuleuse islamiste, d’autres au contraire sont approchés prudemment par des recruteurs. Quel que soit le cas de figure, les réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter ou d’autres plates-formes d’échanges jouent un rôle important.

Calqué sur les modèles du e-marketing classique, l’intérêt du prosélytisme sur Facebook, Youtube, Instagram et Twitter se justifie par l’accès ouvert à quantité de profils sur ces plates-formes de partage. Facebook présente de nombreux avantages pour repérer et amorcer le contact entre recruteur et cible, avec un risque maîtrisé. En effet, l’algorithme du réseau social suggère des publications et des profils selon le type de pages « likées ». Il suffit simplement d’avoir des amis d’obédience salafiste et d’avoir « aimé » des pages pro-Etat Islamique pour recevoir de nombreuses suggestions en lien avec ce courant. L’immersion dans la peau d’un aspirant djihadiste 2.0 par un journaliste de Rue89[11] met en évidence une faille plus importante : l’incapacité des développeurs à isoler et éliminer les contributeurs de pages islamistes.

 

L’implantation de la dawa[12] virtuelle

Partant de ce constat, il faut distinguer deux types de profils de cyber-endoctrinés : « l’auto-entrepreneur » et la victime « non consentante » au départ.

« L’auto-entrepreneur » cherche le contact avec un groupe radical de sa propre initiative. Dans ce cas de figure, les vidéos estampillées « théorie du complot », distillées avec des extraits du Coran sortis de leur contexte, comptent parmi les facteurs de sa radicalisation. Majoritairement non arabophones, de culture musulmane ou non, les cibles ne disposent pas de compétences pour vérifier la véracité des cyber-prêches. Pourtant certains hadiths[13] que l’on retrouve dans le discours salafiste sont contestés par des écoles de l’islam sunnite. Manquant d’outils de comparaison théologique, les candidats francophones se spécialisent dans la diffusion de l’idéologie extrémiste sans réelle connaissance de l’islam, comme le montre l’exemple du cyber-djihadiste français Romain Letellier[14] : après avoir été rebaptisé Abou Siyad Al Normandy, le jeune converti passe progressivement du statut d’amateur à celui de cyber-prédicateur sous franchise Al Qaïda, allant jusqu’à devenir l’un des traducteurs d’Inspire, la revue anglophone d’Al Qaïda.

La première étape de l’endoctrinement des cibles « non consentantes » est similaire aux méthodes des sectes dites classiques. Le témoignage de Léa[15], une jeune Française de 15 ans lève le voile sur les méthodes agressives des recruteurs. L’adolescente s’est vue harcelée en permanence via sa messagerie Facebook par des inconnus suite à un post public où elle confiait un certain mal-être. La facilité de transmission de l’information et les paramètres de confidentialité mal maîtrisés permettent aux recruteurs de cibler les personnes les plus fragiles et de diffuser instantanément toutes informations susceptibles de relayer le message djihadiste.

Une fois les cibles repérées, les membres des cellules opérant sur les réseaux sociaux les sollicitent de façon régulière à travers des messages de soutien, avant de les éloigner de leurs repères habituels à travers des prêches hostiles au système occidental, induisant l’idée que l’état dépressif de ces personnes en est le résultat. Les supports vidéos utilisés par les recruteurs présentent le mode de vie occidental comme déviant : alcool, drogues, inégalités, rapports sexuels hors mariage, libertinage, consumérisme. A contrario, le salafisme est présenté comme vecteur d’une existence saine avec la promesse d’une place au paradis[16] pour les « fidèles ».

Ces méthodes de recrutement reviennent dans la majorité des témoignages de repentis et de personnes interpellées au moment de rejoindre les zones de combats. Les cibles sont souvent des personnes en rupture sociale, familiale et parfois scolaire. Les images de guerre mettant en scène le régime de Bashar al-Assad vis-à-vis de la communauté sunnite syrienne, associées aux images de détresse de la communauté palestinienne, sont autant d’éléments permettant de légitimer le recours à la violence.

Il s’agit de préparer la cible à accepter sa propre déconstruction psychologique en vue de se créer une autre identité avec de nouveaux repères. On assiste à une mutation décrite par les endoctrinés comme une renaissance. Ce processus d’endoctrinement s’ancre dans la durée, avec l’insertion du sujet dans une communauté se présentant comme une nouvelle famille[17].

 

Finalité de l’embrigadement et plan de lutte contre le Djihadisme 2.0

Les finalités poursuivies par les groupes extrémistes lorsqu’ils recrutent sont soit la hijrah[18] pour les zones de combat, soit la perpétration d’actes violents sur le sol du recruté.

Ces finalités diffèrent cependant légèrement selon les groupes. Le Jahbat al-Nusra[19], qui s’ancre dans une logique locale, privilégie par exemple la hijrah. Il est donc beaucoup plus difficile pour les ressortissants français d’y entrer car ils sont considérés comme peu éduqués sur le plan religieux, à la différence des Anglo-Saxons ou des combattants étrangers arabes[20]. Ce groupe maîtrise en revanche moins bien l’outil Internet que Daech d’où une visibilité moindre sur la toile – ce qui ne veut pas dire qu’ils ne communiquent pas du tout par Internet : bon nombre de comptes Twitter diffusent ainsi les victoires du Jahbat al-Nusra. Mais la communication est laissée, pour la plus grande part, à la maison mère Al-Qaïda qui, elle, encourage vivement les actions violentes sur les territoires occidentaux, par l’intermédiaire de sa revue Inspire. Daech est sans doute le groupe qui maîtrise le mieux sa communication et l’outil Internet, ce qui explique certainement sa forte attractivité auprès des combattants occidentaux, contrairement au Jahbat al-Nusra[21]. Daech encourage, selon ses besoins, la hijrah ou l’action violente, notamment au travers de sa revue Dabiq et de son dérivé français Dar al-Islam.

Concernant la hijrah, l’émigration vers la Syrie principalement, les autorités françaises ont pris plusieurs mesures. L’article 1er[22] du dispositif de lutte contre le terrorisme voté par l’Assemblée nationale en 2014 porte sur l’interdiction de sortie du territoire d’individus soupçonnés de vouloir rejoindre le Djihad en Syrie. Un numéro vert est également à la disposition de toutes personnes soupçonnant la radicalisation et l’intention d’un proche, notamment mineur, de se rendre en Syrie.

La deuxième finalité de l’embrigadement est celle qui préoccupe le plus les services de renseignement : c’est celle du « loup solitaire » qui se radicalise seul à l’aide d’Internet et qui choisit d’opérer sur son propre territoire. Les revues telles qu’Inspire ou Dabiq appellent au meurtre des « infidèles », le plus souvent représentés en « costume cravate ». La création d’un délit d’entreprise terroriste individuelle était donc une nécessité afin de pallier les problèmes juridiques que posait le délit d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

Face à la source de l’endoctrinement, la propagande, il est difficile pour les autorités de réagir, notamment sur Internet. Facebook, Twitter et les autres médias ayant un contrôle exclusif de leurs plates-formes, la modération des messages à caractères haineux et la surveillance des communications privées, approche privilégiée des recruteurs, ne peut se faire sans la coopération des opérateurs du numérique. Bien que l’apologie du terrorisme et l’appel à la perpétration d’actes terroristes soient désormais prévus par le code pénal, il est difficile d’imaginer poursuivre Facebook directement en justice. En revanche, la nouvelle loi sur le renseignement pourrait faciliter la détection d’éventuels « loups solitaires » et l’identification des individus promouvant ces groupes extrémistes sur Internet, afin de les poursuivre – pour peu qu’ils soient sur le sol français…

Une cellule de contre-propagande a bien été mise en place par le ministère français de la Défense mais il est trop tôt pour mesurer son efficacité. Elle fait l’objet de fortes critiques et ses détracteurs jugent son contenu éloigné des réalités du terrain. Certains critères censés détecter un comportement suspect seraient plus proches de la caricature que révélateurs d’une rupture pouvant faire basculer vers le fondamentalisme violent. Les individus radicalisés sont avant tout nourris par des vidéos complotistes qui réduisent à néant la parole des appareils étatiques. C’est ce qui nous amène à penser que la déconstruction du discours extrémiste devrait également impliquer des acteurs de la société civile.

Même si la bataille semble difficile, des outils visant à réduire l’embrigadement et l’auto-radicalisation se sont progressivement mis en place[23]. En la matière, il faut cependant avoir une guerre d’avance, et non une guerre de retard : alors que le Parlement semble prendre les mesures qui s’imposent, les djihadistes ne basculent-ils pas déjà dans une nouvelle version?

 

 

Comment fabrique-t-on un djihadiste 2.0 ?

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[1] Période de l’euroterrorisme qui vit les violences de la fraction armée rouge et action directe entre autre.
[2] Il faut ici comprendre le mot djihad au sens où l’entendent les « djihadistes » de Daesh, c’est-à-dire une vision réductrice du djihad mineur (extérieur), lui-même distinct du djihad majeur (intérieur).
[3] Entretien avec Asma Guenifi, psychologue clinicienne et auteur du livre “Je ne pardonne pas aux assassins de mon frère”.
[4] Désamorcer l’islam radical : Ces dérives sectaires qui défigurent l’islam, Editions de l’Atelier, 2014 et Comment sortir de l’emprise « djihadiste » ?, Editions de l’Atelier, 2015.
[5] http://www.france24.com/fr/20141118-profil-jihadistes-francais-jeunes-depressifs-athees-classe-moyenne-etude-islam-derives-sectaires-syrie-internet-ei/
[6] Le salafisme ne mène pas forcément au djihadisme. Il existe un courant quiétiste.
[7] Unité de Coordination de la lutte antiterroriste.
[8] Séparation visant les détenus prosélytes.
[9] Pierre Conesa, ancien haut fonctionnaire du ministère de la Défense.
[10] Réseau privé virtuel qui permet un haut niveau d’anonymat sur le web.
[11] http://rue89.nouvelobs.com/2014/10/21/comment-facebook-mis-voie-djihad-255616
[12] L’appel aux non musulmans à rejoindre la communauté islamique.
[13] Principes de gouvernances islamiques transmis par le prophète Mohamed à ses compagnons.
[14] http://www.afvt.org/le-premier-proces-dun-cyber-djihadiste/
[15] http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20141001.OBS0739/exclusif-lea-15-ans-ils-nous-demandent-de-faire-des-attentats-en-france.html
[16] Les prédicateurs jouent sur le terrain de l’apocalypse et font constamment le lien avec d’autres civilisations aujourd’hui éteintes : la Rome et la Grèce antiques. Cependant, il y est fait plus souvent références à Sumer et Babylone. Ces civilisations sont présentées comme synonyme de décadence. Leur extinction serait due à un châtiment divin, car on y pratiquait l’usure, l’inceste, la sodomie et la vénération des idoles, principalement Baal, nom générique utilisé pour qualifier Satan dans la liturgie monothéiste.
[17] La oumma telle que défini par les mouvements extrémistes.
[18] Emigration en terre musulmane.
[19] Groupe djihadiste implanté en Syrie rattaché à Al-Qaïda.
[20] Jordaniens, saoudiens etc…
[21] Rappelons que ces deux groupes ne sont pas alliés et se livrent une guerre impitoyable sur le territoire syrien en raison des différences historiques et religieuses qui les opposent.
[22] http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000029754374&categorieLien=id
[23] Création du centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l’islam.

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 16:20
« Obama n’a toujours pas pris en compte Daech pour ce qu’il est »


28.06.2015 par Laurent Marchand - Tout un monde

Entretien avec Jean-Pierre Filiu, spécialiste du djihadisme. Chercheur au Ceri-Sciences Po

 

France, Tunisie, Koweït. C’est une attaque tous azimuts de Daech ?

Daech est en train de reproduire, sur les rives de la Méditerranée, sa capacité à mener des offensives sur plusieurs fronts, qui a déjà fait son succès militaire fulgurant, en Syrie comme en Irak. On voit une organisation avec, à l’évidence, une cellule structurée, aguerrie, capable de lancer des opérations coordonnées.

 

Ces attaques étaient coordonnées selon vous ?

Je n’ai pas d’information de renseignement pour le dire, je fais du raisonnement. Mais il y a un principe qui vient d’Al-Qaïda et que Daech a porté à un degré de sophistication inégalée, c’est la centralisation de la décision, et la décentralisation de l’exécution. On peut parfaitement imaginer que des consignes aient été données très longtemps en amont, visant cette date. C’est le premier anniversaire du Califat. L’objectif n’est pas le même en Europe, où le but est d’instiller le doute pour provoquer des représailles contre des musulmans locaux,  et dans le monde arabe, où il faut afficher pour terroriser les populations et les régimes.

 

Suite de l'entretien

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 11:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

26/06/2015 Sources : Etat-major des armées  

 

Il est 6 heures ce matin sur la base, le soleil est déjà haut ; le thermomètre affiche 45°C. Trois avions attendent sur le tarmac, deux Rafale de l’armée de l’Air et un Atlantique 2 (ATL2) de la Marine nationale. Ils sont parés pour effectuer une mission  ISR (intelligence, surveillance, reconnaissance), qui permet de collecter des renseignements dans la profondeur grâce notamment à des photographies de précision.

 

L'équipage de l'ATL2 prépare l'ensemble des appareils qui seront utilisés au-dessus de l'Irak pour photographier, identifier, surveiller et reconnaître. Dans les Rafale, les équipages font les derniers contrôles du moteur et de l’électronique embarquée, notamment le PodReco NG (système numérique de reconnaissance aérienne) pour rapporter et exploiter des images.

 

Marins et aviateurs sont concentrés. Ils partent, les premiers pour 10 heures de vol, les seconds pour 6 heures ; tous en survol d’un territoire hostile. Le ciel est sûr, mais le risque existe. Les Rafale sont armés de missiles d'autodéfense MICA. L'ATL2, lui, vole à distance de sécurité mais emporte néanmoins une autoprotection par leurres infrarouges. Sans ces missions de renseignement, la coalition Inherent Resolve et son volet français, Chammal, seraient aveugles. Marins et aviateurs utilisent différents moyens ROIM (1) complémentaires, qui vont permettre au personnel en charge du renseignement d'offrir toutes les informations permettant aux forces de sécurité irakiennes et à la coalition de combattre le groupe terroriste Daesh.

 

Les pilotes ont fini leurs vérifications. Les hélices tournent, les réacteurs vrombissent, les pistards et les pilotes entament leur langage des signes. Les tests au sol sont positifs, les roulages commencent, le grondement des décollages se fait entendre, les avions disparaissent à l’horizon…

 

Comme prévu, les Rafale atterrissent 6 heures plus tard. Les mécaniciens, pistards, vecteurs, armements et avioniques sont tous présents pour la remise en condition des avions. Bien que fatigués, pilotes et navigateurs, en descendant de leurs machines, adressent un petit geste de remerciement en direction de leurs équipes de soutien.

 

De leur côté, les marins sont toujours sur zone, car leur autonomie leur permet une mission plus longue. Cependant, il ne leur est pas nécessaire d’attendre le retour à la base pour l’exploitation des images, les traitants commencent donc à bord.

 

Sur le tarmac de la base, l'avionique s'affaire sur le Pod Reco NG. Il en retire un gros boitier, un disque dur où sont stockées les images réalisées par les Rafale. Elles seront exploitées par les interprétateurs image. De leur travail découlera d'autres missions aériennes, d'autres objectifs à neutraliser.

 

Le travail du jour va consister à vérifier, sur demande des états-majors, des indices d'activités : par exemple comment sont configurés certains véhicules, notamment les engins de génie civil, les mouvements de circulation autour de bâtiments, et ce qui pourrait indiquer qu'il s'agit d'une fabrique d'IED (engins explosifs improvisés) ou de véhicules IED. "Les photos sont ensuite légendées" nous apprend le sergent Julien. L'exploitation se poursuit : recherche de ponts, d'infrastructures clés, de travaux de génie ou autres, tout indice qui indiquerait que Daesh réalise une opération à l'endroit de la photo.

 

Le travail terminé, les photos sont enregistrées dans la base de données puis transmises aux différents états-majors, en particulier le CAOC de Chammal-Inherent Resolve, le Combined Air OperationCentre, le centre interallié des opérations aériennes où des personnels français de Chammal planifient les futures opérations aériennes.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage2000D) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

 

(1 )ROIM : renseignement d'origine image

photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air
photo EMA / Armée de l'Air
photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 16:30
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

26/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Dès que des militaires sont engagés dans une mission, en l'air, au sol, à la mer, cette action fait l'objet d'une planification. Elle est suivie au plus près par un centre qui fait le lien entre les troupes engagées et les entités donneuses d'ordres. L'opération Chammal s’appuie sur la même organisation, avec le Joint Operation Centre.

 

« Le JOC -Joint Operation Centre- est le centre des opérations interarmées " explique le commandant Guillaume, directeur du JOC. " Le JOC constitue un point névralgique. En effet, c’est dans cette structure que des militaires des trois armées coordonnent et suivent "en conduite", les actions en cours des forces sur le terrain : une mission de reconnaissance armée d'une patrouille de Mirage 2000, ou de Rafale, ou bien une mission de renseignement dans la profondeur réalisée par des Rafale et/ou l’Atlantique 2. Mais notre responsabilité s'étend à la mer également. Lorsque le GAN (groupe aéronaval) est en mer en zone ALINDIEN pour Chammal, comme ce fut le cas de février à avril 2015, un officier de marine vient renforcer le JOC pour assurer le suivi particulier et la conduite des opérations. Nous suivons également en Irak les actions de formation des militaires de l'armée de Terre auprès des Forces de sécurité irakiennes ».

Le JOC est activé 24h/24, 7 jours sur 7. Le Battle Watch Officer (l’officier de permanence opérationnelle) et son adjoint assurent une veille permanente et répondent à toutes les demandes ou sollicitations. L’équipe de veille est renforcée par l’équipe OQO (officier de quart opérationnel) de l’ATL2à chaque vol ; les spécialistes météos 1, renseignement et experts des trois armées présents habituellement au JOC peuvent y être rappelés à tout moment en fonction de la situation.

« Soyons clair, quelques missions de renseignement ISR (intelligence, surveillance et reconnaissance) en Rafale et en ATL2 sont planifiées ici, mais l'ensemble de la planification des opérations est réalisée soit au CAOC 2 au Qatar, soit au CJTF au Koweït. Nous assurons à notre niveau le suivi des opérations planifiées, ce qui veut dire surtout qu'en cas de problème, nous assurons la coordination des moyens et des activités de la zone ALINDIEN. »

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage2000D) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

 

1 Voir Dans la peau d’une météorologue océanographe et d’un observateur-prévisionniste

2 Combined Air Operation Center : centre de conduite interallié des opérations aériennes et CJTF : Combined Joint Task Force (force interarmées multinationale)

 

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 07:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

25/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Ces deux dernières semaines, les Mirage 2000D, les Rafale et l'Atlantique 2 de l'opération Chammal ont poursuivi leurs missions de renseignement dans la profondeur ainsi que de reconnaissance armée, en coordination avec les 60 autres pays membres de la coalition.

 

Au cours de cette période, 38 sorties aériennes ont été menées par les avions de la force. Ces missions ont permis, outre d’alimenter le renseignement de la coalition sur les unités de Daech, la réalisation de 11 frappes et la neutralisation d’une trentaine d’objectifs dont un bâtiment qui servait à l’élaboration de véhicules suicide, dans un centre logistique du groupe terroriste. En parallèle, les formations dispensées sur le sol irakien se poursuivent au profit des forces irakiennes (Peshmergas, ICTS, et 6e division irakienne).

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage 2000D), d’un avion de contrôle aérien E3F et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 16:30
The Reality Of The Islamic State

 

June 23, 2015: Strategy Page

 

ISIL (Islamic State in Iraq and the Levant) has taken control of three major cities and the results have been unpleasant and expected. In 2014 they took the eastern Syria city of Raqqa (population 500,000) and turned it into an “Islamic city.” Strict lifestyle rules were imposed and local Christians have to pay an extra tax to avoid persecution. Then, in mid-2014 they took Mosul (two million) in Iraq. In May 2015 they took Ramadi (200,000). All three cities already had problems with electricity and water supplies and shaky sewage systems. Many of the inhabitants of these cities fled, although that became more difficult once armed ISIL men were patrolling the streets and controlling the roads in and out of town. In Ramadi more than half the population was gone when ISIL arrived and that was largely because it was now well known what would happen when ISIL took over. In short, nothing good.

 

ISIL enforces the strictest lifestyle rules, based on an interpretation of Islamic scripture that is more hostile to most modern tech than al Qaeda ever was. That means no music, video or anything that can be identified as “Western.” Exceptions are made, grudgingly, when it is necessary to keep ISIL members alive. Thus while Western aid groups are banned, Western medical supplies are allowed in but ISIL members get priority. Even Moslem medical personnel must prove there are Islamic enough to meet ISIL standards. Those who cannot, and that means most of them, are threatened. Some are killed but the rest flee. The few medical personnel who remain can barely care for ISIL leadership and some combat wounds.

 

Getting electricity, water and sanitation networks operating is a priority but crippled by lack of supplies (especially fuel) and spare parts as well as people qualified to repair and operate things. Anywhere else in the Middle East foreign suppliers and experts would be called upon as necessary. That is not Islamic according to ISIL and instead locals with some skills to step forward and try to cope. The result is intermittent water supplies, unreliable sanitation systems and lots of people using portable generators for power or living in the dark.

 

Many of the civilians who stayed behind have managed to adapt and an economy of sorts has been created. In late 2014 ISIL sought to create their own currency (gold coins) but that did not get far. So any currency (local, Western) that works is used. “Taxes” are collected in a medieval fashion that could best be described (in modern terms) as opportunistic extortion. This begins with lots of looting when ISIL takes control of new territory. While much is made of Moslems (especially Western ones) trying to get to get to the Islamic State the reality is that more people already there are trying to get out. In many cases this is a matter of life and death because the collapse of the medical care system has left most people with few useful options if they get sick or injured. ISIL considers such misfortunes “the will of God” and complainers are regarded as heretics.

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 17:30
Chammal : remise de décorations et récompenses

 

22/06/2015 Armée de l'air

 

Le 10 juin 2015, au cours d'une cérémonie dédiée aux 100 ans des escadrilles SPA38 et SAL56 l’amiral commandant la zone maritime océan Indien a remis des décorations et récompenses à des militaires engagés dans l'opération Chammal.

 

Des officiers et sous-officiers se sont en effet vus récompenser pour leur action qui a permis à plusieurs occasions aux éléments déployés dans le golfe arabo-persique de mener à bien des opérations, dans le cadre de l'opération Chammal de lutte contre le groupe terroriste auto-proclamé Daech.

 

Deux croix de la Valeur Militaire avec étoile de bronze ont été décernées au commandant Benjamin et au capitaine Thomas pour leur action lors des frappes décidées par le Président de la République, notamment la première, le 19 septembre 2014.

 

Un témoignage de satisfaction du chef d’état-major des armées et une lettre de félicitations d’ALINDIEN ont été remis au commandant Cécile et à l'adjudant Philippe pour souligner leur engagement lors d'évènements particuliers liés à la sécurité des vols.

 

 

2015 célèbre le centenaire de la SPA 38 et de la SAL 56

 

Créées respectivement en janvier et mai 1915, ces deux escadrilles ont été particulièrement engagées lors de la Première Guerre mondiale. Ainsi, le général Soulet, commandant des forces aériennes, explique dans son ordre du jour : "La SPA 38 a remporté 100 victoires homologuées et 98 non homologuées. Lors de la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, l'escadrille est chargée de la défense des ports du sud et du nord de la France, jusqu'à sa mise en sommeil, en 1942. En 1951, elle est intégrée au groupe, puis à l'escadron de chasse "Languedoc". Elle participe aux missions de chasse et de bombardement que conduit l'armée de l'air au cours de la moitié du XXe siècle en Indochine, en Irak et en ex-Yougoslavie". 

 

Le général poursuit : "A la fin de la guerre 1914-1918, l'escadrille SAL 56 déplore la perte de 17 aviateurs morts en service aérien commandé. Opérant jusqu'à l'armistice de 1940, la SAL 56 renaît au sein des forces aériennes stratégiques pour assurer la permanence de dissuasion nucléaire sur Mirage IVA de 1965 à 1976."

 

Depuis le 4 novembre 2010, la SPA 38 et la SAL 56 sont réunies au sein de l'escadron de chasse 3/30 "Lorraine" et porte haut les couleurs de la France dans le ciel irakien, pour l'opération Chammal. Lancée depuis le 19 septembre 2014, l'opération mobilise plus de 700 militaires et vise à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes, dans la lutte contre le groupe terroriste auto-proclamé Daech.

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 12:30
Chammal : Point de situation au 18 juin 2015

 

18/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

La force Chammal poursuit ses missions de renseignement et de reconnaissance armée en étroite collaboration avec les autres pays de la coalition. L’activité aérienne hebdomadaire s’est traduite par 19 sorties aériennes et 7 frappes contre des objectifs au sol.

 

Cette semaine, la force Chammal a réalisé sa 150e frappe contre le groupe terroriste Daech. Au-delà des frappes, les missions aériennes de renseignement conduites par les aéronefs quotidiennement sont primordiales. Elles ne sont pas seulement un préalable nécessaire aux missions de frappes : elles sont à elles seules fondamentales pour cartographier l’adversaire et analyser son comportement en coordination avec nos alliés. Le produit de ces missions est exploité en synergie au sein de la coalition.

 

A Bagdad, une partie des militaires qui armaient le détachement de formation a été relevée le 16 juin. Ce détachement poursuit les formations spécifiques dispensées aux stagiaires de l’Iraqi Counter Terrorism Service (ICTS) et de la 6e division irakienne. D'autres cours vont prochainement débuter notamment pour former les futurs moniteurs de l'ICTS.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage2000D), d’un avion de contrôle aérien E3F et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 08:30
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

16/06/2015 Armée de l'air

 

Dimanche 13 juin 2015, des équipages de l’armée de l’air et de la marine nationale ont réalisé une mission de renseignement conjointe au dessus de l’Irak.

 

6 heures. Le soleil est déjà haut et la température avoisine les 45°C. Sur le tarmac, deux équipages de l’armée de l’air et de la marine nationale se retrouvent. Trois avions les attendent : deux Rafale et un Atlantique 2 (ATL2). Ensemble, ils partent pour une mission de recherche et de renseignement (ISR - Intelligence, surveillance and reconnaissance). Leurs objectifs sont de récolter des photographies à la fois uniques et complémentaires de celles produites par les autres outils de recueil de renseignement.

 

C’est déjà l’heure des derniers réglages. Pendant que les marins terminent d’équiper l’ATL2, les aviateurs réalisent les derniers « checks » moteur et électronique embarquée sur le Rafale. Équipés d’une nacelle de reconnaissance et armés de missiles d’autodéfense MICA, les Rafale vont réaliser six heures de vol en territoire hostile.

 

Ces missions de renseignement photographique sont indispensables à l'opération Inherent Resolve, dont Chammal constitue la contribution française. En utilisant des moyens de renseignement d’origine image, les spécialistes du renseignement vont pouvoir exploiter les informations et ainsi aider les troupes au sol à combattre le groupe terroriste Daech.

photo Armée de l'Air

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 05:55
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

16/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 19 septembre 2014, sur ordre du Président de la République, la première opération militaire aérienne française était menée en Irak par deux Rafaleet un ravitailleur C135 contre le groupe terroriste Daech. Suite aux missions de reconnaissance et de renseignement effectuées les jours précédents par un avion de patrouille maritime Atlantique 2de la Marine nationale, cette opération avait pour objectif de détruire un dépôt logistique de Daech repéré dans la région de Mossoul.

 

Le 26 avril 2015, la France effectuait sa 100ème frappe.

 

Le 12 juin dernier, au cours d'une mission de plus de cinq heures, une patrouille de deux Mirage 2000 D en mission de reconnaissance armée a engagé trois positions de combat de Daech dans la région de Tall Afar. Il s'agissait de la 150ème frappe française.

 

La patrouille de chasseurs, équipée du pod de désignation laser Damoclès, a porté ses frappes entre 14h14 et 14h19, heure de Paris avec trois bombes guidées laser, deux GBU12 et une GBU49. Opérant depuis la Jordanie, les Mirage 2000D ont effectué deux ravitaillements en vol à l'aide d'un avion ravitailleur C135 de la coalition, engagé dans l'opération Inherent Resolve, dont Chammal est la contribution française.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage 2000D) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2.

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photo EMA / Armée de l'Air

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 21:30
photo EMA

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11/06/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Point de situation sur les opérations de la force Chammal.

 

La force Chammal poursuit ses missions de renseignement et de reconnaissance armées en étroite collaboration avec les autres pays de la coalition. L’activité aérienne hebdomadaire s’est traduite par 15 sorties aériennes et 8 frappes contre des objectifs au sol. Au cours de ces sorties, 9 objectifs ont été neutralisés dans les secteurs de Mossoul, Sinjar, Tall Afar et Baiji.

 

Un avion E-3F, déployé au Qatar depuis le 15 mars 2015, a participé aux opérations aériennes jusqu’au 10 juin, date à laquelle il a été désengagé.

 

En parallèle, au sol, les militaires français dédiés au volet formation de l’opération Chammal poursuivent leur mission au profit de 300 militaires de l'ICTS, ainsi que de la 6e division irakienne pour des formations en contre-IED.

photo EMA

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 16:30
L’Etat islamique, laboratoire du siècle?

 

11.06.2015 par JF Fiorina - notes-geopolitiques.com
 

La « guerre révolutionnaire » des nouveaux jihadistes

Comment vaincre l’Etat islamique (EI) ? La stratégie à adopter face aux avancées du groupe jihadiste en Irak et en Syrie a été au cœur d’une réunion, le 2 juin 2015 à Paris, des pays de la coalition internationale dirigée par les États-Unis. Malgré 4 000 raids aériens menés en dix mois, l’avancée des extrémistes sunnites n’a pu être contenue.

Pire : ces dernières semaines ont vu tomber entre leurs mains les importantes villes de Ramadi (Irak) et Palmyre (Syrie) – un joyau architectural inscrit au patrimoine de l’humanité. Les raisons de cet échec sont nombreuses.

Le double jeu mené par les autres acteurs sunnites et leurs alliés occidentaux en Syrie, où l’objectif prioritaire reste de renverser le gouvernement de Bachar al-Assad, n’y est pas étranger. Mais c’est sans doute dans le diagnostic de ce qu’est la réalité de l’EI, de ses objectifs et de ses actions qu’il faut chercher les racines de ce cuisant échec.

Car comment combattre une puissance que l’on se refuse à essayer de comprendre ?

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) cité par Le Monde du 02/06/2015, « l’EI, qui contrôle la moitié du territoire syrien, a encore étendu son emprise près de la frontière turque et au sud de la cité antique de Palmyre, conquise le 21 mai ».

Depuis son offensive fulgurante lancée le 9 juin 2014, l’EI s’est emparé de larges pans de territoires érigés officiellement en Califat le 29 juin suivant.

S’il a profité de la guerre déclenchée en Syrie pour y prendre progressivement, depuis 2013, le contrôle de vastes régions, l’EI a pour origine le champ de braises laissé par les Américains en Irak.

C’est ce que rappelle Xavier Raufer, directeur des études du Département de Recherche sur les Menaces Criminelles Contemporaines (DRMCC) de l’Université Paris 2, dans une récente étude publiée sous forme de supplément au n°5 de la revue Conflits (avril-mai-juin 2015).

 

Irak, « le laboratoire du siècle »

Professeur au CNAM, le criminologue Alain Bauer le souligne dans son introduction à l’étude du DRMCC : « Sans compréhension pleine et entière du terrible engrenage irakien, qui va de ‘Mission Accomplished’ à une évacuation sans gloire, la terreur ne saurait se résorber, elle ne pourra que perdurer ».

Un engrenage très directement lié à l’intervention de Washington, justement dénoncée en 2003 par la France (ainsi que par l’Allemagne et la Russie). Pour Xavier Raufer, « l’occupation américaine a transformé ce pays en couveuse à jihadis ; en un laboratoire où ils inventent et perfectionnent leurs techniques de guérilla : véhicules piégés, enlèvements, bombes artisanales et autres terrifiants engins, issus d’une efficace et abordable boîte à outils, employée à grand succès de l’Afghanistan au Mali, en passant par le Yémen ».

L’appellation de « terrorisme » est potentiellement trompeuse : c’est en fait une « guerre révolutionnaire » que les États-Unis ont perdue entre 2006 et 2012, et qui se poursuit aujourd’hui en débordant son cadre initial.

Une guerre révolutionnaire au sens précis où l’entendait son concepteur, Mao Tse Toung, notamment dans son texte De la guerre prolongée (1938), c’est-à-dire un conflit idéologique et total. Idéologique, l’islam remplaçant le communisme qui était au centre de la doctrine maoïste à la fois comme « horizon indépassable » et moyen d’encadrement – y compris par la terreur – de la population.

Conflit total aussi, où la guérilla ne constitue qu’un aspect, voire une phase transitoire de la guerre, l’objectif restant, par un grignotage progressif du territoire ciblé, la « bataille décisive » : celle qui, grâce à un rapport de force favorable, permet de faire basculer la situation en sa faveur.

La puissance, notamment en matériel moderne servi par des soldats aguerris, de l’Etat islamique, de même que sa stratégie de conquête et de renforcement d’un espace géographique viable, confirment cette analogie.

Car l’Etat islamique est d’abord une puissance militaire, de l’ordre de 10 000 à 25000 combattants, dont l’ossature est fournie par d’anciens officiers de Saddam et des milices armées.

C’est pourquoi Daesh ne peut être vaincu par une simple campagne de frappes aériennes, même appuyée par des opérations spéciales. Seule une armée de puissance au moins comparable serait à même d’en venir à bout.

C’est d’ailleurs le calcul des puissances occidentales et de leurs alliés, qu’atteste le choix de renforcer les moyens et la formation des peshmergas puis surtout, désormais, de l’armée irakienne, en charge des combats au sol.

 

Anatomie du nouveau Califat

« L’Etat islamique est la résurgence d’un rêve médiéval qui va bouleverser durablement le Moyen Orient », estiment Olivier Hanne et Thomas Flichy de la Neuville dans l’édition revue et augmentée de leur ouvrage L’Etat islamique, primé par le Festival de géopolitique de Grenoble 2015.

Des causes immédiates sont certes à l’origine de son apparition, puis de son développement. L’invasion américaine, bien sûr, qui a directement provoqué l’insurrection tout en aggravant les failles ethno-religieuses de la société irakienne.

Mais aussi la compétition énergétique, les erreurs politiques du Premier ministre chiite Nûri al-Maliki (2006-2014), l’embrasement de la Syrie à partir de 2011, ou encore l’opportunisme des clans et tribus sunnites.

Créé artificiellement sur les décombres de l’Empire ottoman, l’Irak est naturellement travaillé par des forces centrifuges. C’est pourquoi l’avènement du Califat islamique répond aussi à des causes plus profondes, souterraines, identitaires.

Une grande partie du succès de l’EI tient en effet à sa référence à un passé glorieux, lorsque Damas (avec la suprématie de la dynastie des Omeyyades,VIIe-VIIIe siècles) puis Bagdad (califat abbasside, VIIIe-XIIIe siècles) étaient capitales de l’Oumma.

L’EI ne propose pas seulement « un sunnisme débarrassé du laïcisme et du baassisme » : il impose un islam « pur », rigoriste, capable de « concurrencer les chiites irakiens pour le scrupule religieux ».

Et ce, dans une région où « la présence des mosquées, de l’histoire et des symboles musulmans imprègne la population et suscite le rappel du culte, même auprès des croyants tièdes voire éloignés ».

A l’instar d’Al Qaïda dont il est pour partie issu, et conformément aux préceptes de l’islam, l’EI entend assurer l’avènement d’un califat mondial. Mais en s’assurant au préalable le contrôle d’une base territoriale sûre.

Ce qui fait dire à Alain Bauer, par comparaison avec le communisme, que l’EI suit « la voie stalinienne » de la révolution mondiale.

« Outre un dispositif structuré et internationalisé, l’EI semble avoir pris comme modèle une synthèse entre le Hezbollah, le Baas et le Parti Bolchevik. Organisation véritable et pyramidale, faisant régner la terreur en interne et en externe, rassemblant des brigades aguerries (Libyens, tchétchènes, occidentaux,…), la structure est surtout connue pour sa brutalité, notamment contre ses ennemis les plus proches, les militants restés fidèles au dernier carré de dirigeants de ce qui reste d’Al Qaida » (« Les enfants de Zarqaoui », www.huffingtonpost.fr, 13/06/2014).

 

Quels scénarios pour l’avenir?

Pour les auteurs de L’Etat islamique, toutes les options sont aujourd’hui ouvertes. La première est la victoire de Daesh, parvenant à la tête d’un nouvel « Etat de fait » de quelque 10 millions d’habitants, « financé essentiellement par le pétrole, exploité par des compagnies chinoises ».

Ce qui entraînerait l’éclatement de l’Irak et de la Syrie, avant de menacer directement Israël, mais aussi la Jordanie et l’Arabie saoudite…

Le 2e scénario est celui d’une défaite de Daesh. « Mais la partition ethnico-religieuse de l’Irak a été consacrée » et « plus d’une dizaine de milliers de combattants jihadistes se sont dispersés après la fin de l’EI dans les pays sunnites de la région entraînant une contagion terroriste »

La 3e option voit la défaite de Daesh, mais avec « la pacification »: « Après la mort du calife et l’arrestation des jihadistes, les pressions internationales, associées à la coopération de Bagdad, ont permis une pacification entre sunnites et chiites en Irak, la préservation du cadre national et une meilleure redistribution des richesses pétrolières ».

Le Kurdistan en sort renforcé, mais la Syrie est sauvée, via des accords politiques qui permettent le lancement d’un processus de réconciliation nationale, tandis que le spectre d’une dislocation générale de la région s’éloigne…

En attendant, comme le rappelle le Wall Street Journal dans son éditorial du 22 mars 2015, « le chaos est toujours le meilleur allié du jihadisme ».

L’Etat islamique sera peut-être vaincu, ou au moins circonscrit, à l’avenir. Restent son effet déstabilisateur et les racines de son indéniable dynamisme.

Effet déstabilisateur qui est encore une fois le prolongement de l’aventurisme américain, le colonel René Cagnat, chercheur associé à l’IRIS, observant le retour en force de combattants étrangers en Afghanistan.

Or « le nord afghan où les jihadistes sont en train de s’installer et de recruter nombre de jeunes séduits par leur discours appartient déjà à l’Asie centrale: l’ouverture d’hostilités au-delà de la frontière, en direction d’ex-républiques soviétiques, n’est sans doute plus qu’une question de temps » (www.iris-france.org, 01/06/2015).

Quant aux racines de ce phénomène, Michael Axworthy estime, avec beaucoup d’autres, que « l’extrémisme islamique et le terrorisme de ces deux dernières décennies viennent essentiellement, via des financements et une influence religieuse, de l’Arabie saoudite » (The Guardian, 28/01/2015).

Certains analystes y ajoutent le Qatar. Soit des États qui disposent de très importants moyens financiers et estiment jouer leur survie face aux puissances chiites.

Rien ne laisse présager qu’ils modifient rapidement leurs options géopolitiques. Confirmant ainsi l’analyse d’Alain Bauer : « Désormais, le foyer d’infection, le marigot exsudant l’épidémie est l’Irak en guerre civile. Aujourd’hui au Moyen Orient. Demain ailleurs. »

 

Télécharger L’Etat islamique, laboratoire du siècle?

 

Pour aller plus loin:

  • L’Etat islamique.Anatomie du nouveau Califat, par Olivier Hanne et Thomas Flichy de la Neuville, Bernard Giovanangeli Editeur, 191 p., 15 € ;
  • « Terrorisme: l’Irak, l’origine de tout. Le laboratoire du siècle », supplément au n°5 de la revue Conflits dirigé par Xavier Raufer, 27 p., avril-mai-juin 2015.
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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 07:30
Général Denis Mercier  - photo Armée de l'Air

Général Denis Mercier - photo Armée de l'Air

 

10/06/2015 lorientlejour.com (AFP)

 

Le chef d'état-major de l'armée de l'Air française, le général Denis Mercier, a estimé mercredi qu'il faudrait davantage frapper les centres de commandement du groupe Etat islamique, en notant que la tâche est compliquée par leur présence surtout en Syrie.

 

"En Libye, on est allé chercher les centres de gravité de Kadhafi (centres de commandement, points de regroupement...). C'est en attaquant ces centres qu'on a fait basculer Kadhafi, pas en allant tirer 150 pick-up par jour. Là, on y serait encore", a-t-il dit lors d'une rencontre avec la presse. "C'est exactement le même problème en Irak aujourd'hui. On tire beaucoup sur la ligne de front mais derrière il faudrait qu'on se concentre plus sur les centres de gravité. Le problème c'est qu'ils ne sont pas forcément en Irak" mais en Syrie, a-t-il ajouté. En Syrie, où la France n'intervient pas, la coalition internationale emmenée par les Etats-Unis fait face à une situation délicate, les opérations contre l'EI risquant de renforcer le régime de Bachar al-Assad. En Irak, les autorités de Bagdad ont en outre demandé qu'on ne frappe pas ces centres de gravité, a-t-il concédé.

 

Le général Mercier a réfuté en revanche les interrogations sur l'efficacité de la campagne de frappes aériennes contre L'EI. "Si on n'avait pas été là, sincèrement l'affaire serait réglée. Daech (acronyme de l'EI en arabe) aurait pris le pouvoir de tout, de Bagdad, etc", a-t-il affirmé. "Avec ces opérations aériennes assez intenses, on donne aux forces irakiennes la liberté d'action sur leur sol. Point barre. Mais c'est déjà énorme", a-t-il ajouté.

"Après la balle est un peu dans leur camp (...) Le problème, c'est qu'il faut qu'il y ait au sol une offensive de ces forces irakiennes qui est un peu compliquée compte tenu de l'imbrication des différentes communautés", chiites et sunnites, a-t-il ajouté.

 

Depuis le début de l'opération française Chammal en septembre 2014, les avions de chasse français ont effectué "plusieurs centaines de frappes" en Irak, a indiqué Denis Mercier, sans plus de précisions. L'état-major donne le chiffre de 135 frappes et quelque 200 objectifs détruits, mais il compatabilise plusieurs largages de bombes dans une même frappe. "On parle beaucoup des frappes mais notre contribution la plus significative c'est celle au renseignement (naval, aérien...). Elle est beaucoup plus importante que le nombre de frappes", a souligné Denis Mercier, interrogé sur la part de la France dans les opérations aériennes.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 20:30
Les frappes aériennes tuent plus de 1.000 combattants de l’EI par mois, déclare un général américain

Un F-16 Fighting Falcon de l' US Air Force reçoit du carburant à partir d’un KC-135 Stratotanker, le 16 décembre 2014, dans le cadre de l’opération Inherent Resolve contre le groupe armé l’État islamique (Archives/sergent Chelsea Browning/US Air Force)

 

6 juin 2015 45eNord.ca (AFP)

 

La campagne de bombardements de la coalition menée par les États-Unis contre le groupe État islamique a permis de tuer « plus de 1.000″ combattants ennemis par mois, a déclaré vendredi l’un des généraux américains dirigeant l’opération.

 

Les raids aériens « ont un effet profond sur l’ennemi » et « ont retiré du champ de bataille plus d’un millier de combattants ennemis par mois », a estimé le général John Hesterman, chef de la composante aérienne du commandement militaire au Moyen-Orient, qui s’exprimait lors d’une conférence téléphonique depuis le Qatar.

 

L’administration Obama est critiquée aux États-Unis et à l’étranger sur l’efficacité de la campagne de bombardements, certains parlementaires et anciens officiers de l’US Air Force accusant notamment Washington de trop brider l’action de ses pilotes.

 

Le général a confirmé que dans environ 75% des missions, les avions reviennent sans avoir largué de bombe.

 

Mais « les comparaisons avec des conflits contre une armée régulière d’État nation ne s’appliquent pas », a estimé le général.

 

« Prendre pour cible une armée régulière est relativement facile », mais il est beaucoup plus difficile de viser les combattants du groupe djihadiste État islamique qui depuis le début se sont « plongés dans la population civile », a expliqué le général.

 

Les djihadistes ne se montrent pas à découvert en grands nombres, a-t-il expliqué.

 

Et la coalition doit aussi faire attention à distinguer entre les combattants de l’EI et les forces irakiennes, et à éviter les victimes civiles.

 

« Il n’a jamais été aussi difficile de faire la différence entre amis et ennemis qu’aujourd’hui en Irak », a estimé l’aviateur. « Il est impossible de les distinguer quand ils s’habillent de la même manière et utilisent le même équipement ».

 

Si des bombardements sur des forces irakiennes avaient eu lieu par erreur, « la coalition serait à mon avis déjà défaite depuis un bout de temps », a-t-il dit.

 

La présence à proximité des lieux de bombardements de contrôleurs aériens avancés (JTAC) capables de guider les frappes serait « probablement » utile, mais n’est pas nécessaire « pour l’instant », a encore jugé le général.

 

Le responsable militaire a par ailleurs réfuté le témoignage de pilotes rapportés dans des médias américains, qui regrettaient de devoir respecter des règles d’engagement trop strictes pour frapper les djihadistes.

 

La coalition peut donner son accord pour la plupart des frappes dans un temps qui se mesure « en minutes, pas en heure ou en demi-heure », a déclaré le général.

 

Depuis août 2014, la coalition a mené 15.675 missions aériennes, dont 4.423 ont donné lieu à un bombardement, selon ses chiffres.

 

Mais cette campagne de frappes n’a pas empêché les djihadistes ultra-radicaux de prendre la ville irakienne de Ramadi (ouest), suscitant les doutes sur l’efficacité de la stratégie suivie par l’administration Obama.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 16:30
Kornet-E ATGM

Kornet-E ATGM

 

06/06/2015 lorientlejour.com

 

Les forces de sécurité irakiennes ont empêché samedi des attaques suicide au véhicule piégé du groupe Etat islamique (EI) dans la province d'Al-Anbar (ouest), grâce à des missiles antichars, a indiqué samedi un officier de l'armée.

 

Un colonel a expliqué que les forces gouvernementales avaient utilisé des missiles russes Kornet E pour détruire deux véhicules piégés en mouvement et qu'une frappe aérienne en avait détruit un troisième, dans le secteur de Nadhim al-Taqsim, à l'ouest de Bagdad.

 

Un porte-parole du ministère de l'Intérieur a assuré que les véhiculés piégés détruits étaient en fait au nombre de quatre et que le raid aérien avait été effectué par la coalition internationale conduite par les Etats-Unis.

 

Jeudi, les forces de sécurité avaient utilisé des missiles pour déjouer des attentats suicide au véhicule piégé contre deux bases de l'armée dans la province d'Al-Anbar, en majeure partie sous contrôle de l'EI notamment sa capitale Ramadi.

 

Le mois dernier, l'EI avait utilisé un nombre important de véhicules piégés pour prendre Ramadi le 17 mai. En réaction, les Etats-Unis ont annoncé l'envoi de 2.000 lance-roquettes anti-char AT4s pour aider les Irakiens à neutraliser ces camions piégés.

 

Mercredi, une frappe aérienne de la coalition a détruit un des plus gros sites d'assemblage de voitures piégées de l'EI en Irak, selon des responsables irakiens. En Irak et en Syrie, le groupe jihadiste utilise de plus en plus fréquemment ces "camions bombes" bourrés d'explosifs conduits par des kamikazes.

 

Note RP Defense : lire Kornet Clobbers Abrams

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 12:30
Photos Malek Azoug

Photos Malek Azoug

 

05/06/2015 Johan Van Herck –MIL.be

 

Le ministre de la Défense Steven Vandeput a rendu une visite surprise le 3 juin aux militaires belges stationnés en Irak. Ceux-ci ont pour mission de former les soldats irakiens à la lutte contre le groupe terroriste État islamique.

 

Le ministre Vandeput a pris un C-130 en Jordanie pour se rendre à Bagdad. Sur place, il a pu observer les conditions de travail de nos militaires pendant quelques heures.

 

Dix-huit instructeurs belges travaillent pour l'instant dans un camp d'instruction sécurisé, proche de l'aéroport de Bagdad. Depuis le 15 mars 2015, ils forment les soldats irakiens avec le concours de sept autres nations. Le détachement belge au grand complet compte une trentaine de participants mais ce nombre est réduit temporairement en raison du ramadan.

 

« Les militaires belges ont entraîné quelque 1 500 soldats en à peine trois mois », a déclaré le ministre Vandeput à la presse. La participation belge à cette mission de formation se poursuit jusqu'à la fin du mois d'août 2015 sous le présent mandat.

Photos Malek AzougPhotos Malek AzougPhotos Malek Azoug
Photos Malek Azoug

Photos Malek Azoug

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 12:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

05/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 1er juin 2015, les autorités jordaniennes et le colonel français commandant le détachement chasse projeté en Jordanie, ont inauguré la nouvelle zone de vie au profit des militaires français, en présence des commandants d’unités français et jordaniens.

 

Quatorze bâtiments logement ont été réhabilités ce qui permettra, dès le mois de juin 2015, de loger les militaires français en chambre individuelle ou collective. Outre les logements, la nouvelle zone de vie comprend deux tentes de restauration, une tente consacrée aux activités de cohésion, une autre dédiée au sport, ainsi que des infrastructures médicales.

 

Ce nouveau camp de base est le fruit d’un programme de réhabilitation de bâtiments préexistants mené conjointement par la force Chammal, des entreprises locales, et l’armée de l’air jordanienne.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage2000D), d’un avion de contrôle aérien E3F et d’un avion de patrouille maritime Atlantique2.

photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 12:30
Le journal de référence turc Cumhuriyet affirme que le régime a facilité l’entrée de djihadistes en Syrie

Les photos publiés par le Cumhiriyet des deux bus interceptés par les forces de l’ordre turques et qui auraient servi à faire entrer illégalement des djihadistes en Syrie (Cumhiriyet)

05.06.2015 45eNord.ca

 

Le quotidien turc Cumhuriyet a affirmé vendredi que le gouvernement avait facilité l’entrée des combattants djihadistes en Syrie, une semaine après avoir provoqué sa fureur en diffusant des images suggérant qu’il leur avait aussi livré des armes.

 

Dans son édition de vendredi, le journal proche de l’opposition écrit que les services de renseignement turcs (MIT) ont loué deux bus qui ont servi le 9 janvier 2014 à faire illégalement entrer en Syrie à partir du poste-frontière de Reyhanli (sud-ouest) plusieurs dizaines de rebelles islamistes hostiles au régime de Damas.

À l’appui de ses allégations, Cumhuriyet publie les photos des deux véhicules interceptés par les forces de l’ordre turques au lendemain de l’opération, dans lesquels ont été retrouvés des armes et des munitions.

Selon le journal, les chauffeurs des deux véhicules, brièvement interpellés, ont affirmé aux enquêteurs que leurs bus avaient été loués par le MIT, qui leur a présenté leurs passagers comme de simples réfugiés syriens.

Il y a une semaine, Cumhuriyet a suscité la colère du gouvernement islamo-conservateur turc en publiant des images d’armes dans des camions du MIT interceptés en janvier 2014 par les gendarmes turcs près de la frontière syrienne.

Cette opération alimente la polémique depuis que des documents officiels publiés sur internet ont révélé que ces armes étaient destinées aux groupes djihadistes.

Le président Recep Tayyip Erdogan, qui a toujours nié tout soutien à ces combattants, a riposté en portant personnellement plainte contre le quotidien et son rédacteur-en-chef, Can Dündar, réclamant contre eux la prison à vie.

A quelques jours des élections législatives de dimanche, ce nouveau bras de fer entre le chef de l’Etat et un média a relancé l’inquiétude de l’opposition turque et des ONG de défense de la liberté de la presse, qui dénonce la dérive autoritaire de M. Erdogan.

Quelque 400 intellectuels, artistes ou universitaires, dont le prix Nobel de littérature Orhan Pamuk, ont manifesté leur soutien au journal dans une tribune.

M. Erdogan espère une large victoire de son parti aux législatives de dimanche, afin de réformer à sa main la Constitution en renforçant ses pouvoirs.

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 11:30
Counter-Terrorism: Data To Die For

 

June 4, 2015: Strategy Page

 

One unpublicized reason for the recent American commando raid into eastern Syria was to capture a lot of ISIL documents. The death of a senior ISIL official (chief of finance) and the capture of his wife (heavily involved with running the growing ISIL slave trade) was played up but equally, if not more important was grabbing laptops (each with gigabyes of records) and loads of paper documents. Apparently more raids like this have been authorized, despite the current American reluctance to expose their troops to any combat.

 

Since late 2001, when the first large capture of al Qaeda documents tool place in Afghanistan, American intelligence has found that the new (as best represented by al Qaeda) generation of Islamic terrorists were better educated (at least at the leadership and staff level) and more comfortable with bureaucratic methods. Some were surprised by all the documents al Qaeda left behind when they fled Afghanistan in 2001, but on reading many of those documents it was clear that all that paperwork indicated a high degree of organization and the potential for organizations like this to be a lot more lethal than they already were. The document analysis showed that the leaders were constantly soliciting new ideas on better ways to train their generally poorly educated (often illiterate) recruits. In many respects all this paperwork was chilling because it made clear that groups like al Qaeda did not just “get lucky” on September 11, 2001 but had carefully thought out, planned and executed that operation and many more that fell apart because it was not easy carrying out such attacks in the West. Many things can go wrong and the al Qaeda planners and organizers were, as the memos, letters and other documents spelled out, aware of the obstacles and constantly seeking solutions.

 

Subsequently raids by regular troops as well as commandos were made with documents as a major objective. This paid big dividends and later document hauls showed that the terrorists were seeking ways to protect themselves from this vulnerability. So far no highly effective solutions have been found and the captured documents continue to provide devastating (for the Islamic terrorists) hauls of information.

 

This emphasis on capturing documents rather than Islamic terrorists does not play well in the media and has thus been overlooked by most people but for the troops and the civilian intel specialists the main reason for most raids is information, not dead terrorists and destroyed tools of their trade. Cheap PCs and widespread Internet access has changed everything in even in an organization demanding that the world revert back to a 7th century lifestyle.

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 16:30
Chammal : point de situation du 4 juin 2015

 

04/06/2015 Source : Etat-major des armées

 

La force Chammal poursuit ses missions de renseignement et de reconnaissance armées en étroite collaboration avec les autres pays de la coalition.

 

L’activité aérienne hebdomadaire s’est traduite par 23 sorties aériennes et 3 frappes contre des objectifs au sol. Au cours de ces sorties, 4 objectifs ont été neutralisés dans les secteurs de Sinjar et Tal Afar.

 

A Bagdad, les militaires français dédiés au volet formation de l’opération Chammal poursuivent leur mission au profit des forces irakiennes de l'ICTS et de la 6edivision irakienne, dans la région de Bagdad. Les cadres du détachement d’instruction opérationnelle concentrent actuellement les formations qu’ils dispensent sur les techniques commandos et les missions en état-major.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale et six Mirage2000D), d’un avion de contrôle aérien E3F et d’un avion de patrouille maritime Atlantique2.

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 16:30
RAF strike on ISIL vehicle in Iraq May 27


29 mai 2015 by Defence HQ

 

On Wednesday 27 May, Tornado GR4s from RAF Akrotiri flew in support of Kurdish peshmerga attacks on terrorists in northern Iraq. An armed pick-up truck was spotted, partly concealed under trees, and destroyed with a Brimstone missile.

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 16:30
Iraq: Lions Led By Donkeys Lost Ramadi

Iraq Situation Report: May 30 - June 1, 2015 by: Theodore Bell and Patrick Martin - ISW

 

June 2, 2015: Strategy Page

 

A prominent Sunni politician and member of parliament is leading the effort to find out exactly who ordered the army to pull out of Ramadi on May 17 th and allow a much smaller force of ISIL fighters to enter and, after receiving reinforcements, take control of most of the city. Right after Ramadi fell the commander of the 25,000 troops guarding the city said he had been ordered to withdraw. Most of the troops in Ramadi belonged to the 7 th Infantry Division, which is based there. That unit had been reinforced by several thousand police and army commandos and special operations troops by early May. There were also a few thousand pro-government Sunni tribal militia.  All these troops are still in Anbar, most of them just west of Ramadi.

 

Since May 17th the government has reinforced the army units outside Ramadi with Shia militia. Together these forces have retaken many military posts (fortified checkpoints and police stations) abandoned during the departure of the security forces from Ramadi in May. The unannounced withdrawal of army forces caused a panic among the thousands of police and militia fighters in the city and these forces tended to panic and depart quickly when they found out about the army retreat.

 

This rapid and unexpected loss of Ramadi by a much smaller force (government troops outnumbered nearby ISIL gunmen by ten to one) brought forth accusations by the U.S. and other Western governments that Iraqis did not have the will to fight. That was not true and the real problem, as it has always been, is leadership. As the old saying goes, “there are no bad troops, only bad officers.” In late 2014 The U.S. reported that most of the troops they trained before they left in 2011 had since left the military and many of the replacements were poorly trained (and even more poorly led) by corrupt Iraqi officers appointed by the recently (April 2014) replaced Maliki government. The U.S. believed that Iraq needed at least 80,000 trained and well led troops to deal with ISIL. American military evaluation teams were sent to Iraq in August 2014 to assess how much of the Iraqi Army was salvageable. It was discovered that only 52 percent of the 50 Iraqi combat brigades were worth training and supporting in the short run. The other 24 brigades had been rendered ineffective by Shia politics and officers who were too poorly trained, experienced or dedicated to hold these units together in heavy combat. The basic problem was bad officers, in particular officers more interested in politics and getting rich (via corrupt practices) than running an efficient army. This is not a new or unique problem in the Iraqi Army. Since 2011 the Shia politicians running the government chose politically reliable Shia officers over those who were merely competent at their jobs. That led to the collapse of the Iraqi army in the face of a mid-2014 ISIL offensive. That should not have happened, but it did and will again unless the Iraqis put more emphasis on competence than political loyalty when selecting military officers. There was a similar pattern in the police, where some SWAT units and paramilitary police units (mainly counter-terror units) maintained their edge, but most were ruined by corrupt leadership. So while most Iraqis were angry with the foreigner accusations that Iraqis lacked the will to fight, they had to admit that too many Iraqi officers lacked the ability to lead.

 

The ISIL advance into Ramadi was such a surprise because ISIL has shown continued inability to defeat organized combat units. ISIL remains primarily a poorly trained force with much more experienced leaders. The ISIL combat leaders recognize the shortcomings of their gunmen and rely a lot on terror bombs and not always suicide bombs. ISIL has not got an endless supply of suicide bombers and you have to get men (and some women) to volunteer and those volunteers must have enough sense and presence of mind to carry out some simple but essential tasks to carry out the attack. When things are not going well (as they have not been for ISIL during 2015, at least until Ramadi fell) it is better to have your young terrorists plant bombs and then set them off remotely or via timers. There has been a lot of that since Ramadi fell because ISIL is still losing ground around Mosul and between Mosul and Baghdad. Even in Anbar the victory in Ramadi was followed within a week by a counteroffensive that has proved unstoppable. ISIL has been able to slow the advance, using a lot of bombs, but they have nothing that can stand and fight. Iran is trying to help Iraq with that, which makes many Iraqis and most Westerners nervous.

 

In late May the U.S. admitted that Iran has sent some of its artillery (truck mounted rocket launchers) deeper into Iraq to assist Iraqi troops fighting ISIL forces near the oil refinery at Beiji (200 kilometers north of Baghdad). This battle has been going on for nearly a year. The Iranian artillery units bring along their own UAVs to spot targets. ISIL captured parts of Beiji in April after two weeks of fighting. This effort eventually failed, with heavy losses but not before occupying parts of the refinery compound. By late April more ISIL forces arrived and tried again. This battle continues. In late November 2014 ISIL forces were driven away from the refinery which they had besieged for over a month. Since then ISIL has continued to stage attacks, often with suicide bombers, all of which have been repulsed. The Beiji refinery can process 320,000 barrels of oil a day and that represents more than a quarter of Iraq’s refining capacity. Clearing ISIL out of this area also isolated the ISIL held town of Tikrit, which is due north of Baghdad and is full of Sunni Arabs and Saddam admirers who have had enough of ISIL. The Iraqi Army recently recaptured Tikrit and continues moving north. But until ISIL is cleared out of Beiji a major advance on Mosul will not be practical.

 

Iranian artillery was first used against ISIL in late 2014 firing from inside Iran near the Iraqi border. That soon changed. While Iran insists that it has no combat units in Iraq, just trainers and advisors, mainly for pro-Iranian Shia militias, there are a lot of Iranian weapons showing up. At first these vehicles were never far from the Iranian border but definitely inside Iraq.  American UAVs regularly patrol the border area and the Americans and Iranians have an unofficial agreement not to shoot down each other’s UAVs. The UAVs regularly note Iranian military vehicles entering Iraq. The Americans also have photo satellites regularly passing overhead that see this as well. Thus the Americans know that there have been several hundred Iranian M-60s and T-72 tanks and other armored vehicles operating with the Shia militias inside Iraq. There have also been a lot of Iranian truck mounted rocket launchers. The tanks and rocket launchers are supposed to have Iraqi crews but in fact most of the Iranian rocket launchers and armored vehicles were operated by Iranians although their mission was to support pro-Iranian Iraqi Shia militias. The Americans tolerate this as long as the Iraqi government does, especially since the Americans don’t want to send in troops to help the Iraqi army. While the Iraqis appreciate the Iranian help, they make it clear that the majority of Iraqi Shia do not want to become part of Iran and that Western and Arab allies of Iraq will join the fight against any Iranian moves to take control of Iraq. Not everyone believes this will dissuade the Iranians from making an attempt to annex Iraq. At the moment ISIL is seen as a serious problem for all Moslems and because of that there is an unusual degree of cooperation between Iran and nations (the West and Sunni Arab states) that are usually considered enemies. Iran is also sending armored vehicles and rocket artillery to Anbar province to help push ISIL out of Ramadi (the provincial capital of Anbar.) This apparently will involve, as will the Beiji operation, cooperation between American airpower and Iranian ground units. Until quite recently Iran was opposed to this.

 

Since August 2014 allied (mostly U.S. but also NATO and Arab) air strikes in Iraq and Syria have destroyed or damaged over 7,000 targets during over 2,500 separate attacks using mostly smart bombs and missiles. This did not turn out to be the wonder weapon against newly resurgent Islamic terrorists except under certain conditions. The big complaint from pilots of the warplanes and their commanders is that the ROE (Rules of Engagement) are so obsessed with avoiding civilian casualties that most targets are not hit because of the risk (often remote) that civilians might be hurt. ISIL knows this and when they move on the roads they strive to make themselves look like civilians. Thus only a quarter of the bomb equipped aircraft sent out are allowed to actually attack something on the ground. More Western ground controllers would improve the situation somewhat, but the largest number of attacks cancelled by the lawyers are inside ISIL territory, usually against vehicles carrying ISIL supplies or gun men along a road. Meanwhile the attacks that were cleared by the lawyers did do a lot of damage. This destruction included nearly 1,700 military vehicles (about 15 percent of them armored and half of them armed). The most common targets were buildings (1,800 hit) and combat positions (1,500 bunkers, trenches and so on). There were far fewer command posts, checkpoints, parking lots and assembly areas hit and destroyed or made unusable. Over 300 oil industry targets were destroyed or badly damaged since selling stolen oil on the black market was a major source of income for the Islamic terrorists.

 

The importance of ground controllers can be seen in the success of Kurdish forces in the north. Western nations trust the Kurds and Western troops have no problems (from betrayal, assassination or failure to fight) with the Kurds and that means the Kurds get plenty of ground controllers and air support. Because of this Kurdish forces continue to push back ISIL east and west of Mosul.

 

The loss of Ramadi has, so far, produced nearly 100,000 refugees as people flee the city and areas around it. The government is being criticized for not dealing with the refugees adequately. Nearly 200,000 people have fled Ramadi since ISIL began attacking the area around the city in April. In the last year nearly three million people have fled ISIL violence, especially in areas overrun (or threatened) by ISIL.

 

June 1, 2015: In the north (Salahuddin province) ISIL used a large suicide tank bomb and several gunman to attack a police base. This killed 33 police and militiamen while wounding 40 others. This is a rare counterattack by ISIL in Salahuddin province, where over a hundred Islamic terrorists a week have been dying in the last two months. Salahuddin is next to Anbar and ISIL has been having a hard time resisting government attacks here. ISIL even executed four ISIL unit commanders for failure to hold positions (to the death, as is ISIL custom).

 

In May some 1,100 Iraqis died from terrorist related violence. Since January (when nearly 1,400 died) monthly terrorist related deaths have been 1,100-1,200 a month. This is because most of the ISIL violence is of the terrorist, not military, variety. So far this year about half the victims have been civilians. The death toll for all of 2014 was about 15,600. That’s a big jump from 2013 when the death toll was 8,900 for all of Iraq and only ten percent of those were terrorists while the majority were Shia civilians. Previously the worst year was 2007, when nearly 18,000 died. Then as now the main cause of the mayhem and murder was Sunni fanatics who want to run the country as a Sunni dictatorship. Still Iraq was a lot less violent than neighboring Syria where the death toll was 76,000 in 2014. That’s over 91,000 dead during 2014 for the two countries where ISIL is most active. The death toll in Syria continues to rise, even as it is declining in Iraq. A growing number of Iraqi officials are optimistic that ISIL will be crushed in Iraq by the end of 2016. It’s happened before (like in 2007-8), but then the Sunni fanatics make yet another comeback.

 

May 28, 2015: Another Iranian general (again a member of the Quds Force) was killed in southern Iraq while leading Hezbollah fighters against ISIL forces.

 

May 24, 2015: On the Syrian border ISIL seized control of the second of two major border crossings between Syria and Iraq. Iraqi troops moved south to a major crossing with Jordan that Iraqi forces still control. This came the day after Iraqi forces began moving back towards Ramadi and ISIL retreated.

 

May 23, 2015: North of Baghdad Iran backed Shia militias arrived to help push ISIL away from the oil refinery at Beiji. A few days later Iran insisted that it had no combat troops near Beiji but said nothing of their backing for the Shia militiamen there.

 

May 21, 2015: The U.S. imposed sanctions on a major Iraqi airline for helping Iran purchase and smuggle in second hand airliners.

 

May 20, 2015: The government replaced the head of police in Anbar province, in part because of poor performance of police in Ramadi.

 

May 19, 2015: In Iraq Iran-backed Shia militias were seen heading for Anbar province and the capital Ramadi, which was recently overrun by ISIL forces on the 17th. Ramadi is 120 kilometers west of Baghdad.

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 16:30
Armor: China Unofficially Arms The Kurds

 

May 27, 2015: Strategy Page

 

Kurdish forces fighting in Iraq and Syria have been seen using the Chinese HJ-8 ATGMs (Anti-Tank Guided Missiles). This is the Chinese version of the American TOW (Tube-launched, Optically tracked, Wire-guided) system has been in service since 1970. Over 500,000 TOW missiles have been manufactured since its introduction and it remains in service with the United States and many other countries. All versions of TOW are shipped and fired from a sealed launch tube. That tube is placed on a MGS (Missile Guidance Set) that contains the gunner sight, with night vision, and operator guidance electronics. The MGS weighs 25 kg (55 pounds). The 1970 version of the missile weighed 19 kg (42 pounds) and had a 3.9 kg (8.6 pound) warhead. The latest version (TOW 2B or BGM-71F) weighs 22.7 kg (50 pounds) and has a 6.2 kg (13.5 pound) warhead that can defeat ERA (Explosive Reactive Armor) at targets up to 4,000 meters away.

 

The HJ-8 is nearly identical to TOW 2 in size, weight, range and, according to the Kurds, performance. Both TOW and HJ-8 use SACLOS (semi-automatic command line-of-sight) guidance. This system works by having the operator hold the target in the MGS sights and the missile will be guided to the target via wires that connect the missile to the launcher. The big problem is that the operator is often under fire and that sometimes makes it difficult to maintain aim. The next generations of anti-tank missiles were wireless and “fire-and-forget” which allows the operator to duck as soon as the target is identified by the MGS and the missile fired. Nearly all ATGMs use shaped-charge warheads that penetrate most tank armor and are also effective against structures and unarmored vehicles.

 

 The Kurds have a hard time getting weapons from the Iraqi government (because of disputes over control of oil and corruption in the Shia Arab dominated government) and have sought weapons from all available sources. Chinese weapons are widely available in the international black market for arms. If you have the money, there are groups that can get you all sorts of relatively cheap and pretty effective Chinese weapons, which are often pretty good copies of Western and Russian weapons.

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