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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 07:30
La France intensifie son action contre Daesh

 

19.11.2014 JDD

 

Paris renforce son dispositif contre l'organisation de l'Etat islamique. Elle va déployer six Mirage, en Jordanie, en plus des neuf Rafale déjà basés aux Emirats arabes unis, a annoncé mercredi le ministre de la Défense.

Le déploiement de ces six nouveaux avions de combat pour lutter contre les djihadistes en Irak devrait se faire d'ici le mois de décembre, précise une source militaire. "Les forces françaises aériennes vont être renforcées (..) par six Mirage qui vont être placés en Jordanie pour compléter notre action", a déclaré Jean-Yves Le Drian à l'Assemblée nationale. Ce pays voisin de l'Irak va faciliter les interventions sur ce théâtre, où la France mène des missions d'appui aérien à l'armée nationale et aux peshmergas kurdes.

"Les succès (sur le terrain face au groupe terroriste, ndlr.) ne sont rendus possibles que parce qu'il y a un appui aérien de la coalition et dans la coalition la France joue un premier rôle", a ajouté le ministre. Deux Rafale français ont ainsi ciblé, dans la nuit de mardi à mercredi, un ensemble de tranchées utilisées par les combattants de l'Etat islamique pour tenir le siège de Kirkouk, dans le cadre d'un raid de grande ampleur de la coalition, a précisé le ministre.

 

Le détail du dispositif. L'opération française Chammal lancée le 19 septembre s'appuyait jusqu'à présent sur neuf Rafale, déployés sur la base française d'Al Dhafra aux Emirats, soit deux à trois fois plus loin de l'Irak que la Jordanie. Un avion de ravitaillement C135, un avion de patrouille maritime Atlantique 2 complètent ce dispositif aux Emirats, de même qu'une frégate antiaérienne, le Jean Bart, dans le Golfe. "Nous formons par ailleurs les peshmergas et les forces irakiennes au maniement des armes que nous leur livrons", a rappelé Jean-Yves Le Drian. "La France assume ses responsabilités internationales pour sa sécurité", a-t-il conclu.

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 08:55
La puissance et l'attractivité de Daesh sont "très préoccupantes" (état-major des armées)

Défense "La lutte contre Daech sera longue et il faudra gérer au mieux la pression du temps court, dans nos sociétés actuelles qui exigeront des résultats rapides", a estimé le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers

 

19/11/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La force de frappe de l'Etat islamique inquiète l'état-major des armées. "La rapidité avec laquelle ce mouvement parvient à accroître ses effectifs et à diversifier son matériel est très préoccupante", a estimé le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Jean-Pierre Bosser.

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait été très clair sur l'arsenal dont dispose Daech. Ses grands subordonnés, qui suivent le dossier, affiche une préoccupation sur la puissance et l'attractivité de ce mouvement terroriste, dont les effectifs sont actuellement évalués à 25.000 djihadistes. Daech, qui dispose notamment de chars, "ne constitue pas qu'un groupe terroriste mais bien une armée qui manœuvre, qui communique, qui s'appuie sur des équipements performants et poursuit des objectifs stratégiques, avec une volonté expansionniste affichée", a expliqué aux sénateurs le chef d'état-major de l'armée de Terre (Cemat), le général Jean-Pierre Bosser.

"Le groupe exerce une forte attraction sur les djihadistes du monde entier, qui rallient l'Irak et la Syrie par milliers", a noté le député UMP des Bouches-du-Rhône Guy Tessier dans son rapport sur le projet de loi de finances pour 2015. "Les djihadistes de Daech représentent une véritable armée terroriste composée d'hommes expérimentés, bien équipés et disposant de ressources financières importantes", a pour sa part confirmé le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers.

"La rapidité avec laquelle ce mouvement parvient à accroître ses effectifs et à diversifier son matériel est très préoccupante", a précisé le général Bosser. Les percées de Daech contre l'armée irakienne lui ont permis "de mettre la main sur des équipements lourds et modernes. Il bénéficie de ressources financières substantielles, en stock et en flux, grâce à l'exploitation des puits de pétrole, des postes frontaliers ou des barrages sur lesquels il a mis la main", a rappelé Guy Tessier.

 

"La lutte sera longue"

Pour le Cemat, "la problématique n'est pas seulement militaire, elle porte également sur les flux financiers qui viennent alimenter de véritables mercenaires appointés". Sur le plan financier Daech a effectivement récupéré à Mossoul 450 millions de dollars dans les banques. En outre, les ressources de Daech proviennent également du pétrole que le mouvement vend à des prix défiant toute concurrence.

"La lutte sera longue et il faudra gérer au mieux la pression du temps court, dans nos sociétés actuelles qui exigeront des résultats rapides", a estimé le Général Pierre de Villiers. Dans ce contexte, la France a, selon le chef d'état-major des armées, "besoin d'une vision stratégique militaire qui intègre les objectifs militaires, mais aussi politiques, diplomatiques et psychologiques. Pour réussir, notre plan de campagne devra donc être global".

 

Préoccupations avec le retour des combattants européens

Selon le général Jean-Pierre Bosser, "plus de 1.000 combattants européens enrôlés dans ses rangs sont revenus dans l'espace Schengen". Une menace pour la France et les pays européens. Car "l'adversaire n'est plus seulement aux portes de l'Europe, il en a franchi le seuil", a souligné le chef d'état-major de l'armée de terre. Il est donc persuadé "de la nécessité d'intégrer encore plus dans notre réflexion le retour de l'armée de terre sur son milieu naturel, celui du sol national, pour pourvoir y faire face, avec les forces de sécurité, à tous types de menaces dont celles que ces vingt dernières années avaient confinées à l'extérieur".

Cette problématique est là "pour rappeler le lien très fort, le continuum, qui existe entre sécurité extérieure et sécurité intérieure. Ces combattants étrangers sont un vrai défi pour notre sécurité, celles des Français et plus généralement celle des Européens", a de son côté expliqué le général Pierre de Villiers. Et selon le chef d'état-major de l'armée de terre, "il ne faut d'ailleurs pas exclure que cette menace agisse en utilisant des modes d'actions de nature militaire, et se concrétise par des actions armées contre des militaires. Ne perdons pas de vue qu'il s'agissait d'un des objectifs poursuivis par Mohammed Merah. Outre-Atlantique, des attaques isolées ont déjà été perpétrées. Nous avons hélas vécu à deux reprises en France et une fois en Belgique des attaques assez similaires".

 

L'armée de terre présente en France

L'armée de terre peut-elle être en première ligne face à Daech sur le sol national ? Le général Bosser en est convaincu : "il me semble raisonnable de considérer que la nature des opérations et l'envergure des défis sécuritaires inscrivent l'action militaire, hors et désormais à l'intérieur de nos frontières, durablement. Ils confortent ainsi le contrat opérationnel de l'armée de terre qui est réaliste et structurant".

La situation au Levant met l'accent sur l'indispensable nécessité d'une capacité autonome d'appréciation de situation tactique et stratégique, a affirmé le général Pierre de Villiers. "C'est la vocation de nos capteurs de renseignement, de nos satellites, mais aussi des efforts consentis pour améliorer nos capacités Cyber. Ce constat conforte la priorité mise sur le renseignement dans la loi de programmation militaire".

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 08:30
En Irak, l'armée avance face à Daesh

 

le 17/11/2014 Par Georges Malbrunot – LeFigaro.fr

 

En une semaine, les forces de sécurité ont fait reculer les djihadistes de l'EI dans trois secteurs du « pays sunnite ». Un succès possible grâce à un appui américain et aux milices chiites, allié encombrant pour Washington.

 

L'armée n'a pas encore repris la raffinerie stratégique de Baiji, mais, depuis samedi, elle a brisé le siège de cette vaste emprise convoitée par les djihadistes depuis le début de leur offensive en juin pour conquérir «le pays sunnite» d'Irak. Même si tout au long du siège de Baiji, à 200 km au nord de Bagdad, Daech (acronyme de l'État islamique, en arabe) a pris soin de ne pas détruire la poule aux œufs d'or que représente ce lieu de production de 300.000 barils de pétrole par jour, il s'agit d'un indéniable succès pour les forces de sécurité. Surtout après leur débâcle qui avait vu quatre des treize divisions de l'armée se débander devant des djihadistes qui mirent la main sur de vastes territoires du nord et de l'ouest de l'Irak.

 

Suite de l'article

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 08:30
Areas under IS control 17 nov. 2014 - source BBC

Areas under IS control 17 nov. 2014 - source BBC

 

MOSCOU, 17 novembre - RIA Novosti

 

Le groupe terroriste Etat islamique (EI) compte dans ses rangs près de 200.000 combattants, affirme Fouad Hussein, porte-parole des peshmergas kurdes qui luttent contre les djihadistes en Irak et en Syrie.

 

D'après le porte-parole cité par le journal britannique Independent, le fait que l'EI mène des offensives sur plusieurs fronts en Irak comme en Syrie témoigne du fait que ses effectifs s'élèvent à 200.000 hommes au moins, ce qui est de 6 à 7 fois supérieur aux évaluations de la CIA.

 

"L'EI fait la guerre à Kobané, en Syrie. Le mois dernier, ils ont attaqué des cibles situés dans sept régions du Kurdistan. Il est impossible d'estimer leurs effectifs à 20.000 personnes", a indiqué M.Hussein.

 

Selon les peshmergas, les extrémistes de l'Etat islamique contrôlent à l'heure actuelle un tiers des territoires irakiens et syriens, sur une superficie totale d'environ 250.000 kilomètres carrés, ce qui est comparable à celle du Royaume-Uni.

 

Le groupe sunnite terroriste Etat islamique a gagné en puissance lors de ses opérations en Syrie, où il combat les troupes gouvernementales. Il y a quelques mois, cette organisation a intensifié ses activités en Irak. Fin juillet, l'EI a proclamé un "califat islamique" sur les territoires irakiens et syriens tombés sous son contrôle.

 

Depuis le 8 août, l'aviation américaine effectue des frappes contre les positions des djihadistes en Irak. Le 23 septembre, les Etats-Unis ont commencé à bombarder les positions de l'EI en Syrie.

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 08:30
King Abdullah in a meeting with US Secretary of State John Kerry, 5 January 2014. photo US DoS

King Abdullah in a meeting with US Secretary of State John Kerry, 5 January 2014. photo US DoS

 

14 November 2014 By Frank Gardner BBC security correspondent

 

The leadership of Islamic State (IS) has no intention of standing still.

 

In a 17-minute audio message, purportedly from its elusive leader Abu Bakr al-Baghdadi, the group sets its sights firmly on Saudi Arabia, birthplace of Islam and the world's largest oil producer and exporter.

 

The speaker does not refer to it as Saudi Arabia, since this is a name derived from the ruling tribe, the al-Saud, whose authority IS does not accept.

 

Instead he calls it "the land of Haramayn", the land of the two holy places, meaning Mecca and Medina.

 

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 08:20
Le numéro 2 de la Défense canadienne, Richard Fadden, discute à Washington de la lutte contre Daesh

Deputy Secretary of Defense Bob Work poses for a photo as he greets and welcomes Canadian Deputy Minister of Defense, Dick Fadden to the Pentagon in Washington D.C., in order to discuss matters of mutual importance Nov. 14, 2014. (DoD photo by Master Sgt. Adrian Cadiz)(Released)

 

15 novembre 2014 par Jacques N. Godbout - 45eNord.ca

 

Le sous-ministre canadien de la Défense, Richard Fadden, a rencontré vendredi son homologue américain, Robert O. Work, avec qui il a discuté de la sécurité mondiale et, tout particulièrement, de la collaboration du Canada et des États-Unis dans la lutte qui s’annonce longue et difficile.

 

Le sous-secrétaire américain à la Défense a profité de cette rencontre pour transmettre ses condoléances pour la perte des deux militaires canadiens, l’Adjudant Patrice Vincent et Caporal Nathan Cirillo, tuées par des partisans du djihad au Canada, a souligné le porte-parole de Robert Work, la Lieutenant Courtney Hillson.

Work et Fadden ont ensuite discuté des problèmes de sécurité mondial et de leur collaboration dans les opérations de lutte contre le groupe l’État Islamique en Irak.

Lors de la réunion de vendredi, déclare la porte-parole américaine, Courtney Hillson, le Sous-secrétaire américain à la Défense a félicité le Canada pour ses contributions, notamment la conduite des frappes aériennes contre l’État islamique en Irak et la livraison de l’aide humanitaire aux forces kurdes dans le nord de l’Irak.

Les deux dirigeants ont également discuté de la situation en Ukraine, en notant leurs efforts continus pour fournir une assistance à l’Ukraine et les contributions des deux pays aux mesures de réassurance de l’OTAN, a déclaré Hillson.

Work a aussi fourni à Richard Fadden un aperçu de l’examen par le Pentagone de l’arsenal nucléaire, soulignant que l’arsenal nucléaire américain est sûr, sécurisé, et efficace et que le ministère prend des mesures pour résoudre les problèmes identifiés lors de l’examen.

Les deux dirigeants ont conclu la réunion en réaffirmant leur engagement« à soutenir une relation bilatérale solide et de continuer à travailler ensemble» sur les questions au-delà de leurs frontières.

Sur la question de la lutte à l’État islamique, le 13 novembre, faisant le point des opérations canadiennes dans la lutte contre le groupe de l’«État islamique», le colonel Dan Constable, commandant de la Force opérationnelle interarmées canadienne en Irak, avait affirmé que l’État islamique était carrément passé de l’offensive à la défensive.

Depuis, le général Martin Dempsey, chef d’état-major des forces américaines, a fait une évaluation plus nuancée de la situation et estimé samedi 15 novembre lors d’une visite des troupes à Bagdad que le rapport de forces dans le conflit contre l’État islamique (EI) était en train de se renverser, mais a admis que la campagne durerait probablement des années.

La capacité des forces irakiennes de mener la bataille au sol étant à long-terme la clé du succès, le Canada, qui a acquis une excellente réputation lors de la mission ATTENTION,la contribution canadienne à la mission de formation des forces afghanes, pourrait être appelé à jouer le même rôle en Irak.

Entre temps, quelque 1500 conseillers militaires américains supplémentaires vont se rendre en Irak, soit un doublement des forces américaines présentes pour aider et former les forces irakiennes, alors que la coalition mise en place par Washington poursuit parallèlement ses frappes aériennes contre des cibles de l’EI, a annoncé le président américain la semaine dernière.

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 13:30
Air strikes in Iraq (updated: 17 Nov. 2014)

 

Last updated: 17 November 2014 , Ministry of Defence

 

British forces have continued to conduct air operations to assist the Iraqi government in its fight against ISIL.

 

Royal Air Force (RAF) Tornados and Reapers, operating as part of the international coalition in support of the Iraqi Government, have conducted further strikes against ISIL.

 

On Thursday evening, Kurdish peshmerga reported coming under fire from a dug-in machine-gun position. An RAF Reaper remotely piloted air system succeeded in locating the ISIL position, and attacked it with a Hellfire missile. The crew operating the Reaper then identified further ISIL positions, allowing another coalition aircraft to conduct an attack.

 

Before the end of its patrol, the Reaper crew used another Hellfire to engage an ISIL checkpoint set up to control a road.

 

Elsewhere in Iraq, another Reaper, investigating reported ISIL activity in response to advancing Iraqi forces, identified terrorists boarding a truck. Despite the vehicle moving off at high speed, the Reaper crew were able to hit it with a Hellfire.

 

And on Saturday night, Tornado GR4s conducted an armed reconnaissance patrol over western and northern Iraq, supported by a Voyager refuelling tanker. In the western desert, they were tasked to strike an ISIL communications vehicle, which coalition forces had previously identified. A single Brimstone missile was used to conduct an attack.

 

Later in the patrol, the Tornados were called north to the Mosul area to support Kurdish peshmerga who were under fire from ISIL heavy weapons. Paveway precision guided bombs were used to hit a mortar and firing positions, as well as a bulldozer which the terrorists were using to construct defences against the peshmerga’s advance.

 

In northern Iraq, a British army team continues to provide training to the peshmerga as part of a wider programme of training and assistance provided by the international community to both the Iraqi and Kurdish armed forces.

 

RAF transport aircraft provide logistic support, having delivered numerous deliveries of humanitarian aid and military equipment from both the UK and on behalf of other Coalition partners.

 

13 November - last night a RAF Reaper RPAS was involved in a coalition air strike in the Kirkuk region. The Reaper had been tasked to conduct reconnaissance in an area where Iraqi forces had encountered ISIL fighters. The operators were able to use the Reaper’s advanced systems to identify a number of ISIL positions, enabling another coalition aircraft to attack a command post, bunker, observation post and 2 armed pick-up trucks. They then identified a further 3 positions, and, having carefully checked the area, conducted attacks using the Reaper’s own Hellfire missiles. Initial analysis indicates that the attacks were successful. Other RAF aircraft also continue to fly missions over Iraq, including Tornado GR4s in the armed reconnaissance role, and surveillance, tanker and transport aircraft. A British Army team remains in Erbil, providing training assistance requested by the Kurdish peshmerga.

 

10 November - saw the first air strike by a RAF Reaper RPAS. A series of coalition missions were conducted near Bayji, north of Baghdad, where ISIL terrorists were laying improvised explosive devices. The Reaper, using procedures identical to those of manned aircraft, successfully attacked the terrorists using a Hellfire missile. In addition, 2 RAF Tornado GR4s used a Brimstone missile to successfully destroy a shipping container used by the terrorists to store equipment near Al Anbar, west of Baghdad.

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 12:30
RAF Tornado strike against an ISIL vehicle


17 nov. 2014 Defence HQ

 

Tornado GR4s conducted an armed reconnaissance patrol over western and northern Iraq this weekend. In the western desert, they were tasked to strike an ISIL communications vehicle, which Coalition forces had previously identified. A single Brimstone missile was used to conduct an attack.

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 08:30
Une révolution arabe dans les affaires militaires

 

11.06.2014 par Michel Goya – la Voie de l’Epée

 

A la fin de 2006, la position américaine en Irak est critique. La plupart des Alliés de la coalition se replient et la tentation politique est forte aux Etats-Unis de faire de même. Les Américains sont finalement sauvés par les erreurs de l’Etat islamique en Irak (EEI) qui, par son intransigeance et sa brutalité, a provoqué l’hostilité des organisations nationalistes et des tribus sunnites. Les Américains innovent en acceptant une alliance avec ces anciens ennemis regroupés dans le mouvement du Sahwa (Réveil). Ils déploient ensuite des moyens considérables (dix brigades dans la seule région de Bagdad) qui s’associent à l’armée irakienne et aux miliciens du Sahwa pour reprendre le contrôle des rues de Bagdad. Cette armée des rues est alors bien loin des Joint Vision 2010 et 2020, toutes de haute-technologie, développés à la fin des années 1990. Il faut quand même dix mois d’effort et encore 600 morts pour chasser l’EII de Bagdad et en faire une organisation résiduelle, mais toujours présente, dans les franges nord de l’Irak arabe.

 

Cette campagne est la dernière menée de cette manière par les forces américaines. Face à l’armée du Mahdi, qui tient encore solidement l’immense quartier chiite de Sadr-City (deux millions d’habitants dans un rectangle de 5 km sur 7) au nord de Bagdad le mode d’action utilisé est l’inverse de celui qui a été utilisé contre l’EEI. Perfectionnant les méthodes déjà utilisées en 2004 à Nadjaf contre les mêmes Mahdistes, il ne s’agit pas d’un étouffement par un quadrillage étroit mais d’un combat d’usure mené par des feux précis à distance et cherchant à influencer les décisions du leader adverse, avec qui, contrairement à l’EII, il est possible de négocier. Les Américains rejoignent ainsi la nouvelle approche israélienne. A partir de la fin mars 2008, Sadr-City est bouclé par un mur et les combattants chiites y sont traqués pendant plusieurs semaines par un puissant complexe « reconnaissance-frappes ». Le 12 mai, Moqtada al-Sadr, le leader mahdiste, déclare le quartier ouvert à l’armée irakienne et se réfugie en Iran. L’armée du Mahdi a perdu plus d’un millier de combattants, pour 22 Américains et 17 irakiens, mais, même en sommeil, elle existe toujours et continue à jouer un rôle politique important.

 

Ces victoires tactiques et le retournement d’alliance de l’ennemi irakien sunnite, le plus difficile de tous, donnent suffisamment de marges de manœuvre politiques pour négocier un repli honorable en 2010. La victoire militaire a été acquise au bout de cinq ans, par défaut au prix de pertes (4 500 morts et 32 000 blessés graves) plusieurs fois supérieures au cumul de tout ce que l’armée professionnelle américaine a pu connaître depuis 1970. Les groupes sunnites de guérilla ou l’armée, chiite, du Mahdi, plus proche du modèle du Hezbollah ont été bien plus efficaces que les armées régulières dans la manière de réduire ou d’éviter la « « supériorité informationnelle » américain et donc aussi sa puissance de feu.

 

Le corps expéditionnaire américain a été contraint de se transformer en force de contre-guérilla où le fantassin s'est révélé le système d’arme le plus performant. Comme après la guerre du Vietnam, l’effort américain, y compris financier, a cependant été tel qu’il dissuade cependant de recommencer l’expérience de la guerre au milieu des populations arabes. La présence militaire américaine reste malgré tout très forte dans les monarchies du Golfe mais elle s’exprime de manière indirecte à leur profit, comme au Yémen, mais pas en Irak.

 

La méthode de l’action à distance est reprise par les Israéliens à la fin de 2008  avec l’opération Plomb durci contre le Hamas à Gaza. Pendant 22 jours, le territoire ceinturé de Gaza est frappé par des milliers de raids aériens et de tirs d’artillerie, puis traversé de quelques raids blindés, tandis que le Hamas tente de frapper, également à distance, la population civile israélienne. Comme à Sadr-City, le résultat tactique est atteint, le Hamas est affaibli et cesse ses tirs de roquettes, par ailleurs de plus en plus inefficaces face au système de défense israélien. Les pertes sont limitées à dix morts israéliens contre 50 à 80 fois plus pour l’ennemi mais comme en Irak il n’y a là rien de décisif. L’ennemi est toujours présent et peut même, par sa simple survie face à une grande puissance militaire, proclamer aussi la victoire. Les Israéliens réitèrent avec l’opération Pilier de défense en 2012 avec des résultats similaires quoique de moindre échelle.

 

En mars 2011, en Libye, une nouvelle Coalition occidentale renoue avec la guerre interétatique, non pas sur le modèle des guerres contre Saddam Hussein mais plutôt sur celui de la lutte contre l’Etat taliban, dix ans plus tôt. Les nouvelles contraintes diplomatiques mais aussi les réticences de beaucoup de nations à engager des troupes au sol imposent une action de combat à distance, presque entièrement aérienne, combinée à l’aide des groupes rebelles au colonel Kadhafi. En octobre, la victoire est acquise avec la prise de Tripoli puis de Syrte et surtout la mort de Kadhafi. Il aura donc fallu six fois plus de temps à l’OTAN, l’organisation militaire la plus puissante de tous les temps avec 80 % du budget de défense mondial, pour parvenir à un résultat similaire à celui obtenu en octobre 2001 lorsque les Taliban ont été chassés d’Afghanistan. L’ennemi s’est adapté rapidement selon les procédés habituels, à la suprématie aérienne des Alliés et les frappes n’a pas eu plus d’effet sur la volonté de Kadhafi que celle des Israéliens sur la direction du Hezbollah en 2006. La méthode est donc assez aléatoire. Les Alliés constataient ensuite que dans un « combat couplé » l’efficacité première vient d’abord de celui qui est au sol et qui mène les actions décisives. Il fallut donc attendre la formation de groupes terrestres rebelles efficaces pour exploiter l’affaiblissement de l’ennemi par les airs. Ce qui a été fait contre Kadhafi ne le sera pas contre le régime d’Assad en Syrie, témoignage des contraintes diplomatiques croissantes et surtout de l’inhibition des Américains, sans qui aucune guerre interétatique d’importance ne peut plus être lancée.

 

De fait, les groupes islamistes ont remplacé, durablement semble-t-il les Etats arabes comme ennemis actuels ou potentiels des Etats-Unis et de leurs alliés. Ces groupes se développent même à l’intérieur des pays arabes, notamment dans les Etats détruits par les Occidentaux, ou les Etats voisins affaiblis, comme le Mali. La France est finalement la seule nation occidentale à accepter de les y affronter directement, au Nord Mali en janvier 2013. Elle y réussit en renouant avec ses méthodes d’intervention classiques. Une brigade aéroterrestre est déployée en quelques jours et le terrain repris à un ennemi qui avait encore peu d’emprise sur la population locale. La réduction de la base d’AQMI dans les montagnes des Ifoghas ou du MUJAO dans la région de Gao s’apparente ainsi plus à la prise de Falloujah, vide d’habitants, en novembre 2004, qu’au contrôle des rues de Bagdad deux ans plus tard.  De la même l’acceptation du combat rapproché avec une infanterie solide et sa combinaison avec de la puissance de feu indirecte a permis de détruire l’infrastructure ennemie. Malgré les risques pris, la victoire tactique est nette et le coût humain étonnamment réduit avec un soldat français perdu pour 80 ennemis. L’ennemi détruit ou chassé du Mali est cependant modeste, inférieur en volume aux forces rebelles de la seule ville de Falloujah, et toujours présent dans la région. L’opération française s’est transformée à son tour en campagne d’usure à l’échelle du Sahel, en superposition des forces locales et interafricaines fragiles à qui revient le soin de contrôler le terrain. Dans le même temps, c’est l’Etat islamique qui revient sur le devant de la scène en se territorialisant à son tour.

 

D’un point de vue tactique, ces para-Etats islamiques ont su profiter des réseaux de la mondialisation, notamment des trafics d’armes légère, pour équiper des armées idéologisées. Ils bénéficient maintenant de plus en plus, grâce à des sponsors étrangers puisant eux-mêmes dans l’aide russe, d’une nouvelle génération d’armements légers. C’est entre autre avec ces missiles antichars ou ces RPG-29 servis par une infanterie professionnelle que le Hezbollah a tenu tête à l’armée israélienne en 2006 ou le Hamas à l’été 2014. Associés à une organisation du terrain très poussée et en attendant de nouveaux missiles antiaériens, ils sont devenus particulièrement résistants. Leur capacité offensive anti-civile, par attentats-suicide, roquettes et missiles, est devenue en revanche inopérante face au système défensif israélien (barrière, défense anti-roquettes et anti-missiles). On assiste donc sur le front israélien à une forme de neutralisation réciproque qui ne peut être rompu qu’en acceptant des pertes élevées comme le découvre Tsahal à l’été 2014 en perdant six fois plus de soldats que lors de l’opération Plomb durci six ans plus tôt.

 

L’Etat islamique, nouvel avatar de l’EII, est la nouvelle organisation djihadiste à parvenir à se territorialiser à partir de 2013 en Syrie et en Irak. Ce groupe se distingue de ses prédécesseurs par sa maîtrise du swarming offensif, à base de troupes motivées et mobiles. L’emploi de petites unités sur pickup se coordonnant spontanément, n’est pas nouveau. Il est simplement rendu possible en Irak par l’absence, nouvelle depuis la départ des Américains, d’une capacité de destruction aérienne massive en particulier par hélicoptères d’attaque. C’est ainsi que l’EI s’est emparé de Mossoul et d’une partie des villes du Tigre alors qu’il procédait plutôt par infiltration sur l’Euphrate. Il y a acquis ressources locales et prestige international mais il est sans doute parvenu aux limites de son expansion. Il n’est pas évident que malgré ses prises matérielles (les Américains avaient pris soin de ne pas équiper l’armée irakienne d’armes d’infanterie sophistiquées), l’EI ait franchi le seuil tactique de la techno-guérilla.

 

Face à l’EI, le nouvel engagement américain, soutenu par quelques alliés, témoigne surtout d’un embarras tactique. La campagne d’usure qui est lancée manquerait déjà singulièrement de puissance pour imposer une négociation favorable, à l’instar du siège de Sadr-City ou des campagnes contre le Hamas. Elle est totalement inadaptée à l’objectif de destruction pourtant proclamé. La RMA n’est plus ce qu’elle était. Elle ne fait plus peur à des Arabes qui ont su trouver, par essais et erreurs, des moyens de la contrer. Le plus puissant d’entre eux est une forte détermination. La révolution arabe dans les affaires militaires est d’abord une révolution humaine, au sens d'une manière nouvelle de voir le monde, manière que l’on peut qualifier de monstrueuse par de nombreux aspects mais dont on ne peut nier la force.

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 08:30
"Jihadi John" has been identified by the FBI

"Jihadi John" has been identified by the FBI

 

16 Nov 2014 By Nicola Harley

 

The Foreign Office has received reports that 'Jihadi John', the man accused of killing two British hostages, has been injured in an airstrike

 

One of the world's most wanted men "Jihadi John" has reportedly been wounded in an airstrike.

Jihadi John”, the man accused of executing British hostages David Haines and Alan Henning and two Americans held by Isil, may have been injured in an airstrike on an Iraqi town close to the Syrian border a week ago.

The Foreign Office said it had received reports the terrorist had been wounded but could not confirm them.

 

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 22:30
Le TCD Siroco va quitter Toulon pour porter le fer contre Daesh

 

16 novembre 2014. Portail des Sous-Marins

 

Selon des sources militaires et civiles concordantes, le transport de chalands de débarquement (TCD) Siroco devrait appareiller dans les prochaines heures de son port d’attache de Toulon afin de gagner au plus vite la péninsule arabo-persique. Le navire-filleul de la Ville de Marseille aurait reçu pour mission de transporter le matériel nécessaire à l’effort de guerre français dans le cadre de l’opération Chammal ; opération menée à la demande du gouvernement irakien, en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, afin d’apporter un soutien aérien aux forces armées irakiennes en lutte contre le groupe terroriste Daesh.

 

Référence : La Provence

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 16:30
Siège de Kobané: près de 1.200 morts depuis la mi-septembre (médias)

 

BEYROUTH, 16 novembre - RIA Novosti

 

1153 personnes ont trouvé la mort depuis le début du siège de la ville syrienne de Kobané (nord) le 16 septembre, rapportent les médias occidentaux citant l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) basé à Londres.

 

Selon l'OSDH, les hostilités ont fait 397 morts dans les rangs des combattants kurdes qui défendent la ville face aux djihadistes de l'Etat islamique (EI), ainsi que 27 morts parmi les civils. Côté islamistes, plus de 700 combattants ont été éliminés.

 

A l'heure actuelle, l'EI contrôle certaines banlieues de Kobané, grand centre de l'autonomie kurde en Syrie, ainsi que des dizaines de villages situés à ses alentours. Les combats les plus feroces se déroulent dans la partie est de la ville.

 

Le groupe sunnite terroriste Etat islamique, lié à Al-Qaïda, a gagné en puissance lors de ses opérations en Syrie, où il combat les troupes gouvernementales. L'EI a la réputation d'une des formations djihadistes les plus cruelles.

 

Il y a quelques mois, cette organisation a intensifié ses activités en Irak. Fin juillet, l'EI a proclamé un "califat islamique" sur les territoires irakiens et syriens tombés sous son contrôle.

 

Depuis le 8 août, l'aviation américaine effectue des frappes contre les positions des djihadistes en Irak. Le 23 septembre, les Etats-Unis ont commencé à bombarder les positions de l'EI en Syrie.

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 23:30
Italy To Send 4 Tornados for Recon in Iraq

Italy will send four Tornado aircraft to Iraq to serve in a reconnaissance role.

 

Nov. 14, 2014 - By TOM KINGTON – Defense News

 

ROME — Italy will send four Tornado aircraft to join coalition operations against the Islamic State in Iraq, a Defense Ministry spokesman said on Friday.

 

The aircraft, which will be based at Ahmed Al Jaber air base in Kuwait, will be used for reconnaissance missions only, he added.

 

In a letter sent to the Italian parliament, Italian Defense Minister Roberta Pinotti said the aircraft would be accompanied by 135 support staff.

 

Pinotti said Italy was also dispatching to Iraq a number of Folgore 80mm anti-tank weapons previously used by the Italian Army.

 

In October, Italy said it would send a 767 tanker aircraft and two unarmed Predator drones to assist operations against fighters in Iraq, as well as 280 instructors.

 

Italy also sent a loaded C-130J to Baghdad, for shipment to Erbil, on Sept. 12. On board was a collection of arms worth €1.9 million (US $2.4 million), including 100 MG 42/59 machine guns and 100 12.7 Browning machine guns, plus munitions taken from Italian military stocks.

 

But there were also 2,000 RPG munitions and 400,000 machine gun rounds taken from a collection of arms and munitions seized in 1994 from a vessel allegedly defying a blockade to ship arms to Serbian fighters during the Balkan wars

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 22:30
Irak: le groupe Daesh va battre sa propre monnaie

 

15-11-2014 Par RFI

 

Les frappes aériennes de la coalition internationale se poursuivent en Irak et dans le nord de la Syrie contre l'organisation Etat islamique. L'armée irakienne a par ailleurs remporté une grande victoire en reprenant le contrôle du barrage d'Adhaïm. Mais le groupe EI entend prouver qu'il n'est pas affaibli. Après la diffusion d'un message audio de son chef Abou Bakr al-Baghdadi censé démontrer qu'il n'a pas été tué, l'organisation terroriste a annoncé coup sur coup son intention de battre monnaie ainsi que l'exécution d'un de ses chefs, accusé de vol.

 

L'organisation a annoncé vendredi la décapitation et la crucifixion d'un de ses chefs, près de Deir Ezzor dans l'est syrien. Le supplicié, un commandant jihadiste syrien accusé de « détournement de fonds » aurait été exécuté sur ordre d'Abou Bakr al-Baghdadi, « pour avoir volé l'argent des musulmans », selon l'écriteau manuscrit déposé sur sa dépouille exposée à la population. Une façon pour le groupe EI de prouver que sa justice s'applique à tous sans distinction.

 

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 22:30
Pro-western rebels in Syria surrender weapons, defect to Islamic State forces

 

November 15, 2014 David Pugliese

 

During a key battle in the rugged mountains of a northern province earlier this month, U.S.-backed Syrian rebels collapsed before an assault by al-Qaida fighters, the Associated Press reports.

 

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 12:55
"la poudrière islamiste au Sahel" - Conférence de B. Lugan (8 déc.)
 

14.11.2014 libertepolitique.com

 

L’Afrique est déstabilisée dans l'arc sahélien par les bandes terroristes islamistes, présentes à la fois en Mauritanie, au Mali, au Niger, au Tchad et au Burkina-Faso. Comment les djihadistes ont réussi à monter en puissance dans cette zone ? Quelles menaces font-ils peser sur la région, et au-delà vers la Méditerranée ? Alors que l'armée française s'est réorganisée pour faire face à ce nouvel ennemi dans cette bande dite sahélo-saharienne (BSS), avec l'opération Barkhane, comment cette zone de conflit s'articule avec l'offensive de l'organisation "Etat islamique" au Moyen-Orient ? 

 

UNE CONFERENCE de l'africaniste Bernard Lugan, docteur d'Etat en histoire, directeur de la revue L'Afrique réelle.


A publié notamment Histoire de l'Afrique : Des origines à nos jours, Éditions Ellipses,‎ 2009 ; Printemps arabe : Histoire d'une tragique illusion, Bernard Lugan Editeur,‎ 2013 ; Les guerres d’Afrique, des origines à nos jours, Éditions du Rocher,‎ 2013, prix Raymond-Poincaré de l'Union nationale des officiers de réserve en 2014.

 

Lieu : Espace Georges-Bernanos
Date : 08/12/2014
Adresse :
4 rue du Havre Paris IXe
Participation de 5 € suggérée.
Horaires : De 19:30 h à 21:30 h
Type d'entrée : Entrée libre
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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 22:30
Irak: la ville clé de Baïji repris par l’armée des mains des djihadistes de Daesh

 

14 novembre 2014 par Nicolas Laffont – 45eNord.ca

 

Les forces irakiennes ont pris vendredi le contrôle total de la ville stratégique de Baïji située près de la plus grande raffinerie d’Irak, après en avoir chassé les djihadistes du groupe État islamique (EI).

 

Il s’agit de l’une des rares et plus importantes victoires des forces armées dans leur guerre contre l’EI depuis sa fulgurante percée territoriale en juin en Irak où il s’est emparé de larges pans de territoire au nord, à l’est et à l’ouest de Bagdad.

La ville de Baïji, qui échappait au contrôle de l’armée depuis plusieurs mois, est stratégique car elle se trouve aussi sur la route principale menant de Tikrit à Mossoul, deux villes tenues par l’EI.

Un commandant, un général de l’armée de même qu’un colonel de la police ont tous confirmé sa reprise. La télévision officielle Iraqiya a aussi annoncé que Baïji était de nouveau sous contrôle du gouvernement.

Outre le fait d’isoler un peu plus les djihadistes à Tikrit, la prise de Baïji pourrait permettre de sécuriser le site de la plus grande raffinerie du pays, située à proximité de la ville et dont les jihadistes font le siège depuis plusieurs mois.

Les forces irakiennes sont en route pour la raffinerie de Baïji, à quelque 9 km plus loin, a dit M. Krayim.

Il y a une semaine, les forces gouvernementales contrôlaient plus de 70% de la ville, selon le commandement militaire pour la province de Salaheddine. Un officier a alors affirmé que le drapeau irakien avait été hissé sur des bâtiments importants comme le siège de la police.

Les forces de sécurité irakiennes, aidées par des miliciens et des membres de tribus sunnites alliés au gouvernement, avaient lancé en octobre l’opération pour reprendre par le sud cette ville où elles étaient entrées le 31 octobre.

Les Etats-Unis, qui ont lancé en août leur campagne de frappes contre les positions de l’EI en Irak dans le cadre de leur lutte contre ce groupe, ont lancé aussi des raids près de Baïji pour aider les troupes irakiennes.

Le 11 novembre, une série de missions de la coalition ont été conduites dans la région et un CF-18 canadien a alors frappé une pièce d’artillerie de l’EI en utilisant des munitions guidées par laser. Plusieurs combattants djihadistes seraient morts dans la frappe. «C’est très probable», avait indiqué jeudi 13 le colonel Dan Constable, commandant de la Force opérationnelle interarmées canadienne en Irak, qui a du même souffle affirmé que la stratégie des djihadistes avait changé.

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 20:30
Chammal : Les Rafale appuient les troupes irakiennes au combat

 

14/11/2014 20:00 Sources : État-major des armées

 

Le 14 novembre 2014, la force Chammal a porté trois nouvelles frappes contre des positions de Daech depuis lesquelles ces terroristes menaient des actions offensives contre les forces de sécurité irakiennes dans le nord du pays.

 

Dans la matinée, alors qu’elle était en mission de reconnaissance armée, une patrouille de deux Rafale a été orientée par le centre opérationnel aérien (CAOC) sur une mission d’opportunité dans la région de Kirkouk, entre Bagdad et Mossoul. Il s’agissait de détruire des positions de combat depuis lesquelles des terroristes du groupe autoproclamé Daech ouvraient le feu sur les forces de sécurité irakiennes.

 

Au cours de cette mission, la patrouille a délivré plusieurs bombes guidées laser (GBU12) sur des positions offensives de Daech. L’action des avions français a ainsi permis la destruction d’un bunker abritant des combattants terroristes, du matériel servant à la fortification de leur poste, ainsi qu’un second poste de combat.

 

Ces missions de reconnaissance armée quotidiennes appuient directement l’action des forces armées irakiennes engagées au combat.

 

Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste autoproclamé Daech. Depuis le 5 octobre, suite au renforcement du dispositif, les forces françaises s’appuient sur neuf avions Rafale, un avion de ravitaillement C135, un avion de détection et de contrôle aéroporté E-3F Awacs et un avion de patrouille maritime Atlantique 2. En entrant dans le golfe arabo-persique (GAP), la frégate anti-aérienne Jean Bart participe, en coordination avec nos alliés, au contrôle aérien de l’ensemble des moyens présents sur zone.

 

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 12:30
Daesh peut compter sur de nouveaux soutiens au Moyen-Orient

Le groupe terroriste égyptien Ansar Beit Al-Maqdess a annoncé son allégeance à l'Etat Islamique (Archives/Al-Arham)

 

10 novembre 2014 par Clémentine Michallon – 45eNord.ca

 

 

 

L’«État islamique» (EI) se fait de nouveaux alliés. Ce lundi, l’organisation terroriste a obtenu l’allégeance du principal groupe djihadiste égyptien afin d’étendre son influence au Moyen-Orient.

 

«Nous annonçons prêter allégeance au calife Ibrahim Ibn Awad (…) pour écouter et obéir», a déclaré le groupe égyptien Ansar Beït al-Maqdess dans un enregistrement audio, en référence au nom religieux du chef de l’EI, Abou Bakr al-Baghdadi.

Ansar Beït al-Maqdess ou «Les partisans de Jérusalem», n’a cessé de multiplier les attentats meurtriers ces derniers mois contre les forces de l’ordre en Egypte, et plus particulièrement dans la région du Sinaï, où il est basé.

Ces agissements auraient pour motif les représailles à la répression sanglante qui s’est abattue sur les islamistes après la destitution par l’armée du président Mohamed Morsi, au début de l’été 2013.

 

La guerre des clans

Jean-Pierre Filiu, spécialiste de l’islam radical, est convaincu que l’EI «a définitivement détrôné Al-Qaïda comme référence ultime du djihad global à vocation planétaire».

En effet, l’allégeance du groupe Ansar Beït al-Maqdess à l’EI, ne fait que renforcer l’influence de l’Etat islamiste influence au Moyen-Orient, alors que le groupe égyptien affirmait jusqu’à présent s’inspirer d’Al-Qaïda.

Néanmoins, les principales franchises d’Al-Qaïda en Afghanistan, Syrie, Somalie, Sahel et Yémen, demeurent toujours fidèles au chef de ce réseau, Ayman al-Zawahiri, très critique à l’égard de l’EI.

L’annonce d’Ansar Beït al-Maqdess intervient après un week-end de rumeurs et d’informations contradictoires selon lesquelles Abou Bakr al-Baghdadi, le leader de l’EI, aurait été blessé, voire tué, dans des raids de la coalition ayant visé vendredi des dirigeants de l’EI.

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 08:30
Ministers Hennis-Plasschaert and Asscher - photo DefensieNL

Ministers Hennis-Plasschaert and Asscher - photo DefensieNL

 

06-11-2014 Defensie NL

 

"I have immense respect for our Dutch military personnel and the contribution they are making to the international effort in the fight against ISIS. It is important work that is also in the interests of the Netherlands.", said Vice Prime Minister Lodewijk Asscher while visiting Air Task Force Middle East in Jordan. He, together with Minister of Defence Jeanine Hennis-Plasschaert and Chief of Defence General Tom Middendorp, was informed about the military effort against the ISIS terrorist movement.

 

During their visit to the air base from where the Dutch F-16s operate, the ministers and the general talked to both pilots and ground crew members. The detachment commander gave a tour of the F-16s and explained the planning process and mode of operation of his unit.

 

Flexibility

 

The ministers and the Chief of Defence gave expression to their feelings of respect and  appreciation for the military personnel and their high-risk and important mission. "The response time available for deployment was short. There is great flexibility and professionalism among our people. I am deeply impressed", said Hennis. The delegation is to return to the Netherlands tonight.

 

Minister of Defence Jeanine Hennis-Plasschaert and Chief of Defence General Tom Middendorp – photo DefensieNL

Minister of Defence Jeanine Hennis-Plasschaert and Chief of Defence General Tom Middendorp – photo DefensieNL

 

Support for the mission

 

According to the first results of  a survey conducted by the Defence organisation, the Dutch population supports this mission in the fight against ISIS. 64% of those questioned declared to be "strongly in favour or mostly in favour" of the Dutch deployment; 67% indicated that they were "proud" of the Dutch contribution to the fight against ISIS, and 59% said they thought that the deployment of our F-16s "will contribute to security in Iraq".

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 08:30
UK Reaper bombs IS militants in Iraq

UK MQ-9 Reaper aircraft launched the first air strike against the Islamic State fighters in Iraq. Photo UK MoD

 

11 November 2014 airforce-technology.com

 

A UK Royal Air Force's (RAF) MQ-9 Reaper remotely piloted air system (RPAS) has launched the first air strike against the Islamic State (IS) fighters in Iraq.

 

Assigned to support a series of coalition missions near Bayji, north of Baghdad over the weekend, Reaper successfully attacked terrorists laying improvised explosive devices using a Hellfire missile.

 

The drone used procedures identical to those of manned aircraft and also continued to provide intelligence, surveillance and reconnaissance assistance to coalition aircraft. This enabled them to conduct further strikes.

 

Also on 9 November, two RAF Tornado GR4 fighters were tasked to investigate suspected IS activity near Al Anbar, west of Baghdad.

 

The aircraft fired a single Brimstone missile to successfully destroy a shipping container used by the terrorists to store equipment to support extortion and control of the local population.

 

Operating from RAF Akrotiri in Cyprus, the Tornado fighters have been conducting airstrikes on multiple IS targets in northern Iraq since last month.

 

The Reaper airstrikes come just days before the US Department of Defense announced that the initial group of Iraqi F-16 jets will be sent to Tuscon, Arizona, instead of Balad Air Base, Iraq.

 

Iraq ordered a total of 36 F-16 C/D Block 52 fighters from Lockheed Martin in September 2011 and October 2012, to help rebuild its air force.

 

Deliveries to Iraqi Air Force were originally scheduled to start by mid-2014, but were postponed after IS overran much of the north-western part of the country. This led to evacuation of the programme contractors from Balad airbase.

"We are going to deliver three F-16s to Tucson in December and then one per month after that through May for a total of eight F-16s."

 

US Defense Department spokesman Army colonel Steven Warren said: "We are going to deliver three F-16s to Tucson in December and then one per month after that through May for a total of eight F-16s.

 

"We expect the Iraqi pilots will begin flying their own aircraft for continuation training beginning in January.

 

"All maintenance for the F-16s will be provided by [contracted] logistic support."

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 08:30
Islamic State Threat Delays Delivery of F-16s to Iraq

US Air Force Col. Andrew MacDonald, 162nd Operations Group commander, helps Iraqi Air Force Brig. Gen. Abdulhussein Lafta Ali Ali buckle into an F-16D Fighting Falcon before an orientation flight at Tucson International Airport in 2012. (Maj. Gabe Johnson/ US Air Force)

 

Nov. 11, 2014 by KRISTIN DAVIS – Defense News

 

The Islamic State threat has delayed the initial delivery of F-16 fighter jets to Iraq, the US Defense Department announced Monday.

The first Iraqi-purchased F-16s will be sent to Tuscon, Arizona, instead of Balad Air Base, Iraq, DoD spokesman US Army Col. Steven Warren said in a news release.

Plans to deliver the fighters to the air base were put on hold this summer as militants seized control of portions of Iraq and forced the evacuation of U.S. contractors from the base.

The first three jets are scheduled to arrive in Arizona in December, followed by one per month for the next five months, Warren said.

Iraqi airmen will train on their own F-16s in Tuscon once they are delivered, Warren said.

"We expect the Iraqi pilots will begin flying their own aircraft for continuation training beginning in January," Warren said.

In the meantime, the Iraqis are using training aircraft in Arizona. At least 18 Iraqi airmen have been training in the U.S. to fly the F-16s, including a dozen in Tuscon, Air Education and Training Command said this summer.

The Iraqi aviators will need hundreds of flight hours in the fighter jets to become flight leads and instructor pilots, a process that could take two years or more.

Speeding up the training in light of the security threats was not an option, AETC said this summer.

"Accelerating the F-16 flying training program for any pilot, Iraqi or U.S., would be insufficient for training them to the skill level necessary to adequately employ the aircraft systems and to fly and fight in combat," Tom Fox, Iraq Training Team Lead, said in July.

Iraq has purchased 36 F-16s, which were scheduled to be delivered between September and the fall of 2017.

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 07:30
Air strikes in Iraq (UK MoD)

 

Last updated: 10 November 2014 Ministry of Defence

 

British forces have continued to conduct air operations to assist the Iraqi government in its fight against ISIL.

 

This weekend saw the first air strike by a Royal Air Force Reaper remotely piloted air system (RPAS) as British forces continue to assist the Iraqi Government in their fight against ISIL.

A series of coalition missions were conducted near Bayji, north of Baghdad, where ISIL terrorists were laying improvised explosive devices.

The Reaper RPAS, using procedures identical to those of manned aircraft, successfully attacked the terrorists using a Hellfire missile.

UK Reaper continued to provide intelligence, surveillance and reconnaissance assistance to coalition aircraft which enabled them to conduct further strikes.

In addition, on Sunday morning, 2 RAF Tornado GR4s were tasked to investigate suspected ISIL activity near Al Anbar, west of Baghdad.

A single Brimstone missile was used to successfully destroy a shipping container used by the terrorists to store equipment to support extortion and control of the local population.

 

4 November - saw further action from Royal Air Force aircraft as they continue to assist the Iraqi Government in their fight against ISIL. Two Tornado GR4s, flying in support of Iraqi army units in the area surrounding Bayji north of Baghdad, used a Brimstone precision guided missile to successfully destroy an ISIL armed pick-up truck. Other RAF aircraft, including tankers, transport and surveillance platforms also continue to support coalition air operations.

3 November - over the weekend, 2 Royal Air Force Tornado GR4s were tasked to investigate ISIL activity near the scene of an earlier successful coalition air strike at Al Qaim, north-west of Baghdad. The aircraft, as part of the international coalition supporting the Iraqi government, identified and destroyed an ISIL armed vehicle using a single Brimstone missile. RAF Tornados were involved in further attacks this morning as a Brimstone missile was again used to attack a heavily armed ISIL pick up truck.

24 October - two Royal Air Force Tornado GR4s participated in a coordinated coalition air strike overnight (Thursday) at Jar Silah, west of Kirkuk. The aircraft, at the request of the Iraqi Government, used Paveway IV precision guided bombs to successfully attack a former Iraqi military base which ISIL were using as a logistics hub for operations in the area. Other RAF aircraft, including Voyager refuelling tankers, and Rivet Joint and Reaper surveillance platforms, also continue to support coalition air operations.

20 October - Early last week, 2 Tornado GR4s, while on an armed reconnaissance patrol, were tasked to attack an ISIL main battle tank which coalition forces had been tracking near Ramadi. Following extensive surveillance to ensure that there were no civilians nearby the tank was destroyed in a precision attack using a Brimstone missile.

19 October - RAF Tornados were involved in further successful airstrikes on ISIL terrorists who had attacked an Iraqi military convoy south of Fallujah. Brimstone missiles were used to hit the ISIL forces, including 2 trucks, ahead of additional attacks by other coalition forces in the area which were supported by UK Tornados. Video footage of the Ramadi mission is available on the Defence Imagery website

8 October 2014 - Tornado GR4 aircraft completed another round of air strikes in Iraq overnight. The Royal Air Force aircraft flew further missions to assist the Iraqi government in its fight against ISIL.

7 October 2014 - two Tornado GR4s were tasked to support the Iraqi Army. Brimstone missiles and Paveway IV guided bombs were used to conduct a successful precision attack on ISIL terrorists who were firing on Iraqi troops from a stronghold near Ramadi.

6 October 2014 - Tornado GR4s, flying from RAF Akrotiri, have continued their patrols over Iraq as part of the international coalition against ISIL.

5 October 2014 - two of our aircraft, flying in support of Iraqi security forces, successfully used Paveway IV precision-guided bombs to attack ISIL terrorists, fortified in a building near Ramadi, who were firing on Iraqi soldiers.

For more information see ISIL: UK government response page on GOV.UK

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 17:45
Paris et Tunis renforcent leur coopération pour contrer les djihadistes

 

11.11.2014 Par Marie-Amélie Lombard envoyée spéciale à Tunis – LeFigaro.fr

 

Le ministre français de l'intérieur était lundi à Tunis pour coordonner la lutte contre le terrorisme et prévenir le départ de ressortissants français ou tunisiens vers la Syrie et l'Irak.

 

La lutte contre le terrorisme était au centre du déplacement qu'a fait lundi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve en Tunisie. A plusieurs titres, Paris et Tunis sont en première ligne face à la menace djihadiste et au phénomène des départs de leurs ressortissants pour la guerre sainte en Syrie. Quelques chiffres l'illustrent. Les Français sont les plus nombreux parmi les Européens à rejoindre les rangs de l'Etat islamique ou d'Al Nosra. Au total, un millier d'entre eux ont réalisé ce projet ou tenté de le faire. Les Tunisiens forment, eux, le plus gros contingent parmi les combattants étrangers en Syrie. Selon les évaluations officielles, entre 2 000 et 3 000 Tunisiens sont concernés, parmi lesquels environ 500 ont trouvé la mort au Moyen-Orient et 500 sont revenus.

 

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 11:30
En Irak, Obama passe à la vitesse supérieure

 

09/11/2014 - JDD

Le nouveau but des Etats-Unis en Irak et en Syrie : ne plus seulement stopper les djihadistes, mais aussi "lancer une offensive" contre eux. Le président américain Barack Obama a annoncé dimanche qu'une "nouvelle étape" s'ouvrait en Irak.

 

Pendant ce temps, Bagdad et Washington cherchent à déterminer si le chef des djihadistes de l'Etat islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi, faisait partie ou non de dirigeants tués ou blessés vendredi par des raids aériens de la coalition. Baghdadi est l'un des deux hommes les plus recherchés par Washington, qui offre 10 millions de dollars pour sa capture.

 

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