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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 20:30
 Opération Chammal : Au cœur d’une mission de reconnaissance dans la profondeur à bord de l’avion de patrouille maritime Atlantique 2



13/10/2014  Sources : Etat-major des Armées

 

L’avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL2) de la Marine nationale a effectué son premier vol d’ISR (Intelligence surveillance and Reconnaissance) au-dessus de l’Irak le 17 septembre dernier, répondant au besoin des armées irakiennes de disposer de renseignement dans leur lutte contre le groupe terroriste Daech.

 

Depuis le 19 septembre, son action s’inscrit dans le cadre de l’opération Chammal que les armées françaises mènent en étroite coordination avec les autorités irakiennes et nos alliés présents dans la région.

Placé sous le contrôle opérationnel du contre-amiral Beaussant, amiral commandant la zone océan Indien (ALINDIEN), l’ATL2 agit de façon complémentaire au Rafale équipé de pod Reco NG dans le recueil du renseignement. Tous deux permettent aux armées de disposer d’un moyen de reconnaissance dans la profondeur et de renforcer la capacité d’appréciation autonome de la situation.

 

La mission principale de l’ATL2 consiste à collecter du renseignement image (IMINT) et électromagnétique (ELINT) au profit des échelons stratégique (CEMA), opératif (ALINDIEN) et tactique (Coordination Air Operation Center – CAOC d’Al Ubeid). Pour cela, cet avion de patrouille maritime est équipé de nombreux capteurs optroniques et d’un système de détection d’émissions radar (ESM). Ces instruments sont mis en œuvre par un équipage de marins provenant de différentes spécialités. L’équipage est capable d'analyser et de diffuser en temps réel la production de renseignement et l’évaluation d’une situation tactique ou d’une action telle qu’une frappe, en effectuant un Battle Damage Assesment (BDA).

 

Un équipage d'ATL 2 est habituellement constitué de 14 personnes, auxquelles viennent s'ajouter d'autres opérateurs pour les missions aéroterrestres de l’opération Chammal :

  • 1 commandant d'aéronef (CDA) également chef de mission ;
  • 1 copilote ;
  • 1 coordonnateur tactique (COTAC), chargé de l’élaboration et de la conduite de la partie tactique de la mission ;
  • 3 opérateurs de guerre électronique et transmission de bord (GETBO), chargés d'assurer les communications, de tenir le chat par satellite avec le contrôleur opérationnel (ALINDIEN) et de détecter et identifier les émissions radar (ESM) ;
  • 3 opérateurs détecteurs navigateurs aériens (DENAE), chargés de la navigation et de la détection radar ;
  • 3 opérateurs détecteurs acousticiens (DASBO), chargés habituellement de détecter les sous-marins à travers l'analyse signaux perçus par les bouées acoustiques. Pour Chammal, ces opérateurs deviennent photographes et aident l'interprétateur photo dans son travail d'analyse ;
  • 2 mécaniciens de bord, chargés de surveiller les paramètres techniques de l’avion (moteurs, électricité, carburant) et de faire face aux avaries éventuelles ;
  • 1 contrôleur avancé d'appui aérien, capable de guider un avion de chasse français ou allié dans l’engagement d’une cible au sol (Cette capacité n’est pour le moment pas utilisée sur le théâtre irakien)
  • 1 interprétateur photo, chargé d'analyser les photos en temps réel et de renseigner les prises de vue avant leur envoi aux différents échelons.

Les missions de l’ATL2 au cours de l’opération Chammal durent environ 12 heures. A l’issue d’un briefing de 2 heures avant décollage, l'équipage part avec une liste de sites et de zones à observer établie par l’état-major ALINDIEN.

Une fois sur la zone d'intérêt, l'équipage est au "poste de combat". Les postes d'observations sont systématiquement armés :

  • nez vitré à l’avant de l’ATL2, à partir duquel les photos numériques sont prises par un opérateur ;
  • les deux sabords avec un opérateur équipé de jumelles gyrostabilisées ;
  • la caméra infra-rouge, permettant les missions ISR de nuit, dont la recopie se situe en tranche tactique ;
  • le cockpit où le CDA, le pilote et le mécanicien de bord observent la zone.

Dès l'objectif repéré, le photographe prend un cliché numérique qui parvient à l'interprétateur photo pour analyse puis est instantanément relayé aux autorités via le chat satellitaire. Consécutivement, l'opérateur ESM continue la veille électromagnétique afin de détecter toute nouvelle émission radar tandis que le COTAC prépare le prochain objectif avec le CDA.

En fonction du besoin, l'équipage peut être réorienté en vol sur une autre mission par le CAOC d’Al Udeid. Au retour de vol, un compte-rendu détaillé compilant l'ensemble des photos renseignées et analysées est remis au contrôleur opérationnel ALINDIEN puis est partagé avec nos alliés.

 Opération Chammal : Au cœur d’une mission de reconnaissance dans la profondeur à bord de l’avion de patrouille maritime Atlantique 2 Opération Chammal : Au cœur d’une mission de reconnaissance dans la profondeur à bord de l’avion de patrouille maritime Atlantique 2
 Opération Chammal : Au cœur d’une mission de reconnaissance dans la profondeur à bord de l’avion de patrouille maritime Atlantique 2 Opération Chammal : Au cœur d’une mission de reconnaissance dans la profondeur à bord de l’avion de patrouille maritime Atlantique 2
 Opération Chammal : Au cœur d’une mission de reconnaissance dans la profondeur à bord de l’avion de patrouille maritime Atlantique 2 Opération Chammal : Au cœur d’une mission de reconnaissance dans la profondeur à bord de l’avion de patrouille maritime Atlantique 2
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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 05:30
Incirlik US Air Force Base - Turkey photo USAF

Incirlik US Air Force Base - Turkey photo USAF

 

MOSCOW, October 13 (RIA Novosti)

 

Turkey agreed to allow the US-led coalition against the Islamic State (IS) to use its military bases to fight against the extremist group, Agence France-Presse reported Monday.

US crews have long operated out of Incirlik Air Base in the south of Turkey, with some 1,500 airmen stationed there.

According to the agency, US aircraft attacking IS positions in Iraq are reportedly flying out of al-Dhafra Air Base in the United Arab Emirates, Ali al-Salem Air Base in Kuwait and al-Udeid Air Base in Qatar.

Previously, Turkey was unwilling to actively participate in the anti-IS coalition's operations, refusing to join the airstrikes that the coalition has been conducting since September.

Mass riots in the southeastern provinces of Turkey were taking place last week. The Kurdish population of Turkey was protesting against Ankara's policy of non-interference in the conflict in Syria where IS militants have been fighting against the Syrian government since 2012 and are currently besieging the city of Kobani.

In August, the United States conducted airstrikes against IS positions in Iraq. Washington extended its airstrikes against the militants into Syria in September, after US President Barack Obama announced his decision to form an international anti-IS coalition.

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 05:30
Incirlik US Air Force Base - Turkey photo USAF

Incirlik US Air Force Base - Turkey photo USAF

 

13 octobre 2014 Romandie.com (AFP)

 

Washington - La Turquie a décidé d'autoriser les Etats-Unis à utiliser ses bases aériennes, en particulier sa grande base d'Incirlik, dans le sud, pour lutter contre l'organisation Etat islamique (EI), a déclaré dimanche un responsable américain de la Défense.

 

Les détails de l'utilisation (des bases turques pour la lutte contre l'EI, ndlr) sont toujours en cours d'élaboration, a ajouté ce responsable, parlant à l'AFP sous le couvert de l'anonymat.

 

L'armée de l'air américaine utilise depuis longtemps la base d'Incirlik, dans le sud de la Turquie, et environ 1.500 de ses hommes y sont stationnés.

 

Mais jusqu'à présent, les avions américains employés pour les bombardements contre l'EI décollent des bases aériennes d'Al-Dhafra aux Emirats arabes unis, d'Ali al-Salem au Koweït et d'Al-Udeid au Qatar, où se trouve également le centre opérationnel aérien américain pour 20 pays de la région (CAOC).

 

Cette dernière base est dotée d'une piste d'atterrissage de 4,5 kilomètres et constitue un important centre logistique, où se trouve notamment un vaste dépôt de munitions.

 

Des avions de combat américains F-16 sont également stationnés depuis l'année dernière en Jordanie, et le Pentagone a des accords avec Oman pour l'utilisation de bases militaires.

 

L'armée américaine peut en outre utiliser la base de Diego Garcia, un territoire britannique de l'océan Indien, pour des bombardiers B-52, B-1 et B-2.

 

Au cours d'un entretien téléphonique avec son homologue turc Ismet Yilmaz, le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a remercié la Turquie pour sa disposition à contribuer aux efforts de la coalition internationale contre l'EI, notamment en hébergeant et en entraînant des membres de l'opposition syrienne, selon son porte-parole.

 

M. Hagel a relevé l'expertise de la Turquie dans cette région et la manière responsable dont elle traite les autres défis que cette lutte (contre l'EI) lui pose, en termes de réfugiés et de sécurité frontalière, a indiqué le porte-parole, le contre-amiral James Kirby.

 

Auparavant, le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a appelé à fournir un soutien militaire à l'opposition modérée syrienne afin de créer en Syrie une troisième force qui lutterait aussi bien contre le pouvoir du président syrien Bachar al-Assad que contre l'EI.

 

Auparavant alliée du président Assad, la Turquie s'est retournée contre lui après le début du conflit en Syrie en mars 2011 et elle s'est prononcée pour son départ du pouvoir.

 

L'appel de M. Davutoglu intervient alors que la Turquie subit une forte pression internationale pour s'impliquer dans la défense de Kobané, une ville kurde de Syrie située à la frontière turque et menacée depuis des jours d'être prise par les jihadistes de l'EI.

 

Le Parlement turc a autorisé le 2 octobre le gouvernement de M. Davutoglu à mener des actions militaires contre l'EI en Irak et en Syrie, mais jusqu'à présent l'armée turque n'a rien entrepris en ce sens.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 17:30
lucha contra el yihadismo - Un enemigo común y sin fronteras

 

Oct 2014 by Ministerio de Defensa Revista Española de Defensa

 

La comunidad internacional, sin excepciones, se implica en la lucha contra el yihadismo con medidas que abarcan acciones militares, humanitarias y policiales.

 

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 07:45
photo El Watan

photo El Watan

 

09 octobre 2014 Romandie.com (AFP)

 

Alger - L'Algérie continue à consacrer d'importants moyens en Kabylie pour retrouver le corps d'Hervé Gourdel, l'otage français décapité en septembre, et localiser ses assassins, a affirmé jeudi le ministère de la Défense.

 

Le groupe Jund Al-Khilafa (soldats du Califat), qui a fait allégeance au groupe jihadiste Etat islamique (EI), a revendiqué l'enlèvement le 21 septembre puis l'assassinat du guide de haute montagne français de 55 ans.

 

Le campement qui servait d'abri à ce groupuscule terroriste lors de l'exécution de son acte abject a été détruit et des équipements ont été saisis, a affirmé le ministère algérien, ajoutant que la vaste opération de ratissage est toujours en cours dans le massif du Djurdjura (150 km au sud-est d'Alger).

 

L'armée a déployé tous les moyens nécessaires afin de retrouver et neutraliser le groupe terroriste (...), a-t-il souligné dans un communiqué publié sur son site internet.

 

Des sources sécuritaires ont fait état d'un déploiement massif de gendarmes et de parachutistes dans la forêt d'Aït Oubane, près du lieu du rapt.

 

L'objectif est notamment de mettre la main sur les terroristes qui l'ont tué, surtout leur chef Abdelmalek Gouri, alias Khaled Abou Souleimane, ont-elles dit à l'AFP. Cet homme, âgé de 34 ans, est le chef de Jund Al-Khilafa.

 

Selon le journal El-Watan, des obus de mortier, de la nourriture, un téléphone portable contenant des photos d'islamistes armés et des vêtements ont été retrouvés dans le campement des jihadistes. Cela laisse penser que les ravisseurs ont quitté précipitamment les lieux pour échapper aux militaires lancés à leur poursuite.

 

Les militaires ont identifié les cinq hommes qui ont exécuté Hervé Gourdel, dont l'auteur de l'égorgement qui serait le mufti de Jund Al-Khilafa, a ajouté le journal.

 

Ce quinquagénaire originaire d'Alger est un vétéran des groupes armés islamistes de la guerre civile des années 1990, qui a fait en une décennie 200.000 morts.

 

Les militaires ont aussi repéré sur place le lieu de tournage de la vidéo où Jund El-Khilafa a proclamé son allégeance à Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l'EI.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 07:45
source BBC Africa July 2014

source BBC Africa July 2014

 

8 Octobre 2014 Par : SADEK BELHOCINE - lemidi-dz.com

 

Un groupe criminel, composé de vingt personnes de nationalités étrangères (12 Soudanais et 8 Tchadiens), a été arrêté près de la frontière algéro-nigérienne.

 

Une opération "Tiguentourine bis" était-elle dans la feuille de route de ce groupe ? Il reste que ce groupe "multinational" avait des visées malveillantes. Sa composante et sa logistique sont révélatrices de son projet.

 

Les tentatives d’infiltrations des terroristes à partir du territoire libyen se multiplient. Des groupes armés ou ceux versés dans le trafic en tous genres sont neutralisés par les éléments de l’Armée nationale populaire au niveau des frontières avec ce pays. Les mailles du filet dressé par les services de sécurité le long des frontières avec la Tunisie et la Libye se sont avérés très serrées pour permettre le passage et l’infiltration aux groupes armés ou des narcotrafiquants en territoire algérien.

 

Les groupes armés ou ceux versés dans le trafic et le crime organisé ont jeté leur dévolu sur des points de la frontière situés plus au sud-est de l’Algérie c’est à dire les frontières avec le Niger où la situation sécuritaire était redevenue « calme » après le rapt des employés de Ereva, compagnie française exploitant les mines d’uranium dans ce pays. Une tentative d’infiltration opérée à partir des frontières nigériennes a échoué grâce à la vigilance des éléments de l’ANP stationnés dans cette région.

 

L’armée algérienne annonce, lundi 6 octobre, avoir arrêté « un groupe criminel composé de vingt personnes de nationalités étrangères (12 Soudanais et 8 Tchadiens) dans la zone de Tiririne » près des frontières algéro-nigériennes. Cette opération, qui s’inscrit « dans le cadre de la lutte contre la contrebande et le crime organisé », a « permis de saisir deux véhicules tout-terrains et six motos », précise le communiqué du ministère de la Défense nationale. Quelques jours plus tôt, lundi 28 septembre, le ministère de la Défense avait annoncé l’arrestation de 35 personnes de nationalité algérienne et 7 autres de nationalité malienne à Bordj Badji Mokhtar, près de la frontière malienne.

 

Les groupes d’individus arrêtés ont été qualifiés par l’ANP de groupes « criminels » que l’on peut comprendre des groupes prêts à tout sachant la connexion qui existe entre groupes terroristes et narcotrafiquants quand ce n’est pas un même groupe qui s’autofinance en liant les deux activités criminelles. Est-ce une tentative d’infiltration d’éléments du Daech ? Il est trop tôt pour le dire ! La composante du groupe arrêté dans la zone de Tiririne et la logistique qu’ils ont utilisée pour tenter de passer les frontières du groupe arrêté dans la zone de Tiririne permet de le penser.

 

Comme il est permis de penser que le Niger « abrite » des bases arrières de groupes armés en veille et qui n’ont pas encore prêté allégeance à la nébuleuse Daech qui déploie ses tentacules à travers les pays subsahariens et en Lybie, pays devenu incontrôlable où les institutions sont en faillite et où règnent en maître les milices de divers horizons idéologiques. Il est aussi permis de penser que le groupe projetait de perpétrer des actions malveillantes en territoire algérien, une opération à forte résonance médiatique, type Tiguentourine pour « crédibiliser » l’implantation de ce mouvement en Algérie.

 

Ce qui se passe en Libye le confirme. Selon plusieurs médias libyens, des terroristes des groupes armés basés dans la ville libyenne de Derna, dont Ansar Charia (Tunisie) ont fait, avant-hier lundi, une démonstration de force à travers un défilé militaire couronné par l’allégeance à l’Etat Islamique (EI) ou Daech, rapportent plusieurs médias libyens.

 

Les partisans d’Ansar Charia, ainsi que ceux des autres groupes armés de la nébuleuse terroriste, se sont rassemblés, lundi, à la place Sahaba, à Derna, pour annoncer leur ralliement à Daech. Cette annonce a été faite au terme d’un défilé militaire et d’un cortège de véhicules portant le logo « Police de l’islam », l’objectif étant de montrer la force des milices islamistes armées et d’impressionner les habitants.

 

Selon ces mêmes médias, la ville côtière de Derna compte plusieurs camps d’entraînement des djihadistes, qui sont ensuite envoyés en Irak, Syrie et vers d’autres fronts du djihad. Le Tunisien Seifallah Ben Hassin, alias Abou Iyadh, chef de l’organisation terroriste Ansar Charia, ainsi que d’autres individus recherchés pour des attentats et des assassinats en Tunisie, se trouvent actuellement à Derna.

 

Il faut savoir que selon diverses sources, plus de 3.000 soldats supplémentaires auraient été dépêchés au niveau des frontières avec la Tunisie et la Libye, suite aux informations faisant état de projets d’attaques terroristes contre des cibles stratégiques du pays, notamment les champs pétroliers dans le Grand Sud algérien.

 

Est-ce pour desserrer la pression sur le « front » de la frontière algérotunisienne que ce groupe a tenté de s’infiltrer en territoire algérien ? Est-ce une tentative de diversion à la faveur d’une opération en territoire algérien pour attirer plus de soldats de l’ANP dans la zone frontalière algéro-nigérienne et donner ainsi un répit aux djihadistes dans les monts tunisiens qui longent la frontière algérienne, traqués par l’armée tunisienne ? Toutes les suppositions sont permises à la lumière de la décision du Daech de s’attaquer aux citoyens de tous les pays qui ont formé la coalition internationale mise en place pour combattre le Daech en Irak et en Syrie.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 07:45
Nord Niger: entre ops discrètes et recherche d'un site pour une base temporaire

 

03.10.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

La France est toujours en train de rechercher un site dans le nord du Niger pour y installer une base temporaire. Selon l'EMA, trois ou quatre sites sont à l'étude, au nord d'Agadez, dans une zone périlleuse, où malfrats et terroristes cohabitent avec bonheur. Un bonheur presque total, puisque les FS françaises y sèmeraient parfois la pagaille...

Pour en revenir à la base temporaire qui pourrait accueillir jusqu'à un sous-GTIA, on parle de Madama et de Dirkou (ville à laquelle j'ai consacré un post il y a quelques jours), deux villes à une heure de vol l'une de l'autre. Dirkou, difficile d'accès mais située dans une zone aurifère, a été la cible de djihadistes qui ont attaqué les orpailleurs locaux.

Que cherche-t-on? De l'eau certes, mais aussi des voies de communication, une piste d'atterrissage aussi potable que l'eau, une proximité avec les zones grises de Libye. Parce que l'idée, c'est bien d'aller des données des coups de pied dans la fourmilière djihadiste sahélienne et de perturber les trafics du côté de la passe de Salvador.

Le projet est officiellement franco-nigérien; mais les cousins d'outre-Atlantique sont aussi de la partie, même si, comme le répète l'EMA, c'est bien la France qui porte l'effort dans la BSS (bande sahélo-saharienne). Reste que le défi logistique est important: les FOB du Nord-Niger seront à 500km d'Agadez et les pistes qui y mènent sont à peine carrossables. Dirkou/Madama (au nord): c'est 350 km et au moins deux jours de route! Voir ici l'appel d'offres US pour du transport routier vers Dirkou.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 07:30
photo USAF

photo USAF

 

8 octobre 2014 par Nicolas Laffont – 45e Nord.ca

 

Un hélicoptère de l’armée irakienne a été abattu mercredi près de Baïji, à 200 km au nord de Bagdad, et ses deux pilotes tués, cinq jours après un crash similaire dans la même région, selon des responsables.

 

L’hélicoptère, un Bell 407, revenait de la raffinerie de Baïji, 200 km au nord de Bagdad, où les forces fédérales irakiennes se battent contre le groupe jihadiste Etat islamique depuis juin, lorsqu’il a lancé une offensive fulgurante au nord de la capitale, s’emparant de larges pans de territoires de cinq provinces.

 

Un officier de l’aviation a indiqué à l’AFP que les deux pilotes avaient été tués dans l’attaque, au-dessus de Seiniye, à l’ouest de Baïji.

 

Ils revenaient de la raffinerie. Ils volaient au-dessus de la carcasse de l’autre hélicoptère, a-t-il dit sous couvert de l’anonymat en référence à un Mi-35 de l’armée, abattu vendredi dans le même secteur.

 

Ils ont repéré un groupe d’activistes et ont demandé l’autorisation d’engager le combat. On leur a d’abord dit non et ils ont insisté, arguant que c’était une cible facile, a-t-il poursuivi.

 

Ils ont finalement reçu le feu vert mais lorsqu’ils ont baissé leur altitude, on leur a tiré dessus. Leur hélicoptère s’est écrasé au même endroit où l’autre était tombé, selon lui.

 

Un haut responsable de l’armée a confirmé que les deux membres d’équipage avaient été tués.

 

Un habitant, selon qui l’incident s’est déroulé vers 09H00 (06H00 GMT), a affirmé que l’hélicoptère était complètement carbonisé.

 

L’Irak a reçu l’année dernière 30 hélicoptères Bell 407 des Etats-Unis. Ils sont conçus à des fins commerciales mais peuvent être armés de mitraillettes et missiles.

 

La coalition internationale menée par les Etats-Unis mène également des raids aériens contre les positions des jihadistes.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 07:30
Irak: un hélicoptère de l’armée abattu, les 2 pilotes tués (8 oct.)

 

8 octobre 2014 par Nicolas Laffont – 45e Nord.ca

 

Un hélicoptère de l’armée irakienne a été abattu mercredi près de Baïji, à 200 km au nord de Bagdad, et ses deux pilotes tués, cinq jours après un crash similaire dans la même région, selon des responsables.

 

L’hélicoptère, un Bell 407, revenait de la raffinerie de Baïji, 200 km au nord de Bagdad, où les forces fédérales irakiennes se battent contre le groupe jihadiste Etat islamique depuis juin, lorsqu’il a lancé une offensive fulgurante au nord de la capitale, s’emparant de larges pans de territoires de cinq provinces.

 

Un officier de l’aviation a indiqué à l’AFP que les deux pilotes avaient été tués dans l’attaque, au-dessus de Seiniye, à l’ouest de Baïji.

 

Ils revenaient de la raffinerie. Ils volaient au-dessus de la carcasse de l’autre hélicoptère, a-t-il dit sous couvert de l’anonymat en référence à un Mi-35 de l’armée, abattu vendredi dans le même secteur.

 

Ils ont repéré un groupe d’activistes et ont demandé l’autorisation d’engager le combat. On leur a d’abord dit non et ils ont insisté, arguant que c’était une cible facile, a-t-il poursuivi.

 

Ils ont finalement reçu le feu vert mais lorsqu’ils ont baissé leur altitude, on leur a tiré dessus. Leur hélicoptère s’est écrasé au même endroit où l’autre était tombé, selon lui.

 

Un haut responsable de l’armée a confirmé que les deux membres d’équipage avaient été tués.

 

Un habitant, selon qui l’incident s’est déroulé vers 09H00 (06H00 GMT), a affirmé que l’hélicoptère était complètement carbonisé.

 

L’Irak a reçu l’année dernière 30 hélicoptères Bell 407 des Etats-Unis. Ils sont conçus à des fins commerciales mais peuvent être armés de mitraillettes et missiles.

 

La coalition internationale menée par les Etats-Unis mène également des raids aériens contre les positions des jihadistes.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 07:30
général Abdelkarim Hachem - photo FAL

général Abdelkarim Hachem - photo FAL

 

09/10/2014 Par Georges Malbrunot – LeFigaro.fr

 

C'est un mini Tora Bora en territoire libanais. Une chaîne de montagnes étirée sur 60 km le long de la frontière syrienne dans laquelle personne n'ose plus s'aventurer. «Il nous faudrait des forces spéciales bien entraînées pour aller y combattre Daech», affirme le général Abdelkarim Hachem à la tête de la 8e brigade de l'armée libanaise, depuis son QG de Laboué à 10 km du repaire djihadiste.

 

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 07:30
Une zone tampon en Syrie "pas à l'étude" selon les Américains

 

9 octobre 2014 JDD

 

Face à l’afflux de réfugiés, la Turquie plaide pour la mise en place d'une zone tampon au niveau de sa frontière avec la Syrie. Si la France soutient Ankara, les Etats-Unis et l'Otan estiment que l'idée n'est pas encore à l'ordre du jour.


 

Afin d'endiguer le flot de réfugiés qui fuient la Syrie, tout en protégeant les populations ciblées face à l'Etat islamique et à la guerre civile, la Turquie a renouvelé mercredi ses voeux de voir naître une zone tampon à sa frontière avec la Syrie. Le président turc Recep Erdogan a déjà plaidé plusieurs fois en ce sens, et il souhaite que sa mise en place soit accompagnée d'une zone d'exclusion aérienne dans le nord de la Syrie afin de protéger les secteurs tenus par l'opposition modérée au président Bachar al-Assad. Si François Hollande a apporté son soutien à Ankara, insistant "sur la nécessité d'éviter le massacre des populations au Nord de la Syrie", les Etats-Unis semblent beaucoup plus circonspects.

En effet, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a indiqué mercredi soir que l'instauration d'une zone tampon valait "la peine d'être examinée" mais la Maison Blanche a ultérieurement précisé que l'idée n'était "pas à l'étude pour le moment". Jeudi, l'Otan a ajouté que "ce n'est pas une question qui est discutée" actuellement au sein de l'organisation transatlantique. Les Etats-Unis s'impatientent en effet devant l'inaction relative de la Turquie, qui malgré le feu vert la semaine dernière de son Parlement à une opération militaire contre l'EI, se refuse à épauler les combattants kurdes syriens des Unités de protection du peuple kurde (YPG) qui défendent Kobané, la ville stratégique syrienne pourtant à portée de canons de l'armée turque.

 

Difficultés de mise en place

La mise en place d'une zone tampon au nord de la Syrie poserait toutefois plusieurs problèmes. Pour protéger les populations des frappes de l'armée régulière, la coalition devrait mettre en place une zone d'exclusion aérienne, ce que souhaite Ankara. Mais une "no fly zone" nécessite une résolution de l'ONU, et pourrait se heurter au veto russe. Il faut, de plus, qu'une zone tampon soit protégée par les forces militaires de la coalition pour s'avérer utile. A travers cette initiative, la Turquie souhaite mettre un terme aux flux de réfugiés, souvent des Kurdes de Syrie, qui viennent grossir les rangs de la communauté kurde en Turquie depuis le début de l'offensive de Daesh dans le nord de l'Irak et de la Syrie.

Dans le sens inverse, Ankara empêche les Kurdes de Turquie de passer la frontière pour combattre Daesh. Cette situation cristallise actuellement les tensions dans le pays. Le chef emprisonné du PKK (organisation considérée comme terroriste en Turquie), Abdullah Öcalan, a prévenu cette semaine que la chute de Kobané signerait la fin du processus de paix engagé il y a deux ans entre Ankara et son mouvement pour mettre un terme à un conflit qui a fait quelque 40.000 morts depuis 1984

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 07:30
Syrie: en assiégeant Kobané, les jihadistes davantage exposés aux frappes

 

10 octobre 2014 Romandie.com (AFP)

 

Washington - Les avions de la coalition internationale conduite par les Etats-Unis ont continué jeudi à pilonner le groupe Etat islamique (EI) près de la ville kurde syrienne de Kobané (nord), assiégée par les jihadistes qui se sont ainsi davantage exposés aux frappes.

 

Les Etats-Unis ont mené neuf frappes aériennes supplémentaires près de Kobané jeudi, qui s'ajoutent aux cinq raids annoncées plus tôt dans la journée, a précisé le commandement américain chargé du Moyen-Orient et de l'Asie centrale (Centcom) dans un communiqué.

 

Les frappes près de cette ville frontalière de la Turquie se sont particulièrement intensifiées depuis mardi, pour atteindre un total de 47 raids depuis le 27 septembre.

 

Nous frappons quand nous les voyons, a expliqué un responsable militaire sous couvert de l'anonymat. Et les occasions (de frappes aériennes) se présentent d'elles-mêmes à Kobané actuellement, selon lui.

 

Pour autant les avions de la coalition ne bénéficient d'aucun contrôleur au sol qui pourrait guider les bombardements ou décider de les accroître, ont précisé ces responsables.

 

Certains experts avaient suggéré que l'armée américaine avait déployé davantage d'avions de surveillance dans la zone pour déterminer des cibles potentielles.

 

Il n'y a pas de changement dans la stratégie mais le groupe EI a exposé ses soldats quand il s'est lancé au nord vers Kobané, fournissant des cibles solides, a expliqué un autre haut-responsable militaire, s'exprimant aussi sous couvert de l'anonymat.

 

Les militaires américains sont certes conscients de la situation humanitaire urgente dans laquelle se trouvent les Kurdes à Kobané, mais ils ne considèrent pas pour autant cette ville comme stratégique, a précisé un responsable.

 

Nous n'allons pas nous laisser entraîner dans une stratégie +ville par ville+, a-t-il expliqué.

 

La priorité pour les généraux américains est de vaincre le groupe EI d'abord en Irak, où il est possible de travailler davantage avec des forces locales en capacité de se battre, selon lui.

 

En Syrie, l'objectif est de simplement couper les lignes d'approvisionnement et de désorganiser les sanctuaires des jihadistes, étant donné qu'il n'y a pas au sol de force rebelle modérée viable, en état de lancer une offensive.

 

Jeudi, les Etats-Unis ont lancé six frappes au sud de Kobané, qui ont détruit deux bâtiments, un char, et une mitrailleuse lourde, et touché des unités de l'EI. Trois autres frappes au nord de Kobané ont touché deux unités du groupe EI et détruit deux bâtiments.

 

Plus tôt jeudi, le Centcom avait assuré que les combattants kurdes continuaient à contrôler la majeure partie de Kobané et que cinq frappes avaient été menées contre différents éléments de l'EI au sud de la ville.

 

Le Centcom ne précise pas combien de combattants ont été tués ou blessés dans ces attaques.

 

Les Etats-Unis et plusieurs alliés arabes mènent depuis le 23 septembre des frappes en Syrie, dont une partie du territoire est contrôlée par l'EI qui y a établi son quartier général.

 

Les Américains ont commencé à bombarder le groupe EI le 8 août en Irak et ont été depuis rejoints par la France, le Royaume-uni et l'Australie notamment.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 07:30
Syrie: armer l'opposition n'aidera pas à combattre Daesh (Julien Barnes-Dacey)

 

 

MOSCOU, 9 octobre - RIA Novosti

 

La décision de Washington d'entraîner et d'armer 5.000 combattants de l'opposition syrienne modérée n'aiderait pas à éliminer la menace que constituent les djihadistes du groupe radical Etat islamique (EI), a déclaré jeudi à RIA Novosti Julien Barnes-Dacey, chercheur au Conseil européen des affaires étrangères.

 

"Les Etats-Unis envisagent de former en Arabie saoudite environ 5.000 militaires recrutés parmi les rebelles. L'organisation de l'Etat islamique compte au moins 30.000 militaires déployés sur tout le territoire de la Syrie et de l'Irak. Quant à l'armée gouvernementale syrienne, elle comprend des centaines de milliers de personnes. Il en découle donc que ce que les Etats-Unis envisagent de faire n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan par rapport ce qui doit vraiment être fait", a indiqué l'expert.

 

Le groupe sunnite terroriste Etat islamique, lié à Al-Qaïda, a gagné en force lors des opérations en Syrie où il a combattu contre les troupes gouvernementales. L'EI a la réputation d'être l'une des formations djihadistes les plus cruelles. Il y a quelques mois, cette organisation a intensifié ses activités en Irak.

 

Depuis le 8 août, l'aviation américaine effectue des frappes contre les positions des djihadistes en Irak, et dès le 23 septembre, en Syrie. Washington soutient en Syrie l'opposition modérée qui combat aussi bien contre les troupes gouvernementales que contre les terroristes de l'EI.

 

Les Etats-Unis sont appuyés par l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, la Jordanie, Bahreïn et le Qatar.

 

L'US Air Force a de nouveau frappé jeudi les positions de l'EI près de la ville syrienne de Kobane (nord).

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 06:30
ISIS advances in Kobane as Turkey rejects solo ground action

 

October 10th, 2014 defencetalk.com (AFP)

 

Advancing Islamic State fighters seized a third of the Syrian border town of Kobane Thursday despite US-led air strikes, as Turkey rejected sending troops in against the jihadists on its own.

In fighting that killed dozens, calls grew for ground action to support Kobane’s beleaguered Kurdish defenders.

But after talks with NATO chief Jens Stoltenberg, Turkish Foreign Minister Mevlut Cavusoglu said Ankara could not be expected to act alone.

 “It’s not realistic to expect that Turkey will lead a ground operation on its own,” he said.

Ankara is under pressure over its inaction, and protests in Kurdish areas of Turkey have sparked clashes that claimed at least 23 lives and forced authorities to impose a curfew in six provinces.

Kobane, where Kurdish militia are still holding out after a three-week siege by the jihadists, has become a crucial battleground in the fight against IS.

With the global media gathered just across the border in Turkey, its conquest would be a highly visible symbolic victory for the extremists.

 

Fresh air strikes

The US-led coalition launched a fresh air strike on eastern Kobane on Thursday evening, the Syrian Observatory for Human Rights said.

Hours earlier, the US military said five strikes were carried out in Kobane Wednesday and Thursday, hitting two IS combat units, destroying a support building and two vehicles, and damaging a training camp.

 “Indications are that Kurdish militia there continue to control most of the city and are holding out against ISIL,” it said, using an alternative acronym for IS.

But a Kobane refugee who spoke to AFP in Turkey said “air strikes are not helpful alone. We need heavy weaponry and tanks to support a ground operation.”

Street battles have been raging since the jihadists breached Kobane’s defences earlier this week.

IS fighters pulled out of some areas Wednesday but have since renewed their offensive and seized more ground, the Britain-based Observatory said.

 “Despite fierce resistance from the Kurdish forces, IS advanced during the night and controls more than a third of Kobane,” Observatory director Rami Abdel Rahman told AFP.

 

Fierce clashes

Eleven IS fighters were killed and four captured in Kobane Thursday, the Observatory said.

Clashes were ongoing in northeastern Kobane, where several official buildings and the Kurdish command are based, and were particularly fierce in the town’s southwest, it added.

Nearly 500 people, mostly combatants, have been killed in and around Kobane and 300,000 have fled the region, two-thirds of them to Turkey, since the assault began in mid-September.

Kobane, also known as Ain al-Arab, would be a major prize for the jihadists, giving them unbroken control of a long stretch of the border.

The extremists have seized large parts of Iraq and Syria, declaring an Islamic “caliphate” and committing widespread atrocities.

Washington launched an air campaign against IS in Iraq in August, and last month expanded it to Syria with the participation of Arab allies.

After meeting defence chiefs on Wednesday, US President Barack Obama admitted that the fight against IS would not be easy.

 “This is not something that is going to be solved overnight,” he said.

The Pentagon said coalition aircraft were hitting IS at every opportunity but that, without a force on the ground to work with, there were limits to what could be done.

 “We don’t have a willing, capable, effective partner on the ground inside Syria right now. It’s just a fact,” said spokesman Rear Admiral John Kirby.

Obama has dispatched retired US general John Allen, and the US pointman on Iraq, Brett McGurk, to Ankara to squeeze commitments from Turkey on what role it can play in the coalition.

The Turkish response has been complicated by concerns over emboldening Kurdish separatists who have waged a deadly insurgency for three decades.

Pro-Kurdish protesters angered by Turkey’s lack of action have clashed with police for three nights running, defying an army-imposed curfew.

Hundreds of protesters took to the streets again late Wednesday in cities of Turkey’s mainly Kurdish southeast and were dispersed with water cannon and tear gas, television said.

Protests and sporadic clashes have also erupted in Europe.

More than 1,000 Kurds returned to the streets in Germany overnight, after unrest in the northern port city of Hamburg injured 23 people the previous night.

Turkey has been calling for a buffer zone to protect its border and provide some protection for fleeing Kurds, but Russia said Thursday any such plan would need the UN Security Council’s approval.

More than 180,000 people have been killed in Syria since an uprising against President Bashar al-Assad’s regime began in 2011 and evolved into a multi-front civil war that has drawn thousands of jihadists from overseas.

Regime air strikes killed at least eight people Thursday, including two children, in the town of Arabeen, near Damascus, the Observatory said.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 05:30
Turkey’s risky game with NATO and ISIL

 

October 9, 2014 David Pugliese

 

Turkey is playing a risky game of chicken in its negotiations with NATO partners who want it to join combat operations against the Islamic State group – and it’s blowing back with violence in Turkish cities, according to the Associated Press.

 

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 04:50
France, Germany seek revamp of Schengen laws to fight jihadist exodus

 

Luxembourg  Oct 09, 2014 Spacewar.com (AFP)

 

France and Germany on Thursday pressed for urgent reforms to the European Union's visa-free Schengen travel zone to counter the increasing number of Europeans leaving to wage jihad in Iraq and Syria.

 

French Interior Minister Bernard Cazeneuve led the impassioned plea to EU counterparts at a meeting in Luxembourg, calling for "a European PNR (Passenger Name Record) ... and a more efficient system of checks at airports.

 

"This is urgent," he said.

 

German Interior Minister Thomas de Maiziere echoed Cazeneuve, saying "three thousand fighters have left Europe to wage jihad and we don't want Europe to become an exporter of terror".

 

"We above all do not want battle-hardened fighters to return to Europe and plan attacks," he said. "We need measures both at the national and European levels."

 

Cazeneuve said a new category of "foreign fighters" should be added to the list of suspect individuals for police at European borders.

 

The current categories include offenders, criminals and fugitives.

 

The Schengen zone comprises 26 European countries, 22 EU members as well as Norway, Switzerland, Liechtenstein and Iceland.

 

France has Europe's biggest Muslim population and is thought to have provided the largest contingent of Western jihadists to the conflict in Syria.

 

Prime Minister Manuel Valls told MPs last month that around 1,000 French citizens are involved in jihadist networks, with an estimated 580 having travelled to fight in Syria and Iraq.

 

A new counter-terrorism law was passed last month banning the departure of those suspected of leaving to join jihadist movements.

 

The ban would see suspects have their passports and ID cards confiscated for six months, renewable for up to two years.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 04:50
Europe enlists Internet giants in fight against online extremism

 

Luxembourg Oct 09, 2014 - Spacewar.com (AFP)

 

The European Union and US Internet giants including Facebook and Twitter will work together to combat online extremism and have discussed steps to block gruesome beheading videos, officials said Thursday.

 

EU interior ministers and officials met representatives from the technology firms in Luxembourg on Wednesday amid growing alarm that Islamist material is encouraging young Muslims to fight in Syria and Iraq.

 

EU home affairs commissioner Cecilia Malmstroem said Google, Facebook, Twitter and Microsoft had explained what they do to prevent showing the videos, "which according to their internal policies are totally against their principles".

 

But the Swede insisted that outright blocking of websites "is not the question".

 

She added: "There is urgency, but we should not rush into making laws or taking decisions without thinking."

 

In a later joint statement, Malmstroem and Italian Interior Minister Angelino Alfano said the two sides "agreed to organise joint training and awareness-raising workshops for the representatives of the law enforcement authorities, Internet industry and civil society".

 

- Jihadists using web to recruit -

 

Social media has become a powerful recruiting tool for jihadists, with the Islamic State group posting several videos online showing the grisly beheadings of Western hostages.

 

US Internet firms have sometimes been uneasy about blocking extremist material, seeing themselves as platforms rather than publications, and worrying about the implications for free speech, which is strongly protected under US law.

 

EU counter-terrorism coordinator Gilles de Kerchove, who was also at the dinner, said the US firms were "very eager to do their part" in what he called a joint public-private effort to combat extremism.

 

They discussed "how can we remove from the Internet illegal content, how can we use it proactively in order to counter their narrative," he said.

 

"Twitter has made the life of ISIL (Islamic State) quite difficult. That's the reason why they moved from Twitter to another social network," he added.

 

Around 3,000 Europeans have travelled to fight in Syria and Iraq, de Kerchove told AFP in September.

 

Officials worry some will return battle-hardened and ready to launch attacks in their home countries.

 

Many European parents have learned that their sons or daughters have left to fight or support jihad in Syria through messages posted on Facebook or Twitter.

 

Police officers who are worried that they might return to launch attacks in their home countries need such messages to determine where they are, a European official said.

 

The aim of cooperating with the social networks is to block the broadcast of messages and images of jihadist groups, something that must be done rapidly as the documents are duplicated quickly.

 

Facebook, the world's biggest social network with 1.3 billion user accounts, said it has barred "terrorist" groups from its site.

 

The firm intervenes when it becomes aware of accounts or content that violate user conditions, particularly in cases of calls to violence, according to Monika Bickert, Facebook head of global policy management.

 

The ministers were also looking into how to reinforce border checks to prevent jihadists leaving for the Middle East, and monitoring the return of those who might be preparing attacks.

 

However, the Schengen border-free zone, which applies to most EU countries, bars systematic checks, and the European parliament has blocked plans for a European Passenger Name Record system, a database that holds the itinerary of airline passengers.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 04:30
Daesh: les USA vont dépêcher une équipe militaire en Turquie

 

10.10.2014 Romandie.com (ats)

 

Les Etats-Unis vont envoyer une équipe militaire à Ankara la semaine prochaine pour des discussions avec des responsables militaires de la Turquie, qui rechigne à lutter contre l'Etat islamique (EI), a annoncé jeudi le département d'Etat. Sur le terrain, la coalition poursuit ses frappes.

Les Etats-Unis ont mené jeudi neuf raids aériens supplémentaires près de la ville syrienne kurde de Kobané, assiégée par les jihadistes. Ces bombardements s'ajoutent aux cinq raids annoncés plus tôt dans la journée. Depuis le 27 septembre, 47 frappes y ont été menées, a précisé le commandement américain chargé du Moyen-Orient et de l'Asie centrale (Centcom).

"Nous frappons quand nous les voyons", a expliqué un responsable militaire sous couvert de l'anonymat. Et "les occasions (de frappes aériennes) se présentent d'elles-mêmes à Kobané actuellement", selon lui.

 

Kobané, pas stratégique

Les militaires américains sont conscients de la situation humanitaire urgente dans laquelle se trouvent les Kurdes à Kobané, mais ils ne considèrent pas pour autant cette ville comme stratégique, a précisé un responsable.

La priorité pour les généraux américains est de vaincre le groupe EI d'abord en Irak, où il est possible de travailler davantage avec des forces locales en capacité de se battre, selon lui.

En Syrie, l'objectif est de simplement couper les lignes d'approvisionnement et de désorganiser les sanctuaires des jihadistes, étant donné qu'il n'y a pas au sol de force rebelle modérée viable, en état de lancer une offensive.

 

Etats-Unis frustrés

Sur le plan diplomatique, deux envoyés spéciaux américains ont parlé jeudi avec des responsables turcs de "mesures urgentes et rapides" à prendre conjointement avec la Turquie pour enrayer l'avancée de l'organisation EI.

Ils ont précisé qu'une "équipe militaire conjointe (américano-turque) allait se rendre à Ankara au début de la semaine prochaine pour assurer le suivi de ces discussions" au niveau militaire, a précisé la porte-parole du département d'Etat, Jennifer Psaki, dans un communiqué.

Washington a exprimé ces derniers jours sa frustration devant les réticences de son allié turc à s'engager militairement en Syrie contre l'EI qui menace sa frontière dans la ville de Kobané.

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 22:30
Guerre contre Daesh : les Canadiens seront basés au Koweït

Des chasseurs CF-18 du 439e Escadron d’appui tactique au camp Canada Dry, situé à Doha, au Qatar. (Archives/Christian Coulombe/FAC)

 

le 9 octobre 2014 Jacques N. Godbout - 45eNord.ca

 

Après les spéculations, la confirmation! Le ministre de la Défense nationale, Rob Nicholson, a confirmé ce jeudi 9 octobre que la force opérationnelle canadienne qui sera déployée pour lutter contre les djihadistes de l’«État islamique» sera basée au Koweït.

 

«J’ai le plaisir de vous annoncer que ce matin, notre gouvernement a obtenu une confirmation de la part du gouvernement du Koweït permettant au Canada d’utiliser les installations de ce pays pour effectuer nos opérations en Irak, a dit le ministre Nicholson par voie de communiqué. L’équipe de reconnaissance des Forces armées canadiennes continue d’effectuer un travail exceptionnel en organisant les détails logistiques afin d’appuyer notre mission, et le gouvernement prévoit communiquer de plus amples renseignements lorsque ces détails seront réglés».

 

On s’attend à ce que les premières frappes aient lieux d’ici trois semaines.

 

Dans le cadre de son Opération IMPACT, le Canada va ainsi déployer un CC-150 Polaris (de la 8e escadre Trenton) et deux CP-140 Aurora (de la 14e escadre Greenwood). Cette partie du déploiement comprend environ 280 membres d’équipage et membres du personnel.

 

Les Forces armées canadiennes doivent aussi envoyer jusqu’à six avions de combat CF-18 (de la 4e escadre Cold Lake) dans le cadre d’une force de frappe. Le déploiement des avions de chasse entraîne le déploiement d’environ 320 membres d’équipage et autres membres du personnel.

 

En tout, donc, au moins 600 militaires.

 

«Le Canada est fier de se joindre à ses alliés dans la lutte contre l’État islamique, parce qu’il s’agit tout simplement de la bonne chose à faire», a conclu le ministre de la Défense nationale dans son communiqué.

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 18:30
Infographie : Dispositif français engagé dans l’opération Chammal

 

09.10.2014 Crédit : État-major des armées

Depuis le 19 septembre 2014, sur demande du gouvernement irakien, les armées françaises sont engagées dans une opération militaire en Irak conduite contre le groupe terroriste Daech. Commandée par le Chef d’état-major des armées (CEMA) à partir du centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), et réalisée sous contrôle du contre-amiral Beaussant, amiral commandant la zone Océan Indien ALINDIEN), cette opération est réalisée en étroite coordination avec nos alliés présents dans la région. Elle vise à acquérir du renseignement sur les positions, les mouvements et les vulnérabilités du groupe terroriste Daesh, tout en se tenant prêts à assurer des frappes en cas d'identification de cibles d'opportunité au sol.

http://www.defense.gouv.fr/operations/irak/actualites

 

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 16:30
Les renseignements français ont essayé de rétablir un lien direct avec la Syrie

 

06.10.2014 Par Jacques Follorou Le Monde.fr

 

Alors que l'Elysée et le Quai d'Orsay continuent de proclamer qu'il n'est pas question de coopérer avec Bachar Al-Assad, le dictateur syrien ayant causé près de 200 000 morts et perdu « toute légitimité », les services de police et du renseignement intérieur, pressés d'éviter que des djihadistes français partis en Syrie ne reviennent sur le sol national commettre des attentats, aimeraient relancer la coopération avec leurs homologues syriens.

 

Suite de l’article

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 07:30
«Il faut maintenant employer les hélicos près du sol» (Général Vincent Desportes)

 

08/10/2014 LaDefepche.fr

 

Faut-il envisager un changement de stratégie militaire face à la progression de l'Etat islamique ?

 

Les frappes sur les cibles logistiques ou les puits de pétrole pour assécher les sources de financement de l'Etat islamique ne sont pas suffisantes. Il faut maintenant agir sur trois fronts : mettre un coup d'arrêt à l'avance de l'EI en intensifiant les frappes aériennes, frapper aussi leur soutien d'artillerie, et maintenant permettre aux hélicoptères d'aller discriminer les cibles au plus près sans toucher les populations.

 

Suite de l’entretien

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 16:30
Opération Chammal : première mission aérienne de nuit (Video)

 

8 oct. 2014 Armée de l'Air

 

Le jeudi 2 octobre, deux avions Rafale ont effectué une nouvelle mission au-dessus de l’Irak, dans la région de Mossoul, au profit des forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste Daech. Il s’agissait de la première mission aérienne de nuit réalisée par les avions français depuis le lancement de l’opération Chammal.

 

Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces armées irakiennes dans leur lutte contre le groupe terroriste Daech.

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 16:20
Le Conseil fédéral approuve l’ordonnance interdisant l’« Etat islamique » et les organisations apparentées

 

Berne, 08.10.2014 – news.admin.ch

 

Le Conseil fédéral a approuvé aujourd’hui l’ordonnance interdisant le groupe « Etat islamique » et les organisations apparentées. Cette ordonnance entrera en vigueur demain, jeudi 9 octobre 2014.

 

Le groupe « Etat islamique » commet des violations massives des droits de l'homme. En raison de l'escalade de la violence de ces dernières semaines, le Conseil fédéral a décidé aujourd'hui d'interdire le groupe au moyen d'une ordonnance. Cette ordonnance n'interdit pas seulement toutes les activités des organisations visées en Suisse et à l'étranger, mais aussi toutes les actions destinées à leur apporter un soutien en matériel ou en personnel, comme les campagnes de propagande ou de récolte de fonds, ou encore le recrutement de nouveaux membres. Les infractions sont passibles d'une peine privative de liberté n'excédant pas trois ans ou d'une peine pécuniaire, dans la mesure où des dispositions pénales plus strictes ne sont pas applicables. Le cas échéant, des valeurs patrimoniales appartenant aux organisations visées peuvent également être saisies.

 

A la lumière de ces développements et des dangers qui en résultent pour la sûreté intérieure ou extérieure de la Suisse, le Conseil fédéral a approuvé aujourd'hui l'ordonnance interdisant le groupe « Etat islamique » et les organisations apparentées. L'ordonnance entre en vigueur demain, jeudi 9 octobre 2014. Sa validité est limitée à six mois. Le DDPS est chargé de soumettre au Conseil fédéral une proposition garantissant l'interdiction du groupe « Etat islamique » et des organisations apparentées ainsi qu'une reconduction de l'interdiction du groupe « Al-Qaïda » et des organisations apparentées à partir de la fin de l'année.

 

Une réglementation au niveau législatif sous forme d'une interdiction générale de telles organisations n'est pas prévue pour le moment. Le Conseil fédéral est toutefois prêt à étudier des solutions au cas où, par exemple, des propositions correspondantes sont présentées dans le cadre du nouveau projet de loi sur les services de renseignement.

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 15:31
Kobané: des frappes à l'aide des Kurdes, appels à la mobilisation internationale

 

 

08 octobre 2014 16h10 Romandie.com (AFP)

 

Mursitpinar (Turquie) - Des avions de la coalition ont de nouveau mené des frappes pour venir en aide aux forces kurdes combattant l'avancée des jihadistes dans la ville syrienne kurde de Kobané, une bataille qui provoque des émeutes meurtrières dans la Turquie voisine.

 

Au moins 14 personnes sont mortes dans le sud-est de la Turquie lors d'affrontements entre les forces de l'ordre et des manifestants kurdes dénonçant l'inaction d'Ankara contre les jihadistes.

 

Pour la première fois depuis plus de 20 ans, les autorités d'Ankara ont été contraintes d'imposer un couvre-feu strict dans six provinces du pays peuplées en majorité de Kurdes pour tenter d'y ramener le calme.

 

Les jihadistes sont entrés lundi soir, après près de trois semaines de siège, à Kobané, ville frontalière avec la Turquie, où ils combattent rue par rue les YPG (Unités de protection du peuple kurde), moins nombreuses et moins bien armées mais aidées par les frappes aériennes de la coalition américano-arabe.

 

De nouvelles frappes ont été menées mercredi, a rapporté une journaliste de l'AFP depuis la frontière turque. Immédiatement après la première d'entre elles, une épaisse fumée noire s'est élevée au-dessus d'une colline situé à l'est de la ville.

 

Grâce aux frappes, les YPG ont repoussé les forces de l'EI, avait affirmé mercredi matin Idriss Nahsen, un responsable local.

 

Mais ces bombardements n'ont pas suffi à empêcher les jihadistes de lancer une nouvelle offensive dans la matinée dans l'est de la ville.

 

De violents combats se produisent actuellement après que l'EI a lancé une offensive pour reprendre les zones qu'il avait perdues, a indiqué le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

 

Selon son ONG, au moins 412 personnes ont été tuées dans les combats, mais le bilan pourrait s'avérer bien plus lourd.

 

Le président américain, Barack Obama, doit rencontrer mercredi les commandants en chefs des forces armées et faire le point sur les frappes aériennes menées par l'armée américaine et les alliés en Irak et en Syrie.

 

- Des rues 'pleines de cadavres' -

 

Le son des obus de mortiers et des tirs nourris était audible depuis la frontière turque mercredi matin, selon une équipe de l'AFP sur place.

 

Mustafa Ebdi, militant et journaliste de Kobané, a affirmé sur son compte Facebook que les rues du quartier de Maqtala, dans le sud-est de la ville, étaient pleines des cadavres des combattants de Daesh, l'acronyme arabe de l'Etat islamique.

 

Mais des centaines de civils sont encore dans la ville, a-t-il ajouté, en précisant que la situation humanitaire devenait difficile car les gens ont besoin de nourriture et d'eau.

 

Il est très difficile d'évaluer le nombre de civils encore présents dans la ville, certaines sources faisant état d'une fuite totale de la population, tandis que d'autres, comme M. Ebdi, affirment qu'il reste des habitants.

 

Dans la nuit, selon Idriss Nahsen, 350 civils sont passés en Turquie, mais les services de renseignement turcs les ont interpellés, les soupçonnant de liens avec les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

 

Ces civils sont pour l'instant retenus dans deux bâtiments dans un village à la frontière et vont être transférés vers les prisons des villes de Sanliurfa et Diyarbakir.

 

S'ils ne sont pas libérés, ils s'immoleront, a ajouté M. Nahsen, précisant qu'ils avaient déjà mis le feu à des couvertures dans la nuit.

 

- Dilemme turc -

 

Si les frappes aériennes ont quelque peu aidé les combattants kurdes à reprendre des positions aux jihadistes, elles ne suffiront pas à sauver la ville, ont mis en garde plusieurs experts. Une intervention de troupes au sol, arabes ou turques, Washington ayant exclu une présence autre qu'aérienne en Syrie, est seule à même de réellement inverser la tendance, souligne-t-on.

 

L'envoyé spécial des Nations unies en Syrie, Staffan de Mistura, a appelé à agir immédiatement pour sauver la ville des jihadistes. La communauté internationale a le devoir de la défendre. La communauté internationale ne peut pas tolérer qu'une nouvelle ville tombe aux mains de l'EI a-t-il lancé depuis Genève.

 

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a plaidé mardi pour une opération militaire terrestre, mais le scepticisme demeure sur la possibilité de voir des troupes turques franchir la frontière.

 

Vous croyez que c'est dans leur intérêt', se demande ainsi une source gouvernementale française, soulignant le conflit non soldé d'Ankara avec sa propre minorité kurde.

 

Cela pourrait cependant être l'unique solution pour calmer la population kurde de Turquie, qui est descendue massivement dans les rues depuis lundi à l'appel de son principal parti politique.

 

Le conflit s'est également transporté en Allemagne, où des violences entre membres des communautés kurde et yazidi et des militants islamistes ont fait au moins 23 blessés dans le nord dans la nuit de mardi à mercredi.

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