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11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 12:30
An S-400 "Triumf" antiaircraft missile system. photo Kirill Kallinikov / Sputnik

An S-400 "Triumf" antiaircraft missile system. photo Kirill Kallinikov / Sputnik

 

11 décembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - Le président Vladimir Poutine a ordonné vendredi à l'armée russe de répondre avec une extrême fermeté à toute force qui la menacerait en Syrie, près de trois semaines après la destruction par l'aviation turque d'un bombardier russe près de la frontière syrienne.

 

J'ordonne d'agir avec une extrême fermeté, a déclaré M. Poutine lors d'une réunion avec les responsables du ministère de la Défense. Toute cible menaçant les unités russes ou nos infrastructures au sol sera détruite immédiatement.

 

Il est important de coopérer avec tout gouvernement qui est réellement intéressé par l'élimination des terroristes, a-t-il toutefois poursuivi, citant comme exemple l'accord pour éviter les incidents dans le ciel syrien conclu avec la coalition internationale menée par les États-Unis.

 

La Russie avait déjà pris des mesures supplémentaires pour protéger ses avions en Syrie après le crash le 24 novembre d'un Su-24, abattu par l'aviation turque près de la frontière syrienne, une action qui a provoqué une grave crise dans les relations entre Moscou et Ankara.

 

Les bombardiers russes effectuent ainsi désormais leurs missions en Syrie sous la protection de chasseurs. Des [missiles] S-400 ont été déployés sur la base aérienne de Hmeimim, dans le nord-ouest de la Syrie. Le croiseur lance-missiles Moskva, navire-amiral de la flotte de la mer Noire, mouille également depuis l'incident au large de Lattaquié.

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 21:30
Raid aérien sur un camp d’entraînement de Daech en Irak

 

10 déc. 2015 Ministère de la Défense

 

Chammal - Raid aérien sur un camp d’entraînement et de stockage de munitions de Daech en Irak, le 8 décembre 2015.

Lancée le 19 sept. 2014, l’opération Chammal mobilise actuellement 3500 militaires. Aux côtés de la coalition, elle combat le groupe terroriste Daech en Irak et en Syrie.

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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 08:30
AH-64D Apache Block III attack helicopter. photo PEO Aviation

AH-64D Apache Block III attack helicopter. photo PEO Aviation

 

09 décembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Washington - Les Etats-Unis sont prêts à engager des hélicoptères d'attaque contre le groupe Etat islamique dans la bataille pour reprendre Ramadi en Irak, si Bagdad en fait la demande, a indiqué mercredi le ministre américain de la Défense Ashton Carter.

 

Les Etats-Unis sont prêts à aider l'armée irakienne avec des moyens additionnels pour l'aider à finir le travail à Ramadi, y compris des hélicoptères d'attaque et des conseillers militaires accompagnant les forces irakiennes, si le Premier ministre irakien (Haider al-) Abadi le demande, a-t-il indiqué devant la commission des forces armées du Sénat.

 

M. Carter a également appelé la communauté internationale à intensifier ses efforts contre le groupe Etat islamique. Nous devons tous en faire plus, a-t-il dit.

 

La semaine dernière, j'ai personnellement joint quelque 40 pays dans le monde pour leur demander de contribuer, et dans de nombreux cas, pour améliorer le combat contre le groupe Etat islamique, a-t-il dit.

 

Le chef du Pentagone a demandé en particulier aux différents pays sollicités des forces spéciales, des avions de reconnaissance et d'attaque, et des armes et munitions, a-t-il expliqué.

 

La Turquie doit en faire plus contrôler sa frontière souvent poreuse, a-t-il ajouté. Et j'aimerais que les nations sunnites arabes en fassent plus.

 

Il est temps par ailleurs que la Russie passe du bon côté dans la guerre en Syrie en concentrant ses frappes sur le groupe Etat islamique, et non sur les forces d'opposition, a-t-il dit.

 

Les Etats-Unis avaient déjà annoncé la semaine dernière, avant l'attentat de Californie qui a fait 14 morts et a été salué par l'Etat islamique, qu'ils renforceraient leur effort contre l'EI en déployant une unité de forces spéciales, pour mener des raids contre les jihadistes en Irak et en Syrie.

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 21:30
source EMA

source EMA

 

09/12/2015 Sources : Etat-major de armées

 

Depuis le 2 décembre 2015, les équipages français ont réalisé 69 sorties aériennes au-dessus des zones contrôlées par Daech en Irak et en Syrie, dont 48 de bombardement sur des objectifs planifiés ou d’opportunité et 11 de recueil de renseignement. 32 objectifs de Daech ont été détruits.

 

Appui au sol

 

12 frappes d’appui au sol (close air support) ont été réalisées au cours de la semaine.

 

· En Irak, la force Chammal a concentré ses efforts sur les missions d’appui au sol dans la région de Ramadi, où des combats sont toujours en cours. En 92 heures, les équipages des Rafale Marine et des Mirage 2000 de l’armée de l’air ont ainsi effectué 6 frappes, dont 3 dans la seule journée du 4 décembre.

 

· 6 frappes ont par ailleurs été réalisées dans les régions de Sinjar, Mossoul, Falloujah, Haditha et Kirkouk.

 

Frappes sur des objectifs planifiés

 

3 raids ont été conduits sur des objectifs planifiés au cours de la semaine.

 

· Le 2 décembre 2015 les Mirage 2000 ont frappé à Tall Afar un site de stockage d’armement et de fabrication d’engins explosifs improvisés (IED).

 

· Le 5 décembre 2015 en Syrie, Chammal a de nouveau frappé un objectif planifié- en coordination avec la coalition. Engagés à partir de la Jordanie, deux avions de chasse ont bombardé des têtes de puits de pétrole dans la région de Deir ez-Zor.

 

· Le 8 décembre, des Rafale intégré dans un raid de la coalition ont détruit un camp d’entrainement et de stockage de munitions situé entre les villes de Mossoul et Kirkuk.

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 08:30
photo ONU

photo ONU

 

08 décembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Nations unies (Etats-Unis) - La Russie a demandé que les opérations militaires turques en Syrie et en Irak soient évoquées de manière informelle au Conseil de sécurité de l'ONU, ont indiqué mardi des diplomates.

 

Cette question devait être évoquée dans l'après-midi à huis clos entre les ambassadeurs des 15 pays membres du Conseil, qui est présidé en décembre par les Etats-Unis.

 

Les relations sont très tendues entre Ankara et Moscou depuis un incident aérien le 24 novembre, lorsqu'un chasseur-bombardier russe a été abattu par l'aviation turque. L'Irak a de son côté réclamé le retrait de soldats turcs de son territoire.

 

La Russie a demandé des consultations sur les actions de la Turquie sur les territoires de la Syrie et de l'Irak, a indiqué un diplomate, sans pouvoir donner de détails sur la demande russe.

 

Le représentant permanent adjoint russe aux Nations unies, Petr Iliichev, a précisé que cette initiative ne concernait que la Turquie et que Moscou ne réclamait pas pour l'instant d'action spécifique de la part du Conseil.

 

Nous voulons que le Secrétariat (de l'ONU) nous informe de ce qui se passe dans la région, a-t-il expliqué à des journalistes. Tout pays qui opère dans la région devrait le faire en coordination avec le pays hôte, a-t-il affirmé.

 

L'Irak réclame le départ de troupes terrestres turques entrées illégalement sur son sol et a donné dimanche 48 heures à la Turquie pour les retirer en menaçant de saisir le Conseil de sécurité.

 

Ankara continue de son côté à minimiser ce déploiement.

 

La Turquie dispose de troupes sur une base dans la région de Bashika, située dans la province de Ninive, pour entraîner les forces irakiennes sunnites désireuses de reprendre la ville voisine de Mossoul aux mains des jihadistes.

 

Selon Ankara, l'arrivée de nouvelles troupes turques près de Mossoul correspond à une rotation normale de ce contingent et ne constitue pas une intrusion illégale ni l'amorce d'une offensive en Irak.

 

Selon l'ambassadrice américaine auprès de l'ONU, Samantha Power, Washington considère que le déploiement initial de troupes turques a été négocié avec le gouvernement irakien. Nous espérons que le déploiement supplémentaire pourra se faire aussi de cette manière, a-t-elle ajouté.

 

Les Etats-Unis opèrent (en Irak) en étroite coopération et avec le consentement du gouvernement irakien et nous pensons que tous les pays devraient faire de même, a-t-elle affirmé.

 

Le porte-parole adjoint de l'ONU Farhan Haq a de son coté appelé Ankara et Bagdad à résoudre ce problème par un dialogue constructif. Il a confirmé qu'un responsable de l'ONU allait faire mardi au Conseil de sécurité un exposé portant sur la présence de troupes turques dans le nord de l'Irak, notamment près de Mossoul.

 

La diplomatie américaine a fait part de son hostilité à ce que le différend entre l'Irak et la Turquie, deux alliés de Washington, soit porté devant le Conseil de sécurité.

 

Nous continuons de penser que la meilleure façon d'avancer consiste à ce que la Turquie et l'Irak règlent cela de manière bilatérale et en discutent, a plaidé le porte-parole du département d'Etat John Kirby, tout en appelant au respect de la souveraineté de l'Irak.

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 08:30
Daesh utilise aussi des armes de fabrication franco-allemande

 

08/12/2015 Par Guillaume Descours – LeFigaro.fr

 

Selon un rapport d'Amnesty international, les très nombreuses armes et munitions utilisées par Daech proviennent principalement des pays qui se battent contre l'organisation terroriste.

 
L'État islamique est souvent décrit comme l'organisation terroriste la plus organisée et surtout la plus autonome. Pourtant, si son économie est florissante, notamment grâce au pétrole, l'équipement de son armée est loin d'être aussi indépendant. Selon un rapport publié par l'ONG, Amnesty International, Daech possède une grande quantité d'armes fabriquées dans plus de vingt-cinq pays occidentaux différents dont les États-Unis, la Chine ou encore l'Europe.

Il dispose aujourd'hui d'un arsenal impressionnant: fusils d'assauts, M16, missiles antichars et sol-air, mortiers, armes de poing… Des armes destinées à équiper les nombreux soldats de l'EI. Selon le rapport de l'ONG, sur le seul mois de juin 2014, l'organisation a saisi assez d'armes pour équiper trois divisions d'une armée conventionnelle, soit environ 40.000 à 50.000 soldats. Et parmi celles-ci, se trouvent des armes de fabrication franco-allemande. «C'est quelque chose de sûr. On peut savoir de quels types de fabrication sont les armes de l'EI. Mais il est beaucoup plus difficile de chiffrer le nombre d'armes qui proviennent de tel ou tel pays», explique Aymeric Elluin, chargé de campagne Arme et Impunité à Amnesty France.

 

Une situation contradictoire

Si Daech a réussi, depuis plusieurs années, à rassembler autant d'armes et de munitions, c'est notamment en saisissant, directement sur le terrain, les stocks des autres armées dans les pays où il est implanté. «L'Irak, c'est une caverne d'Ali Baba pour l'État islamique. Ils n'ont qu'à se baisser pour ramasser et c'est cette saisie d'armes qui est leur principale source d'approvisionnement».

C'est donc une situation paradoxale qui s'est mise en place sur le théâtre irako-syrien. Depuis plusieurs semaines, les chefs d'États et responsables gouvernementaux ne cessent de marteler que Daech doit être détruit, alors qu'il mène sa campagne de terreur avec les armes de ceux qui les combattent. «On a plongé dans une situation complétement absurde puisque leur principale force vient de nos propres armement. Et ça se chiffre en millions de dollars», indique Aymeric Elluin.

Pour l'ONG, la situation est alarmante depuis plusieurs années. Mais le véritable tournant intervient en 2003, lorsque l'Irak a été innondé d'armes par les Américains. «Ils ont cru qu'en donnant des milliards de dollars d'armes à l'armée irakienne, la situation allait s'améliorer mais ça a été l'inverse. Aujourd'hui, personne ne peut affirmer que la sécurité a été rétablie dans ce pays. Il y a des pillages, il y a des trafics... Et comme toujours, ce sont les civils qui payent le prix fort de cette situation», reprend le chargé de campagne d'Amnesty International.

 

Contrer le phénomène

Pour endiguer la prolifération d'armes dans la région, qui risque à tout moment de terminer aux mains des terroristes de Daech, l'ONG demande une coopération judiciaire et pénale entre les pays. «Si l'on veut vraiment détruire l'État islamique, il faut commencer par faire ce qu'il y a de plus simple. C'est-à-dire prendre nos responsabilités et contrôler les marchés d'armes dans cette région». Pour Amnesty International, il faut mettre en place un embargo total sur les armes en Syrie.

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 08:30
Ces anciens militaires partent combattre Daech pour «laver l'honneur de la France»

 

08/12/2015 Par

 

RÉCIT - Philippe a créé cette brigade pour aller aider les chrétiens d'Orient. D'ici la fin de l'année, il aura envoyé 70 hommes sur le terrain. Une goutte d'eau, dit-il, pour « laver l'honneur de la France ».

 

«Assyriens et Français athées et chrétiens pour la protection des chrétiens d'Orient et la lutte contre l'EIIL. Parce que nous ne pouvons fermer les yeux, nous ne pardonnons pas et nous ne cautionnons pas, nous agissons»: c'est ainsi que la Légion franco-assyrienne (Assyrian French Légion-AFL) définit son projet sur sa page Facebook. Leur but premier: «Créer une armée chrétienne pour lutter contre la barbarie islamique, protéger les chrétiens d'Orient et toutes les populations opprimées par celle-ci.»

Ces combattants ont été repérés par Daech. Dans un des numéros de Dar al-Islam, le magazine de l'État islamique en français, dans la rubrique «Dans les mots de l'ennemi», on peut lire: «Des anciens soldats français, américains, viennent en Syrie pour jouer le rôle manqué de l'Occident, poussé par un désespoir des plus totals (sic). Certains se réunissent maintenant sous une bannière nommée Dwekh Nashwa».

Philippe est un ancien militaire de 58 ans. C'est lui qui a créé l'AFL. Il refuse de donner davantage de détails sur son parcours. Dès 2014, il a cherché à prendre contact avec des ONG pour aller aider les chrétiens d'Orient. Il part avec un groupe d'anciens en Irak pour aller reconstruire une église. C'est là qu'il rencontre Dwekh Nashwa (Dwekh Nawsha signifie «prêts au sacrifice» en dialecte araméen), une milice chrétienne reliée au parti assyrien, qui l'alerte sur la nécessité de protéger les Chrétiens et les Yazidis persécutés par Daech. Il décide alors, avec un groupe de jeunes retraités ayant 10 ou 15 ans de service dans l‘armée, de partir combattre. Au début de l'année prochaine, il aura envoyé 70 personnes sur le terrain. Il a trois groupes répartis sur trois fronts: à Sinjar à la frontière syrienne, dans le Nord de l'Irak et sur la plaine de Ninive.

Suite de l'article

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 22:30
Le B-237 Rostov-sur-le-Don. Source  sevastopol.info

Le B-237 Rostov-sur-le-Don. Source sevastopol.info

 

08 décembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a annoncé mardi que l'armée russe avait frappé des cibles en Syrie avec des missiles de croisière tirés pour la première fois depuis un sous-marin en Méditerranée.

 

Nous avons utilisé des missiles de croisière Calibre du 'Rostov-sur-le-Don' depuis la Méditerranée, a déclaré le ministre, cité par les agences russes.

 

Il a précisé que les frappes avaient visé deux places fortes terroristes près de Raqa, bastion du groupe jihadiste Etat islamique en Syrie.

 

Toutes les cibles ont été détruites, a déclaré M. Choïgou, indiquant que des infrastructures pétrolières, des dépôts de munitions et une fabrique de mines avaient été visés.

 

Le missile de croisière Calibre a une nouvelle fois fait preuve de son efficacité sur les longues distances, a-t-il noté.

 

Avec ces tirs sous-marins, Moscou renforce sa panoplie d'options militaires dans la guerre en Syrie. Lors de bombardements antérieurs, des missiles de croisière du même type avaient été tirés sur des cibles en Syrie depuis des navires de guerre croisant en mer Caspienne.

 

Le président russe Vladimir Poutine a relevé mardi que les missiles de croisière Calibre pouvaient être équipés de têtes nucléaires, tout en disant espérant que l'usage de la force nucléaire ne sera jamais nécessaire dans la guerre contre le terrorisme.

 

Les Etats-Unis, qui mènent leur propre campagne de bombardements en Syrie, et Israël, avaient été prévenus en amont que des frappes russes seraient effectuées depuis un sous-marin, a déclaré M. Choïgou.

 

Les avions de chasse russes ont effectué 600 sorties et détruit 300 cibles de différentes sortes au cours des trois derniers jours, a indiqué le ministre de la Défense.

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 17:30
Le 5 décembre 2015, trois Mirage 2000N de l’escadron de chasse 2/4 La Fayette de la base aérienne 125 d’Istres ont rallié la Base aérienne projetée (BAP) en Jordanie pour remplacer les trois appareils déployés quatre mois auparavant. Quelques heures après leur arrivée, les nouveaux chasseurs de la force Chammal ont réalisé un premier tir en Syrie et leurs premières missions opérationnelles en soutien des forces irakiennes. - État-major des armées

Le 5 décembre 2015, trois Mirage 2000N de l’escadron de chasse 2/4 La Fayette de la base aérienne 125 d’Istres ont rallié la Base aérienne projetée (BAP) en Jordanie pour remplacer les trois appareils déployés quatre mois auparavant. Quelques heures après leur arrivée, les nouveaux chasseurs de la force Chammal ont réalisé un premier tir en Syrie et leurs premières missions opérationnelles en soutien des forces irakiennes. - État-major des armées

 

08/12/2015 Sources : Ministère de la Défense

 

Le 5 décembre 2015, trois Mirage 2000N de l’escadron de chasse 2/4 La Fayette de la base aérienne 125 d’Istres ont rallié la Base aérienne projetée (BAP) en Jordanie pour remplacer les trois appareils déployés quatre mois auparavant. Quelques heures après leur arrivée, les nouveaux chasseurs de la force Chammal ont réalisé un premier tir en Syrie et leurs premières missions opérationnelles en soutien des forces irakiennes.

 

Les trois équipages (un pilote et un navigateur dans chaque appareil) qui réalisaient le convoyage ont effectué depuis leur base d’Istres un vol de plusieurs heures sans escale. Ravitaillés par un C135 FR de la 31e escadre de ravitaillement et de transport stratégiques d’Istres, ils sont arrivés le 5 décembre 2015 sur la BAP.

 

Les trois chasseurs Mirage 2000N ont immédiatement été pris en charge par les mécaniciens du détachement chasse de la BAP pour être mis en configuration « guerre » : armés de missiles air-air et de bombes, ils ont également été équipés de contremesures électroniques (brouillages, leurres infrarouge, leurres électromagnétiques et détecteurs de départ missiles). En patrouille avec un Mirage 2000D, le premier appareil a ainsi réalisé, moins de six heures après son arrivée sur la plate-forme, sa première mission en détruisant, de nuit, un site pétrolier en Syrie avec des bombes guidées laser GBU 24 de 1 000 kg.

 

Jusqu’à tard dans la nuit, les mécaniciens de toutes spécialités se sont affairés sur les deux autres chasseurs qui ont décollé le lendemain matin, pour effectuer une mission d’appui aérien au bénéfice des forces irakiennes.

 

Par son action déterminée et efficace, la BAP a de nouveau relevé un défi de taille en permettant d’assurer la permanence et la continuité de l’activité avec quatre sorties opérationnelles réalisées le 6 décembre 2015.

 

Simultanément, les trois Mirage 2000N destinés à retourner sur la base aérienne 125 d’Istres ont été remis en configuration « métropole ». Durant leur déploiement de quatre mois en Jordanie, ils ont effectué plus de 200 sorties, 500 ravitaillements en vol et délivré une centaine de munitions en environ 900 heures de vol avant de reprendre leur envol pour la métropole le 7 décembre 2015.

 

Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise actuellement 3500 militaires. Aux côtés de la coalition, elle combat le groupe terroriste Daech en Irak et en Syrie. La force Chammal assure la formation des forces irakiennes qui combattent Daech en Irak ; elle frappe l’organisation terroriste avec ses moyens aériens en Irak et en Syrie. La force est composée de douze chasseurs de l’armée de l’Air (six Rafale, trois Mirage 2000D et trois Mirage 2000N), d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2, et depuis le 23 novembre 2015, du groupe aéronaval (GAN) - PA Charles de Gaulle, FDA Chevalier Paul, FASM La Motte Piquet, PR Marne, frégate belge Léopold Ier, frégate allemande Augsburg - dont le groupe aérien embarqué est composé de 18 Rafale Marine, 8 Super étendard modernisés, 2 Hawkeye et d’hélicoptères. Le 26 novembre 2015, la frégate légère furtive (FLF) Courbet a rejoint le dispositif Chammal en Méditerranée orientale. Si nécessaire, le dispositif Chammalpeut être soutenu par des moyens de ravitaillement (C135-FR) ou de contrôle aérien (E3F).

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 08:54
Des munitions et des vidéos de l’EI saisies après la fermeture d’une mosquée française


06.12.2015 45eNord.ca (AFP)
 

Des munitions pour kalachnikov et des vidéos de propagande du groupe État islamique ont été saisies près de Paris lors des perquisitions menées dans le cadre de la fermeture d’une mosquée mercredi, ont indiqué dimanche les autorités locales.

 

Une vaste opération de police avait visé cette salle de prière présentée comme salafiste à Lagny-sur-Marne, à une trentaine de kilomètres à l’est de la capitale française, entraînant la fermeture du lieu de culte.

À l’occasion de perquisitions et de recherches associées, menées en différents lieux les 2 et 3 décembre, «divers matériels dont des supports informatiques, ont été découverts», précise dans un communiqué le préfet du département de Seine-et-Marne, en citant «des munitions de calibre 7,62, munitions pour arme de guerre de type kalachnikov, ainsi que des vidéos de propagande» du groupe djihadiste EI.

Un revolver et des documents sur le djihad avaient par ailleurs été trouvés chez des dirigeants de la mosquée, avait précédemment annoncé le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Les perquisitions avaient conduit à la notification de 22 interdictions de sortie du territoire et à «neuf mesures d’assignation à résidence d’individus radicalisés».

Le préfet a par ailleurs donné plus de précisions dimanche sur la madrassa (école coranique) non déclarée révélée par les perquisitions.

«Des installations propres à l’exercice d’un enseignement pour enfants, du mobilier, du matériel pédagogique» ont été découverts, «tant dans les locaux de prière objet de la fermeture qu’au domicile de l’un des habitués».

À titre d’exemple figurent, dans ce matériel pédagogique, «des disques de chants religieux à la gloire des martyrs du djihad liés à l’organisation terroriste Jabhat Al Nosra», branche syrienne d’Al-Qaïda, selon le communiqué.

«Aucune demande d’ouverture d’une école privée n’a été déposée» et la construction d’une école coranique «n’a aucunement été validée par le préfet», a souligné ce dernier.

Mercredi, le président de l’Association des musulmans de Lagny-sur-Marne, Mohammed Ramdane, avait dit sa surprise de voir les locaux fermés, en protestant qu’«on n’a rien trouvé». «On n’a rien caché, on ne cache rien», avait-il assuré.

La fermeture de la salle de prière de Lagny était la troisième décidée par les autorités depuis l’instauration de l’état d’urgence en France à la suite des attentats du 13 novembre, qui ont fait 130 morts et des centaines de blessées dans la région parisienne.

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 20:30
Inherent Resolve – Chammal SITREP 5 Dec – CJTF-OIR

 

06.12.2015 by CJTF-OIR

 

Military Strikes Continue Against ISIL Terrorists in Syria and Iraq

 

SOUTHWEST ASIA- On Dec. 5, coalition military forces continued to attack ISIL terrorists in Syria and Iraq. In Syria, coalition military forces conducted 12 strikes using attack, fighter and remotely piloted aircraft. Separately in Iraq, coalition military forces conducted 17 strikes coordinated with and in support of the Government of Iraq using fighter, bomber and attack aircraft against ISIL targets.

 

The following is a summary of the strikes conducted against ISIL since the last press release:

 

Syria

• Near Mar’a, two strikes struck an ISIL tactical unit and destroyed two ISIL vehicles and an ISIL building.

• Near Ayn Isa, four strikes struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL excavator, an ISIL tactical vehicle, and an ISIL building.

• Near Dayr Az Zawr, five strikes destroyed five ISIL oil well-heads.

• Near Ar Raqqah, one strike struck an ISIL tactical unit and wounded an ISIL fighter.

 

Iraq

• Near Al Huwayjah, three strikes struck two separate ISIL tactical units and destroyed two ISIL vehicles and an ISIL tunnel.

• Near Albu Hayat, one strike struck an ISIL tactical unit and suppressed an ISIL rocket rail.

• Near Mosul, four strikes struck two separate ISIL tactical units and destroyed an ISIL mortar tube, an ISIL fighting position, an ISIL command and control node, an ISIL excavator, an ISIL heavy machine gun, and suppressed a separate ISIL heavy machine gun position.

• Near Ramadi, six strikes struck three separate ISIL tactical units and destroyed an ISIL sniper position, an ISIL vehicle borne improvised explosive device (VBIED) facility, four ISIL fighting positions, an ISIL heavy machine gun, three ISIL buildings, four ISIL command and control nodes, three ISIL staging areas, two ISIL weapons caches, damaged an ISIL fighting position, and denied ISIL access to terrain.

• Near Sinjar, two strikes struck two separate ISIL tactical units and destroyed three ISIL fighting positions and two ISIL heavy machine guns.

• Near Sultan Abdallah, one strike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL fighting position, an ISIL heavy machine gun, and an ISIL vehicle.

 

Strike assessments are based on initial reports. All aircraft returned to base safely.

 

A strike, as defined in the CJTF releases, means one or more kinetic events that occur in roughly the same geographic location to produce a single, sometimes cumulative effect for that location. So having a single aircraft deliver a single weapon against a lone ISIL vehicle is one strike, but so is multiple aircraft delivering dozens of weapons against a group of buildings and vehicles and weapon systems in a compound, for example, having the cumulative effect of making that facility (or facilities) harder or impossible to use. Accordingly, CJTF-OIR does not report the number or type of aircraft employed in a strike, the number of munitions dropped in each strike, or the number of individual munition impact points against a target.

 

The strikes were conducted as part of Operation Inherent Resolve, the operation to eliminate the ISIL terrorist group and the threat they pose to Iraq, Syria, and the wider international community.

 

The destruction of ISIL targets in Syria and Iraq further limits the group's ability to project terror and conduct operations. Coalition nations which have conducted strikes in Iraq include Australia, Belgium, Canada, Denmark, France, Jordan, Netherlands, the United Kingdom, and the United States. Coalition nations which have conducted strikes in Syria include Australia, Bahrain, Canada, France, Jordan, Saudi Arabia, Turkey, United Arab Emirates, the United Kingdom, and the United States.

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 12:30
photo UK MoD

photo UK MoD

 

05.12.2015 par RFI
 

L’Allemagne qui rejoint les opérations militaires contre le groupe Etat islamique (EI) et le Royaume-Uni qui frappe pour la première fois en Syrie, la coalition internationale anti-EI a montré ses derniers jours de nouveaux signes encourageants. Mais tant qu’elle ne réunira pas l’ensemble des forces opposées à l’organisation terroriste, elle n’atteindra pas son plein potentiel. Etat des lieux d’une alliance en construction.

 

Ça bouge au sein de la coalition anti-EI. Après les premières frappes britanniques en Syrie menées jeudi 3 décembre, c’est au tour du plus proche allié de la France, l’Allemagne, de rejoindre le théâtre des opérations militaires contre l’autoproclamé Etat islamique (EI). Les députés allemands ont autorisé vendredi le déploiement d’un maximum de 1 200 soldats, six avions Tornado ainsi que d’une frégate. Il s’agit de la plus importante mission de l’armée allemande à l’étranger.

Berlin ne précise pas la date du début de l’intervention, mais prévient que ses forces aériennes ne procèderont à aucun bombardement, se cantonnant à des activités de reconnaissance. L’Allemagne prend néanmoins une part plus active dans la coalition internationale, en soutien à son voisin français violemment touché lors des attentats de Paris le 13 novembre.

 

Qui fait quoi au sein de la coalition anti-EI ?

Si une soixantaine de pays ont rejoint la lutte contre Daech (acronyme arabe du groupe Etat islamique) depuis 2014 à l’appel des Etats-Unis, ils interviennent à des degrés différents. Seule une dizaine de membres effectuent des raids aériens. Parmi eux, les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et la Jordanie interviennent à la fois en Irak et en Syrie.

Les premières frappes françaises ont eu lieu le 19 septembre 2014. Elles visaient des sites de Daech en Irak. Ce n’est qu’un peu plus d’un an plus tard que les bombardements français ont également visé des positions jihadistes en Syrie. Selon le ministère de la Défense, ces attaques ciblent « les centres de commandement et d’entraînement de Daech, ainsi que ses capacités logistiques et ses sources de financement ». Le journal Le Monde rapporte que 680 bombes ont été larguées depuis le début de l’engagement français. 580 objectifs auraient été détruits. Selon le quotidien, la France pourrait arriver à court de munitions et aurait passé commande auprès de fabricants américains.

Malgré une intensification des efforts en Irak et en Syrie consécutive aux attentats du 13 novembre, la contribution française sur le plan aérien reste mineure. Le plus gros actionnaire demeure les Etats-Unis. Certains pays ne frappent qu’en Irak ou à l’inverse, uniquement en Syrie. La participation des uns et des autres ne cesse d'évoluer. Ainsi, si le Royaume-Uni a mené ses premières attaques en Syrie jeudi peu après le vote au Parlement, le Canada s’apprête, lui, à suspendre ses frappes. Par ailleurs, les pays arabes du Golfe sont moins présents sur ce théâtre d’opérations depuis qu'ils sont engagés dans une intervention militaire au Yémen.

La majeure partie des membres de la coalition internationale s’abstient toutefois de prendre part aux raids aériens, se contentant d’une aide financière ou logistique, de livrer de l’armement ou de dispenser des conseils et des formations militaires.

 

La Russie et l’Iran font bande à part

Tous les Etats engagés dans la lutte contre l’EI ne sont pas partie prenante de cette large alliance menée par Washington. La Russie et l’Iran, qui sont tous deux de fidèles alliés du régime syrien dirigé par Bachar el-Assad, jouent leur partition en solo. Il faut ajouter à la longue liste d’ennemis de Daech l'armée syrienne appuyée par l'Iran et le Hezbollah libanais, ainsi que des groupes d'opposition syriens et les forces kurdes d'Irak comme de Syrie.

Moscou est massivement engagé depuis septembre dernier. Problème, la Russie est accusée de ne pas uniquement viser les intérêts de Daech, mais aussi de cibler les groupes rebelles opposés à Bachar el-Assad. Une grande partie de ses bombardements frappe des régions où l’ennemi commun n’est pas présent. Du 26 novembre au 4 décembre, l'aviation russe a détruit 1 458 « cibles terroristes » en Syrie au cours de 431 vols dans les provinces d'Idleb (nord-ouest), d'Alep (nord-ouest), de Lattaquié (nord-ouest), de Hama (centre), d'Homs (centre), de Raqqa (est) et de Deir Ezzor (est), indiquait vendredi un communiqué de l'aviation russe. Plusieurs missiles auraient touché des installations pétrolières ainsi qu’un « un bastion majeur de combattants », précise-t-il.

 

Une coalition unique impossible ?

Le président russe Vladimir Poutine a plusieurs fois plaidé pour une coalition internationale élargie intégrant l’Iran et la Syrie. Mais le sort réservé à Bachar el-Assad continue de diviser. La lutte contre l'EI « ne sera totalement efficace que si l'ensemble des forces syriennes et régionales s'unissent. Comment est-ce possible tant que Bachar el-Assad préside, lui qui a commis tant d'atrocités, et qui a contre lui une grande partie de sa population », interroge le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius dans le quotidien régional Le Progrès paru samedi.

Mais alors que jusque-là, la position française était catégorique sur la question, « ni Bachar, ni l’EI », la priorité est désormais donnée à l’anéantissement du groupe terroriste. « Une Syrie unie implique une transition politique. Cela ne veut pas dire que Bachar el-Assad doit partir avant même la transition, mais il faut des assurances pour le futur », juge-t-il.

Une légère inflexion déjà sous-entendue par le secrétaire d’Etat américain John Kerry qui estimait, vendredi en marge d’une visite en Grèce, qu’une alliance syrienne anti-EI était envisageable sans le départ préalable de Bachar el-Assad. « Il n'est pas évident qu'il (Bachar el-Assad) doive partir à condition qu'il y ait de la clarté sur ce que son avenir pourrait être ou ne pas être », a-t-il déclaré.

 

Crise turco-russe

Le projet de coalition unique que défend Vladimir Poutine, et que porte aussi son homologue français François Hollande, souffre aussi de la crise entre la Turquie et la Russie. Le torchon brûle entre Ankara et Moscou depuis que l’aviation turque a abattu un bombardier russe, le 24 novembre dernier, l’accusant d’avoir violé son espace aérien.

En réaction, le Kremlin a eu vite fait d’évoquer une implication du pouvoir turque dans la contrebande du pétrole de l’organisation Etat islamique. « Nous n'oublierons jamais cette complicité avec les terroristes. Nous considèrerons toujours la trahison comme l'une des actions les pires et les plus viles », a pourfendu Vladimir Poutine le 3 décembre lors de son adresse annuelle face aux parlementaires.

Cette semaine, le président américain Barack Obama, qui a rencontré ses homologues turc et russe, était à la manœuvre pour apaiser les tensions. « Comme je l'ai dit à M. Erdogan, nous avons tous un ennemi commun et c'est l'EI. Je veux être certain que nous nous concentrons sur cette menace et sur la nécessité de trouver une forme de solution politique en Syrie », a-t-il affirmé.

D’autres accusations visent la Turquie. Celles-ci proviennent de Bagdad. Craignant pour sa souveraineté, alors qu’il reçoit une aide étrangère dans sa lutte contre Daech, l’Irak a sommé samedi Ankara de retirer ses troupes présentes sur son sol. « Nous avons la confirmation que la Turquie a envoyé en territoire irakien des troupes estimées à près d'un régiment blindé, accompagnées de chars et d'artillerie prétendument pour entraîner des groupes armés, et cela sans la demande ou l'aval des autorités fédérales irakiennes », a protesté le Premier ministre irakien Haider al-Abadi. Un haut responsable des forces kurdes alliées à Ankara a expliqué qu'il s'agissait d'une simple relève de routine de forces turques qui entraînent des combattants anti-EI.

 

Pas de victoire sans troupes au sol ni solution politique en Syrie

Difficile de démêler le vrai du faux, toujours est-il que c'est un exemple parmi d’autres d’une communication brouillée entre les nombreux opposants au groupe Etat islamique. Face à la multitude désorganisée de ses adversaires et malgré le feu nourri des frappes de la coalition, le groupe terroriste semble continuer de prospérer.

« Tout le monde sait que si on ne peut pas trouver de troupes au sol prêtes à s'opposer à Daech, ce conflit ne pourra pas être gagné complètement avec les seules frappes aériennes », considère John Kerry. Mais Washington comme Paris se refusent à envoyer leurs soldats au sol. Dans ce cas de figure, la solution, au moins sur le front syrien, est politique. « Si nous parvenons à mettre en place une transition politique, nous allons permettre à toutes les nations et entités de se rassembler. L'armée syrienne, ensemble avec l'opposition (...) Les États-Unis, ensemble avec la Russie et d'autres, iront combattre Daech », prophétise le chef de la diplomatie américaine.

C’est sur le chaos syrien qu’a germé l’EI, c’est de la résolution de cette crise que peut venir son éradication. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a annoncé une prochaine réunion internationale à New York, durant la deuxième quinzaine de décembre, pour trouver une issue politique à ce conflit. Mardi, une grande partie de l’opposition syrienne doit se réunir à Riyad en Arabie saoudite pour établir un socle commun en vue de futures discussions avec le régime de Bachar el-Assad.

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 16:30
Mirage 2000N engagé dans l'opération Chammal armé de quatre GBU12 - photo EMA Armée de l'air

Mirage 2000N engagé dans l'opération Chammal armé de quatre GBU12 - photo EMA Armée de l'air

 

04.12.2015 par T.L. - JDD

 

Selon Le Monde, la France, qui a largement augmenté sa fréquence de frappes contre l'Etat islamique depuis les attentats de Paris, manque de munitions et a dû en commander en urgence.

 

Le porte-avions Charles-de-Gaulle a permis à la France de démultiplier sa force de frappe en Syrie et en Irak. (Reuters)

L'intensification des frappes contre Daech pose un problème de taille à la France. Selon Le Monde, le ministère de la Défense a été contraint "de commander en urgence des munitions aux industriels américains qui les fabriquent – quelques centaines de bombes guidées GBU." Paris risque en effet de faire face rapidement à un déficit de munitions. Selon le quotidien, la France participe désormais à 20% des frappes totales de la coalition contre le groupe terroriste, contre 5% avant les attentats de Paris, les Etats-Unis assurant toujours la majeure partie des frappes.

60 bombes en 3 jours sur Raqqa

Au lendemain des attaques du 13 novembre, les Américains ont livré des objectifs précis à la France pour lui permettre d'intensifier ses frappes le plus rapidement possible. "Le porte-avions Charles-de-Gaulle a fait passer ponctuellement le nombre de chasseurs engagés de 12 à 38", rappelle par ailleurs Le Monde. La France a concentré ses frappes sur Raqqa, le fief de l'EI, depuis trois semaines. Une dizaine d'avions y ont largué environ 60 bombes les 15, 16 et 17 novembre.

Toujours selon Le Monde, "Rafale et Mirage 2000 ont largué 680 bombes depuis le début de l’opération 'Chammal' en septembre 2014". Elle auraient fait "un millier" de morts dans les rangs de l'Etat islamique. François Hollande s'est rendu vendredi sur le porte-avions Charles-de-Gaulle. Accompagné du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et du chef d'état-major des armées Pierre de Villiers, il a notamment rencontré des pilotes de chasse de retour de mission.

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 12:30
source MinDef Russie

source MinDef Russie

 

05.12.2015 RT.com

 

Téhéran possède des preuves, y compris des photos et des vidéos, du commerce illégal de brut entre les Turcs et les terroristes de l’Etat islamique (Daesh), et est prêt à dévoiler ses informations au public, a annoncé un responsable iranien.

«Si le gouvernement de la Turquie n’est pas informé du commerce que Daesh fait avec son pays, nous sommes prêts à lui présenter toutes les données que nous possédons», a déclaré vendredi soir Mohsen Rezaï, secrétaire du Conseil de discernement de l’Iran, cité par l’agence publique ARNA.

Le responsable a ajouté que l’Iran possédait des photos et des vidéos des camions de Daesh qui entraient sur le territoire turc, en notant que les autorités étaient prêtes à les diffuser.

«Des informations importantes seront bientôt présentées au public», a souligné Mohsen Rezaï, en appelant en même temps tous les pays qui luttent contre Daesh à se concentrer sur l’élimination du terrorisme.

Ces déclarations ont été faites alors que le responsable était en visite en Syrie pour rendre visite à des victimes blessées dans les violences.

En savoir plus : La Turquie fournit-elle des soins médicaux gratuits aux djihadistes syriens ?

Plus tôt ce matin, le ministère russe de la Défense a publié des plans et des photos satellite qui prouvent, pour le Kremlin, que la Turquie est la première destination du pétrole produit par Daesh qui sort en contrebande de ses territoires en Syrie et en Irak. Le ministère a également affirmé que le président turc et sa famille étaient personnellement impliqués dans ces activités.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a rejeté les preuves de Moscou, en l’accusant à son tour de faire du commerce de brut avec Daesh.

Entretemps, RT a parlé aux habitants de la Turquie, qui n’ont pas du tout été surpris semble-t-il des preuves présentées par Moscou.

«Je crois que Daesh et Erdogan ont une sorte de lien», a avoué un homme interrogé par notre correspondant Harry Fear dans les rues d'Istanbul. Un autre habitant de la ville a raconté que «ces rumeurs ont circulé depuis longtemps et tout le monde est au courant de ce qui se passe, mais personne n’a jusqu'à maintenant fait quoi que ce soit».

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 08:30
La contrebande de pétrole de l'EI vers la Turquie est insignifiante

 

04 décembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Washington - La quantité de pétrole introduite en contrebande vers la Turquie depuis des zones contrôlées par le groupe Etat islamique en Syrie est économiquement insignifiante, a estimé Washington vendredi après des accusations de la Russie affirmant qu'Ankara profite de ce commerce illégal.

 

Des responsables américains ont expliqué que la campagne de bombardements aériens a considérablement endommagé les infrastructure pétrolières des jihadistes qui contrôlent de larges pans de territoires en Syrie et en Irak.

 

Le pétrole extrait et exploité par l'EI, ajoute-t-ils, est de toute façon largement absorbé en Syrie.

 

La Russie accuse depuis plusieurs jours la Turquie de tirer profit de la contrebande d'or noir en provenance des jihadistes, allant même jusqu'à porter des accusations qui visent directement le président Recep Tayyip Erdogan et sa famille. La poussée de fièvre sur ce sujet vient alimenter la tempête diplomatique entre les deux pays après que l'aviation turque eut abattu un bombardier russe à sa frontière syrienne le 24 novembre.

 

La quantité de pétrole introduite en contrebande est extrêmement faible, a décru avec le temps et est insignifiante en terme de volume, à la fois en volume de pétrole et en volume de revenus, a précisé Amos Hochstein, coordinateur sur les questions d'énergie à l'international au sein du département d'Etat américain.

 

La diplomatie américaine avait démenti mercredi les accusations russes visant sans aucune preuve le président turc et sa famille.

 

Certes, ont reconnu des responsables américains vendredi, des petites quantités de pétrole passent la frontière turco-syrienne dans des camions-citernes, mais pas dans des proportions qui peuvent concerner les plus hauts niveaux de l'Etat.

 

Le pétrole est plutôt raffiné avant d'être revendu sur le marché noir dans les zones de guerre en Syrie et en Irak.

 

La contrebande pétrolière représente l'une des principales sources de financement de l'organisation ultra-radicale, qui en tire, selon des estimations, 1,5 millions de dollars de revenus par jour.

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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 17:30
La Russie établit une deuxième base aérienne en Syrie

Selon le ministère russe de la Défense, des avions Su-34, Su-24M et Su-25 ont effectué 25 sorties en Syrie du 4 au 5 octobre 2015 pour «désorganiser la chaîne de commandement et à endommager la logistique des 'terroristes'». (ministère russe de la Défense)

 

03.12.2015 45eNord.ca (AFP)

 

La Russie, alliée du régime de Bachar al-Assad, est en train d’installer une base aérienne militaire dans le centre de la Syrie, la deuxième dans le pays après celle de Lattaquié, dans le nord-ouest, a-t-on appris de source militaire syrienne.

 

« Les travaux d’aménagement dans la base syrienne d’al-Chayirat seront bientôt finis. Elle deviendra une base militaire russe », a déclaré cette source sous couvert de l’anonymat.

 

L’aéroport d’al-Chayirat est situé à 40 km au sud-est de Homs, capitale de la province éponyme, théâtre de combats entre les forces pro-régime et les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

 

Ces derniers ont dû reculer dans ce secteur devant l’avancée de l’armée syrienne soutenue par l’aviation russe, selon la même source.

 

« Des conseillers russes sont arrivés depuis des semaines sur la base d’Al-Chayirat », a ajouté la source militaire précisant que la base devrait être opérationnelle avant la fin décembre.

 

Le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, a confirmé l’établissement d’une base.

 

« Les Russes sont en train d’aménager de nouvelles pistes d’atterrissage et de sécuriser le périmètre (de l’aéroport) pour l’utiliser dans un avenir proche pour leurs opérations à l’est de Homs et dans d’autres régions, dont l’est de Qalamoun, près de la frontière libanaise où l’EI est présent », a-t-il dit.

 

Depuis le début le 30 septembre de sa campagne aérienne en Syrie, la Russie utilise la base militaire de Hmeimim, à Lattaquié, dans l’ouest de la Syrie.

 

La Russie utilise par ailleurs l’aéroport d’al-Tiyas à l’est de Homs comme base pour ses hélicoptères pour mener des raids intensifs contre des positions de l’EI autour de la cité antique de Palmyre entre les mains du groupe, toujours selon l’OSDH.

 

Les forces loyales au régime de Bachar al-Assad poursuivaient par ailleurs leur avancée à l’est et au sud-est de Homs, notamment aux alentours de Palmyre et du village d’Al-Qaryataïne, contrôlés par l’EI.

 

Selon M. Abdel Rahmane, « les forces du régime sont désormais à 3 km de Palmyre et avancent sur les fronts sud et ouest sous une couverture aérienne russe ». « Des combats violents se poursuivent autour de la ville », a-t-il ajouté.

 

Les forces du régime sont aussi désormais aux portes d’Al-Qaryataïne, après une avancée rapide durant les dernières 72 heures, a ajouté la source militaire, faisant état de combats « violents » et de plus de 40 raids aériens russes et syriens dans et aux alentours du village.

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 21:30
Décollage d'une patrouille de Mirage 2000 - photo EMA -  Armée de l'Air

Décollage d'une patrouille de Mirage 2000 - photo EMA - Armée de l'Air

 

03/12/2015 Sources : Armée de l'air/EMA

 

Le mercredi 02 décembre 2015 en début d’après-midi, des avions de chasse français ont frappé un site de stockage d’armement et de fabrication d’engins explosifs improvisés (IED) exploité par Daech dans la région de Tall Afar en Irak.

 

Le raid a été conduit par des Mirage 2000 qui ont décollé de la base aérienne projetée (BAP) en Jordanie. L’objectif ciblé a été détruit.

 

C’est la deuxième fois en 48h00 que la force Chammal participe à des frappes sur des sites dans lesquels Daech assemble les engins qui lui permettent de conduire des attaques kamikazes et de piéger les routes. L’objectif est donc d’affaiblir Daech en visant ses capacités militaires.

 

Ce raid s’inscrit dans la phase d’effort de la coalition destinée à consolider le contrôle de l’axe logistique permettant de relier Mossoul à la Syrie.

 

Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise actuellement 3 500 militaires. Aux côtés de la coalition, elle combat le groupe terroriste Daech en Irak et en Syrie. La force Chammal assure la formation des forces irakiennes qui combattent Daech en Irak ; elle frappe l’organisation terroriste avec ses moyens aériens en Irak et en Syrie.

 

La force est composée de douze chasseurs de l’armée de l’air (six Rafale, trois Mirage 2000D et trois Mirage 2000N), d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2, et depuis le 23 novembre 2015, du groupe aéronaval (GAN). Le 26 novembre 2015, la frégate légère furtive (FLF) Courbet a rejoint le dispositif Chammal en Méditerranée orientale.

 

Si nécessaire, le dispositif Chammal peut être soutenu par des moyens de ravitaillement (C135 FR) ou de contrôle aérien (E-3F).

 

Pour en savoir plus sur l'opération Chammal

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 19:30
source EMA / Armée de l'Air

source EMA / Armée de l'Air

 

03/12/2015 Sources : État-major des armées

 

Daech est aujourd’hui sous pression, à l’intérieur et aux périmètres de la zone qu’il contrôle.

 

En Irak, au Nord et à l’Est, la coalition consolide ses positions dans la région de Baiji et dans la région de Sinjar. À Sinjar, l’offensive des forces irakiennes a permis de couper l’axe entre Raqqah et Mossoul qui servait de cordon logistique à Daech. Face à cette situation, Daechmultiplie ses actions de harcèlement et cherche à renforcer ses points forts.

 

À l’Ouest de l’Irak, le long de l’Euphrate, les forces irakiennes, bénéficiant de l’appui aérien de la coalition, ont réussi à encercler la ville de Ramadi. Elles exercent par ailleurs une pression sur une ligne Hit - Haditha.

 

En Syrie, les frappes se poursuivent sur les centres de commandement et d’entraînement de Daech, ainsi que sur ses capacités logistiques et ses sources de financement.

 

La force Chammal poursuit sa campagne aérienne. Du 26 novembre au 2 décembre 2015, les équipages ont réalisé 83 sorties aériennes :

- 23 objectifs ont été détruits en Irak ;

- 2 frappes planifiées ont été réalisées. Elles ont visé des infrastructures de fabrication d’engins explosifs improvisés, dans la région de Al Raïm et dans la région de Tal Afar (en Irak).

 

L’armée française poursuit par ailleurs son action de formation au profit des forces irakiennes, principalement à Bagdad.

 

Rappel : 3 500 hommes sont actuellement engagés dans l’opération Chammal. Les moyens aériens sont composés de 38 chasseurs, ainsi que de capacités de renseignement, de commandement et de contrôle (C2), enfin de ravitaillement.

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 17:30
German Bundeswehr to Deploy Surveillance Tornado Jets to Syria

While the UK has finally decided to deploy Tornado and Typhoon fighters to carry out air strikes in Syria, Germany is expected to only send Tornado reconnaissance variants but no offensive aircraft. (GE Mod photo)


December 3, 2015 defense-aerospace.com
(Source: Deutsche Welle German Radio; issued December 3, 2015)


The German military is expected to strengthen the alliance against the 'Islamic State' (IS) with six Tornado jets for surveillance missions. Up to 1,200 German soldiers are also be deployed for a year.

German Defense Minister Ursula von der Leyen (CDU) said that a combination of airstrikes and "local ground troops" was the most promising strategy in the fight against the self-declared "Islamic State" (IS).

The role of the six Tornado fighter jets to be sent by Germany is to provide more information on Syria. A refueling aircraft is also to be deployed, in addition to a warship, which will be sent to protect a French aircraft carrier.

No cooperation with Assad troops

In order to move forward on the issue of ground troops, however, von der Leyen said "one of the first aims must first be for the 1,200 armed groups in Syria to reach a ceasefire," adding that it was important to find forces in the region that were ready to go fight.

The defense minister stressed, however, that there would be no cooperation with troops under the command of Syrian President Bashar al- Assad.
Sign to France and Syria

According to von der Leyen, the aim of the military, which would be deployed in January, is to combat and curb IS, destroy their options to retreat and prevent militants from carrying out further terrorist attacks.

Germany's parliament, the Bundestag, is set to approve the mandate on Friday.
In light of November's Paris attacks, von der Leyen said Germany's military action should also be a clear signal to France and "to the people in Syria," that Germany is determined to join the fight against IS.

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 08:30
photo Royal Air Force

photo Royal Air Force

 

Par

 

La Grande-Bretagne a conduit ses premières frappes aériennes en Syrie contre les positions du groupe État islamique ce matin, quelques heures seulement après le feu vert du Parlement, a annoncé le ministère de la Défense.

Des Tornado de la Royal Air Force ont "effectué la première opération offensive au-dessus de la Syrie lors de laquelle ils ont conduit des frappes", a souligné un porte-parole du ministère.

Le ministère de la Défense a pour l'instant refusé de détailler les cibles visées par les quatre Tornado ayant décollé dans la nuit de la base de la RAF à Chypre.

Ces frappes interviennent quelques heures seulement après que le Parlement a approuvé massivement l'extension à la Syrie des raids aériens que la Grande-Bretagne effectuait déjà en Irak contre l'EI. Le Parlement a voté par 397 voix pour, 223 voix contre, en faveur des frappes.

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 17:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

02/12/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le lundi 30 novembre 2015 en début de soirée, les chasseurs français de l’opération Chammal ont participé à un raid au-dessus de l’Irak. Situé dans la région d’Al Qaim, l’objectif visé était un site industriel utilisé par Daech pour le stockage d’explosifs et l’assemblage d’engins explosifs improvisés (IED).

 

Des Mirage 2000 de la base aérienne projetée (BAP) en Jordanie et des Super Etendard du porte-avions Charles de Gaulle, ont été engagés dans ce raid mené conjointement avec des aéronefs de la coalition. La mission a duré près d’1 heure.

 

L’installation visée était utilisée par Daech comme lieu de stockage de matières explosives et de fabrication à grande échelle d’IED et de voitures piégées (VBIED). Ce sont de tels engins explosifs qui permettent à Daech de conduire notamment des attaques kamikazes et des attentats à la voiture piégée. En frappant ce type d’objectif, la coalition cherche donc à détruire les capacités militaires du groupe terroriste.

 

Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise actuellement 3500 militaires. Aux côtés de la coalition, elle combat le groupe terroriste Daech en Irak et en Syrie. La force Chammal assure la formation des forces irakiennes qui combattent Daech en Irak ; elle frappe l’organisation terroriste avec ses moyens aériens en Irak et en Syrie. La force est composée de douze chasseurs de l’armée de l’Air (six Rafale, trois Mirage 2000D et trois Mirage 2000N), d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2, et depuis le 23 novembre 2015, du groupe aéronaval (GAN) - PA Charles de Gaulle, FDA Chevalier Paul, FASM La Motte Piquet, PR Marne, frégate Belge Léopold Ier - dont le groupe aérien embarqué est composé de 18 Rafale Marine, 8 Super étendard modernisés, 2 Hawkeye, et d’hélicoptères. Le 26 novembre 2015, la frégate légère furtive (FLF) Courbet a rejoint le dispositif Chammal en Méditerranée orientale. Si nécessaire, le dispositif Chammal peut être soutenu par des moyens de ravitaillement (C135-FR) ou de contrôle aérien (E3F).

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 19:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

26/11/2015 Sources : Etat-major des armées

 

En soutien des forces irakiennes, la coalition poursuit ses efforts visant à affaiblir les capacités militaires de Daech, appuyer les forces engagées au sol contre ce groupe terroriste et tarir leurs sources de financement.

 

En Irak, après les avancées de la semaine dernière, les lignes de front se sont stabilisées. À Sinjar, après avoir pris le contrôle de l’axe logistique principal entre Mossoul et la frontière syrienne la semaine dernière, les forces irakiennes se sont attachées à renforcer leurs positions. Les troupes irakiennes tiennent fermement la ville de Baïji et continuent d’encercler Daech à Ramadi où la coalition concentre ses frappes aériennes. À Mossoul, le groupe terroriste se maintient en position défensive.

 

En Syrie, la coalition continue d’affaiblir les structures de commandement, de formation et de financement de Daech. L’effort est porté sur la région de Raqqah.

 

Concernant l’appui apporté par l’armée française, la semaine a été marquée par les premières frappes du Groupe aéronaval (GAN) contre Daech en Syrie et en Irak. Cinq jours après son appareillage, et après une phase de montée en puissance accélérée, l’engagement des aéronefs du GAN depuis la Méditerranée orientale a permis d’intensifier les frappes menées par la force Chammal contre Daech depuis le 15 novembre 2015. Les capacités d’action de l’armée française au Levant ont été triplées. En une seule journée, le 23 novembre, 22 sorties ont ainsi été réalisées, multipliant par quatre l’activité aérienne moyenne réalisée dans le cadre de l’opération Chammal. Cette journée est également symbolique car la force Chammal a effectué sa 300efrappe en Irak à Ramadi.

 

Depuis le 15 novembre, 106 sorties aériennes ont été réalisées dont 15 vols de renseignement (ISR), 5 missions de contrôle et coordination aérienne (C2), 86 reconnaissances armées. Au bilan, la force Chammal a délivré 20 frappes contre Daech dont 7 en Syrie sur les postions que les combattants terroristes contrôlent.

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 19:30
Mirage 2000N équipés de quatre GBU-12 - photo EMA / Armée de l'Air

Mirage 2000N équipés de quatre GBU-12 - photo EMA / Armée de l'Air

 

30/11/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 23 novembre 2015, la force Chammal a réalisé sa 300e frappe sur Daech.

 

Les objectifs visés étaient à Ramadi, une ville située à 100 km à l’Ouest de Bagdad qui fait l’objet de combats appuyés depuis plusieurs semaines. Elle a permis de détruire des bâtiments, des positions de tirs et des plots de ravitaillement, soit un spectre assez large des capacités de Daech. Ordonnée pour soutenir les troupes irakiennes qui étaient prises sous le feu ennemi, cette frappe leur a permis de poursuivre l’encerclement de la ville.

 

Les objectifs ont été détruits par un Mirage 2000N (M2000N), avion de combat jusqu’alors exclusivement réservé à la dissuasion nucléaire et utilisé pour la première fois en opération extérieure. Le déploiement de ce type d’avions pour Chammal est un signe fort de l’engagement de la France dans la lutte contre Daech. Il s’agissait seulement du 2e vol d’un M2000N avec une configuration emportant simultanément quatre bombes guidées laser GBU 12. Jusqu’alors, il ne pouvait emporter que deux GBU 12. Cette configuration autorisée depuis moins d’un mois permet de doubler les capacités du chasseur.

 

Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale, trois Mirage 2000Det trois Mirage 2000N) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2. Il comprend également des militaires projetés à Bagdad et Erbil pour la formation et le conseil des militaires irakiens. Depuis le 24 septembre 2015, la frégate anti-aérienne (FAA) Cassard a rejoint les forces françaises engagées au Levant.

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 22:30
credits EMA

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24/11/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le mardi 24 novembre 2015 à 19h30 (heure française), les chasseurs français ont été de engagés au-dessus de l’Irak depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle.  Avec des aéronefs de l’US air force, les quatre Rafale Marine ont frappé des capacités de commandement et de formation de Daech. Le raid conjoint a détruit les cibles visées à Tall Afar.

 

Catapultés depuis la Méditerranée orientale (MEDOR) en fin d’après-midi, les quatre chasseurs ont détruit un centre de commandement et d’entraînement actif occupé par les combattants terroristes à Tall Afar. Conduit conjointement avec des aéronefs de l’US air force, le raid a duré près de 5 heures. Au total, 20 bombes ont été délivrées.

 

Cette nouvelle mission du groupe aéronaval (GAN) a pu être conduite grâce aux vols de renseignement préalablement réalisés au-dessus de l’Irak par la coalition et les aéronefs de l’armée de l’air déployés en Jordanie et dans le golfe Arabo-Persique (GAP).

 

Ces missions aériennes ont pour objectif d’affaiblir les capacités militaires de Daech et de participer à la reprise des territoires contrôlés par les terroristes.

 

Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste Daech. Le dispositif est structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale, trois Mirage 2000D et trois Mirage 2000N) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2. Il comprend également des militaires projetés à Bagdad et Erbil pour la formation et le conseil des militaires irakiens. Le 24 septembre 2015, la frégate anti-aérienne (FAA) Cassard a rejoint les forces françaises engagées au Levant.

 

Depuis le 23 novembre 2015, le groupe aéronaval (GAN) est engagé dans l’opération. Actuellement déployé en Méditerranée orientale (MEDOR), le GAN est constitué de 18 Rafale Marine, 8 Super étendard modernisés, 2 Hawkeye, 2 Dauphin, et d’1 Alouette III – portant les effectifs de l’opération Chammal à 3 500 militaires.

photo EMA / Marine Nationale

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 22:30
photo EMA  / Marine nationale

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23/11/2015 Sources : État-major des armées

 

Le lundi 23 novembre 2015 à 19h30, l’armée française a conduit de nouvelles frappes contre Daech en Syrie. Mené par six chasseurs, le raid a détruit un site actif occupé par lescombattants terroristes à Raqqah.

 

A partir de la base aérienne projetée (BAP) en Jordanie, deux Mirage 2000 de l’armée de l’air ont été engagés dans la mission. Simultanément depuis le porte-avions Charles-de-Gaulle, les quatre Rafale Marine les ont rejoints au-dessus de la Syrie pour mener un raid contre un site préalablement identifié situé à Raqqah. Les équipages ont frappé plusieurs infrastructures dont un centre de commandement, une zone de stockage de véhicules et des ateliers de maintenance. Les cibles visées ont été détruites. Attaquer ce site permet de perturber les capacités de mouvement et de commandement de Daech.

 

 Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste Daech. Le dispositif est structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale, trois Mirage 2000D et trois Mirage 2000N) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2. Il comprend également des militaires projetés à Bagdad et Erbil pour la formation et le conseil des militaires irakiens. Le 24 septembre 2015, la frégate anti-aérienne (FAA) Cassard a rejoint les forces françaises engagées au Levant. Depuis le 23novembre 2015, le groupe aéronaval (GAN) est engagé dans l’opération. Actuellement déployé en Méditerranée orientale (MEDOR), le GAN est constitué de 18 Rafale Marine, 8 Super étendard modernisés, 2 Hawkeye, 2 Dauphin, et d’1 Alouette III – portant les effectifs de l’opération Chammal à 3 500 militaires.

photo EMA / Armée de l'Air

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