Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 19:30
photo EMA / Marine Nationale

photo EMA / Marine Nationale

 

23/11/2015 source EMA

 

Le lundi 23 novembre 2015 à 12h30, le groupe aéronaval (GAN) constitué autour du porte-avions français Charles de Gaulle, déployé en Méditerranée orientale, a conduit ses premières missions au-dessus des zones contrôlées par Daech en Irak. Simultanément, deux patrouilles ont effectué deux missions de reconnaissance armée en appui des forces irakiennes engagées à Ramadi et à Mossoul en Irak. Les deux frappes ont détruit les cibles visées.

 

Vers 8 heures (heure française), deux patrouilles de Rafale Marine ont été catapultées du GAN pour rejoindre le théâtre irakien. Chacune constituées de deux chasseurs, ces deux missions de reconnaissance armée avaient pour objectif d’appuyer les forces irakiennes directement engagées contre Daech dans les régions de Ramadi et de Mossoul.

 

A Ramadi, les frappes ont mis hors de combat un groupe de terroristes. Une position d’artillerie de Daech qui était en train de tirer sur les troupes irakiennes a été détruite à Mossoul. Au total, l’opération a duré près de 7 heures. Les quatre chasseurs français ont été ravitaillés par des avions de la coalition.

 

Ces missions aériennes sont conduites en coordination avec le centre des opérations aériennes de la coalition (CAOC) situé à Al Udeïd au Qatar.

 

Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un soutien aérien aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste Daech. Le dispositif est structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale, trois Mirage 2000D et trois Mirage 2000N) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2. Il comprend également des militaires projetés à Bagdad et Erbil pour la formation et le conseil des militaires irakiens. Le 24 septembre 2015, la frégate anti-aérienne (FAA) Cassard a rejoint les forces françaises engagées au Levant. Depuis le 23 novembre 2015, le groupe aéronaval (GAN) est engagé dans l’opération. Actuellement déployé en Méditerranée orientale (MEDOR), le GAN est constitué de 18 Rafale Marine, 8 Super étendard modernisés, 2 Hawkeye, 2 Dauphin, et d’1 Alouette III – portant les effectifs de l’opération Chammal à 3 500 militaires.

Repost 0
22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 17:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale


22.11.2015 45eNord.ca (AFP)
 

La France va pouvoir engager dès lundi son porte-avions Charles de Gaulle contre le groupe État islamique (EI) en Syrie mais exclut en revanche d’y envoyer des forces spéciales, a annoncé dimanche le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Le Charles de Gaulle, arrivé en Méditerranée orientale, « sera en mesure, avec les avions de chasse qui sont à bord (..) d’agir à partir de demain (lundi) », a déclaré M. Le Drian sur la radio Europe 1, neuf jours après les attentats de Paris revendiqués par l’EI qui ont fait 130 morts et quelque 350 blessés.

L’armée française va ainsi tripler sa capacité de frappes sur l’Irak et la Syrie, les 26 chasseurs embarqués sur le porte-avions – 18 Rafale et huit Super Étendard – venant s’ajouter aux 12 appareils stationnés aux Émirats arabes unis et en Jordanie (respectivement six Rafale et six Mirage 2000).

La lutte contre l’EI est « à la fois une guerre de l’ombre et une guerre du champ de bataille », a souligné le ministre. Il faut combattre un « ennemi à deux têtes », c’est-à-dire un « État » organisé, avec une armée, qui occupe une partie de l’Irak et de la Syrie, et un « mouvement terroriste international qui a pour objectif de frapper le monde occidental ».

« Il faut traquer les terroristes, ceux qui esssaient de frapper la démocratie (..) et il faut en même temps frapper au coeur, dans le champ de bataille, au Levant pour anéantir l’État islamique », a-t-il insisté.

Parmi les cibles, il faut frapper « Mossoul (Irak) où se trouvent les lieux de décision politique (de l’EI) et Raqa (Syrie) où se trouvent les centres de formation des +foreign fighters+, c’est-à-dire les combattants destinés à agir à l’extérieur », a-t-il dit.

Il faut aussi frapper « les capacités de ressources qu’a l’État islamique, c’est-à-dire les lieux de pétrole, les champs pétrolifères », a-t-il ajouté.

M. Le Drian s’est félicité à cet égard « des modifications très sensibles des règles d’engagement, en particulier de l’armée de l’Air américaine » contre les « champs pétrolifères et les pôles d’approvisionnement pétrolier en Irak et en Syrie ».

Les avions de chasse américains, très limités dans leurs engagements – tout comme les Français – par les risques de dommages collatéraux, ont commencé à bombarder des camions-citernes transportant du pétrole dans les fiefs de l’EI.

« Aujourd’hui la multiplication des actions va considérablement limiter cette capacité », qui fournit d’importantes sources de revenus à l’EI, a noté le ministre.

Le ministre a aussi souligné que seule une opération terrestre permettrait in fine de déloger l’EI de ses positions, quelle que soit la portée des frappes américaines, françaises et désormais russes contre l’organisation.

« Une victoire et une destruction de Daech passent obligatoirement à un moment donné par une présence au sol (..) cela ne veut pas dire la présence française au sol », a-t-il dit.

La France exclut tout déploiement au sol dans des opérations armées, y compris de forces spéciales dont Washington a demandé l’envoi en Syrie selon des médias américains. « Cette hypothèse (des forces spéciales) n’est pas envisagée aujourd’hui », a précisé M. Le Drian.

Pour battre l’EI, « il faut des frappes en appui (de la coalition, ndlr) et des forces au sol » qui peuvent être kurdes ou de l’Armée syrienne libre (ASL), a-t-il ajouté, en avertissant toutefois que cela « prendra du temps ».

Le dirigeant de la région autonome du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, dont les forces viennent de reprendre Sinjar, au nord de l’Irak, se dit ainsi prêt à participer à une opération terrestre à Raqa.

« Dans le cadre d’une coalition internationale puissante, il est possible que les peshmergas fassent également partie des forces qui libèreront la ville de Raqa », a-t-il dit dans l’hebdomadaire français Journal du Dimanche (JDD).

M. Le Drian s’est également félicité du soutien que les 27 autres Etats-membres de l’UE ont promis d’apporter à la France, après l’invocation par Paris de l’article 42-7 des traités européens, prévoyant une clause de solidarité en cas d’agression.

Ce soutien va prendre « trois formes », a-t-il détaillé. « Un certain nombre d’Etats vont, je l’espère, participer aux actions de frappes, aux actions fortes sur le territoire syrien et irakien », a-t-il dit en notant que les « Britanniques y réfléchissent » parmi d’autres.

« D’autres vont pouvoir apporter du soutien logistique » (hélicoptères, avions de transport tactiques ou autres) à la France, voire « soulager l’effort militaire français » avec des moyens en hommes sur d’autres théâtres, notamment au Sahel, a-t-il dit.

Repost 0
22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 17:30
Inherent Resolve – Chammal sit rep 22 Nov – CJTF-OIR

 

November 22, 2015 by CJTF-OIR Release # 20151122-01

 

Military Strikes Continue Against ISIL Terrorists in Syria and Iraq

 

SOUTHWEST ASIA- On Nov. 21, coalition military forces continued to attack ISIL terrorists in Syria and Iraq. In Syria, coalition military forces conducted nine strikes using ground-attack, attack, fighter, bomber and remotely piloted aircraft. Separately in Iraq, coalition military forces conducted 16 strikes coordinated with and in support of the Government of Iraq using bomber, attack, ground-attack, fighter, and remotely piloted aircraft against ISIL targets.

 

The following is a summary of the strikes conducted against ISIL since the last press release:

 

Syria

• Near Al Hasakah, five strikes struck three separate ISIL tactical units and destroyed two ISIL vehicles, three ISIL structures, an ISIL vehicle borne improvised explosive device (VBIED), damaged an ISIL structure, and wounded ISIL fighters.

• Near Al Hawl, three strikes struck three separate ISIL tactical units and destroyed two ISIL vehicles and wounded ISIL fighters.

• Near Mar’a, one strike struck an ISIL tactical unit.

 

Iraq

• Near Haditha, one strike destroyed an ISIL tactical vehicle.

• Near Hit, one strike denied ISIL access to terrain.

• Near Kisik, one strike destroyed an ISIL bunker.

• Near Mosul, one strike destroyed an ISIL artillery piece.

• Near Ramadi, five strikes struck two separate ISIL tactical units and destroyed three ISIL IED obstacles, two ISIL fighting positions, six ISIL heavy machine gun positions, two ISIL vehicles, three ISIL weapon caches, an ISIL staging area, an ISIL VBIED, cratered an ISIL road, suppressed an ISIL rocket position, and denied ISIL access to terrain.

• Near Sinjar, three strikes struck two separate ISIL tactical units and destroyed an ISIL mortar position and an ISIL checkpoint.

• Near Sultan Abdallah, one strike suppressed an ISIL mortar position.

• Near Tal Afar, one strike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL fighting position.

• Near Tikrit, two strikes struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL heavy machine gun, an ISIL fighting position, and four ISIL vehicles.

 

Strike assessments are based on initial reports. All aircraft returned to base safely.

 

A strike, as defined in the CJTF releases, means one or more kinetic events that occur in roughly the same geographic location to produce a single, sometimes cumulative effect for that location. So having a single aircraft deliver a single weapon against a lone ISIL vehicle is one strike, but so is multiple aircraft delivering dozens of weapons against a group of buildings and vehicles and weapon systems in a compound, for example, having the cumulative effect of making that facility (or facilities) harder or impossible to use. Accordingly, CJTF-OIR does not report the number or type of aircraft employed in a strike, the number of munitions dropped in each strike, or the number of individual munition impact points against a target.

 

The strikes were conducted as part of Operation Inherent Resolve, the operation to eliminate the ISIL terrorist group and the threat they pose to Iraq, Syria, and the wider international community.

 

The destruction of ISIL targets in Syria and Iraq further limits the group's ability to project terror and conduct operations. Coalition nations which have conducted strikes in Iraq include Australia, Belgium, Canada, Denmark, France, Jordan, Netherlands, United Kingdom, and the United States. Coalition nations which have conducted strikes in Syria include Australia, Bahrain, Canada, France, Jordan, Saudi Arabia, Turkey, United Arab Emirates, and the U.S.

Repost 0
21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 12:20
Le Conseil de sécurité (photo Amanda Voisard - archives ONU)

Le Conseil de sécurité (photo Amanda Voisard - archives ONU)

 

20 novembre 2015 – source ONU

 

A la suite de récents attentats sanglants à Paris et à Beyrouth notamment, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté vendredi une résolution dans laquelle il appelle tous les Etats qui le peuvent à lutter contre l'Etat islamique d'Iraq et du Levant (EIIL), aussi appelé Daech.

Dans cette résolution, proposée par la France et adoptée à l'unanimité de ses 15 membres, le Conseil « demande aux Etats qui ont la capacité de le faire de prendre toutes les mesures nécessaires, (…) sur le territoire se trouvant sous le contrôle de l'EIIL, également connu sous le nom de Daech, en Syrie et en Iraq, (…) pour redoubler d'efforts et coordonner leur action en vue de prévenir et de mettre un terme aux actes de terrorisme commis en particulier » par ce groupe, « ainsi que par le Front el-Nosra et tous les autres individus, groupes, entreprises et entités associés à Al-Qaïda ».

Il les invite également à « éliminer le sanctuaire qu'ils ont créé sur une grande partie des territoires de l'Iraq et de la Syrie ».

Il engage les Etats membres à « intensifier leurs efforts pour endiguer le flux de combattants terroristes étrangers qui se rendent en Iraq et en Syrie et empêcher et éliminer le financement du terrorisme ».

Le Conseil « condamne sans équivoque dans les termes les plus forts les épouvantables attentats terroristes commis qui ont été commis par l'EIIL (…) le 26 juin 2015 à Sousse, le 10 octobre 2015 à Ankara, le 31 octobre 2015 au-dessus du Sinaï, le 12 novembre 2015 à Beyrouth et le 13 novembre 2015 à Paris, et tous les autres attentats commis par l'EIIL, y compris les prises d'otages et les assassinats ».

Repost 0
20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 14:30
L’armée française a intensifié ses opérations contre Daech en Irak et en Syrie - photo EMA / Armée de l'air

L’armée française a intensifié ses opérations contre Daech en Irak et en Syrie - photo EMA / Armée de l'air



20/11/2015 source EMA

 

Depuis le 15 novembre 2015, l’armée française a intensifié ses opérations contre Daech en Irak et en Syrie.

 

En Syrie, la semaine a été marquée par une intensification des frappes contre le fief de Daech basé à Raqqah. En 48 heures, deux centres d’entraînement et quatre centres de commandement ont été frappés. Au total, 35 objectifs ont été détruits.

En Irak, les dernières semaines ont été marquées par des offensives menées par les forces irakiennes contre Daech. Des succès ont été enregistrés et les lignes de front ont évolué au bénéfice des forces irakiennes dans les régions de Sinjar, Tall Afar, Mossoul, Bayji et Ramadi. La ville de Bayji a été reprise par les forces irakiennes ; à Ramadi, les troupes irakiennes exercent une pression continue sur Daech ; dans la région de Sinjar, une opération de grande envergure a permis de reprendre l’axe logistique entre Mossoul (Irak) et la Syrie.
Ces avancées sont les conséquences des choix stratégiques de la coalition.

Les succès opérationnels ont ainsi été rendus possibles grâce aux appuis de la coalition : opérations aériennes et entraînement dispensé aux forces irakiennes et peshmergas.

 

Pour en savoir plus sur l'opération Chammal, cliquez ici.

Repost 0
20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:55
photo Marine Nationale Armée de Terre ECPAD

photo Marine Nationale Armée de Terre ECPAD

 

nov 19, 2015 notes-geopolitiques.com

 

Les enjeux géopolitiques d’une sanglante attaque

 

Le carnage du 13 novembre 2015 dans les rues de Paris, aux abords du Stade de France et dans une salle de spectacle, est une première, par son ampleur, dans l’histoire de notre pays. C’est la première fois en effet qu’une attaque terroriste de cette nature et de cette envergure – à la fois rustique et visiblement très bien organisée – provoque de tels dommages sur le territoire national. Le bilan est extrêmement lourd, cruel. Il a conduit le chef de l’État à décréter l’état d’urgence et la situation politique n’est pas à « l’union nationale » observée après les attentats du mois de janvier.

Le climat aussi est lourd, notamment parce que tous les spécialistes avaient annoncé le risque d’une telle action, et prédisent que ce n’est sans doute pas la dernière. Loin d’être strictement « sécuritaire », le problème est de nature géopolitique. Les réponses devront donc l’être également.

« Nous sommes en guerre, a déclaré le Premier ministre à la télévision le lendemain des attentats. Annonçant vouloir répliquer « coup pour coup pour anéantir Daesh »: « Nous frapperons cet ennemi pour le détruire, bien sûr en France mais aussi en Syrie et en Irak. Et nous répondrons au même niveau que cette attaque. [...] Et nous gagnerons cette guerre. »

L’intensification des frappes françaises en Syrie constitue l’une des premières conséquences de cette attaque terroriste sur le sol national. Mais l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin met en garde : « Ces attentats sont en grande partie liés à un processus historique qui s’est accru avec les interventions en Afghanistan, en Irak, en Libye, et ailleurs et qui ont toutes rajouté de l’huile sur le feu. [...] Depuis 10 ans, les choses n’ont jamais cessé de s’aggraver et nous n’avons jamais gagné aucune de ces guerres. Cette approche-là, de guerre contre le terrorisme, n’est pas la bonne approche » (Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, 15/11/2015).

Derrière l’expression d’une opinion, il y a un fait : « déclarer la guerre » à l’État islamique exige de savoir qui il est, et ce que nous voulons. Sachant que le « front » est également intérieur: comme l’a rappelé l’islamologue Gilles Kepel (France 2, 14/11/2015), la France est « le plus gros fournisseur » de jeunes candidats au djihad, le pouvoir n’ayant pas vu ou anticipé l’émergence de ces terroristes « de 3e génération ».

 

Aux racines du mal : un « pourrissement » local et international

« L’État islamique est la résurgence d’un rêve médiéval qui va bouleverser durablement le Moyen Orient », écrivaient Olivier Hanne et Thomas Flichy de la Neuville dans l’édition revue et augmentée de leur ouvrage L’État islamique, primé par le Festival de géopolitique de Grenoble au début de l’année 2015.

Des causes immédiates sont à l’origine de son apparition, puis de son développement. L’invasion américaine de 2003, bien sûr, qui a directement provoqué une résistance armée « du faible au fort », matrice du terrorisme, tout en aggravant les failles ethno-religieuses de la société irakienne.

Mais aussi la compétition énergétique, les erreurs politiques du Premier ministre chiite Nûri al-Maliki (2006-2014), l’embrasement de la Syrie voisine à partir de 2011, ou encore l’opportunisme des clans et tribus sunnites, aux allégeances fragiles. L’avènement du Califat islamique répond aussi à des causes plus profondes, souterraines, de nature identitaire.

« Une grande partie du succès de l’EI tient en effet à sa référence à un passé glorieux, lorsque Damas (avec la suprématie de la dynastie des Omeyyades,VIIe-VIIIe siècles) puis Bagdad (califat abbasside,VIIIe-XIIIe siècles) étaient capitales de l’Oumma » (note CLES n°163, « L’État islamique, laboratoire du siècle ? », 11/06/2015).

C’est ce qui explique, au-delà de moyens de propagande redoutablement efficaces, son attractivité au sein de communautés en voie de réislamisation – notamment en Europe. L’EI ne propose pas seulement « un sunnisme débarrassé du laïcisme et du baassisme » : il entend imposer territorialement un islam « pur », rigoriste, capable de « concurrencer les chiites irakiens pour le scrupule religieux ».

Et ce, dans une région où « la présence des mosquées, de l’histoire et des symboles musulmans imprègne la population et suscite le rappel du culte, même auprès des croyants tièdes voire éloignés ».

Le renforcement de Daesh, et désormais son expansion hors de ses bases territoriales, doivent beaucoup à la dégradation de la situation en Syrie. Il convient ici de souligner la part de responsabilité qui incombe aux chancelleries occidentales – et en particulier française.

Par le choix de soutenir et armer, dans le cadre d’une guerre civile, des rebelles « islamistes modérés » qui ont été naturellement, et rapidement, subjugués par plus radicaux qu’eux (État islamique mais aussi bon nombre d’autres factions islamistes telles que le Front al-Nosra, soit la branche syrienne d’Al Qaida, ou les djihadistes d’Ahrar Cham).

Par l’illisibilité de certains choix diplomatiques aussi, américains puis français, Paris persistant à faire du départ d’Assad le préalable à toute solution politique, tout en se résignant à une « adaptation stratégique » au mois de septembre 2015, en décidant de frappes aériennes en Syrie.

Mais si la France est aujourd’hui directement visée, c’est aussi parce qu’elle symbolise, au-delà de ses choix diplomatiques et de ses engagements militaires (y compris au Sahel), la quintessence du pays « impie », en raison de sa civilisation et en particulier de la revendication de sa laïcité.

Car « le terme de laïcité renvoie pour beaucoup de musulmans aux heures sombres des répressions antireligieuses d’Ataturk abolissant le Califat, de Nasser emprisonnant les Frères musulmans, de Hafez el Assad les massacrant en Syrie ou de Saddam Hussein » (Pierre Conessa, rapport pour la Fondation d’aide aux victimes du terrorisme, décembre 2014, Diploweb.com).

 

S’il y a « guerre », qui est « l’ennemi » ?

L’État islamique est aujourd’hui une puissance politico-militaire, comptant sans doute plus de 10 000 combattants, dont l’ossature est fournie par d’anciens officiers de Saddam et des milices armées. C’est pourquoi il ne peut être vaincu par une simple campagne de frappes aériennes, même appuyée par des opérations spéciales. Seule une armée de puissance au moins comparable serait à même d’en venir à bout.

C’est la conclusion à laquelle sont arrivés récemment les Russes. Mais c’est aussi le calcul des puissances occidentales et de leurs alliés, qui ont choisi depuis plusieurs mois de renforcer les moyens et la formation des peshmergas kurdes et de l’armée irakienne, en charge des combats au sol.

Car ce qui fait la force de l’État islamique, son emprise territoriale, est également une faiblesse face à un adversaire déterminé, qui sait dès lors où frapper. Mais, comme le rappelle Dominique Moïsi dans Les Echos (16/11/2015), « il nous faut comprendre sa stratégie et pour cela le reconnaître pour ce qu’il est, c’est-à-dire un adversaire intelligent et à sa manière parfaitement rationnel. »

A l’instar d’Al Qaida dont il est pour partie issu, et conformément aux préceptes de l’islam, l’EI entend assurer l’avènement d’un califat mondial. Mais en s’assurant au préalable le contrôle d’une base territoriale sûre.

Ce qui fait dire à Alain Bauer, par comparaison avec le communisme, que l’EI suit « la voie stalinienne » de la révolution mondiale. « Outre un dispositif structuré et internationalisé, l’EI semble avoir pris comme modèle une synthèse entre le Hezbollah, le Baas et le parti bolchevik. Organisation véritable et pyramidale, faisant régner la terreur en interne et en externe, rassemblant des brigades aguerries (Libyens, tchétchènes, occidentaux,…), la structure est surtout connue pour sa brutalité, notamment contre ses ennemis les plus proches, les militants restés fidèles au dernier carré de dirigeants de ce qui reste d’Al Qaida » (« Les enfants de Zarqaoui », www.huffingtonpost.fr, 13/06/2014).

 

L’arme terroriste

Dans ce contexte, le terrorisme n’est pas une différence de nature, mais de degré avec les autres actions de l’État islamique, qui utilise déjà la terreur et l’effroi en Syrie, en Irak ou en Libye.

Sa particularité est de viser un effet médiatique davantage qu’opérationnel: c’est une « action de groupes clandestins non étatiques commettant des attentats dans un but idéologique sur des cibles symboliques », rappelle le chercheur François-Bernard Huyghe (Terrorisme, violence et propagande, Gallimard, 2011).

Les objectifs, comme les solutions d’ailleurs, une fois le rapport de force rétabli favorablement par l’État visé, sont toujours politiques, sur le long terme. Le problème ici est que l’objectif est le Jihad puis l’application de la Charia sur le continent européen, ce que les gouvernements ne peuvent accepter.

D’où la perspective d’un long et douloureux conflit, où le renseignement est primordial. Comme le rappelle le juge antiterroriste Marc Trévidic (Le Dauphiné, 16/11/2015) : « Nous avons besoin de bras, dans le renseignement, la justice, la police. [...] Quand vous avez un tel potentiel de personnes radicalisées, il faut se mettre à niveau ».

Il est désormais attesté que l’État islamique avait donné pour instruction aux candidats jihadistes français et européens de ne plus venir en Irak ou en Syrie, mais d’agir en France et en Europe. L’EI a également menacé d’infiltrer des combattants parmi les nombreux migrants atteignant les côtes européennes.

Depuis le mois de janvier 2015, « les autorités françaises n’ont eu de cesse de déjouer des projets à visée terroriste plus ou moins aboutis » (Le Monde, 14/11/2015) – certains n’échouant « que par miracle » quand d’autres n’ont atteint qu’une partie de leurs objectifs, comme à Saint-Quentin-Fallavier le 26 juin avec l’assassinat et la décapitation de l’entrepreneur Hervé Cornara.

« J’ai acquis la conviction que les hommes de Daesh ont l’ambition et les moyens de nous atteindre beaucoup plus durement en organisant des actions d’ampleur, incomparables à celles menées jusqu’ici, annonçait de façon prémonitoire Marc Trévidic dans un entretien à Paris Match (30/09/2015). Les jours les plus sombres sont devant nous ». Nous y sommes.

 

Télécharger Attentats de Paris et « guerre à Daesh »

 

Pour aller plus loin:

  • L’État islamique.Anatomie du nouveau Califat, par Olivier Hanne et Thomas Flichy de la Neuville, Bernard Giovanangeli Editeur, 191 p., 15 € ;
  • « Terrorisme: l’Irak, l’origine de tout. Le laboratoire du siècle », supplément au n°5 de la revue Conflits dirigé par Xavier Raufer, 27 p., avril-mai-juin 2015 ;
  • Géopolitiques des terrorismes, sous la direction de Pierre Verluise, Diploweb.com, 24/01/2015.
Repost 0
19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 22:30
USS Kearsarge embarked Marine Corps AV-8B Harrier strikes ISIL


19 nov. 2015 by US Navy

 

ARABIAN GULF (Nov. 19, 2015) An AV-8B Harrier assigned to Marine Medium Tiltrotor Squadron (VMM) 162 (Reinforced), 26th Marine Expeditionary Unit (26th MEU), launches from the amphibious assault ship USS Kearsarge (LHD 3) to conduct their first missions over Iraq in support of Operation Inherent Resolve. Kearsarge is deployed to the U.S. 5th Fleet, supporting Operation Inherent Resolve, the effort to degrade and ultimately destroy ISIL; maritime security operations; and regional theater security cooperation efforts. (U.S. Navy video/Released)

Repost 0
19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 21:45
Aide du Maroc pour trouver le Belgo-Marocain Abaaoud, le roi reçu à l'Elysée

 

19 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Paris - Un renseignement marocain a contribué à mettre les enquêteurs français sur la piste du Belgo-Marocain Abdelhamid Abaaoud, cerveau présumé des attentats de Paris tué mercredi, et le président François Hollande recevra vendredi le roi du Maroc à l'Elysée, selon les autorités françaises.

 

C'est notamment un renseignement marocain, mais pas seulement, qui a mis les enquêteurs sur la piste du jihadiste, abattu lors d'un assaut mercredi à Saint-Denis dans la banlieue parisienne, a-t-on appris jeudi de source proche de l'enquête.

 

Les autorités françaises avaient aussi indiqué cette semaine avoir bénéficié d'une information de la Turquie pour localiser Abdelhamid Abaaoud, le situant en Grèce.

 

L'Elysée a annoncé jeudi que le président français recevrait vendredi après-midi le roi du Maroc Mohammed VI, une semaine après les attentats de Paris et au Stade de France.

 

Le roi du Maroc se trouvait en visite privée en France et a souhaité s'entretenir avec le président, a-t-on précisé auprès de l'entourage présidentiel.

 

Les deux chefs d'Etat devraient notamment s'entretenir de la lutte contre le terrorisme et le coopération en matière de sécurité.

 

Après un an de brouille sérieuse en 2014 à la suite d'un conflit judiciaire, la coopération franco-marocaine, notamment dans l'échange de renseignements, avait repris en janvier dernier avec l'adoption d'un accord judiciaire prévoyant notamment d'instruire prioritairement au Maroc les plaintes des binationaux franco-marocains.

 

Les attentats de Paris ont fait 129 morts et plus de 350 blessés. Les attaques se sont produites dans la salle de spectacles du Bataclan, dans des restaurants et aux abords du Stade de France où se trouvait François Hollande.

 

La visite du roi du Maroc à l'Elysée sera la deuxième d'un dirigeant d'un pays du Maghreb depuis les attentats. Samedi, à sa demande également, le président tunisien Béji Caïd Essebsi avait été le premier chef d'Etat à rencontrer son homologue français. Il avait alors condamné les attentats barbares perpétrés la veille à Paris.

Repost 0
19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 20:55
Terrorisme : "Nous n'avons jamais sous-estimé notre adversaire" (SGDSN)

 

19/11/2015 Par Michel Cabirol  - LaTribune.fr

 

Selon le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, Louis Gautier, les attentats simultanés de vendredi à Paris sont les "agressions les plus meurtrières depuis la Seconde Guerre Mondiale". Des "événements similaires sont à redouter dans le futur", a-t-il averti.

 

Pour le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, Louis Gautier, le plus dur reste à venir. Lors d'une table ronde organisée dans le cadre du salon sur la sécurité Milipol à Paris, il a expliqué que "des événements similaires" aux "attentats simultanés" de vendredi soir à Paris, "sont à redouter dans le futur". "Nous devons les contrer", a-t-il fait valoir. Car "le drame que nous venons de vivre nous rappelle que la menace terroriste demeure plus que jamais à un niveau extrêmement élevé", a-t-il souligné.

"Nous sommes confrontés à un ennemi qui souhaite détruire les fondements même de notre démocratie, nous nous devons de lui livrer un combat sans merci", a estimé Louis Gautier.

Les événements de vendredi 13 novembre exécutés par des "hommes égarés et remplis de haine", sont "d'une ampleur inédite", a-t-il constaté. "Il s'agit de l'agression la plus meurtrière en France depuis la Seconde Guerre mondiale, a affirmé Louis Gautier. Il s'agit également de la première fois où des terroristes commettent sur notre sol des attentats suicides".

 

"Notre adversaire dispose d'une réelle capacité opérationnelle"

S'agissant des attaques simultanées de vendredi dans Paris et à Saint-Denis, "ce cas de figure, les services de renseignement, les forces de sécurité et le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale le redoutaient", a précisé le secrétaire général. Mais il a eu lieu. "Nous avons travaillé à l'empêcher mais il s'est produit, malgré nos efforts", a-t-il regretté. Pour autant, a assuré Louis Gautier, "nous n'avons jamais sous-estimé notre adversaire. Nous savons depuis longtemps qu'il est déterminé à nous atteindre et qu'il dispose d'une réelle capacité opérationnelle".

Dans ce contexte, Louis Gautier a rappelé que cet adversaire a "été contré à de nombreuses reprises, parfois in extremis comme lors de la récente tentative terroriste du Thalys en août dernier".

Repost 0
19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 19:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

19/11/2015 Sources : État-major des armées

 

Depuis le 15 novembre 2015, l’armée française a intensifié ses opérations contre Daech en Irak et en Syrie. En complément des raids menés à partir des bases du golfe Arabo-Persique et de Jordanie, le groupe aéronaval (GAN) sera rapidement déployé en Méditerranée orientale (MEDOR). Avec au total 38 chasseurs, le GAN triplera les capacités d’action aérienne de l’opération Chammal.

 

Raqqah : intensification des raids contre Daech en Syrie

En Syrie, la semaine a été marquée par une intensification des frappes contre le fief de Daech basé à Raqqah. En 48 heures, deux centres d’entraînement et quatre centres de commandement ont été frappés. Au total, 35 objectifs ont été détruits.

 

Situation en Irak

En Irak, les dernières semaines ont été marquées par des offensives menées par les forces irakiennes contre Daech. Des succès ont été enregistrés et les lignes de front ont évolué au bénéfice des forces irakiennes dans les régions de Sinjar, Tall Afar, Mossoul, Bayji et Ramadi. La ville de Bayji a été reprise par les forces irakiennes ; à Ramadi, les troupes irakiennes exercent une pression continue sur Daech ; dans la région de Sinjar, une opération de grande envergure a permis de reprendre l’axe logistique entre Mossoul (Irak) et la Syrie.

 

Ces avancées sont les conséquences des choix stratégiques de la coalition.

Les succès opérationnels ont ainsi été rendus possibles grâce aux appuis de la coalition : opérations aériennes et entraînement dispensé aux forces irakiennes et peshmergas.

 

En savoir plus.

Repost 0
19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 17:30
ISIS's Global Strategy

ISIS's Global Strategy - credits ISW

 

Nov 14, 2015 - Harleen Gambhir - ISW

 

ISIS continues to execute its global strategy to defend its terrain within Iraq and Syria, to foster affiliates in the Middle East, North Africa, and Central Asia, and to encourage and resource terror attacks in the wider world. 

The October 31 downing of Russia's Metrojet 9268 and the November 14 terror attacks in Paris suggest that ISIS may be prioritizing its campaign launch disruptive terror attacks against its foreign enemies. This is a dangerous development that will have significant implications for European security and the integrity of the EU, as well as for ongoing international talks on the future of Syria. 

 
Repost 0
19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 15:30
Inherent Resolve – Chammal sit rep 19 Nov – CJTF-OIR

 

Nov. 18, 2015 by CJTF-OIR

 

Military Strikes Continue Against ISIL Terrorists in Syria and Iraq

 

SOUTHWEST ASIA- On Nov. 18, coalition military forces continued to attack ISIL terrorists in Syria and Iraq. In Syria, coalition military forces conducted eight strikes using attack, fighter, and remotely piloted aircraft. Separately in Iraq, coalition military forces conducted 19 strikes coordinated with and in support of the Government of Iraq using bomber, attack, fighter, and remotely piloted aircraft against ISIL targets.

 

The following is a summary of the strikes conducted against ISIL since the last press release:

 

Syria

• Near Palmyra, one strike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL checkpoint, an ISIL vehicle, and an ISIL crane.

• Near Mar’a, one strike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL mortar position and an ISIL fighting position.

• Near Al Hasakah, four strikes struck three separate ISIL tactical units and destroyed five ISIL buildings.

• Near Dayr Az Zawr, one strike struck an ISIL gas and oil separation plant.

• Near Ar Raqqah, one strike struck an ISIL storage facility.

 

Iraq

• Near Kirkuk, one strike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL heavy machine gun and an ISIL fighting position.

• Near Kisik, six strikes struck five separate ISIL tactical units and destroyed two ISIL weapons caches, 12 ISIL fighting positions, three ISIL vehicles, and an ISIL heavy machine gun.

• Near Mosul, four strikes struck three separate ISIL tactical units and destroyed an ISIL weapons cache and two ISIL fighting positions.

• Near Ramadi, four strikes struck a large ISIL tactical unit and destroyed two ISIL tactical vehicles, an ISIL tunnel, seven ISIL fighting positions, an ISIL- controlled bridge, an ISIL vehicle borne explosive device (VBIED), an ISIL bed down location, an ISIL staging area, and cratered two ISIL roads.

• Near Sinjar, four strikes struck two separate ISIL tactical units and destroyed an ISIL fighting position, an ISIL tactical vehicle, and suppressed an ISIL mortar position.

 

Strike assessments are based on initial reports. All aircraft returned to base safely.

 

A strike, as defined in the CJTF releases, means one or more kinetic events that occur in roughly the same geographic location to produce a single, sometimes cumulative effect for that location. So having a single aircraft deliver a single weapon against a lone ISIL vehicle is one strike, but so is multiple aircraft delivering dozens of weapons against a group of buildings and vehicles and weapon systems in a compound, for example, having the cumulative effect of making that facility (or facilities) harder or impossible to use. Accordingly, CJTF-OIR does not report the number or type of aircraft employed in a strike, the number of munitions dropped in each strike, or the number of individual munition impact points against a target.

 

The strikes were conducted as part of Operation Inherent Resolve, the operation to eliminate the ISIL terrorist group and the threat they pose to Iraq, Syria, and the wider international community.

 

The destruction of ISIL targets in Syria and Iraq further limits the group's ability to project terror and conduct operations. Coalition nations which have conducted strikes in Iraq include Australia, Belgium, Canada, Denmark, France, Jordan, Netherlands, United Kingdom, and the United States. Coalition nations which have conducted strikes in Syria include Australia, Bahrain, Canada, France, Jordan, Saudi Arabia, Turkey, United Arab Emirates, and the U.S.

Repost 0
19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 13:30
Rafale - Mirage 2000D (Armée de l’Air) – Rafale Marine (Marine Nationale)

Rafale - Mirage 2000D (Armée de l’Air) – Rafale Marine (Marine Nationale)


18.11.2015 45eNord.ca (AFP)
 

La France a conduit jusqu’à maintenant 12% des frappes non-américaines menées par la coalition contre le groupe État islamique, et ce chiffre devrait augmenter avec l’entrée en lice du porte-avions Charles de Gaulle, a estimé mercredi un porte-parole militaire américain.

 

« La France a été le premier partenaire de l’Otan a frapper en Irak en septembre 2014, et a conduit à peu près 12% de toutes les frappes non américaines en Irak et en Syrie jusqu’à maintenant », a déclaré le colonel Steve Warren, un porte-parole militaire américain qui s’exprimait par vidéoconférence depuis Bagdad.

« Je m’attends à ce que ce pourcentage augmente » avec l’arrivée prochaine du Charles-de-Gaulle pour participer aux frappes, a-t-il ajouté.

Le porte-avions français apporte « une capacité de frappe significative à la coalition », a-t-il souligné.

Le Charles-de-Gaulle a appareillé mercredi de Toulon (France) pour rejoindre la Méditerranée orientale ou il doit participer à la campagne contre le groupe Etat islamique, triplant la capacité de frappe française dans la région.

L’armée française disposera au total de 26 chasseurs embarqués sur le porte-avions — 18 Rafale et huit Super Etendard — plus des douze appareils stationnés aux Emirats arabes unis (six Rafale) et en Jordanie (six Mirage 2000).

Paris a décidé d’intensifier ses opérations en Syrie, en riposte aux pires attentats commis vendredi sur son territoire (129 morts, plus de 350 blessés), revendiqués par l’organisation de l’Etat islamique (EI).

Selon les statistiques publiquement disponibles compilées et mises en ligne par l’ONG britannique Airwars, la France est jusqu’à maintenant le troisième pays, autre que les Etats-Unis, en terme de nombre de frappes, derrière le Royaume-Uni et au niveau des Pays-Bas.

La campagne aérienne contre le groupe Etat islamique repose toutefois essentiellement sur les Etats-Unis, qui ont mené plus de 80% des frappes jusqu’à maintenant, selon les chiffres du Pentagone.

Repost 0
19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:55
Le Raid confirme utiliser le "Made in Israel" dans son mode opératoire

 

18.11.2015 IsraelValley Desk – Défense (source LeFigaro.fr)

 

Jean-Michel Fauvergue, directeur du Raid, raconte en détails, comment ses hommes ont mené l’assaut dans le nord de Paris. L’opération, qui a duré sept heures, a occasionné «des centaines de coups de feu» et blessé 5 hommes de l’unité d’élite de la police.

 

LE FIGARO. – Que savez-vous avant de commencer l’assaut?

 

Jean-Michel FAUVERGUE. – Au départ, on nous a dit qu’il y avait trois personnes à l’intérieur. On pense qu’il y a une femme et deux hommes radicalisés.

 

Vous saviez que la femme portait un gilet explosif?

Oui, on savait que les terroristes étaient sans doute armés de kalachnikov et de gilets explosifs.

 

Abu Abdelhamid Abaaoud pouvait-il être présent?

On savait qu’il était peut-être là. Les autres services nous avaient transmis cette information.

 

Pouvez-vous nous raconter l’assaut?

L’assaut commence à 4h16 et il dure tout le temps du siège. On décide de faire une ouverture de porte à l’explosif car c’est généralement efficace et sidérant pour les gens qui sont à l’intérieur. Malheureusement, comme ça arrive quelques fois, ça ne marche pas bien. La porte blindée s’ouvre mal. On a du mal à rentrer et donc l’effet de surprise n’existe pas et très rapidement nos gars sont pris dans des échanges de tirs nourris. On riposte.

Les terroristes ont rapidement installé un porte-bouclier derrière la porte. Un porte bouclier assez lourd, posé sur une structure à roulettes. Ça n’est pas un bouclier sarcophage, mais ça y ressemble.

L’échange de tirs dure entre une demi-heure et trois-quarts d’heure. Des centaines de coups de feu sont échangés. Les terroristes ont également lancé des grenades offensives. Puis les tirs deviennent plus sporadiques, entrecoupés de périodes de feu plus intenses.

Après un long moment sans tir, on décide d’envoyer un chien pour qu’il fasse une reconnaissance des lieux. Malheureusement, Diesel, un chien d’attaque, est tué à la Brenneke.

On avait auparavant placé 6 tireurs d’élite devant les ouvertures, sur des immeubles aux alentours. L’un de nos hommes voit un des terroristes, lui demande de lever les mains. Il ne le fait pas. Le tireur d’élite tire. Le terroriste est touché mais continue de risposter à la kalachnikov. Les échanges de tirs continuent assez longtemps.

Puis la femme présente à l’intérieur envoie une longue rafale de tirs et s’ensuit une grande explosion. Les fenêtres, côté rue, volent en éclats. Un bout de corps, un morceau de colonne vertébrale, tombe sur une de nos voitures.

 

La femme s’est-elle jetée sur les forces d’intervention?

Non, nous sommes prudents. La femme s’est fait sauter toute seule dans l’appartement, en espérant que la force de l’explosion nous touche. Mais l’explosion ne nous a pas touchée, en revanche le choc a fait plier des murs porteurs. L’appartement est fragilisé mais il ne s’effondre pas.

Nous sommes au milieu de la mission, il est environ 9 heures. Les tirs de kalachnikov se poursuivent. Puis nous n’entendons plus qu’une kalachnikov car la deuxième s’est tue.

On décide alors de travailler à la grenade de 40mm. C’est une grenade qui contient 40 grammes d’explosif et qui sert à assourdir et à sidérer les assaillants. On en jette une vingtaine.

Puis on continue la progression dans l’appartement. C’est une progression raisonnée.

 

C’est-à-dire? Vous utilisez des moyens de reconnaissance?

On avance prudemment dans l’appartement. On envoie un drone pour regarder à travers les vitres et les velux mais ça ne nous apprend pas grand-chose.

On balance un premier robot muni d’une caméra pour faire une reconnaissance des lieux. Mais il est rapidement bloqué par les gravats. On emprunte un robot plus gros et plus haut, celui de la sécurité civile qui sert au déminage, mais il ne peut pas non plus progresser à cause des gravats. On n’arrive pas à le déployer.

On s’aperçoit qu’il y a des trous un peu partout, dans le parquet. Alors on décide d’utiliser l’appartement du dessous, du deuxième étage, pour passer des perches dotées de caméras. On voit alors qu’un corps est passé du troisième au deuxième étage. Le cadavre est abîmé car il a sans doute pris des grenades et il a reçu une poutre lorsqu’il est tombé. Il n’est pas identifiable.

On décide de repartir au troisième étage. D’autres personnes sont sur le pallier, deux hommes se cachaient sous du linge et avec ce qu’ils avaient trouvé. On les arrête. On continue notre progression mais on ne voit plus rien.

 

Des policiers ont été blessés durant l’assaut?

Cinq de nos hommes sont blessés, certains par balles, d’autres ont pris des morceaux d’explosifs. Ils ont été touchés aux bras, aux jambes, aux mains, dans le bas du dos, mais leur pronostic vital n’est pas engagé.

 

Vous êtes-vous coordonnés avec la BRI?

Oui, à la fin de l’opération, il fallait que l’on vérifie d’autres bâtiments, d’autres appartements qu’on nous avait désignés. La BRI est donc venue en renfort et c’est elle qui a fait cette mission.

Nous étions 110 policiers d’intervention sur le terrain, dont 70 du Raid.

 

Avez-vous des techniques d’intervention particulières?

L’engagement du Raid et de la BRI est un engagement total mais nos hommes ne sont pas suicidaires et on a mis au point des techniques d’intervention particulières. Mais ça pose problème de travailler sur des gens qui portent des gilets explosifs.

 

Ça pose quels problèmes?

On est obligé de rester à distance car effectivement il ne faut pas que l’on se fasse péter.

 

Est-ce que cette nouvelle forme de terrorisme va modifier vos techniques d’intervention?

On les a déjà modifiées. On s’est servi de l’expérience de nos amis étrangers et notamment des techniques utilisées en Israël mais aussi dans d’autres pays. Ce sont des techniques pour essayer d’avoir le moins de dégâts possibles avec un kamikaze.

 

C’est éprouvant pour les nerfs des hommes…

Oui, des hommes mais aussi des chefs. Vous êtes en train de commander une colonne et vous allez demander à vos gars d’aller au contact sur des individus qui sont prêts à se donner la mort.

Si cette série continue, le comportement de mes hommes restera le même. Si on arrive à conserver du temps de repos, ça se passera bien. Là, on est en train de gérer la fatigue et le repos".

Repost 0
19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 08:30
Le magazine de l’État islamique se vante des attentats russe et parisiens

 

18/11/2015 Par Anne-Laure Debaecker - Valeurs Actuelles

 

Islamisme. Dans sa douzième édition parue ce mercredi, Dabiq, le magazine de propagande de l’État islamique, indique comment il aurait piégé l’avion russe écrasé dans le Sinaï et se réjouit des attentats survenus à Paris vendredi.

France, Angleterre, Etats-Unis, Espagne mais aussi Hollande ou encore Turquie : nombreux sont les journaux nationaux et internationaux qui ont consacré leur Une aux attentats de vendredi dernier à Paris. Dabiq, le journal de propagande de l’Etat islamique, n’est pas en reste.

Une photo des sapeurs-pompiers parisiens en train d’évacuer des blessés illustrent, en effet, la couverture de sa douzième édition, diffusée ce mercredi. Avec comme titre « Just terror ». Ce magazine écrit en anglais, disponible en PDF, est utilisé comme une arme de communication et propagande à destination des djihadistes ainsi que des convertis en voie de radicalisation. Si les messages contenus dans ce média sont à prendre avec des pincettes, eut égard au biais introduit par cette propagande, ils peuvent toutefois fournir quelques informations concernant les agissements des djihadistes qui y détaillent leurs crimes.

Suite de l'article

Repost 0
18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 20:55
photo 1e BL - Armée de Terre

photo 1e BL - Armée de Terre

 

18/11/2015 Armée de Terre

 

48 heures après les attentats du 13 novembre à Paris, l’opération Sentinelle était renforcée de 1 000 hommes et femmes venus de toute la France. Pour coordonner cette montée en puissance, la 1re brigade logistique est entrée en piste très tôt samedi matin…

 

Toutes les 6 semaines, c’est la même mécanique qui se met en marche : les experts du centre de mise en œuvre (CMO) de la 1re brigade logistique travaillent en auto-relève pour assurer l’arrivée d’environ 4 000 soldats en Ile de France et le retour de 4 000 autres vers leur garnison. Un flux de 8000 hommes à envisager sur une période habituelle de 6 jours.

 

Ce week-end, le rythme s’est trouvé accéléré : en 48 heures, ces experts ont dû gérer l’arrivée et le déploiement fluide et rapide de plus de 1000 soldats supplémentaires, venant de 22 entités différentes.

 

Depuis le 8 janvier 2015, le CMO coordonne en effet les mouvements de relèves du dispositif Sentinelle d’Ile de France. Cette petite entité de l’armée de Terre travaille en deux phases :

- en amont : la planification de la relève avec les différents interlocuteurs (le niveau tactique sur zone, mais également les services du commissariat pour les véhicules et la perception de l’équipement sur la zone de transit de Brétigny, etc.) ;

- en temps réel : la conduite de la relève depuis le centre opérationnel de Saint-Germain-en-Laye afin de s’adapter aux impondérables d’un tel engagement.

 

Ce weekend, le CMO a donc été mis en alerte dans la nuit du 13 au 14 novembre pour assurer le déploiement exceptionnel qui lui était confié. Outre ce centre, près de 1000 hommes de la brigade logistique sont actuellement engagés sur l’opération Sentinelle, que ce soit sur les missions de surveillance, d’organisation ou sur des missions d’approvisionnement.

Repost 0
18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 20:55
photo ECPAD

photo ECPAD

 

16/11/2015 Armée de Terre

 

Le samedi 14 novembre 2015 en début de soirée, 300 parachutistes du 3e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (3e RPIMa) de Carcassonne sont arrivés à Paris par avions militaires, en renfort suite aux attentats du 13 novembre.

 

Suivez leur déploiement, de leur décollage de l’aéroport Toulouse Blagnac à leur perception d’armement et leurs patrouilles dans Paris et son agglomération.

 

Outre les missions traditionnelles dévolues aux régiments d’infanterie motorisée, le 3e RPIMa est organisé et entraîné pour couvrir une grande unité face à une menace inopinée, mener un combat sur les arrières, contrôler une zone à l’étranger… De par leur instruction axée principalement sur l’acquisition des actes élémentaires individuels du combattant (obtention du brevet militaire parachutiste ainsi que passage en centre d’entraînement commando), les militaires du 3e RPIMa ont donc pour vocation d’intervenir partout dans le monde, en France comme à l’étranger.

 

Au total, 5 000 soldats de Sentinelle sont mobilisés dans Paris et son agglomération. Près de 19 unités de l’armée de Terre ont été mises à contribution (voir la liste des régiments). 48h après les attentats du 13 novembre à Paris, l’opération Sentinelle a été renforcée de 1 000 hommes et femmes venus de toute la France. D’autres soldats arriveront d’ici mercredi.

Repost 0
18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 19:30
photo Russia MoD

photo Russia MoD

 

November 17, 2015: Strategy Page

 

The Russian intervention in Syria involves some 4,000 troops and about fifty warplanes and helicopters. The small size of this force exposes a sad fact of post-Cold War Russia; the military no longer has much in the way of combat capability and few post-Cold War weapons. Thus Russia has few smart bombs and is mostly relying on unguided bombs built in the 1980s, just before the Cold War ended in 1991. Through the 1990s some 80 percent of the huge Cold War Russian (Soviet) armed forces melted away. The Russian air force and navy are now less than ten percent of their Cold War strength and the army has fewer combat brigades than it did armies during the Cold War. But there is one important thing that Russia does have and that the Syrian armed forces desperately needs; support for maintaining and upgrading Syria’s largely Russian weapons and equipment. Russian maintenance and technical personnel are pouring into Syria, largely unnoticed, along with spare parts, upgrade kits and special maintenance equipment. Thousands of Syrian army weapons and vehicles that had become inoperable, or only partially functional are now being returned to usable condition. Russia is also sending in a lot of the new UAVs it has been building, apparently pulling a lot of them out of the Ukraine fighting, along with a lot of their world-class electronic warfare equipment. With new and repaired radios, more medical supplies and equipment as well as military field rations in abundance Syrian forces get daily reminders that things are looking up even if they are not in combat. This makes the Syrian forces more effective when fighting and is a big boost for Syrian morale in general.

 

Russia is using the experience in Syria to upgrade its own armed forces. The Russians have already found that they are not as good at keeping combat aircraft ready (the “readiness rate”) in a combat zone as Western air forces are. American military aircraft in the Middle East have a readiness rate of about 90 percent while the Russian rate is 70 percent. The Americans have a lot more experience, especially in the Middle East. The Russians are learning, especially from the Syrians who are showing them how to deal with the dust, sand and heat. Meanwhile Russia is hustling to build more satellite (GLONASS/ GPS) and laser guided bombs and missiles. Russia is now learning which of their smart bombs work best in combat and are modifying the designs even as they try to increase production. Russia never had a lot of these and now there is a need and it will take until the end of the year before new production will start to make a difference. Even then Russia will not be able to use smart (laser or GPS) guided bombs as often as Western and some Arab (oil rich Gulf States) air forces do. These countries tend to use such weapons in over 90 percent of their air strikes.

 

Russia was known to have had smart weapons since the 1970s, many of them based on American smart bombs (or fragments) captured in Vietnam. The problem was that Russia never built or used a lot of these weapons. For a long time Russia considered these special weapons for rare special occasions and there were few such occasions until now. Russia has known since the 1990s that these smart weapons can make a big difference but throughout the 1990s Russia had no money for new bombs of any kind.

 

Even in the United States it wasn’t until the 1991 Gulf war that the full impact of these weapons was noted. There only 16 percent of the 250,000 bombs dropped were guided. But analysis of the battlefield later revealed that the guided bombs had done 75 percent of the actual damage. This pattern kept repeating itself and by the late 1990s the U.S. was on its way to using nothing but smart bombs. Not so Russia. While new smart bombs were developed in Russia very few were built. Moreover few Russian warplanes were equipped to use smart bombs and few pilots had any experience with these weapons. So it should be no surprise that Russia is using few smart bombs in Syria. The simple fact is that Russia has few of these weapons and even fewer aircraft and pilots able to handle them.

 

Meanwhile China is building a lot more smart bombs and equipping more (than Russia) of its aircraft to use them. Since the 1990s China could afford to do so while Russia could not. Meanwhile China is still learning from Russia. In 2010 China introduced a new laser guided bomb; the LT-2. This weapon looked very similar to the Russian KAB-500L 1100 pound laser guided bomb. The KAB-500L in turn is very similar to the American Paveway series of laser guided bombs. That is, a dumb bomb has a guidance kit attached. In 1994 China introduced a laser guided bomb that appeared to be reverse engineered U.S. Paveway. These apparently did not perform very well, so China apparently used Russian smart bombs as a model.

Repost 0
18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 18:30
Crash A321 image. Crédits CNES 2015 - Distribution Airbus DS Spot Image

Crash A321 image. Crédits CNES 2015 - Distribution Airbus DS Spot Image

 

18.11.2015 Romandie.com (ats)

 

L'Etat islamique (EI) a annoncé mercredi avoir eu l'intention d'abattre un avion occidental au-dessus du Sinaï en Egypte. Mais il a changé d'objectif pour frapper un avion russe après la décision de Moscou de mener des frappes aériennes en Syrie.

L'EI, qui a fait cette annonce dans son magazine Dabiq, dit avoir introduit la bombe dans l'Airbus de la compagnie russe Metrojet après avoir trouvé une faille dans le système de sécurité à l'aéroport de Charm el Cheikh, d'où était parti l'avion.

"Une bombe a été introduite dans l'avion et a causé la mort de 219 Russes et de cinq autres croisés, un mois à peine après la décision insensée de la Russie" d'intervenir en Syrie, dit l'EI. "Les croisés de l'Est et de l'Ouest, qui sont divisés, pensaient être en sécurité en bombardant lâchement les musulmans du Califat. Alors, la vengeance s'est abattue sur ceux qui se sentaient en sécurité dans leurs cockpits", poursuit-il.

 

Une canette de Schweppes

Le magazine publie aussi la photo présentée comme celle de la bombe artisanale qui a détruit l'Airbus A321 russe le 31 octobre. La photo montre sur un fond bleu une canette de Schweppes Gold et ce qui semble être un détonateur et un interrupteur.

Dabiq publie également une photo de passeports qui auraient appartenu à des passagers russes de l'Airbus, "obtenus par les moudjahidine".

Moscou a confirmé mardi que le crash avait été provoqué par l'explosion d'une bombe à bord de l'appareil. Quelques jours après le crash de l'avion, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient déjà dit privilégier la thèse de l'attentat à la bombe. L'Egypte de son côté semble traîner des pieds pour reconnaître la thèse de l'attentat.

 

Deux otages exécutés

L'EI annonce par ailleurs l'exécution de deux otages chinois et norvégien détenus par l'organisation djihadiste depuis début septembre en Syrie. Dabiq publie les photos des corps des deux otages présumés au visage ensanglanté, frappées d'un grand bandeau en rouge sur lequel est écrit: "Exécutés après avoir été abandonnés par les nations et les organisations infidèles".

Il n'a pas été possible dans l'immédiat de vérifier l'authenticité de ces photos.

Repost 0
18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 18:30
photo Russia MoD

photo Russia MoD

 

18 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - L'aviation russe a reçu l'ordre de tirer à vue sur les camions-citernes transportant des produits pétroliers dans les zones contrôlées par l'organisation Etat islamique (EI), a déclaré mercredi le chef des opérations militaires russes en Syrie, le général Andreï Kartapolov.

 

Il a été décidé aujourd'hui que les avions de l'armée russe devaient tirer à vue sur les camions-citernes transportant des produits pétroliers dans une zone contrôlée par l'EI, a-t-il annoncé, cité par l'agence Interfax.

 

Le général ne précise pas le mode opératoire des avions russes, leur altitude lors de leurs frappes ni leurs moyens de reconnaître un camion-citerne appartenant aux jihadistes de l'EI.

 

Le commandant de l'opération militaire russe en Syrie a par ailleurs indiqué que 500 camions-citernes avaient déjà été détruits par l'aviation russe, sans préciser à quels groupes terroristes - Etat islamique ou autres groupes - ils appartenaient.

 

La destruction de ces camions-citernes a eu lieu au cours des derniers jours avant que ne soit prise la décision de tirer à vue sur ces véhicules, a-t-il ajouté.

 

Ces dernières années, sur le territoire qu'ils contrôlent, l'EI et d'autres groupes extrémistes ont mis en place ce que nous appelons +un oléoduc roulant+, a-t-il déclaré, estimant que ces camions-citernes avaient déjà livré des milliers de tonnes de pétrole aux raffineries situées en Irak, avec qui la Syrie partage une frontière à l'est.

 

L'organisation Etat islamique contrôle la majorité des champs pétroliers de Syrie, notamment dans la province de Deir Ezzor, et les camions-citernes et sites d'approvisionnement en pétrole fournissent de précieux revenus au groupe jihadiste.

 

Selon une enquête publiée en octobre par le quotidien américain Financial Times, la contrebande de pétrole rapporte aux jihadistes 1,5 million de dollars par jour lorsque le prix moyen s'établit à 45 dollars le baril.

 

Lundi, le Pentagone avait annoncé la destruction par la coalition conduite par les Etats-Unis de 116 camions-citernes utilisés par l'EI près de Boukamal, une localité tenue par le groupe jihadiste à la frontière de l'Irak.

Repost 0
18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 17:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

18 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

PARIS (France) - Le porte-avions français Charles de Gaulle sera sur zone en Méditerranée orientale, prêt à engager ses avions en Syrie, à la fin de la semaine, a annoncé mercredi le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

Le groupe aéronaval dans son ensemble (porte-avions et bâtiments de soutien) a appareillé ce matin (de Toulon, sud de la France), il sera sur zone à la fin de la semaine, a-t-il dit à l'Assemblée nationale.

 

L'armée française disposera alors dans la région des 26 chasseurs embarqués sur le porte-avions - 18 Rafale et huit Super Etendard - plus des douze appareils stationnés aux Emirats arabes unis (six Rafale) et en Jordanie (six Mirage 2000).

 

Le porte-avions va donc tripler la capacité de frappes françaises au moment où Paris a décidé d'intensifier ses opérations en Syrie, en riposte aux pires attentats commis vendredi sur son territoire (129 morts, plus de 350 blessés), revendiqués par l'organisation de l'Etat islamique (EI).

 

Depuis dimanche, les chasseurs français ont largué une soixantaine de bombes sur le centre névralgique (de l'EI) à Raqa, dans le nord de la Syrie, a précisé le ministre. Cette intensification se poursuivra jusqu'à ce que nous puissions anéantir Daech (acronyme de l'EI en arabe), a-t-il martelé.

 

M. Le Drian a aussi salué une inflexion des Etats-Unis qui, depuis les attentats, ouvrent beaucoup plus largement qu'auparavant leurs capacités de renseignement à l'aviation française pour le choix des cibles.

 

Le Charles-de-Gaulle, qui opèrera dans un premier temps en Méditerranée, près du théâtre syrien, pourrait ensuite rallier le Golfe arabo-persique, a indiqué l'amiral René-Jean Crignola, commandant du groupe aéronoval, avant l'appareillage.

 

Le porte-avions est accompagné des frégates de défense aérienne Chevalier Paul et anti sous-marine La Motte Piquet ainsi que des frégates anti-aérienne britannique HMS Defender et belge Léopold Ier. Outre les chasseurs, il embarque deux avions de guet aérien avancé de type Hawkeye et trois hélicoptères.

Repost 0
18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 17:45
Afrique du Nord et Moyen-Orient source assemblee-nationale.fr

Afrique du Nord et Moyen-Orient source assemblee-nationale.fr

 

November 18, 2015: Strategy Page

 

Despite all the Islamic terrorist activity in the Middle East and the rest of the world Algeria (and its neighbors Morocco and Tunisia) have been largely unaffected. Algerian officials attribute this to an internal security system that successfully detects Islamic terrorist activity and deals with it. While all three countries have problems with corruption and bad government these issues are less damaging here than elsewhere in the region. In addition Algeria has the advantage of a population that is particularly hostile to Islamic terrorism because of a bloody war with Islamic terrorists during the 1990s. During this conflict the Islamic terrorists tried, unsuccessfully, to coerce (via mass murder) reluctant civilians to support them. The peace deal that ended that war included an amnesty program that saw a lot of Islamic terrorists switch sides. There are still Islamic terrorists in Algeria but they have not been able to do much for over a decade. The intensity of ISIL (Islamic State in Iraq and the Levant) violence elsewhere helps suppress support for Islamic terrorism inside Algeria and the police continue to get lots of tips about actual or suspected Islamic terrorist activity. So far so good, despite a recent purge in the security services because of a growing anti-corruption movement.

 

The Mali border continues to be a problem because the Islamic terrorists operating in Mali still try to move through Algeria, usually to smuggle drugs to the coast and thence to Europe. Doing this is a major source of income for Islamic terrorist groups who, when they have established a safe route, will also use it to move weapons and Islamic terrorists. Normally bribes would work to safely move drugs through but the Islamic terrorism angle means that few military or police officials will accept the money and the smugglers have to rely on skill and luck to get through. That often isn’t enough, as can be seen by the constant clashes on the Mali and Niger borders. Algeria has good relations with tribes in the south, especially Tuareg ones that have good connections with Tuareg across the border in Mali, Niger and Libya. This connection enables the security forces down there to keep watch on what is really going on in northern Mali. These Tuareg connections also enabled Algeria to help mediate the recent peace deal in northern Mali that ended the latest Tuareg insurrection. All that is left in northern Mali is the small groups of Islamic terrorists who now have fewer Tuareg they can depend on.

 

Meanwhile the neighbors are trying to contain the Islamic terrorist disease Libya is harboring. Tunisia is building a border wall along the Libyan frontier and imposing stricter screening at ports and airports. Egypt has done the same and sent thousands of additional troops to the border. The Algerian efforts have so far managed to protect Algeria from the Islamic terrorist threat from Libya. While Algeria helped arrange a workable peace deal in Mali it has been unable to do the same in Libya. Instead Algeria has managed to seal its borders sufficiently to keep most Libya based Islamic terrorists out. Algerian security forces have managed to hunt down and destroy those that do get in.

 

President Abdelaziz Bouteflika has run the country since 1999 and despite suffering a stroke in 2013 and being 78 years old is still in power. Apparently the close associates (family, friends, political allies) of Bouteflika have managed to hold tight the reins of power with or without a lot of help from the elderly and ailing president. This is all about mutual assistance among the few families (which were prominent in the 1960s rebellion against France) that have run the country for over half a century and have gotten rich in the process. This is a common pattern worldwide and especially in the Middle East. Everyone knows that corruption and bad government are the main cause of stagnant economies and general unrest but not enough of those in charge are willing to give up enough wealth or power to fix the problem. Thus the 2011 “Arab Spring” uprisings largely failed because too many people with power were not willing to give it up and had the means to eventually defeat the rebels and keep up the old ways. By weakening the counter-terror forces the government makes it more likely that there will be another revolution, most likely led by Islamic radicals. This is a cycle that keeps repeating.

 

Meanwhile the ruling families and Algerians in general are threatened by the declining oil production. Despite efforts to find more of it and revive older wells, production has declined 18 percent since its 2007 peak. Like most undeveloped countries with oil the rulers use as much of the oil wealth (and no more) to keep the population from rebelling. The current low (less than half what they were in 2013) oil prices makes that more difficult. For the ruling families oil income is a matter of survival (or exile and possible prosecution for corruption).

 

November 15, 2015: Across the Tunisian border near the mountain town of Kasserine Tunisian soldiers killed three Islamic terrorists while losing one of their own. Army and police patrols have been scouring the area since the March terror attack in the Tunisian capital that left 22 dead (most of them foreign tourists).  Patrols were recently intensified to find a group believed responsible for the recent beheading of a 16 year old boy the Islamic terrorists accused of cooperating with the police.

 

November 12, 2015: In the south (the Mali border) troops, acting on tips from locals, arrested four suspected Islamic terrorists (they were armed, not acting like smugglers and trying to sneak across the border) and seized a large cache of ammunition in two separate incidents.

 

November 8, 2015: In the north (90 kilometers south of the capital) troops encountered an armed Islamic terrorists and killed him. An AK-47, additional ammo and other equipment were seized.

 

October 27, 2015: Tunisia and Algeria signed a series of security and economic agreements. Both countries are, in addition to Morocco, the only nations in North Africa that are not cursed with a lot of Islamic terrorism. There is some Islamic terrorism in each country but it is relatively minor and not threatening the existence of the government and the economy.

Repost 0
18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 17:30
Chammal (sept 2015) - photo EMA / Armée de l'Air - Marine nationale

Chammal (sept 2015) - photo EMA / Armée de l'Air - Marine nationale

 

18/11/2015 G.B. – LaDepeche.fr

 

Pour frapper Daech, l'Élysée peut compter pour l'instant sur six Mirage 2000 (trois «D», trois «N») basés en Jordanie et six Rafale aux Émirats Arabes Unis (EAU). Une flotte de douze avions de chasse auxquels s'ajoutent des avions de reconnaissance type Atlantique 2.Si l'état-major de l'armée de l'air reste discret sur le nombre de pilotes des deux bases de la région c'est pour «préserver les équipages» confie-t-on à l'Hexagone, le nouveau Pentagone français.

Lire l’article

Repost 0
18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 15:30
En trois jours, la France frappe trois fois Daech en Syrie

En 48 heures, la France a procédé à trois raids aériens qui ont permis de détruire "six objectifs d'importance contrôlés par Daech", selon le ministère de la Défense - photo EMA / Armée de l'Air

 

18/11/2015 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

En 48 heures, la France a procédé à trois raids aériens qui ont permis de détruire "six objectifs d'importance contrôlés par Daech", selon le ministère de la Défense.

 

C'est la réaction de la France à la suite des attaques terroristes de vendredi à Paris. En 48 heures, la France a procédé à trois raids aériens qui ont permis de détruire "six objectifs d'importance contrôlés par Daech", selon un communiqué publié mardi soir par le ministère de la Défense. Ces raids interviennent alors que la France a prévenu ce weekend qu'elle serait "impitoyable" dans la "guerre" contre Daech, qui a revendiqué les attentats sanglants ayant frappé Paris vendredi.

"Nous allons mener le combat, il sera impitoyable", avait déclaré vendredi soir François Hollande près du Bataclan, la salle de concert où 89 personnes ont été tuées. "Parce que quand des terroristes sont capables de faire de telles atrocités, ils doivent être certains qu'il y aura en face d'eux une France déterminée, une France unie, une France rassemblée et une France qui ne se laissera pas impressionner même si aujourd'hui elle exprime une émotion infinie."

 

Troisième frappe en 48 heures

En début de soirée à partir de 19h30 (heure française), l'armée de l'air française a de nouveau frappé Daech à Raqqah, le fief de l'organisation terroriste en Syrie située dans le nord de la Syrie à moins de 400 km de Damas. La force Chammal a successivement bombardé deux centres de commandement de Daech. Le raid était constitué de 10 avions de chasse (Rafale et Mirage 2000), qui ont été engagés à partir des Emirats arabes unis et de la Jordanie.

S'exprimant mardi soir sur TF1, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a souligné que les secteurs de Raqqah mais aussi de Daïr az Zour, à 150 km au sud-est le long de l'Euphrate, constituaient les cibles principales de ces frappes. Il s'agit, a-t-il ajouté, des "sites principaux de la formation des combattants étrangers".

 

Des frappes aériennes avaient déjà touché Raqqah

Dimanche entre 19H50 et 20H25, la force Chammal avait déjà frappé des infrastructures opérationnelles tenues par Daech à Raqqah. Les deux objectifs visés par les frappes avaient été détruits. Le premier objectif détruit était utilisé par Daech comme poste de commandement, centre de recrutement djihadistes et dépôt d'armes et de munitions. Le deuxième objectif abritait un camp d'entraînement terroriste.

Ce premier raid était constitué de 12 aéronefs français, dont 10 avions de chasse, qui ont été engagés simultanément à partir des Emirats arabes unis et de la Jordanie. 20 bombes ont été délivrées. Il s'agissait d'un raid d'une ampleur sans précédent en raison du nombre d'appareils engagés, depuis le début des frappes françaises en Syrie fin septembre. Planifiée sur des sites préalablement identifiés lors des missions de reconnaissance réalisées par la France, cette opération a été conduite en coordination avec les forces américaines.

L'aviation française avait de nouveau bombardé Raqqah dans la nuit de lundi à mardi, détruisant un centre de commandement et un centre d'entraînement, selon le ministère français de la Défense. "L'armée française a conduit pour la seconde fois en l'espace de 24 heures un raid aérien contre Daech (acronyme de l'Etat Islamique en arabe) à Raqqah en Syrie", a indiqué le ministère dans un communiqué.

 

Les Russes ont bombardé Raqqah

Deux semaines après l'attentat contre un avion commercial qui a explosé au-dessus du Sinaï et qui a fait 224 morts, Moscou a procédé à d'intenses frappes contre Rakka. La Russie a lancé un "nombre significatif de frappes sur Raqqah", qui "pourraient" avoir impliqué des missiles tirés depuis des navires en mer et des bombardiers à long rayon d'action, a affirmé mardi un responsable américain sous couvert de l'anonymat. Les forces russes ont prévenu les États-Unis avant le lancement de ces frappes dans le cadre d'un accord pour assurer la sécurité des appareils des deux armées opérant au-dessus du territoire syrien.

De son côté, le commandement de l'armée américaine a annoncé de son côté que les avions de la coalition avaient aussi frappé la ville ces derniers jours. Pour organiser la riposte militaire, François Hollande rencontrera Barack Obama à Washington mardi prochain et Vladimir Poutine deux jours plus tard à Moscou, dans l'espoir d'une coalition unique visant à "détruire" l'Etat Iislamique (EI). Le président russe a ordonné à sa marine de "coopérer" avec la France.

 

33 morts parmi les djihadistes

Les frappes menées depuis trois jours par des chasseurs de l'armée française et d'autres nations ont fait au moins 33 morts dans les rangs de l'organisation Etat islamique (EI) à Raqqah, rapporte mercredi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). L'Observatoire, qui s'appuie sur un réseau de sources en Syrie, fait également mention du départ de djihadistes et de dizaines de membres des familles des cadres du mouvement vers Mossoul, la grande ville du nord de l'Irak que contrôle l'EI depuis juin 2014.

A l'instar de Mossoul pour l'Irak, la ville de Raqqah est devenue le quartier-général et le centre politique des opérations du groupe djihadiste en Syrie. Les combattants de l'EI et leurs familles représentent désormais une partie importante de la population.

Repost 0
18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 12:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

18 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Toulon - Le porte-avions français Charles-de-Gaulle avec 26 chasseurs à bord a appareillé mercredi de Toulon (sud-est de la France) pour se rendre en Méditerranée orientale afin de participer à la lutte contre le groupe Etat islamique, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Après les attentats meurtriers de vendredi, le président français François Hollande a décidé d'engager le groupe aéronaval en Méditerranée orientale, avant de lui faire rallier, le cas échéant, le golfe arabo-persique, a indiqué l'amiral René-Jean Crignola, commandant du groupe aéronoval, avant l'appareillage.

 

Le Charles-de-Gaulle et ses 26 chasseurs -18 Rafale et huit Super-Etandard - ne mettra que quelques jours pour se rendre sur cette zone, au large de la Syrie ou du Liban, contre environ un mois pour rejoindre le golfe arabo-persique, sa mission initiale.

 

Dans les jours qui viennent, l'arrivée sur le théâtre des chasseurs du groupe aérien embarqué, va tripler les capacités actuelles d'action de la France, a souligné M Crignola, qui commande la totalité de la Task Force 476, comprenant, outre le groupe aéronaval français, plusieurs navires étrangers, parmi lesquels une frégate britannique et une autre belge, le Léopold Ier.

 

Le 13 nov 2015, la France a été attaqué sur son territoire par Daech, qui a commis des attentats terroristes simultanées à Paris et dans son agglomération faisant plusieurs centaines de victimes. Le 16 novembre, le Président de la République a annoncé devant le congrès l'intensification des opérations militaires contre Daesch, notamment en Syrie, a expliqué M. Crignola.

 

C'est la troisième mission du porte-avions français dans cette zone lors des deux dernières années.

 

Deux jours après les attaques de Paris et Saint-Denis, l'aviation française a massivement bombardé dimanche soir Raqa, capitale de facto du groupe Etat islamique (EI) dans le nord de la Syrie.

 

Dans un raid d'une ampleur sans précédent depuis les premières frappes françaises en Syrie fin septembre, dix chasseurs-bombardiers ont largué 20 bombes sur un poste de commandement et un centre d'entraînement de l'Etat islamique (EI).

 

Nous poursuivrons ces frappes au cours des semaines à venir (...) Il n'y aura aucun répit ni aucune trève, avait martelé le président Hollande devant les parlementaires.

 

La France est en guerre (...) Nous sommes dans une guerre contre le terrorisme jihadiste qui menace le monde entier, avait-il dit.

Repost 0

Présentation

  • : RP Defense
  • RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories