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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 14:30
photos USA DoD - UK France MoD

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November 04, 2015 by CJTF-OIR Release # 20151104-01

 

Military Strikes Continue Against ISIL Terrorists in Syria and Iraq

 

SOUTHWEST ASIA- On Nov. 3, coalition military forces continued to attack ISIL terrorists in Syria and Iraq. In Syria, coalition military forces conducted six strikes using attack, ground-attack, fighter, bomber, and remotely piloted aircraft. Separately in Iraq, coalition military forces conducted 19 strikes coordinated with and in support of the Government of Iraq using bomber, fighter, attack, ground-attack and remotely piloted aircraft against ISIL targets.

 

The following is a summary of the strikes conducted against ISIL since the last press release:

 

Syria

• Near Al Hasakah, two strikes struck two separate ISIL tactical units and wounded an ISIL fighter.

• Near Al Hawl, two strikes struck two separate ISIL tactical units and destroyed four ISIL fighting positions.

• Near Dayr Az Zawr, two strikes destroyed three ISIL cranes, four ISIL rigs, two ISIL excavators, an ISIL front end loader, and two ISIL pipefitters.

 

Iraq

• Near Al Baghdadi, one strike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL fighting position.

• Near Albu Hayat, two strikes struck two separate large ISIL tactical units and destroyed an ISIL vehicle borne improvised explosive device (VBIED), an ISIL mortar system, an ISIL building, and four ISIL fighting positions.

• Near Bayji, one strike wounded an ISIL fighter.

• Near Mosul, one strike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL fighting position.

• Near Ramadi, five strikes struck an ISIL tactical unit and destroyed seven ISIL fighting positions, an ISIL VBIED, an ISIL weapons cache, an ISIL vehicle, an ISIL building and denied ISIL access to terrain.

• Near Sinjar, nine strikes struck an ISIL tactical unit and destroyed ISIL IED facility, an ISIL staging facility, three ISIL staging areas, four ISIL weapons caches, an ISIL headquarters location, an ISIL bed down location, 10 ISIL fighting positions, and two ISIL vehicles.

 

Strike assessments are based on initial reports. All aircraft returned to base safely.

 

The strikes were conducted as part of Operation Inherent Resolve, the operation to eliminate the ISIL terrorist group and the threat they pose to Iraq, Syria, and the wider international community.

 

The destruction of ISIL targets in Syria and Iraq further limits the group's ability to project terror and conduct operations. Coalition nations which have conducted strikes in Iraq include Australia, Belgium, Canada, Denmark, France, Jordan, Netherlands, United Kingdom, and the United States. Coalition nations which have conducted strikes in Syria include Australia, Bahrain, Canada, France, Jordan, Saudi Arabia, Turkey, United Arab Emirates, and the U.S.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 17:30
Café-défense sur le "Phénomène Daesh: de l'Irak à la Libye"


La Mission Lille Eurométropole Défense et Sécurité vous invite au prochain café-défense (12 Novembre) sur le "Phénomène Daesh: de l'Irak à la Libye" avec le colonel Jean-Luc Theus, Chef du Centre d'exploitation du renseignement terrestre au Commandement des Forces Terrestres.

Cette rencontre sera l'occasion de faire un point de situation sur l'évolution de cette organisation depuis son apparition en 2006.

18h / Université Catholique de Lille / Amphithéâtre St Louis.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 13:50
photo UK MoD

photo UK MoD

 

03 novembre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Londres - La commission parlementaire britannique des Affaires étrangères s'est prononcée mardi contre des frappes en Syrie, estimant, dans un rapport, que Londres devrait plutôt se concentrer sur les efforts diplomatiques pour y ramener la paix.

 

Nous pensons qu'il ne devrait pas y avoir d'extension de l'action militaire britannique à la Syrie sans une stratégie internationale cohérente qui aurait des chances réalistes de vaincre l'EI et de mettre fin à la guerre civile en Syrie, estiment les membres de cette commission.

 

Simultanément à cette annonce, plusieurs journaux britanniques, dont le Times et le Guardian, assuraient mardi que le Premier ministre David Cameron avait renoncé à soumettre la question à un nouveau vote de la Chambre des Communes, faute d'un soutien assez large au sein de son camp et de l'opposition.

 

Une allégation démentie par les services de M. Cameron. La position du Premier ministre n'a pas changé. Il a répété qu'il y aurait un retour devant la Chambre sur cette question uniquement dans le cas où il y aurait un consensus clair et c'est toujours le cas, a indiqué une source au sein de Downing Street.

 

A la fin de l'été 2013, David Cameron n'avait pas réussi à obtenir l'assentiment du parlement pour des frappes en Syrie. Échaudé par cette défaite, il a depuis toujours dit qu'il ne soumettrait de nouveau une telle proposition au vote qu'en étant sûr du soutien d'une large majorité des députés.

 

Or, le Premier ministre britannique ne dispose que d'une étroite majorité aux Communes. Certains membres de son camp étant opposés aux frappes en Syrie, il sait qu'il ne peut obtenir l'aval de Westminster sans le soutien de l'opposition.

 

Actuellement, l'armée britannique effectue des frappes contre l'organisation Etat islamique (EI) en Irak dans le cadre de la coalition internationale menée par les Etats-Unis. Des frappes que le Premier ministre David Cameron aimerait étendre à la Syrie.

 

Mais pour le député conservateur Crispin Blunt, président de la commission, il existe de multiples engagements militaires non coordonnés émanant d'un grand nombre d'acteurs internationaux en Irak et en Syrie et rendre la situation militaire encore plus complexe nous détournerait du principal objectif qui est de mettre fin aux souffrances et de contrecarrer la propagation de cette idéologie dangereuse, barbare et régressive.

 

Le rapport préconise donc que le gouvernement se concentre sur les efforts diplomatiques visant à parvenir à la paix. Vendredi, dix-sept pays, dont la Russie, les États-Unis, la France et pour la première fois l'Iran, se sont réunis à Vienne pour examiner les possibilités d'un règlement politique de ce conflit, qui fait rage depuis plus de quatre ans et a fait plus de 250.000 morts.

 

Le Royaume-Uni reste déterminé à utiliser tous les outils disponibles pour sauver des vies et créer les conditions pour (rétablir) la paix en Irak et en Syrie, a réagi le ministre des Affaires étrangères Philip Hammond, soulignant que son pays agit à la fois sur les plans diplomatique, humanitaire et militaire.

 

Les frappes de la RAF (Royal Air Force) contre l'EI ne sont pas l'unique solution, mais l'action militaire, en coordination avec nos alliés, a un impact substantiel sur l'EI (...) qui a perdu 30% de son territoire en Irak au cours des douze derniers mois, a-t-il ajouté.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 12:40
Crash revendiqué par l'EI, de la "propagande" selon al-Sissi

 

03.11.2015 Romandie.com (ATS)

 

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a fustigé mardi dans un entretien sur la BBC la "propagande" du groupe Etat islamique. L'EI affirme depuis samedi être responsable du crash de l'avion russe dans le Sinaï alors que l'enquête piétine.

M. Sissi a aussi prévenu que l'enquête serait longue pour déterminer les causes du crash qui a coûté la vie à 224 personnes, surtout des touristes russes. "Cela prendra du temps pour clarifier cet incident, voyez le vol de la Pan American qui s'est écrasé en Europe (à Lockerbie en 1988), cela a pris des années avant de trouver la vérité. Nous ne pouvons pas simplement tirer des conclusions hâtives", a déclaré M. al-Sissi selon la traduction de la BBC.

La branche égyptienne de l'EI a assuré samedi avoir "fait tomber" l'appareil en représailles aux bombardements russes en Syrie.

"Il y a cette propagande selon laquelle (l'avion) s'est écrasé à cause de Daech (acronyme en arabe de l'EI, ndlr), c'est une manière de nuire à la stabilité et la sécurité de l'Egypte ainsi qu'à son image", a poursuivi le président égyptien dans cet entretien.

"L'avion était à 35'000 pieds (10'668 m), croyez-moi, la situation dans le Sinaï, en particulier dans cette zone limitée, est totalement sous notre contrôle", a-t-il ajouté. L'Airbus de Metrojet s'est totalement disloqué en vol comme en atteste la dispersion des débris et des corps sur plus de 100 km2, selon certains enquêteurs.

 

Toujours deux hypothèses

D'après des experts interrogés par l'AFP, l'appareil a dû subir un choc extrêmement soudain, quel qu'il soit, au point que le pilote en a instantanément perdu le contrôle.

Tout le monde exclut que l'appareil ait pu être atteint à 10'000 m d'altitude par un missile tiré de l'épaule, du type de ceux dont dispose l'EI dans le Sinaï. Restent deux hypothèses: un problème technique qui provoque une explosion et une dislocation immédiate de l'appareil ne laissant pas le temps au pilote de communiquer, mais ce cas est rarissime, ou alors une bombe apportée dans l'avion par un occupant ou placée à bord par un membre du personnel au sol.

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 12:50
Hybrid tactics: ISIL & Co.

 

28 October 2015 Florence Gaub Alert - No47 - EU ISS

 

In the Middle East and North Africa (MENA), hybrid warfare differs somewhat from that of state actors like Russia. In this region, it is non-state actors (which often harbour state-like ambitions) that employ hybrid tactics to target governments they deem illegitimate. And, more often than not, their use is determined by resource constraints rather than tactical considerations.

Though hybrid tactics have long been present in the MENA, it was in the summer of 2006 during Hizbullah’s conflict with Israel that they really came to the fore. The Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL), which gained notoriety in the summer of 2014 following its rapid expansion, is taking this regional hybrid trend to the next level of territoriality.

 

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 17:30
Bombardements russes en Syrie: destruction d'une enceinte rebelle le 18 octobre 2015 dans la province de Hama. (ministère russe de la Défense)

Bombardements russes en Syrie: destruction d'une enceinte rebelle le 18 octobre 2015 dans la province de Hama. (ministère russe de la Défense)

 

31.10.2015 45eNord.ca (AFP)

 

La Russie a lancé le 30 septembre une campagne de frappes aériennes pour soutenir l’offensive au sol des forces du régime du président syrien Bachar al-Assad dans différentes provinces. Quel est le bilan un mois plus tard ?

 

La Russie a mené des raids dans 10 des 14 provinces de Syrie, dont celles qui sont des fiefs du groupe djihadiste État islamique (EI) comme Raqa et Deir Ezzor.

 

Mais la majorité des bombardements ont ciblé les provinces de Hama (centre), Idleb (nord-ouest), Alep (nord), Homs (centre) et Lattaquié (ouest) où les forces gouvernementales combattent les rebelles.

 

Selon un décompte AFP établi à partir des communiqués du ministère russe de la Défense et des déclarations du chef de l’opération militaire en Syrie, le général Andreï Kartapolov, l’armée russe a bombardé 969 cibles « terroristes » lors de 1.008 raids aériens.

 

Cette semaine, pour la première fois, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), les avions russes ont bombardé la province méridionale de Deraa, élargissant leur champ d’action.

 

Les seules provinces épargnées par les raids russes sont Tartous (ouest) et Soueida (sud) tenues par le régime, Hassaké (nord-est) dont le contrôle est partagé entre les forces kurdes et le régime, et Qouneitra, sur le plateau du Golan (sud), à la lisière de la ligne de cessez-le-feu avec Israël.

 

La Russie possède depuis 1971 une base navale logistique à Tartous mais elle agit principalement à partir de l’aéroport militaire mis à sa disposition par le régime dans la province de Lattaquié. Ces deux bases sont protégées par des centaines de parachutistes et commandos de marine, qui n’interviennent pas sur le théâtre des opérations.

 

Les communiqués du ministère de la Défense russe font référence à des raids menés par des avions de combats Su-24, Su-25, Su-30 et Su-34. Le ministère a indiqué que ses hélicoptères sont présents dans le pays mais ils ne sont pas mentionnés dans les raids.

 

Le 7 octobre, le ministère a indiqué que des bâtiments de guerre croisant en mer Caspienne avaient lancé 26 missiles de croisière contre 11 cibles en Syrie.

 

R: La Russie affirme que ses opérations visent l’EI et les autres « terroristes » mais les Occidentaux lui reprochent de frapper principalement les rebelles modérés et islamistes plutôt que l’EI.

 

Plusieurs provinces visées comme Hama, Lattaquié et Idleb comptent une présence relativement faible de l’EI.

 

Les organisations modérées, soutenues par les États-Unis, ont accusé Moscou de les viser directement. Le groupe Souqour al-Jabal a ainsi affirmé début octobre que les avions russes avaient ciblé son dépôt d’armes dans la province d’Alep.

 

R: L’intervention russe a redonné le moral aux forces du régime qui reculaient face aux rebelles. Elles ont lancé leur première offensive terrestre le 7 octobre dans le nord de la province centrale de Hama. Leur but: reprendre le contrôle de l’autoroute internationale reliant Homs à Alep, la capitale économique du pays. Mais les résultats sont mitigés: après avoir repris plusieurs localités aux rebelles, elles n’ont réussi à en conserver que trois.

 

Dans le Sahl al-Ghab, une plaine située à la jonction des provinces de Lattaquié, Hama et Idleb, le régime s’est emparé de certaines collines mais a échoué à conquérir des positions capables de lui donner un avantage décisif.

 

Dans le sud d’Alep, les forces gouvernementales ont pris le contrôle de six villages et de collines, selon l’OSDH. L’armée dit avoir pris 50 villages et hameaux, soit environ 120 km2.

 

Dans le même temps, l’EI s’est emparé de larges portions de l’unique route tenue par le gouvernement reliant Homs à Alep. Aujourd’hui, les 500.000 habitants des quartiers d’Alep tenus par le régime syrien sont coupés du monde.

 

R: Les frappes menées par la Russie ont fait 595 morts dont deux tiers étaient membres de groupes armés et un tiers des civils, selon l’OSDH. Selon un décompte effectué jusqu’à jeudi, 279 rebelles modérés et islamistes alliés au Front al-Nosra, branche syrienne d’al-Qaïda, ont été tués ainsi que 131 djihadistes du groupe État Islamique (EI). 185 civils dont 46 femmes et 48 enfants ont péri. Moscou dément avoir tué des civils.

 

En comparaison, les raids menés par la coalition conduite par les États-Unis depuis 13 mois ont fait, selon l’OSDH, 3.649 morts dont 3.276 combattants de l’EI, 147 du Front al-Nosra et d’autres groupes islamistes. 226 civils ont été tués -6% des victimes- dont 65 enfants et 40 femmes.

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 17:30
L'armée russe a détruit 1.623 cibles terroristes en un mois d'intervention en Syrie

 

30 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - L'armée russe a annoncé vendredi avoir détruit 1.623 cibles terroristes en Syrie depuis le début de son intervention militaire il y a un mois.

 

Au cours du mois écoulé, les avions russes ont effectué 1.391 sorties et détruit 1.623 cibles terroristes dont 51 camps d'entraînement et 131 dépôts de munitions, a annoncé le chef de l'opération militaire en Syrie, le général Andreï Kartapolov.

 

Parmi les cibles touchées par l'aviation russe, qui a entamé sa campagne de frappes le 30 septembre, le général Kartapolov évoque 786 camps militaires, 371 points fortifiés, 249 postes de commandement et 35 ateliers de fabrication de voitures piégées.

 

Il est trop tôt, pour parler d'une victoire sur l'organisation Etat islamique (EI), a toutefois ajouté l'officier.

 

Malgré de lourdes pertes et des désertions considérables, l'EI continue de tenir ses positions en de nombreux endroits, ayant organisé depuis plusieurs années un vaste réseau de tunnels et d'abris souterrains.

 

Cependant, toutes ses tentatives de contre-attaque ont été contrées, a-t-il affirmé.

 

L'aviation russe a augmenté ces derniers jours l'intensité de ses bombardements, ce qu'elle assure être dû à la profusion d'informations issues de divers canaux sur les coordonnées de positions des terroristes.

 

Le général russe assure aussi que le Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, et l'EI ont rassemblé leurs forces dans la région de Hama, pour faire face à l'offensive en cours des forces syriennes.

 

Depuis le début de son intervention en Syrie, la Russie dit viser exclusivement le groupe jihadiste État islamique (EI) et d'autres groupes terroristes à la demande du régime de Damas.

 

Washington et ses alliés affirment que les raids russes sont destinés à sauver le régime du président Bachar al-Assad.

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 16:30
12 A-10C Thunderbolt IIs deployed to Incirlik, Turkey AB in support of Operation Inherent Resolve photo USAF

12 A-10C Thunderbolt IIs deployed to Incirlik, Turkey AB in support of Operation Inherent Resolve photo USAF

 

30 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Washington - Les Etats-Unis vont déployer en Syrie un petit contingent d'une cinquantaine de forces spéciales pour participer pour la première fois sur le terrain à l'effort de guerre contre le groupe Etat islamique (EI), a indiqué vendredi à l'AFP un responsable américain.

 

Il s'agit d'une décision sans précédent du président Barack Obama qui va envoyer des militaires américains au sol en Syrie --dans un rôle de conseillers--, le chef de l'exécutif américain s'étant jusqu'ici refusé à le faire officiellement et préférant le recours aux bombardements aériens.

 

Le président a autorisé le déploiement d'un petit effectif -- moins de 50 -- de forces d'opérations spéciales américaines dans le nord de la Syrie, a confié un cadre de l'administration américaine.

 

Ces soldats d'élite déployés au sol en Syrie aideront à coordonner les troupes locales sur le terrain et les efforts de la coalition pour contrecarrer l'EI, a expliqué ce responsable, sans être plus précis.

 

Les quelques 50 forces spéciales seront donc cantonnées officiellement à un rôle d'assistance et de conseil aux groupes armés rebelles syriens dits modérés, et ne seront donc pas directement impliquées dans des opérations de combat.

 

Par ailleurs, un autre responsable de l'administration Obama a confirmé que l'armée américaine allait déployer des avions d'attaque au sol A-10 et des chasseurs F-15 sur une base aérienne turque, également dans le cadre de la lutte de la coalition internationale contre le groupe jihadiste EI.

 

Les Etats-Unis pilotent depuis plus d'un an cette coalition de plus de 60 pays qui bombarde des positions de l'EI et autres groupes jihadistes en Syrie et aussi en Irak voisin.

 

Parallèlement, la Russie mène depuis un mois des frappes aériennes en Syrie, officiellement pour lutter contre le terrorisme mais Moscou est accusé de ne pas cibler l'EI et de vouloir en fait renforcer le régime de son allié syrien qui se bat contre la rébellion dite modérée.

 

Les Etats-Unis et la Russie mènent en cette fin de semaine des réunions diplomatiques internationales à Vienne pour tenter de trouver une porte de sortie politique au conflit, qui a fait plus de 250.000 morts depuis son déclenchement en mars 2011.

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 08:40
Surface Forces: Russian Cruise Missiles In Action

 

October 22, 2015: Adam Szczepanik – Strategy Page

 

Early in the morning on October 7th, the Russian Navy Caspian Sea Strike Group launched 26 cruise missiles against targets in Syria belonging to various rebel groups opposing the Syrian government, chiefly ISIL and Jabhat al-Nusra. The missiles, launched from three Buyan-M class corvettes and a Gepard class frigate traveled about 1500 kilometers over Iran and Iraq to reach eleven targets in Syria.

 

The strike was conducted with Kalibr 3M14T missiles (NATO designation SS-N-30A). These GPS and terminal sensor guidance systems have an accuracy of within three meters. Brought into service in 2012, the new variant of Kalibr is a close equivalent of the U.S. Navy's Tomahawk cruise missile. This was the first combat use of Russian cruise missiles they appeared to be about as reliable as their American counterparts.

 

The earlier versions of Kalibr can used either an anti-ship or anti-submarine warhead. The older 3M54 Klub missile, which Kalibr is an an improved model of, weighs two tons, is fired from a 533mm (21 inch) torpedo tube or special launch container, and has a 200 kg (440 pound) warhead. The anti-ship version has a range of 300 kilometers and speeds up to 3,000 kilometers an hour during its last minute or so of flight. There is also an air launched and ship launched version.

 

What makes these missiles particularly dangerous against ships is their final approach, which begins when the missile is about 15 kilometers from its target. Up to that point the missile travels at an altitude of about 32 meters (100 feet). This makes the missile more difficult to detect. The "high speed approach" (via the use of additional rockets) means that it covers that last fifteen kilometers in less than twenty seconds. This makes it difficult for current anti-missile weapons to take it down.

 

The land attack version does away with the high speed final approach feature, and thanks to the saved fuel has a 400 kg (880 pound) warhead and increased range of up to 2,500 kilometers. This is more than the 1,700 kilometer range of most modern non-nuclear Tomahawk, which is not surprising, as despite the same 533mm (21 inch) diameter, Russian torpedo tubes of the same diameter are longer, which allows the Kalibr to be longer than Tomahawk, and thanks to that it has more volume available to carry fuel.

 

Buyan-M is a 950 ton ship that is 74 meters (243 feet) long and has a crew of 36. Top speed is 45 kilometers an hour and endurance is ten days. Armament consists of a 100mm gun, two 14.5mm heavy machine-guns, two AK-630 multi-barrel 30mm autocannon for close range defense against missiles and aircraft. There are eight vertical launch tubes holding 3K14 Kaliber or older missiles of any variant (anti ship, land attack, anti submarine). There is also a short-range (5-6 kilometers) missile system (Gibkha 3M47) with eight missiles. There is an air/surface radar and optional sonar. The heavily armed Buyan-M provides you with a low-cost patrol vessel that can handle just about anything it runs into during coastal patrols and can even be useful in wartime. Russia has built eight Buyan-M class corvettes so far, and four additional ones are under construction.

 

The Gepards cost about $200 million each and have been in service for a decade. These ships are 102m (316 feet) long, have a crew of 98, and endurance of 15 days. Top speed is 50 kilometers an hour. These frigates are meant for coastal patrol. They were designed to carry eight anti-ship missiles (usually the 552 kg Kh-35 "Harpoonski", only one Gepard class vessel, Dagestan, carries 3K14 Kaliber missiles instead) and one SA-N-4 twin rail anti-aircraft missile launcher (with 20 missiles). There is a 76mm cannon, two six barreled 30mm anti-missile autocannon, four 533mm torpedo tubes (for anti-submarine operations), and a 12 barrel anti-submarine rocket launcher. The ship also carries up to 20 naval mines. Electronics include navigation and air defense radars as well as sonar. There is an option to provide a helicopter platform (but no hangar). Four Gepard class frigates were built, three used by Russia, one by Vietnam, and two more, intended for Vietnam, are under construction.

 

This missile attack, even though it might seem small in scale when compared to U.S. Tomahawk strikes in earlier wars that used hundreds of missiles over several days, will have major impact on the strategies and plans of many leaders. Firstly, it proves that Russia now possesses a modern, long range cruise missile, capable of accurately hitting targets in a theater different than the launching vessel is in, and above all, useable by warships much smaller than the usual platforms for such weapons, which will have consequences for NATO planning in Europe too.

 

Secondly, it shows that Russian military involvement in Syria is not going to be necessarily limited to the rather modest number of Russian aircraft and ground troops stationed there, which is bad news for all the rebel groups fighting Syrian government.

 

Thirdly, this event was also planned as a show for Russian internal politics too - it is notable that 7th October, the day of the attack, was also president Putin’s 63rd birthday.

 

This is no coincidence, as it shows the military’s support for the president, gives Russians a reason for national pride on this day because of the new, modern weapon that is being talked about by international media, and all that to assist the Russian intervention in Syria, which is positively viewed by majority of Russian population.

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 08:30
Intelligence: What Really Makes Armed UAVs Special

 

October 22, 2015: Strategy Page

 

In Syria the U.S. Air Force came face-to-face with differences between targeting (selecting what to hit) from the air (using aerial and satellite surveillance) and using that supplemented with information gathered on the ground. The air force depended on aerial surveillance to find and approve targets to hit in Syria. The CIA, meanwhile, had its own “air force” of armed UAVs that concentrated on key Islamic terrorist personnel. Air force analysts with high enough security clearances could not help but note that the CIA effort was more successful. The key CIA advantage was the network of spies, informants and other specialists they had on the ground. Many of these “assets” were not even Americans and the CIA was able to make deals with foreign nations for valuable target information.

 

Much of these CIA advantages were relatively new. The post September 11, 2001 world dramatically altered the way that U.S. national intelligence services did business. After the 1970s, U.S. intelligence operatives became rare and competent ones even more so. Until 2001 this did not bother the CIA or the U.S. government all that much. But it is a problem when there is an emergency. So, since September 11, 2001, the U.S. has been forced to rely more on contractors for the more personal and tradition forms of espionage.

 

The decline of American spy craft is an aftereffect of the Church Committee. This was an investigative operation sponsored by Congress in the late 1970s that sought to reform and punish the CIA. The reforms were mainly about eliminating CIA spying inside the United States, or doing stuff for the president that Congress did not approve of. There was also a desire to avoid any CIA connection with foreign unpleasantness (like using unsavory people as spies or informants, paying foreign politicians for information, or using contractors to run informant networks). This led to a growing list of restrictions on what the CIA could do overseas and at home. Congress was out to make sure no future president (the CIA works for the president) could use the CIA, as had been done during the Vietnam War and before.

 

The CIA interpreted all this as "no more James Bond stuff." After the 1970s, the CIA relied more on spy satellites and other electronic monitoring for their reports on what was going on in the world. The Church Committee insured that the CIA became a much less interesting place to work for practitioners of traditional (on the ground, up close and personal) espionage. A lot of the most capable people got out over the next two decades. Recruiting competent replacements became difficult. But after September 11, 2001, the CIA was tossed a huge pile of money and told to staff up and get going and save us all from the Islamic terrorists. The Church Committee restrictions were largely, if not completely, ignored. But long lists of things-you-couldn't-do were still on the books. After a decade of doing whatever it took, the rules are being enforced again.

 

One of the more successful operations hurt by this temporary retro thinking was the use of contractors to run Pakistan intel operation. Things were not done by the book, but results were demanded, especially efforts to find Osama bin Laden. Everyone looked the other way while the deed was done. Now Congress is again calling for investigations and “rogue operators” to punish. This sort of thing makes it very difficult to recruit and keep competent spies, even as contractors.

 

But it's not just paper bullets intelligence operatives have to worry about these days. The post-9/11 world dramatically altered the way that national intelligence services do business. For one, the craft of espionage and military intelligence has become inherently more dangerous for case officers and agents in an age of terrorism and insurgency than it was during the Cold War.

 

This is a complete turnaround from the way business was done during the Cold War in the '60s, '70s, and '80s. Many case officers on all sides, whether CIA or KGB, served out their entire 20 or 30 year careers as professional spies without ever having touched a firearm after their initial tradecraft courses. After all, getting into gun battles was not their job. Collecting information was. Furthermore, the case officers themselves, often operating under official diplomatic cover, didn't really have anything to fear if they were caught or their covers blown, except a tarnished career and expulsion from whatever country they operated in. The ones in real danger were always the informants, or "assets", that the case officers recruited, who were liable to face execution if they were found out. Simply put, spying really wasn't that dangerous for the case officers during and immediately after the Cold War.

 

After the War on Terrorism began, the Cold War rules began to rapidly disappear. For one thing, Afghanistan, Pakistan, and Iraq, along with most places that CIA officers operate today, are actual war zones with nothing "cold" about them. During traditional peacetime case officers don't really have to worry about their own safety, just that of their informants. Once you get involved with terrorists or an actual shooting war starts, all of that changes, and intelligence officers (whether CIA, or Army Intelligence) become major high-value targets for terrorist and insurgents. Since 2001, over a dozen (the exact number is classified) CIA officers have been killed in the line of duty. In short, the espionage business has gotten far more dangerous in a very short period of time.

 

This has necessitated a number of dramatic changes in the way the Americans, British, and other professional intelligence services do business where they are needed most (in war zones). For one, the spooks are getting strapped. Case officers working in places like Pakistan, Afghanistan, and even Egypt routinely carry handguns everywhere they go to defend themselves should the need arise. During the Cold War this was unnecessary and generally considered a stupid liability since being caught with a weapon would probably get you booted out of the country you operated in. Not anymore.

 

Besides carrying guns, agencies and case officers are paying extra attention to things like counter-surveillance, disguises, and evasive driving. Carrying a sidearm is necessary for a case officer working in a city like Baghdad, Karachi or Kabul, the truth remains that getting into a gunfight is still the last resort and should be avoided at all costs. Case officers know that the most effective way to avoided being a terrorist target is to avoid following the same routines every day, varying routes to and from work/meetings, never sleeping in the same safe house for too long, and generally making one's life as varied and unpredictable as possible. Experienced spies know that if you can't be found, you can't be a target. The best game plan is to be as invisible as possible. Using contractors to run your informant networks is the best cover of all, unless Congress is looking for someone to prosecute.

 

Russia is different, as the Russians always had the best spies. This was because of superior recruiting, training, and management. A lot of those spies were cut loose after the Soviet Union dissolved in 1991, and some of them offered to talk (if the price was right). What these guys revealed was chilling for Western intel agencies, a decades long tale of successful old-school espionage operations. The KGB was so good that most of these ops were not even suspected. But the new information enabled the U.S. to roll up a number of well-placed Russian agents and moles and provide evidence supporting calls for a return to traditional espionage. Congress was still hostile to that and the September 11, 2001 attacks were one result. The current comedy of errors in Russia is another. There will be more.

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 08:30
Inherent Resolve – Chammal sit rep 29 Oct.. – CJTF-OIR

 

October 29, 2015 by CJTF-OIR Release # 20151029-01

 

Military Strikes Continue Against ISIL Terrorists in Syria and Iraq

 

SOUTHWEST ASIA- On Oct. 28, coalition military forces continued to attack ISIL terrorists in Syria and Iraq. In Iraq, coalition military forces conducted 13 strikes coordinated with and in support of the Government of Iraq using bomber, fighter, and attack aircraft against ISIL targets.

 

The following is a summary of the strikes conducted against ISIL since the last press release:

 

Iraq

• Near Al Huwayjah, two strikes struck two separate ISIL weapons and staging areas.

• Near Mosul, one strike destroyed an ISIL artillery piece.

• Near Ramadi, two strikes struck a large ISIL tactical unit and destroyed an ISIL recoilless rifle, two ISIL rocket rails, eight ISIL boats, two ISIL fighting positions, an ISIL heavy machine gun, suppressed an ISIL heavy machine gun, and denied ISIL access to terrain.

• Near Sinjar, three strikes destroyed 33 ISIL fighting positions.

• Near Sultan Abdallah, two strikes destroyed an ISIL fighting position and suppressed an ISIL mortar position.

• Near Tal Afar, three strikes suppressed two ISIL mortar positions and an ISIL heavy machine gun position.

 

Strike assessments are based on initial reports. All aircraft returned to base safely.

The strikes were conducted as part of Operation Inherent Resolve, the operation to eliminate the ISIL terrorist group and the threat they pose to Iraq, Syria, and the wider international community.

The destruction of ISIL targets in Syria and Iraq further limits the group's ability to project terror and conduct operations. Coalition nations which have conducted strikes in Iraq include Australia, Belgium, Canada, Denmark, France, Jordan, Netherlands, United Kingdom, and the United States. Coalition nations which have conducted strikes in Syria include Australia, Bahrain, Canada, France, Jordan, Saudi Arabia, Turkey, United Arab Emirates, and the U.S.

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 18:30
Chammal : Point de situation au 29 octobre 2015

 

29/10/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Au Levant, la situation est surtout marquée par une évolution des lignes de fronts en Irak, principalement dans la zone nord du pays (région Sinjar – Mossoul – Kirkouk) ou Daech semble adoptée une posture défensive. A Baïdji, les Forces de sécurité irakiennes (FSI) reprennent peu à peu le contrôle de la ville. Dans la vallée de l’Euphrate, à l’ouest de Bagdad, la tension entre FSI et Daech reste toujours aussi forte autour de la ville de Ramadi. Dans ce contexte, la coalition poursuit son appui aérien au profit des FSI partout où leurs éléments sont au contact de Daech.

 

Depuis le 15 octobre 2015, la composante aérienne de la force Chammal a ainsi conduit 42 nouvelles missions, dont 14 missions de renseignement parmi lesquelles 9 au-dessus des zones contrôlées par Daech en Syrie. À Bagdad et Erbil, les militaires français restent par ailleurs engagés dans la formation des FSI, en particulier celle de l’état-major de la 6edivision d’infanterie (DAA6 de Bagdad), ainsi que celle des soldats irakiens de l’Iraki Counter Terrorism Service (ICTS). Cette semaine, les conseillers français ont davantage axé leur formation dans les domaines liés à la conduite des opérations, l’emploi des appuis interarmes et la logistique opérationnelle.

 

En savoir + : lien vers dossier

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 08:50
Douze ans après l’invasion de l’Irak, Blair reconnaît une certaine responsabilité dans la montée de l’EI

source globalresearch.ca


25.10.2015 45e Nord.ca (AFP)
 

L’ancien premier ministre travailliste Tony Blair a réitéré dimanche des excuses partielles pour la guerre en Irak, tout en reconnaissant une certaine responsabilité dans la montée de l’organisation de l’État islamique (EI), dans une interview sur CNN.

 

«Je peux dire que je présente des excuses pour le fait que les informations données par les services secrets étaient fausses», a déclaré Tony Blair à CNN, selon le site internet de la chaîne de télévision américaine.

Mais «je trouve difficile de s’excuser d’avoir démis Saddam. Encore aujourd’hui en 2015, je trouve que c’est mieux qu’il ne soit plus là», a soutenu l’ex-premier ministre britannique.

«Je m’excuse aussi pour certaines erreurs dans la planification et nos erreurs dans notre compréhension de ce qui se passerait une fois le régime tombé», a-t-il ajouté, reconnaissant des «éléments de vérité» dans l’idée que l’invasion de l’Irak en 2003 est la principale cause de la montée de l’EI.

«Bien-sûr, il n’est pas possible que dire que ceux qui ont déposé Saddam en 2003 ne portent aucune responsabilité dans la situation en 2015», a-t-il reconnu, tout en soulignant également l’impact du Printemps arabe et le fait que l’EI a démarré depuis la Syrie et non l’Irak.

«Il a déjà dit tout ça», a réagi un porte-parole de l’ancien premier ministre. «Tony Blair a toujours présenté ses excuses pour les informations des services secrets et pour des erreurs dans la planification».

Ces déclarations interviennent alors que la commission Chilcot, qui enquête sur l’engagement controversé du Royaume-Uni dans cette guerre, doit annoncer d’ici début novembre un calendrier de publication.

Mise en place en 2009 par le premier ministre travailliste de l’époque Gordon Brown, elle n’a toujours pas rendu ses conclusions alors qu’elle était initialement censée les produire dans un délai d’un an.

Le Royaume-Uni s’est engagé dans l’invasion puis la guerre en Irak en 2003 sous le gouvernement travailliste de Tony Blair. Cette décision a été très impopulaire à l’époque et l’ex-premier ministre est accusé d’avoir trompé la population sur la présence jamais avérée d’armes de destruction massive en Irak.

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 08:30
Su30SM aux côtés d'un Su-25 Frogfoot déployés en Syrie - photo Russia MoD

Su30SM aux côtés d'un Su-25 Frogfoot déployés en Syrie - photo Russia MoD

 

26 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Washington - Les Américains et la coalition contre le groupe Etat islamique n'ont pas mené de frappes aériennes en Syrie depuis trois jours, un calme contrastant avec l'activité de Moscou qui indique avoir frappé 94 cibles sur les dernières 24 heures.

 

Selon les statistiques de la coalition menée par les Etats-Unis, le dernier bombardement en Syrie remonte au jeudi 22 octobre, avec une frappe de drone dans la région de Mara (nord de la Syrie) visant un véhicule et un mortier.

 

Le Pentagone juge purement circonstancielle cette retenue, démentant notamment que la coalition puisse manquer de cibles.

 

Nous demandons à nos services de renseignement des cibles que nous pouvons frapper sans causer de dommages civils et nous n'en avons eu aucune ces derniers jours, a déclaré lundi le porte-parole du Pentagone, le capitaine de vaisseau Jeff Davis.

 

Mais ça ne veut pas dire que nous ne sommes pas en train de chercher d'autres cibles. Et il y en aura d'autres, a-t-il ajouté.

 

Il n'y a rien à lire dans ce calme récent, a indiqué un responsable de la Défense, sous couvert de l'anonymat.

 

Les cibles ne manquent pas mais il peut y avoir toute une série de raisons pour lesquelles nous renonçons à frapper, comme le mauvais temps, a commenté un autre responsable américain.

 

L'armée russe a annoncé lundi avoir effectué 59 sorties au dessus de la Syrie et frappé 94 cibles terroristes en 24 heures, un nombre record de bombardements depuis le début de l'intervention russe le 30 septembre.

 

D'une manière générale, les statistiques du Pentagone montrent un net ralentissement des frappes en Syrie qui a commencé dès le début du mois de septembre, avant même l'intervention russe.

 

En septembre, le nombre de bombardements de la coalition en Syrie est tombée à 127, alors qu'il était resté supérieur à 200 sur les quatre mois précédents, selon les chiffres du Pentagone collectés par Airwars, un site internet spécialisé.

 

En octobre, après le début des bombardements russes en Syrie, la baisse s'est confirmée, avec une centaine de frappes enregistrées jusqu'au 25.

 

Les frappes en Irak montrent moins d'irrégularités, oscillant approximativement entre 400 et 500 par mois sur les six derniers mois.

 

Le Pentagone se refuse à lire un quelconque essoufflement des frappes dans les chiffres concernant la Syrie.

 

Nous frappons les cibles où nous les trouvons et quand nous les avons vérifiées, a souligné lundi Elissa Smith, une porte-parole du Pentagone.

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 17:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

21/10/2015 Sources : État-major des Armées

 

Le 15 octobre 2015, le colonel Emmanuel a pris le commandement de la base aérienne projetée de Jordanie. Il succède au colonel Laurent qui, durant les 4 derniers mois, a préparé et dirigé plusieurs centaines d’opérations aériennes au-dessus des zones contrôlées par Daech en Irak et dernièrement en Syrie.

 

La cérémonie de passation de commandement a rassemblé l’ensemble des militaires déployés sur la base dans le cadre de l’opération Chammal, marquant solennellement l’investiture du nouveau chef. La formule consacrée a été prononcée sur le front des troupes: « Vous reconnaîtrez désormais pour votre chef le colonel Emmanuel ici présent et vous lui obéirez en tout ce qu’il vous commandera, pour le bien du service, l’exécution des règlements militaires, l’observation des lois et le succès des armes de la France ». Avec plus de 2 400 heures de vol, dont 1 800 sur Mirage 2000 D, le colonel Emmanuel occupe un poste stratégique à l’état-major de l’armée de l’air. Il effectue en Jordanie sa 6e opération extérieure. Il poursuit ainsi le travail de ses prédécesseurs en participant à la conduite des opérations aériennes (reconnaissances armées, ISR, ravitaillement) menées par Chammal et la coalition contre Daech en Irak et en Syrie.

 

Retrouvez en détail l'actualité de l'opération Chammal en cliquant sur ce  lien.

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 17:30
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

22/10/2015 Sources : Etat-major des armées

 

En Irak, la semaine a été marquée par la poursuite des opérations visant à juguler Daech et restreindre les mouvements des combattants terroristes. Cette semaine, les FSI ont débuté la reprise de Bayji et de la raffinerie voisine – sites stratégiques tenus jusqu’ici par Daech.

 

Cette offensive est largement appuyée par les moyens de la coalition. Depuis plusieurs semaines, les opérations aériennes (ISR et reconnaissances armées) se concentrent sur la région de Bayji. Les frappes contre des objectifs précis ont affaibli les capacités de Daech. De plus, les soldats de l’ICTS formés par la coalition ont été engagés dans le combat. Les forces françaises participent à ce programme de formation, en particulier dans les domaines de l’instruction au combat en zones urbaines et la lutte contre les engins explosifs improvisés.

 

Du 15 au 21 octobre, la force Chammal a poursuivi ses opérations aériennes au-dessus des espaces contrôlés par Daech. Au total, 24 missions ont été réalisées par les équipages français – dont 6 dédiées aux vols d’acquisition de renseignement. En Irak, les avions de l’armée de l’air ont frappé 11 objectifs tenus par Daech. A Bagdad et Erbil, les militaires français restent engagés dans la formation des forces irakiennes – en particulier l’état-major de la 6e division (DAA6 de Bagdad). Cette semaine, les conseillers français ont davantage axé leur expertise dans les domaines spécifiques de la conduite des opérations, l’emploi des appuis et la logistique opérationnelle.

 

En savoir plus

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 11:30
Inherent Resolve – Chammal sit rep 26 Oct.. – CJTF-OIR

 

October 26, 2015 by CJTF-OIR Release # 20151026-01

 

Military Strikes Continue Against ISIL Terrorists in Syria and Iraq

 

SOUTHWEST ASIA- On Oct. 25, coalition military forces continued to attack ISIL terrorists in Syria and Iraq. In Iraq, coalition military forces conducted 15 strikes coordinated with and in support of the Government of Iraq using fighter, attack, bomber, ground attack, and remotely piloted aircraft against ISIL targets.

 

The following is a summary of the strikes conducted against ISIL since the last press release:

 

Iraq

• Near Bayji, one strike struck a large ISIL tactical unit and destroyed four ISIL fighting positions, three ISIL mortar positions, an ISIL heavy machine gun, and an ISIL cave entrance.

• Near Habbaniyah, two strikes suppressed two ISIL mortar positions.

• Near Kisik, one strike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL fighting position.

• Near Mosul, one strike struck an ISIL tactical unit and destroyed an ISIL fighting position.

• Near Ramadi, five strikes struck an ISIL tactical unit and destroyed two ISIL fighting positions, two ISIL weapon caches, an ISIL command and control node, an ISIL building, and denied ISIL access to terrain.

• Near Sinjar, three strikes struck an ISIL tactical unit and destroyed 18 ISIL fighting positions and two ISIL vehicles.

• Near Sultan Abdallah, one strike suppressed an ISIL sniper position.

• Near Tal Afar, one strike destroyed an ISIL fighting position.

 

Additionally, on 22 Oct., in conjunction with an operation to free 70 hostages, the following targets were struck in Iraq:

• Near Al Huwayjah, two strikes destroyed an ISIL prison camp and denied ISIL forces an avenue of approach.

 

Strike assessments are based on initial reports. All aircraft returned to base safely.

 

The strikes were conducted as part of Operation Inherent Resolve, the operation to eliminate the ISIL terrorist group and the threat they pose to Iraq, Syria, and the wider international community.

 

The destruction of ISIL targets in Syria and Iraq further limits the group's ability to project terror and conduct operations. Coalition nations which have conducted strikes in Iraq include Australia, Belgium, Canada, Denmark, France, Jordan, Netherlands, United Kingdom, and the United States. Coalition nations which have conducted strikes in Syria include Australia, Bahrain, Canada, France, Jordan, Saudi Arabia, Turkey, United Arab Emirates, and the U.S.

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 16:30
USAF A-10s deploy to Incirlik

 

22 October, 2015 By Arie Egozi – FG

 

Tel Aviv  - The US will accelerate its air operations in Syria against Islamic State militants by deploying the Fairchild Republic A-10 Thunderbolt II to Incirlik AFB in Turkey.

 

Russia has increased its military presence in Syria, and satellite images – including those from an Israeli satellite – show that it has based a number of squadrons of fighters and attack helicopters in the Middle East. Russian air strikes have led Washington to change its strategy in Syria, resulting in the deployment of the A-10s – an aircraft that is well-equipped to carry out missions against IS. Twelve A-10s that are usually based at Moody AFB in Georgia have reportedly been sent to Turkey. They will replace six USAF Lockheed Martin F-16s that were deployed from Aviano AFB in Italy in August. The A-10 was first deployed in the anti-IS fight in 2014.

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 16:30
Canadian F-18 Fighter Jet

Canadian F-18 Fighter Jet

 

October 21, 2015 defencetalk.com (AFP)

 

Ottawa: Canada’s prime minister-elect Justin Trudeau said Tuesday he told US President Barack Obama that Canadian fighter jets would withdraw from fighting the Islamic State group in Iraq and Syria.

But he gave no timeline.

“About an hour ago I spoke with President Obama,” Trudeau told a press conference.

While Canada remains “a strong member of the coalition against ISIL,” Trudeau said he made clear to the US leader “the commitments I have made around ending the combat mission.”

Canada last year deployed CF-18 fighter jets to the region until March 2016, as well as about 70 special forces troops to train Kurds in northern Iraq.

During the campaign, Trudeau pledged to bring home the fighter jets and end its combat mission. But he vowed to keep military trainers in place.

His new Liberal government will be “moving forward with our campaign commitments in a responsible fashion,” Trudeau said.

“We want to ensure that the transition is done in an orderly fashion.”

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 14:30
USAF F-15C Eagles (493rd Fighter Squadron) with Turkish Air Force F-16C Fighting Falcons - Archives USAF

USAF F-15C Eagles (493rd Fighter Squadron) with Turkish Air Force F-16C Fighting Falcons - Archives USAF

 

16 octobre 2015 Romandie.com (AFP)

 

Moscou - Tous les avions de chasse russes opérant en Syrie ont regagné leur base et tous les drones russes fonctionnent normalement, a assuré vendredi l'armée russe après que la Turquie eut annoncé avoir abattu un aéronef non identifié dans son espace aérien près de la frontière syrienne.

 

Tous les avions russes en Syrie ont regagné la base aérienne de Hmeimim après avoir rempli leurs tâches militaires. Les drones russes, qui surveillent la situation en Syrie et font du renseignement, fonctionnent normalement comme prévu, a affirmé le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, cité par l'agence officielle TASS.

 

Des chasseurs turcs ont abattu vendredi un aéronef, dont le type et la nationalité d'origine n'ont pas été immédiatement précisés, qui avait violé l'espace aérien de la Turquie près de la frontière syrienne, selon un communiqué de l'armée turque.

 

L'aéronef a été abattu par des avions de l'armée turque après avoir été mis en garde à trois reprises, a précisé l'état-major turc.

 

Un responsable turc a ensuite indiqué à l'AFP que l'engin abattu était un drone.

 

La Turquie avait affirmé la semaine dernière avoir détecté plusieurs violations de son espace aérien par des avions de combat russes provoquant des tensions entre Moscou et Ankara.

 

Le 3 octobre, des avions turcs avaient ainsi intercepté un chasseur de l'armée de l'air russe et l'avaient forcé à faire demi-tour, selon l'armée turque. Mais selon Moscou, cette incursion avait été causée par les mauvaises conditions météo.

 

La Russie mène depuis le 30 septembre des frappes aériennes contre le groupe Etat islamique (EI) et les terroristes en Syrie.

 

La Turquie, membre de l'Otan, participe de son côté à des frappes aériennes d'une coalition internationale menée par les Etats-Unis qui visent également l'EI.

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 11:30
Yémen: le martyre d’une « Arabie heureuse »

 

15.10.2015 par JF Fiorina - notes-geopolitiques.com

 

Derrière le conflit religieux, le contrôle de la mer Rouge

« Le Yémen est en train de s’effondrer sous nos yeux ». C’est par ces mots que le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, décrit la situation du pays devant le Conseil de sécurité le 12 février 2015.

On ne saurait mieux souligner l’état chaotique de la transition politique débutée en parallèle des « Printemps arabes », en 2011.

L’instabilité du Yémen, objet de l’attention internationale à la suite de nombreux attentats terroristes perpétrés par Al-Qaïda dans la Péninsule Arabique (AQPA), massivement présent sur le territoire yéménite, et plus récemment par l’État Islamique (EI), n’est pourtant pas nouvelle.

Elle puise ses racines dans la fragmentation géographique, sectaire et tribale d’un pays récemment mais superficiellement réunifié (1990).

Elle s’inscrit surtout dans un contexte géopolitique plus large, avec des enjeux régionaux mais également internationaux : l’ancien royaume de Saba, riche d’aromates, d’or et de pierres précieuses au temps du roi Salomon, contrôle le détroit de Bab el-Mandeb dans la mer Rouge et vers le canal de Suez. Une artère vitale pour le commerce international.

État pauvre et « failli » dans un environnement agité, miné par de profondes divisions internes, tribales et religieuses, le Yémen dispose pourtant d’importants atouts géopolitiques. Il est, avec ses 13 millions d’habitants, l’un des pays les plus peuplés de la péninsule arabique.

Il bénéficie de conditions climatiques favorables, la hauteur de ses massifs (culminant à 3400 mètres) lui permettant de disposer de 400 à 600 millimètres de précipitations annuelles.

Les riches terres volcaniques et les conditions climatiques ont ainsi permis l’épanouissement, dès l’Antiquité, d’une civilisation agricole originale, dont la puissance a été rapidement renforcée par sa position privilégiée le long de la mer Rouge, par où transitent les biens les plus précieux de l’époque.

Grecs et Romains ont ainsi qualifié la région d’ « Arabie heureuse » (Arabia Felix). Mais ce qui avait fait la richesse du pays, cette situation stratégique, explique pour une grande part ses problèmes actuels.

 

L’apparence des faits : l’extension du conflit entre chiites et sunnites

Le 26 mars 2015, l’Arabie saoudite lançait une offensive aérienne, nommée « Tempête décisive », contre le Yémen, avec l’aide d’une coalition d’une dizaine d’autres États, soutenue par les puissances occidentales.

Son but affiché : rétablir dans ses fonctions le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi, réfugié à Ryad après avoir été chassé du pouvoir par les Houthis chiites.

Une intervention justifiée a posteriori par la résolution 2216 du Conseil de sécurité de l’ONU (20/04/2015), exigeant le retrait des milices houthistes des zones qu’elles ont progressivement conquises depuis septembre 2014.

Avec ses inévitables dégâts collatéraux (4 900 morts et quelque 25 000 blessés, selon l’ONU, à fin septembre 2015), cette campagne militaire est toujours en cours.

Malgré le retour le 22 septembre de Mansour Hadi à Aden, le grand port du sud et la 2e ville du Yémen, elle semble marquer le pas. Le pays s’enfonce indubitablement dans la guerre civile et religieuse.

Pour Didier Bilion, directeur adjoint de l’IRIS, « derrière le conflit local qui fait rage, se profile en réalité le bras de fer entre les États arabes du Golfe, emmenés par l’Arabie saoudite, et l’Iran. L’Arabie saoudite tente, par tous les moyens, de se replacer au centre du jeu régional et de s’imposer comme le leader pour s’opposer à ce qu’elle appelle ‘l’expansionnisme iranien’ » (www.iris-france.org, 23/06/2015).

Appuyée sur le « fantasme de la menace iranienne », réactivé par le « retour éclatant » de Téhéran sur la scène internationale (cf. note CLES n°166, 17/09/2015), la réaction de Ryad ne saurait cependant se comprendre sans la prise en compte du contentieux qui l’oppose, depuis l’origine, au Yémen.

 

Un contentieux ancien entre Riyad et Sanaa

Si la partie méridionale du Yémen, correspondant à l’ancien hinterland britannique formé au XIXe siècle autour du port d’Aden, n’accède à l’indépendance qu’en 1967, le territoire de la « République arabe du Yémen », au nord, se libère de la domination ottomane dès la fin de la Première Guerre mondiale.

Mais dès l’accord de Taef (1934), ce nouvel État doit céder à l’Arabie saoudite la province de l’Asir, dont les contours restent cependant imprécis. Les deux pays se disputent notamment la souveraineté sur les îles se trouvant au large de cette région (archipel des Farassan en particulier).

« La monarchie des Saoud s’est toujours méfiée du Yémen, république soupçonnée de vouloir récupérer les territoires perdus en 1934, c’est pourquoi Ryad a soutenu le mouvement sécessionniste sudiste apparu au Yémen en 1994, expliquent les auteurs de L’Atlas géopolitique des espaces maritimes. La défaite des séparatistes a suscité une nouvelle tension avec Sanaa et des incidents armés ont opposé les deux pays, en 1998, à la suite de l’occupation de certaines îles contestées. »

Il faudra attendre l’accord du 12 juin 2000 pour voir se fixer les frontières terrestres et la délimitation des espaces maritimes entre les deux pays.

Plus fondamentalement, c’est la légitimité politique du Yémen que la monarchie saoudienne, elle-même issue de la défaite ottomane de 1918, et historiquement beaucoup plus frustre que l’antique « Arabie heureuse », semble avoir toujours contestée.

Thomas Flichy de La Neuville le souligne : « Les racines de cette opposition puisent dans une fracture plurimillénaire, interne à la péninsule arabique, entre la riche civilisation agricole des hauts plateaux yéménites et les espaces désertiques du nord, territoires des Bédouins » (L’Obs, 13/04/2015).

C’est ce qui explique le conflit de 1926-1934 entre les deux pays puis l’hégémonie exercée par les Saoudiens sur la République Arabe du Yémen septentrional, depuis leur appui aux monarchistes, opposés aux républicains soutenus par l’Égypte de Nasser lors de la guerre civile de 1962, jusqu’à la réunification qu’ils n’auront jamais cherché à favoriser, bien au contraire.

« L’Arabie saoudite mène de longue date une politique d’affaiblissement de son voisin », rappelle Le Monde (17/04/2015). La faiblesse actuelle du Yémen doit beaucoup à cette sourde hostilité.

 

Une position stratégique sur la route du pétrole

« L’emplacement stratégique du pays au carrefour des routes pétrolières à destination de l’Europe, du bassin méditerranéen, de l’Afrique et de l’Asie en fait un enjeu sécuritaire de taille pour certaines puissances extérieures comme l’Arabie Saoudite, l’Iran ou les Etats Unis », observent Elsa Barbiéri et Marine Matray pour le Diploweb.com.

Quatrième point de passage maritime le plus important au monde en matière de transport de pétrole, le détroit de Bab el-Mandeb, entre Yémen, Erythrée et Djibouti, voit en effet transiter 90 % des seules exportations japonaises et 3,8 millions de barils par jour (chiffres AFP, 2015).

Dès lors, la dégradation de la situation au Yémen représente un facteur potentiel de déstabilisation régionale dont les répercussions seraient évidemment internationales. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si plus de 8 000 soldats occidentaux sont stationnés à demeure à Djibouti, en face d’ Aden.

Si l’ingérence iranienne est souvent montrée du doigt, le degré d’implication de Téhéran reste discuté par les spécialistes. D’autant que les Houtis ne sont que l’une des composantes des groupes chiites zaydites: avec pour objectif la restauration de leur imamat perdu en 1962, ils sont minoritaires au sein des tribus chiites zaydites.

L’engagement des États sunnites du Golfe, soutenus par les puissances occidentales et leurs alliés locaux (Égypte en tête), ne fait en revanche aucun doute. À cela deux raisons. La première s’inscrit dans la lutte d’influence géopolitique à laquelle se livrent le royaume saoudien et la République islamique d’Iran.

Si celle-ci réussissait à s’assurer Sanaa, après Bagdad, Damas et Beyrouth (via le Hezbollah), elle pourrait en effet constituer une sorte de « ceinture chiite » autour des États sunnites de la région ce que ces derniers ne peuvent accepter. Mais l’enjeu n’est pas seulement régional.

Un État pro-iranien installé sur les bords de la mer Rouge donnerait à Téhéran la possibilité de couper deux des principales artères maritimes du pétrole du Proche-Orient, à savoir le détroit d’Ormuz dans le Golfe et celui de Bab el-Mandeb contrôlant de facto le trafic du canal de Suez.

Un risque que les puissances occidentales ne souhaitent pas prendre. Et qui explique, au-delà du soutien à la coalition arabe, la méfiance entretenue dans nombre de chancelleries à l’égard de l’Iran.

À cette aune, le Yémen se présente comme un cas géopolitique exemplaire. Car si, pour les peuples, le facteur religieux et plus largement les enjeux identitaires restent essentiels, c’est bien la question de la puissance, notamment dans ses aspects économiques, comprenant l’accès aux ressources, qui constitue le vrai moteur des relations internationales.

 

Télécharger : Yémen: le martyre d’une « Arabie heureuse »

 

Pour aller plus loin:

  • « Yémen.Vers un échec du modèle yéménite de transition négociée », par Elsa Barbiéri et Marine Matray, Diploweb.com, 25/03/2015 ;
  • « Atlas géo- politique des espaces maritimes », par Didier Ortolland et Jean-Pierre Pirat, Technip, 2e édition 2010, 333 p., 64 € ;
  • « Géopolitique de la mer Rouge », par François Jedaoui, Diploweb.com, 24/01/2015.
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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 18:30
photo EMA / Armée de l'AIr

photo EMA / Armée de l'AIr

 

15/10/2015 Sources : Etat-major des armées

 

La situation sécuritaire en Irak n’a pas connu d’évolution significative.Daech reste en position défensive dans les zones de Baiji et de Ramadi où se porte l’effort des forces de sécurité irakiennes.

 

Le début de la semaine a été marqué par le deuxième raid conduit par les forces françaises contre les positions de Daech en Syrie. Dans la nuit du 8 au 9 octobre 2015, 2 Rafale de l’armée de l’air ont frappé un centre d’entraînement de Daech à proximité de Raqqah.

 

La force Chammal a maintenu un rythme opérationnel soutenu avec 27 missions aériennes réalisées. Les équipages ont poursuivi les missions ISR au-dessus des espaces contrôlés par Daech en Irak comme en Syrie, ainsi que les opérations de ravitaillement en vol. La force Chammal a frappé en Irak des objectifs convoités par Daech, dans les régions de Sindjar, Mossoul et Kirkouk. Au total, 12 frappes ont été effectuées cette semaine, permettant de détruire 20 objectifs.

Chammal : Point de situation au 15 octobre 2015
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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 16:30
Chammal : Inauguration d’une salle de lutte contre le piégeage

 

15/10/2015 Sources : État-major des armées

 

En Irak, lorsqu’ils se replient et abandonnent les positions aux Forces de sécurité irakiennes (FSI), les terroristes de Daech piègent les villages à l’aide d’Engins explosifs improvisés (IED) pour rendre difficile la progression des forces irakienne et retarder le retour à la vie normale pour les Irakiens.

 

Le 6 octobre 2015 dans la région de Bagdad, l’ambassadeur de France en Irak a inauguré un nouvel espace pédagogique comportant une salle de lutte contre le piégeage et un véhicule d’instruction réalisé par le Détachement d’instruction opérationnelle (DIO) 13 au profit des forces de défense irakiennes. Cette action s’inscrit dans le cadre de la formation et du conseil fourni aux FSI par l’opération Chammal.

 

Les militaires du DIO 13 ont débuté une formation au profit de leurs homologues irakiens. Ce stage vise à acquérir les techniques de la lutte contre les engins explosifs improvisés (CIED). Pendant cette formation, tout est mis en œuvre par le détachement français pour réaliser une instruction correspondant aux risques et aux menaces rencontrées par leurs homologues sur le terrain dans les zones contrôlées par le groupe terroriste Daech. À l’issue du stage, les 25 stagiaires irakiens seront engagés en opérations.

 

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise 700 militaires. Elle vise, à la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, à assurer un appui (aérien et formation) aux forces irakiennes dans la lutte contre le groupe terroriste Daech. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de douze avions de chasse de l’armée de l’Air (six Rafale, trois Mirage 2000D et trois Mirage 2000N), d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et de la FAA Cassard.

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 11:30
photo US Navy

photo US Navy

 

October 13, 2015: Strategy Page

 

Questions are being asked, and no answers given, about the aftermath of an American raid in Syria that captured lots of evidence of illegal activities throughout the Middle East and in the West. Five months after the raid the massive amount of intel taken has resulted no one being arrested or prosecuted. This all began on May 18th, 2015, in the eastern Syria (Deir Ezzor province) when American commandos (from the army Delta Force) raided the heavily guarded ISIL compound of Fathi ben Awn ben Jildi Murad al Tunisi (nicknamed Abu Sayyaf), a Tunisian who ran ISIL finances. This included the lucrative trade in stolen oil and any other scams that will bring in revenue. The raiders sought to take Abu Sayyaf alive but he and two other senior ISIL officials died in the brief battle.

 

The raiders did seize many records (most of them electronic) and took away Abu Sayyaf’s wife who was wanted for supervising the enslavement of captured women. Also taken away were a quantity of small (easy to smuggle) antiquities that ISIL was preparing to smuggle out of Syria for sale to wealthy buyers in the Middle East and the West. In late September the United States returned these small antique items to the Iraqi government and that put the May raid back in the news and triggered unanswered questions about the follow-up to the intel taken in that operation. It may be a long time before it is revealed what actually happened here, especially when it comes to the trade in illegal antiquities. The most likely explanation is that the non-terrorists revealed to be involved (as smugglers, middlemen and financiers) of the smuggling operation all agreed to provide information about ISIL and thus are remaining unidentified. That doesn’t explain all the silence, but does account for much of it. Abu Sayyaf was dealing with tens of millions of dollars of illegal transactions each month and the number of operations he had in various stages of completion probably amounted to over $100 million and involved a lot of prominent people who pretended to be honest, upright citizens. That sort of thing rattles a lot of cages and has lot of unpredictable side effects. .

 

The raiders came in at night in special SOCOM UH-60 helicopters and left the same way with all their loot and captives. ISIL was alarmed as the suddenness and success of this raid and suspect one or more traitors supplied the Americans with information. That was because the raiders know where everyone and everything was inside the compound (which contains over fifty buildings) and also seemed to know that most of the security forces had been temporarily called away to take care of an emergency. ISIL is always looking for traitors and being falsely accused of treason is considered an occupational hazard within ISIL. Most of those accused are executed and many are extensively tortured first. ISIL has also made it more complicated to join the inner circle (ISIL management) and now demands extensive background checks. The penalty for failing such a background check is death. The most likely source of the traitorous information was probably local civilians who hate ISIL. 

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 07:35
Afghanistan: The Kunduz Conundrum

Militant Attack and Support Zones in Afghanistan April-October 6, 2015 - credits ISW

 

October 13, 2015: Strategy Page

 

The sudden increase of Taliban activity in northern Afghanistan, especially the temporary seizure of Kunduz (a city of 145,000), is a new aspect of an old problem; Taliban efforts to make the north safer for smuggling heroin out of the country. Charging into Kunduz on September 28 th was unusual, because it was an expensive operation in that it gets a lot of Taliban fighters killed or captured and is soon undone once the security forces send enough reinforcements to the city. And that’s what happened. It got worse when several similar attacks failed to get into the city they were after.  Such spectacular attacks are mainly for terrorizing the local population, especially politicians and business owners, into being more cooperative. The basic problem for the Taliban and the drug gangs they work for is that they don’t want to run the country but do need free access to keep the drug business going. This is especially true of the north, where the locals have always been more anti-drugs and hostile to the Talban.

 

The northerners must be terrorized into subservience. With the foreign troops gone the drug gangs and the Taliban can operate with a lot more freedom (from interference and heavy losses from air strikes). You can see how the drug gangs are controlling all of this because the locations where the Taliban are most active are the ones most crucial to drug gang profits (which the Taliban share). Thus the smuggling routes to Central Asia, Pakistan and Iran are more frequently the scene of Taliban violence. The official Taliban line is that this is all for the purpose of putting the Taliban back in charge of the country. The reality is that most Taliban are content to make a good living off the heroin trade. That this cripples the economy and hurts the majority of Afghans does not bother members of the drug gangs or the Taliban. This is curse of Afghanistan, where the country has long suffered from a lack of cooperation and efforts to curb the ancient chaos. This is particularly the case in the north, where local warlords (often politicians) is strong and while these guys tend to be anti-drug and anti-Taliban they are definitely not anti-making-money. The impact on Afghanistan can be seen by the fact that unemployment has risen (over a third of Afghans are unemployed) and the number fleeing the country is increasing. About 10,000 Afghans a day are applying for passports, the first step is leaving to legally (or illegally) reaching another country and a new home. Iran reports that about 2,000 Afghans a day illegally enter Iran, often on their way to a more distant country (usually in the West). All this is fine with the Taliban and drug gangs because most of the people leaving are very hostile to the Taliban and drug gangs.

 

Normally the Taliban, or local drug gangs only have a lot of control in a few of the 373 districts (each province is composed of districts) in Afghanistan. The Taliban are active in 10-15 percent of districts, mainly in the south (Helmand and Kandahar, where most of the heroin is produced) and the east (where many Pakistan/ISI supported Islamic terrorist groups operate) and increasingly in the north. The north is always a problem because the drug gangs have to deal with the security forces, local warlords and a strong tradition of local defense militias (except in the cities).

 

Eastern Afghanistan is also the main transit route for drug exports and those drugs (heroin, opium and a few others) generates the cash that keeps the Taliban a major problem. There is also significant Taliban activity in the north, where another major drug smuggling route goes through Central Asia. But the main route is in the east, which goes to the Pakistani port of Karachi and thence the world. Populous or heavily trafficked districts usually have enough police, soldiers or pro-government militias nearby to keep the Taliban out of the towns that serve as district capitals. But in remote, thinly populated districts it is different and a Taliban force can sneak in and take over for a while, grabbing some media attention along the way.

 

The Taliban have other problems and have formed special units to search for and destroy ISIL (Islamic State in Iraq and the Levant) groups operating in eastern Afghanistan. Taliban problems with former Taliban (including most of the non-Afghans, mainly from Central Asia and Chechnya) who have left to form local branches of ISIL have gotten worse over the last year. ISIL groups are using tactics aimed at making the Taliban look bad. For example the ISIL men do not terrorize local villagers and pay for any supplies or services they need. The ISIL men point out that the Taliban have become corrupted by working with drug gangs and are no better than bandits. This resonates with the Pushtun tribesmen but there is fear that ISIL will soon turn to enforcing strict lifestyle rules, something the Taliban have backed away from (because of sustained popular resistance). That has not happened yet and currently ISIL concentrates on staying alive in the face of Taliban and government attacks. The Taliban tries to keep this war with ISIL a secret but the news gets out (often via cell phone) and spreads. ISIL has openly declared war on the Taliban and gains some traction with accusations that the Taliban were created and still work for Pakistan. This is largely true, but the Taliban also work for local drug gangs. ISIL is aware of that but knows that the Pakistani connection is more of an issue to most Afghans. Yet the growing presence of ISIL in Afghanistan is also bad news to many Afghans because ISIL is basically Islamic terrorists who have become even more violent and uncompromising.

 

The defections to ISIL began in late 2014 when a few Taliban leaders (especially field commanders who have armed followers and know how to fight) defected to ISIL and were soon at war with a Taliban they saw as sell-outs and reactionary Islamic radical pretenders. Some of these new ISIL groups appear to have modified their stance on the drug trade as even ISIL fanatics have operating expenses and in a few cases ISIL has replaced the Taliban as drug gang hired guns. ISIL leadership in Syria opposes this and has created a cash pipeline to provide money for operating expenses and make it unnecessary to have any friendly dealings with criminal gangs of any sort. The drug gangs aren’t taking sides in the Taliban/ISIL feud because for a drug lord it is all just business. Now ISIL is using more direct attacks on nearby Taliban factions in what appears to be a sustained effort to replace the Taliban. If the local ISIL can maintain other sources of income they could eventually become a threat to the drug gangs. The drug lords don’t believe it will ever come to that because ISIL in Syria is under growing attack and most governments (and many rival Islamic terror groups) are constantly attacking these ISIL cash pipelines and will eventually cut off the money supply. At that point the Afghan ISIL groups will be vulnerable to destruction or corruption.

 

One thing warlords, the Taliban, drug gangs and ISIL can agree on is the need to halt the American UAV operations and air operations in general. Not only do these persistent UAVs and aircraft constantly search for, and often find, people they are looking for but often quickly fire very accurate and effective missiles. This has become a major problem for leaders of all these criminal or Islamic terror groups. Even if you manage to avoid the missiles you do so by severely restricting your movement, communications and other activities. Because the UAV operations are run solely by the Americans bribes don’t work. Worse, Afghan officials who are not on the payroll often provide the Americans with tips about where potential targets are. In response more cash and threats are used against vulnerable officials to obtain some public protests against the UAV operations. This does not impress locals, most of whom back the UAV operations, but the protests connect with some foreign media and politicians.

 

Another problem the drug gangs currently have is a global heroin price war caused by too much heroin coming out of Afghanistan, Burma and other new sources. Heroin is a lucrative business and more people want market share. This means Afghan drug gangs have to produce and move more opium and heroin in return for less money. That is bad for business on many levels, especially on the retail end (where a lot more users overdose and that discourages potential new users). Afghanistan is still the major (over 80 percent of the market) producer but tribal rebels in northern Burma are expanding production and currently account for about ten percent of the global heroin supply. Other significant (and growing) producers are in in Pakistan, Colombia, Guatemala, and Mexico.

 

While a few large gangs and warlords control the heroin business, there are other illegal enterprises available to local hustlers. One of the most popular of these is illegal mining. There are over 2,000 illegal mines operating throughout Afghanistan and these have grown so numerous that legal mining has declined. The major problem legal mining encounters is poor security and infrastructure which is sustained by lots of corruption. Small, private mines increased production, as did illegal mines. Since 2010 there have been efforts to get large-scale legal mining operations going. While there are believed to be over a trillion dollars of minerals underground, you need an honest and efficient government before foreign firms will invest tens of billions to set up the large mines and build roads and railroads to get the goodies out, and equipment in. These mines generate tremendous revenue for the government and lots of good jobs. That won't happen as long as the drug gangs dominate the south. This is actually old news, as there have been several surveys of the country since World War II and the mineral deposits were, at least among geologists, common knowledge. Some have tried to get large scale operations going and all, so far, have failed. But because of American encouragement in 2010 the Afghan government called for foreign firms to make offers. There was some interest but the mining companies soon encountered the same fate of past efforts (corruption and lack of infrastructure). Meanwhile the small scale mines continue with the expensive assistance of the criminal underground.

 

Afghanistan accused Pakistan of helping plan and carry out the recent Taliban raid on Kunduz. The Pakistanis deny any involvement, but they always do and have a long and proven record of interfering in Afghan internal affairs. Afghanistan also believes that a lot of the recent Taliban violence in Afghanistan was made possible by the thousands of non-Pakistani Islamic terrorists fleeing North Waziristan and moving to Afghanistan. There, many of these foreign Islamic terrorists have joined the Afghan Taliban and provided an infusion of very dedicated and dangerous fighters. Afghan intelligence believes that the Afghan Taliban leadership is still operating from a sanctuary in southwest Pakistan, something Pakistan continues to deny despite lots of evidence showing senior Taliban are in the area (Baluchistan). Pakistan says it is trying to get the peace talks with the Afghan Taliban restarted but many Afghans believe it was the Pakistanis who caused the talks to collapse before they could get started. That’s because the main reason for the collapse of the peace talks back in July was the unexpected revelation that Afghan Taliban leader Mullah Omar had died in a Pakistani hospital in 2013. This revelation caused a split, still not healed, within the Afghan Taliban leadership. To most Afghans it is obvious Pakistan was behind all this. Currently the Afghan government is not willing to reconsider peace talks with the Afghan Taliban until Pakistan cuts its support of, and control over, Islamic terror groups (like the Taliban and Haqqani Network) operating in Afghanistan.

 

October 12, 2015: South of Kabul some 2,000 Taliban, coming from several different directions, tried to rush in and seize control of Ghazni city, which is about the same size as Kunduz. This attack failed with none of the Taliban groups getting any closer than five kilometers from the city. Meanwhile troops and police are still fighting Taliban in some Kunduz neighborhoods.

The Taliban went online and declared war on Tolo and 1TV, two of the major TV networks in Afghanistan because the two networks reported incidences of Taliban raping women when they briefly occupied Kunduz.

 

October 11, 2015: In Kabul a Taliban suicide bomber tried to attack a British military convoy but failed. The bomber was killed and three civilians wounded.

 

October 10, 2015: In the south (Kandahar) the security forces detected the Taliban assembling several hundred men in a rural area of Shurabak, near the Pakistan border. Air strikes were called in, followed by a ground operation. The operations found over a hundred Taliban dead and more than fifty wounded by the attack.

 

October 7, 2015: In Kabul police arrested two Haqqani Network suicide bombers and prevented them from detonating the explosives in the car they were driving. Because of the complexity of the bomb it was decided to evacuate nearby buildings and detonated the car bomb where it was stopped.

 

October 6, 2015: The commander of U.S. forces in Afghanistan ordered all troops under his command to be formally reminded of the ROE (Rules of Engagement). This is a reaction to an October 3rd incident in Kunduz where Afghan forces called in American air support against Taliban who were firing on them from a building in a hospital compound. An American AC-130 gunship responded. Despite the precision of the AC-130 fire the Taliban were operating in the midst of civilians (a favorite tactic to prevent air strikes) and 22 civilians died as well. This became a major news story and the result will be more strict application of the ROE and a lot less U.S. air support for Afghan troops and police. This makes the security forces less effective and the Taliban more so. This sort of thing is no accident. The Taliban and drug gangs have invested a lot in the local media, to make each civilian death, at the hands of foreign troops, a major story. The majority of civilian combat deaths are at the hands of the Taliban or drug gangs, and the local media plays those down (or else). It's a sweet deal for the bad guys, and a powerful battlefield tool. The civilians appreciate the attention, but the ROE doesn't reduce overall civilian deaths, because the longer the Taliban have control of civilians in a combat situations, the more they kill. The Taliban regularly use civilians as human shields, and kill those who refuse, or are suspected of disloyalty. In most parts of Afghanistan, civilians are eager to get the Taliban killed or driven away, as quickly as possible and by any means necessary. The number of civilian deaths, at the hands of NATO/Afghan forces, are spectacularly low by historical standards. The U.S. armed forces have reduced civilian casualties during combat by over 90 percent since the 1970s. This is the result of wider use of precision weapons, better communications and new tactics. The troops know this, some of the civilians know this, but the media doesn't care and the Taliban know that dead Afghan soldiers and police are not news but dead civilians are, especially if it is one of rare incidents where the Taliban was not responsible.

In Kabul police arrested a Haqqani Network suicide bomber and disabled the explosives he was carrying. The man was attempting to attack a police station. The man later admitted that he had been trained across the border in Pakistan (Peshawar).

 

October 5, 2015: Some 400 kilometers northwest of Kabul over 500 Taliban attempted to charge into the city of Maimana (the capital of Faryab province and about half the size of Kunduz). The attack was repulsed with at least 20 percent of the attackers killed or wounded.

In the east (Khost) police arrested a Haqqani Network commander they had long been seeking.

 

October 4, 2015: Security forces completed killing or driving out most of the Taliban in Kunduz. Between today and the original attack on September 28th over 300 Taliban were killed.

In Kabul police detected and killed two suicide bombers before they could reach their target.

 

September 30, 2015: Afghan security forces began moving into Kunduz to clear out Taliban raiders.

 

September 28, 2015: Up north hundreds of Taliban gunmen used surprise and the darkness of night to seize control of Kunduz City. Taliban have been trying to do this since late April. Until now the Islamic terrorists had suffered thousands of casualties and were still stuck in the city outskirts. But this time they managed to move in several large groups of gunmen undetected by Afghan intelligence and pull off a surprise attack. This is part of a decade’s long effort to establish base areas outside the south. These efforts have not gone so well but the Taliban keep trying because control of border areas, and routes to them, in the north (to Central Asia) and east (to Pakistan, the port of Karachi and then the world) are essential for the drug gangs. Most drug sales are outside of Afghanistan and these smuggling routes are essential and must be safe enough to get most of the drugs out without being seized and destroyed. Bribes do most of the work with force being applied as needed. This explains the constant battles in northern and eastern Afghanistan. The fighting in the south is easier to understand because that is where the opium and heroin are produces. The problem in the north is that the Pushtun tribes up there are minorities, and are more concerned about angering non-Pushtun neighbors than in cooperating with Pushtun-run drug gangs from the south. As a result in the north more people are providing information on Taliban movements, and more Taliban are getting caught or killed up there. This time the Taliban presence for months had eliminated untrustworthy civilians and make this attack possible. Kunduz Province has always been the key to the northern smuggling route and Kunduz City (the provincial capital) is the key to controlling the province. Trying to seize control of Kunduz City is risky but a bold move nonetheless. Unfortunately the Taliban offensive came at the same time that a newly elected president came to power and proceeded to keep his campaign promises to dismiss corrupt and ineffective officials. That included a lot of senior people in the defense ministry and northerners blame the sloppy army performance in Kunduz on this housecleaning in the senior ranks of the army. Fortunately the non-Pushtun tribes that dominate the north have militias that were willing to defend Kunduz, as they had back in the late 1990s. Unfortunately pro-government militias are easier to bribe.

 

Taking Kunduz is a big deal for the Taliban and a defeat up there hurts Taliban morale and income. This will make some of the true-believer Taliban consider switching to ISIL as it is clear to most Taliban that the Kunduz operation is mostly about the drugs, not establishing a religious dictatorship in Afghanistan.  Hatred of the drug gangs and the Taliban is most intense in the north, where the non-Pushtun tribes (who are 60 percent of the Afghan population) are very hostile to any Pushtun “invasion”. The battle for Kunduz City is a test of whether drug gang money and hired guns (the Taliban) can overwhelm local hostility. Drug gang bribes have already bought temporary loyalty of many northerners, but can guns and money control the entire province? So far it’s a standoff with Taliban gunmen blocking most roads around the city while the government and local tribes send more reinforcements. ISIL is also active in Kunduz Province and apparently employed by at least one drug gang. So far several hundred thousand civilians have fled the area, fearing that the fighting will escalate before it is over. The danger to the civilians has encouraged the local tribal and warlord militias to go after the Taliban, who are seen as foreign invaders and deserving of no mercy.

 

 

September 24, 2015: Pakistan says that Afghan Taliban are leaving Pakistan after receiving a warning. Afghanistan does not believe this.

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