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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 13:50
«Les Etats manquent de volonté politique pour une défense commune en Europe»

 

19.12.2013 Elisa Perrigueur - leparisien.fr



La défense, sujet sensible, sera au coeur des discussions du sommet européen à Bruxelles, ce jeudi. Pour Jean-Yves Le Drian, «il était temps». Les Etats européens, souverainistes, peinent souvent à s'accorder sur des interventions ou budgets communs. François Hollande va tenter d'obtenir un soutien militaire dans le cadre de l'opération Sangaris en Centrafrique.

 

Mission difficile selon Arnaud Danjean, eurodéputé membre du PPE (Parti Populaire Européen) et président de la sous-commission Sécurité et Défense. 

Aujourd'hui, on entend souvent cette question : que fait l'Europe ? En Syrie, au Mali.... existe-t-il une réelle politique de défense ?  
Arnaud Danjean. Chaque fois qu'on parle de défense en Europe, il faut bien préciser que ce n'est pas Bruxelles qui décide mais bien les Etats individuellement. Beaucoup trop souvent les 28 n'arrivent pas à se mettre d'accord sur des interventions et arrivent après la bataille. Les blocages résultent d'un manque de volonté politique des pays (certains considérerons par exemple que ce n'est pas de leur responsabilité d'intervenir...) parfois c'est en raison d'un manque de capacités (peu de budget militaire...)

Une politique de défense européenne est-elle indispensable ?
Pendant ces dernières 60 années, nous nous sommes reposés sur les Américains, maintenant ce n'est plus possible. Aujourd'hui, les budgets des Etats Européens sont également en baisse. Une politique européenne est donc nécessaire, mais il y a trop d'absence de volonté politique de la part de beaucoup d'Etats. La France est l'un des plus volontaires en matière de défense, mais je n'attends malheureusement pas grand chose de ce sommet sur ce point.  

Selon vous, quelle peut-être la réaction des Européens sur la Centrafrique ? Va-t-on vers l'intervention de plusieurs pays de l'UE ? 
La Centrafrique est un cas très compliqué. Le Mali, par exemple, concernait plus de pays car nous avions une réelle menace terroriste, une menace commune. Pour la Centrafrique, on parle d'un drame humanitaire, même si les Etats sont touchés par la situation, ils pensent que leur intervention en va pas changer le cours des choses et qu'il n'y a pas de menace pour leur propre sécurité. De plus, l'Union Européenne a alloué un gros budget pour l'aide humanitaire en République centrafricaine (50 millions d'euros débloqués récemment). Je suis donc sceptique quant à une intervention d'autres pays européens sur le terrain malgré les annonces. 
 

La politique de défense européenne est entrée en vigueur le 1er décembre 2009, avec le Traité de Lisbonne, la politique de sécurité et de défense commune vise à renforcer le rôle de l'UE en matière de gestion des crises civiles et militaires. Aujourd'hui, l'UE compte 17 missions et opérations menées au nom de l'UE dans le monde. On distingue les opérations non militaires (13), qui disposent d'un budget européen et les opérations militaires (4) qui sont au frais des Etats (actuellement en Somalie et au Mali par exemple)...

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 13:50
Arnaud Danjean, député européen, président de la sous-commission Défense du Parlement européen

 

19 décembre 2013 Par Nicolas Brousse - RFI

 

Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union sont actuellement réunis pour un sommet à Bruxelles consacré à la défense européenne. Ce dossier est un véritable serpent mais l’actualité pourrait bien donner raison à ceux qui souhaitent des avancées dans ce domaine. L’intervention française en Centrafrique ou la restructuration de la branche défense d’EADS attestent en effet des défis que les Européens doivent aborder.

 

La crise financière a cependant poussé un grand nombre de pays membre à réduire leurs budgets militaires. Une tendance qui inquiète et fait dire à certains que l’Union pourrait perdre son industrie si elle n’inverse pas la tendance. Le sujet est d’autant plus sensible qu’il touche à l’un des symboles de la souveraineté nationale. On en parle avec Arnaud Danjean (France), député européen (PPE), président de la sous-commission Défense du Parlement européen.

ALLO BRUXELLES 19/12
(02:46)
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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 12:50
L’Europe de la Défense, un concept à réinventer

 

19.12.2013 Helen Chachaty journal-aviation.com

 

L’Europe de la Défense, concept censé définir une stratégie de défense globale, est régulièrement fustigée, tant du côté politique que du côté industriel. Si des études sont menées et si quelques progrès sont à noter dans le domaine de la coopération, les chantiers restent nombreux. Car au-delà des belles déclarations politiques, il s'agit à présent de mettre en route des projets concrets afin de (re-)lancer une Europe de la Défense qui semble au point mort et incapable d'avancer. Deux prises de position sur cette thématique permettent de constater le blocage actuellement existant.

 

Du côté des plus virulents, on retrouve Tom Enders, PDG d’EADS (futur Airbus Group). Celui-ci n’hésite pas, lorsque l’occasion se présente, à déplorer le manque de volonté et d’engagement politique lorsqu’il s’agit de coopérer à l’échelle européenne. « Arrêtez de publier des déclarations d’intentions et passez à l’action. » Si les relations entre les militaires et l’industrie sont « toujours bonnes », c’est du côté de l’échelon politique que vient le blocage, notamment en raison des ressources budgétaires contraintes de la quasi-totalité des pays.

 

Un avis renforcé par l’échec à l’automne 2012 de la fusion entre BAE Systems et EADS. « L’industrie a tenté, le politique s’est interposé » a déclaré Tom Enders lors de la conférence annuelle de l’Agence européenne de Défense. Les réticences - notamment de l’exécutif allemand - avaient empêché les deux géants de l’aéronautique de s’unir pour créer un grand groupe, qui aurait ainsi pu concurrencer plus directement un géant américain tel que Boeing. « Major Tom » avait par ailleurs profité de la cérémonie de livraison du premier A400M à Séville en septembre dernier pour enjoindre les chefs d’État à se saisir de manière concrète de questions fondamentales telles que la création d’une autorité européenne de certification militaire.

 

La sphère politique ne se montre toutefois pas moins critique lorsqu’il s’agit d’évoquer la coopération en matière de Défense à l’échelle européenne. « Impasse conceptuelle », situation « contre-productive », tels sont les mots que l’on peut trouver dans le rapport d’information de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées du Sénat. Présenté en juillet, le texte appelle les dirigeants à se saisir à bras le corps de ces questions, en proposant notamment un renforcement de la BITD, ou encore la formation d’un « Eurogroupe de Défense », afin de renforcer les coopérations bilatérales ou multilatérales dans des domaines clés.

 

Le sénateur Daniel Reiner déplore quant à lui un manque de « souffle européen », qui s’est éteint, alors que l’UE en a pourtant « bien besoin ». Il se montre également plutôt prudent quant à l’issue du Conseil européenne qui se tient ces jours-ci à Bruxelles : « On en attend de moins en moins, il y a de belles déclarations, mais on attend des prises de décision concrètes ».

 

Focus : L'Europe de la Défense attend son heure

Les chantiers de l’Europe de la Défense

 

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 08:50
L'Europe doit-elle se doter d'une armée commune?

 

18.12.2013 JDD
 

La défense sera le thème central du Conseil européen des 19 et 20 décembre. L’Union européenne s’est depuis longtemps dotée des outils institutionnels pour développer son volet militaire, pourtant, cette "Europe de la défense" que beaucoup appellent de leurs vœux, reste introuvable. Et la politique de sécurité et de défense commune de l’UE se résume pour l’instant à la possibilité de participer à des opérations de maintien de la paix.

Ces derniers jours, il a été beaucoup reproché aux États membres de l’Union de laisser la France en première ligne à Bangui. Certains ont déploré une occasion manquée pour le premier déploiement d’un groupement tactique de l’UE. Pourtant, Laurent Fabius a annoncé ce mardi, que des soldats issus d’autres pays européens, seraient bientôt déployés en Centrafrique. "Je crois pouvoir vous affirmer que nous aurons bientôt des troupes au sol qui seront apportées par nos collègues européens", a-t-il déclaré, avant d'ajouter : "Je tiens à le souligner, car c’est l’une des premières fois que cela se produit."

L'intervention en Centrafrique peut-elle inaugurer les prémices d'une véritable Europe de la Défense? Le Conseil européen de décembre peut-il rassembler les pays membres autour de cette idée? Autour d'Arnaud Ardoin, les invités du débat de ça vous regarde en parlent ce soir.

 

sur LCP jeudi dans l'émission Ça vous regarde à 19h45.

 

Invités :

Arnaud Danjean, député européen (Groupe du Parti Populaire Européen), président de la sous-commission "sécurité et défense"

Paul Quilès, ancien ministre de la Défense et Arrêtez la bombe!, Le Cherche Midi, 2013

Isabelle Lasserre, rédactrice en chef adjointe au service étranger du Figaro et correspondante diplomatique

Yvan Stefanovitch, journaliste et auteur de Défense française, le devoir d'inventaire, Editions du Moment, 2013

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 10:50
Défense européenne : quand le Caïman dévore les budgets

 

15 Décembre 2013 franceinfo.fr

 

Le prochain Conseil européen, les 18 et 19 décembre 2013 à Bruxelles, sera consacré notamment à la politique de sécurité et de défense commune. Les opérations récentes en Afrique, Libye, Mali et maintenant Centrafrique, ont mis en évidence de grosses lacunes dans ce domaine. Un reportage de Corinne Fugler.

 

La France est partie toute seule en Centrafrique parce qu'il était urgent d'intervenir et aussi parce qu'il semblait difficile de monter rapidement une opération multinationale. Le député UMP Arnaud Danjean préside au Parlement européen la sous-commission "sécurité et défense". Il dénonce le manque de langage commun et rêve pour l'Europe d'une politique de défense à géométrie variable. Inutile de chercher un consensus à 28, il faut laisser aux états l'opportunité de s'impliquer dans les conflits selon leurs moyens. Ainsi un petit pays comme l'Estonie n'est pas en mesure de fournir beaucoup d'hommes mais peut apporter ses compétences en matière de cyberdéfense.

 

Un drone européen

 

Ce sommet ne suffira pas à bâtir une défense européenne mais il pourrait contribuer à renforcer l'industrie militaire européenne, en standardisant les équipements, par exemple. Ainsi l'hélicoptère européen de transport de troupes NH90, le Caïman, est fabriqué en plus de 20 versions, pour satisfaire tous les états-majors. Les uns réclament un marchepied plus bas, les autres une cabine plus haute, les fabricants sont donc obligés de multiplier les options. Le député chrétien démocrate allemand Michaël Gahler dénonce ces facéties nationales, qu'il juge contreproductives. Acheter un même modèle à plusieurs permet de réaliser de substantielles économies.

 

L'Europe a aussi besoin de drones. Elle accuse un gros retard dans ce domaine. Elle s'appuie pour le moment sur la technologie américaine ou israélienne. Arnaud Danjean préconise le lancement de programmes spécifiques pour apporter aux armées du continent de nouveaux outils d'observation. L'enjeu économique est fort : l'industrie européenne de la défense fait travailler 400.000 personnes. Elle génère aussi près d'un million d'emplois indirects.

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 12:50
Resolution on the Arms Trade Treaty (ATT) - Subcommittee on Security and Defence

06-12-2013 SEDE

 

On 2 December 2013 the SEDE subcommittee debated the draft motion for a resolution on the ratification of the Arms Trade Treaty, by Rapporteur Arnaud Danjean (EPP).

 

Further information meeting documents

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 11:50
Resolution on the Arms Trade Treaty (ATT) - Subcommittee on Security and Defence

29-11-2013 SEDE

 

The SEDE subcommittee will debate the draft motion for a resolution on the ratification of the Arms Trade Treaty, by Rapporteur Arnaud Danjean (EPP).

 
When: 2 December 2013     

Further information meeting documents
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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 22:50
« Sans une attention priorisée aux crises qui sont à notre immédiate portée, nous risquons un réveil très brutal ! » - Arnaud DANJEAN

 

25 novembre 2013 Entretien d’Europe n°77 avec Arnaud DANJEAN*

 

Un mois avant le Conseil européen des 19 et 20 décembre qui sera consacré en partie aux questions de Défense, et quelques jours après la réunion des 28 ministres de la Défense à Bruxelles et l’examen en séance plénière du Parlement des rapports sur la mise en œuvre de la politique de sécurité et de défense commune , et sur la base technologique et industrielle de défense européenne , la Fondation donne la parole à Arnaud Danjean, président de la sous-commission « Sécurité et défense » du Parlement européen.

 

1. L’actualité « Défense » dans l’Union européenne est importante puisque le Conseil européen des 19 et 20 décembre 2013 devrait être consacré aux questions de défense et de sécurité en Europe. Le rapport de Mme Catherine Ashton, publié le 10 octobre, vous paraît-il aller dans le bon sens et pensez-vous que les Chefs d’Etat et de gouvernement adopteront des décisions concrètes ?

 

On ne peut que se féliciter que la Défense soit à l’agenda d’un Conseil Européen. C’est suffisamment rare pour être significatif en soi. Le rapport préparatoire de Mme Ashton , ainsi que la communication des commissaires Barnier et Tajani, sont de bons documents, qui établissent les bons constats et contiennent des idées intéressantes. On peut -on devrait en tout cas- y puiser beaucoup d’inspiration pour rationnaliser nos capacités et harmoniser les différentes politiques nationales - industrielles, capacitaires, opérationnelles- dont nous percevons bien qu’aucune d’entre elles n’est en mesure de répondre, seule, aux défis de sécurité auxquels le continent européen et son environnement sont confrontés.

 

Cela étant posé, je ne suis pas certain qu’il soit sain et raisonnable d’attendre des annonces spectaculaires de ce Conseil européen. Il serait plus judicieux d’y voir le début d’un processus, avec l’ouverture de chantiers dont les résultats concrets ne seront sans doute effectifs et perceptibles que dans plusieurs années. Le temps de la Défense est un temps long, mais qui nécessite des décisions fortes et immédiates. Le Conseil devra donner des impulsions, principalement dans le domaine capacitaire. C’est incontestablement là que résident les potentialités les plus concrètes: drones, capacités de ravitaillement en vol, satellites, communications, etc. Il y a la place, mais surtout la nécessité, pour des coopérations européennes fortes entre industriels et entre Etats, pour lancer des programmes, harmoniser des procédures de certification, développer des formations communes. Si au moins le Conseil des 19 et 20 décembre permet des avancées dans ces domaines, ce sera un succès.

 

2. Quels sont les points de désaccords majeurs entre les Européens et comment contribuer à les réduire ?

 

A part un ou deux dossiers très emblématiques, tels le fameux quartier-général opérationnel, sur lesquels il existe en effet des oppositions frontales entre certains pays (le Royaume-Uni et les autres en l’occurrence), il s’agit moins de désaccords majeurs sur les orientations que d’une hétérogénéité structurelle des conceptions même des politiques de Défense entre Etats européens. Entre quelques pays disposant de budgets et de capacités importantes, prêts à les utiliser, et d’autres qui ne conservent que des armées quasi- résiduelles ou rechignant à s’engager (pour de bonnes ou de mauvaises raisons d’ailleurs, qu’elles soient institutionnelles, politiques voire «philosophiques»), entre ceux qui privilégient traditionnellement l’OTAN et ceux plus ouverts à d’autres coopérations, entre ceux qui ont une vision stratégique bien définie avec des zones d’intérêts prioritaires et ceux plus «isolationnistes» ou neutres, etc., la diversité des approches, des traditions, des formats, tout cela pèse naturellement sur la définition d’objectifs communs.

 

Cette diversité est consubstantielle à l’Europe, et elle n’est pas insurmontable. Il me semble que le premier exercice pour réduire ces divergences naturelles tient à la définition d’objectifs stratégiques prioritaires (et c’est ce mot qui est important) mutuellement acceptés ainsi qu’à une meilleure synchronisation des planifications nationales, en matière capacitaire particulièrement. Aller vers l’établissement d’une forme de «semestre européen» des lois de programmation militaire nationales aurait du sens, en tout cas, au départ, pour dégager des lectures communes sur les «trous» capacitaires et sur les actions pouvant être conduites en commun.

 

Il faut aussi un leadership politique plus affirmé pour amener à ces convergences. Cela vaut à la fois pour l’exécutif européen, avec des personnalités qui devront avoir un intérêt fort pour ces questions, mais aussi pour les Etats membres, qui restent, bien sûr, les acteurs clefs. Un conseil des ministres de la Défense plus formalisé et véritablement décisionnaires aurait du sens. Nous n’en sommes toujours pas là et l’affluence aux réunions «informelles» est trop aléatoire et parcellaire. Ceci n’est plus acceptable. Le Conseil des 19 et 20 décembre étant un point de départ, il faut responsabiliser un conseil des ministres de la Défense pour la mise en œuvre des décisions.

 

3. Comment devrait-on favoriser des initiatives européennes concrètes en matière de défense ?

 

Par l’incitation avant tout. Incitations budgétaires et fiscales, lorsqu’on envisage, par exemple, d’exonérer de TVA les acquisitions de certains équipements en coopération, d’apporter des financements communautaires à des programmes duaux ou, encore, d’aider à la constitution de clusters avec les PME.

 

Incitations capacitaires et opérationnelles lorsqu’on met en place des outils de mutualisation intelligents comme le Commandement Européen de Transport Aérien (EATC), qui ne renie pas la souveraineté des Etats mais leur permet de gérer une flotte aérienne au plus près des besoins des Etats participants.

 

4. Quelle forme trouvez-vous la plus appropriée pour une coopération de défense plus efficace : une mutualisation des moyens entre Etats souverains ; une coopération renforcée au sein d’un noyau dur ; une vraie communautarisation avec des institutions de défense européennes communes ?

 

Des résultats probants ne seront obtenus qu’en combinant ces trois dimensions. La mutualisation des moyens s’impose progressivement, elle est plus facile à mettre en œuvre dans certains domaines (j’ai cité l’exemple du transport aérien, sans remise en cause radicale de la souveraineté de chaque Etat sur ses appareils, mais en en rationalisant l’usage collectif) que dans d’autres. L’idéal serait, bien entendu, d’aboutir à de véritables programmes d’équipements communs, mais cela ne sera que très progressif. La coopération renforcée est indispensable. Plus exactement, les coopérations renforcées. Car autant je suis convaincu qu’on ne peut pas avancer simultanément à 28 en matière de Défense, autant je pense également que le format peut être à géométrie variable selon le sujet concerné. Personne ne doit se sentir exclu a priori d’un groupe plus avancé, mais personne ne devrait non plus empêcher ceux qui veulent aller plus vite et plus loin de le faire. C’est un exercice délicat, mais si ce réalisme pragmatique ne prévaut pas, alors il faudra faire son deuil de la politique européenne de Défense.

 

Enfin, sur la communautarisation, je serais plus prudent, car les interprétations tendancieuses sont à l’affût et peuvent ruiner toute pédagogie sur ce point ! Il faut être clair: il ne s’agit pas de bâtir un ministère de la Défense européen, encore moins de transférer les pouvoirs militaires à un Commissaire ! Je le précise car cette caricature fleurit très vite dans le débat. Mais nous avons des institutions communes pour gérer des opérations communes, civiles et militaires. Ces structures peuvent être renforcées, mais surtout leur fonctionnement doit être fluidifié, notamment entre la Commission (qui maintient des prérogatives fortes en matière budgétaire et logistique) et le Service européen d’Action Extérieure.

 

5. Le dossier capacitaire et industriel est essentiel et l’industrie de défense concerne près de 800 000 emplois en Europe pour un chiffre d’affaires de près de 180 milliards € ; elle est l’un des rares moteurs de croissance, une source d’innovation irremplaçable et un moyen d’indépendance technologique de l’Europe. Comment renforcer la base industrielle européenne de défense ?

 

Sujet crucial mais complexe. Car si tout le monde s’accorde sur le constat d’une industrie européenne de Défense performante, pourvoyeuse d’emplois et de croissance, chacun a tendance à développer une vision propre des évolutions souhaitables. Rationnaliser et restructurer ? Cela semble une évidence, pour éviter les doublons, la multiplication de programmes et donc d’acteurs industriels concurrents. Mais une fois le constat posé, qui est prêt à consentir les sacrifices en termes d’implantations industrielles, de savoir-faire technologiques, d’emplois ? Autre point d’achoppement, le degré d’implication des Pouvoirs publics, nationaux et européens, dans les financements des programmes, particulièrement en matière de R&D. Certains sont -officiellement en tout cas- plus adeptes du laisser-faire, d’autres plus volontaristes. Enfin, il y a la difficulté de la politique commerciale. Ce n’est pas un mystère, je plaide pour une certaine forme de préférence communautaire, qui reste un tabou très fort pour certains partenaires européens. Ces questions ne sont pas (encore) tranchées !

 

6. Tous les Etats membres baissent leurs budgets de défense. Comment financer pour l’avenir les dépenses de défense ? L’objectif de mutualiser une partie des dépenses nationales est encore très lointain ; celui de lancer des programmes communs de R&D en matière duale ne semble-t- il pas plus accessible ? Qu’en pensez-vous ?

 

Incontestablement, le lancement de programmes communs à vocation duale (civilo-militaire) est la piste la plus sérieuse, la plus ambitieuse et la plus significative. Si une telle initiative pouvait se matérialiser au sujet des drones, nous aurions là un progrès important et une étape très identifiable par les opinions publiques. Bien sûr, les Etats jouent le rôle moteur, et de telles initiatives sont de leur responsabilité première. Mais les industriels peuvent aussi être les déclencheurs, en nouant très en amont des coopérations qui sont susceptibles de faciliter la décision politique. Et la nouveauté peut venir du rôle des financements communautaires, jusqu’alors quasi-inaccessibles pour ce type de programmes. Il y a désormais une disponibilité de la Commission à s’engager.

 

7. Sur le registre stratégique, la réticence, qui semble s’être exprimée aux Etats-Unis comme au Royaume-Uni à l’occasion de la « crise syrienne », a été interprétée par certains observateurs comme une forme d’ « européanisation » des Anglo-saxons. Cela vous paraît-il pertinent ? Les échecs relatifs des opérations militaires en Irak et en Afghanistan vous paraissent-ils devoir susciter une nouvelle forme d’isolationnisme chez nos partenaires d’Outre-Atlantique ?

 

Les conflits en Irak et en Afghanistan, même s’ils obéissaient à des motivations et à des schémas différents, ont considérablement pesé non seulement sur les capacités des Etats (en hommes, en matériels et en budgets) mais également sur le ressort de légitimité des interventions militaires extérieures. En outre, toutes ces opérations, et celles antérieures (dans les Balkans notamment), ont montré que le processus de «nation-building» qui suit une intervention militaire, requiert beaucoup d’engagement et de patience pour des résultats très incertains. Une forme de fatigue s’est installée. Si des soutiens peuvent encore se construire sur des opérations d’ampleur limitées perçues comme ponctuelles (Libye, Mali), nous voyons bien la réticence face à des crises plus complexes et qui nécessiteraient un engagement plus massif, plus durable et donc plus aléatoire. Une logique de «reflux» est donc à l’œuvre, alimentée également par les changements de priorités dans les pays occidentaux. La crise économique et sociale concentre l’attention des dirigeants et les attentes des peuples. Toute intervention extérieure est regardée aussi comme une distraction, au sens littéral du terme, vis-à-vis des obligations premières des gouvernements à l’égard de leurs concitoyens. Sans qu’il y ait contradiction absolue, nous observons deux phénomènes délicats à gérer pour les Etats européens: d’une part une réticence de plus en plus forte à des interventions extérieures pouvant déboucher sur des processus longs et aléatoires, mais d’autre part une demande récurrente à ce que l’Europe, collectivement, assume plus de responsabilités dans les crises se déroulant dans son voisinage («Où est l’Europe ?», «Que fait l’Europe ?» voire même «l’Europe n’est pas à la hauteur» sont les expressions les plus entendues lorsqu’on évoque les tragédies syrienne ou sahéliennes).

 

8. Quels sont les principaux défis stratégiques de l’Europe et comment peut-elle mieux défendre ses intérêts dans le monde ?

 

Le principal défi stratégique de l’Europe, c’est d’abord et avant tout de savoir si les Etats européens eux- mêmes entendent assurer leur propre sécurité ou s’ils vont continuer à considérer qu’après tout, bon an mal an, ils peuvent se contenter d’une posture minimaliste s’appuyant sur la protection américaine. Tant qu’il n’y aura pas de prise de conscience et de décision essentielle sur ce point, la politique de Défense en Europe, tant individuellement au niveau des Etats que collectivement au niveau de l’Union, restera de la navigation à vue, pas forcément inutile ou inefficace, mais erratique, ballotée sans véritable cohérence au gré des crises et sujette aux susceptibilités des uns et  des autres. Au-delà de cette question fondamentale, il y a bien évidemment des défis liés à la mutation de notre environnement stratégique. De mon point de vue, la priorité absolue concerne notre flanc Sud au sens large (Afrique du Nord, Corne de l’Afrique, Proche et Moyen- Orient). Il s’y produit des bouleversements tectoniques, dont le terrorisme et les conflits territoriaux ne sont que des symptômes minimaux. L’instabilité structurelle de ces régions, voisines de l’Europe, nous oblige non seulement à une extrême vigilance, mais à une action diplomatique, économique et sécuritaire (stratégique) massive. Or, nous peinons à édicter des priorités. Nous considérons sur un même pied d’égalité et avec un même degré d’urgence les transitions dans les anciennes républiques soviétiques, les partenariats commerciaux en Amérique Latine ou en Asie, les politiques de développement en Afrique Australe et la protection des droits de l’Homme aux quatre coins de la planète, etc. Toutes ces causes sont nobles et dignes d’intérêt. Mais à considérer que l’Union européenne doit être partout et tout faire, nous nous dispersons sans être décisifs là où nous devrions l’être. Sans une attention priorisée aux crises qui sont à notre immédiate portée, nous risquons un réveil très brutal !

 

* Arnaud Danjean est député européen (PPE) depuis 2009 et conseiller régional de Bourgogne depuis 2010. Il est président de la sous-commission « Sécurité et défense » du Parlement européen. Il a travaillé aux ministères français de la Défense et des Affaires étrangères.

 

1. http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/EN/foraff/139633.pdf

2. http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=REPORT&reference=A7-2013-0360&language=FR

3. http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=REPORT&reference=A7-2013-0358&language=FR

 

4. http://www.eeas.europa.eu/statements/docs/2013/131015_02_en.pdf

 

LA FONDATION ROBERT SCHUMAN, , créée en 1991 et reconnue d’utilité publique, est le principal centre de recherches français sur l’Europe. Elle développe des études sur l’Union européenne et ses politiques et en promeut le contenu en France, en Europe et à l’étranger. Elle provoque, enrichit et stimule le débat européen par ses recherches, ses publications et l’organisation de conférences. La Fondation est présidée par M. Jean-DominiqueGIULIANI.

Retrouvez l’ensemble de nos publications sur notre site : www.robert-schuman.eu

 

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 17:50
Subcommittee on Security and Defence Meeting 27 November 2013

Source SEDE(2013)1127_1

 

1.         Adoption of agenda

2.         Approval of minutes of meeting of:

  • 14 October 2013                                                                      PV – PE521.642v01-00

3.         Chair’s announcements

With the Council and Commission and EEAS

4.         Combatting piracy in the Gulf of Guinea
- Exchange of views with representatives of the EEAS and DG Development and Cooperation - EuropeAid

5.         Missile defence: state of play
Exchange of views with:
- Roberto Zadra, Head of the Ballistic Missile Defence Section, NATO
- Nikolay Korchunov, Acting Permanent Representative of Russia to NATO

6.         An anti-missile shield for Europe and its political and strategic implications

            AFET/7/13425

                        2013/2170(INI)         

Rapporteur:

Sampo Terho (EFD)

PR – PE521.746v01-00

Responsible:

AFET –

 
  • Consideration of draft report
  • Deadline for tabling amendments: 7 January 2014, 12.00

7.         After the FAC Defence and before the European Council on Defence and Security – A Diplomatic and Military Stocktake
Exchange of views with:
- Walter Stevens, Chair of the Political and Security Committee
- Lieutenant General Wolfgang Wosolsobe, Director General of the EU Military Staff

8.         Any other business

9.         Next meeting(s)

  • 2 December 2013, 15.00 – 18.30 (Brussels)
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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 20:50
Public hearing on SMEs in an integrated European defence industry
source SEDE
 
The SEDE subcommittee will hold a public hearing on "The opportunities of SMEs in an integrated European defence industry: the European Council on Defence and beyond" with experts and academics.
 
When: 5 November 2013

 

Further information meeting documents
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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 11:50
Lithuania Calls for EU To Update Security Strategy

At right, Juozas Olekas, Lithuania's defense minister, speaks Monday during a hearing at the European Parliament. At left is Arnaud Danjean, chairman of the parliament's Security and Defence Subcommittee. (Lithuanian Ministry of National Defense)

 

Oct. 17, 2013 - By JULIAN HALE – Defense News

 

BRUSSELS — Lithuania, the current holder of the EU’s rotating presidency, wants EU leaders meeting at a summit here in December to begin updating the EU’s 10-year-old security strategy by, among other things, including cybersecurity and energy security.

 

It also wants to see the decline in Europe’s defense spending and EU partnerships in security and defense addressed at the summit.

 

“Over the past 10 years, the world outside Europe has become more unsafe, more volatile and more radical. Meanwhile, Europe itself has become more introverted, politically less ambitious and militarily less able to deal with emerging security challenges, even in neighboring territories,” Lithuanian Defense Minister Juozas Olekas told members of the European Parliament in a speech Monday.

 

“In the review of the strategy, Europeans will need to think well beyond the problems in our vicinity. We cannot ignore the fact that the US, which over decades was deploying considerable forces in Western Europe will, in the future, focus increasingly on other parts of the world.” Olekas said. “Therefore, Europe will need to rethink its global role, including the role of military force within its strategy.”

 

He added that cybersecurity and energy security “are conspicuous by their absence in the current strategy,” and yet “are the ones which are currently the most pressing for Lithuania and a number of other European countries.”

 

NATO has a Cyber Defence Centre of Excellence in Tallinn, Estonia, and an Energy Security Centre in Vilnius, Lithuania.

 

“The establishment of these centers is a reflection of the growing security threats in our region and beyond,” he said.

 

Olekas said he wants to see EU leaders discuss cybersecurity and energy security issues in greater depth at the EU summit in December.

 

“Their distinguishing feature is complexity. This means that the response to threats of this nature must also be complex — ranging from regulation, standard-setting and targeted investments to active diplomacy, deterrents and responses,” he said.

 

“The European Union, with its expertise, political and economic leverages, and with its institutions, is currently better placed than anyone to take the lead in dealing with such non-military issues as cyber threats and energy insecurity.” he said. “Naturally, problems of this kind can only be solved in close cooperation with other countries and organizations, not least NATO. … I would like to hope that also in this area, the December European Council will set ambitious guidelines for the European Union.”

 

With regard to EU partnerships in the field of security and defense, he bemoaned the fact that “there is no regular security dialogue between the European Union and its neighbors, let alone military cooperation programs.”

 

In this context, he described the use of the paid services of private companies to compensate for capability shortfalls without turning to partners first as “another deeply flawed practice in EU operations.

 

“Thus, the European Union Training Mission in Mali recently hired medical evacuation helicopters, at a cost of €2.5 million for six months. Next year, we are likely to pay over €5 million for this service,” Olekas said. “And yet, the European Union has not once approached its partners who have such capabilities and who might be able to provide them on much better terms.”

 

Referring to European Defence Agency data that says EU defense spending dropped by 10 percent from 2005 to 2010 and by as much again from 2010 to 2013, he warned that “left unfettered, this process will have profound and far-reaching consequences not just for the European defense industry, but also for Europe’s position in the world. There is no getting away from the fact that the December European Council will have to pay considerable attention to defense funding issues.”

 

Olekas also played down expectations in terms of new projects arising from the December EU summit.

 

“These days, when European countries [including Lithuania] refer to the ‘development of military capabilities,’ we are actually talking not so much about development, but rather about the management of decline. Therefore, any talk of, and calls for, the December meeting of EU national leaders to announce new, ambitious projects and initiatives cannot be really taken seriously.

 

“Countering the decline in actual defense spending could be an ambitious enough objective for national leaders to set themselves for the moment,” he added.

 

The Lithuanian defense minister also argued energy costs could be sharply reduced through more efficient technologies and processes.

 

“Savings made in the more efficient running of military barracks, using less fuel-thirsty vehicles or renewable resources, could be invested into the required military capabilities,” he said.

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 16:50
SEDE examines amendments to European Defence Industrial Base report
08-10-2013 SEDE

 

The SEDE subcommittee will discuss the amendments to the draft report on the European Defence Technological and Industrial Base by Rapporteur Michael Gahler, EPP.
 
When : 14 October 2013, 17:00-18:30

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 16:50
SEDE examines amendments to the Implementation of CSDP report
08-10-2013 SEDE

 

The SEDE subcommittee will discuss the amendments to the draft report on the Implementation of the Common Security and Defence Policy (based on the Annual Report from the Council) by Rapporteur Maria Eleni Koppa, S&D.
 
When : 14 October 2013, 17:00-18:30

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 16:51
L’A400M, une réussite européenne… et des leçons pour l’avenir

01.10.2013 Helen Chachaty à Séville et Orléans - journal-aviation.com

 

A400M, Airbus Military, EADS, Armée de l'air, Europe,Défense, Danjean, OCCAR,

 

Les officiels semblaient s’être donné le mot à Séville et à Orléans le 30 septembre, ne tarissant pas d’éloges lors des cérémonies célébrant l’arrivée officielle (l’avion ayant déjà été livré le 1er août à la DGA et le 2 août à l’armée de l’air) de l’A400M d’Airbus Military au sein des forces aériennes françaises.

 

« Je voudrais saluer la démarche européenne qui a rendu possible l’A400M. Avec la livraison se concrétise une réussite politique, celle de la mise en place d’une coopération européenne qui a rassemblé sept pays » a déclaré le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian à Séville, ajoutant ensuite que « cette réussite confirme que nous n’appelons pas seulement de nos vœux l’Europe de la Défense, mais que nous la construisons par des actes, par des projets, qui peuvent peut-être prendre du temps mais dont la réussite est manifeste et permet d’aborder avec optimisme les enjeux de demain ».

 

Même son de cloche chez Airbus Military. Son CEO Domingo Ureña-Raso a affirmé que la cérémonie espagnole célébrait la « consolidation d’un grand défi », mais aussi la célébration de ce que l’Europe était capable de réaliser lorsque les nations travaillaient en coopération. « Seul, aucun pays n’aurait pu le faire. Avec l’A400M, nous jouons en première ligue dans la Défense. »

 

Le directeur adjoint de l’OCCAR, Eric Huybrechts encensait également la coopération européenne : « Il y a de l’espoir pour que la coopération en Europe se renforce et soit le moyen le plus rentable de combler des lacunes capacitaires avec des équipements de premier plan. C’est une nouvelle ère de la coopération dans le domaine de l’aviation militaire. […] Le programme A400M démontre clairement ce que peut réaliser la coopération européenne. »

 

Le prince Felipe des Asturies a lui aussi déclaré que ce programme était une réussite, qui « contribue à construire une Europe forte avec une influence internationale réelle et crédible ». Il a décrit l’A400M comme un « magnifique produit de la coopération européenne ».

 

Des propos très élogieux et optimistes, de mise pour ce genre de cérémonie officielle, mais qui laissent de côté les difficultés passées du programme. Celles-ci ont toutefois été relevées par le CEO d’EADS Tom Enders, qui, comme à son habitude, a osé le franc-parler. Après avoir parlé d’une journée placée sous le signe de la « fierté » et de la « joie », Tom Enders a salué le soutien « personnel » du roi Juan Carlos « même dans les heures les plus sombres du programme en 2009 et en 2010 ». Le PDG du groupe européen d’aéronautique et de Défense a décrit les dix années passées du programme A400M comme n’étant « certainement pas une balade dans un parc », ni pour les industriels, ni pour les clients.

 

Il ne s’est pas étendu sur les difficultés connues de tous, mais a lancé quelques pistes sur les leçons à retenir de la « saga A400M » : « Les industriels, les politiques et les leaders militaires devront éviter de répéter les erreurs que nous avons faites pour l’A400M : des délais irréalistes et des fonds insuffisants dès les débuts du programme, des exigences qui parfois vont au-delà des capacités physiques ». Le grand patron d’EADS a également mis l’accent sur la nécessité de constituer une autorité européenne de certification militaire, qui serait le pendant de l’AESA pour l’aéronautique civile. Enfin, il a émis le souhait que ces problématiques soient évoquées lors du prochain Conseil européen de décembre 2013, consacré aux questions de Défense.

 

Un point de vue partagé par Arnaud Danjean, président de la sous-commission « sécurité et défense » du Parlement européen, qui a salué la franchise du PDG : « Il a eu le mérite de faire un discours qui pose les enjeux pour le futur ». L’eurodéputé affirme lui aussi que l’A400M « reste un succès, malgré les aléas », inhérents à tout programme ambitieux. Il renchérit sur les paroles prononcées par Tom Enders un peu plus tôt, assurant lui aussi qu’il faut « rationaliser les prises de décision, envisager un maître d’œuvre unique pour tout programme à dimension européenne ».

 

Revenant sur le passé, Arnaud Danjean analyse les difficultés du programme A400M : « Il y a eu beaucoup de perte de temps au début et trop d’ambition sur les délais par exemple, mais c’était surtout lié à la volonté politique. » Il salue toutefois cette première livraison, assurant que la France pouvait « se satisfaire d’avoir un si bel avion » et qu’il ne fallait pas s’attarder sur le passé : « c’est l’avenir qui est important, il faut apprendre de ses erreurs », rejoignant ainsi le discours de Tom Enders sur les écueils à éviter pour les futurs programmes européens.

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 15:30
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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 07:50
SEDE welcomes Belgian Defence Minister
19.09.2013 SEDE
 
The SEDE subcommittee will hold an exchange of views with Pieter de Crem, Minister of Defence of Belgium, in view of the December defence summit.
 
When: 26 September 2013, 9:30-11:00

 

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 12:50
Le PPE souhaite la création d'un QG militaire placé sous le commandement de l'UE

05 sept. 2013 par Audrey Duperron - express.be

 

Le plus grand groupe au Parlement européen, le Parti populaire européen (PPE), vient de proposer la création d’un quartier général civil et militaire qui serait placé sous le contrôle de l’Europe pour gérer des opérations coordonnées, rapporte le site EU Observer, et devrait être considérée comme rivale de l'OTAN.

 

La proposition a été formulée dans un document publié ce mardi, qui réclame que les  «chefs d’Etat et gouvernements doivent commencer à bâtir des forces de stand-by placé sous le commandement de l’Union ». Ce document précise qu’une définition des intérêts de la Défense européenne et des zones géographiques prioritaires devrait y être incluse. Les dirigeants européens sont également appelés à définir les objectifs stratégiques et à en faire le lien avec les troupes sur le terrain. « Approfondir la coopération de l’UE en matière de sécurité et de défense contribuera à réduire les dépenses et permettra à l’UE de réagir plus rapidement en cas de crises internationales », notent les auteurs du document, le député allemand Michael Gahler, le député français Arnaud Danjean et le député Polonais Krzysztof Lisek.

 

À l'heure actuelle, la politique de défense et les questions de sécurité demeurent l’apanage exclusif des les gouvernements nationaux, et la plupart d’entre eux sont réticents à concéder ces prérogatives à l’UE.

 

 

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 07:50
EU Parliament Members Call for 'Rewrite' of Defense Priorities

Sep. 3, 2013 - by JULIAN HALE – Defense News

 

BRUSSELS — A group of center-right members of the European Parliament (MEPs) is calling for the European Union to define its security and defense priorities in the run-up to a key EU defense meeting in December.

 

In a joint policy paper made public here on Tuesday, the European People’s Party group coordinator in the European Parliament’s Subcommittee on Security and Defence, Michael Gahler of Germany, demanded a comprehensive defense review with the aim of pooling key procurement projects by EU member states. The paper also was signed by Subcommittee Chairman Arnaud Danjean of France and Vice Chairman Krzysztof Lisek of Poland.

 

Among a slew of proposals, the paper calls for EU heads of state to commit themselves to launching the preparation of an EU White Book on Security and Defence in defining the union’s security interests, prioritizing its strategic objectives and linking these with operational deployments.

 

“A European white book is the No. 1 priority to allow capability and defense planning processes. It would amount to a rewrite of the European security strategy, including the EU member states that joined the EU in 2004,” said Martin Michelot, a research and program officer at the German Marshall Fund think tank in Paris. The countries that joined the EU in 2004 include the Czech Republic, Estonia, Hungary, Latvia, Lithuania, Poland, Slovakia, Slovenia, Malta and Cyprus.

 

France is keen on it, he added, as are the 2004 EU entrants because the strategy was written without their strategic priorities in mind.

 

“The European security strategy needs to be revised before there can be any agreement on European defense planning processes,” he said.

 

Although Michelot said he does not expect a consensus at the December summit on the need to have a white book, he argued that a European defense planning process is needed and that there should be incentives, whether positive or negative, for EU countries to report their defense planning processes in Brussels.

 

“The best thing to come out of the summit would be a compromise to revise the European security strategy,” he said. “EU heads of state need to recognize the EU as a security provider, and not as a security consumer.

 

“There are a lot of emerging security challenges for Europe that the US is no longer willing to shoulder alone,” Michelot said. “European strategic independence is required if the EU wants to preserve its autonomy in the current strategic context.”

 

One passage in the paper hints at the possibility, raised before, of a two-speed defense policy in which some EU countries go ahead without the others, known in the Brussels jargon as “permanent structured cooperation.”

 

“Despite continued initiatives and projects in the field of European capability developments, no real progress is visible,” Michelot said. “All loose ends of different capability development initiatives have to be put under one overarching umbrella.

 

“Therefore, it is high time that the heads of state and government activate the ‘permanent structured cooperation,’ ” he said. “Such activation should lead to a European defense review process and to the coordination of the national defense planning processes at EU level. From a European perspective, it is not efficient if member states cut defense budgets and reform their armed forces [while] unilaterally disregarding parallel efforts of European partners.

 

“France is willing to be the engine of European defense cooperation, but it needs others to follow it,” Michelot added.

 

Asked which countries might follow, he said, “The number one country is Poland, which is looking to sign a bilateral defense treaty with France; the number two is Germany; and then come the Scandinavian countries, which have shown willingness to support French operations. The UK has stronger affinities with NATO.”

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 06:50
Cheaper, better, more efficient: bringing European defence policy into the 21st Century
September 3, 2013 - eppgroup.eu
 

Leading EPP Group Members in the European Parliament's Subcommittee on Security and Defence (SEDE) today issued a call for a complete overhaul of the EU's defence policy. In a joint policy paper made public today, the EPP Group Coordinator in the SEDE Committee and European Parliament Rapporteur on defence policy, Michael Gahler MEP (Germany), Subcommittee Chairman Arnaud Danjean MEP (France) and Vice-Chairman Krzysztof Lisek MEP (Poland) demanded a comprehensive defence review at EU level with the aim of pooling key defence procurement projects by Member States and establishing a permanent EU civilian and military headquarters with its own chain of command. They also call for an EU White Paper defining the EU's key security and defence priorities as well as for the establishment of a genuine common market for defence procurement. Their position paper represents an important parliamentary contribution to the debate on the future of the EU's security and defence policy which will be the key topic at the December European Council.

 

"Deepening the EU's security and defence co-operation will help slash procurement costs and allow the EU to react faster to international crises. Our aim is a security and defence policy that is cheaper for the taxpayer and more efficient at the same time", Gahler, Danjean and Lisek said. "We need nothing less than a complete overhaul to bring Europe’s security and defence policy into the 21st Century and make sure the European Union is equipped for the international challenges it faces despite the budget cuts we have seen at national level".

 

The goals and policy steps formulated in today's policy paper include:

  • A comprehensive defence review to provide an overview of national defence capabilities and future projects;
  • Establishing a better link between civilian and military capabilities and personnel for EU missions;
  • Setting up permanent EU headquarters for civilian and military missions;
  • Defining the EU's security and defence priorities by launching an EU White Paper;
  • Creating a genuine defence equipment market by abolishing exemptions from internal market rules.

 

Next steps: Mid-September, the EPP Group will organise a meeting with Claude-France Arnould, Chief Executive of the European Defence Agency, on ‘The Preparations of the EU Summit on Security and Defence’. The European Parliament's Rapporteur on the European defence base, Michael Gahler MEP, will present his Report to the Subcommittee on Security and Defence in September. The Report is due to be adopted before the December European Council, dedicated to CSDP issues.

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 20:03
La fessée ne suffit pas (Danjean)

sept 3, 2013 by Thomas Le Bihan (BRUXELLES2)

 

Arnaud Danjean – qui préside la commission « Sécurité et Défense » au Parlement européen – est sceptique. Une intervention limitée ne servirait pas à grand chose. « Sans dire que je le soutiendrais, il serait plus cohérent, en cas de frappes, de frapper réellement et d’atteindre les forces syriennes ». « S’il s’agit juste de donner la fessée à Bachar… »

 

Des précédents inutiles

 

Pour justifier sa position, il reprend les exemples « des frappes début 1995 en Bosnie, de l’Irak qui a continué à pourrir jusqu’en 2003 » où l’intervention réduite des occidentaux, n’avait pas réglé les problèmes, ni changé la donne. « Quand nous avons frappé les camps d’entrainement d’Al Qaida en Afghanistan, cela ne les a pas empêché de planifier dans ces mêmes camps les attaques du 11 septembre. » Il met aussi le doigt là où ça fait mal en posant la question de l’après-frappes. « Si le lendemain des frappes, Bachar commet un massacre mais à l’arme conventionnelle, qu’est ce que nous faisons? ».

 

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 09:37
« L'industrie de Défense, un atout stratégique pour l'Europe » par Arnaud Danjean, député européen

24 juillet 2013 creusot-infos.com

 

« La communication sur l'industrie de sécurité et de défense présentée aujourd'hui par la Commission Européenne est une contribution importante au débat qui doit s'engager à tous les niveaux en vue du sommet européen de décembre » a déclaré mercredi l’eurodéputé UMP-PPE Arnaud Danjean, président de la sous-commission Sécurité et défense du Parlement européen.

 

« Ce texte, préparé par les commissaires Barnier et Tajani,  que la sous-commission Défense du Parlement européen avait auditionnés récemment, met en évidence l'atout stratégique que constitue l'industrie de défense européenne, tant sur les plans économiques que technologiques et opérationnels » a indiqué Arnaud Danjean.

 

« Je suis particulièrement satisfait de voir figurer explicitement, à plusieurs reprises  dans la communication, la notion d'autonomie stratégique, à savoir la nécessité pour les Européens de pouvoir décider et agir sans dépendre des capacités de pays tiers.

 

Ceci suppose que l'Union européenne identifie des capacités et technologies-clefs dans lesquelles des investissements européens pourront intervenir, et pour lesquels le contrôle des chaines d'approvisionnement sera assuré. Voir ces priorités explicitement reconnues par la Commission est rassurant, tant il est important que les spécificités du secteur de la Défense soient reconnues et s'inscrivent dans la vision plus large d'une Europe acteur de sa propre sécurité » a-t-il poursuivi.  

 

« La possibilité d'acquisition, par l'UE, de certaines capacités civilo-militaires, ainsi que les investissements communautaires possibles dans la recherche et le développement de ces technologies duales, sont des pistes prometteuses ».

 

« La Commission européenne se fixe ainsi des objectifs légitimes dans la limite de ses compétences. Il reste à espérer que les Etats-Membres, qui conservent l'essentiel des responsabilités en matière de défense, prennent pleinement conscience de la menace de déclassement stratégique du continent européen et s'accordent sur les priorités politiques et capacitaires pour enrayer cette tendance dramatique » a conclu Arnaud Danjean.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 10:55
photo Armée de Terre

photo Armée de Terre

02.07.2013 Le Monde.fr avec AFP et Reuters
 

La révélation d'activités présumées d'espionnage des Etats-Unis contre l'Union européenne et la France, dimanche 31 juin, a suscité de violentes critiques dans la classe politique française. En contrepoint, certains se disaient peu surpris, et notaient que ces pratiques étaient classiques, la nouveauté étant que les services américains s'étaient fait prendre.

Cependant, ces révélations posent la question des capacités du contre-espionnage français. "Il s'agit de savoir si nous avons les moyens de nous protéger" contre de telles pratiques, notamment contre les attaques informatiques, qui en forment une part importante, note Eduardo Rihan Cypel, député PS de Seine-et-Marne et spécialiste des questions de cyberdéfense.

 

"PAS ENCORE LES PLEINS MOYENS"

 

Selon Patricia Adam, présidente (PS) de la commission de la défense à l'Assemblée nationale, la France a "commencé à se doter de moyens de cyberdéfense adaptés, mais elle n'a pas encore les pleins moyens". Ainsi, le "cyber" figure en bonne place dans le nouveau livre blanc sur la défense, présenté fin avril et marqué dans les domaines plus traditionnels par des coupes de budget.

Le livre blanc confirme le rôle de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi). Créée en 2009, cette agence dépend du secrétariat général de la défense nationale, rattaché au bureau du premier ministre. Cette structure interministérielle coordonne notamment la lutte contre les cyberattaques. Elle compte environ 300 employés et recrute à un rythme régulier. L'Agence dispose d'une équipe de veille et d'alertes (Certa), qui travaille pour les institutions publiques, les opérateurs d'infrastructures vitales (énergie, transport), comme avec les grandes entreprises privées.

Ses moyens doivent être encore augmentés par la loi de programmation découlant du livre blanc, qui doit passer en conseil des ministre à la fin du mois, et être débattue au Parlement en novembre. Y sera notamment discutée la question de rendre obligatoire la déclaration des attaques dans les secteurs sensibles. La plupart des entreprises privées tendent en effet à cacher les attaques dont elles ont été victimes, privant les spécialistes de la sécurité publique d'informations sur les méthodes et techniques employées par les attaquants.

 

CAPACITÉS D'ATTAQUE

 

De plus, début juin, le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé que la France allait se doter de capacités "offensives" en matière de cyberdéfense, et sortir ainsi d'une doctrine officiellement uniquement défensive. Si les services de renseignement français n'ont pas attendu pour agir, en toute discrétion, sur ce terrain, le volet offensif en matière de cyberdéfense concerne désormais l'armée.

"Cela nous donne des capacités de dissuasion, dit Jean-Marie Bockel, membre de la commission de défense du Sénat. Cela permettra d'établir un rapport de force au moment où s'établira un droit international en matière de cyberespionnage. Pour l'instant, c'est un Far West."

De façon plus générale, "la solution ne peut être qu'européenne", soulignait en juin M. Le Drian, ajoutant qu'"il appartient aux Européens de prendre en charge leurs propres infrastructures vitales", en trouvant une "juste complémentarité avec l'OTAN".

 

L'EUROPE BALBUTIANTE

 

"Les méthodes et les technologies employées pour ces attaques sont globales, et la France n'a pas les moyens d'y répondre par elle-même", dit Yogi Chandiramani, directeur technique Europe de la société de sécurité informatique privée Fire Eye, en évoquant les activités présumées d'espionnage américain révélées dimanche et le programme de surveillance Prism, plus large. "Il n'y a pas d'autre choix que de partager les informations au niveau européen, pour mieux les comprendre et les parer. Nous avons besoin d'un effet de levier", affirme-t-il.

Lire l'interview : Urvoas : "Je n'ai pas rencontré de programme de surveillance similaire en France"

Cependant, le président UMP de la commission de la défense au Parlement européen, Arnaud Danjean, constate que l'Europe en est encore à "balbutier" en termes de cyberdéfense. "Chaque pays a développé ses propres protocoles et ses capacités. Celui qui s'avance pour les rassembler est immédiatement suspect", explique-t-il. "Or, nous avons besoin d'un programme qui ne soit pas dépendant de l'OTAN" et du parrain américain, dit-il.

Le bureau de la haute représentante pour les affaires étrangères de l'UE, Catherine Ashton, doit produire dans les mois qui viennent un premier cadre stratégique pour la cyberdéfense européenne. Un premier document a été partagé en février. La question figurera à l'agenda du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement européens consacré à la défense et à la sécurité, en décembre

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 15:50
The implementation of the Common Security and Defence Policy

10-07-2013 Security and Defence

 

Draft Programme

  • common.download.document Draft Programme
 

Registration Form

  • common.download.document Registration Form
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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 18:50
Exchange of Views with SEDE Members
Brussels | Jun 10, 2013 European Defence Agency
 
Claude-France Arnould, Chief Executive of the European Defence Agency and General Jean-Paul Paloméros, Supreme Allied Commander Transformation, NATO were invited to jointly brief the members of the European Parliament’s security and defence subcommittee on 3 June. 


In her introduction, Claude-France Arnould stressed the need for greater effectiveness of defence cooperation in the context of defence budget cuts. She specified that investment in Research & Development, attention to security of supply and increased synergies between community and defence policies were crucial. Claude-France Arnould also mentioned some of the Agency’s Pooling & Sharing initiatives which successfully close European defence capability gaps in areas such as air-to-air refuelling, governmental satellite communications and traffic insertion of remotely piloted aircraft systems. General Paloméros stressed the strategic ties between EDA and NATO SACT in improving defence capabilities; key areas of common interest were air-to-air refuelling and future solutions for remotely piloted aircraft systems. He also insisted that Europe needed to increasingly become a security provider rather than just a security user.
 

Members of the European Parliament were in the following exchange of views interested in the state of preparation for the upcoming European Council dealing with defence topics; Arnaud Danjean, chairman of the subcommittee, highlighted the importance of Pooling & Sharing and showed concern for the involvement of all Member States in cooperative programmes and the full commitment of Member States to defence cooperation. 

 

More information:

Claude-France Arnould, directeur de l'AED et Le général Palomeros, NATO SACT reçus en sous-commission Sécurité et Défense EP - source AD

Claude-France Arnould, directeur de l'AED et Le général Palomeros, NATO SACT reçus en sous-commission Sécurité et Défense EP - source AD

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 12:50
Public hearing on the European defence industry strategy - SEDE

27-05-2013 Security and Defence

 

Programme

  • common.download.document Programme
 

Presentations and speeches

  • common.download.document Presentation by Jan PIE, Secretary General, Swedish Security and Defence Industry Association
  • common.download.document Statement by Jan PIE, Secretary General, Swedish Security and Defence Industry Association
  • common.download.document Presentation by Christian MÖLLING, German Institute for International and Security Affairs (SWP)

 

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