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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 17:50
Preparing for future Combat Aerospace

 

6 nov. 2014 BAE Systems

 

Work has commenced on a £120m contract awarded by the UK and French governments for a two year co-operative Future Combat Air System Feasibility Phase study. We will work alongside Dassault Aviation in this first step towards what could become a full demonstration programme that shapes the future of combat aerospace in Europe.

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 14:50
En attendant la lune de miel, Paris et Londres se fiancent dans l'aviation de combat

Défense -  Images de synthèse du concept SCAF (Système de Combat Aérien Futur). (Crédits : Dassault Aviation)

 

07/11/2014 Michel Cabirol – laTribune.fr

 

Paris et Londres ont donné le coup d'envoi à des études industrielles pour un futur drone aérien de combat franco-britannique à l'horizon 2030. Dassault Aviation et BAE Systems vont coopérer sur ce projet qualifié "d'historique".

 

Pour une fois, ne boudons pas le plaisir d'une coopération européenne dans le domaine de la défense a fortiori franco-britannique. De voir la France et la Grande-Bretagne, et plus précisément BAE Systems et Dassault Aviation, travailler ensemble sur ce que pourra être l'aviation de combat du futur a été qualifié "d'historique" par plusieurs hauts responsables franco-britanniques à l'occasion mercredi d'une cérémonie célébrant la remise du contrat aux deux avionneurs dans le cadre des traités militaires de Lancaster House, conclus entre les deux pays en 2010.

"Nous sommes dans une situation qu'on aurait qualifiée de quasi-miraculeuse il y a quelques années : on a réuni six immenses industriels français et britanniques autour d'un même projet", a rappelé le Délégué général pour l'armement (DGA) Laurent Collet-Billon, qui a beaucoup mouillé sa chemise pour la réussite de cette coopération. Outre BAE Systems et Dassault Aviation, font partie de l'équipe historique les deux motoristes Snecma et Rolls-Royce, et les deux électroniciens Thales et Selex UK. "Aujourd'hui, la France et la Grande-Bretagne décident de préparer ensemble l'avenir de leur aéronautique de combat", a assuré le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier. Ce contrat représente "une étape importante pour les deux pays et pour les deux industriels",  a confirmé le patron de BAE Systems, Ian King.

Mais il convient de rester mesuré. Car ce contrat de 150 millions d'euros portant sur une étude conjointe de faisabilité du Système de combat aérien futur (SCAF) ne court que sur deux ans. Après, advienne ce qui pourra... D'ailleurs, le patron de l'armement du ministère britannique de la Défense, Bernard Gray, a fait preuve d'honnêteté en expliquant que "nous devons comprendre où va nous emmener cette coopération et les technologies qui vont émerger. Nous allons évaluer la situation au fur et à mesure".

 

Deux ans, c'est court !

Deux ans, c'est à la fois long et court pour les deux seuls avionneurs européens à avoir gardé des compétences dans la maîtrise d'œuvre d'un avion de combat, même si BAE Systems doit aussi se reposer aujourd'hui sur certaines expertises américaines. Ce qui n'est pas encore le cas pour Dassault Aviation qui développe et fabrique le Rafale en franco-français. Les six industriels ont deux ans pour apprendre à travailler ensemble et pourquoi pas réaliser un démonstrateur opérationnel d'un drone de combat qui pourrait être prêt début 2017. C'est donc très court. Car comme l'a rappelé Laurent Collet-Billon, "le programme est chargé". Mais, a assuré le patron de BAE Systems, Ian King, "nous relevons le défi".

Cette étude portera "plus particulièrement sur les architectures de drones de combat, sur certaines technologies clés et sur la définition des moyens de simulation destinés à valider les choix techniques et les concepts d'emplois", selon la direction générale de l'armement (DGA). Plus précisément des technologies clés en termes de furtivité, d'aérodynamique, de liaisons de données sécurisées ou d'emport d'armement en soute. "Nous allons développer des compétences et des technologies innovantes de premier plan que peu de pays maîtrisent aujourd'hui", a assuré le Délégué général.

 

Prochaine étape, un démonstrateur ?

A l'issue de cette étude, "des travaux pourraient débuter pour développer un démonstrateur technologique d'UCAS (Unmanned Combat Air System, drone de combat aérien, ndlr) à même de répondre aux futurs besoins militaires des deux nations", a indiqué pour sa part Dassault Aviation. Pour faire simple, ce projet de démonstrateur préfigure de ce que sera l'aviation du combat européenne en terme de capacité et sur le plan industriel après le Rafale et l'Eurofighter. Soit après 2030/2035. En tout cas, Paris considère que cette coopération est "stratégique et doit s'inscrire sur le long terme", assure Laurent Collet-Billon.

Ce projet d'UCAS doit déjà faire l'objet d'un "nouveau round de négociations" entre BAE Systems et Dassault Aviation, a rappelé Eric Trappier. Car "cette phase de faisabilité, cette première pierre, n'a de sens que si elle la première étape d'un processus qui doit nous conduire au lancement d'un programme". Soit ce fameux démonstrateur d'UCAS commun franco-britannique. Un programme qui sera peut-être le début de la dépendance mutuelle entre la France et la Grande-Bretagne en matière d'aviation de combat. Ce qui serait un changement de doctrine pour la France. Pour l'heure, les deux pays ont toutefois convenu d'investir séparément 50 millions d'euros chacun sur ce projet.

 

Quid du Neuron et du Taranis ?

Dassault et BAE Systems ont déjà développé séparément un démonstrateur de drone de combat, Neuron et Taranis. Le Neuron est un démonstrateur servant à tester et développer des technologies qui pourraient servir un jour à un avion de combat sans pilote qui équiperait les forces aériennes européennes à l'horizon 2030. Le programme Neuron associe la France, l'Italie, la Suède, l'Espagne, la Grèce et la Suisse. Sous la maîtrise d'œuvre de Dassault Aviation, le programme a été construit "pour fédérer les compétences et les savoir-faire" d'Alenia Aermacchi (Italie), Saab (Suède), EADS-Casa (Espagne), HAI (Grèce), Ruag (Suisse) et Thales (France). De son côté, BAE Systems a développé le Taranis, avec Rolls Royce, GE Aviation et QinetiQ.

Quid des partenariats noués avec des industriels européens dans le cadre de ces programmes ? Neuron a une vie "parallèle", explique Laurent Collet-Billon. Le contrat tel qu'il a été signé entre la France et la Grande-Bretagne concerne Dassault Aviation et BAE Systems et leurs principaux fournisseurs. Pas plus. "C'est une autre aventure", précise-t-il. Mais la suite de l'histoire "reste à déterminer" et est "ouverte aux partenariats". "Nous industriels, si les États se mettent d'accord sur des partenariats, on sait faire", a estimé Eric Trappier. La preuve, le Neuron !

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 17:50
Concept SCAF - Système de Combat Aérien Futur (ou FCAS, Future Combat Air System) - crédits Dassault Aviation

Concept SCAF - Système de Combat Aérien Futur (ou FCAS, Future Combat Air System) - crédits Dassault Aviation

 

6 novembre 2014 par Gil Roy – Aerobuzz.fr

 

La France et la Grande-Bretagne vont consacrer 250 M€ sur deux ans, à l’étude d’un système de combat aérien du futur (SCAF). Une aubaine pour les bureaux d’études de Dassault Aviation, BAE Systems, Safran, Rolls-Royce, Thales, Finmeccanica-Selex menacés par la baisse des budgets de Défense.

 

Le Joint Strike Fighter américain, archétype de l’avion de combat de cinquième génération, sera-t-il le dernier vecteur piloté de l’intérieur ? Les progrès réalisés par le drone furtif X-47B peuvent laisser penser, en effet, que l’avenir appartient aux drones. En Europe, Dassault Aviation a pris les commandes du Neuron, un démonstrateur de drone de combat, également furtif, qui pourrait préfigurer le successeur du Rafale, du Gripen ou encore de l’Eurofighter. Si ce programme implique une multitude d’industriels de Défense de nombreux pays, en revanche, celui qu’il va désormais falloir appeler SCAF pour «  Système de combat aérien futur » ne réunit que deux partenaires, la France et la Grande-Bretagne, qui ont déjà a leur actif plusieurs programmes aéronautiques communs. Dans le domaine militaire, on se souvient évidemment du Jaguar…

 

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 20:50
La DGA et DE&S lancent les études industrielles du futur drone aérien de combat franco-britannique

 

05/11/2014 DGA

 

Le Délégué général pour l’armement Laurent Collet-Billon, et son homologue britannique, le Chief of Defence Materiel Bernard Gray, ont procédé au lancement industriel du projet franco-britannique de drone de combat futur (FCAS - Future Combat Air System) le 5 novembre 2014. Ils ont remis solennellement aux partenaires industriels du projet (Dassault Aviation - BAE Systems, Rolls-Royce - Safran et Selex ES - Thales), les contrats d’études de la phase de faisabilité du FCAS.

 

La signature de ces contrats FCAS marque un nouveau succès pour la coopération franco-britannique qui bénéficie depuis 2010 de la dynamique impulsée par les traités de Lancaster House. Elle fait suite à l’engagement pris lors du Sommet franco-britannique de Brize Norton en janvier 2014 entre le Président François Hollande et le Premier ministre David Cameron, et l’accord étatique signé par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et son homologue britannique à l’occasion du salon de Farnborough en juillet 2014. Elle intervient à l’issue d’une phase préparatoire de deux ans qui a réuni sur ce projet ambitieux Dassault Aviation et BAE Systems comme systémiers, Thales et Selex ES pour l’électronique embarquée et les senseurs, ainsi que Safran et Rolls-Royce pour la propulsion.

 

L’engagement conjoint, d’un montant de 120 M£ (150 M€) également répartis entre les partenaires, est complété par des études nationales lancées en parallèle, pour un montant d’environ 40 M£ (50 M€) par pays. Cette phase de faisabilité conjointe de deux ans qui débute aujourd’hui portera plus particulièrement sur les architectures de drones de combat, sur certaines technologies-clés et sur la définition des moyens de simulation destinés à valider les choix techniques et les concepts d’emplois. La France comme le Royaume-Uni mettront également à profit l’expérience acquise dans le domaine des drones aériens de combat avec les démonstrateurs technologiques Neuron et Taranis, projets conduits respectivement par Dassault-Aviation et BAE Systems.

 

La phase de faisabilité prépare le lancement du développement et de la réalisation d’un démonstrateur de drone de combat prévu début 2017. Avec le projet FCAS, c’est l’avenir de notre industrie aéronautique dans le domaine des aéronefs de combat qui se joue.

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 18:30
Le Qatar semble proche d'un achat de 36 Rafale à la France (photo EMA)

Le Qatar semble proche d'un achat de 36 Rafale à la France (photo EMA)

 

30/10/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Une délégation qatarie est actuellement en France pour négocier l'achat de 36 Rafale.

 

Selon plusieurs sources concordantes, une délégation qatarie de très haut niveau est actuellement en France pour négocier un contrat Rafale avec Dassault Aviation. Elle devrait rester trois semaines à Paris pour tenter de conclure un contrat portant sur l'achat de 36 Rafale. Si les négociateurs parviennent à s'entendre, une visite présidentielle de François Hollande au Qatar d'ici à la fin de l'année serait prévue pour officialiser cette commande, la première du Rafale à l'exportation.

Toute la filière aéronautique française retient son souffle sur la réussite de ces négociations, mais reste à la fois prudente et confiante. Car le Qatar souhaite acquérir le Rafale, mais à son rythme. Les observateurs les plus avertis savent depuis des semaines que les Qataris vont "prochainement" annoncer leur choix en faveur de l'avion de combat français mais "le terme prochainement est toujours relatif" avec eux, rappelle l'un d'entre eux. La patience et la ténacité sont donc nécessaires pour négocier avec les Qataris. Au final, explique-t-on à La Tribune, "nous sommes raisonnablement optimistes".

 

Le Qatar et la technologie française

Lors d'un toast prononcé en juin dernier à l'Elysée à l'occasion du diner officiel offert en l'honneur de l'émir, cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, en visite en France, François Hollande avait fait allusion aux négociations sur la vente du Rafale, relevant que "le Qatar a toujours fait les choix pour son armée de la technologie française". "Je sais que vous avez la plus grande attention et la plus grande bienveillance par rapport aux matériels que nous vous proposons dans tous les domaines et notamment aéronautique", avait-il enchaîné. Un an plus tôt, jour pour jour, le 23 juin 2013, le président François Hollande avait déjà évoqué le dossier du Rafale avec les dirigeants qataris, lors d'une visite à Doha.

En mars, les Qataris avaient repris langue avec le Team Rafale (Dassault Aviation, Thales et Safran) en posant de nouvelles questions sur l'avion de combat. après une interruption des discussions de plus de trois mois. Des questions qui portaient sur le prix de l'appareil selon le volume d'une éventuelle commande (12, 24, 36, 72 Rafale) afin de mieux cerner la structure de coûts de l'avion de combat. Pays proche de la France, le Qatar veut équiper sa force aérienne de 72 appareils, dont au moins 36 Rafale. L'armée de l'air qatarie est actuellement équipée de 12 Mirage 2000-5.

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 17:35
photo Livefist

photo Livefist

 

30 octobre 2014, Par Julien Bonnet - Usinenouvelle.com

 

D'après le quotidien "Deccan Chronicle", le projet d'accord encadrant l'achat par l'Inde de 126 Rafale à la France est sur le point d'être finalisé. Le contrat de plusieurs milliards de dollars (et le premier à l'export pour l'avion de combat multirôles français) entre le gouvernement indien et Dassault Aviation pourrait être signé avant la fin de l'année ou début 2015 au plus tard.

 

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 07:55
 photo Marine nationale - C.Quillivic

photo Marine nationale - C.Quillivic

 

03.11.2014 Ecole Navale

 

Monsieur Éric Trappier, 5ème PDG du groupe Dassault Aviation, est intervenu devant plus de 300 élèves de l’École navale ce vendredi 24 octobre pour la conférence inaugurale de l’année scolaire 2014-2015, sur le thème : " L‘importance de l‘aéronautique dans les enjeux maritimes du XXIème siècle ".


Monsieur Trappier a notamment souligné l’importance de maintenir un esprit de défense dans notre pays. Forte d’une tradition aéronautique française centenaire, l’entreprise Dassault a construit plusieurs milliers d’aéronefs dont quelque mille avions de combat et deux mille avions d’affaires sont actuellement en service dans le monde entier. Cette industrie pionnière est aussi une industrie de pointe dans laquelle la France possède un savoir-faire mondialement reconnu, mais qui doit compter sur un soutien sans faille du pouvoir politique car il n’y a pas de vente d’avions de combat sans accord stratégique entre états. M. Trappier a souligné en conclusion que les grands succès de son entreprise dans le domaine industriel, mais aussi dans le domaine des logiciels sont ceux d’une entreprise profondément attachée à la France, tournée vers le monde et impliquée dans une démarche d’innovation permanente.
A l’issue de la conférence, monsieur Trappier a procédé à la signature du Livre d’Or dans le bureau du contre-amiral Philippe Hello, commandant de l'École navale.
Tout au long de l’année scolaire 2014-2015, plusieurs conférences d’intérêt général seront ainsi proposées aux élèves, dans le cadre de la formation humaine et militaire, afin d’acquérir une culture générale et maritime (conférence sur les valeurs, sur le droit des conflits armés, géopolitique etc.).

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 19:57
Euronaval - Le Rafale Marine

 

28/10/2014 Economie et technologie

 

Le RAFALE de la Marine nationale est un atout décisif dans la conduite des opérations. Ses missions : pénétration, attaque au sol et à la mer par tout temps. Défense et supériorité aérienne ; Reconnaissance tactique et stratégique ; Dissuasion nucléaire.

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 11:55
Le Rafale F3.4+ expérimenté à Istres

 

27/10/2014 Aspirant Julie Beck - Armée de l'Air

 

Du 6 au 17 octobre 2014, les aviateurs de l’équipe intégrée d’essais en vol (EIEV) d’Istres et de l’équipe de marque Rafale du centre d’expériences aériennes militaires (CEAM) de Mont-de-Marsan ont évalué une nouvelle version du Rafale.

 

Intitulé  F3.4+, ce nouveau standard du Rafale, en cours de développement par les industriels sous la responsabilité de la direction générale de l'armement (DGA), s’inscrit dans l’amélioration continue du système d'armes. Il prend en compte les retours d’expériences des opérationnels et le renforcement constant de la sécurité des vols. Les experts de l’EIEV et du CEAM forment le noyau dur des premiers utilisateurs et accompagnent le déploiement du nouveau système. « Pendant deux semaines, nous avons mené une campagne d’essais en vol, explique le commandant Mathieu Rigg, commandant de l’antenne équipe de marque Rafale à l’EIEV. L’appareil sera ensuite déployé en phase d’expérimentation finale à Mont-de-Marsan avant sa mise en service opérationnel. »

 

La version F3.4+ comporte de nombreuses évolutions logicielles, par exemple, l’amélioration de la saisie et de la conversion des coordonnées géographiques au standard de l’Otan (format MGRS) qui constituera un gain de temps très appréciable pour les équipages. Dans le domaine de la sécurité, un nouveau réticule « attitude » permettra aux pilotes de mieux appréhender les illusions sensorielles en les avertissant d’une position inusuelle. De plus, en phase de décollage, une alarme permettra de ne pas dépasser l’énergie maximale acceptable par les freins de l'avion, ce qui constitue une aide précieuse à la gestion de l'interruption au décollage. Enfin, « dans le domaine du suivi de terrain, le F3.4+ offre une nouvelle commande en temps réel pour les transitions entre mode radar et fichier numérique », ajoute le commandant Rigg.

Tout au long de l'évaluation, représentant une vingtaine d'heures de vol, les aviateurs de l’EIEV et du CEAM se sont attachés à définir les limites des domaines d’emploi du système avant d’en rédiger les fiches d’utilisation opérationnelle. Le nouveau standard F3.4+ du Rafale devrait être déployé dans les forces début 2015.

Pour en savoir plus sur le Rafale, Air actualités y a consacré un dossier complet dans le numéro 669 de mars 2014, disponible en ligne.

 

Zoom sur l’équipe intégrée d’essais en vol d’Istres

L’équipe intégrée d’essais en vol, stationnée à Istres, est composée de sept membres étatiques (pilotes, navigateurs et ingénieurs d'essais) du CEAM (armée de l'air), du centre d'expérimentations pratiques et de réception de l'aéronavale (marine nationale) et de la DGA Essais en vol. En lien privilégié avec les industriels, les aviateurs de l'EIEV sont les référents techniques de l’état-major de l’armée de l’air lors des grandes orientations d’un programme. Outre une expérience aéronautique et opérationnelle forte, ils ont suivi un stage d’un an à l’école du personnel navigant d’essais et de réception (EPNER) de la DGA. Ils s’assurent notamment de l’implémentation des nouveaux systèmes et de leurs impacts sur l’interface homme/système.

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 17:55
20èmes  Rencontres parlementaires de la Défense

 

21/10/2014 - par Alain Establier  - SECURITY DEFENSE Business Review n°114

 

Le 08 octobre se sont déroulées à Paris, les 20èmes rencontres parlementaires de la Défense autour d’une thématique: l’outil industriel de la Défense est-il un enjeu d’avenir pour les territoires? En cette période de flou intense sur les budgets des Armées, les responsables les plus éminents du secteur étaient là pour débattre: Laurent Collet-Billon (Délégué Général pour l’Armement), Eric Trappier (PDG de Dassault Aviation), Antoine Bouvier (PDG de MBDA), Général Denis Mercier (chef d’Etat-major de l’armée de l’air), Patrice Caine (DG de Thales) entre autres.

 

La Défense, c’est l’emploi en France

 

L’outil industriel de Défense représente encore en France 15 Mds€ de CA annuel et 165.000 emplois directs et indirects. A noter que ces 15 Mds€ permettent de conserver en France les 165.000 emplois, car ce sont souvent des emplois de haute spécialisation, générés par des produits haut de gamme et de très haute technologie pas faciles à délocaliser. Pour preuve, les difficultés rencontrées par Dassault et Thales en matière de sous-traitants indiens…

Pourtant, les politiques depuis 30 ans n’ayant aucune vision industrielle, le budget des Armées est tombé de 4,3% du PIB à la fin des années 60 (certes au temps du service militaire obligatoire), à 3% dans les années 80, à 2% dans les années 90, pour tomber à 1,5% en 2013! Même l’OTAN considère que le budget de défense des pays européens ne devrait pas être en dessous de 2% de leur PIB…

Les parlementaires de la majorité actuelle ont eu beau se réjouir de la progression de 40% des exportations de matériel de défense entre 2012 et 2013, les lecteurs de SDBR (cf. n°112) savent que c’est de la manipulation de l’information, car la performance de ce secteur se juge non sur un an mais sur la durée de son processus industriel (au moins 4 ans). Tout ce qu’on peut dire, c’est que la moyenne des prises de commande de 2007 à 2011 (5 ans) étaient de 6,42 Mds€, que la moyenne de 2012 et 2013 cumulée (2 ans) n’est que de 5,85 Mds€ et que l’exportation  représente environ 39% du chiffre d’affaires total de la filière. Il s’agit donc de se préoccuper aussi des 61% vendus en France, soit plus de 9 Mds€.

 

Une situation qui va passer de préoccupante à très préoccupante…

 

En réalité la situation est préoccupante aujourd’hui (comment financer les 31,4 Mds€ de la LPM ? le milliard des Opex ? etc.) et devient très préoccupante si on se projette à 10 ans. Eric Trappier a rappelé que l’industrie de défense pouvait produire des solutions duales, mais qu’il n’y aurait plus d’industrie de défense dans les territoires français si les entreprises concernées se tournaient complètement vers le civil: exemple, un employé sur le sol américain, à compétence égale, vaut 3 fois moins cher qu’un collaborateur français. Le danger serait grand de croire que la part du civil dans les entreprises de défense (le dual) serait la panacée car, en matière civile, la délocalisation aurait vite fait de détruire une grande part des 165.000 emplois actuels…

Les industriels et le général Mercier ont rappelé que la meilleure publicité des matériels français était faite par la doctrine d’emploi et par l’usage qu’en font les militaires (ex: le Rafale et son armement, ou le BPC). Le DGA a rappelé que l’industrie de défense française représentait 20% de l’industrie de défense totale de l’Europe, ce qui place la France à la fois en leader et en responsabilité. Le député Hervé Mariton a souligné que la filière d’excellence française de défense n’était pas acquise pour l’éternité et que la politique de défense était en principe la fonction première de l’Etat. Il a ajouté, concernant l’Europe, que sans programmes européens il ne pouvait y avoir de coopération industrielle de défense pour répondre à des objectifs stratégiques (lesquels?) et qu’une coopération industrielle constructive ne pouvait être que bilatérale (Lancaster House) ou multi-bilatérale, mais certainement pas multilatérale. Le général Mercier a indiqué que les Etats-majors étrangers, qu’il rencontre souvent, s’inquiétaient de l’abandon éventuel de programmes français, ce qui ne les incitait pas à passer des commandes bien sûr: dans 7 ans, est-ce que vous produirez toujours le Rafale ?

 

Conclusion

 

Comme l’a souligné Eric Trappier, il faut maintenir les budgets d’innovation et la recherche en haute technologie pour que l’industrie de défense française reste délibérément dans le haut de gamme, difficilement délocalisable, ce qui aidera à maintenir son image dans le monde et ses emplois en France. Il faut aussi sans doute faire pression sur Bruxelles pour que des recommandations soient faites aux Etats de revenir au moins à 2% de PIB dans leurs dépenses de défense, ce qui serait un élément de relance en plus d’un accroissement de notre sécurité. Enfin, comme l’a dit Philippe Bottrie du groupe Airbus, «il est  grand temps de semer les graines de notre sécurité future» !

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 11:25
Exportation d'armes (2/4) : la France profitera-t-elle de sa bonne image au Pérou ?

Un temps espérée, la commande du satellite d'observation n'a pu être conclue l'an dernier entre la France et le Pérou en raison de la difficulté de Paris à rédiger un contrat de gouvernement à gouvernement. (Crédits : Airbus Defence & Space)

 

15/10/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La Tribune vous propose une série sur les nouvelles terres de conquête des industriels de l'armement français. Dassault Aviation et Thales lorgnent une modernisation des 12 Mirage 2000 péruviens tandis que DCNS convoite la modernisation de quatre sous-marins U209.

 

Et si le Pérou était l'une des bonnes surprises de l'industrie de l'armement française ces prochaines années. Bien sûr, ce pays andin de 30,5 millions d'habitants n'a pas le même potentiel que l'Indonésie mais la France jouit actuellement d'une bonne image auprès de la présidence péruvienne. Le président Ollanta Humala, un ancien militaire considéré comme francophile, a déjà été reçu trois fois par François Hollande (novembre 2012, octobre 2013 et juillet 2014). Alors que des soldats français ont défilé à Lima pour la fête nationale péruvienne le 28 juillet dernier, le président français doit se rendre à son tour au Pérou début 2015.

En mars 2013, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius rappelait que le Pérou était "bien disposé à l'égard de la France". A Paris de saisir enfin sa chance dans un pays en forte croissance. Avec un PIB estimé à plus de 200 milliards de dollars en 2013 et un taux de croissance annuel moyen de 6 % entre 2002 et 2012, le Pérou est considéré, selon le FMI, comme un néo-émergent dans la région.

 

Une marge de progression pour la France

En 2012, Lima n'a représenté que 0,06 % du commerce extérieur de la France et se situe au 94e rang de ses clients et au 76e rang de ses fournisseurs. Seulement 65 entreprises françaises sont présentes au Pérou, et Paris n'est que le 16e investisseur (1,5 % du stock des investissements directs à l'étranger). "Nos relations économiques sont encore insuffisantes, eu égard aux opportunités offertes par ce pays en forte croissance", avait souligné en février dernier l'ancien président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, Jean-Louis Carrère.

Paris possède donc une belle marge de progression. Y compris dans le domaine de l'armement même si Airbus Defence and Space (ADS) a réussi en avril dernier un joli coup en signant en avril une commande de 150 millions d'euros environ portant sur la vente du premier satellite péruvien d'observation de la Terre. Sur la période 2009-2013, les industriels de l'armement tricolore ont exporté pour 182,7 millions d'euros de matériels vers le Pérou avec des pics en 2009 (97,4 millions) et 2012 (72,2 millions grâce notamment à la vente de 16 missiles Exocet MM40 et quatre systèmes de lancement pour les frégates italiennes Lupo signée en décembre 2012).

 

2013, une mauvaise année

En 2013, les groupes français ont fait chou blanc au Pérou ou presque (3,6 millions d'euros de ventes d'armements). Un temps espérée, la commande du satellite d'observation n'a pu être conclue l'an dernier entre la France et le Pérou en raison de la difficulté de Paris à rédiger un contrat de gouvernement à gouvernement, Bercy étant peu favorable à ce type de garantie de l'État français. Le contrat sera mis en vigueur cette année. "C'est imminent", explique-t-on à La Tribune. En outre, Airbus Helicopters (AH) a poussé dans ses derniers retranchements Mil, bien implanté commercialement au Pérou, mais le constructeur russe a finalement réussi fin décembre à arracher au bout de deux ans de négociations un contrat de 24 Mi-171CH face au Cougar (500 millions de dollars).

AH était, semble-t-il, plus cher de 30 % à l'achat et n'avait pas de créneau de livraison rapide, selon un proche du dossier. En revanche, le constructeur de Marignane était moins cher que Mil pour le support des appareils. Ce qui équilibrait plus ou moins la facture en prenant en compte le coût de possession (achat, support, maintenance... des appareils tout au long de leur utilisation). Mais cet argument a encore du mal à être entendu dans de nombreux pays. C'est d'ailleurs en partie pour cela qu'Airbus Helicopters a pris la décision de produire des Cougar en Roumanie.

 

Modernisation des Mirage 2000 et des sous-marins allemands

Deux gros dossiers mobilisent depuis quelques mois les équipes commerciales de Dassault Aviation, Thales et le missilier MBDA d'une part, et de DCNS, d'autre part. Deux dossiers de modernisation d'équipements majeurs des forces armées péruviennes : 12 Mirage 2000C et B, dont l'électronique a déjà été un peu modernisée en 2009 (100 millions d'euros), et quatre sous-marins allemands de type U209. Deux dossiers compliqués à boucler. D'autant que le Pérou souhaite conclure des contrats de gouvernement à gouvernement à l'image de celui signé pour l'achat d'un satellite d'observation.

Sur les Mirage 2000 achetés à la France en 1982 et livrés en 1985, "le plus dur est de faire converger les besoins du client dans l'enveloppe financière", explique-t-on à La Tribune. Dassault Aviation et Thales ont proposé une modernisation de type indien à Lima pour en limiter les coûts, c'est-à-dire sans la dimension air-sol. Car cela demanderait des études supplémentaires, augmenterait le prix de l'opération et enfin écarterait de fait la proposition de Sagem de vendre des bombes AASM.

Or Lima souhaiterait transformer ses Mirage 2000 en Mirage 2000-5 pour un coût de 25 millions de dollars par appareil (soit un total de 300 millions de dollars), selon la presse locale, tandis que l'offre française se situait à 30 millions par appareil. Enfin, Israël a quant à lui proposé une modernisation à 15 millions de dollars. Mais le Pérou perdrait alors la garantie de l'État français. A suivre.

 

Sous-marins, un contrat à 500 millions d'euros ?

A l'image du contrat sur le satellite signé entre la France et le Pérou, Lima a demandé à Berlin la possibilité de signer un contrat de gouvernement à gouvernement. Selon nos informations, l'Allemagne aurait refusé ce type de contrat. Du coup, DCNS travaillerait sur un appel d'offre portant sur la un projet de modernisation légère des quatre sous-marins de type U209. Une commande qui était à l'origine estimée à 500 millions d'euros mais qui pourrait être revue à la baisse pour s'adpater au budget des Péruviens. D'autant que le président Ollanta Humala souhaite avant son départ en 2016 lancer un appel d'offre pour l'acquisition de nouveaux sous-marins.

DCNS, qui a déjà modernisé des sous-marins allemands en Amérique Latine (Brésil), est prêt à travailler avec le groupe péruvien FIMA pour obtenir le contrat. Les Péruviens sont également intéressés par une coopération avec le Brésil. "Cette opération pourrait permettre au Pérou de moderniser son industrie navale, décrypte-t-on à Paris. Le challenge des  industriels français est de s'adapter au budget péruvien".

 

MBDA, Airbus Helicopters, Nexter... sur les rangs au Pérou

D'autres campagnes sont actuellement en cours pour les industriels français. Le missilier MBDA travaille sur une projet en vue d'armer les frégates Lupo de la marine péruvienne avec des missiles Mistral et VL-Mica (Air Defence). Le Pérou souhaiterait aussi  un second lot d'Exocet. De son côté, Nexter propose son systèmes d'artillerie autotractés Caesar ainsi que son canon de 105mm. Thales fait quant à lui la promotion de son système de radio PR4G.

Par ailleurs, Lima a lancé un appel d'offres pour l'acquisition d'un navire océanographique (environ 100 millions de dollars). Une campagne qui pourrait intéresser le petit chantier naval des Sables d'Olonne, OCEA. Enfin, Airbus Helicopters estime que le Pérou, qui a commandé 5 EC145 en 2012 pour la police nationale, a des besoins pour des hélicoptères lourds type Super Puma, capables d'opérer à grandes altitudes.

 

Un contrat d'État à État

Le contrat de gouvernement à gouvernement sur le satellite d'observation signé avec le Pérou est une nouveauté pour la France et, surtout, une avancée pour gagner des contrats à l'exportation. Il "liera bien nos deux États mais il sera accompagné de trois accords intergouvernementaux, avait expliqué en octobre 2013 le Délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon. Notre objectif est de construire un cadre qui s'approche du Foreign Military Sales de l'armée américaine, car la majorité des clients exige dorénavant une intervention - c'est-à-dire une garantie - étatique forte."

En juillet dernier, le sénateur UMP de la Gironde, Xavier Pintat, avait souligné que l'État français avait "accepté de mettre en place un montage juridique innovant, qui a permis de donner satisfaction au gouvernement péruvien en accordant à l'opération la garantie de la puissance publique". En tout cas, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, y tient "particulièrement", selon des sources proches du dossier. "C'est un outil à creuser et qui est pertinent sur le long terme", explique-t-on à Paris.

A lire ou relire le premier volet :

Exportation d'armes (1/4) : l'Indonésie sera-t-elle le nouveau filon de la France ?

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 13:55
Landivisiau : Arrivée du premier Rafale F1 modernisé au Standard F3

 

09/10/2014 Marine nationale

 

Après près de trois ans de travaux, le premier des dix Rafale Marine rétrofités du standard F1 vers le standard F3 a atterri  sur la base aéronautique navale (BAN) de Landivisiau.

 

La transformation effectuée sur ces appareils a pour objectif de doter la Marine nationale d’une flotte homogène au standard F3. Après un passage dans les services de soutiens opérationnels, le Rafale Marine n° 10 renforcera les rangs de la flottille 12F.

 

L’opération concerne les dix premiers Rafale Marine(M1 à M10) livrés au standard F1, avec des capacités limitées aux missions de défense aérienne. Le standard F3 confère au Rafale Marine une polyvalence totale qui lui permet d’accomplir des missions :

    d’interception et de combat air-air avec un canon de 30 mm et des missiles Mica IR/AM,

    d’appui au sol avec un canon de 30 m, des bombes guidées laser GBU-12/24, des bombes guidées Hammer,

    de frappes dans la profondeur avec les missiles de croisière Scalp,

    d’attaque en mer avec les missiles Exocet AM39 Block 2 et autres armements air-surface,

    de reconnaissance tactique et stratégique en temps réel avec une nacelle Aréos,

    de ravitaillement en vol d’un Rafale à un autre,

    de dissuasion nucléaire avec le missile ASMP-A

 

Landivisiau : Arrivée du premier Rafale F1 modernisé au Standard F3

Le Rafale M10 rejoint les 27 Rafale déjà au standard F3. Les livraisons des avions rétrofités devraient prendre fin en 2017. La Marine disposera alors d’un parc de 42 Rafale.

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 14:55
photo Dassault

photo Dassault

 

08 octobre 2014 usinenouvelle.com

 

Airbus Group réfléchit à la vente aux institutions financières de 10% de Dassault Aviation, a déclaré le 7 octobre un porte-parole du constructeur aéronautique européen.

 

Airbus envisage de se désengager progressivement de Dassault Aviation. Dans un premier temps, il pourrait chercher à céder 10% de ses parts, selon un porte-parole de l'avionneur européen. Cette transaction serait la première étape vers une cession de la totalité des 46% détenus par Airbus dans Dassault Aviation.

 

La vente des 10%, si elle avait lieu, serait combinée à une réduction supplémentaire de la participation d'Airbus Group au moyen d'une participation à un rachat d'actions prévu par Dassault Aviation, a ajouté le porte-parole.

 

Le président d'Airbus Group, Tom Enders, avait déclaré en juillet que le désengagement d'Airbus n'était qu'une question de temps, refusant toutefois d'évoquer un calendrier précis. Le groupe Dassault a fait savoir pour sa part début septembre qu'il était prêt à racheter 10% des actions Dassault Aviation à Airbus Group dans le cadre du désengagement du groupe européen.

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 07:56
Rafale Marine F3 - photo Dassault Aviation - P. Dhaud

Rafale Marine F3 - photo Dassault Aviation - P. Dhaud

 

Saint-Cloud, le 7/10/2014 : Dassault Aviation

 

Vendredi 3 octobre, l’usine Dassault Aviation de Mérignac a livré à la Direction générale de l’armement (DGA) le Rafale M10, premier exemplaire d’une tranche de dix Rafale Marine rétrofités.

 

Ces dix Rafale (M1 à M10) ont été produits à partir de la fin des années 90 pour remplacer les F-8 Crusader qui assuraient la protection aérienne du groupe aéronaval depuis 1964. Ce remplacement ne pouvant attendre la mise en service des standards polyvalents F2 et F3, les dix Rafale Marine furent dotés d’un standard basique, dit F1, limité aux seules missions de supériorité et de défense aérienne.

 

Tous les autres Rafale de la Marine (et de l’armée de l’Air) sont actuellement au standard F3. Ceux qui avaient été produits au standard F2 ont été transformés facilement en F3. Le passage de F1 à F3 est plus complexe et nécessite un programme spécifique. Un marché de rétrofit a donc été conclu en 2009 qui associe Dassault Aviation, Thales, MBDA, Sagem, le Service Industriel de l’Aéronautique (SIAé) et la Marine nationale.

 

Le passage du standard F1 au standard F3 suppose les modifications suivantes :

  • Nouveaux calculateurs électroniques modulaires,
  • Nouveaux écrans cockpit,
  • Changement des câblages électriques de l’avion,
  • Mise à hauteur du système de contre-mesure Spectra,
  • Evolution du radar RBE2 PESA (interchangeable avec la nouvelle antenne AESA),
  • Evolution des pylônes d’emport d’armement.

La livraison des Rafale Marine rétrofités s’étalera jusqu’en 2017.

Le standard F3 confère au Rafale (Marine et Air) une polyvalence totale qui lui permet d’accomplir les missions suivantes :

  • interception et combat air-air avec canon de 30 mm et missiles Mica IR/EM (+ missiles Meteor à partir de 2018).
  • appui au sol avec canon de 30 mm, bombes guidées laser GBU-12/24, bombes guidées Hammer.
  • frappes dans la profondeur avec missiles de croisière Scalp.
  • attaque à la mer avec missile Exocet AM39 Block 2 et autres armements air-surface.
  • reconnaissance tactique et stratégique en temps réel avec nacelle Areos.
  • ravitaillement en vol d’un Rafale à un autre (« buddy-buddy »).
  • dissuasion nucléaire avec missile ASMP-A.

 

Sur les 180 Rafale commandés par la France à ce jour, 133 ont été livrés. Facteur d’optimisation et de rationalisation des forces françaises, le Rafale a été conçu pour remplacer peu à peu sept types d’avions de combat de générations précédentes. Selon le Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité Nationale (2013), il y aura à terme 225 avions de combat dans l’armée de l’Air et dans la Marine, contre près de 700 dans les années 90.

 

La flotte Rafale totalise actuellement 120 000 heures de vol, dont 16 000 en opérations. Depuis mi-2013, les Rafale de série sont dotés du radar à antenne active RBE2 AESA de Thales. Depuis son entrée en service, le Rafale a été utilisé sur tous les théâtres d’opération : Afghanistan, Libye, Mali, Centre-Afrique et Irak.

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 20:55
photo Dassault Aviation - P. Dhaudphoto Dassault Aviation - P. Dhaud

photo Dassault Aviation - P. Dhaud

 

SAINT-CLOUD, France, Oct. 7 By Richard Tomkins   (UPI)

 

The French government has received the first of 10 Rafale F1 naval jets upgraded by Dassault Aviation for expanded mission capabilities.

 

Dassault said the remaining aircraft will be delivered to DGA, the French armaments procurement agency, by 2017.

 

Upgrading of the aircraft involved full disassembly and outfitting with new modular electronic computers, new cockpit screens, a change to electrical wiring, installation of an enhanced Spectra counter-measures system, changes to weapon store stations and changes to the RBE2 PESA radar.

 

"The operational advantage provided by the F3 standard results in a variety of new missions achievable after the upgrade," DGA said. "In addition to air defense, ground attack and in-flight refueling, F3 standard Rafale Marines are capable of anti-ship attack, reconnaissance, laser designation and autonomous illumination, and nuclear strike."

 

The contract for upgrade is worth about $301 million. Working on the program with Dassault Aviation are Service Industriel de l'Aéronautique, the Ministry of Defense's aircraft workshops, Thales, MBDA and Sagem.

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 19:55
Rafale Marine standard F3 (Crédits Dassault Aviation)

Rafale Marine standard F3 (Crédits Dassault Aviation)

La modernisation de 10 Rafale a pour objectif de doter la marine nationale d'une flotte homogène au standard F3 (Crédits : Dassault Aviation)

 

07/10/2014, Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Dassault Aviation a livré à la direction générale de l'armement (DGA) le premier exemplaire d'une tranche de dix Rafale Marine modernisés au dernier standard (F3).
 

Dassault Aviation a livré à la direction générale de l'armement (DGA) le Rafale M10, premier exemplaire d'une tranche de dix Rafale Marine retrofités au standard F3 (dernière version du Rafale Marine et Air). D'un montant de 240 millions d'euros, cette modernisation a pour objectif de doter la marine nationale d'une flotte homogène au standard F3. Cette opération participe à la montée en puissance du Rafale dans les flottilles de l'aéronautique navale, en remplacement du Super Etendard Modernisé dont les derniers exemplaires seront retirés du service en 2016. Les livraisons d'avions modernisés prendront fin en 2017.

Livrés au standard F1 avec des capacités limitées aux missions de défense aérienne, ces dix Rafale (M1 à M10) ont été produits à partir de la fin des années 90 pour remplacer les F-8 Crusader qui assuraient la protection aérienne du groupe aéronaval depuis 1964. Ce remplacement ne pouvant attendre la mise en service des standards polyvalents F2 et F3, les dix Rafale Marine ont donc été dotés d'un standard basique, dit F1. En revanche, tous les autres Rafale de la Marine et de l'armée de l'Air sont actuellement au standard F3. Ceux qui avaient été produits "au standard F2 ont été transformés facilement en F3. Le passage de F1 à F3 est plus complexe et nécessite un programme spécifique", souligne Dassault Aviation dans un communiqué publié ce mardi.

 

Une modernisation en profondeur

Un marché de retrofit a été conclu en 2009 qui associe Dassault Aviation, Thales, MBDA, Sagem, le Service Industriel de l'Aéronautique (SIAé) et la Marine nationale. Cette opération consiste à modifier les Rafale en profondeur (avion entièrement démonté et mis à nu) pour leur donner les mêmes capacités que les avions F3 actuellement produits. "Le gain opérationnel apporté par le standard F3 se traduit par un panel de nouvelles missions réalisables par ces avions", explique la DGA dans un communiqué publié ce mardi. Outre la défense aérienne, les capacités d'attaque au sol, de ravitaillement en vol, les Rafale Marine standard 3 disposent de capacités de lutte antinavires, de reconnaissance, de désignation laser et d'illumination autonome, et de frappe nucléaire.

Plus précisément, le passage du standard F1 au standard F3 suppose de nombreuses modifications, selon Dassault Aviation : nouveaux calculateurs électroniques modulaires, nouveaux écrans cockpit, changement des câblages électriques de l'avion, mise à hauteur du système de contre-mesure Spectra, évolution du radar RBE2 PESA (interchangeable avec la nouvelle antenne AESA), évolution des pylônes d'emport d'armement.

 

133 Rafale livrés sur 180 commandés

Le standard F3 confère au Rafale (Marine et Air) une polyvalence totale qui lui permet d'accomplir les missions suivantes, explique l'avionneur : interception et combat air-air avec canon de 30 mm et missiles Mica IR/EM (+ missiles Meteor à partir de 2018), appui au sol avec canon de 30 mm ; bombes guidées laser GBU-12/24 et bombes guidées Hammer ; frappes dans la profondeur avec missiles de croisière Scalp, attaque à la mer avec missile Exocet AM39 Block 2 et autres armements air-surface, reconnaissance tactique et stratégique en temps réel avec nacelle Areos ; ravitaillement en vol d'un Rafale à un autre (« buddy-buddy ») ; dissuasion nucléaire avec missile ASMP-A.

Sur les 180 Rafale commandés par la France, 133 ont été livrés à ce jour. "Facteur d'optimisation et de rationalisation des forces françaises, le Rafale a été conçu pour remplacer peu à peu sept types d'avions de combat de générations précédentes", rappelle Dassault Aviation. Selon le Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité Nationale (2013), il y aura à terme 225 avions de combat dans l'armée de l'Air et dans la Marine, contre près de 700 dans les années 90.

 

120.000 heures de vol, dont 16.000 en opérations

La flotte Rafale totalise actuellement 120.000 heures de vol, dont 16.000 en opérations. Depuis mi-2013, les Rafale de série sont dotés du radar à antenne active RBE2 AESA de Thales. Depuis son entrée en service, le Rafale a été utilisé sur tous les théâtres d'opération (Afghanistan, Libye, Mali, Centrafrique et Irak).

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 11:20
photo LM

photo LM

 

25.09.2014 Vincent Lamigeon, grand reporter à Challenges - Supersonique

Un programme hors de prix, le plus coûteux de tous les temps pour le Pentagone. Des performances sur les théâtres d’opérations encore à prouver. Et malgré tout un indéniable succès commercial. Tel est le paradoxe du chasseur F-35 de Lockheed Martin, qui, après le Japon, Israël, le Royaume-Uni, les Pays-Bas ou l’Italie, vient d’accrocher la Corée du Sud à son tableau de chasse, avec une commande de 40 F-35A. Le chasseur s’impose ainsi face à son concurrent américain, le F-15 de Boeing, et face à l’avion européen Eurofighter Typhoon, ce qui n’est pas une surprise tant l’appel d’offres semblait calibré pour lui.

 

On savait déjà que le coût unitaire de l’appareil avait explosé depuis le lancement du programme. Selon le GAO, la Cour des comptes américaine, l’investissement du Pentagone atteint ainsi 390 milliards de dollars pour le développement et l’acquisition des 2.457 appareils destinés aux forces américaines (Air Force, Navy et Marines), soit un prix de 159 millions de dollars par avion. Loin, très loin des 81 millions de dollars prévus en 2001 au lancement du programme.

 

On pouvait s’attendre à ce que le prix à l’export soit moins élevé, les frais de développement n’étant, bien sûr, facturés qu’une fois au pays d’origine, et les clients export bénéficiant généralement de prix hors développement. Etonnamment, le prix consenti par les Coréens semble plus haut que le prix américain, si l’on se fie aux chiffres de l’agence de presse coréenne Yonhap. La commande de Séoul se fait sur la base de 40 appareils à 7,07 milliards de dollars, soit un prix unitaire de 176,8 millions de dollars, 18 millions de plus que le prix « américain ».

 

Comment expliquer cet écart ? Un spécialiste de l’aéronautique militaire décrypte : « Le prix coréen est très probablement le véritable prix du F-35 pour des pays non partenaires du programme. Le prix américain, lui, est issu d’un mode de calcul très compliqué, qui intègre des estimations des coûts de production futurs, ce qui explique qu’il évolue constamment. »

 

A titre de comparaison, le prix unitaire du Rafale, sur la base de l’offre faite à la Suisse -et refusée- en septembre 2012 (22 avions pour 3,126 milliards de francs suisses, Dassault s’alignant à l’époque sur le prix des Gripen), est de 142 millions de dollars. Sur la base du prix unitaire estimé par la Cour des comptes (101,1 millions d’euros), le Rafale ressort même à 128,6 millions de dollars pièce. Moins cher, donc, qu’un F-35 certes plus récent, mais doté d’un seul moteur et sans aucune utilisation opérationnelle à ce jour.

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 10:55
Rafale photo S. Fort - Dassault Aviation

Rafale photo S. Fort - Dassault Aviation

 

8 septembre 2014 par Gosia Petaux – Aerobuzz.fr

 

Le 8 septembre 2014, en marge de la douzième Université de la Défense (commissions de la Défense de l’Assemblée nationale et du Sénat), Dassault Aviation, Safran et Thales, ont officialisé la création d’une chaire « Défense et Aérospatial ». Elle est installée à Sciences Po Bordeaux pour une durée initiale de trois années.

 

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 09:50
Eurofighter photo Bundeswehr Bicker

Eurofighter photo Bundeswehr Bicker

 

MOSCOW, September 8 (RIA Novosti)

 

India may acquire 126 Eurofighter Typhoon combat aircraft from Germany, Deutsche Presse-Agentur reported Monday.

 

Indian and German officials are once again negotiating a multibillion-dollar deal for the delivery of 126 German-made fighter jets to India, the agency reported, citing German Foreign Minister Frank-Walter Steinmeier.

 

India and Germany previously discussed a similar deal, but India decided against the Eurofighter jets in 2012 and chose to acquire French-produced Dassault Rafale combat aircraft instead. However, an agreement has not been reached so far.

 

The value of the possible contract is estimated at 7.6 billion euro (about $9.8 billion), according to the agency. Eurofighters are produced by the Bavaria-based Eurofighter GmbH company.

 

Steinmeier is currently in India, where he has been in talks with Indian Prime Minister Narendra Modi and External Affairs Minister Sushma Swaraj. The topics under discussion were trade, investment, high tech cooperation and renewable energy collaboration, according to the Indian Ministry of External Affairs.

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 11:56
Inde : le contrat sur le Rafale serait proche d'être conclu

"Il ne serait pas opportun de modifier quoique ce soit dans le processus de décision" affirme le chef de l'armée de l'Air indienne. - photo Livefist

 

03/09 Claude Fouquet - LesEchos.fr

 

Le chef de l'Armée de l'air indienne monte en première ligne pour que New Delhi finalise le contrat d'achat de 126 chasseurs Rafale. La signature "va intervenir bientôt", affirme le militaire dans la presse indienne.

 

C'est devenu l'Arlésienne, mais l'acquisition de 126 avions de combat Rafale par l'Inde , qui a connu plusieurs retards depuis 2012, va bientôt être conclu, selon le chef de l'armée de l'Air indienne. Dans un entretien accordé ce mercredi au quotidien Hindustan Times, le militaire indien estime tout à la fois que le processus est allé trop loin pour que l'on change tout et surtout que l'armée de l'Air ne peut pas se permettre de retarder encore la conclusion de cet accord, en phase finale de négociations depuis janvier 2012.

"Il ne serait pas opportun de modifier quoique ce soit dans le processus de décision" explique le général Arup Raha en précisant que "les choses avancent assez rapidement" et que la conclusion de l'accord "va intervenir bientôt". Mais le chef de l'Armée de l'air indienne se garde bien de donner une date probable de conclusion.

 

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 12:35
L’Inde, nouvel eldorado pour les entreprises de Défense françaises

 

27/08 par Olivier Garrigos – LesEchos.fr

 

Dassault, DCNS, Nexter, Safran, Thales… toutes ces compagnies majeures de l’industrie de Défense de notre pays sont en Inde pour une raison bien simple : l’Inde est devenue le premier importateur mondial d’armes

 

Dassault, DCNS, Nexter, Safran, Thales… toutes ces compagnies majeures de l’industrie de Défense de notre pays sont en Inde pour une raison bien simple : l’Inde est devenue le premier importateur mondial d’armes, représentant 14 % des importations entre 2009 et 2013 selon le Stockholm International Peace Research Institute.

 

Le pays est devenu le premier client des États-Unis et continu à être le plus important de la Russie. Jusqu’à la fin de la Guerre froide, l’Inde importe près de 80 % de son matériel militaire, pour la plupart russe, avec néanmoins quelques touches françaises comme avec l’Ouragan et le Mirage 2000 de Dassault ou encore des missiles tels que le Milan. En revanche, la part des ventes d’armes françaises en Inde durant la Guerre froide ne dépasse pas les 5 % du total des importations d’armes du pays.

 

Avec la fin de la Guerre froide, l’Inde voit son principal fournisseur rencontrer des difficultés et va donc se tourner vers d’autres pays comme en autres Israël, la France, la Grande-Bretagne, les États-Unis, pour satisfaire ses besoins.

 

De plus, cette période est aussi marquée par la libéralisation de l’économie indienne, événement qui va voir la naissance d’une économie à forte croissance. Enfin, suite a au conflit dans les montagnes de Kargil en 1999 avec le Pakistan, de nombreuses déficiences dans le matériel militaire furent soulignées, certains hauts gradés indiens n’hésitant pas à estimer que l’Inde ne pourrait soutenir une guerre soutenue de plus de 20 jours.

 

De nombreuses réformes furent alors entreprissent, notamment la libéralisation du secteur de la Défense en 2002, jusqu’à lors détenu par des entreprises publiques et l’autorisation de l’investissement direct étranger à hauteur de 25 % (il est récemment passé à 49 %).

 

Les institutions du Ministère de la Défense Indien en charge des décisions stratégiques, comme les futures acquisitions, furent aussi remaniées. Finalement, le budget consacré à la modernisation fut considérablement augmenté, passant de 12 milliards d’euros en 2000 à 27 milliards d’euros pour l’année 2014-2015. Il est estimé que dans les années à venir, l’Inde dépensera plus de 80 milliards de dollars pour sa Défense.

 

Le gâteau indien est donc important et nombreux sont les pays souhaitant leur part, car les Indiens ont des besoins multiples : dans l’Aviation de nouveaux chasseurs de combats, hélicoptères, dans la Marine de nouveaux sous-marins, frégates, porte-avions et dans l’Armée de Terre de nouveaux tanks, véhicules légers, artillerie... la liste est longue.

 

Nos entreprises ont toutes leurs chances en Inde, tout d’abord puisque certaines d’entre elles à l’instar de Dassault ou de Safran y sont déjà depuis un certain temps. Ensuite parce que notre pays entretient de bonnes relations avec l’Inde, relations qui se sont réchauffées dans les années 1990 avec la signature d’un partenariat stratégique qui inclut la Défense comme aspect majeur.

 

De plus, notre savoir-faire est mondialement reconnu, la France étant le 5e exportateur mondial d’armes et étant capable de fournir de l’armement de haute technologie que cela soit dans le domaine maritime, terrestre ou aérien.

 

De récents contrats comme celui remporté par DCNS pour la construction de 6 sous-marins Scorpène ou les contrats répétés de Sagem pour l’installation pour l’aviation indienne de systèmes de navigations démontrent un atout technologique indéniable et surtout un lien de confiance durable. Nexter concourt aussi actuellement avec Elbit pour un contrat de 3 milliards de dollars pour la livraison de 1 480 canons de 155 mm à l'Armée indienne.

 

Le contrat historique en cours de négociations entre Dassault et Hindustan Aeronautics portant sur la construction de 126 avions de combat multi-role (Medium Multi-Role Combat Aircraft) évalué à plus de 10 milliards de dollars est aussi un signe fort, Dassault ayant remporté ce dernier face à des poids lourds du secteur tels que General Dynamics et Eurofighter. Il ne faut cependant pas oublier les PME, 4 000 en France dans le secteur de la Défense, qui bénéficient elles aussi de tels contrats.

 

Si le marché de la Défense indienne est actuellement l’un des plus importants, il est néanmoins de plus en plus difficile d’accès, car le gouvernement indien a décidé de favoriser la production locale, qui n’est actuellement que de 30 % pour 70 % d’importations.

 

Ce favoritisme se traduit par une politique d’offsets obligatoire pour les achats directs d’équipements étrangers (à hauteur de 30 % du montant de l'acquisition) ainsi que pour les équipements achetés et produits en Inde à travers un transfert de technologie. La lenteur du déroulement des contrats, la corruption et le budget de Défense insuffisant, malgré son augmentation constante, sont aussi des freins à l’investissement étranger.

 

Il n’en reste pas moins que la France est actuellement le 3e fournisseur d’armes à l’Inde d’après une récente annonce du gouvernement indien en août 2014, les États-Unis et la Russie occupant les premières places. Les entreprises françaises de Défense se sont donc trouvé une belle place sous l’eldorado indien, mais ces dernières sont très convoitées et il serait bien dommage de les céder.

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 07:35
photo S. Fort

photo S. Fort

 

13 août 2014, Par Elodie Vallerey –Usine Nouvelle

 

Le 12 août, le nouveau ministre indien de la Défense Arun Jaitley a assuré aux 245 membres de la Chambre haute du Parlement local, que les négociations entre le gouvernement et Dassault Aviation autour du contrat pour l'achat de 126 avions de combat Rafale "se poursuivaient".

 

Plus de deux ans et demi après la victoire de Dassault Aviation dans la compétition MMRCA pour le renouvellement de la flotte indienne d'avions de combat, les négociations n'en finissent pas... mais avancent.

 

"Au vu de la complexité de cette acquisition, le processus de négociation avec Dassault Aviation sur différents aspects de la proposition commerciale et sur les dispositions du contrat est toujours en cours", a assuré Arun Jaitley, le ministre indien de la Défense, lors de son audition le 12 août devant le Rajya Sabha, la chambre haute du Parlement en Inde, selon le blog spécialisé LiveFist.

 

Si l'avionneur français a remporté l'appel d'offres début 2012, le comité indien responsable de l'étude des coûts et du contrat MMRCA doit encore finaliser son rapport sur l'accord.

 

"Nous sommes très mobilisés en Inde et nous nous efforçons, avec nos partenaires français et indiens, de concrétiser le contrat de 126 Rafale dans les meilleurs délais", avait assuré le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, lors des résultats semestriels du groupe fin juillet.

 

Arun Jaitley a été nommé ministre indien des Finances et de la Défense fin mai lors de l'accession au pouvoir de Narendra Modi.

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 21:51
photo Armée de l'air Alban Battestini

photo Armée de l'air Alban Battestini

 

Aug. 13, 2014 – Defense News (AFP)

 

NEW DELHI — India’s talks to buy fighter jets from France’s Dassault Aviation in a 2012 deal worth $12 billion are still underway but are complex, Defence Minister Arun Jaitley has said.

 

India chose Dassault for “exclusive negotiations” for 126 Rafale jets, but successive deadlines to complete one of the world’s biggest airline contracts have slipped by.

 

“Given the complexity of the procurement case, the process of negotiations with Dassault Aviation on various aspects of the commercial proposal and provisions of draft contract is on,” Jaitley told parliament late Tuesday.

 

The cost of the deal was pegged at $12 billion but media reports have recently put it at around $15 billion.

 

Jaitley, named defense minister when the new right-wing government took power in May, was replying to a question in parliament about progress on the purchase.

 

India is in the midst of a $100-billion defense upgrade program.

 

Military experts say India urgently needs the twin-engine multi-role fighters to maintain a combat edge against nuclear rival Pakistan, with which it has fought three wars.

 

The Rafale, which would replace India’s Russian-made fleet of MiG-21 and MiG-27 planes, beat out rivals such as Boeing and Lockheed Martin.

 

Jaitley told parliament that the United States has overtaken Russia as the largest arms supplier to India in the last three years, followed by France and Israel.

 

The new government has raised the foreign investment cap on India’s defense industries to speed up modernization of the military.

 

The production-sharing deal agreed by the previous Congress government would see Dassault supply 18 Rafales by 2015 in a “ready to fly” state.

 

The remaining 108 would be made by state-run Hindustan Aeronautics Ltd under technology transfer agreements with India, which is keen to boost homemade defense manufacturing.

 

In a boost for Dassault, the government last month said the deal complied fully with technology transfer requirements spelled out in the plane tender offer.

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 16:50
Airbus Shares in Dassault Aviation

 

August 11, 2014 by Think Defence

 

Airbus have confirmed they are now actively looking to divest themselves of their 46% shareholding in Dassault Aviation.

 

With increasing defence cooperation with the UK and the intent of BAE to merge with EADS now ancient history would it make sense for BAE and Dassault to consider an increasingly closer relationship?

 

The two are already working on the joint French/UK FCAS unmanned combat aircraft study, the fit there is an obviously good one.

 

Would there be value in such a closer relationship.

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 18:35
photo Livefist

photo Livefist

 

08-August, 2014 Indian Press Information Bureau

 

As per the Request for Proposal (RFP) for procurement of 126 Medium Multi Role Combat Aircraft (MMRCA), 18 aircraft are sought to be procured in fly away condition and 108 aircraft are to be license manufactured in India. The process of negotiations with the L1 vendor, M/s Dassault Aviation of France for procurement of MMRCA is on.

 

Out of the six proposals received in response to the RFP for procurement of the MMRCA, the proposals of M/s Dassault Aviation for Rafale and M/s EADS, Germany for Eurofighter Typhoon were found compliant to the technical requirements. The proposal of M/s Dassault Aviation had the lowest cost.

 

The 18 direct fly away aircraft are expected to be delivered in three to four years from the signing of the contract. The remaining 108 license manufactured aircraft in India are expected to be delivered during the following seven years.

 

This information was given by Defence Minister Shri Arun Jaitley in a written reply to Shri Ram Charitra and Shri Y.V. Subba Reddy in Lok Sabha today.

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