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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 12:45
La FREMM marocaine sera officiellement livrée lundi matin

 

22.11.2013 par P. Chapleau - Lignes de Défense

 

Elle est à quai à Brest depuis une semaine! Mes collègues de Brest l'avait annoncé dès lundi... Mais sa présence n'est pas fortuite. Le Maroc va prendre livraison de la FREMM Mohamed VI, lundi matin. Le frère du roi du Maroc sera présent et il sera accueilli par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Transfert de pavillon et signature de la livraison sont au programme de la journée qui marque l'aboutissement d'un long processus commencée en 2008.

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 12:55
photo VDaufresne

photo VDaufresne

 

21/11 Par Stanislas du Guerny, correspondant à Rennes - LesEchos.fr

 

Un contrat de 120 millions d'euros a été signé pour la rénovation des avions de patrouille maritime Atlantique 2. La sous-traitance locale se frotte les mains.

 

Beau contrat signé avec la Défense nationale pour Thales à Brest à l'occasion de son cinquantième anniversaire début octobre. Les établissements du groupe vont concevoir les nouveaux radars et les capteurs acoustiques des avions Atlantique 2, dont 15 des 28 exemplaires vont être rénovés au cours des prochaines années. Ce marché de 120 millions d'euros sera partagé entre Thales et les sous-traitants locaux, qui se réjouissent d'avance. Ils vont récupérer une partie importante du plan de charge. La sous-traitance sera de l'ordre d'une « centaine de personnes », explique Thierry Weulersse, directeur de Thales Systèmes Aéroportés à Brest. Plusieurs entreprises sont déjà sélectionnées, comme l'électronicien Innovatech, basé à Pont-de-Buis (Finistère). « Nous lui confions les coffrets d'alimentation des radars », poursuit Thierry Weulersse. Interface Concept, installé à Quimper, va fabriquer les cartes des calculateurs.

 

Début des livraisons en 2018

 

Différentes sociétés brestoises de logiciels bénéficieront prochainement de commandes. Thales privilégie la sous-traitance de proximité, sachant qu'il bénéficie d'un important réseau de partenaires locaux, avec lesquels il a l'habitude de travailler. Les équipes de Thales bénéficient aussi du contrat. 120 des 1.600 collaborateurs des trois établissements du groupe vont concentrer la totalité de leur emploi du temps sur ce marché. Le premier appareil rénové sera livré à la Marine nationale en 2018, le dernier en 2023. Les différentes opérations de modernisation des Atlantique 2 atteignent la somme de 400 millions d'euros. Outre Thales, le contrat concerne Dassault Aviation, le concepteur de l'avion et responsable de sa navigabilité, mais aussi DCNS, chargé de la modernisation du logiciel de traitement de l'information à bord des appareils. Quant au Service industriel de l'aéronautique (SIAé), il est le maître d'oeuvre des opérations de rénovation de ces avions, dont la mission est d'assurer la sûreté et le soutien des sous-marins de la Force océanique stratégique (FOST). Tous stationnés près de Lorient, sur la base de Lann-Bihoué, les Atlantique 2 accomplissent également des missions de guerre électronique, de surveillance du trafic maritime et de sauvetage en mer. Leur modernisation permettra de les maintenir en activité jusqu'en 2032.

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 17:55
bâtiment de transport léger (BATRAL) Dumont D’Urville - photo Marine nationale

bâtiment de transport léger (BATRAL) Dumont D’Urville - photo Marine nationale

Le programme B2M doit remplacer à partir de 2015-2016 les bâtiments de transport légers (Batral), aujourd'hui à bout de souffle.

 

09/11/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Ce contrat de l'ordre de 100 millions d'euros sera transféré à leur filiale commune Kership, récemment créée. Ces bâtiments sont très attendus par la Marine nationale.

 

Les nouveaux partenaires, DCNS et le chantier naval Piriou peuvent se frotter les mains. Comme l'a révélé "Ouest-France" fin octobre, ils sont en pole-position pour remporter un contrat du ministère de la Défense portant sur la construction de trois Bâtiments multi-missions (B2M) et un autre en option, des navires de 65 mètres de long faiblement armés, ont confirmé des sources concordantes à "La Tribune". Soit une commande de l'ordre de 100 millions d'euros (hors option), construction et maintien en condition opérationnelle pour une durée de six ans. La livraison du premier B2M est prévue à la fin de 2015 ou au début de 2016, les deux suivants étant prévus un an plus tard.

 

La direction générale de l'armement (DGA) a choisi dans le courant du mois d'octobre DCNS et Piriou, mieux-disant, aux dépens du consortium formé par STX et de Constructions mécaniques de Normandie (CMN), et, enfin d'une offre de Socarenam de Boulogne, alliée à la Compagnie maritime nantaise. Début décembre, un comité ministériel d'investissement (CMI) du ministère de la Défense doit se réunir début décembre pour confirmer ce choix. Le contrat devrait être notifié dans la foulée. Certainement "avant la fin du mois de décembre 2013", comme l'avait expliqué début octobre à l'Assemblée nationale le délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon.

 

Un contrat qui va renforcer l'alliance DCNS et Piriou

 

Ce contrat va donc conforter l'alliance de DCNS et de Piriou, qui avaient créé une société commune Kership. Cette entreprise a pour objectif de devenir un leader mondial dans la construction de navires destinés à l'action de l'Etat en mer. Le contrat sera notifié aux deux entreprises, et non à Kership. Pourquoi ? Parce que l'appel d'offre du ministère et la réponse des deux partenaires sont antérieures à la création de l'entreprise commune. "Le contrat sera très probablement transféré à Kership", explique-t-on de source proche du dossier.

 

Détenue par Piriou et DCNS, respectivement à hauteur de 55 % et 45 %, Kership est une société anonyme par actions simplifiées dotée d'un conseil de surveillance à parité de représentation des deux partenaires. La prise de participation de DCNS au capital de la société commune s'élevera à 2,25 millions d'euros.

 

Financement assuré par le ministère de la Défense

 

Initialement, le financement devait être interministériel. Mais au final, le ministère de la Défense assurera seul le financement de la construction et le fonctionnement des trois premiers B2M. "Les conditions initiales de conduite du programme B2M prévoyaient une contribution de l'État - hors ministère de la Défense - de 20 % pour l'acquisition et de 50 % pour le fonctionnement, avait expliqué Laurent Collet-Billon. D'une réunion interministérielle tenue en juillet dernier, il est apparu que ce financement n'était plus garanti". D'où le nouveau dispositif de financement.

 

Pourquoi une telle précipitation alors ? La marine a abandonné le programme des bâtiments d'intervention et de souveraineté (BIS), qui devaient remplacer les bâtiments de transport légers (Batral), aujourd'hui à bout de souffle. Elle compense "ce renoncement" par l'arrivée des B2M à partir de 2015 et de 2016, avait expliqué le chef d'Etat-major de la marine, selon les propos de l'amiral Bernard Rogel. Ces premiers bâtiments doivent être déployés en Polynésie, Antilles-Guyane et en Nouvelle-Calédonie.

 

Une "situation critique"

 

L'amiral Rogel a été clair. La France ne pourra "pas surveiller en permanence l'ensemble de notre ZEE (zone économique exclusive, ndlr) qui représente plus de vingt fois le territoire métropolitain, mais nous tâchons de la contrôler au mieux, notamment pour éviter que d'autres viennent y exploiter ses richesses", a-t-il expliqué. Le chef d'Etat-major de la marine avait déjà annoncé, il y a deux ans, des réductions temporaires de capacité pour les moyens en outre-mer. Aujourd'hui, "elles subsistent mais les B2M, qui embarqueront des armes légères, remplaceront les Batral, et les patrouilleurs continueront d'être exploités avec le risque de rupture franche", a-t-il rappelé. Dans le Pacifique, la marine ne dispose que de deux patrouilleurs et deux frégates de surveillance, "qui j'espère à terme seront renforcées par les B2M en attendant la livraison du programme Batsimar".

 

Selon l'amiral, le décalage à la loi de programmation militaire 2014-2019 du programme Batsimar entraîne "une aggravation supplémentaire de la situation de la composante patrouilleurs post 2020 ». Outre-mer, le retrait en 2020 des derniers patrouilleurs P400 prolongés "rendra la situation critique". "Ainsi, l'acquisition de patrouilleurs légers pour la Guyane (PLG) et des B2M est impérative pour atténuer la réduction capacitaire avant 2016". Et de préciser que "ces remplacements doivent être garantis, faute de quoi nous n'aurons vraiment plus grand-chose pour assurer la souveraineté de notre zone économique outre-mer".

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 18:45
FREMM  Mohammed VI  photo DCNS

FREMM Mohammed VI photo DCNS

 

 4 novembre 2013 medias24.com

 

La direction de DCNS, le chantier naval français qui a construit la frégate Mohammed VI, a indiqué dans une déclaration à Médias 24 que le bâtiment sera livré fin novembre à la marine royale.

 

Le navire est déjà en mer depuis plusieurs mois. Depuis le printemps, des essais et des formations ont lieu afin que la marine royale puisse en prendre les commandes. Des essais concernant les performances de combat ont également eu lieu.

 

La frégate multi-mission (Fremm) est un programme de 12 unités : 11 pour le marine française et une pour la marine marocaine. Les premières livraisons ont commencé fin 2012. Longue de 142 mètres et pouvant accueillir jusqu’à 145 personnes, la Fremm peut recevoir un hélicoptère NH90 et être armées.

 

Les Fremm peuvent être équipées de missiles de défense anti-aérienne de type Aster, de missiles de croisière navals permettant d’atteindre des cibles terrestres et de torpilles. Les Fremm sont équipées d'un canon de 76 mm.

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 13:50
Comment la Pologne favorise l'achat de sous-marins allemands U212

 

 

04/11/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le ministère de la Défense polonais est en train de modifier les exigences opérationnelles obligatoires de sa marine afin de faire concourir les sous-marins allemands U212 de ThyssenKrupp Marine. Sytems. Une fois ce travail achevé, les U212 seront les favoris du futur appel d'offre de Varsovie.

 

En dépit de tous ses efforts, DCNS a toujours un train de retard en Pologne pour la vente de trois sous-marins à Varsovie évaluée à plus de 1,5 milliard d'euros. Non pas que la proposition du groupe naval tricolore soit mauvaise, mais elle est plutôt largement ignorée par le ministère de la Défense et les marins polonais, qui lui préfèrent les U212A, des sous-marins allemands construits par ThyssenKrupp Marine Systems AG (TKMS).

 

Selon nos informations, la Pologne pourrait relancer le processus d'acquisition dans le cadre d'une demande d'information (RFI ou Request for information) avant la fin de l'année. Un appel d'offre pourrait suivre en 2014. Varsovie a donc abandonné l'idée d'obtenir des sous-marins allemands dans le cadre d'un contrat de leasing. C'est ce qu'a annoncé fin octobre le ministère de la Défense polonais au Parlement.

 

Pourtant, en septembre, la Pologne pour faire face à des difficultés budgétaires avait été contraint de tailler dans le budget de la défense en réduisant les dépenses à hauteur de 3,5 milliards de zlotys (840 millions d'euros). Un effort qui avait contraint le ministère à prioriser trois grands programmes d'acquisition (hélicoptères, défense aérienne...), d'où étaient absents les sous-marins.

 

Pourquoi DCNS reste-t-il hors-jeu

 

En dépit de son obstination à concourir, DCNS, qui dans son offre propose le sauvetage des chantiers navals polonais contrairement à TKMS, devrait pourtant rester hors-jeu. Pourquoi ? Pour plusieurs raisons. Notamment, le ministère de la Défense polonais est en train de préparer un appel d'offre favorable à TKMS. Car après une étude, le ministère s'est rendu compte que les U212A ne satisfont pas à toutes les exigences obligatoires de la marine polonaise, dont le système de propulsion du sous-marin et le système de sauvetage.

 

C'est ce qu'a expliqué très clairement le ministère de la Défense polonais au Parlement sans aucun complexe. Du coup, le ministère a demandé à une équipe d'experts de modifier les exigences de la marine polonaise pour l'acquisition des sous-marins allemands. En clair, des "petits" arrangements entre amis. La marine polonaise estime que ces travaux seront achevés "au plus tard le 8 novembre". Une fois validée, cette étude permettra de lancer un appel d'offre en bonne et due forme faisant la part belle aux U212A. Bref, rien de bon pour DCNS.

 

Un accord en préparation entre Berlin et Varsovie

 

DCNS doit également affronter des vents contraires sur le plan diplomatique. L'Allemagne et la Pologne, qui ont déjà signé en mai dernier une lettre d'intention (LoI) consolidant leur partenariat stratégique dans le domaine naval, pourrait au début de l'année signer cette fois-ci un accord d'Etat à Etat. Dans les annexes de la Lol, les deux pays souhaitent établir une autorité opérationnelle commune pour les sous-marins allemands et polonais. Si un nouvel accord était signé en février, l'Allemagne pourrait mettre à disposition de la marine polonaise un ou deux sous-marins U212 pour l'entrainement et des exercices conjoints entre les deux marines.

 

Enfin, la Norvège, qui prévoit également d'acquérir de quatre à six sous-marins, est intéressée par une commande commune avec d'autres pays. Oslo aurait ainsi approché Varsovie ainsi que d'autres pays pour une acquisition commune. Une initiative encouragée par TKMS, qui consoliderait ainsi ses positions commerciales en Pologne et en Norvège, dont la marine est déjà équipée de sous-marins allemands de la classe Ula (type 210 allemand).

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 13:55
FREMM Normandie – photo DCNS

FREMM Normandie – photo DCNS

 

 

28.10.2013 Helen Chachaty -  journal-aviation.com

 

 

La second frégate multimissions (FREMM) destinée à la Marine nationale a débuté ses essais en mer le 25 octobre dernier par une sortie dont l’objectif était de « tester les performances de la propulsion et du système de navigation ». Les premiers essais en navigation de la FREMM Normandie devraient durer quelques semaines et se tiendront au large de la Bretagne.

 

Le constructeur DCNS a détaillé les différentes phases de cette première campagne : la phase « d’appropriation », qui va permettre à l’équipage de vérifier le bon fonctionnement des installations et dispositifs de sécurité ; une phase centrée sur la propulsion et le système hybride CODLOG (COmbined Diesel eLectric Or Gas), permettant une avance silencieuse à basse vitesse avec les moteurs électriques, ou une vitesse élevée (27 nœuds) grâce à la turbine à gaz ; et enfin les vérifications des systèmes de navigation.

 

La mise à flot officielle de la FREMM Normandie avait eu lieu en octobre 2012.

 

Le programme FREMM a été lancé en 2005, sous l’impulsion d’une coopération franco-italienne. Les bâtiments ont été conçus pour être déployés dans le cadre de missions de défense aérienne et de lutte anti-sous-marine. Ils peuvent également mettre en œuvre un hélicoptère NH90 grâce à la plateforme dédiée.

 

La France en avait commandé 11 unités, mais la réduction de frégates dites « de premier rang » prévue par le Livre Blanc et la LPM pourrait faire baisser le nombre de FREMM à huit exemplaires. Cinq FREMM devraient être livrées au cours de la période 2014-2019. La première FREMM, l’Aquitaine, a été livrée à la Marine nationale en novembre 2012, elle devrait entrer au service actif en 2014.

 

Cinq FREMM sont actuellement « en cours de réalisation » à Lorient selon DCNS : la FREMM Normandie, la FREMM Provence (mise à flot en septembre 2013), la FREMM Languedoc (assemblée en forme de construction), la cinquième de série (blocs en pré-armement), la FREMM Mohammed VI destinée au Maroc, qui doit être livrée d’ici la fin de l’année.

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 06:55
Première sortie à la mer pour la frégate FREMM Normandie

 

 

25 octobre 2013 par Mikaël Roparz - francebleu.fr

 

La frégate multi-missions (FREMM) Normandie vient d’effectuer sa première sortie à la mer. Désormais, le navire va pouvoir enchaîner différents essais en mer avant de regagner le site DCNS de Lorient. Au total, le programme FREMM comprend 11 unités.

 

La FREMM Normandie est la deuxième frégate construite pour la Marine nationale. Cette première sortie à la mer le 25 octobre a permis de tester les performances de la propulsion et du système de navigation du navire.

 

"Ce sont les navires les plus avancés technologiquement et les plus compétitifs du marché. Polyvalentes, les FREMM peuvent répondre à tous les types de menaces" explique Anne Bianchi, directrice des programmes FREMM.

 

Essais à la mer jusqu'en début 2014

 

A partir de maintenant, de jour comme de nuit, différents essais à la mer vont être réalisés au large des côtes bretonnes. Durant les trois prochains jours, les équipes à bord vont vérifier le bon fonctionnement de toutes les installations et dispositions de sécurité, l’évacuation du navire, la manœuvrabilité ou encore la tenue au mouillage. Un peu plus tard, les essais se concentreront sur la propulsion. Début 2014, les essais seront axés sur les systèmes de combat.

 

Onze FREMM au total ?

 

La Marine nationale a déjà reçu une première frégate de ce type, la FREMM Aquitaine en novembre 2012. Cinq frégates multimissions FREMM au total sont en cours de réalisation à Lorient. La FREMM Mohammed VI sera livrée à la Marine Royale du Maroc avant la fin de l’année 2013. La série FREMM comprend toujours officiellement 11 unités même si avec la loi de programmation militaire, le chiffre pourrait être revu à la baisse. Récemment, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian a indiqué qu'il y aurait bien 11 frégates mais qu'elles ne seraient peut-être pas toutes des FREMM.

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 11:55
Bâtiments multimissions: DCNS et Piriou remportent le marché... sauf recours

24.10.2013 par P. Chapleau Lignes de Défense


Le jeune couple DCNS/Piriou a de quoi sourire. La Direction générale de l’armement (DGA) a notifié à Kership, la co-entreprise créée en avril dernier par Piriou et DCNS, que la construction de trois Bâtiments multimissions (les B2M) allait lui être confiée.

Kership était en concurrence avec deux autres groupements: d’une part, STX et les CMN (Constructions mécaniques de Normandie), d’autre part la Socarenam de Boulogne alliée à la Compagnie maritime nantaise. Les deux concurrents arrivés en seconde et troisième position disposent de 20 jours pour contester la décision de la DGA et déposer un recours. 

La commande, d’une valeur d’une centaine de millions d’euros, porte sur quatre bâtiments, dont trois commandes fermes qui pourraient être destinées à la Polynésie, aux Antilles-Guyane et à la Nouvelle-Calédonie, et une option pour l’océan Indien. Le contrat devrait également porter sur le maintien en condition opérationnel (MCO) des navires. 

Ces navires hauturiers d’un peu plus de 60 de long et d’un déplacement supérieur à un millier de tonnes, sont destinés à remplacer les navires de type Batral (pour « Bâtiment de Transport Léger ») dont deux restent en service: les Dumont d’Urville et La Grandière. Ces Batral sont conçus pour le transport et le débarquement de troupes et de matériels. Leur structure à fond plat leur permet de se poser sur une plage, pour débarquer véhicules et passagers par une porte d'étrave.

Les B2M, dont la mise en service interviendra vers 2015, pourraient faire l’objet d'un financement interministériel. Effectivement, la Défense, l’Intérieur, les Transports sont susceptibles de contribuer au financement, puisque les B2M effectueront également des missions dévolues à d’autres ministères dans le cadre de la fonction garde-côtes.

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 16:40
Le premier BPC Mistral russe mis à l'eau en France

 

MOSCOU, 17 octobre - RIA Novosti

 

Le Vladivostok, le premier bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral russe a été mis à l'eau lors d'une cérémonie solennelle aux chantiers navals français de Saint-Nazaire, écrit jeudi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

La construction du Vladivostok a commencé le 1er février 2012 en France, pendant que la partie arrière du navire était construite aux chantiers navals de la Baltique, à Saint-Pétersbourg. Elle a été livrée en France fin juillet. Pour la construction d'un navire, il est fréquent de produire des segments à des différents endroits – les constructeurs choisissent des chantiers où il est possible d’obtenir une bonne qualité pour un faible coût. Ensuite la coque est assemblée comme un lego. Dans le cas du Vladivostok, la décision de construire la partie arrière du Mistral en Russie avait des raisons plus politiques qu'économiques: le projet devait être conjoint dans une certaine mesure et les chantiers russes OSK devaient en tirer un certain profit financier.

Les versions de base du Mistral sont capables de transporter jusqu'à 60 véhicules blindés de transport de troupes et jusqu'à 900 soldats, 13 chars ou 70 voitures. 16 hélicoptères d'attaque font partie du groupe d'aviation du bâtiment. Il est également doté de deux systèmes de défense antiaérienne Simbad, deux canons de 30 mm et quatre mitrailleuses de 12,7 mm.

Cette version du Mistral devrait embarquer des armements russes comme les hélicoptères d'attaque Ka-52, qui conviennent parfaitement aux dimensions du navire. A bord pourraient également être accueillis des blindés comme le Boomerang à roues amphibie et le Kourganets-25 à chenilles, ou encore le canon automoteur Sprout.

Les constructeurs navals russes peuvent proposer plusieurs types de moyens de débarquement, qui n'ont rien à envier aux performances de leurs analogues occidentaux.

L'armement de base du Mistral est relativement faible et il est possible que le Vladivostok soit doté de moyens plus puissants comme les missiles de croisière supersoniques Kalibr, les canons rotatifs à 6 tubes de 30 mm AK-630 ou d'autres systèmes balistiques et d'artillerie.

Le pont de commandement et le système de contrôle de combat sont le cerveau du bâtiment. On ignore encore les équipements qui seront installés sur le Vladivostok. Les USA ont formellement interdit à la France de transmettre à la Russie certaines technologies informatiques très précieuses pour l'Otan. Les spécialistes russes devront choisir entre les solutions proposées et régler le problème complexe de la compatibilité entre les différents systèmes.

S'il y a bien une chose qui ne changera pas, c'est le confort de vie à bord. Le Mistral est souvent comparé à un hôtel de luxe flottant - les Français sont notamment fiers des équipements de cuisine modernes installés dans la cambuse. Un centre de diagnostic moderne digne des meilleures cliniques se trouve également dans le compartiment médical du porte-hélicoptères.

La construction du Vladivostok sera terminée dans un bassin à flot. Le navire doit prendre le large à l’automne 2014.

Le premier BPC Mistral russe mis à l'eau en France
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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 11:40
Mistral pour la Russie: le navire livré sans armements (DCNS)

SAINT-NAZAIRE (France), 15 octobre - RIA Novosti

 

Le Vladivostok, le premier bâtiment de projection et de commandement (BPC) de type Mistral destiné à la Marine russe, sera livré sans armements, mais équipé toutefois de moyens français de débarquement, a déclaré mardi Yves Destefanis, directeur du programme BPC russes chez DCNS.

"Le navire sera remis sans armements, et équipé seulement de moyens français de débarquement", a indiqué le responsable lors d'une conférence de presse à l'issue de la cérémonie de mise à l'eau du BPC.

Selon une source au sein du complexe militaro-industriel russe, une fois arrivé à Saint-Pétersbourg, le navire sera équipé et armé aux chantiers navals du Nord. Après avoir subi des tests, le BPC équipera le 1er novembre 2014 la Flotte russe du Pacifique.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 11:40
Mistral pour la Russie: le premier navire mis à l'eau en France

SAINT-NAZAIRE, 15 octobre - RIA Novosti

 

Les chantiers navals français de Saint-Nazaire (STX) ont mis à l'eau mardi le Vladivostok, le premier bâtiment de projection et de commandement (BPC) de type Mistral destiné à la Marine russe.

 

Pendant la cérémonie de mise à l'eau, le PDG du groupe français DCNS Patrick Boissier a remercié les chantiers navals russes et français, qui ont construit respectivement les parties arrière et avant du BPC, pour avoir respecté le calendrier des travaux.

 

Le recteur de la cathédrale Saint-Nicolas de Nice, l'archiprêtre Nicolas Ozoline, a béni le navire.

 

Le Vladivostok a été mis en cale le 1er février 2012 conformément au contrat de 1,2 milliard d'euros signé en juin 2011 par le groupe français DCNS et l'Agence russe d'exportation d'armements (Rosoboronexport). Le contrat prévoit la construction de deux BPC russes de classe Mistral en France. Le second bâtiment de la série, le futur BPC Sébastopol, a été mis sur cale le 18 juin dernier chez STX France, avec près de six mois d'avance sur le planning.

 

D'une longueur maximale de 210 mètres, d'un déplacement de 22.000 tonnes et d'une vitesse supérieure à 18 nœuds, le BPC Mistral est capable de porter 16 hélicoptères, quatre vedettes de débarquement ou deux navires sur coussin d'air de faible tonnage. Son pont d'envol permet la mise en œuvre simultanée de 6 hélicoptères. Sa distance franchissable est de 20.000 milles nautiques. Le navire peut embarquer, outre ses 160 hommes d'équipage, un commando de 450 hommes.

 

Selon le commandant en chef de la Marine russe Victor Tchirkov, les futurs membres d'équipage du Vladivostok ont déjà suivi un cours de formation à bord d'un navire du même type. Selon lui, le Vladivostok sera officiellement remis à la Marine dans un an, après que tous ses mécanismes et équipements auront été testés.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 07:40
France Floats Out First Russian Mistral Warship

SAINT-NAZAIRE (France), October 15 (RIA Novosti)

 

A French shipyard floated out Tuesday the first of two Mistral-class amphibious assault ships being built for the Russian Navy.

The ship, named Vladivostok, being built at the DCNS shipyard in Saint-Nazaire, is expected to start sea trials in March next year.

“The ship will be handed over unarmed, but equipped with French-made landing equipment,” DCNS program manager Yves Destefanis said at the launch ceremony. It will be fitted with Russian-made weapons systems later, he added.

The vessel will receive its additional Russian systems at the Severnaya Verf shipyard in St. Petersburg, and then be handed over to Russia’s Pacific Fleet in November 2014.

Russia and France signed the 1.2 billion euro ($1.6 billion) contract for two French-built Mistral-class helicopter carriers in June 2011.

A second Mistral-class warship, the Sevastopol, is due to be floated out in October 2014.

According to the Russian Defense Ministry, both warships will be based in the Far East ports of Vladivostok and Petropavlovsk-Kamchatsky when they enter service.

A decision on whether to acquire a build a third and fourth Mistral for the Russian Navy will be taken based on the experience of testing the first one, a Russian defense procurement official said Tuesday.

“The final decision on construction of the third and fourth [Mistrals] has not been taken,” said Andrei Vernigora, director of the defense ministry’s procurement department. ‘We must see how all the systems have adapted. It’s possible the project might require further revision.”

The decision to buy a major foreign-made warship – an unprecedented move for Russia since World War II - was a controversial one. Earlier this year, Deputy Prime Minister Dmitry Rogozin, who oversees defense procurement, criticized the Mistral purchase, made under the auspices of his predecessor Anatoly Serdyukov, for requiring special lubricants and other liquids not produced in Russia in order to work properly in cold weather.

The Pacific Fleet is currently forming crews for the two helicopter carriers, a Pacific Fleet spokesman told RIA Novosti on Tuesday.

Mistral-class vessels are capable of carrying 16 helicopters, four landing craft, 70 armored vehicles, and 450 soldiers.

The Russian Mistral air wings are expected to comprise eight Kamov Ka-52K attack helicopters and eight Ka-29/31 Helix assault transport helicopters.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 07:40
Vladivostok: baptisé au champagne et béni par un prêtre orthodoxe

15.10.2013 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense

 

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"Belle mer au BPC Vladivostok, qu'il connaisse le même succès que ses cousins français et soit l'aîné d'une grande famille franco-russe", a souhaité Patrick Boissier, le PDG de DCNS, lors de la mise à flot du Vladivostok, premier des deux navires militaires construits par la France pour les Russes, dans le cadre du contrat signé en 2011 entre la Russie et le constructeur naval DCNS.

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Après une bénédiction de la quille par un prêtre orthodoxe (photos Marc Roger), suivi de la révélation du nom du navire: Vladivostok, écrit en caractères cyrilliques, et un baptême avec une bouteille de champagne lancée contre la coque, l'assistance a quitté la forme de construction avant que ne s'ouvrent les vannes destinées à la remplir avec l'eau de l'estuaire de la Loire.

L'amiral Viktor Chirkov, chef d'Etat-major de la marine russe, s'est félicité qu'à l'occasion de cette construction "l'amitié entre les deux Etats sorte renforcée" (elle reste quand même chancelante). L'amiral Bernard Rogel, son homologue français, assistait à la cérémonie.

La moitié arrière du Vladivostok a été construite par les chantiers russes OSK de Saint-Petersbourg (Russie), tandis que STX France, sous-traitant de DCNS pour ce contrat, construisait l'avant. Les deux parties ont été assemblées à Saint-Nazaire en juillet. Le contrat prévoit en outre que les futurs équipages russes de ces BPC soient formés à Saint-Nazaire par DCI avant la livraison définitive en 2014.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 13:40
photo LdDef

photo LdDef

 

14/10/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Sans tambour, ni trompette, DCNS et STX France vont procéder ce mardi à la mise à flot du Vladivostok, le premier Bâtiment de projection et de commandement, de type Mistral destiné à la marine russe. Une cérémonie zappée par le gouvernement français en raison des relations glaciales entre la France et la Russie.

 

C'est presque en catimini que les industriels (DCNS - maître d'œuvre - et STX France) vont mettre à flot ce mardi en fin de matinée à Saint-Nazaire, le Vladivostok, le premier des deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) commandés en novembre 2011 par la marine russe pour 950 millions d'euros, l'un des très rares gros contrats signés lors de la présidence de Nicolas Sarkozy. Difficile toutefois de cacher la mise à l'eau d'un tel bâtiment tant ces BPC, de type Mistral, long de près de 200 mètres environ, ne passent vraiment pas inaperçus.

 

Mais, compte tenu des relations plutôt fraiches actuellement entre Paris et Moscou en raison de leurs divergences de vue sur le dossier syrien, le gouvernement Ayrault a décidé d'assurer pour la cérémonie prévue à Saint-Nazaire un service minimum. A priori, seules les autorités militaires - le chef d'état-major de la Marine, l'amiral Bernard Rogel, et son homologue russe - ainsi que les industriels français et russes assisteront à cette cérémonie. Quelques politiques devraient être présents.

 

Quelle suite pour le BPC en Russie

 

Au-delà des relations diplomatiques actuelles entre les deux pays, la Russie, qui détient une option d'achat pour deux autres BPC fabriqués cette fois-ci sur le sol russe, ne l'a pas pour le moment annulée. Avant de prendre une décision, Moscou veut au préalable tester un, voire les deux BPC en opération. Le Vladivostok devrait être remis fin 2014 à la marine russe à l'issue des essais en mer. "Ils sont toujours dans cet état d'esprit", explique-t-on à La Tribune. Pour les militaires russes, il faut déterminer le rôle et la place de ces navires dans leur flotte. Et, d'ici là, les relations entre les deux pays se seront peut-être apaisées.

 

Ce qui pourrait ouvrir une nouvelle coopération dans le domaine militaire entre les deux pays. Selon nos informations, la Russie et la France étaient très intéressées il y a peu de temps encore pour le co-développement d'un pétrolier ravitailleur. Les deux pays ont besoin de renouveler leur flotte. Mais aucun crédit n'a été inscrit en France dans la loi de programmation militaire (2014-2019). Fin 2012, la Direction générale de l'armement (DGA) avait pourtant confié à DCNS un contrat de levée de risque d'environ cinq millions d'euros en vue de préparer le lancement d'un appel d'offre sur la construction de quatre pétroliers ravitailleurs pour la marine nationale. Un projet qui à terme était estimé à près de 1 milliard d'euros, dont STX serait le grand bénéficiaire en cas de succès du chantier naval militaire.

 

Les industriels russes déjà impliqués dans la construction du Vladivostok

 

Alors que la construction du premier BPC a débuté en février 2012, le chantier russe de Saint-Pétersbourg OSK a participé à la construction du Vladivostok en tant que sous-traitant de STX France. Il a notamment assemblé la partie arrière du BPC avant qu'elle ne soit acheminée vers Saint-Nazaire.

 

Lancé en 2000, le programme BPC est un peu aujourd'hui le "couteau suisse" de la marine française, qui en a reçu trois exemplaires (Mistral, Tonnerre et Dixmude). Il peut aussi bien servir de porte-hélicoptères (6.400 mètres carrés de pont d'envol), de transport de matériels (jusqu'à 59 blindés, dont 13 chars Leclerc), de bateau de commandement grâce à son système de communication performant (Thales), de navire hôpital ainsi que d'évacuation de personnes. Lors de l'opération Baliste lors du conflit entre le Liban et Israël en 2006, 4.753 personnes avaient pu être ainsi évacuées.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 11:55
FREMM : Chronique d’un incroyable gâchis

14/10/2013 Mer et marine

 

Pour la première fois, la semaine dernière, le ministre français de la Défense a ouvertement envisagé la possibilité d'un abandon des trois dernières frégates multi-missions (FREMM) destinées à la Marine nationale. En lieu et place, ces bâtiments pourraient être remplacés par des frégates de taille intermédiaire (FTI), prévues initialement pour succéder aux La Fayette. Pour l'heure, Jean-Yves Le Drian n'a pas tranché, renvoyant la décision à la fin de l'année 2016. Mais, d'ores et déjà, on peut estimer que les esprits sont préparés à cette éventualité, qui pour être honnête ne surprend personne. Toutefois, si depuis plusieurs mois il n’y a plus grand monde pour croire à la construction des FREMM 9 à 11, cette nouvelle amputation probable du programme laisse quand même un profond sentiment de gâchis. 

 

 

La FREMM Aquitaine (© MICHEL FLOCH)

La FREMM Aquitaine (© MICHEL FLOCH)

 

 

Un programme étalé et probablement amputé

 

 

Concrètement, la série FREMM, qui comprend toujours officiellement 11 unités, risque bien de s’achever avec le huitième exemplaire, cela pour deux raisons. D’abord, la date de 2016 correspond à la fameuse clause de revoyure intégrée dans le projet de loi de programmation militaire examiné actuellement par le parlement. En clair, il s’agira de vérifier, dans trois ans, si les moyens financiers de l’Etat sont bien en adéquation avec les investissements prévus pour les différents programmes d’armement inscrits sur la période de la LPM (2014 – 2019). Alors que les huit premières FREMM ont été commandées en novembre 2005, les trois suivantes furent notifiées en octobre 2009. Un avenant est néanmoins en cours de négociation afin de transformer la commande ferme de 2009 en une simple option, assortie d’un étalement du rythme de production des FREMM précédentes. Ainsi, au lieu de 8 frégates livrées d’ici 2019, seules 6 seront opérationnelles à cette date. Par ailleurs, l’avenant au contrat va comporter le remplacement des frégates 7 et 8, qui devaient être des sisterships des 6 premières unités, par des bâtiments dotés de capacités de défense aérienne renforcées. Il s’agit des fameuses « FREDA », qui remplaceront les frégates antiaériennes Cassard et Jean Bart et devaient être initialement réalisées en toute fin de programme, c'est-à-dire en 10ème et 11ème positions. En étant avancées dans la première tranche du contrat (tout en demeurant livrables au début des années 2020 compte tenu de l’étalement du programme), ces frégates sont pour ainsi dire « sanctuarisées », répondant au souhait de la Marine nationale de disposer au minimum de quatre bâtiments de défense aérienne. Mais cela augure mal de la tranche optionnelle, qui fait désormais office de « bonus », au cas où les comptes publics se redresseraient suffisamment dans les trois prochaines années.

 

 

La frégate Forbin, du type Horizon (© MICHEL FLOCH)

La frégate Forbin, du type Horizon (© MICHEL FLOCH)

 

 

L’imbroglio des frégates de premier rang

 

 

En dehors du fait que l’on peut en douter, une autre raison pousse à l’abandon des trois dernières FREMM. Il s’agit des nouvelles frégates de taille intermédiaire (FTI), dont le ministre a lui-même annoncé l’existence lors de sa visite à Toulon en juin dernier. Ce projet, que même les marins ont du mal à définir, porte sur des bâtiments de 3000 à 4000 tonnes (contre 6000 tonnes pour les FREMM). Au départ, il visait à remplacer les cinq frégates du type La Fayette (3600 tonnes en charge), mises en service entre 1996 et 2001 et qui doivent faire l’objet d’une rénovation sommaire (ajout d’un sonar notamment) à la fin de la décennie. Mais les choses commencent à se complexifier avec l’évolution du format des frégates dites de « premier rang », c'est-à-dire les plateformes les plus armées, celles normalement destinées au combat de haute intensité.

 

Jusqu’en 2008, les La Fayette, ou FLF, étaient appelées « frégates légères » et donc rangées dans la catégorie des frégates de « second rang » en raison de leur gabarit moyen et leur armement relativement modeste. Mais suite au précédent Livre Blanc, elles ont été reclassées pompeusement frégates de premier rang. Cela, pour répondre aux « ambitions » fixées il y a cinq ans. Le Livre Blanc, et derrière lui la LPM de l’époque qui en était sa traduction, avaient étalé et amputé une première fois le programme FREMM, alors passé de 17 à seulement 11 unités, tout en réduisant le format des frégates de premier rang à 18 bâtiments. Une cible qu’il n’était pas possible d’atteindre avec un nombre limité de FREMM. Pour y parvenir, les FLF sont donc venues grossir les effectifs, s’ajoutant aux deux frégates de défense aérienne Forbin et Chevalier Paul du type Horizon (mises en service en 2010 et 2011), aux deux frégates antiaériennes du type Cassard (F70 AA) aux deux frégates anti-sous-marines du type Tourville (F67) et aux sept frégates anti-sous-marines du type Georges Leygues (F70 ASM). On notera d’ailleurs que, cinq ans plus tard, les deux Tourville et le Georges Leygues ont été désarmés, seule l’Aquitaine, tête de série du programme FREMM, ayant été livrée. Cela signifie que la flotte française aligne à ce jour 16 frégates de premier rang.

 

 

La frégate Jean Bart, du type F70 AA (© MARINE NATIONALE)

La frégate Jean Bart, du type F70 AA (© MARINE NATIONALE)

 

 

Le nouveau Livre Blanc, élaboré cette année, réduit pour sa part à 15 le nombre de frégates de premier rang dont la marine doit disposer à l’horizon 2025. Ce qui, avec 11 FREMM et deux Horizon, ne laisse plus de place pour les cinq FLF, que l’on appelle à nouveau « frégates légères ». Comme il serait bien entendu ridicule de lancer un nouveau programme comprenant seulement deux unités, sauf à y intégrer le remplacement des six frégates de surveillance du type Floréal (mais la marine envisage plutôt, dans ce cas, des patrouilleurs hauturiers), l’idée fait donc son chemin d’abandonner les trois dernières FREMM pour les remplacer par des FTI, portant ainsi cette série à cinq unités. Une sorte de « minimum syndical » pour que le projet soit industriellement et économiquement viable.  On peut au demeurant se demander pourquoi la France n’a pas, tout simplement, choisi de construire deux FREMM supplémentaires. C’eut été non seulement plus logique, mais sans doute moins coûteux, comme on le verra plus loin.

 

Toujours est-il que les FTI seront considérées comme des frégates de premier rang, bien que nettement plus légères que les FREMM et Horizon, pour lesquelles la marine, jamais avare de nouvelles appellations, a trouvé une nouvelle qualification, celle de « frégates lourdes », pour les différencier des frégates plus légères, comme les FLF et FTI.

 

 

Frégate du type La Fayette (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Frégate du type La Fayette (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

 

D'éventuels contrats à l’export et du travail pour l'ingénierie

 

 

En fait, le principal avantage des FTI consiste à donner du travail à l’ingénierie de DCNS, qui en manquera probablement si aucun projet nouveau ne voit le jour dans les prochaines années. En lançant plus rapidement le programme des frégates de taille intermédiaire, c'est-à-dire vers 2016/2017 (dans le projet de LPM, la notification des études est prévue en fin de période), la charge des bureaux d’études de Lorient, et derrière elle le maintien des compétences, pourraient être assurés. C'est l’un des grands arguments du ministère de la Défense.

 

Ce dernier met également en avant un intérêt pour l’export. En dehors de la France, la FTI serait en effet proposée à l’international, permettant à DCNS de disposer, dans son catalogue, d’un nouveau produit (éprouvé à la mer et « labellisé » par la Marine nationale) situé entre la corvette du type Gowind Combat et la FREMM.

 

 

Corvette du type Gowind Combat (© DCNS)

Corvette du type Gowind Combat (© DCNS)

 

 

Une salve injuste de critiques

 

 

Ces justifications en faveur de la FTI tombent au moment où la frégate multi-missions commence, opportunément, à faire l’objet de critiques sur son manque de succès hors de l’Hexagone. Il est vrai que, depuis le lancement du programme, en 2005, seul le Maroc en a commandé un exemplaire, qui sera livré le mois prochain par DCNS. On entend donc dire ici et là que la FREMM est un bateau trop complexe et donc trop coûteux, qui ne serait finalement pas adapté à l’export. Sous-entendu, les industriels français feraient mieux, le prochain coup, de concevoir un bâtiment plus simple, donc moins cher et, forcément, plus facile à vendre. CQFD. Sauf que ce raisonnement ne tient pas la route, ni d'un point de vue opérationnel, ni d'un point de vue commercial. Au-delà du fait que l’industrie construit ce qu’on lui demande, sur la base des spécifications exigées par son client, en l'occurrence l'Etat, la FREMM n’est pas trop complexe. C’est une frégate de premier rang, conçue pour les combats de haute intensité, avec un potentiel d’évolution important pour tenir compte de l’émergence de nouvelles menaces et des développements technologiques attendus dans les 30 ans à venir. Ce n’est pas un vague bateau civil peint en gris et chichement équipé de quelques canons, qui peut certes impressionner des trafiquants ou des pêcheurs, mais n’a aucune valeur en cas de conflit sérieux.  

 

 

La FREMM Aquitaine (© DCNS)

La FREMM Aquitaine (© DCNS)

 

 

Une bête de guerre polyvalente et optimisée

 

 

La FREMM est faite pour donner des coups tout en les évitant et, si ce n’est pas le cas, être capable de les encaisser. De plus, cette frégate réussit le tour de force d’être l’une des plus polyvalentes - si ce n’est la plus polyvalente - au monde, répondant ainsi à la grande tendance du marché, axé sur des plateformes de plus en plus versatiles. Aucun autre bâtiment n’est capable de mettre en œuvre des missiles de croisière, une défense surface-air de premier ordre (Aster 15 et Aster 30), un hélicoptère aussi performant que le NH90 et un sonar remorqué de pointe comme le Captas 4. Le tout pour un prix dans la moyenne de la concurrence internationale, jouant dans la même catégorie technologique mais n’ayant pas toutes les capacités de la frégate française. Dans le même temps, DCNS a conçu un bâtiment nécessitant une maintenance bien moins lourde que celle de ses aînés, tout en automatisant au maximum la plateforme pour parvenir à réduire l’équipage sous la barre des 100 marins. Du jamais vu sur un bateau militaire de ce type, dont le résultat est une diminution significative du coût d’exploitation. Et quand bien même on pourrait arguer que la FREMM est trop équipée, rien n’empêche un client potentiel de faire l’impasse sur tel ou tel matériel.

 

Quant à la taille de la plateforme, 142 mètres pour un déplacement de 6000 tonnes à pleine charge, cela fait de la FREMM un « beau bébé », mais ce n’est pas non plus un mastodonte. Bien moins grosse que les destroyers américains (9000 tonnes), elle est à peine plus lourde que la future frégate britannique du type 26 (5400 tonnes), équivalente à la F100 espagnole (6000 tonnes) et plus légère que la FREMM italienne et la nouvelle F125 allemande (7000 tonnes). On rappellera de plus que, dans la construction navale, ce n’est pas volume ni le poids qui coûtent cher, ce sont bel et bien les équipements.

 

 

Future frégate allemande du type 125 (© TKMS)

Future frégate allemande du type 125 (© TKMS)

 

 

Le syndrome Rafale

 

 

La vérité, c’est que peu de marines ont les moyens de s’offrir des frégates de premier rang et que, sur ce marché de niche, la concurrence est évidemment sévère, mêlant des contraintes économiques et techniques à des questions politiques. Une situation renvoyant directement à celle du Rafale, qui attend depuis longtemps son premier contrat à l’export. Que n’a-t-on entendu dire sur l’appareil de Dassault qui, après avoir essuyé tant de critiques, va sans doute être porté aux nues après la probable commande géante de l’Inde, suivie peut-être par d’autres ?

 

Le problème est le même avec la FREMM, qui peut très bien créer la surprise dans un certain nombre de pays susceptibles de l’acheter. Surtout que le premier exemplaire, l’Aquitaine, va prochainement entrer en service, permettant à ce design de prouver son efficacité en opérations et ainsi de convaincre des clients potentiels. Ce n’est donc certainement pas le moment, alors que l’industrie navale française dispose d’un produit exceptionnel, d’aller expliquer à la terre entière que, tout compte fait, la France préfère investir dans un autre bateau, dont l’intérêt est en plus contestable.

 

 

La FM 400, dévoilée par DCNS en 2008 (© DCNS)

La FM 400, dévoilée par DCNS en 2008 (© DCNS)

 

 

La FTI sans grand intérêt ?

 

 

Il faut, en effet, bien comprendre que développer un nouveau modèle moins imposant et plus basique ne fera pas exploser les ventes de frégates françaises à l’international. D’abord, comme on l’a dit, le prix de la tôle joue un rôle minime dans le budget final. Ensuite, les clients voudront des équipements. Au minimum des missiles antinavire, un système de défense aérienne, un hélicoptère, une grosse pièce d’artillerie, des torpilles, le tout avec les senseurs associés, dont pourquoi pas un sonar remorqué. En somme, la dotation standard d’une FREMM. Il est d’ailleurs intéressant de noter que DCNS a déjà développé une frégate de taille intermédiaire, la FM400. Ce modèle de 4000 tonnes, lancé en 2008, était destiné à succéder aux La Fayette, différentes versions étant proposées suivant les besoins des marines (unités plus axées sur la défense aérienne, la lutte anti-sous-marine ou l’action vers la terre). Sauf que, trois ans plus tard, le groupe naval a mis la FM400 en sommeil, après s’être rendu compte auprès des prospects que l’intérêt pour un tel bâtiment n’était pas avéré. En effet, compte tenu du niveau d’équipements demandé, le prix de la FM400 était finalement très proche de celui de la FREMM, ne justifiant donc pas l’achat d’un bâtiment plus petit et aux capacités inférieures. Sans compter que la présence de la FM400 compliquait le discours commercial de DCNS.  

 

 

Frégate de surveillance du type Floréal (© MARINE NATIONALE)

Frégate de surveillance du type Floréal (© MARINE NATIONALE)

 

 

Le danger du nivellement technologique vers le bas

 

 

En fait, la seule manière de réduire significativement le prix est de jouer sur les caractéristiques militaires de la plateforme, c'est-à-dire concevoir un bateau plus simple et moins protégé, en clair se rapprocher d’une construction civile pour développer une frégate « bas de gamme ». Le concept serait valable pour remplacer les frégates de surveillance du type Floréal, déjà réalisées aux normes civiles et qui seront désarmées au cours de la prochaine décennie. Mais il ne correspond en aucun cas ce que doit être une frégate de premier rang. L'approche visant à réduire significativement les coûts peut aussi s'obtenir en proposant des performances moindres et un recours limité aux automatismes, ce qui signifie un prix inférieur à l’achat mais par exemple plus de marins, donc des frais de personnel plus élevés en exploitation. 

Seul problème, outre le fait que revenir sur l’automatisation au moment où l’on souhaite réduire les effectifs est une curieuse démarche, la valeur ajoutée de l’industrie française tient essentiellement dans l’avance technologique qu'elle propose. C’est un facteur crucial de différenciation par rapport aux pays à bas coût de production. Si cette plus-value n’est pas au rendez-vous, DCNS peut difficilement être compétitif, surtout face à des chantiers asiatiques, qui savent au demeurant de mieux en mieux intégrer les équipements occidentaux. Espérer gagner des parts de marché en nivelant les produits vers le bas est donc, semble-t-il, un pari assez risqué, puisqu’il expose encore plus à la concurrence. Sauf bien entendu à vouloir seulement réaliser les études en France et faire construire les bateaux dans des pays à la main d’œuvre bon marché. Mais, même dans ce cas, ce n’est pas gagné.   

 

 

La FREMM marocaine Mohammed VI (© DCNS)

La FREMM marocaine Mohammed VI (© DCNS)

 

 

FREMM : Un programme qui était pourtant parfait

 

 

On peut, enfin, achever cette réflexion en revenant sur le prix des FREMM, qui commence à être montré du doigt. Oui, ces frégates sont aujourd’hui plus chères que ce qui était annoncé lors du lancement du programme en 2005 (7 milliards d’euros pour 17 frégates). Mais à qui la faute ? A l’Etat, et d’abord à l’ancienne majorité, qui a décapité un superbe projet basé sur une très forte productivité. Celle-ci était conditionnée par une grande série (17 frégates) et une cadence de livraison particulièrement élevée (une tous les 7 mois), permettant à DCNS (qui a investi pour l’occasion des dizaines de millions d’euros dans la modernisation de son outil industriel lorientais) et ses sous-traitants d’optimiser au maximum les achats et la production. Au moment où le programme a été mis sur les rails, il s’agissait de remplacer non seulement les frégates d’ancienne génération, mais aussi les avisos, avec pour objectif de construire une flotte homogène offrant des gains importants en termes d’exploitation, de formation, de maintenance et de gestion des pièces détachées, de l’armement et des équipements. En supprimant six FREMM en 2008, l’Etat a obéré les gains de productivité escomptés et, mécaniquement, renchéri le coût du programme puisque l’effet de série est bien moindre. Sans même parler des pénalités prévues dans le contrat en cas d’annulation ou d’étalement, DCNS et ses fournisseurs ont été obligés de revoir la facture à la hausse, ce qui doit aussi avoir des répercussions sur les tarifs proposés à l’export, puisque l’amortissement du projet est moindre sur sa base nationale. Selon le chef d’Etat-major de la marine, auditionné au Sénat le 17 septembre, « l'ordre de grandeur est qu'en passant de 17 à 11, nous renchérissons le coût de la commande d'environ deux FREMM ».

 

 

La Normandie, seconde unité française du type FREMM (© DCNS)

La Normandie, seconde unité française du type FREMM (© DCNS)

 

 

Moins bien pour plus cher…

 

 

Sous couvert d’économies budgétaires, qui n’en sont aucunement à terme, la nouvelle LPM en rajoute donc une couche en étalant encore le programme, l’écart entre deux livraisons risquant d’atteindre 14 mois, soit le double de la cadence d’origine. Avec à la clé de nouveaux surcoûts. Et l’on s’achemine droit vers la suppression de trois frégates supplémentaires, décision qui, si elle se confirme, ne sera évidemment pas neutre financièrement. De plus, comme si la situation n’était déjà pas assez ubuesque, il faudra financer les études et la construction des FTI pour, finalement, compenser la baisse des commandes de FREMM, qui auraient pourtant, au passage, pu remplacer les La Fayette. Puis, dans la foulée, il sera nécessaire de développer un nouveau patrouilleur hauturier pour prendre la relève des avisos, alors que ceux-ci devaient initialement voir leur succession assurée par les FREMM. Enfin, il n’est pas inutile de rappeler que, pendant ce temps, il faut prolonger des bâtiments à bout de souffle, soumis à cause de leur grand âge à des pannes plus fréquentes, des frais d’entretien qui augmentent et des capacités réduites en raison des avaries.

 

Au final, la France va réussir une nouvelle fois ce tour de force dont elle a le secret : payer plus pour avoir moins, et moins bien. Une gestion consternante que les magistrats de la Cour des comptes apprécieront sans doute, un jour, à sa juste valeur…

 

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 11:55
Jean-Yves Le Drian : « Un contrat Rafale en Inde en 2014 »

08/10 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Le contrat Lex de rénovation des frégates marque-t-il le retour de la France en Arabie Saoudite ?

 

Jean-Yves Le Drian : Ce contrat de 1,3 milliard dont la moitié pour la part française constitue un nouveau succès industriel majeur pour notre pays. Quand nous avons signé en juillet le contrat des satellites d’observation aux Emirats Arabes Unis, j’ai dit que la France était de retour. En Arabie Saoudite, c’est aussi le cas. Le roi, qui m’a reçu lundi, m’a transmis ce message et cette tonalité a dominé mes entretiens avec les autorités saoudiennes. Le contexte international et surtout la ligne permanente, fidèle et claire de la France concernant la Syrie et sa relation avec l’Arabie Saoudite, ont contribué au fait que nous ne soyons plus dans une relation atone en matière militaire.

 

DCNS nourrit de grands espoirs sur la vente de frégates multi-missions...

 

La France a créé un partenariat majeur et de longue date avec la marine saoudienne. Une culture commune s’est établie mais qui tendait à s’assoupir. Elle renaît avec le contrat Lex et permet d’envisager d’autres projets que nous essaierons de mener à bien durant les cinq années du contrat.

 

Avez-vous reçu des indications positives sur le contrat de plus de deux milliards de modernisation de la défense aérienne par Thales ?

 

Le prince Salman, le vice-ministre de la Défense, et moi avons longuement évoqué tous les dossiers, marine, spatial, défense aérienne, défense anti-missile ou cyber-défense. Il vient d’être nommé et prend le temps de la réflexion. J’ai fait de même avec le prince Mitaeb, le ministre en charge de la garde nationale. Mais je n’en dirai pas plus, sinon je romprais avec mes principes.

 

Vous avec la main plutôt heureuse en matière d’exportations d’armement cette année. Quelle est la méthode Le Drian ?

 

S’assurer d’abord d’un contexte géostratégique apaisé et sain. C’est la base. Ensuite, nourrir des relations personnelles et de confiance avec les vrais décideurs. Echanger, prendre le temps, respecter, écouter leurs demandes. Je dois assumer tout mon rôle politique, mais rien que mon rôle politique, et permettre aux industriels d’assumer pleinement le leur. Ils doivent former une équipe France offensive et soudée à l’export dont je suis l’entraîneur. Enfin, je me refuse à faire de l’esbroufe et je n’annonce rien tant qu’un accord n’est pas conclu.

 

Que faudrait-il améliorer dans le dispositif de soutien aux exportations d’armement ?

 

Il faut mettre en place un dispositif juridique de relation directe entre l’Etat et les Etats acheteurs, une sorte de « FMS » (foreign military sales, du nom de la procédure américaine, NDLR) à la française. Certains pays le demandent. Pas tant pour la garantie de l’Etat vendeur que pour la garantie du droit. Faute d’avoir disposé d’un tel dispositif, nous avons perdu certains marchés.

 

Vous envisagez une mise en place à quelle échéance ?

 

Dans les six mois. François Hollande a donné son accord il y a trois semaines.

 

La loi de programmation militaire prévoit que 7 Rafale soient exportés en 2016. Est-ce tenable sachant que le décès du négociateur en Inde va faire perdre 3 à quatre mois selon le patron de l’armée de l’air local et que les élections arrivent à grand pas ?

 

Je suis très attentif aux questions d’exportations parce qu’elles sont une condition de réussite de la prochaine programmation militaire. Les industriels l’ont bien compris. Concernant le Rafale, je suis optimiste pour une signature avec l’Inde l’an prochain où un budget a été inscrit.

 

Le Qatar pourrait déboucher avant ?

 

Ce serait bien. Nous sommes en bonne position. Donc je n’ai pas d’inquiétude pour l’exécution de l’annuité 2016 de la LPM à condition qu’on continue à se battre en menant la même politique.

 

Devant les députés, les PDG de DCNS et de Thales ont clairement laissé entendre que la frégate multi-mission a du mal à s’exporter. N’a-t-on pas encore conçu un matériel trop technologique adapté à une poignée de marines seulement ?

 

La France a besoin de ses 11 frégates et donc on les construira. Cela dit, il faudra réfléchir à la définition de la future frégate de taille intermédiaire (FTI) pour en faire un navire qui satisfasse la marine française et qui soit exportable. On verra si les trois dernières frégates seront des Fremm ou des bâtiments de nouvelle génération. J’ai annoncé que je prendrai la décision fin 2016.

 

Envisager de ne pas aller au bout de la série alors que les livraisons démarrent à peine, n’est-ce pas reconnaître que les Fremm ne sont pas adaptées à l’international ?

 

Il est difficile de juger de la capacité à l’exportation d’un bâtiment qui n’est pas encore en service. Cela ne peut pas être considéré comme un échec. Je garde cette marge de manoeuvre, sachant qu’il y aura onze frégates de premier rang livrées à la Marine nationale à terme, quel que soit le type.

 

Comment réagissez-vous à la sélection par la Turquie, pays membre de l’Otan, d’un système de défense aérien chinois ?

 

Cette intrusion sur un marché assez improbable me surprend. Je m’interroge sur l’interopérabilité (du système chinois avec ceux de l’Otan, NDLR). J’espère que le gouvernement turc en a mesuré tous les inconvénients. Je n’en dirai pas plus.

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 12:30
frégate de la classe Al Medinah

frégate de la classe Al Medinah

07/10/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

L'Arabie saoudite a annoncé ce lundi l'entrée en vigueur effective du contrat LEX, permettant le lancement de la rénovation de quatre frégates et de deux pétroliers ravitailleurs de la marine saoudienne. Ce contrat s'élève à 1,1 milliard d'euros.

Ça plane pour le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. C'est officiel même si l'information avait fuité depuis un bon moment, le PDG de DCNS, Patrick Boissier, l'avait également révélé récemment lors d'une audition à l'Assemblée nationale. Jean-Yves Le Drian "se félicite" dans un communiqué publié ce lundi que l'Arabie saoudite lui ait confirmé "l'entrée en vigueur effective à compter du 7 octobre du contrat LEX (Life Extension Sawari 1, ndlr) signé le 1er septembre dernier", permettant le lancement de la rénovation de quatre frégates et de deux pétroliers ravitailleurs de la marine saoudienne.

"Ces travaux seront effectués par DCNS, Thales et MBDA, en partenariat avec des industriels saoudiens", a expliqué le ministère. Le contrat sera réalisé en partie par un chantier naval saoudien, le groupe Zamil, en partenariat avec le groupe naval DCNS. Le montant global s'élève à 1,1 milliard d'euros, dont plus de la moitié au bénéfice d'entreprises françaises.

Ce contrat est "une étape majeure dans les relations franco-saoudiennes en matière de défense navale. Il témoigne du niveau élevé de confiance mutuelle et de coopération qu'entretiennent l'Arabie Saoudite et la France", a fait observer le ministère.

Jean-Yves Le Drian en Arabie Saoudite

Le ministre, qui effectue sa troisième visite depuis mai 2012 dans le royaume, sera reçu en audience par le Roi Abdallah bin Abdelaziz Al Saoud, par le Prince héritier et ministre de la Défense Salman Ben Abdelaziz Al Saoud, par le Prince Salman Bin Sultan Bin Abdelaziz Al Saoud, vice-ministre de la Défense, et par le Prince Mitaeb Bin Abdallah Ben Abdelaziz Al Saoud, ministre de la Garde nationale. Jean-Yves Le Drian remerciera ce dernier pour la signature d'un contrat avec MBDA qui va équiper de missiles sol-air VL Mica la Garde nationale, l'armée privée du roi commandée par le prince Mitaeb bin Abdullah, selon des sources concordantes. Ce contrat, qui s'élève à un peu plus de 150 millions d'euros, va permettre de remplacer le parc de missiles Mistral (MBDA). A terme, le missilier table sur plus de 500 millions d'euros de commandes au total.

Les entretiens du ministre porteront sur le partenariat politique et stratégique qui lie nos deux pays. "Ils doivent permettre de conforter notre convergence de vues sur les grandes crises régionales, au premier rang desquelles figurent la crise nucléaire iranienne et la crise syrienne", a expliqué le ministère. L'Arabie saoudite, partenaire historique de la France en matière de défense, "entretient avec notre pays un dialogue militaire et de sécurité confiant, qui se traduit par une étroite coopération de défense dense et un partenariat approfondi dans le domaine des équipements, au profit de la sécurité du Royaume et de l'ensemble de la région", a-t-il rappelé.

 

Des contrats en négociation

Deux autres contrats sont actuellement en négociation. Il s'agit d'un contrat de défense aérienne (Mark 3), négocié avec Thales, dont la signature pourrait être imminente, et de la modernisation future d'une partie de la flotte saoudienne (Sawari 3). Selon nos informations, Thales a terminé les négociations avec le ministère de la Défense saoudien (Moda) en vue de renouveler le système de défense aérienne Crotale (Air defence) du royaume, fourni par le groupe d'électronique. Au total, le contrat s'élèverait à 4 milliards d'euros, dont 2,5 milliards pour la première tranche.

Selon nos informations, DCNS aurait déjà obtenu un autre contrat de 150 millions d'euros pour la modernisation des frégates Sawari 2 dans le cadre d'un accord-cadre global. Un trépied qui lui permettrait de négocier avec l'Arabie Saoudite la vente de six frégates Fremm pour patrouiller dans les eaux de la Mer rouge ainsi que des sous-marins dans le cadre du contrat Sawari 3.  Enfin, Paris négocie également avec Ryad un satellite d'observation, des hélicoptères ainsi que des centrales nucléaires et la construction d'un métro.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 17:55
Dassault Aviation : Notification du contrat de rénovation des Atlantique 2

04/10/2013 Dassault Aviation

 

Dassault Aviation et Thales assureront la modernisation des avions de patrouille maritime, en coopération avec DCNS et le Service Industriel de l'Aéronautique (SIAé).

 

Brest, le 4 octobre 2013 -  Dassault Aviation et Thales se félicitent de la notification par le ministère de la Défense du contrat de rénovation des avions de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL2). A l'occasion de la célébration du cinquantième anniversaire du site brestois de Thales, le Ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a procédé à la signature du contrat en présence de Laurent Collet-Billon (DGA), Eric Trappier (Dassault Aviation), Jean-Bernard Lévy (Thales), Patrick Boissier (DCNS) et Patrick Dufour (SIAé).

 

Le contrat, négocié avec la Direction générale de l'armement (DGA), prévoit la modernisation du système de mission de quinze ATL2. La rénovation a pour objectifs principaux de développer puis d'intégrer dans les avions existants l'état de l'art des nouvelles technologies en matière de système tactique de mission, sous-systèmes capteurs et consoles de visualisation. Ces équipements intégrés sont parmi les plus perfectionnés de l'industrie aéronautique. Avec les Etats-Unis, seule la France produit des appareils de patrouille maritime capables de conjuguer la détection (optronique, radar, acoustique) et la mise en oeuvre d'armements variés (missiles antinavires, torpilles, armements guidés laser).

 

Grâce à ce programme, les ATL2 amélioreront leur capacité à traiter les menaces modernes par tous les temps, que ce soit dans le cadre de la mission stratégique de dissuasion ou dans le cadre de conflits asymétriques : sous-marins silencieux et furtifs, embarcations rapides, véhicules terrestres, etc. Les avions pourront voler au-delà de 2030.

 

Cette rénovation sera réalisée par Dassault Aviation et Thales (co-traitants), associés à DCNS et en coopération avec le SIAé.

Dassault Aviation sera responsable du développement du coeur système incluant le logiciel LOTI (1) développé par DCNS. Dassault Aviation sera également en charge de l'intégration globale de l'ensemble des sous-systèmes et transformera à cet effet un avion « prototype » pour réaliser les essais en vol.

 

Thales développera le sous-système radar/Identification ami-ennemi IFF (2) et le sous-système de traitement acoustique numérique de dernière génération (STAN). Le radar bénéficiera des technologies les plus récentes dérivées de celles utilisées sur Rafale. Le STAN, adapté à tous les types de bouées acoustiques existants et futurs connus, permettra de détecter les cibles sur un spectre élargi de fréquences et de contrer les nouvelles menaces. 

 

DCNS développera le logiciel LOTI qui permet d'élaborer une situation d'ensemble à partir de différents senseurs et qui assure la mise en oeuvre des armements, telles que les torpilles et les missiles. Ce système collaboratif permet à plusieurs opérateurs d'interagir en même temps.

 

Le développement des consoles de visualisation tactique rénovée et le chantier des avions de série sont confiés au SIAé.

 

Pour l'industrie, ce programme permettra de maintenir les compétences dans les domaines clés qui sont au coeur des enjeux de l'industrie de Défense (lutte sous la mer, acoustique nouvelle génération, radars de combat et de surveillance, architecture et intégration de systèmes complexes). Les activités de développement et de production bénéficieront à différents bassins d'emplois en France, pour les industriels concernés et les PME associées.

 

En ce qui concerne les capteurs, cette opération capitalisera sur les projets d'études amont (PEA) notifiés depuis plus de dix années par la DGA à Thales dans les domaines de la détection sous-marine et des radars de combat (filière Rafale RBE2-AESA).

 

Note aux éditeurs :

 

Livré au cours des années 90, l'ATL2 (Dassault Aviation) est un avion de patrouille maritime mis en oeuvre par la Marine nationale afin d'effectuer des missions aériennes dans le cadre des fonctions stratégiques de dissuasion (au profit de la Force Océanique Stratégique, en appui aux Sous-marins Nucléaires Lanceurs d'Engins), de connaissance et d'anticipation ou de prévention/protection face à des menaces diverses.

 

A propos de Dassault Aviation

Avec plus de 8 000 avions militaires et civils livrés dans 83 pays depuis 60 ans et représentant plus de 28 millions d'heures de vol, Dassault Aviation dispose d'un savoir-faire et d'une expérience reconnus dans la conception, le développement, la vente et le support de tous les types d'avion, depuis l'appareil de combat Rafale jusqu'à la famille de business jets haut de gamme Falcon. En 2012, le chiffre d'affaires de Dassault Aviation s'est élevé à 3,94 milliards d'euros. La société compte près de 11 600 collaborateurs. www.dassault-aviation.com:

http://www.dassault-aviation.com/

Suivez nous sur Twitter : @Dassault_OnAir

 

À propos de Thales

Thales est un leader mondial des hautes technologies pour les marchés de l'Aérospatial, du Transport et de la Défense et de la Sécurité. Fort de 65 000 collaborateurs dans 56 pays, Thales a réalisé en 2012 un chiffre d'affaires de 14,2 milliards d'euros. Avec 25 000 ingénieurs et chercheurs, Thales offre une capacité unique pour créer et déployer des équipements, des systèmes et des services pour répondre aux besoins de sécurité les plus complexes. Son implantation internationale exceptionnelle lui permet d'agir au plus près de ses clients partout dans le monde. www.thalesgroup.com:

http://www.thalesgroup.com/

Suivez nous sur Twitter : @ThalesPress

 

(1) LOTI : Logiciel Opérationnel de Traitement de l'Information

 

(2) IFF : Identification Friend or Foe

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 12:35
L’Inde veut des missiles BrahMos sur ses futurs sous-marins

2 octobre 2013. Portail des Sous-Marins

 

Les compétiteurs occidentaux pourraient devoir affronter une compétition plus acharnée de la part des Russes, dans l’appel d’offres qui sera lancé par l’Inde pour l’achat de 6 sous-marins classiques. Le ministère indien de la défense exige que les sous-marins proposés soient capables de lancer le missile de croisière BrahMos, de conception indo-russe.

 

La Defence Research and Development Organisation, qui fabrique le missile en commun avec la Russie, a persuadé le ministère d’insérer cette exigence dans l’appel d’offres, qui devrait être lancé vers la fin de l’année.

 

DCNS, Navantia et HDW vont proposer leurs sous-marins. De leur côté, les Russes ont déjà informé ce mois-ci la marine indienne que les sous-marins de la classe Amur pourraient lancer le missile BrahMos avec peu de modification.

 

Aucun responsable de DCNS, Navantia ou HDW n’a fait de commentaire sur la capacité de leurs modèles respectifs à lancer le missile.

 

Référence : Defense News (Etats-Unis)

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 11:55
Le Narwhal en cours d’installation sur la FREMM Normandie

01/10/2013 Mer et Marine

 

Le nouveau canon télé-opéré de Nexter est en cours d’installation sur la seconde frégate multi-missions de la Marine nationale. Actuellement en achèvement à flot sur le site DCNS de Lorient, la Normandie débutera ses essais en mer dans les prochaines semaines. Elle sera la première FREMM à mettre en œuvre le Narwhal.

 

Suite de l’article

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 11:45
Noyaux des équipages français et marocain

Noyaux des équipages français et marocain

 

01/10/2013 Marine nationale

 

Une période de trois semaines de navigation vient de s’achever à bord de la FREMM D 601, future Mohammed VI. Dans le cadre des essais conduits par DCNS, les 30 marins de la Marine royale marocaine ont poursuivi leur appropriation du bâtiment au contact de l’équipage de conduite français.

 

De la passerelle au poste de commandement du navire, les binômes franco-marocains ont été aux côtés des équipes de DCNS pour réaliser un programme d’essai dense et poursuivre la familiarisation des marins à ce bâtiment novateur. Manœuvres de croisillons, entraînements à la lutte contre les sinistres, passages sur turbine à gaz depuis le mode de propulsion électrique, mises à l’eau d’embarcations, mouillages…

 

Le noyau marocain poursuit à quai la prise en main et prépare l’arrivée fin octobre du reste de l’équipage. Mi-novembre, le transit vers Brest en équipage constitué sera la dernière étape avant la remise officielle du bâtiment à la Marine royale marocaine courant novembre.

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 21:55
Assemblée nationale : Audition de M. P. Boissier, président de DCNS, sur le projet de loi de programmation militaire

25.09.2013 Assemblée Nationale

 

Audition, ouverte à la presse, de M. Patrick Boissier, président de DCNS, sur le projet de loi de programmation militaire

 

Compte rendu n° 96 - mercredi 18 septembre 2013 - séance de 11 heures 30

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 13:00
Pierre Moscovici, Jean-Yves Le Drian, Patrick Boissier photo Ouest France

Pierre Moscovici, Jean-Yves Le Drian, Patrick Boissier photo Ouest France

25.09.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense


Devant la commission de la Défense, la semaine dernière, le PDG de DCNS, Patrick Boissier, a critiqué l’étalement de deux programmes navals majeurs (voir Ouest-France du 20 septembre) et il a exprimé ses craintes pour l'emploi sur les sites de Cherbourg et de Lorient. On écoutera ses propos devant la commission en cliquant ici.

 

Le ministre de la Défense n’a guère apprécié la charge. Il s'est exprimé dans notre édition de ce mercredi.

 

Le PDG de DCNS s’est montré très critique sur la Loi de programmation militaire
Je suis surpris par ses déclarations. Je voudrais rappeler que c’est le ministère de la Défense qui est le premier client de DCNS et l’État le premier actionnaire de DCNS (64 %). Monsieur Boissier doit rester dans le cadre de ses fonctions. Ainsi en matière d’actionnariat, le décideur c’est moi ; aujourd’hui la question d’un nouveau modèle n’est pas à l’ordre du jour. C’est un peu ferme, mais c’est le patron qui parle. Un conseil à Monsieur Boissier : quand on négocie, il vaut mieux s’adresser à ceux qui détiennent le pouvoir de décision.

 

Ses critiques portaient sur l’étalement du programme FREMM.
La LPM 2008-2014 tablait sur une remontée vertigineuse et totalement irréaliste des crédits d’investissement ; c’était avant la crise. Le président de la République ayant pris la décision de sanctuariser les crédits pour la Défense, cela m’a permis de maintenir l’ensemble des commandes. Il y aura onze FREMM (frégates multimissions) et six sous-marins Barracuda, alors que dans les premières prévisions que l’on m’avait présentées, ce n’était pas le cas. J’ai maintenu ce cap et je suis garant de ce choix.

 

Patrick Boissier s'inquiète aussi pour l'emploi et les surcoûts.
Il y a 11 FREMM dans la loi de programmation militaire, toutes livrées avant 2025. Ce qui veut dire que, pour la commande nationale, le plan de charge de DCNS Lorient est assuré et que le site peut voir l’avenir avec optimisme. D’autant plus que nous n’intégrons pas les éventuelles commandes à l’exportation. En outre, pour garantir le plan de charge du bureau d’études de DCNS, j’ai pris deux décisions. Une, d’avancer les études pour les frégates de défense aérienne et les frégates de nouvelle génération. Deux, pour les trois dernières FREMM, j’ai décidé d’attendre 2016 pour choisir entre les actuels modèles et la frégate de nouvelle génération. Certes il y aura un peu de lissage mais les conséquences sur l’emploi seront limitées.

 

Et les Barracuda à Cherbourg ?
Il est faux de dire que la première livraison interviendra en 2019, ce sera en 2017. Là aussi il y aura un peu d’étalement mais nous maintenons les Barracuda. Enfin, le programme des bâtiments de soutien et d’assistance hauturiers (BSAH) reste inscrit dans la LPM. Toutefois, Monsieur Boissier défend un mode d’acquisition qui ne nous convient pas; à ce stade, son offre est trop chère.

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 12:55
Jean-Yves Le Drian recadre sèchement le PDG de DCNS

24.09.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense
 

Le PDG de DCNS a averti, à, plusieurs reprises, que son entreprise risquait de devoir affronter un sérieux coup de tabac. La faute à la LPM.

 

Il s'est ainsi exprimé la semaine dernière devant la commission de la Défense de l'Assemblée nationale. Selon lui, la remise en causes des programmes de sous-marins Barracuda et de frégates multi-missions Fremm coûtera à l’Etat jusqu’à 1,2 milliard d’euros et fragilisera un millier d’emplois, directs ou indirects. Toujours devant la commission de la Défense, P. Boissier s'est aussi interrogé sur la part de l'Etat dans le capital de DCNS.

 

On écoutera l'audition de Patrick Boissier en cliquant ici.

 

Le pavé dans la mare de P. Boissier lui a valu d'abord une volée de bois vert de la part de la DGA. Et voilà que Jean-Yves Le Drian monte à son tour au créneau pour exprimer sa très mauvaise humeur; on est loin des amabilités de juillet dernier.

 

On lira demain, dans Ouest-France et sur Lignes de défense, l'interview du ministre de la Défense. Un ministre très remonté, qui met les points sur les "i" et rappelle qu'il est "le patron".

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 19:55
Loi de programmation militaire: 1000 emplois menacés chez DCNS ?

20/09/2013 par L.L - lamanchelibre.fr

 

Patrick Boissier, Pdg de DCNS, estime que la nouvelle loi de programmation militaire pourrait supprimer 1000 emplois chez DCNS.

 

C'est un pavé dans la mare que Patrick Boissier, PDG de DCNS, a jeté mercredi 18 septembre devant la commission de la Défense de l'Assemblée nationale. Selon lui, la remise en cause du calendrier des programmes des sous-marins Baracuda et des frégates Fremm pourrait supprimer jusqu'à 1000 emplois au sein du chantier naval.

 

Les ateliers de Cherbourg seraient particulièrement touchés avec une perte estimée par le patron de l'entreprise à 500 emplois. En outre, M. Boissier estime que loin de faire des économies, l'étalement dans le temps de ces programmes coûterait 1,2 milliard d'euros à l'Etat.

 

De son côté, la députée PS de la Manche, Geneviève Gosselin-Fleury, précise que "ces perspectives sombres ne prennent pas en compte le plan de charge de l'entreprise qui prévoit par ailleurs un bon développement à l'export avec les sous-marins Scorpène ainsi que dans les secteurs du nucléaire civil et des Energies Marines Renouvelables". Selon elle, les pertes d'emplois évoquées par M. Boissier pourraient donc être compensées par ces autres contrats.

 

Par ailleurs, elle souligne qu'en cas de "retour à meilleure fortune" de la part de l'Etat, l'étalement de la commande de sous-marins comme de frégates pourrait être revu.

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